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jeudi 16 avril 2026
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L’ancien ministre délégué Nassim Diafat condamné à 5 ans de prison ferme

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L’ancien ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises et des startups, Nassim Diafat, a été condamné mercredi par le Tribunal de Sidi M’hamed à 5 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, dans l’affaire d’octroi de privilèges injustifiés. Son épouse et le directeur général de l’agence étatique ANADE ont quant à eux été acquittés.

L’ancien directeur de la société ALRIM, poursuivi dans la même affaire, a écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme et d’une amende équivalente. L’ancien DG de l’agence ANADE, s’en sort avec 18 mois de prison avec sursis.

Le frère de M. Diafat, ainsi que son épouse, ont été condamnés à un an ferme. Même sanction pour un autre proche. Les autres accusés dans ce dossier ont reçu des peines allant de 6 mois avec sursis à un an de prison ferme.

Béjaïa : l’activiste Omar Aït Larbi condamné à 6 mois de prison ferme

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La répression contre les voix dissidentes a frappé encore. L’activiste Omar Aït Larbi a été condamné mardi à 6 mois de prison ferme et 50.000 dinars d’amende par le tribunal d’Amizour.

Arrêté le 11 février dernier, M. Aït Larbi est loin d’en être à son coup d’essai. Ce membre actif de plusieurs associations culturelles amazighes a déjà écopé par le passé de lourdes peines d’emprisonnement et d’amendes. Autant de sanctions visant à museler ce militant trop bruyant aux yeux du pouvoir.

Cette fois, son crime ? Avoir partagé des « publications nuisant à l’intérêt national », un motif élastique régulièrement invoqué pour mater toute dissonance politique. Mais alors que le Hirak a fait souffler un vent de contestation populaire sur l’Algérie, le régime se raidit plus que jamais. Sous couvert de lutte antiterroriste, tous les coups semblent permis pour réprimer une opposition de plus en plus audible.

SAMIR L.

Béjaïa : nouvelles convocations pour le militant kabyle Djamel Ikni

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Le militant indépendantiste kabyle Djamel Ikni a été convoqué par le commissariat de police d’Aokas ainsi que par le commissariat central de Béjaïa pour jeudi 15 février 2024.

Agé de 46 ans, Djamel Ikni, qui réside dans la commune d’Aokas, avait été condamné en septembre 2021 à six mois de prison ferme par le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Il était poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » après avoir publié un appel sur Facebook à un rassemblement pacifique de soutien à la militante Kamira Nait Sid, alors incarcérée par la justice.

Arrêté fin août 2021, M. Ikni avait été détenu pendant sept mois à la prison de Koléa (Tipaza) avant d’être libéré provisoirement le 30 mars 2022, ayant effectué le temps de sa peine.

Ses récentes convocations au commissariat, près d’un an après sa sortie de prison, soulèvent à nouveau des questionnements sur la liberté d’expression en Algérie.

Certains observateurs y voient la poursuite d’un harcèlement judiciaire à l’encontre des militants indépendantistes kabyles. D’autres analystes invitent cependant à attendre le motif précis de cette convocation avant de tirer des conclusions sur ses implications politiques.

SAMIR L.

Naufrage dramatique au large de Bizerte : 17 migrants portés disparus

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Une nouvelle tragédie vient endeuiller les périlleuses traversées de migrants en Méditerranée. Au large de Bizerte, un naufrage a été signalé dans la nuit de lundi à mardi dernier, faisant 17 victimes présumées parmi les candidats à l’exil. Malgré d’intenses recherches, le sort de ces naufragés demeure incertain.

C’est le porte-parole de la Garde nationale tunisienne qui a révélé le drame. D’après le lieutenant Houssem Eddine Jebabli, un bateau de pêche transportant 17 passagers clandestins aurait fait naufrage après son départ des côtes de Ras Angela. Parmi eux figurerait un enfant de 5 ans. Depuis cette embarcation a sombré corps et biens dans les flots.

Malgré le déploiement d’importants moyens aériens et maritimes pour tenter de retrouver d’éventuels rescapés, les recherches sont à ce stade demeurées infructueuses. Pour les familles des disparus, qui ont perdu tout contact après l’entrée du bateau dans les eaux territoriales italiennes, l’espoir s’amenuise à mesure que passent les heures.

Ce nouveau drame illustre une fois de plus les risques mortels encourus par les migrants qui tentent la périlleuse traversée vers l’Europe. Fuyant la pauvreté et l’instabilité politique en Tunisie et dans d’autres pays du continent, ces femmes, hommes et enfants n’hésitent pas à braver la Méditerranée au péril de leur vie. En 2023, pas moins de 1300 migrants tunisiens ont déjà disparu de la sorte selon les ONG.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités peinent à endiguer ces départs clandestins toujours plus nombreux. Malgré les aides européennes pour renforcer la surveillance des côtes, les réseaux de passeurs continuent d’acheminer discrètement leurs clients vers l’eldorado européen, trop souvent au prix d’un lourd tribut humain.

SAMIR L.

Relizane : un militant du RCD emprisonné pour une amende impayée

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Larbi Menad, figure de l’opposition, vient une nouvelle fois de faire les frais de la répression politique dont sont victimes les militants en Algérie. Incapable de s’acquitter d’une amende de 50 000 dinars qui lui avait été infligée, ce cadre du Rassemblement pour la culture et la démocratie a été conduit manu militari en prison.

Les faits se sont déroulés à Relizane, où M. Menad réside. Ayant été dans l’incapacité de rassembler la somme exigée par la justice, l’opposant a été soumis à la contrainte physique par les forces de l’ordre avant d’être jeté derrière les barreaux, indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Cet emprisonnement pour le moins arbitraire témoigne une fois de plus du harcèlement dont sont victimes ceux qui osent braver la ligne officielle. En dépit de ses moyens limités, M. Menad se voit sanctionné pour des considérations purement politiques sous un prétexte fallacieux.

La Rédaction

Béjaïa : Arrestation du militant Zahir Moulaoui

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Les informations sur les raisons et les circonstances de cette arrestation restent à ce stade parcellaires. Selon certaines sources, M. Moulaoui aurait été appréhendé à son domicile en fin de matinée.

Cette arrestation marque un nouvel épisode dans la pression politique exercée sur les voix discordantes du régime algérien. Militant du mouvement populaire du 22 février 2019, Zahir Moulaoui est connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, ce qui lui a valu par le passé plusieurs condamnations à la prison.

L’activiste Mohamed Smallah placé sous contrôle judiciaire

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L’activiste et ancien détenu d’opinion Mohamed Smallah a comparu hier devant le tribunal d’El Harrach. A l’issue de cette audition, le juge d’instruction a décidé de le placer sous contrôle judiciaire, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Cette décision fait suite à son arrestation le 8 février dernier. Elle intervient un peu plus d’une semaine après son acquittement prononcé le 30 janvier par le tribunal de deuxième instance d’Alger dans le cadre du « dossier du réseau de solidarité ». Mohamed Smallah avait alors été libéré après 16 mois de détention provisoire passés en prison dans cette affaire.

On ignore pour l’heure les charges retenues par le juge d’instruction à l’encontre de Smallah. Le contrôle judiciaire est une mesure restrictive de liberté qui astreint les individus concernés à certaines obligations comme celles de répondre aux convocations judiciaires ou de s’abstenir de rencontrer certaines personnes.

La Rédaction

Ain Temouchent : Brahim Laalami et Saïd Riahi condamnés respectivement à un an et 18 mois de prison

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Le verdict est tombé au tribunal criminel de première instance d’Ain Temouchent pour les détenus d’opinion Brahim Laalami et Saïd Mohamed Riahi.

Condamnés respectivement à une année et 18 mois de réclusion, ils ont néanmoins été relaxés des chefs d’accusation de « trafic d’êtres humains », ne demeurant à leur encontre que les délits d’ « offense au président de la République » et de « publications de nature à porter atteinte à la sécurité et à l’unité nationale ».

Leur procès s’était ouvert le 11 février 2024 devant la première instance criminelle, le ministère public ayant préalablement requis leur incarcération pour une durée de 12 et 10 ans.

Initialement convoqués le 8 février, Brahim Laalami et Saïd Mohamed Riahi avaient vu le verdict reporté au 11 février, nouveau rebondissement d’une odyssée judiciaire oscillant entre déni de justice et instrumentalisation politique.

La Rédaction

Alger : L’ex-détenu d’opinion Mohamed Smallah devant le juge d’instruction

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Mohamed Smallah, arrêté le 8 février dernier, n’est pas à sa première confrontation avec la justice algérienne. Acquitté le 30 janvier 2024, après 16 mois de détention provisoire, dans l’affaire dite « du réseau de solidarité » par la cour criminelle de deuxième instance d’Alger, il se retrouve à nouveau derrière les barreaux.

La décision de culpabilité, initialement prononcée à son encontre dans cette affaire, avait été infirmée par la plus haute juridiction, confirmant son innocence. Cependant, à peine sorti de ce premier bras de fer judiciaire, doit dès aujourd’hui répondre des accusations portées contre lui devant le juge d’instruction du tribunal d’El Harrach, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

S’il est encore difficile d’établir la nature exacte des nouveaux motifs retenus par le parquet à son encontre, l’ancien prisonnier d’opinion pourrait de nouveau faire les frais d’une justice instrumentalisée visant à le réduire au silence.

La Rédaction

Visite d’Albares annulée : retour à la case départ pour Madrid et Alger ?

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La normalisation fragile entre l’Espagne et l’Algérie vient de subir un sérieux revers. La visite hautement diplomatique du chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares à Alger, initialement prévue ce lundi, a été annulée in extremis seulement douze heures avant son arrivée. De quoi replonger les relations entre Madrid et Alger dans la crise ?

C’est le quotidien madrilène El Mundo qui a révélé ce brusque changement de programme, évoquant « un problème d’agenda du pays hôte » selon ses sources. De fait, le ministère algérien des Affaires étrangères n’a fourni aucune explication officielle sur ce report impromptu, à la veille même de l’arrivée de M. Albares en Algérie.

Ce coup de théâtre fragilise considérablement le lent dégel diplomatique amorcé entre les deux pays ces derniers mois, après deux années de grave crise. Suite à la nomination mi-novembre d’un nouvel ambassadeur algérien à Madrid, les échanges s’étaient progressivement réchauffés, la reprise des relations commerciales consolidant ce rapprochement.

La venue du ministre Albares devait sceller cette normalisation retrouvée. Mais selon le journal El Confidencial, c’est Albares lui-même qui a décidé de reporter son déplacement à Alger après avoir appris qu’il ne sera pas reçu par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Ce revirement algérien de dernière minute risque ainsi de remettre en cause le processus diplomatique ardemment souhaité des deux côtés de la Méditerranée. Pour l’instant, les autorités algériennes n’ont fourni aucune explication. De quoi plonger à nouveau Madrid et Alger dans l’incompréhension ?

Kamel AIDOUNE