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lundi 27 mai 2024
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Wissem Sifouane libre, Mohand Saïd Attaf lourdement condamné

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Wissem Sifouane

Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger a condamné Mohand Saïd Attaf à 4 ans de prison. Condamnée à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis, Wissem Sefouane quitte la prison ce lundi 18 décembre 2023.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour son co-accusé, Mohand Said Attaf, qui a vu sa peine réduite à 04 ans de prison ferme et à une amende.  Wissem Sefouane (24 ans) a écopé, quant à elle, de 03 ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

Il est à noter que le parquet a requis 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux accusés. Mohand Said Attaf est également poursuivi dans un dossier criminel.

Les détenus d’opinion, Wissem Sefouane et Mohand Saïd Attaf, ont été condamnés le 8 mai dernier, par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, wilaya d’Alger, respectivement à 3 ans de prison ferme et à 7 ans de prison ferme.

Là aussi, le parquet avait requis 15 ans de prison pour chacun des détenus.

Le procès de la détenue d’opinion Wissem Sefouane est programmé pour le 08 mai 2023 devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beidha, wilaya d’Alger.

La plaidoirie dans le dossier de la détenue d’opinion, Wissem Sifouane, devant la chambre d’accusation près la cour d’Alger ( Ruisseau), a eu lieu mercredi 30 décembre 2022. Il a été procédé à la fin d’octobre 2022 au transfèrment de la détenue d’opinion, Wissem Sefouane, de la prison de Bouira vers celle de Koléa, wilaya de Tipaza.

Wissem Sifouane (24 ans) a été placée sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Bouira le 17 janvier 2022 .

Elle est placé en détention à la prison de Saïd Abid (Bouira).

Pour rappel, Wissem Sifouane a été placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie nationale de Bechloul depuis son arrestation mercredi 12 janvier 2022 avec perquisition au domicile familial par des éléments de la gendarmerie nationale.

L.M./Cnld

Les tyrans et la présidentielle !

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Tebboune

On le sait, les tyrans ont toujours des amis. Tout le monde ou presque cherche leur compagnie, du moins jusqu’à leur chute. Ce qui n’est pas le cas des victimes de l’arbitraire.

Les anciens détenus d’opinion en Algérie en savent quelque chose. Ils vivent, certes avec dignité, mais comme des parias. Ils sont considérés comme infréquentables. La peur de représailles du pouvoir y est pour l’essentiel. Mais rien ne dure, autrement les Pharaons auraient toujours régné et la dictature de Pinochet ou Franco continuerait encore à torturer, tuer…

Certes gouverner avec tyrannie est facile car le dictateur ou tyran s’affranchit du devoir de convaincre les oppositions, voire les voix dissidentes. Tout cela nous ramène évidemment à la situation de notre pays. Depuis l’intronisation de Tebboune au pouvoir le 12 décembre 2019 par le général Ahmed Gaïd Salah, les mécanismes de la démocratie ont été systématiquement démantelés. Un ordre arbitraire sans commune mesure est mis en place au mépris des lois de la république. Avec des milliers d’Algériens passés par la case prison pour leurs opinions, les interdictions de toute expression libre dans les médias, la suspension de journaux, la dissolution d’ONG de droits de l’homme et d’associations de la société civile, Abdelmadjid Tebboune ne peut se prévaloir d’être un démocrate. Encore moins de bâtisseur, quand on voit la situation économique dans laquelle macère le pays.

En cela, Tebboune bénéficie de soutiens au sein indéniable de l’état-major de l’armée et de l’Etat profond. Une évidence en Algérie : un candidat comme Tebboune sans assise populaire, sans parti, sans appareil politique, n’a aucune chance d’arriver au pouvoir dans une présidentielle libre et démocratique. Mais on est en Algérie, où les présidents sont le fait de l’Etat profond. Alors convoquer le peuple et sa légitimité comme se flatte de le répéter c’est se moquer de l’intelligence du peuple.

A une année de la présidentielle, une question s’impose : va-t-on assister à un simulacre d’élection encore une fois et de fait compromettre de nouvelles générations d’Algériens ?

Afrique du Nord News

Les otages israéliens tués «par erreur» à Gaza brandissaient un drapeau blanc

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Attaque du 7 octobre

Israël observe samedi 16 décembre un deuil après la mort de trois otages tués « par erreur » par ses soldats dans la bande de Gaza. Selon l’enquête préliminaire sur l’incident, les trois otages brandissaient un drapeau blanc lorsque les troupes ont ouvert le feu, l’un d’entre eux criait à l’aide en hébreu. 

Le Hamas a fait état de « combats acharnés » dans le secteur de Jabaliya et de frappes aériennes et de tirs d’artillerie intenses à Khan Younès. 

Israël observe samedi un deuil après la mort de trois otages tués « par erreur » par ses soldats dans la bande de Gaza assiégée. Les victimes ont été tuées au cours d’opérations dans un quartier de la ville de Gaza. Selon l’enquête préliminaire sur l’incident, les trois otages brandissaient un drapeau blanc lorsque les troupes ont ouvert le feu, l’un d’entre eux criait à l’aide en hébreu. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a, dès l’annonce de l’armée, regretté « une insupportable tragédie » qui plonge « tout l’État d’Israël dans le deuil ».

Des familles d’otages israéliens et des sympathisants ont défilé vendredi soir avec des photos de captifs devant le ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv pour demander un accord immédiat en vue de leur libération. « Chaque jour, un otage meurt », pouvait-on lire sur une affiche alors qu’un drapeau israélien placé dans la rue a été aspergé de peinture rouge évoquant du sang. Un nouveau rassemblement est prévu samedi à Tel-Aviv.

David Barnea, le chef du Mossad, les services secrets extérieurs israéliens, aurait rencontré vendredi soir le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, selon une source proche du dossier. La rencontre était prévue en Europe et devait porter sur une seconde phase de trêve, afin de permettre la libération d’otages.

Le journaliste d’Al Jazeera, Samer Abou Daqa, tué vendredi dans une frappe israélienne dans la bande de Gaza, selon la chaîne qatarie, a été enterré ce samedi 16 décembre à Khan Younès dans le sud du territoire palestinien. Sa dépouille, sur laquelle avaient été posés son gilet pare-balles siglé « presse » et son casque, a été transporté à travers la foule à Khan Younès, avant d’être enterré dans un trou creusé par des confrères.

Huit palestiniens ont été arrêtés à Naplouse, en Cisjordanie occupée, où l’armée israélienne a lancé une nouvelle opération, selon l’agence de presse palestinienne Wafa. La violence s’est intensifiée dans ce territoire occupé après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza de la guerre à Gaza.

Environ 18 800 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le 7 octobre, selon le gouvernement du Hamas. Près de 51 000 personnes ont également été blessées. Selon le ministère de la Santé de l’enclave, 70 % des victimes sont des femmes et des jeunes de moins de 18 ans. Plus de 1 200 Israéliens ont été tués.

RFI

Les régimes du Grand Maghreb convergent pour réprimer leurs peuples

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Simultanément avec Lakome.2 (Maroc), Maghreb Emergent et Mediapart (France), nous, publions ce texte collectif qui s’inquiète de l’état des libertés démocratiques dans l’ensemble du Grand Maghreb.

Signé par trente-trois organisations et plus de deux cents personnalités maghrébines, il en appelle aux forces intellectuelles, associatives et politiques afin de manifester leur « solidarité avec tous les détenus d’opinion, les réprimés et les marginalisés de la région ». Parmi les signataires :
– d’Algérie, Ihsane El Kadi, directeur de Radio M et de Maghreb Émergent, détenu d’opinion, des responsables d’organisations dissoutes (Rassemblement action Jeunesse-RAJ, Ligue algérienne de défense des droits de l’homme-LADDH) ou suspendues (Parti socialiste des travailleurs-PST) ;
– du Maroc, l’historien Maati Monjib, en liberté surveillée et interdit de sortie du territoire, des proches des journalistes détenus Omar Radi et Souleymane Raïssouni, et de Nacer Zefzafi, condamné à vingt ans de prison ; – de Tunisie, Cheïma Issa et Jawher Ben Mbark, membres du Front national du salut, poursuivis pour leurs opinions. Le communique :

Il semble que les rêves des peuples de la région se soient évaporés aujourd’hui, après l’espoir suscité par ce qu’on a appelé le « printemps arabe », qui a concerné, à divers degrés, la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Maroc puis, plus tard, l’Algérie, dont le Hirak a réussi non seulement à annuler la reconduction pour un cinquième mandat d’un président malade, épuisé et absent de la scène politique, mais aussi à revendiquer pendant des mois la liberté, la justice, la pluralité et la démocratie.

Au-delà de l’analyse des répercussions de la transition démocratique en Tunisie après le 25 juillet 2021, ou des causes de la guerre civile et de l’ingérence étrangère en Libye, ou des violations croissantes des droits et libertés à la suite des élections algériennes, ou de l’usage par l’Etat marocain de « techniques sournoises » d’un code pénal obsolète et contesté, de campagnes de harcèlement et de diffamation pour réprimer davantage la société civile et les journalistes indépendants, ou encore des atteintes aux libertés en Mauritanie, nous sommes aujourd’hui interpellés, en tant que militant(e)s associatif(ve)s, syndicalistes et politiques, intellectuel(le)s et artistes au sein de l’espace maghrébin et ailleurs, à plus de coordination et de solidarité pour :

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– redynamiser et défendre notre slogan que nous avons porté pendant des décennies, le slogan d’un « Maghreb des peuples » qui revendique la liberté, l’égalité, la justice, la pluralité et la démocratie ;

– unifier nos forces maghrébines, civiles et politiques, pour faire face à l’oppression et pour nous engager, par des actions communes, dans la solidarité avec tous les détenus, les réprimés, les marginalisés : déclarations, séminaires, réunions et manifestations… ;

– dénoncer toutes les agressions et les violations des droits et libertés perpétrées par le pouvoir dans chacun des pays du Maghreb, en les considérant comme une agression à l’encontre de tous les peuples de la région.

Contact : Maghreblibertes@gmail.com

Les premiers signataires

Fouad Abdelmoumni, économiste [MAROC]

Hichem Abdessamad, historien [TUNISIE]

Chafik Abdi, journaliste [ALGÉRIE]

Hakim Addad, militant politique [ALGÉRIE]

Lahouari Addi, sociologue [ALGÉRIE]

Abderazak Adel, universitaire [ALGÉRIE]

Fatna Afid, militante syndicaliste [MAROC]

Hassan Aglagal, militant des droits humains, président de l’AMDH Paris/ IDF [MAROC]

Ayad Ahram, défenseur des droits humains [MAROC]

Khadija Aïnani, militante des droits humains [MAROC]

Ali Aït Djoudi, militant associatif, défenseur des droits humains [ALGÉRIE]

Arezki Aït Larbi, journaliste free lance, éditeur [ALGÉRIE]

Mourad Aït Ouarab, journaliste [ALGÉRIE]

Sanhadja Akhrouf, militante féministe [ALGÉRIE]

Ahmed Akroud, militant des droits humains [TUNISIE]

Zineb Ali-Benali, professeure émérite des universités [ALGÉRIE]

Abdelkérim Allagui, professeur universitaire retraité, militant des droits de l’Homme [TUNISIE]

Mourad Allal, directeur de centre de formation [TUNISIE]

Tewfik Allal, militant associatif [ALGÉRIE]

Abdessalem Amakhtari, militant des droits de l’Homme et de l’immigration [MAROC]

Leïla Amili, militante associative [MAROC]

Ghanima Ammour, poétesse [ALGÉRIE]

Ali Anouzla, journaliste [MAROC]

Ahmed Arehmouch, activiste du mouvement amazigh [MAROC]

Sion Assidon, citoyen [MAROC]

Mehdi Attar-Semlali, militant associatif [MAROC]

Boualem Azahoum, militant associatif de l’immigration maghrébine et militant du hirak du Rif [MAROC]

Nabil Azouz, enseignant, militant pour la démocratie [TUNISIE]

Mehdi Baala, journaliste [ALGÉRIE]

Yamina Baïr, journaliste [ALGÉRIE]

Malika Bakhti, ingénieure d’études [ALGÉRIE]

Mohamed Bazza, militant associatif [MAROC]

Adda Bekkouche, ancien enseignant universitaire, maire-adjoint de Colombes [ALGÉRIE]

Habib Bel Hedi, producteur [TUNISIE]

Bochra Belhaj Hamida, avocate, ancienne députée de l’ARP [TUNISIE]

Fathi Bel Haj Yahya, écrivain [TUNISIE]

Souhayer Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH [TUNISIE]

Fayçal Benabdallah, président de la FTCR [TUNISIE]

Faouzi Ben Abderrahman, militant politique indépendant [TUNISIE]

Rabaa Ben Achour, universitaire [TUNISIE]

Sana Ben Achour, juriste, présidente de l’association Beyti [TUNISIE]

Ali Ben Ameur, universitaire, militant des droits humains [TUNISIE]

Bachir Ben Barka, universitaire retraité [MAROC]

Madjid Benchikh, ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger [ALGÉRIE]

Mustapha Benfodil, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Hechmi Ben Frej, militant associatif [TUNISIE]

Saïda Ben Garrach, avocate au barreau de Tunisie et ancienne conseillère aux droits de l’Homme à la présidence de la république [TUNISIE]

Monia Ben Jemia, juriste [TUNISIE]

Saïd Benmerad, expert en développement local [ALGÉRIE]

Ali Bensaad, géographe [ALGÉRIE]

Mohamed Ben Saïd, médecin, militant des droits humains [TUNISIE]

Sihem Bensedrine, présidente de l’association Mémoire et citoyenneté [TUNISIE]

Raja Ben Slama, professeure des universités, psychanalyste [TUNISIE]

Abdou Berrada, journaliste [MAROC]

Hayat Berrada-Bousta, universitaire [MAROC]

Nourredine Bessadi, consultant indépendant [ALGÉRIE]

Sophie Bessis, historienne [TUNISIE]

Mohamed Bhar, artiste chanteur [TUNISIE]

Saïd Bouamama, sociologue, militant associatif [ALGÉRIE]

Mostefa Bouchachi, avocat [ALGÉRIE]

Abderrahmane Bouchène, éditeur [ALGÉRIE]

Larbi Bouguerra, membre de l’académie Beyt El Hikma [TUNISIE]

Hamid Bouhaddouni, militant associatif, défenseur des droits humains [MAROC]

Hocine Boukella, musicien [ALGÉRIE]

Alima Boumediene-Thiéry, avocate, parlementaire honoraire [ALGÉRIE]

Mouloud Boumghar, universitaire [ALGÉRIE]

Omar Bouraba, militant associatif [ALGÉRIE]

Ali Brahimi, juriste, militant démocrate [ALGÉRIE]

Nadia Chaabane, ancienne députée de la Constituante [TUNISIE]

Khémaïes Chammari, militant des droits de l’homme, ancien ambassadeur [TUNISIE]

Kacem Chebab, militant du FMVJ et et de la CMODH [MAROC]

Hédi Chenchabi, directeur de centre de formation [TUNISIE]

Henda Chennaoui, militante associative [TUNISIE]

Mouhieddine Cherbib, défenseur de droits humains [TUNISIE]

Khadija Chérif, féministe, militante des droits humains [TUNISIE]

Altya Chérif-Chammari, avocate, militante féministe [TUNISIE]

Alice Cherki, psychanalyste [ALGÉRIE]

Fatiha Cherribi, mère du journaliste détenu Omar Radi [MAROC]

Yasmina Chouaki, militante féministe [ALGÉRIE]

Larbi Chouikha, universitaire [TUNISIE]

Mohsen Chouikha, universitaire [TUNISIE]

Ahmed Dahmani, universitaire, défenseur des droits de l’Homme [ALGÉRIE]

Karima Dirèche, historienne [ALGÉRIE]

Saïd Djaafar, journaliste [ALGÉRIE]

Abdelnasser Djabi, sociologue [ALGÉRIE]

Yahya Djafari, enseignant retraité [TUNISIE]

Habiba Djahnine, réalisatrice, féministe [ALGÉRIE]

Nadir Djermoune, architecte urbaniste [ALGÉRIE]

Daikha Dridi, journaliste [ALGÉRIE]

Mohsen Dridi, militant associatif de l’immigration [TUNISIE]

Nassera Dutour, présidente du CFDA et et de la FEMED [ALGÉRIE]

Ali El Baz, militant de l’immigration [MAROC]

Nadia El Fani, cinéaste [TUNISIE]

Naceur El Idrissi, président du réseau ATMF [MAROC]

Ihsane El Kadi, journaliste, détenu d’opinion, directeur de Radio M et du journal électronique Maghreb Emergent [ALGÉRIE]

Tin Hinane El Kadi, universitaire [ALGÉRIE]

Driss El Khorchi, militant associatif [MAROC]

Rachid El Manouzi, président APADM [MAROC]

El Kabir El Miloudi, militant des droits humains [MAROC]

Hakim Fékih, activiste [TUNISIE]

Frej Fenniche, ancien haut-fonctionnaire aux Nations unies [TUNISIE]

Wahid Ferchichi, professeur de droit [TUNISIE]

Mohamed-Chérif Ferjani, universitaire [TUNISIE]

Abdelouhab Fersaoui, militant politique (ex-président de RAJ, association dissoute) [ALGÉRIE]

Yosra Frawes, ancienne présidente de l’ATFD [TUNISIE]

Souad Frikech, militante associative et des droits humains [MAROC]

Ahmed Galai, Solidarité laïque Méditerranée [TUNISIE]

Najla Gharbi, universitaire, chercheure [TUNISIE]

Sarra Grira, membre du comité éditorial de « Orient XXI » [TUNISIE]

Saloua Grissa, directrice de l’association Droit à la différence [TUNISIE]

Ali Guenoun, historien [ALGÉRIE]

Selma Hajri, médecin, militante des droits humains [TUNISIE]

Ayachi Hammami, avocat au barreau de Tunisie et ancien ministre des droits de l’Homme [TUNISIE]

Nabila Hamza, sociologue, conseillère municipale [TUNISIE]

Maher Hanine, sociologue, militant associatif et politique [TUNISIE]

Zaki Hannache, défenseur des droits de l’Homme [ALGÉRIE]

Abdennour Haouati, cadre gestionnaire à la retraite [ALGÉRIE]

Mohammed Harbi, historien [ALGÉRIE]

Fouad Hassam, syndicaliste [ALGÉRIE]

Abderrahmane Hedhili, président du FTDES [TUNISIE]

Mohammed Hennad, universitaire [ALGÉRIE]

Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’économie, membre du CEDETIM [ALGÉRIE]

Abdelkérim Hizaoui, universitaire [TUNISIE]

Ouali Ilikoud, universitaire [ALGÉRIE]

Amar Ingrachen, éditeur et journaliste [ALGÉRIE]

Mohamed Iouanoughene, journaliste [ALGÉRIE]

Cheima Issa, membre du Front de salut national [TUNISIE]

Aïcha Jabrane, militante associative [MAROC]

Mohamed Jaite, avocat au barreau de Paris [MAROC]

Abderrahim Jamaï, avocat au barreau de Rabat, ancien bâtonnier, membre du collectif d’avocats en défense des détenus du hirak du Rif [MAROC]

Aboubakr Jamaï, enseignant/journaliste [MAROC]

Kamel Jendoubi, militant des droits humains [TUNISIE]

Abdelkébir Jmaiai, activiste associatif, militant des droits humains [MAROC]

Halima Jouini, féministe, militante de droits humains [TUNISIE]

Aïssa Kadri, sociologue [ALGÉRIE]

Habib Kazdaghli, historien universitaire, ancien doyen de la Faculté de la Manouba [TUNISIE]

Melek Kefif, médecin, militant associatif [TUNISIE]

Myriam Kendsi, artiste peintre [ALGÉRIE]

Tahar Khalfoune, universitaire [ALGÉRIE]

Abdelmoumen Khelil, militant des droits humains [ALGÉRIE]

Mohamed Khenissi, président de l’association Nachaz [TUNISIE]

Ramy Khouili, militant associatif et des droits humains [TUNISIE]

Hosni Kitouni, historien [ALGÉRIE]

Anouar Kousri, avocat, ancien vice-président de la LTDH [TUNISIE]

Aziz Krichen, économiste, ancien ministre-conseiller à la présidence de la république [TUNISIE]

Abdellatif Laâbi, écrivain [MAROC]

Souad Labbize, autrice [ALGÉRIE]

Kamel Lahbib, militant associatif, défenseur des droits humains [MAROC]

Djaffar Lakhdari, consultant [ALGÉRIE]

Olfa Lamloum, politologue [TUNISIE]

Samir Larabi, doctorant en sociologie [ALGÉRIE]

H’mida Layachi, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Hakima Lebbar, psychanalyste, galeriste, militante pour la défense  des droits humains [MAROC]

Mohieddine Legha, secrétaire général de la LTDH [TUNISIE]

Adel Ltifi, historien [TUNISIE]

Gérard Maarek, urbaniste [TUNISIE]

Djemaa Maazouzi, professeure et chercheure [ALGÉRIE]

Fatimata M’Baye, avocate au barreau de Mauritanie et présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) [MAURITANIE]

Jawher Ben Mbarek, membre du Front de salut national [TUNISIE]

Insaf Machta, universitaire [TUNISIE]

Lotfi Madani, consultant, expert en communication [ALGÉRIE]

Ahmed Mahiou, ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger, ancien président de la Commission du droit international de l’ONU, ancien juge ad hoc de la Cour internationale de justice [ALGÉRIE]

Mustapha Majdi, acteur associatif [MAROC]

Rachid Maloui, syndicaliste [ALGÉRIE]

Hicham Mansouri, journaliste [MAROC]

Jalel Matri, militant associatif [TUNISIE]

Imed Melliti, sociologue [TUNISIE]

Aziz Mkichri, militant associatif [MAROC]

Khadija Mohsen-Finan, universitaire [TUNISIE]

Maati Monjib, historien [MAROC]

Nabil Montassar, historien, syndicaliste et militant LTDH [TUNISIE]

Abdellatif Mortajine, militant de l’immigration [MAROC]

Mawaheb Mosbah, militante politique [TUNISIE]

Rosa Moussaoui, journaliste [ALGÉRIE]

Bachir Moutik, militant associatif [Sahraoui]

Chérif Msadek, militant associatif [TUNISIE]

Jamel Msallem, président d’honneur de la LTDH [TUNISIE]

Mohamed Nachi, sociologue [TUNISIE]

Hatem Nafti, journaliste essayiste [TUNISIE]

Youssef Thierno Niane, avocat au barreau de Mauritanie et représentant de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) à Nouadhibou [MAURITANIE]

Mamamdou Niang, syndicaliste (CGTM) [MAURITANIE]

Omar Ouali, journaliste [ALGÉRIE]

Meziane Ourad, journaliste [ALGÉRIE]

Driss Radi, père de Omar Radi, journaliste détenu [MAROC]

Lilia Rebaï, féministe, militante des droits humains [TUNISIE]

Mahmoud Rechidi, militant politique, ex-SG du Parti socialiste des travailleurs (suspendu et réprimé) [ALGÉRIE]

Hamadi Redissi, universitaire, philosophe [TUNISIE]

Kahina Redjala, militante associative [ALGÉRIE]

Aziz Rhali, pharmacien, président de l’AMDH [MAROC]

Khadija Ryadi, défenseure des droits humains, lauréate du rix de l’ONU pour les droits de l’Homme [MAROC]

Messaoud Romdhani, militant des droits humains [TUNISIE]

Mohamed Sadkou, avocat au barreau de Rabat et défenseur de détenus d’opinion, d’activistes de mouvements sociaux et des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni, et de l’historien Maati Monjib [MAROC]

Fathia Saïdi, sociologue, enseignante chercheure à l’ISSH [TUNISIE]

Youssef Raissouni, proche de Souleymane Raissouni, journaliste détenu [MAROC]

Salhi, militant de droits humains [TUNISIE]

Saïd Salhi, défenseur des droits humains (vice-président de la LADDH, réprimée et dissoute) [ALGÉRIE]

Mamdou-Moctar Sarr, secrétaire exécutif du FONADH [MAURITANIE]

Jamila Sayouri, avocate, militante pour les droits humains [MAROC]

Youssef Seddik, écrivain philosophe [TUNISIE]

Sid Ahmed Semiane, auteur [ALGÉRIE]

Abderrahim Sioui, militant associatif [MAROC]

Tahar Si Serir, militant associatif [ALGÉRIE]

Hichem Skik, universitaire, militant politique [TUNISIE]

Hamouda Soubhi, militant altermondialiste [TUNISIE]

Saïd Sougty, président de l’ASDHOM [MAROC]

Sami Souihli, médecin, syndicaliste [TUNISIE]

Imad Stitou, journaliste [MAROC]

Taoufiq Tahani, universitaire et militant associatif [MAROC]

Samir Taieb, universitaire, ancien ministre [TUNISIE]

Alaa Talbi, militant associatif [TUNISIE]

Wassyla Tamzali, essayiste, féministe, activiste culturelle [ALGÉRIE]

Hocine Tandjaoui, écrivain [ALGÉRIE]

Atmane Tazaghart, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Nadia Tazi, philosophe [MAROC]

Yassine Temlali, chercheur, historien [ALGÉRIE]

Fethi Tlili, militant associatif [TUNISIE]

Ridha Tlili, universitaire [TUNISIE]

Mokhtar Trifi, président d’honneur de la LTDH [TUNISIE]

Hamid Arab, directeur du site www.lematindalgerie.com (Algérie)

Françoise Valensi, médecin [TUNISIE]

Ahmed Zefzafi, père de Nacer Zefzafi, détenu d’opinion [MAROC]

Najet Zemmouri, militante des droits humains [TUNISIE]

Abdallah Zniber, militant associatif de l’immigration [MAROC]

Neïla Zoghlami Tlili, présidente de l’ATFD [TUNISIE]

ORGANISATIONS

Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)

Association Adala Pour un procès équitable [MAROC]

Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)

Association des Marocains en France (AMF)

Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

Association Khamsa Solidaire Ici et Ailleurs [FRANCE]

Association Le droit à la différence [TUNISIE]

Association Le Pont de Genève [SUISSE]

Association Les mains libres [MAROC]

Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH)

Association Perspectives El Amel Ettounsi

Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD)

Collectif Soumoud [TUNISIE]

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA)

Confédération générale des travailleurs en Mauritanie (CGTM)

Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)

Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]

Euromed-droits

Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)

Forum marocain des alternatifs Sud (FMAS)

Forum marocain Vérité et justice (FMVJ)

Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)

Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES)

Institut Mehdi-Ben Barka – Mémoire vivante

Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)

Na’oura-Bruxelles

Nachaz-Dissonance [TUNISIE]

Riposte internationale [ALGÉRIE]

SOS Migrants

Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) [ALGÉRIE]

Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)

Déclaration

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RIPOSTE INTERNATIONALE condamne avec la plus grande fermeté l’acharnement judiciaire dont fait l’objet le journaliste EL KADI IHSANE depuis février 2019 et qui tend à se banaliser du fait de sa chronicité .RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce les procédés en totale violations des dispositions réglementaires et des traités internationaux régulièrement ratifiés. Les éléments en notre possession largement corroborés par l’entourage du journaliste, nous confirment la volonté de normaliser les derniers remparts du journalisme indépendant. RIPOSTE INTERNATIONALE se réserve le droit de saisir l’opinion et les institutions internationales sur ces incessantes attaques à l’encontre du droit fondamental de la liberté d’expression à la base aussi de la pratique libre du journalisme et son corollaire à savoir le droit à la libre l’information.RIPOSTE INTERNATIONALE témoigne de sa solidarité à l’égard du journaliste IHSANEEL KADI ; de sa famille et de la famille journalistique qui continue à honorer les valeurs d’une pratique empreinte d’éthique. RIPOSTE INTERNATIONALE exige la cessation de ces harcèlement à l’encontre des citoyens soucieux de l’avenir de leur pays ainsi que la cessation des procès spectacle et la libération inconditionnelle des détenus d’opinion et détenus politiques .RIPOSTE INTERNATIONALE prend à témoin la communauté internationale sur la dérive autoritaire des autorités algériennes étouffant toute possibilité de divergence .

pour le bureau fédéralele

président ALI AIT DJOUD

La commission Histoire et Mémoire plaide pour des actes concrets sur la période coloniale

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La 5ème rencontre de la Commission mixte algéro-française sur l’Histoire et la Mémoire, qui s’est tenue les 22 et 23 mai à Alger, a appelé à des actions tangibles pour prendre en compte toutes les dimensions de la période coloniale. Un appel lancé alors que la question des archives et de la restitution de biens historiques et culturels reste en suspens entre les deux pays.

Cette rencontre coïncidait avec la commémoration du mois de la Mémoire en Algérie. Selon le communiqué publié à l’issue des travaux, la commission mixte d’historiens « formule le vœu que le traitement du dossier mémoriel réponde aux aspirations des peuples algérien et français ».

Un des principaux points abordés concernait la question des archives. La commission « insiste sur la nécessité de poursuivre les négociations » à ce sujet dans le cadre du groupe de travail dédié. L’Algérie a transmis une « liste ouverte de biens historiques et symboliques » du 19ème siècle, proposés pour restitution à l’Algérie « sous forme de gestes symboliques ».

La partie française s’est engagée à transmettre cette liste au président Emmanuel Macron « afin que les biens qui peuvent retrouver leur terre d’origine puissent l’être le plus rapidement possible », est-il indiqué.

Plus largement, les deux parties se sont accordées pour « poursuivre et parachever » les travaux de recherche sur les dimensions militaire, politique, économique, sociale, culturelle et humaine de la colonisation au 19ème siècle.

La coopération sur d’autres volets a également été saluée, comme la restauration d’archives, les échanges scientifiques et culturels, la valorisation de lieux de mémoire ou encore la numérisation des registres d’état civil. La France a proposé d’organiser une rencontre scientifique sur les archives en 2024-2025.

Des perspectives de partenariat ont aussi été évoquées avec les institutions françaises des archives et de la bibliothèque nationale, notamment en matière de coopération technique, de formation et de numérisation.

In fine, la commission mixte émet le vœu de « concrétiser » les missions qui lui ont été confiées par la Déclaration d’Alger d’août 2022, en mettant en œuvre des « actions tangibles » permettant de « prendre en compte toutes les dimensions de l’histoire de la période coloniale pour mieux aller de l’avant ».

Sa prochaine rencontre est prévue en France début juillet 2024. Les coordinateurs sont Mohamed Lahcen Zeghidi pour l’Algérie et Benjamin Stora pour la France.

Kamel AIDOUNE/APS

Amnesty réclame une enquête de la CPI sur de présumés crimes de guerre à Gaza

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L’ONG Amnesty International a appelé lundi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête pour crimes de guerre après l’assassinat de 44 Palestiniens, dont 32 enfants, lors de récentes frappes de l’armée de l’entité sioniste dans la bande de Gaza.

Selon Amnesty, ces frappes aériennes « dévastatrices » ont visé le 16 avril le camp de réfugiés d’al-Maghazi, au centre de Gaza, tuant 10 enfants âgés de 4 à 15 ans ainsi que 5 hommes alors qu’ils jouaient au baby-foot dans la rue. Les 19 et 20 avril, c’est la ville de Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne, qui a été la cible de nouveaux raids meurtriers.

« Une bombe a frappé la maison d’Abou Radwan, un fonctionnaire retraité, faisant 9 morts dont 6 enfants de sa famille », indique l’ONG. Le lendemain, « une frappe a détruit la maison des Abdelal, tuant 16 enfants et 4 femmes, et blessant 2 autres enfants ».

« Ces frappes dévastatrices ont décimé des familles entières et ôté la vie à 32 enfants », dénonce Erika Guevara-Rosas, responsable d’Amnesty International, affirmant que son enquête apporte « des preuves de crimes de guerre imputables à l’armée sioniste ».

L’ONG de défense des droits humains exhorte donc la Cour pénale internationale « à ouvrir sans délai une enquête sur ces trois frappes » meurtrières, les qualifiant de crimes de guerre.

Depuis le 7 octobre, l’entité sioniste poursuit inlassablement son agression contre la population civile de Gaza, par voie terrestre, maritime et aérienne. Le bilan s’élève déjà à plus de 35.900 morts palestiniens, en grande majorité des femmes et des enfants, et plus de 80.600 blessés.

Amnesty dénonce « une attaque brutale contre la population civile palestinienne » et exige que les responsables de ces « crimes abominables » soient traduits en justice pour répondre de leurs actes.

La Rédaction

Alger : La chambre d’accusation abandonne les poursuites terroristes contre Jamila Bentouis

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La chambre d’accusation près la cour d’Alger a requalifié lundi les charges criminelles initialement retenues contre la militante du Hirak Djamila Bentouis en simples délits. Un pas en avant notable pour cette figure contestataire détenue depuis mars dernier.

La sexagénaire franco-algérienne, mère de 3 enfants, était initialement poursuivie pour des chefs d’inculpation graves comme « appartenance à une organisation terroriste » ou encore « atteinte à l’unité nationale ». Des accusations se basant notamment sur les paroles d’une chanson critiquant la répression du mouvement populaire.

Mais la chambre d’accusation a finalement décidé de requalifier ces charges criminelles en délits, renvoyant le dossier de Mme Bentouis devant la section correctionnelle du tribunal d’El Harrach pour être jugée. Une décision qui, sans innocenter la militante, laisse augurer de potentielles peines moins lourdes.

Djamila Bentouis avait été arrêtée dès son arrivée en Algérie le 25 février, alors qu’elle venait rendre un dernier hommage à sa mère décédée. Après un premier interrogatoire musclé à l’aéroport, elle avait été convoquée et placée en détention provisoire le 3 mars. 

La Rédaction

Affaire des détenus d’opinion à Batna: La Cour suprême rejette les pourvois

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La Cour suprême a rejeté les pourvois en cassation interjetés par la défense des détenus d’opinion Tabani Messadia (Aissam), Oussama Medaci et Zohir Meklati. Leur condamnation à 5 ans de prison ferme avait été confirmée en appel par le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour de Batna le 20 mars 2023.

Le 10 novembre 2022, le tribunal criminel de première instance de Batna avait acquitté Ramzi Derder, Brahim Toulmit, Sabri Alloua et Mohamed Belkadi. Brahim Toulmit avait été relaxé et placé dans un établissement spécial de santé. Cependant, Tabani Messadia (Aissam), Oussama Medaci et Zohir Meklati avaient été condamnés à 5 ans de prison ferme.

Le parquet avait requis 20 ans de prison ferme à l’encontre des 4 détenus initialement poursuivis, ainsi qu’une amende et un mandat de dépôt à l’audience. La chambre d’accusation près de la cour de Batna avait confirmé le 3 juillet 2022 l’ordonnance du juge d’instruction, dont le placement sous mandat de dépôt.

Le 26 juin 2022, le dossier de Ramzi Derder, Okba Toulmit et Oussama Medaci avait été examiné par la chambre d’accusation après plusieurs reports. Le 17 avril 2022, la même chambre avait confirmé le rejet de la demande de liberté provisoire pour Ramzi Derder et Okba Toulmit. Ramzi Derder avait été auditionné par le juge d’instruction le 9 mars 2022 à la prison de Tazoult.

Les arrestations avaient eu lieu entre le 27 juin et le 30 juin 2021, les accusés étant poursuivis notamment en vertu de l’article 87 bis amendé du code pénal.

SAMIR L.

Le RCD à la croisée des chemins pour la présidentielle

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Alors que la plupart des formations politiques ont déjà dévoilé leur stratégie pour le prochain scrutin présidentiel, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) demeure l’un des rares partis à garder le suspense. Une position qui pourrait être tranchée dans les prochains jours, lors de la réunion très attendue de son conseil national.

Samedi dernier lors d’un meeting à Tizi-Ouzou, le président du RCD Athmane Mazouz a botté en touche sur la question épineuse de la participation ou du boycott, se contentant de rappeler les lignes rouges du parti. « Pour être clair, au RCD, c’est l’absence ou la réunion des conditions minimales de compétition électorale qui déterminera notre attitude », a-t-il martelé, ouvrant la voie à toutes les hypothèses.

Parmi les préalables posés par le parti figurent « l’ouverture des espaces d’expression », « le rétablissement des libertés fondamentales » ou encore « la libération des détenus politiques et d’opinion ». Des conditions qui, à l’heure actuelle, semblent loin d’être remplies selon le RCD.

Cependant, une séquence diffusée par la télévision nationale montre Mazouz affirmant que « le boycott ne bénéficie à personne ». Une déclaration qui, sortie de son contexte, a été interprétée par certains observateurs comme un signal en faveur d’une participation du RCD.

Mais de sources internes, cette hypothèse est largement battue en brèche. Selon ces dernières, les propos du président auraient été tronqués et ne concernaient pas spécifiquement le scrutin à venir. Au vu du « contexte général prévalant dans le pays » et des positions du parti proche du Hirak, un boycott de la présidentielle serait même l’option privilégiée.

Un scénario que vient également appuyer la ligne jusqu’ici défendue par le RCD, formation connue pour son opposition farouche au système en place. Un boycott qui permettrait au parti de conserver une forme de cohérence idéologique tout en envoyant un message de défiance au pouvoir en place.

Reste que l’heure est désormais aux arbitrages pour cette formation stratégique. Participera, boycottera ou choisira-t-elle une voie médiane? Toutes les options semblent encore sur la table à quelques jours de la réunion cruciale du conseil national. Une décision lourde de sens pour l’avenir politique du RCD et le paysage électoral global.

SAMIR L.

France : Tensions autour de prises de position sur le conflit israélo-palestinien

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Les récentes déclarations et prises de position de personnalités françaises sur la question du conflit israélo-palestinien ont suscité de vives réactions dans certains milieux.

La visite mercredi dernier de Rima Hassan, candidate de La France Insoumise aux élections européennes, à la Grande Mosquée de Paris a été perçue comme polémique par certains. Le recteur Chems-Eddine Hafiz l’a reçue et a appelé à voter pour elle, la qualifiant de « militante exemplaire pour les réfugiés ». Un geste considéré comme un soutien à la condamnation par LFI des « massacres israéliens à Gaza ».

Suite à cet événement, la présidente de la Commission du Prix Gisèle Halimi, Samia Maktouf, a décidé d’exclure M. Hafiz de cette instance, peu après la démission d’Elie Chouraqui, réalisateur pro-israélien.

Par ailleurs, la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme a rompu un partenariat avec la Grande Mosquée, M. Hafiz ayant critiqué ce qu’il nomme « l’alliance contre nature » entre certains juifs et l’extrême droite.

Ces prises de position ont donc ravivé les tensions autour de la question palestinienne en France, entre dénonciation de la politique israélienne d’un côté et accusations d’antisémitisme de l’autre. Un débat délicat qui divise une partie de l’opinion publique.

Kamel AIDOUNE

Tunisie : Kaïs Saied procède à un remaniement partiel du gouvernement

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Dans un geste inattendu, le président tunisien Kaïs Saied a opéré samedi un remaniement partiel de l’équipe gouvernementale conduite par Ahmed Hachani. C’est ce qu’a annoncé un bref communiqué publié dans la soirée par la présidence de la République.

Trois changements de taille ont ainsi été actés. Khaled Nouri a été nommé au poste stratégique de ministre de l’Intérieur, en remplacement de Kamel Fekih. Kamel Maddouri prend quant à lui les rênes du ministère des Affaires sociales, succédant à Malek Ezzahi. Enfin, Sofien Ben Sadok fait son entrée au gouvernement en tant que secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité nationale.

Selon la présidence, les nouveaux membres de l’exécutif ont prêté serment devant le chef de l’État Kaïs Saied, en présence du chef du gouvernement Ahmed Hachani. Aucune précision n’a cependant été fournie quant aux motivations ayant conduit à ce réaménagement ministériel.

Cette redistribution des cartes intervient près d’un an après la nomination surprise d’Ahmed Hachani à la tête du gouvernement, le 2 août 2022. Un changement de premier plan qui avait marqué une nouvelle étape dans le bras de fer engagé par Kaïs Saied contre les institutions issues de la révolution de 2011.

Depuis les mesures d’exception décrétées en juillet 2021, le président tunisien gouverne en effet par la voie des décrets présidentiels, après avoir révoqué le Parlement et remplacé nombre de hauts responsables. Une refonte constitutionnelle entérinée par référendum ainsi que des législatives anticipées ont depuis parachevé son cavalier seul.

Si les coulisses de ce remaniement ministériel restent nimbées de mystère, une chose est sûre : Kaïs Saied continue d’imprimer sa marque sur les institutions tunisiennes, déterminé à les réformer selon sa vision. Un cap qui, malgré les voix discordantes, semble difficilement négociable pour l’instant.

Haythem M.

Zahir Mehdaoui, figure pionnière du journalisme électronique, n’est plus

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fbt

C’est avec une profonde tristesse que le monde des médias algériens a appris le décès de Zahir Mehdaoui, survenu samedi à l’âge de 55 ans des suites d’une longue maladie. Ce journaliste chevronné restera dans les mémoires comme le fondateur du journal électronique l’Expressdz.

Originaire du village de Timezrit dans la wilaya de Béjaia, Zahir Mehdaoui a débuté sa riche carrière comme correspondant pour des titres de la presse nationale tels que la Nouvelle République et le Quotidien d’Oran. Son parcours l’a ensuite conduit à intégrer la rédaction du Quotidien d’Oran à Alger.

Mais c’est en 2017 qu’il franchit un cap décisif en créant l’Expressdz, un journal en ligne dédié à l’information générale. Une initiative pionnière à une époque où le numérique n’en était qu’à ses balbutiements dans le paysage médiatique national.

Fort du succès rencontré, Zahir Mehdaoui poursuit son pari en lançant, quatre ans plus tard, une version papier de son pure player devenu incontournable. Un exploit supplémentaire qui témoigne de son flair éditorial et de son implication sans faille.

Si le fondateur de l’Expressdz nous a tragiquement quittés, son héritage demeure intact. Son journal électronique, aujourd’hui bien établi, perpétue l’esprit d’innovation et l’exigence professionnelle qui ont forgé sa réputation.

Les obsèques de Zahir Mehdaoui sont prévues lundi dans son village natal de Timezrit. Un ultime hommage à ce défricheur qui laisse, à n’en pas douter, une empreinte indélébile dans le journalisme algérien. Puisse son parcours inspirant donner des ailes aux nouvelles générations de reporters.

La Rédaction

Tentative de manifestation à Tizi-Ouzou en 2022: le procès en appel fixé au 27 mai

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Le procès en appel des 9 prévenus poursuivis pour tentative de manifestation le 20 avril 2022 à Tizi-Ouzou est programmé pour le 27 mai 2024. Ils seront jugés par la chambre correctionnelle près de la cour d’Alger.

Pour rappel des faits, Tahar Achiche, Mabrouk Hamoum, Ali Cherifi, Mohamed Berhoune, Youva Bouhaci, Jugurtha Berrahmoune, Hamid Itchir, Sihem Sarahoui et Madjid Achour, alors âgé de 18 ans, avaient été arrêtés le 20 avril 2022 à Tizi-Ouzou. 

Transférés à Alger, ils ont été présentés au procureur puis au juge d’instruction du pôle spécialisé de Sidi M’Hamed qui les a placés sous contrôle judiciaire. Leur procès a connu plusieurs renvois avant qu’un verdict ne soit prononcé le 7 février 2024.

Ce jour-là, le tribunal de Sidi M’Hamed a relaxé Mabrouk Hamoum, Ali Cherifi et Tahar Achiche. Ghilas Nekki a écopé d’un an de prison ferme et 50 000 dinars d’amende pour « diffusion de fausses informations ». Mustapha Hammad, jugé par contumace, a été condamné à 8 mois ferme et 100 000 dinars d’amende.

Sihem Sarahoui et Amazigh Athir ont écopé de 6 mois avec sursis et 20 000 dinars d’amende pour « attroupement non-armé ». Enfin, Madjid Achour, Youva Bouhaci, Mohamed Berhoune et Jugurtha Berrahmoune ont été condamnés à 1 an avec sursis et 30 000 dinars pour « publication de fausses informations » et « attroupement non-armé ». C’est ce jugement qui sera réexaminé en appel le 27 mai devant la cour d’Alger.

La Rédaction

Le parti RND appelle à reconduire Tebboune à la présidence

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Lors d’un meeting à Mila ce samedi, le secrétaire général du RND, Moustapha Yahi, a annoncé le soutien de son parti à la candidature d’Abdelmadjid Tebboune pour un second mandat. Qualifiant Tebboune d' »homme du consensus dans la phase actuelle », Yahi a appelé à poursuivre sous sa direction le « processus de réformes » engagé.

Cette annonce scelle un peu plus l’unité d’une partie de la classe politique autour du chef de l’État, bien que ce dernier ne se soit pas encore prononcé officiellement sur sa candidature. Le RND avait déjà noué une alliance avec trois autres formations parlementaires – le FLN, El Moustakbal et El Bina – au sein de la « Coalition des partis de la majorité pour l’Algérie ».

Pour le RND et ses alliés, l’objectif semble être de constituer un front présidentiel censé « préserver la dynamique réformatrice » et « garantir une stabilité politique » selon les mots de Moustapha Yahi.

SAMIR L.