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dimanche 16 juin 2024
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Wissem Sifouane libre, Mohand Saïd Attaf lourdement condamné

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Wissem Sifouane

Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger a condamné Mohand Saïd Attaf à 4 ans de prison. Condamnée à 3 ans de prison, dont 18 mois avec sursis, Wissem Sefouane quitte la prison ce lundi 18 décembre 2023.

Malheureusement, ce n’est pas le cas pour son co-accusé, Mohand Said Attaf, qui a vu sa peine réduite à 04 ans de prison ferme et à une amende.  Wissem Sefouane (24 ans) a écopé, quant à elle, de 03 ans de prison, dont 18 mois avec sursis.

Il est à noter que le parquet a requis 15 ans de prison ferme à l’encontre des deux accusés. Mohand Said Attaf est également poursuivi dans un dossier criminel.

Les détenus d’opinion, Wissem Sefouane et Mohand Saïd Attaf, ont été condamnés le 8 mai dernier, par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, wilaya d’Alger, respectivement à 3 ans de prison ferme et à 7 ans de prison ferme.

Là aussi, le parquet avait requis 15 ans de prison pour chacun des détenus.

Le procès de la détenue d’opinion Wissem Sefouane est programmé pour le 08 mai 2023 devant le tribunal criminel de première instance de Dar El Beidha, wilaya d’Alger.

La plaidoirie dans le dossier de la détenue d’opinion, Wissem Sifouane, devant la chambre d’accusation près la cour d’Alger ( Ruisseau), a eu lieu mercredi 30 décembre 2022. Il a été procédé à la fin d’octobre 2022 au transfèrment de la détenue d’opinion, Wissem Sefouane, de la prison de Bouira vers celle de Koléa, wilaya de Tipaza.

Wissem Sifouane (24 ans) a été placée sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Bouira le 17 janvier 2022 .

Elle est placé en détention à la prison de Saïd Abid (Bouira).

Pour rappel, Wissem Sifouane a été placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie nationale de Bechloul depuis son arrestation mercredi 12 janvier 2022 avec perquisition au domicile familial par des éléments de la gendarmerie nationale.

L.M./Cnld

Les tyrans et la présidentielle !

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Tebboune

On le sait, les tyrans ont toujours des amis. Tout le monde ou presque cherche leur compagnie, du moins jusqu’à leur chute. Ce qui n’est pas le cas des victimes de l’arbitraire.

Les anciens détenus d’opinion en Algérie en savent quelque chose. Ils vivent, certes avec dignité, mais comme des parias. Ils sont considérés comme infréquentables. La peur de représailles du pouvoir y est pour l’essentiel. Mais rien ne dure, autrement les Pharaons auraient toujours régné et la dictature de Pinochet ou Franco continuerait encore à torturer, tuer…

Certes gouverner avec tyrannie est facile car le dictateur ou tyran s’affranchit du devoir de convaincre les oppositions, voire les voix dissidentes. Tout cela nous ramène évidemment à la situation de notre pays. Depuis l’intronisation de Tebboune au pouvoir le 12 décembre 2019 par le général Ahmed Gaïd Salah, les mécanismes de la démocratie ont été systématiquement démantelés. Un ordre arbitraire sans commune mesure est mis en place au mépris des lois de la république. Avec des milliers d’Algériens passés par la case prison pour leurs opinions, les interdictions de toute expression libre dans les médias, la suspension de journaux, la dissolution d’ONG de droits de l’homme et d’associations de la société civile, Abdelmadjid Tebboune ne peut se prévaloir d’être un démocrate. Encore moins de bâtisseur, quand on voit la situation économique dans laquelle macère le pays.

En cela, Tebboune bénéficie de soutiens au sein indéniable de l’état-major de l’armée et de l’Etat profond. Une évidence en Algérie : un candidat comme Tebboune sans assise populaire, sans parti, sans appareil politique, n’a aucune chance d’arriver au pouvoir dans une présidentielle libre et démocratique. Mais on est en Algérie, où les présidents sont le fait de l’Etat profond. Alors convoquer le peuple et sa légitimité comme se flatte de le répéter c’est se moquer de l’intelligence du peuple.

A une année de la présidentielle, une question s’impose : va-t-on assister à un simulacre d’élection encore une fois et de fait compromettre de nouvelles générations d’Algériens ?

Afrique du Nord News

Les otages israéliens tués «par erreur» à Gaza brandissaient un drapeau blanc

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Attaque du 7 octobre

Israël observe samedi 16 décembre un deuil après la mort de trois otages tués « par erreur » par ses soldats dans la bande de Gaza. Selon l’enquête préliminaire sur l’incident, les trois otages brandissaient un drapeau blanc lorsque les troupes ont ouvert le feu, l’un d’entre eux criait à l’aide en hébreu. 

Le Hamas a fait état de « combats acharnés » dans le secteur de Jabaliya et de frappes aériennes et de tirs d’artillerie intenses à Khan Younès. 

Israël observe samedi un deuil après la mort de trois otages tués « par erreur » par ses soldats dans la bande de Gaza assiégée. Les victimes ont été tuées au cours d’opérations dans un quartier de la ville de Gaza. Selon l’enquête préliminaire sur l’incident, les trois otages brandissaient un drapeau blanc lorsque les troupes ont ouvert le feu, l’un d’entre eux criait à l’aide en hébreu. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a, dès l’annonce de l’armée, regretté « une insupportable tragédie » qui plonge « tout l’État d’Israël dans le deuil ».

Des familles d’otages israéliens et des sympathisants ont défilé vendredi soir avec des photos de captifs devant le ministère israélien de la Défense à Tel-Aviv pour demander un accord immédiat en vue de leur libération. « Chaque jour, un otage meurt », pouvait-on lire sur une affiche alors qu’un drapeau israélien placé dans la rue a été aspergé de peinture rouge évoquant du sang. Un nouveau rassemblement est prévu samedi à Tel-Aviv.

David Barnea, le chef du Mossad, les services secrets extérieurs israéliens, aurait rencontré vendredi soir le Premier ministre qatari, Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, selon une source proche du dossier. La rencontre était prévue en Europe et devait porter sur une seconde phase de trêve, afin de permettre la libération d’otages.

Le journaliste d’Al Jazeera, Samer Abou Daqa, tué vendredi dans une frappe israélienne dans la bande de Gaza, selon la chaîne qatarie, a été enterré ce samedi 16 décembre à Khan Younès dans le sud du territoire palestinien. Sa dépouille, sur laquelle avaient été posés son gilet pare-balles siglé « presse » et son casque, a été transporté à travers la foule à Khan Younès, avant d’être enterré dans un trou creusé par des confrères.

Huit palestiniens ont été arrêtés à Naplouse, en Cisjordanie occupée, où l’armée israélienne a lancé une nouvelle opération, selon l’agence de presse palestinienne Wafa. La violence s’est intensifiée dans ce territoire occupé après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza de la guerre à Gaza.

Environ 18 800 Palestiniens ont été tués dans les frappes israéliennes sur Gaza depuis le 7 octobre, selon le gouvernement du Hamas. Près de 51 000 personnes ont également été blessées. Selon le ministère de la Santé de l’enclave, 70 % des victimes sont des femmes et des jeunes de moins de 18 ans. Plus de 1 200 Israéliens ont été tués.

RFI

Les régimes du Grand Maghreb convergent pour réprimer leurs peuples

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Simultanément avec Lakome.2 (Maroc), Maghreb Emergent et Mediapart (France), nous, publions ce texte collectif qui s’inquiète de l’état des libertés démocratiques dans l’ensemble du Grand Maghreb.

Signé par trente-trois organisations et plus de deux cents personnalités maghrébines, il en appelle aux forces intellectuelles, associatives et politiques afin de manifester leur « solidarité avec tous les détenus d’opinion, les réprimés et les marginalisés de la région ». Parmi les signataires :
– d’Algérie, Ihsane El Kadi, directeur de Radio M et de Maghreb Émergent, détenu d’opinion, des responsables d’organisations dissoutes (Rassemblement action Jeunesse-RAJ, Ligue algérienne de défense des droits de l’homme-LADDH) ou suspendues (Parti socialiste des travailleurs-PST) ;
– du Maroc, l’historien Maati Monjib, en liberté surveillée et interdit de sortie du territoire, des proches des journalistes détenus Omar Radi et Souleymane Raïssouni, et de Nacer Zefzafi, condamné à vingt ans de prison ; – de Tunisie, Cheïma Issa et Jawher Ben Mbark, membres du Front national du salut, poursuivis pour leurs opinions. Le communique :

Il semble que les rêves des peuples de la région se soient évaporés aujourd’hui, après l’espoir suscité par ce qu’on a appelé le « printemps arabe », qui a concerné, à divers degrés, la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Maroc puis, plus tard, l’Algérie, dont le Hirak a réussi non seulement à annuler la reconduction pour un cinquième mandat d’un président malade, épuisé et absent de la scène politique, mais aussi à revendiquer pendant des mois la liberté, la justice, la pluralité et la démocratie.

Au-delà de l’analyse des répercussions de la transition démocratique en Tunisie après le 25 juillet 2021, ou des causes de la guerre civile et de l’ingérence étrangère en Libye, ou des violations croissantes des droits et libertés à la suite des élections algériennes, ou de l’usage par l’Etat marocain de « techniques sournoises » d’un code pénal obsolète et contesté, de campagnes de harcèlement et de diffamation pour réprimer davantage la société civile et les journalistes indépendants, ou encore des atteintes aux libertés en Mauritanie, nous sommes aujourd’hui interpellés, en tant que militant(e)s associatif(ve)s, syndicalistes et politiques, intellectuel(le)s et artistes au sein de l’espace maghrébin et ailleurs, à plus de coordination et de solidarité pour :

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– redynamiser et défendre notre slogan que nous avons porté pendant des décennies, le slogan d’un « Maghreb des peuples » qui revendique la liberté, l’égalité, la justice, la pluralité et la démocratie ;

– unifier nos forces maghrébines, civiles et politiques, pour faire face à l’oppression et pour nous engager, par des actions communes, dans la solidarité avec tous les détenus, les réprimés, les marginalisés : déclarations, séminaires, réunions et manifestations… ;

– dénoncer toutes les agressions et les violations des droits et libertés perpétrées par le pouvoir dans chacun des pays du Maghreb, en les considérant comme une agression à l’encontre de tous les peuples de la région.

Contact : Maghreblibertes@gmail.com

Les premiers signataires

Fouad Abdelmoumni, économiste [MAROC]

Hichem Abdessamad, historien [TUNISIE]

Chafik Abdi, journaliste [ALGÉRIE]

Hakim Addad, militant politique [ALGÉRIE]

Lahouari Addi, sociologue [ALGÉRIE]

Abderazak Adel, universitaire [ALGÉRIE]

Fatna Afid, militante syndicaliste [MAROC]

Hassan Aglagal, militant des droits humains, président de l’AMDH Paris/ IDF [MAROC]

Ayad Ahram, défenseur des droits humains [MAROC]

Khadija Aïnani, militante des droits humains [MAROC]

Ali Aït Djoudi, militant associatif, défenseur des droits humains [ALGÉRIE]

Arezki Aït Larbi, journaliste free lance, éditeur [ALGÉRIE]

Mourad Aït Ouarab, journaliste [ALGÉRIE]

Sanhadja Akhrouf, militante féministe [ALGÉRIE]

Ahmed Akroud, militant des droits humains [TUNISIE]

Zineb Ali-Benali, professeure émérite des universités [ALGÉRIE]

Abdelkérim Allagui, professeur universitaire retraité, militant des droits de l’Homme [TUNISIE]

Mourad Allal, directeur de centre de formation [TUNISIE]

Tewfik Allal, militant associatif [ALGÉRIE]

Abdessalem Amakhtari, militant des droits de l’Homme et de l’immigration [MAROC]

Leïla Amili, militante associative [MAROC]

Ghanima Ammour, poétesse [ALGÉRIE]

Ali Anouzla, journaliste [MAROC]

Ahmed Arehmouch, activiste du mouvement amazigh [MAROC]

Sion Assidon, citoyen [MAROC]

Mehdi Attar-Semlali, militant associatif [MAROC]

Boualem Azahoum, militant associatif de l’immigration maghrébine et militant du hirak du Rif [MAROC]

Nabil Azouz, enseignant, militant pour la démocratie [TUNISIE]

Mehdi Baala, journaliste [ALGÉRIE]

Yamina Baïr, journaliste [ALGÉRIE]

Malika Bakhti, ingénieure d’études [ALGÉRIE]

Mohamed Bazza, militant associatif [MAROC]

Adda Bekkouche, ancien enseignant universitaire, maire-adjoint de Colombes [ALGÉRIE]

Habib Bel Hedi, producteur [TUNISIE]

Bochra Belhaj Hamida, avocate, ancienne députée de l’ARP [TUNISIE]

Fathi Bel Haj Yahya, écrivain [TUNISIE]

Souhayer Belhassen, présidente d’honneur de la FIDH [TUNISIE]

Fayçal Benabdallah, président de la FTCR [TUNISIE]

Faouzi Ben Abderrahman, militant politique indépendant [TUNISIE]

Rabaa Ben Achour, universitaire [TUNISIE]

Sana Ben Achour, juriste, présidente de l’association Beyti [TUNISIE]

Ali Ben Ameur, universitaire, militant des droits humains [TUNISIE]

Bachir Ben Barka, universitaire retraité [MAROC]

Madjid Benchikh, ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger [ALGÉRIE]

Mustapha Benfodil, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Hechmi Ben Frej, militant associatif [TUNISIE]

Saïda Ben Garrach, avocate au barreau de Tunisie et ancienne conseillère aux droits de l’Homme à la présidence de la république [TUNISIE]

Monia Ben Jemia, juriste [TUNISIE]

Saïd Benmerad, expert en développement local [ALGÉRIE]

Ali Bensaad, géographe [ALGÉRIE]

Mohamed Ben Saïd, médecin, militant des droits humains [TUNISIE]

Sihem Bensedrine, présidente de l’association Mémoire et citoyenneté [TUNISIE]

Raja Ben Slama, professeure des universités, psychanalyste [TUNISIE]

Abdou Berrada, journaliste [MAROC]

Hayat Berrada-Bousta, universitaire [MAROC]

Nourredine Bessadi, consultant indépendant [ALGÉRIE]

Sophie Bessis, historienne [TUNISIE]

Mohamed Bhar, artiste chanteur [TUNISIE]

Saïd Bouamama, sociologue, militant associatif [ALGÉRIE]

Mostefa Bouchachi, avocat [ALGÉRIE]

Abderrahmane Bouchène, éditeur [ALGÉRIE]

Larbi Bouguerra, membre de l’académie Beyt El Hikma [TUNISIE]

Hamid Bouhaddouni, militant associatif, défenseur des droits humains [MAROC]

Hocine Boukella, musicien [ALGÉRIE]

Alima Boumediene-Thiéry, avocate, parlementaire honoraire [ALGÉRIE]

Mouloud Boumghar, universitaire [ALGÉRIE]

Omar Bouraba, militant associatif [ALGÉRIE]

Ali Brahimi, juriste, militant démocrate [ALGÉRIE]

Nadia Chaabane, ancienne députée de la Constituante [TUNISIE]

Khémaïes Chammari, militant des droits de l’homme, ancien ambassadeur [TUNISIE]

Kacem Chebab, militant du FMVJ et et de la CMODH [MAROC]

Hédi Chenchabi, directeur de centre de formation [TUNISIE]

Henda Chennaoui, militante associative [TUNISIE]

Mouhieddine Cherbib, défenseur de droits humains [TUNISIE]

Khadija Chérif, féministe, militante des droits humains [TUNISIE]

Altya Chérif-Chammari, avocate, militante féministe [TUNISIE]

Alice Cherki, psychanalyste [ALGÉRIE]

Fatiha Cherribi, mère du journaliste détenu Omar Radi [MAROC]

Yasmina Chouaki, militante féministe [ALGÉRIE]

Larbi Chouikha, universitaire [TUNISIE]

Mohsen Chouikha, universitaire [TUNISIE]

Ahmed Dahmani, universitaire, défenseur des droits de l’Homme [ALGÉRIE]

Karima Dirèche, historienne [ALGÉRIE]

Saïd Djaafar, journaliste [ALGÉRIE]

Abdelnasser Djabi, sociologue [ALGÉRIE]

Yahya Djafari, enseignant retraité [TUNISIE]

Habiba Djahnine, réalisatrice, féministe [ALGÉRIE]

Nadir Djermoune, architecte urbaniste [ALGÉRIE]

Daikha Dridi, journaliste [ALGÉRIE]

Mohsen Dridi, militant associatif de l’immigration [TUNISIE]

Nassera Dutour, présidente du CFDA et et de la FEMED [ALGÉRIE]

Ali El Baz, militant de l’immigration [MAROC]

Nadia El Fani, cinéaste [TUNISIE]

Naceur El Idrissi, président du réseau ATMF [MAROC]

Ihsane El Kadi, journaliste, détenu d’opinion, directeur de Radio M et du journal électronique Maghreb Emergent [ALGÉRIE]

Tin Hinane El Kadi, universitaire [ALGÉRIE]

Driss El Khorchi, militant associatif [MAROC]

Rachid El Manouzi, président APADM [MAROC]

El Kabir El Miloudi, militant des droits humains [MAROC]

Hakim Fékih, activiste [TUNISIE]

Frej Fenniche, ancien haut-fonctionnaire aux Nations unies [TUNISIE]

Wahid Ferchichi, professeur de droit [TUNISIE]

Mohamed-Chérif Ferjani, universitaire [TUNISIE]

Abdelouhab Fersaoui, militant politique (ex-président de RAJ, association dissoute) [ALGÉRIE]

Yosra Frawes, ancienne présidente de l’ATFD [TUNISIE]

Souad Frikech, militante associative et des droits humains [MAROC]

Ahmed Galai, Solidarité laïque Méditerranée [TUNISIE]

Najla Gharbi, universitaire, chercheure [TUNISIE]

Sarra Grira, membre du comité éditorial de « Orient XXI » [TUNISIE]

Saloua Grissa, directrice de l’association Droit à la différence [TUNISIE]

Ali Guenoun, historien [ALGÉRIE]

Selma Hajri, médecin, militante des droits humains [TUNISIE]

Ayachi Hammami, avocat au barreau de Tunisie et ancien ministre des droits de l’Homme [TUNISIE]

Nabila Hamza, sociologue, conseillère municipale [TUNISIE]

Maher Hanine, sociologue, militant associatif et politique [TUNISIE]

Zaki Hannache, défenseur des droits de l’Homme [ALGÉRIE]

Abdennour Haouati, cadre gestionnaire à la retraite [ALGÉRIE]

Mohammed Harbi, historien [ALGÉRIE]

Fouad Hassam, syndicaliste [ALGÉRIE]

Abderrahmane Hedhili, président du FTDES [TUNISIE]

Mohammed Hennad, universitaire [ALGÉRIE]

Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’économie, membre du CEDETIM [ALGÉRIE]

Abdelkérim Hizaoui, universitaire [TUNISIE]

Ouali Ilikoud, universitaire [ALGÉRIE]

Amar Ingrachen, éditeur et journaliste [ALGÉRIE]

Mohamed Iouanoughene, journaliste [ALGÉRIE]

Cheima Issa, membre du Front de salut national [TUNISIE]

Aïcha Jabrane, militante associative [MAROC]

Mohamed Jaite, avocat au barreau de Paris [MAROC]

Abderrahim Jamaï, avocat au barreau de Rabat, ancien bâtonnier, membre du collectif d’avocats en défense des détenus du hirak du Rif [MAROC]

Aboubakr Jamaï, enseignant/journaliste [MAROC]

Kamel Jendoubi, militant des droits humains [TUNISIE]

Abdelkébir Jmaiai, activiste associatif, militant des droits humains [MAROC]

Halima Jouini, féministe, militante de droits humains [TUNISIE]

Aïssa Kadri, sociologue [ALGÉRIE]

Habib Kazdaghli, historien universitaire, ancien doyen de la Faculté de la Manouba [TUNISIE]

Melek Kefif, médecin, militant associatif [TUNISIE]

Myriam Kendsi, artiste peintre [ALGÉRIE]

Tahar Khalfoune, universitaire [ALGÉRIE]

Abdelmoumen Khelil, militant des droits humains [ALGÉRIE]

Mohamed Khenissi, président de l’association Nachaz [TUNISIE]

Ramy Khouili, militant associatif et des droits humains [TUNISIE]

Hosni Kitouni, historien [ALGÉRIE]

Anouar Kousri, avocat, ancien vice-président de la LTDH [TUNISIE]

Aziz Krichen, économiste, ancien ministre-conseiller à la présidence de la république [TUNISIE]

Abdellatif Laâbi, écrivain [MAROC]

Souad Labbize, autrice [ALGÉRIE]

Kamel Lahbib, militant associatif, défenseur des droits humains [MAROC]

Djaffar Lakhdari, consultant [ALGÉRIE]

Olfa Lamloum, politologue [TUNISIE]

Samir Larabi, doctorant en sociologie [ALGÉRIE]

H’mida Layachi, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Hakima Lebbar, psychanalyste, galeriste, militante pour la défense  des droits humains [MAROC]

Mohieddine Legha, secrétaire général de la LTDH [TUNISIE]

Adel Ltifi, historien [TUNISIE]

Gérard Maarek, urbaniste [TUNISIE]

Djemaa Maazouzi, professeure et chercheure [ALGÉRIE]

Fatimata M’Baye, avocate au barreau de Mauritanie et présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) [MAURITANIE]

Jawher Ben Mbarek, membre du Front de salut national [TUNISIE]

Insaf Machta, universitaire [TUNISIE]

Lotfi Madani, consultant, expert en communication [ALGÉRIE]

Ahmed Mahiou, ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger, ancien président de la Commission du droit international de l’ONU, ancien juge ad hoc de la Cour internationale de justice [ALGÉRIE]

Mustapha Majdi, acteur associatif [MAROC]

Rachid Maloui, syndicaliste [ALGÉRIE]

Hicham Mansouri, journaliste [MAROC]

Jalel Matri, militant associatif [TUNISIE]

Imed Melliti, sociologue [TUNISIE]

Aziz Mkichri, militant associatif [MAROC]

Khadija Mohsen-Finan, universitaire [TUNISIE]

Maati Monjib, historien [MAROC]

Nabil Montassar, historien, syndicaliste et militant LTDH [TUNISIE]

Abdellatif Mortajine, militant de l’immigration [MAROC]

Mawaheb Mosbah, militante politique [TUNISIE]

Rosa Moussaoui, journaliste [ALGÉRIE]

Bachir Moutik, militant associatif [Sahraoui]

Chérif Msadek, militant associatif [TUNISIE]

Jamel Msallem, président d’honneur de la LTDH [TUNISIE]

Mohamed Nachi, sociologue [TUNISIE]

Hatem Nafti, journaliste essayiste [TUNISIE]

Youssef Thierno Niane, avocat au barreau de Mauritanie et représentant de l’Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH) à Nouadhibou [MAURITANIE]

Mamamdou Niang, syndicaliste (CGTM) [MAURITANIE]

Omar Ouali, journaliste [ALGÉRIE]

Meziane Ourad, journaliste [ALGÉRIE]

Driss Radi, père de Omar Radi, journaliste détenu [MAROC]

Lilia Rebaï, féministe, militante des droits humains [TUNISIE]

Mahmoud Rechidi, militant politique, ex-SG du Parti socialiste des travailleurs (suspendu et réprimé) [ALGÉRIE]

Hamadi Redissi, universitaire, philosophe [TUNISIE]

Kahina Redjala, militante associative [ALGÉRIE]

Aziz Rhali, pharmacien, président de l’AMDH [MAROC]

Khadija Ryadi, défenseure des droits humains, lauréate du rix de l’ONU pour les droits de l’Homme [MAROC]

Messaoud Romdhani, militant des droits humains [TUNISIE]

Mohamed Sadkou, avocat au barreau de Rabat et défenseur de détenus d’opinion, d’activistes de mouvements sociaux et des journalistes Omar Radi et Soulaimane Raissouni, et de l’historien Maati Monjib [MAROC]

Fathia Saïdi, sociologue, enseignante chercheure à l’ISSH [TUNISIE]

Youssef Raissouni, proche de Souleymane Raissouni, journaliste détenu [MAROC]

Salhi, militant de droits humains [TUNISIE]

Saïd Salhi, défenseur des droits humains (vice-président de la LADDH, réprimée et dissoute) [ALGÉRIE]

Mamdou-Moctar Sarr, secrétaire exécutif du FONADH [MAURITANIE]

Jamila Sayouri, avocate, militante pour les droits humains [MAROC]

Youssef Seddik, écrivain philosophe [TUNISIE]

Sid Ahmed Semiane, auteur [ALGÉRIE]

Abderrahim Sioui, militant associatif [MAROC]

Tahar Si Serir, militant associatif [ALGÉRIE]

Hichem Skik, universitaire, militant politique [TUNISIE]

Hamouda Soubhi, militant altermondialiste [TUNISIE]

Saïd Sougty, président de l’ASDHOM [MAROC]

Sami Souihli, médecin, syndicaliste [TUNISIE]

Imad Stitou, journaliste [MAROC]

Taoufiq Tahani, universitaire et militant associatif [MAROC]

Samir Taieb, universitaire, ancien ministre [TUNISIE]

Alaa Talbi, militant associatif [TUNISIE]

Wassyla Tamzali, essayiste, féministe, activiste culturelle [ALGÉRIE]

Hocine Tandjaoui, écrivain [ALGÉRIE]

Atmane Tazaghart, écrivain et journaliste [ALGÉRIE]

Nadia Tazi, philosophe [MAROC]

Yassine Temlali, chercheur, historien [ALGÉRIE]

Fethi Tlili, militant associatif [TUNISIE]

Ridha Tlili, universitaire [TUNISIE]

Mokhtar Trifi, président d’honneur de la LTDH [TUNISIE]

Hamid Arab, directeur du site www.lematindalgerie.com (Algérie)

Françoise Valensi, médecin [TUNISIE]

Ahmed Zefzafi, père de Nacer Zefzafi, détenu d’opinion [MAROC]

Najet Zemmouri, militante des droits humains [TUNISIE]

Abdallah Zniber, militant associatif de l’immigration [MAROC]

Neïla Zoghlami Tlili, présidente de l’ATFD [TUNISIE]

ORGANISATIONS

Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)

Association Adala Pour un procès équitable [MAROC]

Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM)

Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADM)

Association des Marocains en France (AMF)

Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

Association Khamsa Solidaire Ici et Ailleurs [FRANCE]

Association Le droit à la différence [TUNISIE]

Association Le Pont de Genève [SUISSE]

Association Les mains libres [MAROC]

Association mauritanienne des droits de l’Homme (AMDH)

Association Perspectives El Amel Ettounsi

Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD)

Collectif Soumoud [TUNISIE]

Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT)

Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA)

Confédération générale des travailleurs en Mauritanie (CGTM)

Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)

Euro-Mediterraan Centrum Migratie & Ontwikkeling (EMCEMO) [PAYS-BAS]

Euromed-droits

Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)

Forum marocain des alternatifs Sud (FMAS)

Forum marocain Vérité et justice (FMVJ)

Forum des organisations nationales des droits humains en Mauritanie (FONADH)

Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES)

Institut Mehdi-Ben Barka – Mémoire vivante

Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH)

Na’oura-Bruxelles

Nachaz-Dissonance [TUNISIE]

Riposte internationale [ALGÉRIE]

SOS Migrants

Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP) [ALGÉRIE]

Union des travailleurs immigrés tunisiens (UTIT)

Déclaration

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RIPOSTE INTERNATIONALE condamne avec la plus grande fermeté l’acharnement judiciaire dont fait l’objet le journaliste EL KADI IHSANE depuis février 2019 et qui tend à se banaliser du fait de sa chronicité .RIPOSTE INTERNATIONALE dénonce les procédés en totale violations des dispositions réglementaires et des traités internationaux régulièrement ratifiés. Les éléments en notre possession largement corroborés par l’entourage du journaliste, nous confirment la volonté de normaliser les derniers remparts du journalisme indépendant. RIPOSTE INTERNATIONALE se réserve le droit de saisir l’opinion et les institutions internationales sur ces incessantes attaques à l’encontre du droit fondamental de la liberté d’expression à la base aussi de la pratique libre du journalisme et son corollaire à savoir le droit à la libre l’information.RIPOSTE INTERNATIONALE témoigne de sa solidarité à l’égard du journaliste IHSANEEL KADI ; de sa famille et de la famille journalistique qui continue à honorer les valeurs d’une pratique empreinte d’éthique. RIPOSTE INTERNATIONALE exige la cessation de ces harcèlement à l’encontre des citoyens soucieux de l’avenir de leur pays ainsi que la cessation des procès spectacle et la libération inconditionnelle des détenus d’opinion et détenus politiques .RIPOSTE INTERNATIONALE prend à témoin la communauté internationale sur la dérive autoritaire des autorités algériennes étouffant toute possibilité de divergence .

pour le bureau fédéralele

président ALI AIT DJOUD

Algérie : Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine enfin libres après trois ans de détention

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Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine, deux figures emblématiques du mouvement de contestation en Algérie, ont retrouvé la liberté le 14 juin 2024 après avoir purgé l’intégralité de leur peine de trois ans de prison ferme.

Les deux hommes ont été condamnés dans deux affaires distinctes, chacune leur valant initialement trois ans de prison, dont une année avec sursis. C’est finalement la confusion des peines qui a permis leur sortie, mettant un terme à une longue période d’incarcération qui a suscité l’indignation des organisations de défense des droits humains.

Leur libération a failli être compromise le 15 mai 2024, lors de leur dernier procès en appel. Alors que la juge avait prononcé une réduction de peine à un an de prison ferme – une durée déjà purgée par les prévenus – laissant présager une libération imminente, un revirement de situation a semé le doute. L’administration judiciaire est revenue sur cette décision, confirmant contre toute attente le jugement initial de trois ans de prison, dont un an avec sursis.

Ce volte-face a provoqué une vive émotion parmi les familles et les soutiens des détenus, rassemblés devant la prison dans l’espoir de les accueillir. Les avocats, stupéfaits, ont dû multiplier les démarches pour comprendre ce qui s’apparentait à une erreur judiciaire.

La solidarité, clé de leur libération

Malgré ces obstacles, la mobilisation autour de Belmokhtar et Hanine n’a jamais faibli. Leurs noms sont devenus des symboles de la résistance pacifique et de la lutte pour la liberté d’expression en Algérie. La pression constante exercée par la société civile et les organisations internationales a sans doute contribué à maintenir leur cas sous les projecteurs, rendant inévitable leur libération une fois leur peine purgée.

Un combat qui continue

Si Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine savourent aujourd’hui leurs premiers jours de liberté, ils sont conscients que leur combat est loin d’être terminé. D’autres militants, comme Fateh Hamzi, Ghilas Chaouche et Toufik Hamadane, sont toujours derrière les barreaux, confrontés aux mêmes aléas judiciaires.

SAMIR L.

Yasmina Khadra présente ses excuses après ses propos concernant la Kabylie

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L’écrivain algérien francophone Yasmina Khadra s’est retrouvé au cœur d’une controverse après la résurgence d’une ancienne vidéo dans laquelle il tenait des propos jugés offensants envers la communauté kabyle.

Face à l’ampleur de la polémique, l’auteur a choisi de s’exprimer publiquement pour apaiser les tensions. Dans une déclaration publiée sur Facebook à l’occasion de l’Aïd, Khadra a présenté ses excuses « à celles et ceux qui ont été blessés par [ses] propos ».

Il a tenu à souligner qu’il n’avait « à aucun moment cherché à les offenser », reconnaissant que parfois, « un trop-plein de passion fourche la langue ». La controverse a éclaté lorsqu’une vidéo, dans laquelle l’écrivain affirmait qu’il ne dédicacerait pas ses livres aux personnes se présentant comme Kabyles plutôt qu’Algériens à l’étranger, a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Ces déclarations ont suscité de vives réactions en Algérie, notamment parmi les milieux politiques et intellectuels.

Dans sa mise au point, Khadra a tenu à clarifier sa position, affirmant qu’il n’est « anti-personne » et qu’il n’a, en réalité, « jamais refusé de dédicacer ses livres à qui que ce soit ». Il a également exprimé son attachement à l’unité des Algériens, déclarant : « Je n’ai qu’un rêve : voir les Algériens aller de l’avant, solidaires face aux périls d’un monde qui n’a de cesse de se faire violence chaque jour un peu plus. » L’incident met en lumière la sensibilité des questions identitaires en Algérie et rappelle l’importance du choix des mots, particulièrement pour les figures publiques.

La réaction de Khadra, choisissant de s’excuser et de réaffirmer son respect pour tous ses lecteurs « sans distinction aucune », témoigne d’une volonté d’apaisement et de réconciliation. Cette polémique souligne également le rôle crucial des réseaux sociaux dans la propagation rapide d’informations, qu’elles soient récentes ou anciennes, et leur impact sur le débat public. Elle invite à la réflexion sur la responsabilité des personnalités publiques dans leurs déclarations et sur la nécessité d’un dialogue constructif autour des questions d’identité nationale.

Kamel AIDOUNE

Le président Tebboune au G7 : Une diplomatie algérienne multidimensionnelle

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Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a marqué sa présence au Sommet du G7 à Bari, en Italie, par une activité diplomatique intense et diversifiée. Cette participation a été l’occasion pour le chef de l’État de multiplier les entretiens bilatéraux et de réaffirmer la position de l’Algérie sur des questions d’envergure mondiale.

Parmi les moments forts de sa participation, on note ses échanges avec le président américain Joe Biden et le président français Emmanuel Macron. Ces rencontres témoignent de la volonté de l’Algérie de diversifier et d’approfondir ses partenariats stratégiques, tant sur le plan économique que sécuritaire.

Un rapprochement algéro-émirati ?

L’une des rencontres les plus commentées fut celle entre le président Tebboune et son homologue émirati, le Cheikh Mohammed Ben Zayed. Dans un contexte où les relations entre Alger et Abu Dhabi connaissaient une certaine froideur ces derniers mois, cet entretien revêt une importance particulière. Cette rencontre, la première à ce niveau depuis longtemps entre les deux pays, pourrait annoncer un dégel dans leurs relations. Les enjeux sont multiples : coopération économique, investissements, et potentiellement, une concertation sur les défis régionaux.

Une diplomatie multidirectionnelle

Au-delà de ces rencontres de haut niveau, le président Tebboune s’est également entretenu avec d’autres dirigeants, notamment le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, le président du Conseil européen Charles Michel, et le chef du gouvernement tunisien Ahmed Hachani. La veille du sommet, il avait déjà reçu le président kényan William Ruto.

Le sommet a abordé des sujets cruciaux tels que la situation dans la bande de Gaza, l’immigration, le développement en Afrique, le changement climatique et l’intelligence artificielle. Ces échanges ont probablement couvert des thématiques globales comme la sécurité énergétique et la lutte contre le terrorisme.

La présence du président Tebboune au G7 et la diversité de ses interlocuteurs soulignent l’ambition de l’Algérie de jouer un rôle actif sur la scène internationale. Cette participation démontre également la capacité de l’Algérie à dialoguer avec des acteurs aux intérêts parfois divergents, renforçant ainsi son statut d’interlocuteur incontournable dans la région méditerranéenne et africaine.

La Rédaction

Appel urgent pour la libération des prisonniers d’opinion en Algérie

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Dans une déclaration commune, plusieurs organisations de défense des droits humains ont lancé un appel aux autorités algériennes, exhortant à la libération immédiate des prisonniers d’opinion et à une révision profonde des législations restrictives en matière de libertés fondamentales.

Les signataires, parmi lesquels figurent des organisations renommées telles que Human Rights Watch, la Fédération internationale des droits de l’homme et EuroMed Droits, ont exprimé leur « solidarité absolue avec les prisonniers et prisonnières d’opinion et leurs familles ».

Ils ont également réaffirmé leur soutien envers « tous les opprimés qui croient en un État de droit et cherchent à construire un pays où règnent la paix, la stabilité et le respect des droits de l’homme et des libertés ».

La déclaration met en lumière une préoccupation croissante concernant l’utilisation d’accusations vagues et fabriquées contre les militants, notamment l’article 87 bis relatif au terrorisme. Malgré les recommandations répétées d’experts onusiens visant à réviser la définition du terme « terrorisme », les autorités algériennes ont opté pour un durcissement de la législation.

Les récents amendements au code pénal, publiés le 30 avril 2024, sont perçus comme une nouvelle entrave à l’espace des droits de l’homme, restreignant davantage « la liberté d’opinion, d’expression et de rassemblement pacifique ».

Dans le contexte des élections présidentielles anticipées prévues pour le 7 septembre 2024, les organisations appellent à un geste d’apaisement de la part des autorités. Elles soulignent que « au moins 220 personnes, dont au moins 4 femmes » sont actuellement détenues pour des motifs liés à leur opinion, selon le dernier recensement.

Les signataires saluent le soutien de l’Algérie aux « causes justes concernant les violations flagrantes des droits de l’homme », notamment en Palestine et au Sahara occidental. Cependant, ils exhortent le pays à « adopter la même politique en interne en respectant les droits de l’homme et ses engagements envers les chartes et traités internationaux ».

Parmi les recommandations clés figurent la libération immédiate de tous les prisonniers d’opinion, l’abandon des poursuites judiciaires contre les militants depuis le début du Hirak en 2019, la levée des interdictions de quitter le territoire, et la limitation de l’usage de la détention provisoire.

Les organisations appellent également à l’ouverture du champ audiovisuel, à la protection de la presse libre, au respect de la liberté de réunion et de manifestation pacifique, et à l’abrogation des dispositions légales criminalisant le travail des défenseurs des droits humains. Cette déclaration intervient à un moment critique pour l’Algérie, alors que le pays se prépare pour des élections présidentielles dans un climat de tension sociale et politique. Les organisations signataires espèrent que leur appel sera entendu, permettant ainsi d’ouvrir la voie à un dialogue constructif et à une réconciliation.

La Rédaction

Le FLN appelle officiellement Abdelmadjid Tebboune à briguer un nouveau mandat

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Le secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN) a lancé un appel solennel au président Abdelmadjid Tebboune pour qu’il se porte candidat à l’élection présidentielle de 2024. Lors d’une déclaration, il a mis en avant les « avancées significatives » et les « résultats positifs obtenus » dans plusieurs secteurs sous la présidence actuelle.

Selon lui, ces succès « incitent à l’optimisme » et appellent le président sortant à poursuivre son « œuvre de transformation » pour davantage de « progrès et de prospérité » en Algérie. Le FLN considère M. Tebboune comme la personne la mieux à même de mener le pays vers « un avenir prometteur ».

Au-delà de l’appui du parti, le secrétaire général affirme que cette demande de candidature émane d’un « souhait collectif » des citoyens algériens à travers tout le territoire national. Il présente Abdelmadjid Tebboune comme « un digne fils de l’Algérie et serviteur loyal du peuple ».

Pour le FLN, cette nouvelle candidature est essentielle pour « assurer la stabilité » du pays et permettre la « continuité » des chantiers en cours ainsi que le lancement de nouveaux projets. Le parti voit le président sortant comme le « garant » permettant de « maintenir et renforcer les acquis » engrangés ces dernières années.

Le secrétaire général a par ailleurs exprimé la « gratitude » du FLN envers M. Tebboune pour avoir tenu ses « promesses » faites au peuple algérien. Il l’encourage à présent à « poursuivre la construction d’une Algérie nouvelle, conforme aux aspirations » des citoyens.

Enfin, un appel a été lancé pour une mobilisation massive lors du scrutin du 7 septembre 2024, afin d' »unir les forces » pour en faire « une fête de la démocratie » et « un jour historique » sous la direction de Abdelmadjid Tebboune, dans la continuité de « l’esprit de novembre ».

SAMIR L.

L’ambassadeur algérien réaffirme la position du pays sur le Sahara occidental à l’ONU

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À deux reprises lors de la session du Comité de décolonisation de l’ONU (C-24) consacrée à la question du Sahara occidental mardi à New York, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, Amar Bendjama, a recadré l’ambassadeur du Maroc Omar Hilal sur les fondamentaux du conflit sahraoui.

Dans ses interventions en droit de réponse, M. Bendjama a réagi au « narratif fallacieux » de la délégation marocaine, tout en s’adressant également à certains pays soutenant les thèses du Maroc.

Sur la question des tables rondes pour le règlement du conflit, il a estimé que « c’est moins la table que le menu qui pose problème », le Maroc ne voulant discuter que de sa proposition d’autonomie alors que les représentants sahraouis souhaitent aborder l’autodétermination, un référendum, les droits humains et l’exploitation des ressources.

Concernant les allégations sur les droits humains dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, M. Bendjama a rappelé la présence d’organisations internationales qui « n’ont relevé aucune anomalie ou violation ». Il a en revanche déploré le refus marocain d’accès aux territoires occupés du Sahara occidental aux détenteurs de mandats onusiens sur les droits de l’homme depuis plus de 8 ans.

L’ambassadeur algérien a réitéré l’appel de son pays à élargir le mandat de la Minurso au monitoring des droits humains au Sahara occidental. Il a également réaffirmé que « l’Algérie n’est pas partie au conflit et n’y a aucune ambition territoriale », mais soutient le « droit à l’autodétermination des peuples colonisés » par principe.

Les interventions d’Amar Bendjama sont intervenues dans un contexte de participation active de militants de la cause sahraouie, dont des Marocains, aux travaux du C-24, ce qui a visiblement déstabilisé la délégation marocaine selon des observateurs.

La Rédaction

Le théâtre algérien en deuil après la perte d’Hamiane Merzouk

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Un pilier du théâtre engagé en Algérie vient de tirer sa révérence. Hamiane Merzouk, figure historique de la célèbre troupe Debza, est décédé hier à l’âge de 72 ans.

Originaire du village d’At Larbi dans la région de Michelet, cet artiste complet fut à la fois comédien, metteur en scène, journaliste et musicien. Mais c’est assurément sa rencontre cruciale avec Kateb Yacine qui marqua un tournant décisif dans son parcours.

En 1980, Hamiane Merzouk cofonda la mythique troupe Debza, à laquelle il insuffla les valeurs d’engagement et de résistance chères à son mentor Kateb.

Le décès de cet infatigable militant de la cause artistique a suscité une vive émotion dans les milieux culturels. Ses anciens camarades de Debza ont rendu hommage à l’homme au « grand cœur » et à « l’esprit pur » qui les avait tant inspirés par son combat pour « une société plus juste ».

D’autres voix se sont élevées, saluant la mémoire de ce « symbole de lutte pour toutes les causes justes » qui aura marqué le théâtre algérien de son empreinte indélébile.

À l’heure où les rideaux se ferment sur la vie d’Hamiane Merzouk, une page se tourne assurément pour la scène nationale. Mais l’étendard qu’il brandit avec tant de passion restera désormais aux mains de ceux que ce grand artiste engagé aura su transmettre son flambeau ardent.

Kamel AIDOUNE

Cessez-le-feu à Gaza : L’ONU vote une résolution pour une sortie de crise

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté lundi une résolution soutenant le plan de cessez-le-feu à Gaza proposé par le président américain Joe Biden. Le texte a recueilli 14 voix pour et l’abstention de la Russie.

Après plus de huit mois de violences meurtrières dans l’enclave palestinienne, cette résolution ouvre la voie à une désescalade du conflit israélo-palestinien. António Guterres, secrétaire général de l’ONU, a exhorté Israël et le Hamas à « saisir cette opportunité » pour parvenir à un accord.

Le plan de cessez-le-feu prévoit dans un premier temps une trêve de six semaines, accompagnée d’un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza. Il prévoit aussi la libération de prisonniers israéliens et palestiniens. Si les négociations dépassent six semaines, le cessez-le-feu sera maintenu.

La résolution s’oppose par ailleurs à toute tentative de « modification démographique ou territoriale » de la bande de Gaza.

Satisfaction générale mais prudence

Du côté palestinien, l’Autorité et le Hamas ont salué favorablement le vote de cette résolution. Israël l’a déjà acceptée, selon l’ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield, pour qui « les combats pourraient s’arrêter aujourd’hui si le Hamas faisait de même ».

L’Algérie, par la voix de son ambassadeur Amar Bendjama, a voté pour ce texte « pour donner une chance à la diplomatie ». M. Bendjama a cependant rappelé l’impératif de « poursuivre les responsables » israéliens pour les « crimes commis » à Gaza.

Après des mois d’enlisement, cette résolution relance donc le processus de paix au Proche-Orient. Reste désormais à convaincre toutes les parties de respecter ses termes sur le terrain.

La Rédaction

Le recteur de la Mosquée de Paris appelle à faire barrage au RN

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Face aux bons résultats du Rassemblement National (RN) aux élections européennes du 9 juin 2024 et au risque d’une victoire de l’extrême-droite aux législatives des 30 juin et 7 juillet prochains, le recteur de la Grande Mosquée de Paris a lancé un appel lundi 10 juin.

Dans un billet publié sur le site de la mosquée, Chems-eddine Hafiz a appelé tous les partis républicains à s’unir pour « contrer la montée en puissance de ceux qui prônent la division et la haine ». Il les exhorte à dépasser leurs divisions internes et à proposer une alternative claire et unie face à l’extrême droite.

S’adressant également aux musulmans de France, le recteur les a appelés à se mobiliser massivement pour voter aux législatives et faire barrage au RN. Il demande aux mosquées de sensibiliser les fidèles, estimant que « la neutralité n’est pas une option » face à cette menace.

Cependant, M. Hafiz se dit « perplexe » d’avoir observé que de nombreux musulmans ont voté pour le RN, dans une proportion proche de la moyenne nationale. Tout en soulignant que cela montre leur pleine citoyenneté, il regrette que certains se laissent séduire par les « discours mielleux » des représentants locaux du RN qui masqueraient leur véritable agenda.

L’appel traduit l’inquiétude d’une partie de la communauté musulmane face aux perspectives d’une arrivée au pouvoir de l’extrême droite en France.

Kamel AIDOUNE

5ème Printemps Culturel Tunisien en Belgique sur l’intelligence artificielle

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Le Comité de Vigilance pour la Démocratie en Tunisie (CVDT), une ONG dotée du statut consultatif spécial auprès de l’ECOSOC, organise en collaboration avec le CRIPEL la 5ème édition du Printemps Culturel Tunisien en Belgique. L’événement aura lieu le samedi 15 juin à 17h à l’Amphithéâtre Education-Environnement (CRIE de Liège), dans le Parc du Jardin Botanique à Liège.

Cette 5ème édition est placée sous le thème « L’intelligence artificielle, risques et périls pour nos droits ». Deux intervenantes prendront la parole lors d’une conférence-débat intitulée « Réinventer les Liens Sociaux: La Révolution de l’Intelligence Artificielle ». Elle sera animée par Mme Zohra Bouguera, sociologue et spécialiste des questions de genre et Mme Mouna Ben Mustapha, experte en communication et employée dans le tissu associatif liégeois.

L’objectif de ces conférences est de promouvoir la transparence et la responsabilité dans l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) d’une manière éthique et « consciente », selon la citation « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Les organisateurs souhaitent également favoriser la démocratie participative en permettant aux chercheurs et à la société civile de mieux comprendre les implications légales de l’IA et de participer activement aux discussions sur la réglementation de cette technologie émergente.

Le Printemps Culturel Tunisien en Belgique est un événement annuel visant à promouvoir les échanges culturels entre la Tunisie et la Belgique.