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jeudi 16 avril 2026
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Le militant du Hirak Mohamed Tadjadit maintenu en détention

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La chambre d’accusation près la Cour d’Alger a confirmé dimanche l’ordonnance de mise en détention provisoire de Mohamed Tadjadit, selon Me Feta Sadat, membre du Collectif de défense des détenus d’opinion.

Emprisonné depuis le 31 janvier, le militant fait l’objet de poursuites pour “apologie d’actes terroristes”, “outrage à corps constitués” et “incitation à attroupement non armé”.

En validant sa détention provisoire, la justice algérienne réitère son acharnement envers cette figure  du mouvement populaire. Cet énième coup de semonce envoyé à la figure du Hirak ne fait que confirmer la crispation du régime, alors que nous sommes à la veille du 5e anniversaire du soulèvement.

Une analyse que ne démentiront pas les soutiens de Tadjadit. Sur les réseaux sociaux, ses proches crient à “l’arbitraire” et à “l’acharnement politique”. Difficile de leur donner tort. Car derrière ce zèle répressif se cache en filigrane la peur panique du régime devant toute velléité de libre expression.

SAMIR L.

Interdiction de manifestations à Paris : la diaspora algérienne privée de commémorations

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En interdisant les rassemblements algériens prévus dimanche à Paris, le préfet de police fait preuve d’un zèle qui arrange bien les affaires du régime algérien. Sous couvert de risques de troubles à l’ordre public, cette décision prive de visibilité les contestataires du régime, au moment même où ils s’apprêtaient à commémorer le 5ème anniversaire du Hirak.

« En raison de risques de troubles graves à l’ordre public, le préfet de police interdit l’ensemble des manifestations prévues demain dimanche 18 février en commémoration du Chahid d’une part et en lien avec le Hirak d’autre part », a indiqué, samedi, la Préfecture de police de Paris.

En effet, un rassemblement devait avoir lieu ce dimanche à 14h place de la Nation, à l’appel d’un collectif de Français d’origine algérienne. L’objectif : commémorer comme chaque année la journée nationale du Chahid, qui honore la mémoire de centaines de milliers d’Algériens tués entre 1954 et 1962 durant la sanglante guerre d’indépendance contre la France. Un moment douloureux certes, mais ô combien symbolique pour la diaspora algérienne de l’hexagone, encore meurtrie par ce passé qui n’en finit pas de hanter les relations entre les deux pays.

Certes, les commémorations du Chahid et du Hirak attirent aussi leurs lots d’opposants farouches au régime algérien. Mais fallait-il pour autant les interdire toutes ? Surtout quand on connaît les accointances passées entre certains responsables français et politiciens algériens.

Bien sûr, les risques de troubles à l’ordre public sont réels et doivent être pris au sérieux. Mais en muselant toute contestation du régime algérien en France, on lui offre aussi un sacré coup de pouce. Au mépris de la liberté d’expression et du droit des Algériens de France à commémorer leur histoire.

Kamel AIDOUNE

Nouvelle convocation pour le militant Fayçal Hamat

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La pression judiciaire se poursuit à l’encontre du militant du Hirak Fayçal Hamat. Déjà lourdement condamné par le passé, ce membre actif de la société civile de Béjaïa est une nouvelle fois attendu par les forces de l’ordre, cette fois-ci au commissariat central de la ville, le 18 février prochain.

Cette convocation s’inscrit dans le prolongement de plusieurs démêlés avec la justice algérienne ces derniers mois. Rappelons que Fayçal Hamat avait été condamné le 2 mai 2023 à une année de prison ferme par défaut. Quelques mois plus tôt, en janvier, il avait déjà écopé d’une peine similaire assortie d’une lourde amende dans un autre dossier.

Outre ses condamnations, ce militant de la cause amazighe fait également l’objet de poursuites dans un dossier où il est cité aux côtés d’autres activistes de la région. Enfin, sommé en juin dernier de régler pas moins de 50 000 dinars d’amendes, Faiçal Hamat se trouve sous la menace permanente de saisies sur ses biens s’il ne s’en acquitte pas.

Bouira: condamnation de l’activiste Ali Nedjaa à 3 mois de prison

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L’activiste Ali Nedjaa a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Bouira à 3 mois de prison avec sursis et 20 000 dinars d’amende. Il était poursuivi dans le cadre d’une comparution immédiate, faisant suite à son arrestation la veille à son domicile de Haizer où une perquisition avait également été effectuée.

Cette nouvelle condamnation s’inscrit dans le cadre du harcèlement judiciaire régulièrement dénoncé par M. Nedjaa et d’autres militants du Hirak en Algérie. Par le passé, le concerné a en effet déjà fait face à plusieurs procès et peines de prison ferme du fait de ses prises de position politiques sur les réseaux sociaux.

Le verdict prononcé hier est venu alourdir son casier judiciaire, même s’il apparaît relativement indulgent comparativement aux sanctions habituellement prononcées à l’encontre des voix dissidentes dans le pays.

SAMIR L.

Alger : report du procès en appel de Mohamed Benhalima et de ses codétenus

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Le procès en appel des détenus d’opinion Mohamed Benhalima, Samir Djeralfia, Abderrahmane Zitout et d’autres accusés a été reporté par la cour d’Alger au 7 mars 2024. Cette nouvelle audience fait suite aux lourdes condamnations prononcées le 12 juillet 2023 par le tribunal criminel de Dar El Beida.

Mohamed Benhalima avait alors écopé de 7 ans ferme, Samir Djeralfia et Sami Dernouni de 3 ans ferme et Abderrahmane Zitout, Meriem Saïdi et Dahou Bache de 2 ans ferme. De son côté, le parquet avait requis jusqu’à 10 ans de prison et 500 000 dinars d’amende contre certains accusés.

Lors du premier procès, Mohamed Benhalima était longuement revenu sur les tortures et sévices qu’il aurait subis après son extradition d’Espagne. “Viol, privation de vêtements, isolement, coups…”, l’opposant a livré un témoignage glaçant sur son calvaire, affirmant avoir été forcé d’incriminer d’autres militants sous la contrainte.

SAMIR L.

Béjaïa: le militant Djamel Ikni libéré dans l’attente de son procès reporté

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Le tribunal de Béjaïa a décidé  jeudi de renvoyer au 22 février le procès de Djamel Ikni, ex-détenu d’opinion, tout en le laissant en liberté dans l’intervalle. Présenté lors d’une comparution immédiate, M. Ikni a ainsi bénéficié d’un délai supplémentaire avant que son cas ne soit examiné par la justice.

Pour rappel, ce militant de la cause amazighe avait été convoqué peu avant par la police judiciaire de la wilaya de Béjaïa, plus précisément celle de la sûreté d’Aokas. Il avait alors fait l’objet d’une audition avant d’être relâché, son téléphone ayant toutefois été confisqué.

Cette interpellation faisait suite à une première arrestation survenue le 17 décembre 2023, lorsque M. Ikni avait été appréhendé dann sa ville d’Aokas avant d’être transféré aux locaux de la sûreté locale, où il était resté en détention quelques temps.

Plus tôt encore, en décembre 2022, Djamel Ikni avait écopé d’une condamnation à 6 mois de prison ferme et 20 000 dinars d’amende de la part du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Le parquet avait initialement requis une peine plus lourde d’un an ferme et 50 000 dinars. Suite à un report, le procès avait finalement rendu son verdict le 4 décembre.

SAMIR L.

Djelfa: l’activiste Mohamed Saied à nouveau sous le coup d’une ISTN

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Le militant du Hirak Mohamed Saied, résidant à Djelfa, s’est vu notifier le 14 juillet le renouvellement de l’interdiction qui le vise de quitter le territoire national.

En effet, l’intéressé avait déjà été bloqué le 2 mai 2023 à l’aéroport international d’Alger par les services de la Police aux Frontières (PAF) alors qu’il s’apprêtait à embarquer, en dépit d’avoir accompli toutes les formalités requises. Le ressortissant s’était vu signifier sur le champ une mesure administrative d’interdiction de quitter le territoire national.

Ce contrôle inopiné survenait cinq jours après une convocation émise par la police judiciaire à son encontre le 27 avril. Par le passé, M. Saied a également fait l’objet de poursuites pour “outrage à corps constitués”. Il avait d’ailleurs été condamné en décembre 2023 par le tribunal de Djelfa à 300 000 dinars d’amende.

Bouira: arrestation de l’activiste Ali Nedjaa à Haizer

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Le 14 février 2024, l’activiste Ali Nedjaa a été appréhendé par les forces de l’ordre à Haizer, dans la wilaya de Bouira. Son domicile familial a également fait l’objet d’une perquisition le même jour par les autorités.

M. Nedjaa est actuellement maintenu en garde à vue dans un lieu non communiqué à ses proches pour le moment. Aucune information officielle n’a été fournie quant aux motifs de cette interpellation et aux suites judiciaires que cela pourrait entraîner.

RCD: libération du militant Larbi Menad après acquittement de l’amende

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L’ancien détenu d’opinion Larbi Menad a été libéré après que sa famille ait rassemblé et acquitté la somme nécessaire. En effet, le concerné avait été conduit sous la contrainte en prison pour n’avoir pu honorer une amende s’élevant à 50 000 dinars.

De l’avis de ses soutiens, il est inadmissible qu’un ancien détenu politique se soit vu infliger la détention pour une dette somme toute modeste. Ses proches ont dû se démener et collecter cette somme auprès de leur entourage afin d’obtenir sa libération.

Inquiétude après le transfèrement du prisonnier d’opinion Walid Hamitouche

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La famille de Walid Hamitouche, emprisonné pour ses opinions, a enfin pu rendre visite à leur fils dans sa nouvelle geôle, la maison d’arrêt d’Ain Ouassara. Son passage éclair à la prison de Berouaghia n’aura été qu’une transition.

Pour rappel, ce détenu d’opinion avait été extrait de la prison de Koléa pour être conduit à la maison d’arrêt de Berouaghia, dans la wilaya de Médéa. Excédé par ses conditions déplorables de détention, il avait entrepris en septembre 2023 une grève de la faim, qui avait perduré plusieurs jours durant. 

Incarcéré depuis le 23 juin 2021, Walid Hamitouche avait été condamné en première instance par le tribunal criminel de Dar El Beidha à 5 années de réclusion, sentence confirmée le 23 décembre dernier en appel par la cour d’Alger. 

Son transfèrement inopiné dans une maison d’arrêt isolée, loin de sa famille, fait redouter une dégradation de ses conditions de détention déjà très difficiles. Ses soutiens s’alarment des conséquences physiques et psychologiques d’un tel isolement pour ce prisonnier d’opinion, qui ne demande qu’un procès impartial.

SAMIR L.