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jeudi 16 avril 2026
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Nouvelle série de frappes meurtrières israéliennes sur la ville  de Rafah

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Niant superbement les mises en garde de la communauté internationale, l’armée israélienne a déclenché une série de raids d’une extrême violence sur la municipalité de Rafah, située dans le sud de l’enclave de Gaza. Un déluge de feu s’est abattu dimanche soir et lundi matin sur différents quartiers de la cité, semant la mort et provoquant l’effroi au sein des populations civiles.

D’après les sources concordantes, l’aviation et la marine israéliennes ont multiplié les frappes sur des zones densément peuplées, pulvérisant des habitations et deux lieux de culte musulmans. Les secouristes dénombrent à ce stade plus de 63 victimes, majoritairement des femmes et des bambins, ainsi que des dizaines de blessés. L’ampleur des destructions entrave les opérations visant à extraire d’éventuels rescapés des décombres.

Par ailleurs, un affrontement d’une extrême violence a opposé la résistance palestinienne à un commando des forces spéciales de Tsahal, infiltré au nord-ouest de la localité. Un ballet incessant d’aéronefs militaires survole la zone, arrosant les alentours de rafales de mitrailleuses.

« Les massacres perpétrés cette nuit par l’armée israélienne ont fait plus de cent martyrs », a déclaré un responsable du Hamas, évoquant un « génocide » et une volonté manifeste de « déplacement forcé » des habitants.

Au 129ème jour du conflit, le dernier bilan officiel fait état de plus de 28 000 morts et 67 000 blessés dans les rangs palestiniens, en immense majorité des civils. Le dirigeant du Hamas a par ailleurs fait part de milliers de disparus, ensevelis sous les décombres des édifices visés.

La Rédaction/Agences

La Mauritanie endosse la présidence tournante de l’Union Africaine

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Les instances décisionnelles de l’Union Africaine (UA) ont désigné à l’unanimité la République Islamique de Mauritanie pour assumer la présidence tournante de l’organisation panafricaine en 2024. Nouakchott succèdera ainsi dans cette charge aux Comores, qui auront officié à la tête de l’UA durant l’année 2023.

C’est lors d’un sommet organisé ce vendredi entre pays d’Afrique du Nord membres de l’UA qu’a été entériné, de manière consensuelle, le choix de la Mauritanie pour représenter la région au sein de la plus haute magistrature symbolique du continent.

La passation de pouvoir interviendra officiellement les 17 et 18 février prochains, dates auxquelles se tiendra à Addis-Abeba la 37ème session ordinaire du sommet de l’Union Africaine, rassemblant l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement du continent.

Selon certaines sources médiatiques, la désignation in extremis de la Mauritanie serait intervenue faute de consensus autour des deux poids lourds régionaux que sont l’Algérie et le Maroc. La rivalité politique et diplomatique entre ces deux nations maghrébines aurait empêché l’une ou l’autre d’accepter de céder le pas protocolaire à sa consœur.

De surcroît, Nouakchott avait dans un premier temps décliné l ́éminente proposition, arguant de la tenue imminente d’élections présidentielles en juin prochain sur son sol. Un scrutin magistral qui mobilisera toutes les forces vives de la nation, peu propice selon ses dirigeants à assumer simultanément le prestigieux magistère continental.

Le compte à rebours lancé pour l’avènement du Ramadan

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Le ministère algérien des Affaires religieuses et des Habous, garant du sacro-saint calendrier hégirien, a récemment annoncé du premier jour du mois lunaire de Chaâbane. Ce dernier a ainsi été fixé au dimanche 11 février de cette année grégorienne 2024 par les autorités théologico-astronomiques du pays.

Cette officialisation du calendrier des festivités revêt toujours un caractère solennel pour la communauté des croyants. Elle permet en effet d’anticiper la survenance, à partir du 10 mars, de la fameuse « nuit du doute ». Moment capital s’il en est, où la visibilité effective du croissant sélène scelle le début du mois saint du jeûne coranique.

Or, les savants prévisionnistes de l’Institut National Astronomique Egyptien, référence en la matière, ont d’ores et déjà annoncé que le premier jour du Ramadan serait fixé cette année au lundi 11 mars. Une date augurale qui propulserait ipso facto la célébration de l’Aïd-el-Fitr au mardi 10 avril, lendemain de l’achèvement des 30 jours de piété contemplative et de privations salutaires prescrits par l’islam.

Le calendrier semble donc bel et bien verrouillé par les astres indifférents aux aléas géopolitiques. Les tickets sont comptés pour le grand départ de ce mois béni placé sous le signe espéré de la frugalité et du recueillement spirituel.

La Rédaction

Patrimoine culturel : Classement en vue pour le site d’Aras Tarmount

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La ministre de la Culture, Soraya Mouloudji, a indiqué jeudi avoir donné des directives pour accélérer le classement du site archéologique romain « Aras Tarmount » dans la wilaya de M’sila.

Interpellée par le député Sofiane Faid (RND) lors d’une séance de questions orales à l’Assemblée, Mme Mouloudji a précisé que ce site devra être inscrit au patrimoine culturel national durant le premier semestre 2024.

Cette mesure permettra d’approuver le plan de sauvegarde et de réhabilitation du site archéologique conformément à la législation en vigueur, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que les travaux de protection du site de la Kalâa des Beni Hammad, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, avancent à un rythme de 60%. Le projet d’extension du musée d’El Hodna a également été lancé avec une enveloppe de 20 millions de dinars.

Dans le cadre du développement du réseau de formation artistique, deux écoles régionales des beaux-arts et deux instituts de musique supplémentaires verront le jour prochainement à Bouira, Tiaret, Souk Ahras et Chlef.

À Skikda, 92 biens culturels sont désormais classés au patrimoine national. Douze autres seront prochainement ajoutés à cette liste. Des chantiers de restauration de monuments historiques sont aussi programmés dans la wilaya.

La Rédaction/APS

Algérie-Russie : Des consultations pour matérialiser le partenariat stratégique

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Une première séance de consultations politiques de haut niveau entre l’Algérie et la Russie s’est déroulée vendredi à Moscou.

Coprésidée par le Secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, Lounes Magramane, et son homologue russe Mikhaïl Bogdanov, cette rencontre avait pour objectif de concrétiser le partenariat stratégique approfondi scellé l’année dernière entre les deux pays.

Ces discussions interviennent dans le prolongement de la Déclaration d’intention signée en juin 2023 lors de la visite d’État à Moscou du président algérien Abdelmadjid Tebboune, rappelle le communiqué du ministère des Affaires étrangères. Outre le renforcement de la coopération bilatérale multisectorielle, les deux parties se sont également concertées sur nombre de questions régionales et internationales présentant un intérêt commun.

Il s’agit d’une étape importante dans le processus d’activation de l’accord stratégique liant l’Algérie et la Fédération de Russie, deux partenaires soucieux d’ancrer leur relation sur des bases solides et mutuellement profitables. Dans la lignée de la nouvelle doctrine de politique étrangère façonnée par le chef de l’État, Alger entend saisir les opportunités offertes par la scène internationale en reconfigurant ses alliances traditionnelles.

Rapprochement algéro-espagnol : visite du ministre Albares à Alger

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Près de deux ans après une crise diplomatique majeure, l’Espagne et l’Algérie poursuivent leur prudent rapprochement. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, est attendu lundi à Alger, pour la première visite d’un haut responsable ibérique depuis mars 2022.

Cette venue couronne plusieurs mois d’efforts discrets entre les deux pays pour normaliser leurs relations, mises à mal lorsque Madrid avait brusquement rompu sa neutralité historique sur le conflit du Sahara occidental. Une position jugée trop conciliante envers le Maroc par Alger, qui avait rappelé son ambassadeur et pris des sanctions économiques.

Depuis, Pedro Sanchez a rectifié le tir dans son discours de septembre 2022 à l’ONU, se réalignant sur les résolutions onusiennes. De quoi débloquer la situation : reprise timide des échanges commerciaux, levée des restrictions sur les vols aériens, feu vert pour les importations de viande espagnole…

La visite de M. Albares parachève ce lent dégel. Elle ouvre aussi la voie à une future venue du Premier ministre Sanchez à Alger, permettant peut-être aux deux partenaires stratégiques de tourner définitivement la page de cette brouille inédite. Sur le fond, des divergences demeurent. Mais dans une approche pragmatique, Madrid et Alger semblent prêts à les minimiser pour redynamiser une relation économique jadis florissante.

Kamel AIDOUNE

Assassinat de Chokri Belaïd : Ennahdha et Rached Ghannouchi pointés du doigt

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Onze ans après l’assassinat de l’opposant de gauche Chokri Belaïd, son avocate Iman Kazarra a réitéré ses accusations contre le parti islamiste Ennahdha et son chef Rached Ghannouchi, qu’elle tient pour responsables du meurtre.

Invitée jeudi de l’émission « Midi Show » sur Mosaïque FM, Me Kazarra a directement mis en cause « l’appareil secret d’Ennahdha et M. Ghannouchi dans la préméditation de ce crime politique retentissant. Selon elle, l’ancien ministre de l’Intérieur Ali Larayedh aurait ensuite participé à l’opération de protection des commanditaires.

Par ailleurs, l’avocate a rappelé que l’arme du crime n’avait jamais été retrouvée, soulignant l’existence probable d’une volonté politique de faire disparaître des preuves compromettantes.

Ces accusations graves viennent raviver des soupçons anciens sur l’implication directe ou indirecte d’Ennahdha dans l’exécution de ce farouche opposant de gauche, froidement abattu devant son domicile le 6 février 2013. Elles mettent sous pression Rached Ghannouchi, qui a toujours nié en bloc, alors que la justice poursuit son enquête.

Youcef Atal quitte la Ligue 1 par la petite porte

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C’est une page qui se tourne. Youcef Atal a définitivement fait ses adieux à l’OGC Nice et à la Ligue 1 française ce vendredi, en s’engageant avec le club turc d’Adana Demirspor. Une issue prévisible après la tempête médiatico-judiciaire qu’a traversée le latéral algérien ces derniers mois dans l’hexagone.

Rappelons que l’international algérien était dans la tourmente depuis octobre 2022, lorsqu’il avait partagé une vidéo controversée d’un prédicateur palestinien. S’en était suivie une volée de bois vert, des poursuites judiciaires et une lourde sanction de la LFP avec 7 matchs de suspension ferme.

Condamné début janvier à 8 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende par le tribunal de Nice, Atal était devenu persona non grata en France. Suspendu par son club, il n’avait plus d’avenir envisageable en Ligue 1.

En rejoignant le championnat turc, le Vert peut tourner la page et se relancer après ce long tunnel. Non sans avoir adressé auparavant un message de remerciement ému à ses supporters niçois sur Instagram, louant ceux qui l’ont soutenu « pendant les moments difficiles ».

Des moments difficiles, Atal n’a cessé d’en connaitre ces dernières années sur la Côte d’Azur, entre blessures à répétition et désormais cette affaire extra-sportive aux lourdes répercussions. À 27 ans, le voilà contraint de quitter la Ligue 1 par la petite porte, lui qui nourrissait peut-être des rêves plus grandioses.

Kamel AIDOUNE

Belkacem Khencha placé sous mandat de dépôt

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Belkacem Khencha

Le juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’hamed, Alger, a décidé, il y a quelques jours, de placer le militant, Belkacem Khencha, leader et porte-parole du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) de Laghouat, sous mandat de dépôt.

Il serait poursuivi sur la base des accusations relatives à l’article 87 bis du code pénal.

Il avait été déjà emprisonné en 2019 et il avait entamé en juillet de la même année une grève de la faim de plusieurs jours.

Avec Cnld

Tunisie : le Comité des droits de l’homme dénonce la dérive autocratique

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La démocratie tunisienne, fragilisée depuis des années, serait-elle en passe de rendre son dernier souffle sous les coups de boutoir d’un Kaïs Saïed de moins en moins enclin au compromis ? C’est en tout cas ce que redoute amèrement le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT).

Dans un récent rapport alarmant, cette organisation dénonce « la dérive autocratique d’un régime de plus en plus répressif ». Elle pointe du doigt « l’instrumentalisation de la justice à des fins d’élimination politique » et « le musellement méthodique de toute dissidence ».

Ainsi, de simples fresques contestataires valent désormais à leurs auteurs des peines de prison ferme absconses. Rached Ghannouchi, le chef du parti d’opposition Ennahdha, a été jeté derrière les barreaux pour « troubles à la sécurité de l’État » sur la base d’un dossier aussi léger qu’une plume. Quant à Abir Moussi, la dirigeante du Parti destourien libre, elle croupit en cellule depuis des mois dans l’attente d’un procès pour « complot contre le président » monté de toutes pièces.

Dans ce climat délétère où magistrats et avocats n’ont d’autre choix que de courber l’échine sous peine de révocation, le CRLDHT exhorte la Tunisie à « surmonter ses divergences » et « à faire revenir la démocratie ». L’ONG en appelle également à la communauté internationale, sommée de réagir urgemment pour conjurer le spectre d’une dictature qui risquerait à terme de replonger le pays dans le chaos.

SAMIR L.