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dimanche 12 avril 2026
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Karim Tabbou dénonce le « mensonge d’État » autour du Ramadan en Algérie

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Dans un virulent réquisitoire sur les réseaux sociaux, Karim Tabbou, figure de l’opposition algérienne, s’attaque au discours officiel sur le déroulement du Ramadan dans le pays. Selon lui, les déclarations du Président sur la « fourniture des matériels de base » et la « solidarité » entre Algériens relèvent du pur mensonge.

Tabbou souligne que « dans un pays normal, une telle affirmation doit être le résultat d’une étude socioéconomique, menée par des experts » et « étayée par des chiffres fiables ». Mais il affirme que « les chiffres fournis par les autorités sont faux, trompeurs et exagérés ».

L’opposant dénonce ainsi « un défi flagrant pour l’économie et la science politique », où « les chiffres présentés révèlent le chaos et le manque de coordination entre les institutions », ainsi que « l’absence du principe fondamental de toute économie : la statistique et la comptabilité réelle ».

Tabbou s’attaque également à l’instrumentalisation des activités culturelles et festives du Ramadan par le pouvoir. Il évoque « un mélange de combattants des partis au pouvoir, bénéficiaires et clients locaux » présentés comme « représentants de la société civile », alors qu’il s’agit en réalité d' »un intérêt au service de la police politique ».

Malgré ce contrôle étouffant, l’opposant souligne que « les humbles citoyens ont mené des opérations de citoyenneté à grande échelle » et « ont montré qu’ils se sont accrochés aux valeurs de coopération et de solidarité ». Un témoignage de la résistance de la société civile face aux dérives du pouvoir.

Kamel AIDOUNE

La Tunisie réaffirme sa position ferme contre l’immigration irrégulière

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Lors de la rencontre entre le président tunisien Kaïs Saïed et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, mercredi 17 avril 2024 au palais de Carthage, la Tunisie a réaffirmé sa position résolue concernant la question de l’immigration irrégulière.

Selon un communiqué de la présidence tunisienne, le chef de l’État a clairement indiqué que la Tunisie « rejette que notre pays soit une destination ou un point de passage pour les migrants irréguliers ».

Dans ce contexte, Kaïs Saïed a appelé à une approche collective, au niveau méditerranéen, pour lutter contre les réseaux de trafic d’êtres humains. Tout en rappelant les efforts déployés par la Tunisie pour prendre soin des migrants irréguliers, il a souligné que son pays ne peut accepter des situations illégales sur son territoire.

Le président tunisien a tenu à souligner que ces flux migratoires vers la Tunisie sont le résultat « d’un système économique mondial » dont son pays n’est pas responsable, mais plutôt une victime. Selon lui, ces mouvements migratoires indiquent « l’existence d’organisations qui chapeautent tout cela ».

Cette position ferme de la Tunisie s’inscrit dans sa volonté de préserver sa stabilité et sa sécurité, tout en restant attachée aux valeurs humanitaires. Le président Saïed a réaffirmé la fierté de la Tunisie quant à ses relations historiques avec l’Italie, souhaitant approfondir davantage la coopération bilatérale et multilatérale entre les deux pays.

Malgré les défis posés par l’immigration irrégulière, la Tunisie entend maintenir une approche équilibrée, combinant fermeté sur les questions de souveraineté et de sécurité, tout en restant ouverte à une collaboration régionale pour s’attaquer aux causes profondes de ce phénomène.

Kamel AIDOUNE

Soupçons de corruption autour d’une transaction Mobilis-DATA MENA : trois personnes écrouées

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Direction générale Mobilis

Une enquête a été ouverte par le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger concernant une transaction douteuse entre l’opérateur mobile Mobilis et le groupement d’entreprises algéro-chinois DATA MENA.

Selon le parquet, l’enquête préliminaire a révélé « des violations ayant entaché les procédures de conclusion et d’exécution de la transaction, à travers des conflits d’intérêts et l’octroi d’avantages indus ».

Dans ce sillage, des cadres et anciens responsables de Mobilis, ainsi que le gérant d’une entreprise privée, ont été placés en détention provisoire. Quatre autres personnes ont également été mises sous contrôle judiciaire.

Les principaux suspects, identifiés par leurs initiales B.S, J.M et B.W, ont été entendus par le juge d’instruction lors de leur première comparution le 14 avril dernier.

Une information judiciaire a été ouverte à l’encontre des prévenus et de leurs éventuels complices. Ils sont soupçonnés du délit « d’incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle ou supposée en vue d’obtenir d’indus avantages à autrui en participant à la dilapidation délibérée de deniers publics ».

SAMIR L.

Le Conseil de sécurité de l’ONU vote jeudi sur la demande d’adhésion de la Palestine

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L'ambassadeur palestinien aux Nations Unies, Riyad Mansour, s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à voter demain sur la demande palestinienne visant à obtenir le statut d’État membre à part entière de l’organisation. Cette initiative intervient alors que Washington a annoncé de nouvelles sanctions à l’encontre de l’Iran, à la suite de l’attaque du week-end dernier.

Invoquant l’offensive israélienne menée récemment à Gaza, les Palestiniens ont relancé début avril leur requête d’adhésion à l’ONU, initiée en 2011. Cependant, cette tentative a peu de chances d’aboutir, compte tenu de l’opposition des États-Unis qui disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité.

Selon plusieurs sources diplomatiques, le vote est prévu pour jeudi. Cette date coïncide avec une réunion prévue de longue date du Conseil sur la situation à Gaza, à laquelle sont attendus plusieurs ministres de pays arabes.

Le groupe arabe a d’ailleurs publié mardi soir une déclaration affirmant son « soutien sans faille » à la demande palestinienne. Ils ont appelé « tous les membres du Conseil de sécurité à voter en faveur du projet de résolution soumis par l’Algérie au nom du groupe arabe » et ont imploré ceux qui n’appuieraient pas cette « initiative essentielle » de ne pas y faire obstruction.

Le projet de résolution algérien, rendu public par la même source, « recommande » simplement à l’Assemblée générale d’admettre « l’État de Palestine comme membre des Nations unies ».

Cette nouvelle tentative palestinienne de devenir membre à part entière de l’ONU s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, avec l’annonce de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran. Les observateurs suivront avec attention le résultat du vote au Conseil de sécurité.

La Rédaction

Le journaliste Saâd Bouakba condamné à une amende

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La cour d’Alger a condamné ce mercredi en appel le journaliste et chroniqueur Saâd Bouakba à une amende de 20 000 dinars.

Lors de l’audience du 3 avril, le parquet avait requis l’aggravation de la peine à l’encontre du chroniqueur. En première instance, ce dernier avait écopé d’une année de prison dont six mois ferme, ainsi que d’une amende de 200 000 dinars pour une chronique jugée “injurieuse” envers les habitants de la wilaya de Djelfa.

Cette affaire trouve son origine dans la publication en février 2023 d’un article intitulé “Vaches politiques” sur le site en ligne El Madar. Suite à cette publication, M. Bouakba avait été interpellé et placé sous contrôle judiciaire pour “incitation à la haine” et “discrimination envers une zone géographique”, après les plaintes d’associations, députés et personnalités publics de la wilaya de Djelfa.

SAMIR L.

Béjaïa : le poète-écrivain Akli Mouhoubi condamné à 18 mois de prison

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Le tribunal de Béjaïa a rendu son verdict le 16 avril 2024, condamnant le poète-écrivain Akli Mouhoubi à 18 mois d’emprisonnement ferme.

Pour rappeler les faits, le juge d’instruction près du tribunal de Béjaïa avait décidé de placer Akli Mouhoubi sous contrôle judiciaire après 4 jours de garde à vue. Durant cette période, son père avait également été convoqué et sommé de fournir une copie du dernier ouvrage de son fils.

L’arrestation initiale d’Akli Mouhoubi, surnommé « Matoub d’Aokas », avait eu lieu le 25 janvier 2023. Il avait été interpellé par la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans le kiosque où il travaillait, dans la commune d’Aokas, wilaya de Béjaïa, avant d’être conduit au commissariat central de la ville où il est resté détenu.

SAMIR L.

Déclaration de Riposte Internationale sur l’expulsion du journaliste Farid Alilat

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Le journaliste Farid Alilat, travaillant pour le magazine panafricain Jeune Afrique, a été interpellé et refoulé après 11 heures d’interpellation et de rétention qu’il a subie à l’aéroport international d’Alger.

Cette mesure draconienne contraste avec les normes internationales et met en lumière une dérive autoritaire préoccupante. Le cas de Farid Alilat témoigne de la fragilité des libertés individuelles en Algérie et de la nécessité urgente de protéger les droits des journalistes.

Riposte internationale condamne avec la plus grande vigueur le précédent que vient de créer le pouvoir algérien à l’encontre de Farid Alilat, journaliste algérien. Le refoulement de ce dernier à son arrivée à l’aéroport d’Alger relève d’une énième dérive particulièrement gravissime.

Riposte internationale souligne évidemment le caractère arbitraire et répressif de cette mesure qui n’a qu’une visée, à savoir la pérennisation du climat de terreur dans lequel le pouvoir a plongé tout le pays.

Riposte internationale condamne l’acharnement dont sont victimes les journalistes et exprime ici et maintenant son entière solidarité. Après avoir sévèrement verrouillé le champ médiatique et «vassalisé» le fonctionnement des médias par le double chantage de la menace de fermeture administrative et de la distribution publicitaire, voilà que maintenant qu’il entame un nouveau cycle de répression au mépris de la Constitution pourtant claire en la matière : «Tout citoyen a le droit de choisir librement le lieu de sa résidence et de circuler librement sur le territoire national. Le droit d’entrée et de sortie du territoire national lui est garanti. Toute restriction à ces droits ne peut être ordonnée que pour une durée déterminée par une décision motivée de l’autorité judiciaire. »

Riposte internationale estime que cette expulsion d’un Algérien de son pays est une grave dérive. Elle est aussi un message clair à l’intention des Algériens résidant à l’étranger engagés dans une lutte pour un changement pacifique.

Riposte internationale apporte son soutien au journaliste Farid Alilat et à travers lui renouvelle son attachement à une presse libre et indépendante.

Riposte internationale exhorte la communauté internationale à sortir de son silence complice et rompre avec son Indignation à géométrie variable.

Litanie de poursuites pour le militant chaoui Massil Djahara

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Le militant chaoui Massil Djahara de Batna se retrouve confronté à une cascade de procédures judiciaires intentées à son encontre. Seul à affronter cette série de poursuites, il doit composer avec plusieurs condamnations, certaines pendantes au niveau de la Cour suprême tandis que d’autres ont été prononcées par contumace et font l’objet d’une opposition de sa part.

Les démêlés judiciaires de M. Djahara ont débuté le 30 août 2019 avec son arrestation pour port du drapeau amazigh. Il a alors été condamné pour « atteinte à l’unité et à la sécurité nationale » à deux mois d’emprisonnement, assortis d’une amende de 50 000 dinars et de la confiscation des objets saisis.

Dans une affaire ultérieure, il a écopé de six mois de prison ferme et d’une nouvelle amende de 50 000 dinars pour « publication et diffusion de fausses informations tendancieuses portant atteinte à la sécurité et à l’ordre public ».

M. Djahara fait également face à d’autres condamnations auxquelles il s’est opposé. Parmi celles-ci figure une peine liée à une publication relative au décès tragique en détention du militant Kamel Eddine Fekhar, dont il n’a pu retirer l’arrêt de jugement.

SAMIR L.

La Coordination des syndicats de l’Éducation nationale appelle à une grève les 28 et 29 avril

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La Coordination des syndicats de l’Éducation nationale, regroupant plusieurs organisations syndicales dont le CNAPESTE, SNAPEST, CELA et MADJEL, a appelé à une grève dans le secteur les 28 et 29 avril prochains.

Les revendications des contestataires portent principalement sur le statut particulier des enseignants, le régime indemnitaire ainsi que l’équité en matière de classement, de promotion et de réintégration. L’élaboration dudit statut particulier est au cœur des préoccupations.

Dans leur communiqué, les syndicats réclament un « dialogue sérieux » avec le ministère de l’Éducation nationale pour l’enrichissement du projet de loi lié au statut de l’enseignant. Ils dénoncent « la méthode adoptée » par le ministère et son « refus de remettre, comme convenu, une copie du projet aux syndicats ».

Les signataires exigent l’obtention d’une copie du document présenté en Conseil des ministres et l’implication des syndicats dans tout le processus de révision. Selon eux, « le futur texte ne doit pas remettre en cause les acquis matériels, moraux, économiques et sociaux de l’enseignant ».

Parmi leurs autres revendications figurent la révision du régime indemnitaire avec la participation de tous les partenaires sociaux. La Coordination des syndicats de l’Éducation nationale a également appelé le Chef de l’État à intervenir afin de répondre à ces revendications.

SAMIR L.

En détention depuis plus d’un, Cherif Mellal entame une grève de la faim

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Dans un geste désespéré visant à dénoncer son incarcération qu’il juge arbitraire, Cherif Mellal, l’ancien président de la JS Kabylie, a entamé une grève de la faim le 14 avril 2024 dans les geôles de la prison d’El-Harrach où il est détenu depuis le 19 janvier 2023.

Cette décision drastique intervient après le rejet répété de sa demande de remise en liberté provisoire par la chambre d’accusation, malgré les remous juridiques entourant son dossier.

Mellal est poursuivi pour des allégations de violation de la législation sur les mouvements de capitaux et de blanchiment d’argent. Cependant, son collectif de défense a réussi à mettre en évidence le caractère inconsistant de ces accusations, démontrant notamment la nullité d’un document clé introduit dans le dossier, un faux tiré d’Internet.

Malgré ces irrégularités flagrantes, la chambre d’accusation maintient sa position inflexible, invoquant la poursuite de l’instruction par l’envoi d’une commission rogatoire à l’étranger comme prétexte pour refuser sa libération. Cette décision soulève des interrogations quant à l’équité du processus judiciaire et alimente les soupçons d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Il convient de rappeler que Cherif Mellal a déjà été acquitté dans une affaire précédente où il était accusé d' »atteinte à l’unité nationale ». Néanmoins, il reste incarcéré dans le cadre d’une deuxième affaire, malgré avoir purgé une peine de 18 mois de prison ferme confirmée en appel en janvier 2024 dans le premier dossier.

Kamel AIDOUNE