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dimanche 12 avril 2026
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L’esprit du Hirak est toujours vivant (Contribution)

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Dans ce chapitre extrait de l’ouvrage “Dissidences populaires, regards croisés”, l’auteur analyse le soulèvement populaire pacifique de 2019 en Algérie, appelé le « Hirak ». Bsikri revient sur les origines, l’ampleur et les aspirations démocratiques de ce mouvement historique, mettant en avant la prise de conscience politique de la société algérienne malgré la répression exercée.

La chronologie humaine enseigne qu’il suffit à chaque nation un élément déclencheur. Un prétexte légitime sur lequel converge une population consciente.

Le peuple algérien, fier héritier d’une histoire doublement millénaire, a refusé l’humiliation d’un cinquième mandat. L’essai de reconduction d’un président-fantôme, émanant d’un pouvoir finissant et à l’agonie, n’était l’expression que du schéma de perpétuation d’un régime aux abois. Condamnable tentative qui réveilla en chaque Algérien l’absolu sursaut.

Le soulèvement populaire du 22 février 2019 entrera, sans conteste, dans les registres des évènements les plus importants et des plus novateurs de ce début du XXIe siècle.

Dans un pays indépendant depuis soixante ans, le Hirak aura également marqué les esprits et les âmes de la majorité d’une population jeune et ayant soif de libertés.

Le déferlement des citoyennes et des citoyens dans les rues, tel un seul homme, telle une seule femme, avec pour un seul mot d’ordre le changement pacifique du système, et de la plus belle des manières, sera à jamais gravé dans les annales de l’histoire contemporaine.

Jamais depuis l’acte de Libération de l’Algérie, le peuple ne s’était pas manifesté par millions pour réclamer haut et fort, par sa seule volonté, son désir de Justice et de Liberté.

L’insurrection pacifique fut pour les Algériens un cri politique pour s’extraire d’une monotonie politicienne exécrable. Une occasion pour mettre en exergue des revendications politico-sociales et pour rappeler des droits vitaux.

S’il est encore tôt, faute de recul nécessaire, d’établir le bilan du Hirak, quelques leçons peuvent tout de même en être tirées de cette expérience citoyenne, qui a fait renaître au sein du peuple algérien l’exercice directe de la politique et de la manifestation activiste.

Le Hirak a démontré que les Algériennes et les Algériens sont politisés sans être forcément encadrés par des structures ou encartés par des entités partisanes.

Loin des jugements partiaux et subjectifs, il est indéniablement prouvé que la société a mis fin aux analyses la qualifiant d’être sclérosée et inerte. Beaucoup pensaient que sa passivité lors des deux décennies bouteflikiennes avait engendré une sorte de nihilisme ou de négativisme, de fatalisme ou de résiliation, d’abandon ou de dénégation. En réalité, et au vu de l’énergie et de la vivacité déployées lors des marches, il est évident que le peuple algérien était avant le 22 février 2019 en observance politique pour mieux appréhender les enjeux. Il n’attendait que le moment opportun pour faire valoir ses droits en menant un soulèvement salvateur.

Dans ce même temps, le Hirak fut un signal fort et majestueux à l’adresse des pourfendeurs des cultures nationales et des adeptes de la haine de soi.

Il peut paraître abstrait pour les uns et incompréhensible pour d’autres de ne dénommer l’objet de controverse que de manière linéaire, ce qui ne respecte pas la tradition des études historiographiques. Comme il est souvent rappelé par les spécialistes des sciences humaines, l’Histoire n’est pas un simple arbre qui cherche la lumière du jour en voulant surpasser la canopée. L’Histoire est cet arbre avec sa multitude de branches et sa multiplicité de feuillages.

Chaque feuille est unique et porte sa propre empreinte. Cette expression métaphorique n’est pas en déphasage avec l’expérience hirakiste. Oui, le Hirak est UN tout en englobant une diversité en son sein, avec sa variété de profils socioprofessionnels et générationnels, des citadins et des ruraux, des berbérophones et des arabophones, des idéologies aux antipodes et des philosophies divergentes. Beaucoup ne parvenaient pas à comprendre cette communion sociétale, estimant qu’un peuple traversé par tant de différences ne pouvait s’unir pour un seul objectif.

En occupant les rues et les artères, véritables lieux de rencontres politiques, les citoyennes et les citoyens ont appris à se connaître. La contestation a permis d’accroître l’ambition d’émancipation pour mettre un terme à la douloureuse plaie qui gangrène le pays. Comme le stipule la philosophie urbanistique, le contact entre différentes catégories de la société autorise l’échange d’idées. Grâce au Hirak, la composante du système est devenue visible et palpable. Elle ne relevait plus du mystère. Le réel et véritable pourvoir s’est trouvé dénudé.

L’option électoraliste ne devait et ne devra être l’option facile à accepter pour imaginer un quelconque changement. La problématique politique du pays englobe plusieurs considérations. La séparation des pouvoirs, la décentralisation administrative, l’autonomie des universités, la liberté des partis et des syndicats, des associations et des collectifs, la liberté d’expression et de la presse, sont inscrites dans la Constitution mais nullement respectées.

Les citoyens ont pris conscience que la présidence est prise en otage. Un seul coupable et un seul responsable en fut désigné suite à cette maturation politique : le système militaro-sécuritaire qui détient les manivelles.

Le peule souligne qu’un État ne doit être gouverné par des outils dictatoriaux ou mafiocratiques. L’injustice et la corruption, la centralisation suffocante, la dégradation des services publics, le manque de perspectives et l’absence d’espoirs sont autant de maux qui ne peuvent rester sous silence pour une société connectée au monde depuis au moins une décennie.

La question des libertés est portée par des millions de citoyens éveillés. Pour eux, l’appropriation de l’activité politique donnera de la stabilité aux institutions et les libérera des griffes prédatrices qui enrichissent de sectaires groupuscules. Les slogans scandés lors des marches, accompagnés des portraits des acteurs du mouvement national et de la Guerre de Libération, traduit cette volonté de s’opposer à un régime pour sauver l’État. Cette distinction relève de la plus haute importance. Sur ses réseaux officiels, le pouvoir injectait l’anathème, pour faire croire que toute contestation est similaire à une position antinationale. Très peu ont été trompés par ce piège, ce qui dénote encore une fois de la forte politisation de la société, qui a su faire la part des choses malgré ces opérations de confusion. Les Algériens ont également démontré qu’ils sont clairvoyants quant à la mesure des défis géostratégiques et des équilibres régissant le monde. Leur credo d’unité illustre leur résistance.

La société algérienne restera imprégnée par son exploit et son épopéehirakistes. Elle a la lucidité pour provoquer le changement pacifiquement, au contraire du discours officiel qui joint tout désir de métamorphose à l’effusion de sang. Les manipulations de division sur fond linguistique et ethnique n’ont pas trouvé preneurs. Les cœurs n’acceptent pas la soumission et l’indignité. Ceci est le plus grand acquis duHirak. La dérive despotique est confrontée aux aspirations du peuple. Mais le système a mis en exécution une stratégie de répression et de tyrannie. Le pouvoir veut figer la société sur des positions contraignantes, d’où les multiples emprisonnements et harcèlements de l’appareil judiciaire qui prive de libertés des centaines de citoyens, qui croupissent dans de lugubres geôles.

Des noms de militants et d’acteurs politiques, connus pour leur probité et leur sincérité, leur engagement et leurs idées conciliantes, leur esprit de justice et d’objectivité pouvaient représenter le Hirak. Dans ce registre, il est fortement utile de mentionner que durant l’expérience citoyenne révolutionnaire, la majorité des citoyens étaient effectivement satisfaits de l’occupation de l’espace public car symbolisant la consécration de leur exercice politique. Cependant, beaucoup d’entre eux s’attendaient à plus de consistance. Cette question s’imposait durant les marches. Il faut admettre que pendant un certain temps, les propositions de prolongement politique des manifestations n’ont pas fait l’unanimité au vu des juxtapositions idéologiques, chose toute naturelle. Tout souhait de changement doit être limpide pour que l’ensemble de la société soit assurée et rassurée pour l’aboutissement de ses attentes. Les Algériens ne veulent confier leur avenir à l’inconnu et à l’approximatif.

Le Hirakressurgira pour rappeler au peuple les fondamentaux pour lesquels il a manifesté durant plusieurs mois. La classe politique et militante trouvera sur son sentier de lourdes responsabilités à porter pour ne pas reproduire les mêmes errements et doit, à l’avenir, être à la hauteur des aspirations citoyennes.

L’égocentrisme et l’égopartisanisme devront être rejetés et bannis définitivement.

Quelques noms étiquetés pro-hirak étaient visiblement les pantins d’un clan revanchard officiant dans le ventre de la police politique. Ce clan pensait qu’en manipulant ces quelques figures, il pourrait à son tour diriger le pays d’une main de fer. Cette secte et ses sbires ont échoué dans leur manœuvre, mais le Hirak en pâtissait. Maintenant qu’ils ont été démasqués par leurs propres frères d’arme, au prochain rendez-vous, leHiraken sera épargné car épuré et purifié. C’est évidemment l’avantage des décantations et des démystifications.

Quelques semaines avant le quatrième anniversaire du Hirak, le principal enseignement à retenir demeure le déterminisme historique du peuple algérien, qui s’est inscrit dans une nouvelle phase de l’ère de l’Algérie indépendante. Un peuple portant les valeurs démocratiques et les notions d’une gouvernance civile pour consacrer le parachèvement de l’indépendance.

L’esprit du Hirak n’est pas éteint, certes, mais les militants sont appelés à établir un projet, une vision et une voie qui seraient moins clivants et concrètement réalisables, afin d’entamer la négociation de mutation constitutionnelle avec les tenants du pouvoir. Toutes les expériences dans le monde l’indiquent. Il ne faut avoir de complexes pour aborder la chose politique sérieusement. Une négociation pacifique pour un futur serein et de paix.

Mehdi Bsikri

Militant politique et écrivain

Annonce d’une visite officielle du président Algérien en Tunisie

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Un communiqué de la présidence tunisienne a annoncé ce samedi que le président algérien Abdelmadjid Tebboune effectuera une visite officielle en Tunisie le lundi 24 avril.

Selon le communiqué, cette rencontre verra la participation du président tunisien Kaïs Saïed ainsi que du président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Younes El Menfi.

Les trois dirigeants prendront part à la première réunion consultative entre les pays du Maghreb, faisant suite à ce qui avait été convenu lors du récent sommet du gaz organisé en Algérie.

De son côté, la présidence algérienne a indiqué dans un communiqué que les présidents algérien, tunisien et libyen ont tenu une réunion tripartite au cours de laquelle ils ont examiné les résultats du 7ème Sommet des pays exportateurs de gaz qui s’est déroulé en Algérie.

Lors de cette rencontre, les chefs d’État ont également discuté de la situation dans la région du Maghreb. A l’issue des discussions, ils ont souligné « la nécessité d’intensifier et de coordonner les efforts pour faire face aux défis économiques et sécuritaires, dans l’intérêt des peuples des trois pays ».

Il a été décidé de tenir une réunion tripartite entre les pays du Maghreb tous les trois mois, la première devant avoir lieu en Tunisie au mois de juin prochain, après le ramadan, selon le communiqué algérien.

La Rédaction

Le RCD commémore les luttes identitaires et revendique la pleine consécration de Tamazight

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En cette journée du 20 avril 2024, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) rend hommage aux mouvements ayant jalonnés les revendications démocratiques et identitaires en Algérie.

Dans un communiqué publié ce samedi, le parti n’a pas manqué de saluer “les nombreux combats et luttes pacifiques pour les libertés démocratiques, la reconnaissance de l’identité et de l’histoire de l’Algérie et la justice sociale”.

Cette commémoration du “double anniversaire du printemps amazigh et du printemps noir” est en effet l’occasion pour le RCD d’exalter la mémoire des militants et militantes de la cause identitaire. Le parti se recueille devant “la mémoire de celles et ceux, nombreux, emportés par la folie et la haine d’un régime nourri à la mamelle de l’idéologie arabo-islamique”.

Si “la constitutionnalisation de Tamazight comme langue nationale et officielle” est saluée comme “le fruit de tous ces sacrifices”, le RCD déplore néanmoins que celle-ci “n’a pas donné lieu aux réformes nécessaires, en particulier dans le système éducatif et dans le monde de la communication”. Le parti dénonce même “l’ostracisme” qui continue de frapper “la dimension amazighe de l’Algérie” malgré son institutionnalisation.

“Dans les institutions et la sphère publique, la culture berbère ne bénéficie pas du soutien et de la promotion nécessaire de l’État comme c’est le cas pour la langue arabe”, argumente le RCD, citant l’exemple du ministre de l’Éducation qui “exclut tamazight des cycles primaires” dans ses récentes réformes.

Cette marginalisation se traduirait également dans le secteur des transports, le RCD épinglant “la compagnie nationale Air Algérie qui lance une campagne d’arabisation” contraignant les locuteurs amazighs à attendre “d’autres luttes et sacrifices pour être accueillis par un Ansuf yeswen et AZUL”.

Face à cette situation, le parti reste convaincu que “seule une société de liberté, de justice et de souveraineté du peuple peut mettre fin à l’oppression et au sous-développement”. Il réitère son engagement à lutter “pour la dignité et le recouvrement de la souveraineté du peuple”.

Kamel AIDOUNE

Le Parti des travailleurs participera à l’élection présidentielle 2024

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Lors d’une réunion de son Comité central, le Parti des travailleurs (PT) a décidé à l’unanimité de participer à l’élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre 2023.

Cette décision a été prise malgré les critiques du parti envers la loi organique régissant les élections, considérée comme entravant la libre candidature et perpétuant des pratiques de l’ère du parti unique.

La secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, a souligné que le parti présentera son propre candidat. Elle a évoqué le contexte particulier dans lequel se déroulera cette élection, citant les menaces sécuritaires dans la région du Sahel et les tensions géopolitiques impliquant « l’entité sioniste et son relais émirati ». Selon Mme Hanoune, ces enjeux nécessitent une mobilisation populaire.

Elle a également mentionné les attentes des Algériens concernant les conditions de vie et la nécessité de rétablir des conditions optimales pour l’exercice politique. Le PT estime ne pas pouvoir rester spectateur face à ces défis internes et externes.

Le Comité central a appelé à garantir les conditions permettant aux Algériens de s’exprimer librement lors des élections, considérant que cela ne ferait que renforcer la nation.

SAMIR L.

Paris rend hommage à l’icône kabyle Idir

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La capitale française a célébré ce samedi la mémoire du regretté Idir, figure emblématique de la culture et de la chanson kabyles. Un square arborant le nom de l’artiste a été inauguré dans le 20e arrondissement de Paris, précisément au 69 rue de Ménilmontant.

La cérémonie, qui a débuté à 10h30, a permis de perpétuer le souvenir du chantre décédé en 2020 à l’âge de 70 ans. Des centaines de personnes étaient présentes pour rendre un vibrant hommage à celui qui a fait rayonner la langue et les traditions amazighes bien au-delà des frontières algériennes.

Le Square Idir, désormais inscrit dans le paysage de Ménilmontant, permettra d’entretenir la mémoire d’un artiste qui a tant œuvré pour la reconnaissance de son patrimoine. L’accès s’est fait aisément via la ligne 2 du métro, avec la station Ménilmontant située à quelques pas du nouveau square.

C’est un lieu supplémentaire dans la Ville Lumière pour célébrer l’héritage musical et humain d’Idir. Les Parisiens et amoureux de la culture kabyle ont répondu présents pour assister à cette inauguration très symbolique.

La Rédaction

Kaylia Nemour, l’insatiable razzia de la prodige algérienne à Doha

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Kaylia Nemour, l’étoile montante de la gymnastique algérienne, a brillé de mille feux lors de la Coupe du Monde de Doha. Véritable exploit dans l’arène qatarie, la prodige a parachevé une démonstration époustouflante en décrochant l’âpre médaille d’or aux barres asymétriques, discipline reine de la gymnastique artistique féminine.

Cette consécration majeure sur le sol qatari vient récompenser les efforts inlassables de la jeune virtuose aux agrès. Outre ce sacre retentissant, Kaylia Nemour a également réussi l’exploit de se qualifier pour les finales de la poutre et du sol, cumulant au passage la meilleure notation globale lors des qualifications.

Cette razzia sur les épreuves individuelles témoigne avec éclat du statut émergent de l’athlète algérienne. Désormais considérée comme l’une des références mondiales incontournables aux barres asymétriques, Kaylia Nemour a aussi démontré une polyvalence hors du commun en se hissant au plus haut niveau sur d’autres agrès.

Forte de cette démonstration de haute volée à Doha, la gymnaste prodige semble promise à un avenir radieux. Les observateurs avisés n’hésitent d’ores et déjà plus à la pressentir sur les plus hautes marches du podium lors des prochaines échéances majeures, dont les Jeux Olympiques de Paris en 2024.

SAMIR L.

Louiza Hanoune dénonce les propos d’Ibtissam Hamlaoui visant l’Association El Baraka à Gaza

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Une dissension marquée s’est cristallisée entre la Secrétaire Générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, et la Présidente du Croissant-Rouge Algérien, Ibtissam Hamlaoui, concernant l’Association El Baraka, investie dans l’aide humanitaire à Gaza en Palestine.

Lors de l’ouverture des travaux du Comité Central de sa formation politique, Louisa Hanoune a exprimé son désaveu face aux propos tenus par Ibtissam Hamlaoui à l’égard de ladite Association. Elle a remis en cause le mutisme des autorités compétentes face à ce qu’elle qualifie de « dangereuse dérive » émanant d’un responsable d’un organisme officiel.

Mme Hanoune a dénoncé la criminalisation présumée du travail de l’Association El Baraka, accréditée, par Mme Hamlaoui. Cette dernière aurait accusé l’organisation, pour des raisons nébuleuses, d’être liée à des « courtiers de guerre et des mercenaires », offrant ainsi un prétexte à l’ambassade américaine pour enquêter sur ses activités, dans une optique potentielle d’entraver son action au service du peuple palestinien de Gaza.

En réaction, lors d’une conférence de presse animée mardi dernier, Ibtissam Hamlaoui, récemment désignée à la tête du Croissant-Rouge Algérien en 2022, a réitéré son assomption des propos tenus, refusant de collaborer avec des « mercenaires marchands de la guerre ». Cependant, elle a rejeté l’interprétation qui en a été faite, visant directement l’Association El Baraka.

Cette altercation met en lumière les tensions sous-jacentes autour de l’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza, théâtre d’un conflit prolongé entre Palestiniens et Israéliens. Les autorités compétentes sont appelées à clarifier la situation afin d’apaiser cette polémique naissante.

SAMIR L.

Rencontre à Alger entre le ministre des Affaires étrangères et le Président du Comité militaire de l’OTAN

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Le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la communauté nationale à l’étranger, M. Lounès Magramane, a reçu mercredi à Alger le Président du Comité militaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), l’Amiral Rob Bauer, en visite en Algérie du 17 au 19 avril 2024.

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un périple qu’effectue le représentant ottonien dans des pays partenaires du Dialogue Méditerranéen de l’OTAN.

Les discussions ont permis de passer en revue les relations de partenariat entre l’Algérie et l’OTAN, ainsi que les moyens de les renforcer davantage afin de répondre aux aspirations des deux parties. À cet effet, les deux parties ont convenu d’arrêter prochainement un nouveau « Programme de partenariat individualisé » pour guider leur coopération bilatérale.

Par ailleurs, M. Magramane et l’Amiral Bauer ont procédé à un échange de vues sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun, notamment les défis auxquels est confrontée la région méditerranéenne ainsi que les développements de la situation dans la région sahélo-saharienne et sur la question palestinienne.

À ce sujet, le Secrétaire général a rappelé les efforts déployés par l’Algérie pour le développement et la stabilisation du Sahel, ainsi que son rôle au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU visant à faire face aux actions génocidaires à Gaza.

La rédaction

Béjaïa: Mira Moknache, Djamel Ikni et leurs coprévenus relaxés en appel

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Dans une décision rendue le 17 avril 2024, la Cour de Béjaïa a annulé le jugement de condamnation prononcé en première instance contre les militants Nordine Hachmaoui, l’enseignante Mira Moknache et Djamel Ikni et leurs coprévenus.

Ainsi, la Cour a ordonné leur relaxe, infirmant le verdict initial qui les avait reconnus coupables “d’atteinte à l’intégrité du territoire national”, en vertu de l’article 79 du code pénal.

Pour rappel, le tribunal de Béjaïa avait initialement programmé le procès de l’universitaire Mira Moknache et de Djamel Ikni, Nordine Hachmaoui, Yuva Meridja, Faouzi Ben Yekhlef, Mustapha Akkouche, Hakim Ihdadene et de Cherif Boulkaria afin de permettre la présence de l’ensemble des personnes poursuivies dans cette affaire.

Lors du précédent procès, tenu le 23 juin dernier, le procureur avait requis une peine d’un an de prison ferme et 20 000 dinars d’amende à l’encontre des prévenus, qui étaient poursuivis pour “attroupement non-armé” et “atteinte à l’unité et à la sécurité nationales”.

SAMIR L.

Mustapha Bendjama, enfin libre après plus d’un an derrière les barreaux

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Mustapha Bendjama

Après 14 mois passés derrière les barreaux, le journaliste Mustapha Bendjama a enfin été libéré ce 18 avril 2024 de la prison Boussouf à Constantine. Une libération qui fait suite à deux condamnations distinctes, l’une de 8 mois et l’autre de 6 mois, jugées comme une “aberration juridique arbitraire” par ses avocats.

Arrêté le 19 février 2023, Mustapha Bendjama a été impliqué dans l’affaire dite “Amira Bouraoui”, du nom de la militante franco-algérienne qui s’est enfuie à l’étranger. Bien que les faits aient finalement été requalifiés en délits et non plus en crimes, le journaliste a tout de même été condamné à 6 mois de prison ferme, notamment pour “association de malfaiteurs dans le but d’exécuter le crime d’immigration clandestine dans le cadre d’une organisation criminelle”.

Une peine jugée disproportionnée par ses avocats, qui ont multiplié les recours pour obtenir sa libération. Après de nombreuses procédures judiciaires et un rejet de leur dernière demande de remise en liberté la semaine dernière, les efforts des défenseurs de Mustapha Bendjama ont finalement payé.

Outre cette affaire, le journaliste faisait également l’objet d’une autre condamnation de 8 mois de prison dans un second dossier. Au total, il aura donc passé 14 mois derrière les barreaux, une durée dénoncée comme une “aberration juridique arbitraire” par la défense.

Aujourd’hui libre, Mustapha Bendjama peut enfin retrouver sa famille et ses activités de journaliste, après plus d’un an de détention jugée injuste par ses soutiens et les militants des droits de l’homme.

Cet emprisonnement aura marqué une nouvelle étape dans les difficultés rencontrées par les journalistes en Algérie, dans un contexte où la liberté de la presse reste encore fragile.

Kamel AIDOUNE