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vendredi 10 avril 2026
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Hirak : Procès des détenus d’Aris et Tebessa après 31 mois de détention provisoire

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Après une longue attente de 31 mois en détention provisoire à la prison Boussouf de Constantine, le procès très attendu des détenus d’Aris et de Tebessa est enfin programmé pour le 28 mai 2024, devant le tribunal de Constantine.

Parmi les prévenus figurent Fateh Farez de l’Aouinet (Tebessa), Abdelhafid Laghbech de Ngaous (Batna), les frères Brahim Hidouche et Mohamed El Achref d’Aris (Batna), Khaled Bakhouche, titulaire d’un master en Tamazight et également originaire d’Aris, ainsi qu’Oussama Dendani de Tkout (Batna).

La mère d’Oussama Dendani est aussi poursuivie dans cette affaire pour avoir confectionné des drapeaux Chaouis et Amazighs. Depuis 31 mois, elle est contrainte de parcourir des dizaines de kilomètres chaque semaine pour se soumettre à ses obligations de contrôle judiciaire, malgré ses moyens limités.

Initialement poursuivis le 25 septembre 2021 pour des accusations criminelles, les charges ont été requalifiées en correctionnelles le 9 août 2022 par la chambre d’accusation près de la cour de Constantine.

Dans un acte de protestation contre leur longue détention provisoire, les détenus ont entamé une grève de la faim à la prison Boussouf de Constantine, maintenant à son troisième jour. Leurs proches menacent également de se joindre à cette grève pour dénoncer l’injustice et l’arbitraire de cette situation prolongée.

La situation de la mère d’Oussama Dendani illustre parfaitement les difficultés auxquelles sont confrontées les familles. Sous contrôle judiciaire depuis le 7 octobre 2021, elle doit parcourir 50 kilomètres chaque semaine pour signer le registre au tribunal d’Arris, à Batna, malgré ses faibles moyens et sa fatigue.

SAMIR L.

ONU: Séance ouverte au Conseil de sécurité sur la situation à Rafah

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies tiendra lundi une séance ouverte pour examiner la grave situation humanitaire à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, suite à l’offensive militaire menée par les forces d’occupation israéliennes. Cette réunion d’urgence fait suite à une demande conjointe de l’Algérie et de la Slovénie.

Selon l’ONU, quelque 800.000 Palestiniens ont déjà été forcés de fuir Rafah depuis l’ordre d’évacuation israélien du 6 mai dernier, un jour avant le lancement de l’invasion terrestre. Une « catastrophe majeure » redoutée par les Nations Unies si l’offensive se poursuivait dans cette zone densément peuplée de 1,5 million d’habitants.

« La zone intérieure de Rafah est désormais devenue une ville fantôme. Il est difficile de croire que plus d’un million de personnes résidaient ici il y a à peine une semaine », a déploré Louise Waterridge, porte-parole de l’UNRWA, l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens.

Cette séance à New York intervient au lendemain du 33e Sommet de la Ligue arabe à Manama, qui a vivement condamné « l’extension de l’agression » israélienne vers Rafah, malgré les avertissements internationaux sur le drame humanitaire en cours. 

Face à l’urgence de la situation, le Conseil de sécurité est désormais appelé à se prononcer sur les moyens d’arrêter cette nouvelle escalade militaire et d’obtenir un cessez-le-feu durable, conformément au droit international. Un test majeur pour l’instance exécutive de l’ONU.

Cette réunion à haut risque permettra aussi de mettre en lumière les responsabilités d’Israël dans la crise humanitaire qui se déroule à Rafah et d’exiger la protection des populations civiles palestiniennes.

La Rédaction

Le FFS tergiverse encore sur sa participation à la présidentielle

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Le Front des Forces Socialistes (FFS), semble encore hésiter sur la question de sa participation ou non à la prochaine élection présidentielle prévue le 7 septembre 2024. Malgré les assurances de son premier secrétaire Youcef Aouchiche il y a quelques semaines, promettant d’en faire un « grand moment de débat », le parti n’a toujours pas tranché définitivement.

Lors d’un meeting populaire samedi dernier à Tizi-Ouzou, devant un large public, le FFS s’est contenté de réitérer ses positions de principe, mettant en garde contre la politique du pouvoir en place et appelant à la levée des « entraves » à l’exercice politique. Mais aucune décision ferme n’a été annoncée concernant le prochain scrutin présidentiel.

Dans son discours, Youcef Aouchiche a réaffirmé la « distinction fondamentale » opérée par son parti entre « l’Etat » et le « pouvoir ». Une nuance qui, selon lui, guidera la position finale du FFS, conforme aux « intérêts de la Nation » et aux principes fondateurs du parti.

Cette prudence semble répondre aux soupçons de rapprochement avec le pouvoir, après la rencontre d’une délégation du FFS avec le président Tebboune. Le parti se défend en évoquant la conjoncture internationale tendue, appelant à un « pacte pour le redressement national ».

Youcef Aouchiche a également dénoncé la « fermeture » de la scène politique qui, selon lui, favorise l’émergence d’extrémismes. Il appelle à lever les « entraves » pour permettre aux Algériens de « s’exprimer et s’organiser librement ».

Cependant, malgré ces prises de position, le FFS ne s’est toujours pas prononcé clairement sur sa participation à l’élection présidentielle de septembre prochain. Une décision qui, selon les dires d’Aouchiche, devrait intervenir avant fin mai lors d’une prochaine session du conseil national du parti.

En attendant, le principal parti d’opposition semble donc encore tergiverse sur cette épineuse question électorale, naviguant entre critiques du pouvoir et appels à l’ouverture du champ politique.

Hirak : un militant condamné à 5 ans de prison ferme par contumace

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Le tribunal criminel d’Oran a condamné par contumace le militant et activiste Wail Emtir à 5 ans de prison ferme. Ce dernier est accusé « d’appartenance à une organisation terroriste activant à l’intérieur et à l’extérieur du pays ».

Selon les informations rapportées par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), Wail Emtir a quitté l’Algérie en 2023 et se trouverait actuellement à l’étranger.

Cette nouvelle condamnation par contumace fait suite à une série de poursuites judiciaires engagées à son encontre ces dernières années.

Le 20 janvier 2021, Wail Emtir avait été condamné par contumace à 2 mois de prison ferme assortis d’une amende de 20 000 dinars par le tribunal de Tlilat à Oran, suite à une plainte pour diffamation déposée par le président de l’Assemblée populaire communale (P/APC).

Le 14 avril 2021, il avait fait opposition à ce jugement. Son procès en appel, initialement prévu le 5 mai 2021, avait été renvoyé au 19 mai. Le parquet avait requis à cette occasion 1 an de prison ferme et 20 000 dinars d’amende. 

Le 9 juin 2021, il avait été condamné à une amende de 50 000 dinars. Cette décision avait été frappée d’appel et le nouveau procès fixé au 29 septembre 2021 avant d’être reporté au 27 octobre 2021.

Les derniers développements indiquent donc une nouvelle condamnation nettement plus lourde, cette fois à 5 années d’emprisonnement ferme, prononcée par le tribunal criminel d’Oran alors que Wail Emtir se trouve désormais hors du territoire national.

SAMIR L.

Hirak : Travailler pour faire émerger une plateforme commune (Contribution)

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Ce texte est une analyse rétrospective du « Hirak », le soulèvement populaire pacifique et prodémocratie qui a débuté en Algérie en février 2019, rédigée par Saïd Salhi, défenseur des droits humains. L’auteur revient sur les origines, l’essor, les défis et les perspectives de ce mouvement citoyen à l’approche de son 4ème anniversaire en 2023.

Le Hirak pacifique et pro-démocratie, de février 2019 est un miracle mais surtout une chance historique pour le changement en Algérie. Le déferlement populaire n’a pas seulement surprise le pouvoir en place, mais aussi la classe politique et civile.

Au moment où l’on pensait que tout était perdu, qu’on allait subir l’affront et l’humiliation de plus du 5e mandat, le peuple comme un seul homme est sorti dans la rue pour dire son mot. Un véritable sursaut citoyen qui a puisé toute sa force dans son passé et expériences antérieures.

Le mur de la peur est brisé. Enfin, le peuple s’est libéré de ses traumatismes. Désormais, il se projette dans l’avenir. Le message était sans ambiguïté : rupture avec l’ancien système, changement démocratique et pacifique et enfin expression unitaire, c’est toute une feuille de route pour le changement.

Le Hirak était aussi l’expression d’un échec de toute une expérience démocratique, notamment de représentation politique et de médiation sociale. Il s’est exprimé en dehors des cadres classiques des partis politiques et de la société civile. Il interpelle tout le monde, dès le début, une fois l’objectif fixé, le changement radicale du système, l’interlocuteur désigné : le pouvoir réel en l’occurrence l’armée, la dynamique populaire et citoyenne est mise en route.

Nous avons été parmi les premières entités à prendre position en faveur du Hirak, à s’impliquer et à s’organiser en tant que coalition de la société civile, la Laddh était en première ligne dès les premiers jours. Notre mandat était d’aider à organiser le mouvement populaire et à ouvrir un cadre de dialogue, de convergences dans la société, à traduire les revendications de rue en projet politique pour imposer le changement.

Nous avons travaillé sans relâche et de manière constante sur cette feuille de route tout au long des trois années du Hirak, organiser, coordonner et faire émerger une plateforme commune pour aller vers le changement pacifique, apaisé et progressif via une transition démocratique et concertée.

Nous avons lancé l’idée de la conférence nationale du consensus pour le changement qui devait réunir tous les acteurs en phase avec les objectifs du Hirak, des partis politiques de l’opposition, des organisations de la société civile autonome, des activistes et personnalités nationales, un long et non moins facile processus de concertations politiques sans exclusif a été lancé dès le mois de mars 2019.

L’idée est de faire émerger un consensus autour des préalables démocratiques et une feuille de route à même de négocier avec le pouvoir , y compris l’armée pour le changement via une transition et un processus constituant. Malheureusement les deux idées bien qu’elles ont eu une large adhésion dans la société ont été vite diabolisées par le pouvoir, ses relais politiques et médiatiques et certaines forces même dans le Hirak, comme d’ailleurs l’idée de l’organisation qui a vu une forte résistance dans le Hirak.

Pour certains, il fallait se suffire du fait que Bouteflika soit démis et il fallait revenir vite au processus électoral, donc aux élections présidentielles. C’était d’ailleurs la feuille de route de l’armée incarnée par l’état-major, déclinée clairement dans un de ses éditos sur le journal El Djeich : rétablir vite la façade civile et faire barrage à l’idée de la transition et du processus constituant qui remet la parole au peuple pour décider des contours de la nouvelle république avant toute élection.

Au-delà de la répression qui s’est abattue sur le Hirak, le pouvoir a joué sur plusieurs registres à la fois, pour la singularisation du Hirak, il est clair que la Kabylie au pointe du Hirak dès le début était devenue un obstacle devant le pouvoir qui voulait en finir, surtout avec le retour du Hirak en février 2021 après une année de trêve sanitaire alors que le pouvoir pensait que le Hirak était mort.

Le pouvoir n’est pas allé chercher loin, deux mouvements antinomiques pour neutraliser le Hirak jouant sur la divisions et les peurs et traumatismes du peuple algérien, un qui rappelle le fameux « danger kabyle » et l’autre qui rappelle « la décennie noire ».

Le MAK et Rachad sont les deux mouvements choisis pour s’attaquer au Hirak et éteindre toute vie politique, l’amendement du code pénal et la trouvaille de l’article 87 bis relatif au terrorisme a été pour beaucoup pour affaiblir le Hirak, c’est ainsi que le Hirak reçoit son deuxième coup après celui de la pandémie Covid-19 qui l’a affaibli en partie. La malchance ne s’est pas arrêtée là.

Le pouvoir a profité du contexte international suite à l’invasion de l’Ukraine et la crise énergétique internationale pour reprendre du poils de bête et redoubler la répression pour en finir avec le Hirak , alors que la société est prise au piège, car après avoir choisi le cadre pacifique pour éviter toute confrontation avec le pouvoir, plus précisément le pouvoir réel « l’armée » , ce dernier par sa violente répression n’a laissé aucune autre option. C’est ainsi que le peuple s’est résigné à la résistance pacifique en subissant la facture des arrestations arbitraires et toutes sortes d’arbitraires.

C’est cette triste réalité qui a marqué toute l’année 2022, la répression et le dossier des détenus d’opinion, le Hirak est interdit d’expression surtout de rue depuis mars 2021. Toutes les initiatives politiques, y compris celles en lien avec la solidarité et contre la répression, ont été étouffées, une année chaotique pour le Hirak et les droits humains en Algérie.

Que faire à l’occasion du 4e anniversaire ? Pouvons- nous au moins marquer une célébration de cette date historique ? En 2021 nous étions les seuls à la célébrer au CDDH de Bejaia non sans contraintes et pressions des autorités bien que cette date soit décrétée journée nationale.

Que sera l’année 2023? Le peuple reprendrait-il l’initiative : renouer avec le travail de l’organisation et de l’action politique, bien que le pouvoir semble décidé à ne rien lâcher du moins pas avant les élections de 2024, où certainement, il aurait déjà assuré la succession ou la continuité du système, d’autant que ce dernier n’a pas changé.

Je pense pour ma part que le défi de l’organisation reste toujours d’actualité, une priorité, organiser la solidarité et la résistance citoyenne pacifique face à la répression, renforcer les jonctions avec les forces actives dans la société, notamment avec la diaspora qui dispose de beaucoup de potentialités pour redynamiser le mouvement.

Notre histoire nous a enseigné que dans les moments de crises, toutes les luttes et les résistances ont été menées de l’extérieur. Il faut dépasser ce complexe que le pouvoir a sciemment cultivé dans la société, les liens entre l’intérieur et l’extérieur doivent être renforcés, dans ce sens.

La question des droits humains portée par le mouvement de la société peut encore continuer à rassembler et fédérer les énergies, nous devons nous adapter avec la nouvelle situation, il faut surtout donner un cadre à toutes les nouvelles énergies qui ont émergé dans le Hirak dans toutes les wilayas.

Maintenant que les décantations sont faites, il faut rassembler ce qui reste des forces saines qui ont survécu. Ce sont ces mêmes forces qui peuvent demain porter le projet du changement dans un cadre unitaire et démocratique.

Je pense qu’il faut tirer les conclusions et les leçons dans l’expérience du Hirak. Je ne dirais pas que le mouvement est mort car la société bouge toujours et la lame de fond pour le changement est toujours vivace au sein surtout de la jeunesse.

Saïd Salhi, Défenseur des droits humains Vice-président de la Laddh, Belgique.

Maroc : Le prisonnier sahraoui Abdallah El Ouali Lakhfaouni en grève de la faim pour dénoncer les abus

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Abdallah El Ouali Lakhfaouni, prisonnier politique sahraoui et membre du groupe Gdeim Izik, a entamé jeudi une grève de la faim de 48 heures pour protester contre les abus dont il est victime de la part des autorités marocaines. Détenu arbitrairement depuis plus d’une décennie, il dénonce notamment la privation des soins médicaux nécessaires.

Selon sa famille citée par la Ligue pour la protection des prisonniers politiques sahraouis, El Ouali Lakhfaouni avait exigé des explications après l’annulation de son transfert à l’hôpital pour des examens sur son genou, initialement prévus d’après son dossier médical du 25 février 2023.

Malgré cette prescription, les autorités pénitentiaires marocaines n’ont depuis pris aucune mesure pour qu’il puisse bénéficier des traitements médicaux requis. Lors d’une consultation en prison, le médecin a même indiqué ne pas avoir « l’autorité pour approuver » son transfert.

Une négligence médicale intentionnelle dénoncée par la famille du détenu, qui souligne les abus et mauvais traitements subis par ce prisonnier politique emprisonné dans le cadre du dossier Gdeim Izik.

Cette situation fait écho aux appels répétés des Nations Unies. En novembre dernier, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire exhortait déjà le Maroc à libérer immédiatement les prisonniers sahraouis de Gdeim Izik et à les indemniser, conformément au droit international.

La grève de la faim d’El Ouali Lakhfaouni vise à attirer l’attention sur le sort de ces détenus politiques et les violations de leurs droits fondamentaux. Un geste désespéré illustrant leurs conditions de détention déplorables et le déni apparent de justice dont ils sont victimes.

SAMIR L.

Louisa Hanoune officiellement candidate à la présidentielle du 7 septembre

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La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a officialisé samedi 18 mai sa candidature à l’élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre prochain en Algérie. Une annonce qui marque la 4ème fois que la dirigeante politique се lance dans la course à la magistrature suprême.

Lors de cette annonce, Mme Hanoune a affirmé que son parti proposera des « solutions politiques concrètes » durant la campagne à venir. « Au PT, nous avons jugé indispensable de participer à cette présidentielle qui est un rendez-vous unique. Nous présenterons nos propositions concrètes », a-t-elle déclaré.

Soulignant les « enjeux et défis à relever », la candidate a estimé qu’il s’agissait d’une « grande responsabilité » mais aussi d’une élection « différente » au vu du contexte géopolitique mondial. Une « conjoncture » qui, selon ses récentes déclarations, dicterait la participation du PT.

Mme Hanoune a réitéré qu’il ne s’agissait pas d’un scrutin « tactique ou idéologique » mais bien « stratégique », promettant une campagne « offensive » et non « défensive ».  Elle a également réaffirmé que son parti continuerait à réclamer « la libération des détenus politiques » et « l’ouverture du champ médiatique » afin de permettre à la population de « s’exprimer librement ».

Pourfendeuse des politiques économiques libérales, Louisa Hanoune fut la première femme du monde arabe à se présenter à une présidentielle en 2004, terminant 2ème derrière Bouteflika. Emprisonnée en 2019 dans la foulée du Hirak avant d’être acquittée, elle défend depuis longtemps la cause des travailleurs et des femmes.

Si sa candidature ne constitue pas une surprise, l’ancien bras droit de feu Ait Ahmed tentera de incarner un vote protestataire à gauche alors que le pouvoir appelle à un scrutin apaisé pour tourner la page.

Kamel AIDOUNE

Affaire du Lobbying: La Cour d’Appel confirme la condamnation de Ghannouchi et son gendre

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La chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi le jugement rendu en première instance contre le leader d’Ennahdha Rached Ghannouchi et son gendre Rafik Abdessalem dans l’affaire dite de « lobbying ». Cette décision marque une étape clé dans ce dossier controversé lié au financement politique du parti islamiste.

En février dernier, Ghannouchi et Abdessalem avaient écopé de 3 ans de prison ferme, reconnus coupables d’avoir reçu des dons financiers d’une partie étrangère pendant la campagne législative de 2019. Une lourde amende de 1,17 million de dinars avait également été infligée à Ennahdha.

Le ministère public avait fait appel de ce premier jugement. Mais la Cour d’appel a aujourd’hui confirmé les peines prononcées, un revers cinglant pour les deux hommes et leur formation politique.

Cette affaire remonte à 2021 lorsque des investigations ont été ouvertes suite à une plainte de l’homme politique Mohamed Abbou. Ce dernier accusait Ennahdha d’avoir illégalement contracté avec une société américaine de lobbying en vue d’influencer l’opinion durant les législatives.

Un rapport de la Cour des comptes avait ensuite étrillé les comptes du parti, dénonçant des dépenses conséquentes et non réglementaires pendant cette campagne électorale cruciale.

Si Rached Ghannouchi purge déjà une peine de détention, son gendre Rafik Abdessalem reste pour l’heure en fuite. Mais la confirmation en appel des sanctions pèse lourdement sur Ennahdha, éclaboussé par ces soupçons de financement politique illégal.

Au-delà des individus condamnés, c’est la crédibilité du principal parti d’opposition qui est une nouvelle fois entachée. Une épine de plus dans le pied d’Ennahdha, déjà fragilisé sur l’échiquier politique tunisien.

Haythem M.

Procès en appel le 10 juin pour Bouaziz Ait Chebbi, Nadir Chelbabi et Hamza Djerroud

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Le procès en appel de Bouaziz Ait Chebbi, Nadir Chelbabi et Hamza Djerroud est programmé pour le 10 juin 2024 devant le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger.

Les trois hommes avaient été acquittés le 12 juillet 2023 lors de leur procès en première instance devant le tribunal criminel de Dar El Beida à Alger.

Bouaziz Ait Chebbi était détenu provisoirement depuis le 27 juin 2021. Après l’acquittement, il a quitté la prison le 12 juillet 2023.

Lors du procès de première instance, le parquet avait requis 4 ans de prison ferme à l’encontre des trois accusés. Malgré l’acquittement, le parquet a fait appel de cette décision.

Le nouveau procès en appel réexaminera donc les charges retenues initialement contre Bouaziz Ait Chebbi, Nadir Chelbabi et Hamza Djerroud. L’enjeu est de confirmer ou d’infirmer l’acquittement prononcé en première instance.

Bouaziz Ait Chebbi cumulait plusieurs condamnations avant le procès de juillet 2023, certaines étant définitives. Son cas juridique restait complexe malgré son acquittement dans cette affaire spécifique.

La Rédaction

Mandat de dépôt prolongé pour Cherif Mellal

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La chambre d’accusation a accepté la requête du juge d’instruction de Sidi M’hamed, reconduisant pour une période de quatre mois supplémentaires le mandat de dépôt de Cherif Mellal, l’ancien président de la JS Kabylie.

Incarcéré depuis janvier 2023, Mellal avait initié un mouvement de protestation par la grève de la faim le 14 avril dernier. Cependant, il a mis un terme à cette action avant son audition prévue le 2 mai par le juge en charge de l’affaire au pôle économique et financier.

Actuellement détenu à la prison d’El Harrach, l’ancien dirigeant sportif fait l’objet de poursuites judiciaires pour des infractions présumées liées aux mouvements de capitaux transfrontaliers et au blanchiment de capitaux. Des allégations réfutées par sa défense, qui affirme avoir démontré la nullité d’une pièce clé du dossier.

En janvier dernier, la chambre d’accusation avait rejeté une demande de libération provisoire de Mellal, évoquant la poursuite allégée de l’instruction à l’étranger via une commission rogatoire internationale.

Il convient de rappeler que Cherif Mellal avait précédemment été acquitté dans une affaire liée à « l’atteinte à l’unité nationale », avant d’être à nouveau poursuivi dans ce nouveau dossier ayant conduit à son incarcération.

La Rédaction