18.2 C
Alger
vendredi 10 avril 2026
Accueil Blog Page 60

Deux figures Amazighes derrière les barreaux depuis un mois

0

Cela fait déjà un mois que l’artiste d’expression Amazigh Cherif Ait Ali, septuagénaire, et Rachid Ouled Braham croupissent en prison. Les deux hommes ont été placés en détention provisoire le 5 mai dernier par le tribunal d’Ain El Hamam dans la wilaya de Tizi-Ouzou.

Depuis cette date, Cherif Ait Ali et Rachid Ouled Braham sont incarcérés à la prison de Tizi-Ouzou, sans avoir encore été réellement entendus sur le fond de l’affaire qui les oppose à la justice. Pourtant, les chefs d’accusation qui pèsent sur eux sont d’une extrême gravité.

L’artiste Amazigh de 70 ans est poursuivi pour appartenance présumée à une organisation terroriste, la détention illégale d’armes à feu et pour contrebande. Son ami d’enfance est lui accusé d’appartenir au même groupe et de détention d’armes sans autorisation.

Tout est parti d’une perquisition au domicile de Cherif Ait Ali le 24 avril, où des fusils de chasse et d’alerte ont été découverts. Mais c’est surtout le partage sur les réseaux sociaux de l’affiche d’un concert de musique Amazighe par Rachid qui semble avoir motivé les poursuites terroristes.

La Rédaction

L’Irlande, la Norvège et l’Espagne franchissent le pas et reconnaissent l’État palestinien

0

En plein conflit meurtrier dans la bande de Gaza, l’Irlande, la Norvège et l’Espagne ont annoncé mercredi leur décision historique de reconnaître un État palestinien à partir du 28 mai. Cette initiative Européenne votée a été saluée par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme “la voie de la stabilité et de la paix” dans la région.

Mais Israël a vivement condamné cette reconnaissance, la considérant comme une “récompense” pour le Hamas après son attaque du 7 octobre. En représailles, le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé le rappel “pour consultations” de ses ambassadeurs en Irlande et en Norvège.

Cette décision diplomatique illustre les vives tensions autour de la question palestinienne. Israël accuse ces pays de se faire les “pions” de l’Iran et du Hamas en reconnaissant un État palestinien sans solution négociée. De leur côté, les Palestiniens y voient le fruit de leur “résistance courageuse”.

Sur le terrain, la situation humanitaire dans la bande de Gaza, reste désastreuse après plus de 8 mois d’offensive israélienne. L’ONU alerte sur les “niveaux de faim catastrophiques” pour 1,1 million de Palestiniens, faute d’accès suffisant à l’aide.

Dans ce contexte déjà explosif, la reconnaissance d’un État palestinien par trois pays européens marque un nouveau tournant diplomatique. Reste à voir si d’autres pays suivront, au risque d’accroître encore les tensions avec Israël.

La Rédaction

Hamma Hammami dénonce un “simulacre d’élection” en Tunisie

0

Hamma Hammami, secrétaire général du Parti des Travailleurs, a lancé un appel virulent au boycott de la prochaine élection présidentielle tunisienne.

Qualifiant ce scrutin de “nouvelle mascarade”, il affirme que les résultats sont connus d’avance dans un contexte où, selon lui, la majorité des candidats potentiels sont emprisonnés ou font l’objet de poursuites judiciaires.

“L’urne sera creuse”, a martelé M. Hammami, estimant qu’il n’existe pas les conditions pour tenir une élection libre et démocratique, la date du scrutin n’étant même pas encore fixée. Une affirmation forte qui soulève des questions sur le respect des libertés fondamentales et l’état de l’opposition politique en Tunisie.

Le leader du Parti des Travailleurs dénonce plus largement le cadre constitutionnel de cette élection, issu d’un référendum ayant recueilli moins d’un tiers des voix selon lui. Il refuse de se présenter “sur la base d’une constitution” qu’il rejette.

Face à cette situation qualifiée de “crise”, M. Hammami appelle les partis démocratiques, la société civile et les organisations nationales à s’unir autour d’un programme commun à présenter au peuple tunisien. Un appel à l’union des forces d’opposition pour proposer une alternative crédible.

Haythem M.

Tunisie : La défense dénonce des entraves aux visites en prison dans l’affaire dite « du complot »

0

L’avocate Dalila Ben Mbarek Msaddek, membre du comité de défense dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », a vivement dénoncé mardi les obstacles posés par l’administration pénitentiaire aux visites des détenus.

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, elle s’insurge contre le refus qui lui a été opposé pendant des heures pour obtenir une autorisation afin de rendre visite à son frère Jaouhar Ben Mbarek, détenu dans cette affaire.

« Cela fait quatre heures que j’attends, qu’on me promène d’un bureau à un autre sans que je n’arrive à obtenir une autorisation pour voir mon frère et lui annoncer la réussite de sa nièce », se désole Me Msaddek, avocate et membre de la famille. « Vous êtes mauvais! J’espère que vous aurez à le payer un jour », lâche-t-elle à l’adresse de l’administration.

« C’est mon droit et non une faveur, je suis son avocate et j’ai le droit de le voir quand je veux! Même humainement ce que vous faites est innommable », poursuit-elle, ulcérée par ce qu’elle considère comme un déni de ses prérogatives professionnelles.

Cette vidéo illustre les nombreuses difficultés rencontrées depuis plusieurs semaines par les avocats de la défense pour avoir accès à leurs clients détenus dans le cadre de cette affaire très médiatisée. 

Depuis le 25 avril, ils peinent à obtenir les autorisations leur permettant de visiter Jaouhar Ben Mbarek, Khayem Turki, Kamel Letaief, Issam Chebbi, Ridha Belhaj, Ghazi Chaouachi et Abdelhamid Jelassi, emprisonnés depuis plus de 14 mois à la prison de la Mornaguia.

Un dépassement des délais légaux de détention préventive qui alimente les critiques des défenseurs des droits humains sur cette affaire sensible, où les avocats dénoncent désormais ouvertement les entraves à l’exercice de leurs fonctions.

La Rédaction

Dernière ligne droite pour l’adaptation de la presse aux nouvelles lois

0

Le ministère de la Communication a rappelé lundi à tous les médias écrits et électroniques en activité l’échéance finale pour se conformer aux dispositions des lois 14-23 relative à l’Information et 19-23 relative à la presse écrite et électronique.

Dans un communiqué, le ministère a fixé au 2 juin 2024 « le dernier délai de dépôt des dossiers dans le cadre de l’adaptation » à ces deux textes réglementaires. 

Les organes de presse concernés doivent donc déposer deux copies de leur dossier à la Direction des médias du ministère, au 7e étage du bâtiment abritant ses services, bureau 701.

Ils ont également la possibilité d’envoyer leurs dossiers par voie électronique aux adresses d.media@ministerecommunication.gov.dz et sd.presseecrite@ministerecommunication.gov.dz.

Le formulaire de Déclaration ainsi que la liste des documents à fournir sont disponibles pour téléchargement sur le site web officiel du ministère : www.ministerecommunication.gov.dz.

Il est à rappeler que ces deux nouvelles lois, adoptées récemment par le Parlement, visent à réorganiser et encadrer les activités de la presse écrite et des médias électroniques. Elles définissent notamment les conditions d’exercice, les droits et obligations des professionnels.

L’ensemble des rédactions nationales disposent donc de quelques semaines encore pour se mettre en conformité avec la législation en vigueur. Passé le 2 juin, les médias n’ayant pas régularisé leur situation risquent des sanctions.

La Rédaction

Tizi Ouzou : Fateh Kaced maintenu en détention provisoire

0

La chambre d’accusation près de la cour de Tizi-Ouzou a confirmé le 20 mai 2024 l’ordonnance du juge d’instruction de Tigzirt ordonnant le placement du militant Fateh Kaced sous mandat de dépôt. Cette décision fait suite au rejet de l’appel introduit par ses avocats contre son incarcération. 

Kaced, qui observe une grève de la faim depuis son arrestation le 4 mai, soit 16 jours sans s’alimenter, voit ainsi sa détention provisoire se prolonger. Ses soutiens s’inquiètent de la dégradation de son état de santé.

Le militant avait été interpellé puis écroué pour des motifs qui restent flous. Ses proches dénoncent un acharnement judiciaire visant à le réduire au silence en raison de ses activités militantes.

La Rédaction

La Commission mixte d’historiens franco-algérienne se réunit à Alger, la question des archives au cœur des discussions

0

La Commission franco-algérienne d’historiens sur la colonisation est réunie à Alger pour quatre jours de travail intenses, du 22 au 25 mai. Cette 5ème réunion, la deuxième en Algérie en l’espace d’un an, se concentrera principalement sur la question épineuse des archives.

Lors des deux dernières sessions, les historiens avaient formulé plusieurs propositions aux présidents Macron et Tebboune, notamment concernant la restitution d’archives et des effets personnels de l’émir Abdelkader. Cependant, de nombreux blocages persistent.

Pour aborder ce sujet sensible, la délégation française sera accompagnée du directeur des Archives nationales et du président de la Bibliothèque nationale de France. La question complexe des restitutions d’œuvres d’art et d’objets sera également à l’ordre du jour.

Malgré l’attente de progrès concrets, un récent report de l’examen d’une loi sur les restitutions au Parlement français a suscité lassitude et agacement. De plus, une déclaration de Mohamed Lahcen Zeghidi, co-président algérien, réclamant la récupération de l’ensemble des originaux des archives, a jeté un pavé dans la mare.

Créée suite à la Déclaration d’Alger signée en août 2022, cette commission mixte d’historiens vise à faire avancer le travail de mémoire entre les deux pays. Malgré les défis, les deux parties semblent déterminées à poursuivre leurs efforts pour une meilleure compréhension de l’histoire commune.

SAMIR L.

Dominique de Villepin réitère l’appel à des excuses officielles de la France à l’Algérie 

0

L’ancien Premier ministre français Dominique de Villepin a une nouvelle fois exhorté son pays à présenter des excuses officielles à l’Algérie pour les crimes commis durant la période coloniale. S’exprimant lundi à Alger lors d’une conférence à l’université Alger 3, M. de Villepin a insisté sur la nécessité de telles « excuses » de la part de la France.

Evoquant sa prise de conscience précoce de l’importance d’un tel geste, à l’âge de 9 ans, l’ancien chef du gouvernement a souligné que « ce n’est pas avec un petit chiffon qu’on efface un aussi lourd contentieux ». Il a déploré que même un président français n’ait pas actuellement le pouvoir d’exprimer de telles excuses officielles.

Selon M. de Villepin, la France et l’Algérie doivent affronter « pas à pas » ce « passé commun » et faire émerger « une vision partagée ». Il a salué les récentes reconnaissances par Paris de crimes coloniaux spécifiques, tout en estimant qu’établir la vérité sur certaines situations peut prendre des années. 

L’orateur a appelé les deux pays à dépasser les « excès » et la « haine » pour privilégier le « dialogue politique », mettant en avant leurs « relations globales et historiques » uniques de « peuple à peuple ». Si Emmanuel Macron a déjà nommé certains crimes de la colonisation, les propos de M. de Villepin relancent les attentes en Algérie pour des excuses officielles de la France concernant cette période douloureuse.

Kamel AIDOUNE

Nouvelle mobilisation de masse au Maroc contre la normalisation avec Israël

0

Des milliers de Marocains ont battu le pavé dimanche 19 mai à Casablanca pour dénoncer la poursuite des relations avec Israël malgré la guerre sanglante à Gaza. Cette manifestation populaire d’envergure témoigne du profond malaise d’une large frange de l’opinion publique marocaine face à la normalisation engagée en 2020.

Scandant des slogans comme « Liberté pour la Palestine » ou « Non à la normalisation », les manifestants ont exprimé leur solidarité avec le peuple palestinien. Leur mobilisation intervient alors que le conflit meurtrier entre Israël et Gaza, déclenché le 7 octobre dernier, a déjà fait plus de 35.000 morts selon les derniers bilans.

Malgré l’ampleur du massacre dénoncé par la communauté internationale, le royaume chérifien a non seulement maintenu ses liens avec l’État hébreu, mais les a même renforcés, notamment dans le domaine de la coopération militaire. Une décision en totale contradiction avec le soutien traditionnel du Maroc à la cause palestinienne.

Cette ferme prise de position du pouvoir marocain suscite l’incompréhension et la colère d’une partie conséquente de la population. Un porte-parole de l’armée israélienne est même allé jusqu’à présenter le Maroc comme un soutien dans cette guerre qui isole pourtant Israël sur la scène internationale.

Face à ce bras de fer entre les autorités et la rue, la question palestinienne continue de cristalliser les tensions au Maroc. Cette nouvelle démonstration de force des manifestants pourrait bien relancer le débat autour de la normalisation avec Israël.

Kamel AIDOUNE

La CPI demande des mandats d’arrêt contre Netanyahu et des dirigeants du Hamas

0

Dans un communiqué publié lundi 20 mai, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a annoncé avoir demandé des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant ainsi que des dirigeants du Hamas. Ils sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés commis à Gaza.

Selon le procureur, les éléments de preuve recueillis et examinés par son bureau donnent des « motifs raisonnables de croire » que Netanyahu et Gallant portent la responsabilité pénale de tels crimes perpétrés sur le territoire palestinien à partir du 8 octobre 2023 au moins. 

Dans son communiqué, Karim Khan indique demander des mandats d’arrêt contre Netanyahu et Gallant pour des chefs d’accusation incluant « le fait d’affamer délibérément des civils », « homicide intentionnel » et « extermination et/ou meurtre ».

Le procureur n’a pas précisé les noms des dirigeants du Hamas visés par ces mandats demandés. Aucun autre détail n’a été fourni sur les crimes allégués ou la nature exacte des preuves rassemblées par le bureau du procureur. Cette annonce de la CPI intervient dans un contexte de fortes tensions et d’affrontements meurtriers entre Israël et les territoires palestiniens ces derniers mois. Elle risque d’alimenter davantage les vives polémiques autour de l’action controversée de la cour concernant le conflit israélo-palestinien.

La Rédaction