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vendredi 10 avril 2026
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Présidentielle 2024: L’ANIE veut impliquer les jeunes nouveaux électeurs dans l’encadrement des bureaux de vote

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Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a annoncé mercredi 17 mai à Constantine la décision d’intégrer des jeunes nouveaux électeurs de 18 ans dans les équipes chargées d’encadrer les centres et bureaux de vote pour la présidentielle du 7 septembre prochain.

Lors d’une visite d’inspection dans la wilaya, M. Charfi a expliqué que cette mesure vise à « permettre à cette catégorie de citoyens d’être partie prenante dans l’encadrement de l’opération de vote afin de renforcer leur participation à la vie politique ». Un quota sera attribué aux jeunes électeurs inscrits pour la première fois sur les listes électorales.

Le président de l’ANIE a rappelé que la dernière présidentielle en 2019 ne donnant lieu à aucun recours contestant sa crédibilité et sa transparence, soulignant les efforts de l’Algérie pour améliorer le processus électoral et réunir les conditions d’un vote libre pour les citoyens. 

Le scrutin de septembre prochain constituera selon lui « un nouveau défi » dans cette voie, après une précédente élection sans cas avéré de fraude. M. Charfi a insisté sur « l’importance d’une supervision participative » impliquant toutes les parties prenantes.

L’objectif est de faire de cette présidentielle « une confirmation de la démocratie » régissant les élections en Algérie depuis 2019, dans un « climat convivial et serein » confirmant le caractère démocratique du processus électoral, a-t-il estimé. 

Les préparatifs pour l’organisation du scrutin ont débuté dans l’attente de la convocation du corps électoral, a indiqué le responsable, réaffirmant que « l’entente nationale repose sur le libre choix par le citoyen de son représentant ».

La Rédaction

Jijel: Yasser Rouibah de nouveau arrêté et placé en garde à vue

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L’ex-détenu d’opinion Yasser Rouibah a été arrêté mercredi 15 mai 2024 à Jijel et placé en garde à vue au niveau de la sûreté de wilaya, selon le Comité national pour la libération des détenus.

Rappelons que Yasser Rouibah avait récemment été auditionné le 7 mai par un juge d’instruction du tribunal de Jijel. Quelques mois plus tôt, le 28 février, ce même juge avait décidé de le placer sous contrôle judiciaire et de le laisser libre.

Mais avant cela, le 27 février, Yasser Rouibah avait été maintenu en garde à vue au commissariat central de Jijel, dans l’attente d’une éventuelle présentation devant le procureur le lendemain.

Son arrestation initiale remonte à plus loin, puisque des informations faisaient état de son interpellation à Kaouas, dans la wilaya de Jijel. Lors de cette opération, son oncle Hamza Rouibah avait également été arrêté un temps par la police après l’irruption musclée des forces de l’ordre au domicile familial.

Il convient de rappeler que Yasser Rouibah avait été acquitté le 3 décembre 2023 par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida, après 32 mois de détention provisoire. Lors de son procès, il avait témoigné des sévices subis depuis son arrestation à Jijel jusqu’à son transfert à Oran, où il avait été accusé « d’appartenance à une organisation terroriste » avec d’autres activistes du Hirak.

Les motivations précises de cette nouvelle arrestation et les chefs d’inculpation éventuels restent pour l’heure indéterminés.

SAMIR L.

Béjaïa: L’inacceptable condamnation de Mira Moknache pour un simple soutien

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C’est une décision pour le moins choquante qu’a rendue le tribunal de Béjaïa ce 16 mai 2024. La militante Mira Moknache a écopé d’une lourde amende de 50 000 dinars, une sanction totalement disproportionnée au regard des faits qui lui sont reprochés.

Selon les informations du Comité National pour la Libération des Détenus, le tort de la militante, avoir exprimé publiquement son soutien au détenu Tahar Gacem, un militant kabyle condamné à 12 ans de prison ferme dans des conditions pour le moins troubles. Celui-ci avait en effet dénoncé avoir subi tortures, viols et violences pendant sa détention,

Arrêté en février 2022 avec plusieurs autres militants, qualifiés de « détenus de Boghni », Tahar Gacem fait partie de ces voix que le pouvoir semble vouloir réduire au silence par la force et l’arbitraire judiciaire.

En condamnant lourdement Mira Moknache pour la simple expression d’une solidarité, la justice algérienne franchit une nouvelle ligne rouge inadmissible. Outre le fait de bafouer la liberté d’expression, elle envoie un signal terrifiant à toute personne tentée de dénoncer les dérives attentatoires aux droits humains.

SAMIR L.

Dubaï Unlocked : Quand l’argent sale algérien s’émancipe

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Un vaste scandale de fortunes dissimulées à Dubaï vient d’être exposé au grand jour par une enquête de presse internationale baptisée « Dubaï Unlocked ». Grâce à une fuite massive de données, les projecteurs se sont braqués sur les immenses patrimoines que de nombreuses personnalités algériennes influentes ont constitués dans l’émirat, loin des regards indiscrets.

Les chiffres sont tout simplement stupéfiants. Pas moins de 972 propriétés d’une valeur totale estimée à 620 millions de dollars appartiendraient à 644 Algériens rien qu’à Dubaï selon les révélations. De luxueux appartements, des villas de rêve et des penthouses de prestige dans les gratte-ciels les plus cotés de la ville font partie de ces avoirs considérables.

Parmi les noms qui ont fuité, on retrouve d’anciens ministres, des barons des affaires, des têtes couronnées du sport et même des proches de hauts responsables politiques. Un casting de privilégiés qui semble avoir trouvé à Dubaï le refuge idéal pour amasser et profiter de leurs fortunes d’origines pour le moins troubles.

L’un des cas les plus retentissants est celui d’Abdeslam Bouchouareb, ex-ministre de l’Industrie et conseiller de l’ancien président Bouteflika. Malgré des condamnations en série par la justice algérienne, cet homme réfugié à Dubaï depuis 2022 y posséderait un appartement évalué à plus de 730 000 dollars. Un bien qui s’ajoute au compte suisse déjà révélé dans les Panama Papers.

Mais Bouchouareb est loin d’être un cas isolé. Nacim Ould Kadour, le fils de l’ancien PDG du géant pétrolier Sonatrach, utiliserait sa résidence à Dubaï comme boîte aux lettres pour ses sociétés offshore tandis que son épouse y détiendrait un appartement de près de 640 000 dollars.

D’autres figures jadis puissantes du monde des affaires, de la politique ou des médias comme Mohamed Mokadem, Nadjet Betchine ou Omar Benhamadi sont également épinglées, propriétaires de pied-à-terre de luxe dans la capitale bling-bling des Émirats arabes unis.

Même le milieu sportif n’est pas épargné avec la présence dans les listings de l’ancien patron de la Fédération algérienne de football, Charaf-Eddine Amara, qui aurait acquis un appartement de 427 500 dollars aux abords de l’emblématique Burj Khalifa.

Cette pluie de révélations remet crûment en lumière les dérives d’une certaine élite algérienne, qui semble avoir massivement détourné l’argent public à des fins privées. Un phénomène d’autant plus choquant que la loi du pays interdit formellement la constitution de patrimoine à l’étranger à partir d’activités menées sur le territoire national.

L’enquête « Dubai Unlocked » constitue un véritable séisme qui devrait secouer durablement les sphères du pouvoir en Algérie. L’heure est venue pour les autorités de passer de la parole aux actes en diligentant des investigations approfondies et en sanctionnant sans complaisance les malversations avérées.

Kamel AIDOUNE

Liberté recouvrée pour quatre militants du Hirak

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Ce mercredi 15 mai 2024, Farid Belmokhtar, Abdellah Hanine, Fateh Hamzi et Ghilas Chaouche ont été libérés de prison à l’issue de leur procès en appel devant la cour de Boumerdes. Ils ont écopé d’une peine d’un an de prison ferme, une sentence qu’ils ont déjà purgée durant leur détention provisoire.

Lors de l’audience du 8 mai, le parquet avait requis l’aggravation des peines prononcées en première instance à l’encontre de ces détenus d’opinion, initialement condamnés à 3 ans de prison dont 1 an avec sursis. Mais la cour a finalement confirmé cette peine initiale.

Un cinquième homme, Toufik Hamadane, impliqué dans la même affaire, verra son procès en appel être examiné le 22 mai prochain. Condamné par contumace puis en opposition à la même peine de 3 ans dont 1 an avec sursis, son sort judiciaire reste en suspens.

Tous ces hommes étaient poursuivis pour « attroupement, incitation à l’attroupement et atteinte à la sécurité et à l’unité nationale » dans un contexte de mouvements de protestation citoyenne réprimés par les autorités.

La Rédaction

Arrestation de Sonia Dahmani: La France exprime ses inquiétudes

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Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Christophe Lemoine, a exprimé mardi 14 mai 2024 la préoccupation de la France suite à l’arrestation de l’avocate tunisienne Sonia Dahmani.

Lemoine a déclaré que cette arrestation, ajoutée à d’autres visant récemment des avocats, activistes et journalistes en Tunisie, soulève des inquiétudes de la part des autorités françaises. Il a souligné que la liberté d’expression, la liberté d’association, l’indépendance de la justice et le droit à la défense sont des valeurs fondamentales garanties par la Constitution tunisienne et les traités internationaux ratifiés par la Tunisie et la France.

Le porte-parole n’a pas fourni plus de détails sur la nature exacte des inquiétudes exprimées par Paris ni sur d’éventuelles démarches envisagées par le gouvernement français suite à ces arrestations en Tunisie visant des journalistes, avocats et militants.

Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités tunisiennes et plusieurs organisations de défense des droits humains qui dénoncent une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Haythem M.

Incarcération de deux journalistes tunisiens pour diffamation

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Les deux journaliste Mourad Zghidi et Borhane Bessis, ont été écroués mercredi à l’issue de leur interrogatoire par un juge d’instruction.

Selon le porte-parole du tribunal de Tunis, Mohamed Zitouna, ils sont poursuivis pour « infractions liées à la diffamation et à l’atteinte à la réputation » en vertu du décret-loi n°2022-54 relatif à la lutte contre les cybers-infractions.

Mourad Zeghidi, rédacteur renommé, et Borhane Bessis, animateur influent à la télévision et la radio, avaient initialement été placés en garde à vue pendant 48 heures dimanche, avant d’être déférés devant le juge qui a ordonné leur incarcération provisoire.

Par ailleurs, les représentants des radios privées IFM et Diwan Fm ont été convoqués pour être auditionnés, en lien avec l’arrestation des deux hommes le 11 mai 2024.

Haythem M.

Rassemblement à Paris pour dénoncer “la criminalisation de la solidarité” envers les migrants en Tunisie

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Un rassemblement est organisé ce mercredi 15 mai 2024 à 18h30 devant l’ambassade de Tunisie à Paris pour dénoncer la situation alarmante des migrants subsahariens dans le pays et la répression visant ceux qui leur viennent en aide.

A l’appel d’une trentaine d’organisations des droits humains dont la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), SOS Racisme et le syndicat Solidaires, cette mobilisation vise à condamner “la criminalisation de la solidarité” envers les migrants subsahariens en Tunisie.

Dans un communiqué cosigné, ces organisations dénoncent “les événements tragiques et honteux” qui se déroulent actuellement, qualifiés de “chasse aux migrants subsahariens”. Leur indignation porte notamment sur les récentes arrestations de militants associatifs œuvrant pour la défense de la dignité des migrants.

Elles citent les cas du président et du vice-président du Conseil tunisien pour les réfugiés arrêtés pour avoir publié des offres d’hébergement, ainsi que celui de Saadia Mesbah, présidente de l’association anti-raciste Mnamty, accusée “d’avoir aidé les migrants africains subsahariens”.

Selon les signataires, ces arrestations s’inscrivent “dans le cadre des attaques répétées contre les organisations de la société civile indépendante”. Elles feraient suite au “discours raciste” du président tunisien en 2023 relancé début mai, ainsi qu’à la signature d’un mémorandum controversé avec l’UE privilégiant l’approche sécuritaire “au mépris des droits humains”.

Face à cette dérive, les organisations appellent le pouvoir à “renoncer aux discours racistes” et exhortent la justice à appliquer la législation contre le racisme. “L’aide aux migrants est un devoir humain qui mérite d’être promu et non criminalisé”, martèlent-elles.

Des partis politiques comme ENSEMBLE ! ont également apporté leur soutien à cet appel dénonçant “les politiques racistes du régime tunisien, menées avec la bénédiction de la droite et l’extrême droite européennes”.

Kamel AIDOUNE

Report du procès en appel de l’ex-détenu Sofiane Babaci

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Le procès en opposition de l’ex-détenu d’opinion Sofiane Babaci, initialement prévu pour le 13 mai 2024 devant le tribunal correctionnel de Sidi M’Hamed à Alger, a été reporté au 3 juin 2024. Ce procès fait suite à une condamnation par contumace de Babaci à 18 mois de prison ferme.

En décembre 2022, Sofiane Babaci avait été placé sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction de Sidi M’Hamed, après avoir été libéré en septembre de la même année. 

En juin 2021, il avait été condamné en appel à deux ans de prison ferme assortis d’une amende, alors que le parquet avait requis 5 ans de prison ferme et 100 000 DA d’amende.

Cette affaire remonte à mai 2021, lorsque Babaci avait été arrêté et placé sous mandat de dépôt pour exécuter un jugement du tribunal de Bordj Menail le condamnant à 1 an de prison ferme et une amende en janvier 2021.

Par la suite, la cour de Boumerdes l’avait condamné par contumace à 2 ans de prison ferme avec mandat d’arrêt en mai 2021, une décision à laquelle Babaci et ses avocats avaient fait opposition le 2 juin 2021.

La Rédaction

Présidentielle : le régime accusé de vouloir dresser les régions fragilisées contre les populations politisées

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À l’approche des prochaines élections présidentielles en Algérie, le chroniqueur Djameleddine Benchenouf met en garde contre une stratégie alarmante qu’il qualifie de “complot” visant à créer une fracture profonde au sein de la société algérienne.

Selon Benchenouf, pour contrer le boycott massif observé lors de la présidentielle de 2019, “les Spin-doctors du système ont mis au point une stratégie qui fait froid dans le dos. Un cynisme sans état d’âme.” Cette stratégie consisterait à “cibler les populations les moins politisées, les plus pauvres, celles du pays profond, pour les Tebbouniser, les fanatiser, leur faire croire qu’elles constituent les derniers foyers patriotiques du pays, les héritiers des chouhadas.”

L’objectif serait de “se rallier un maximum d’électeurs, et remplir les bureaux de vote, en plus de mobiliser les militaires et les morts qui figurent toujours sur les listes électorales.” Pour ce faire, le régime exploiterait “tous ses médias, tous ses relais, et le sempiternel discours nationaliste.”

Benchenouf dénonce “un complot d’envergure, pour mobiliser les régions les plus fragilisées, les plus manipulables, contre les populations les plus politisées, qui se montrent dores et déjà déterminées à ne pas participer à une énième farce électorale.”

Cette stratégie viserait à dresser “les héritiers des chouhadas” contre “les mercenaires et les traîtres qui vont appeler au boycott, les ennemis d’oncle Tebboune et de l’ANP.”

Benchenouf met en garde contre cette “sombre perspective qu’il faut dénoncer avant qu’elle ne devienne irréversible”, appelant à contrer une tentative présumée de diviser la nation algérienne sur des bases géographiques et socio-économiques.

Si ces allégations s’avéraient fondées, elles soulèveraient des questions profondes sur l’intégrité du processus électoral et la volonté réelle du pouvoir de permettre une véritable expression démocratique en Algérie.

La Rédaction