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jeudi 9 avril 2026
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Ghaza sous les bombardements: près de 900 000 personnes déplacées de Rafah

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À la suite de l’offensive militaire menée par les forces israéliennes à Rafah dans la bande de Ghaza depuis le 6 mai, environ 900 000 Palestiniens ont dû fuir la ville, selon l’USAID (Agence américaine pour le développement international).

Les civils déplacés se sont réfugiés dans des zones surpeuplées et manquant de services essentiels. Le 5 mai, Israël avait déjà fermé le passage frontalier de Karam Abu Salem, bloquant l’acheminement de l’aide humanitaire.

Le 6 mai, les troupes israéliennes ont lancé des frappes terrestres, navales et aériennes massives sur Rafah, ordonnant aux habitants de se replier vers Khan Younes. L’offensive s’est ensuite étendue à d’autres secteurs de Ghaza.

Le 7 mai, les soldats israéliens ont pris le contrôle du poste-frontière palestinien de Rafah, empêchant toute aide d’entrer dans la bande de Ghaza, déjà durement touchée par les bombardements. Avant le déplacement forcé de Rafah, la ville accueillait déjà des centaines de milliers de réfugiés fuyant les combats dans d’autres zones. Selon les autorités palestiniennes, le bilan s’élève désormais à 35 800 morts et 80 011 blessés depuis le début de cette nouvelle escalade militaire israélienne.

La Rédaction

Le FFS confirme sa participation à la présidentielle 2024 

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C’est une décision lourde de sens pour la vie politique algérienne. Le Front des Forces Socialistes (FFS), formation historique de l’opposition, a annoncé sa participation à l’élection présidentielle de 2024. Un choix unanime pris lors d’une session extraordinaire du Conseil national du parti.

Le FFS met ainsi un terme à plus de deux décennies de boycott des scrutins présidentiels. En 1999, le parti s’était déjà retiré avant le vote, dénonçant des soupçons de fraude. Cette fois, le FFS semble décidé à jouer un rôle de premier plan, en présentant un candidat dont l’identité n’a pas encore été révélée. 

Ce retour sur la scène présidentielle a pour objectif revendiqué de donner une nouvelle visibilité au parti et de porter son programme politique. Youcef Aouchiche, premier secrétaire, est le mieux placé pour incarner cette candidature selon les observateurs.

Au-delà de l’aspiration électoraliste, le FFS semble également vouloir briser un sentiment d’isolement dans son fief traditionnel de Kabylie. Une région qui pourrait ainsi être pleinement représentée lors de cette échéance cruciale.

Certaines voix s’élèvent toutefois pour appeler le parti à davantage d’ambition. Dans une lettre ouverte au ton cinglant, Essaïd Mougari, ancien cadre, presse le FFS de renouer avec son “âme révolutionnaire” et sa volonté de changement démocratique.

Il préconise notamment la formation d’un front commun de l’opposition autour d’un candidat rassembleur. Celui-ci s’engagerait à organiser le vote d’une Assemblée constituante, prélude à une réforme institutionnelle en profondeur.

Mougari déplore un FFS devenu timoré ces dernières années, perdant le lien avec ses militants et la population. Sa participation à la présidentielle seule pourrait dès lors relever d’une stratégie a minima.

S’il salue un premier pas, cette critique rappelle les attentes persistantes d’un projet audacieux et mobilisateur pour transformer véritablement le paysage politique algérien.

Kamel AIDOUNE

Benzema devance Mbappé pour une visite historique en Algérie

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Karim Benzema, sacré Ballon d’Or 2022, s’apprête à réaliser un rêve de longue date en foulant pour la première fois les terres algériennes, son pays d’origine. Après Kylian Mbappé qui a annoncé son intention de visiter l’Algérie cet été, Benzema devance son ancien coéquipier des Bleus en programmant son séjour début juin.

L’ancien capitaine du Real Madrid, désormais sous les couleurs d’Al Ittihad en Arabie Saoudite, est attendu le 1er juin à Alger, selon plusieurs sources concordantes. Son périple algérien débutera par un passage dans le petit hameau de Tighzert, dans l’arrière-pays de Béjaïa, d’où est originaire son père. Il se rendra ensuite à Oran, ville natale de sa mère.

Mais le point culminant de cette visite historique sera sans nul doute la présence de Benzema au stade Nelson Mandela de Baraki le 6 juin prochain. L’attaquant français assistera au match des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026 opposant l’Algérie à la Guinée. Une occasion unique pour le joueur de 35 ans de vibrer aux couleurs des Verts, lui qui avait un temps défié l’ancien président de la FFF, Noël Le Graët, pour pouvoir éventuellement porter le maillot algérien.

Bien que n’ayant jamais caché son attachement à l’Algérie, valeur qui lui a valu la vindicte d’une frange de l’extrême-droite française, Benzema n’avait jusqu’ici jamais posé le pied sur le sol algérien. Une première qu’il s’apprête à combler, quelques semaines avant la visite express de 48 heures prévue par son ancien partenaire en équipe de France, Kylian Mbappé, à l’invitation de sa mère Fayza Lamari.

SAMIR L.

L’ANIE se donne les moyens de lutter contre la fraude électorale

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Face aux allégations de fraude qui ont entaché les précédents scrutins en Algérie, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) affiche sa détermination à assainir le processus électoral. Pour la prochaine élection présidentielle, l’instance promet de déployer tous les moyens nécessaires afin d’empêcher toute tentative de tricherie.

Lors d’une déclaration mercredi, le président de l’ANIE, Mohamed Charfi, a insisté sur les ressources dont dispose l’autorité pour mener cette mission à bien. Que ce soit en termes de matériel, de technologie ou de personnel compétent, rien ne manquerait selon lui pour lutter efficacement contre la fraude.

La principale mesure annoncée est le recours aux outils numériques à toutes les étapes clés. D’abord, les candidats n’auront plus à se déplacer jusqu’à Alger pour déposer leurs dossiers de candidature. Ils pourront le faire localement au niveau des délégations de wilaya. Ensuite, la comptabilisation se fera de manière dématérialisée, éliminant les risques d’erreurs humaines.

Mais l’ANIE ne s’arrête pas là. Pour s’assurer de l’authentification des dossiers, un système numérique sera mis en place, supervisé par des notaires, huissiers et cadres habilités. « L’erreur sera totalement inexistante » avec ce dispositif, a garanti Mohamed Charfi.

Ces annonces interviennent après que de nombreuses irrégularités ont été dénoncées lors des précédents rendez-vous électoraux. Des partis d’opposition ont rapporté à maintes reprises des cas flagrants de bourrage d’urnes et de falsification des procès-verbaux de dépouillement dans plusieurs régions, provoquant de vifs scandales.

La Rédaction

Lourdes peines de prison pour deux journalistes tunisiens

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La liberté de la presse en Tunisie semble une nouvelle fois mise à rude épreuve. C’est le constat amer qui peut être dressé après le verdict rendu mercredi par le tribunal de première instance de Tunis.

Les journalistes Borhane Bssais et Mourad Zeghidi ont en effet écopé de lourdes peines de prison ferme pour des délits liés à leurs activités professionnelles.

Bssais a été condamné au total à un an de détention. Il purge d’ores et déjà une peine de 6 mois pour avoir « produit, répandu et diffusé de fausses nouvelles » via internet, dans le but de « porter atteinte aux droits d’autrui et à la sûreté publique ».

Il s’est vu infliger la même sanction pour avoir utilisé les systèmes d’information afin de « diffamer » et attribuer « des données infondées et faits non avérés » portant préjudice à des tiers.

Son confrère Mourad Zeghidi n’a pas été épargné puisqu’il a également écopé de 6 mois d’emprisonnement pour le premier chef d’inculpation.

Pour rappel, les deux hommes ont été appréhendés le 11 mai dernier, avant d’être placés en garde à vue pendant 48 heures, prolongée sur réquisition du parquet.

La Rédaction

Affaire M’chedallah : 4 acquittements et une réduction de peine en appel

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Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger a rendu son verdict dans l’affaire des détenus d’opinion de M’chedallah, wilaya de Bouira. Cette affaire prend ses racines le 12 novembre 2023, lorsque le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida avait condamné ces hommes à des peines allant de 2 à 7 ans de prison ferme. 

Madjid Aggad avait alors écopé de la peine la plus lourde, soit 7 ans de prison ferme. Youcef Messaouef avait été condamné à 5 ans, tandis que Mohamed Saïd Attaf et Nabil Addad avaient écopé de 4 ans de prison chacun. Youva Bounadi, qui comparaissait libre, avait été condamné à 2 ans dont 1 an avec sursis. Le parquet avait requis à l’époque 15 ans de prison ferme contre tous les prévenus.

Ils étaient poursuivis pour appartenance présumée au MAK, un mouvement qualifié d' »organisation terroriste » par les autorités algériennes. Les chefs d’inculpation retenus contre eux étaient « l’apologie du terrorisme », la diffusion de « publications de nature à nuire à l’intérêt national » et « l’incitation à l’attroupement non armé ».

Près d’un an plus tard, le 22 mai 2024, la cour d’appel a revu ces peines à la baisse. Madjid Aggad a vu sa condamnation réduite à 2 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 200 000 dinars. Mais c’est surtout Youcef Messaouef, Mohamed Saïd Attaf, Nabil Addad et Youva Bounadi qui ont obtenu une décision favorable avec leur acquittement pur et simple.

Seul Mohamed Saïd Attaf est resté incarcéré, mais en raison d’une autre condamnation à 7 ans de prison ferme prononcée le 8 mai 2023 dans un dossier distinct. Les autres ont donc pu quitter la prison après ce jugement en appel, qui marque un adoucissement significatif par rapport aux verdicts initiaux.

SAMIR L.

Mira Moknache convoquée par la justice, accusée de « terrorisme »

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La militante démocrate Mira Moknache, une figure de proue de l’opposition en Algérie, a annoncé sur sa page Facebook avoir été une nouvelle fois convoquée par la justice. Dans un post sur son compte Facebook, elle révèle être convoquée le 4 juin prochain à la Cour de Ruisseau, accusée de “terrorisme”.

“On m’accuse de terrorisme! On m’interdit de conférencer, de faire des meetings, de parler de la Kabylie et de faire l’opposition !”, dénonce Mme Moknache, déplorant les entraves à sa liberté d’expression et d’action politique.

Cette convocation intervient dans un contexte tendu entre le pouvoir algérien et les voix dissidentes du mouvement prodémocratie du Hirak. Mira Moknache pointe du doigt l’hypocrisie du système qui, selon elle, “ouvre les portes à ceux qui sont dans le système et joue le rôle du système!”.

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La Rédaction

Hirak: Mohamed Tadjadit renvoyé devant la criminelle

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Ce mercredi, la chambre d’accusation près la cour d’Alger a décidé de renvoyer son dossier devant le tribunal criminel de première instance. Une décision lourde de conséquences pour le militant, poursuivi pour de lourdes charges en lien avec ses prises de position politiques.

Retour sur les faits. Le 29 janvier 2024, Mohamed Tadjadit était arrêté à son domicile de Heraoua par des policiers en civil. Il était alors inculpé de chefs d’accusation graves comme « l’apologie et l’incitation aux actes terroristes » et « l’utilisation de technologies pour soutenir le terrorisme ».

Dès le 31 janvier, le juge d’instruction ordonnait le placement en détention provisoire de l’activiste à la prison d’El Harrach. Une décision confirmée le 18 février par la chambre d’accusation, validant son placement sous mandat de dépôt.

Le FFS réclame un environnement politique apaisé à l’approche des élections

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À quelques semaines d’un important scrutin électoral, le Front des Forces Socialistes (FFS) a adressé un appel ferme au président Abdelmadjid Tebboune pour la mise en place de « mesures de détente » permettant d’assainir le climat politique national.

Lors d’une rencontre avec les partis représentés au Parlement mardi 21 mai, le premier secrétaire du FFS Youcef Aouchiche a insisté sur l’urgence de « déverrouiller les champs politique et médiatique ». Concrètement, le parti plaide pour la libération des détenus d’opinion, l’arrêt des poursuites contre les citoyens pour des prises de position critiques non diffamatoires, et la réforme ou l’abrogation de plusieurs lois jugées attentatoires aux libertés.

Parmi les textes législatifs visés figurent notamment l’article 87 bis du code pénal relatif à la lutte antiterroriste, la loi sur les syndicats professionnels, celle encadrant le secteur de l’information ainsi que le code électoral. Le FFS a également dénoncé le recours excessif à la détention provisoire par la justice.

Autre revendication majeure : le FFS souhaite être associé à l’élaboration de la future loi sur les partis politiques, dont le projet actuel suscite la crainte d’un durcissement du cadre réglementaire selon plusieurs formations d’opposition.

Pour M. Aouchiche, ces mesures sont essentielles afin de « créer un climat politique apaisé » favorable à un réel débat démocratique et à une confrontation saine des différents projets. Le parti affirme vouloir œuvrer au « redressement » du pays conformément aux engagements officiels de rupture avec les anciennes pratiques. L’appel du FFS intervient à un moment clé, à l’approche d’élections législatives capitales pour la prochaine phase politique et économique du pays. Un scrutin dont l’enjeu sera de permettre l’émergence d’un paysage.

SAMIR L.

Tebboune réunit les partis pour un débat sur les « questions nationales »

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Une rencontre-débat entre le président Abdelmadjid Tebboune et certains chefs de partis politiques représentés aux assemblées élues s’est tenue mardi au Centre international de conférences (CIC) d’Alger. Selon la présidence, « plusieurs questions nationales, régionales et internationales d’actualité » ont été débattues.

Parmi les participants figuraient le FFS, le PT, Jil Jadid, El Bina et d’autres formations. Le Premier ministre Nadir Larbaoui et le directeur de cabinet présidentiel étaient également présents.

Cette initiative s’inscrit dans la « tradition du dialogue » voulue par Tebboune pour « consacrer la démocratie participative », selon le discours officiel. Mais pour certains exclus comme le RCD, elle viserait plutôt à « sceller » l’élection présidentielle annoncée ou à obtenir une « caution politique ».

Pour le pouvoir, l’objectif semble être de réunir les principaux partis autour des « questions nationales » et de « renforcer le front interne » comme l’avait évoqué le président d’El Bina. Une allusion aux défis sécuritaires, diplomatiques et autres auxquels le pays fait face.

Certains y voient néanmoins une tentative de capitaliser sur ces partis en vue de la présidentielle. « S’agit-il de sceller la fermeture de l’élection? », s’interroge le RCD non convié, redoutant un « scénario autoritaire » malgré les promesses de dialogue. D’autres craignent que le pouvoir cherche simplement à se donner une « caution politique » auprès de ces formations pour asseoir sa légitimité. Une rencontre qui pourrait donc être riche en enjeux pour la suite.

Kamel AIDOUNE