19.4 C
Alger
jeudi 9 avril 2026
Accueil Blog Page 58

La commission Histoire et Mémoire plaide pour des actes concrets sur la période coloniale

0

La 5ème rencontre de la Commission mixte algéro-française sur l’Histoire et la Mémoire, qui s’est tenue les 22 et 23 mai à Alger, a appelé à des actions tangibles pour prendre en compte toutes les dimensions de la période coloniale. Un appel lancé alors que la question des archives et de la restitution de biens historiques et culturels reste en suspens entre les deux pays.

Cette rencontre coïncidait avec la commémoration du mois de la Mémoire en Algérie. Selon le communiqué publié à l’issue des travaux, la commission mixte d’historiens « formule le vœu que le traitement du dossier mémoriel réponde aux aspirations des peuples algérien et français ».

Un des principaux points abordés concernait la question des archives. La commission « insiste sur la nécessité de poursuivre les négociations » à ce sujet dans le cadre du groupe de travail dédié. L’Algérie a transmis une « liste ouverte de biens historiques et symboliques » du 19ème siècle, proposés pour restitution à l’Algérie « sous forme de gestes symboliques ».

La partie française s’est engagée à transmettre cette liste au président Emmanuel Macron « afin que les biens qui peuvent retrouver leur terre d’origine puissent l’être le plus rapidement possible », est-il indiqué.

Plus largement, les deux parties se sont accordées pour « poursuivre et parachever » les travaux de recherche sur les dimensions militaire, politique, économique, sociale, culturelle et humaine de la colonisation au 19ème siècle.

La coopération sur d’autres volets a également été saluée, comme la restauration d’archives, les échanges scientifiques et culturels, la valorisation de lieux de mémoire ou encore la numérisation des registres d’état civil. La France a proposé d’organiser une rencontre scientifique sur les archives en 2024-2025.

Des perspectives de partenariat ont aussi été évoquées avec les institutions françaises des archives et de la bibliothèque nationale, notamment en matière de coopération technique, de formation et de numérisation.

In fine, la commission mixte émet le vœu de « concrétiser » les missions qui lui ont été confiées par la Déclaration d’Alger d’août 2022, en mettant en œuvre des « actions tangibles » permettant de « prendre en compte toutes les dimensions de l’histoire de la période coloniale pour mieux aller de l’avant ».

Sa prochaine rencontre est prévue en France début juillet 2024. Les coordinateurs sont Mohamed Lahcen Zeghidi pour l’Algérie et Benjamin Stora pour la France.

Kamel AIDOUNE/APS

Amnesty réclame une enquête de la CPI sur de présumés crimes de guerre à Gaza

0

L’ONG Amnesty International a appelé lundi la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir une enquête pour crimes de guerre après l’assassinat de 44 Palestiniens, dont 32 enfants, lors de récentes frappes de l’armée de l’entité sioniste dans la bande de Gaza.

Selon Amnesty, ces frappes aériennes « dévastatrices » ont visé le 16 avril le camp de réfugiés d’al-Maghazi, au centre de Gaza, tuant 10 enfants âgés de 4 à 15 ans ainsi que 5 hommes alors qu’ils jouaient au baby-foot dans la rue. Les 19 et 20 avril, c’est la ville de Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne, qui a été la cible de nouveaux raids meurtriers.

« Une bombe a frappé la maison d’Abou Radwan, un fonctionnaire retraité, faisant 9 morts dont 6 enfants de sa famille », indique l’ONG. Le lendemain, « une frappe a détruit la maison des Abdelal, tuant 16 enfants et 4 femmes, et blessant 2 autres enfants ».

« Ces frappes dévastatrices ont décimé des familles entières et ôté la vie à 32 enfants », dénonce Erika Guevara-Rosas, responsable d’Amnesty International, affirmant que son enquête apporte « des preuves de crimes de guerre imputables à l’armée sioniste ».

L’ONG de défense des droits humains exhorte donc la Cour pénale internationale « à ouvrir sans délai une enquête sur ces trois frappes » meurtrières, les qualifiant de crimes de guerre.

Depuis le 7 octobre, l’entité sioniste poursuit inlassablement son agression contre la population civile de Gaza, par voie terrestre, maritime et aérienne. Le bilan s’élève déjà à plus de 35.900 morts palestiniens, en grande majorité des femmes et des enfants, et plus de 80.600 blessés.

Amnesty dénonce « une attaque brutale contre la population civile palestinienne » et exige que les responsables de ces « crimes abominables » soient traduits en justice pour répondre de leurs actes.

La Rédaction

Alger : La chambre d’accusation abandonne les poursuites terroristes contre Jamila Bentouis

0

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a requalifié lundi les charges criminelles initialement retenues contre la militante du Hirak Djamila Bentouis en simples délits. Un pas en avant notable pour cette figure contestataire détenue depuis mars dernier.

La sexagénaire franco-algérienne, mère de 3 enfants, était initialement poursuivie pour des chefs d’inculpation graves comme « appartenance à une organisation terroriste » ou encore « atteinte à l’unité nationale ». Des accusations se basant notamment sur les paroles d’une chanson critiquant la répression du mouvement populaire.

Mais la chambre d’accusation a finalement décidé de requalifier ces charges criminelles en délits, renvoyant le dossier de Mme Bentouis devant la section correctionnelle du tribunal d’El Harrach pour être jugée. Une décision qui, sans innocenter la militante, laisse augurer de potentielles peines moins lourdes.

Djamila Bentouis avait été arrêtée dès son arrivée en Algérie le 25 février, alors qu’elle venait rendre un dernier hommage à sa mère décédée. Après un premier interrogatoire musclé à l’aéroport, elle avait été convoquée et placée en détention provisoire le 3 mars. 

La Rédaction

Affaire des détenus d’opinion à Batna: La Cour suprême rejette les pourvois

0

La Cour suprême a rejeté les pourvois en cassation interjetés par la défense des détenus d’opinion Tabani Messadia (Aissam), Oussama Medaci et Zohir Meklati. Leur condamnation à 5 ans de prison ferme avait été confirmée en appel par le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour de Batna le 20 mars 2023.

Le 10 novembre 2022, le tribunal criminel de première instance de Batna avait acquitté Ramzi Derder, Brahim Toulmit, Sabri Alloua et Mohamed Belkadi. Brahim Toulmit avait été relaxé et placé dans un établissement spécial de santé. Cependant, Tabani Messadia (Aissam), Oussama Medaci et Zohir Meklati avaient été condamnés à 5 ans de prison ferme.

Le parquet avait requis 20 ans de prison ferme à l’encontre des 4 détenus initialement poursuivis, ainsi qu’une amende et un mandat de dépôt à l’audience. La chambre d’accusation près de la cour de Batna avait confirmé le 3 juillet 2022 l’ordonnance du juge d’instruction, dont le placement sous mandat de dépôt.

Le 26 juin 2022, le dossier de Ramzi Derder, Okba Toulmit et Oussama Medaci avait été examiné par la chambre d’accusation après plusieurs reports. Le 17 avril 2022, la même chambre avait confirmé le rejet de la demande de liberté provisoire pour Ramzi Derder et Okba Toulmit. Ramzi Derder avait été auditionné par le juge d’instruction le 9 mars 2022 à la prison de Tazoult.

Les arrestations avaient eu lieu entre le 27 juin et le 30 juin 2021, les accusés étant poursuivis notamment en vertu de l’article 87 bis amendé du code pénal.

SAMIR L.

Le RCD à la croisée des chemins pour la présidentielle

0

Alors que la plupart des formations politiques ont déjà dévoilé leur stratégie pour le prochain scrutin présidentiel, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) demeure l’un des rares partis à garder le suspense. Une position qui pourrait être tranchée dans les prochains jours, lors de la réunion très attendue de son conseil national.

Samedi dernier lors d’un meeting à Tizi-Ouzou, le président du RCD Athmane Mazouz a botté en touche sur la question épineuse de la participation ou du boycott, se contentant de rappeler les lignes rouges du parti. « Pour être clair, au RCD, c’est l’absence ou la réunion des conditions minimales de compétition électorale qui déterminera notre attitude », a-t-il martelé, ouvrant la voie à toutes les hypothèses.

Parmi les préalables posés par le parti figurent « l’ouverture des espaces d’expression », « le rétablissement des libertés fondamentales » ou encore « la libération des détenus politiques et d’opinion ». Des conditions qui, à l’heure actuelle, semblent loin d’être remplies selon le RCD.

Cependant, une séquence diffusée par la télévision nationale montre Mazouz affirmant que « le boycott ne bénéficie à personne ». Une déclaration qui, sortie de son contexte, a été interprétée par certains observateurs comme un signal en faveur d’une participation du RCD.

Mais de sources internes, cette hypothèse est largement battue en brèche. Selon ces dernières, les propos du président auraient été tronqués et ne concernaient pas spécifiquement le scrutin à venir. Au vu du « contexte général prévalant dans le pays » et des positions du parti proche du Hirak, un boycott de la présidentielle serait même l’option privilégiée.

Un scénario que vient également appuyer la ligne jusqu’ici défendue par le RCD, formation connue pour son opposition farouche au système en place. Un boycott qui permettrait au parti de conserver une forme de cohérence idéologique tout en envoyant un message de défiance au pouvoir en place.

Reste que l’heure est désormais aux arbitrages pour cette formation stratégique. Participera, boycottera ou choisira-t-elle une voie médiane? Toutes les options semblent encore sur la table à quelques jours de la réunion cruciale du conseil national. Une décision lourde de sens pour l’avenir politique du RCD et le paysage électoral global.

SAMIR L.

France : Tensions autour de prises de position sur le conflit israélo-palestinien

0

Les récentes déclarations et prises de position de personnalités françaises sur la question du conflit israélo-palestinien ont suscité de vives réactions dans certains milieux.

La visite mercredi dernier de Rima Hassan, candidate de La France Insoumise aux élections européennes, à la Grande Mosquée de Paris a été perçue comme polémique par certains. Le recteur Chems-Eddine Hafiz l’a reçue et a appelé à voter pour elle, la qualifiant de « militante exemplaire pour les réfugiés ». Un geste considéré comme un soutien à la condamnation par LFI des « massacres israéliens à Gaza ».

Suite à cet événement, la présidente de la Commission du Prix Gisèle Halimi, Samia Maktouf, a décidé d’exclure M. Hafiz de cette instance, peu après la démission d’Elie Chouraqui, réalisateur pro-israélien.

Par ailleurs, la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme a rompu un partenariat avec la Grande Mosquée, M. Hafiz ayant critiqué ce qu’il nomme « l’alliance contre nature » entre certains juifs et l’extrême droite.

Ces prises de position ont donc ravivé les tensions autour de la question palestinienne en France, entre dénonciation de la politique israélienne d’un côté et accusations d’antisémitisme de l’autre. Un débat délicat qui divise une partie de l’opinion publique.

Kamel AIDOUNE

Tunisie : Kaïs Saied procède à un remaniement partiel du gouvernement

0

Dans un geste inattendu, le président tunisien Kaïs Saied a opéré samedi un remaniement partiel de l’équipe gouvernementale conduite par Ahmed Hachani. C’est ce qu’a annoncé un bref communiqué publié dans la soirée par la présidence de la République.

Trois changements de taille ont ainsi été actés. Khaled Nouri a été nommé au poste stratégique de ministre de l’Intérieur, en remplacement de Kamel Fekih. Kamel Maddouri prend quant à lui les rênes du ministère des Affaires sociales, succédant à Malek Ezzahi. Enfin, Sofien Ben Sadok fait son entrée au gouvernement en tant que secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité nationale.

Selon la présidence, les nouveaux membres de l’exécutif ont prêté serment devant le chef de l’État Kaïs Saied, en présence du chef du gouvernement Ahmed Hachani. Aucune précision n’a cependant été fournie quant aux motivations ayant conduit à ce réaménagement ministériel.

Cette redistribution des cartes intervient près d’un an après la nomination surprise d’Ahmed Hachani à la tête du gouvernement, le 2 août 2022. Un changement de premier plan qui avait marqué une nouvelle étape dans le bras de fer engagé par Kaïs Saied contre les institutions issues de la révolution de 2011.

Depuis les mesures d’exception décrétées en juillet 2021, le président tunisien gouverne en effet par la voie des décrets présidentiels, après avoir révoqué le Parlement et remplacé nombre de hauts responsables. Une refonte constitutionnelle entérinée par référendum ainsi que des législatives anticipées ont depuis parachevé son cavalier seul.

Si les coulisses de ce remaniement ministériel restent nimbées de mystère, une chose est sûre : Kaïs Saied continue d’imprimer sa marque sur les institutions tunisiennes, déterminé à les réformer selon sa vision. Un cap qui, malgré les voix discordantes, semble difficilement négociable pour l’instant.

Haythem M.

Zahir Mehdaoui, figure pionnière du journalisme électronique, n’est plus

0
fbt

C’est avec une profonde tristesse que le monde des médias algériens a appris le décès de Zahir Mehdaoui, survenu samedi à l’âge de 55 ans des suites d’une longue maladie. Ce journaliste chevronné restera dans les mémoires comme le fondateur du journal électronique l’Expressdz.

Originaire du village de Timezrit dans la wilaya de Béjaia, Zahir Mehdaoui a débuté sa riche carrière comme correspondant pour des titres de la presse nationale tels que la Nouvelle République et le Quotidien d’Oran. Son parcours l’a ensuite conduit à intégrer la rédaction du Quotidien d’Oran à Alger.

Mais c’est en 2017 qu’il franchit un cap décisif en créant l’Expressdz, un journal en ligne dédié à l’information générale. Une initiative pionnière à une époque où le numérique n’en était qu’à ses balbutiements dans le paysage médiatique national.

Fort du succès rencontré, Zahir Mehdaoui poursuit son pari en lançant, quatre ans plus tard, une version papier de son pure player devenu incontournable. Un exploit supplémentaire qui témoigne de son flair éditorial et de son implication sans faille.

Si le fondateur de l’Expressdz nous a tragiquement quittés, son héritage demeure intact. Son journal électronique, aujourd’hui bien établi, perpétue l’esprit d’innovation et l’exigence professionnelle qui ont forgé sa réputation.

Les obsèques de Zahir Mehdaoui sont prévues lundi dans son village natal de Timezrit. Un ultime hommage à ce défricheur qui laisse, à n’en pas douter, une empreinte indélébile dans le journalisme algérien. Puisse son parcours inspirant donner des ailes aux nouvelles générations de reporters.

La Rédaction

Tentative de manifestation à Tizi-Ouzou en 2022: le procès en appel fixé au 27 mai

0

Le procès en appel des 9 prévenus poursuivis pour tentative de manifestation le 20 avril 2022 à Tizi-Ouzou est programmé pour le 27 mai 2024. Ils seront jugés par la chambre correctionnelle près de la cour d’Alger.

Pour rappel des faits, Tahar Achiche, Mabrouk Hamoum, Ali Cherifi, Mohamed Berhoune, Youva Bouhaci, Jugurtha Berrahmoune, Hamid Itchir, Sihem Sarahoui et Madjid Achour, alors âgé de 18 ans, avaient été arrêtés le 20 avril 2022 à Tizi-Ouzou. 

Transférés à Alger, ils ont été présentés au procureur puis au juge d’instruction du pôle spécialisé de Sidi M’Hamed qui les a placés sous contrôle judiciaire. Leur procès a connu plusieurs renvois avant qu’un verdict ne soit prononcé le 7 février 2024.

Ce jour-là, le tribunal de Sidi M’Hamed a relaxé Mabrouk Hamoum, Ali Cherifi et Tahar Achiche. Ghilas Nekki a écopé d’un an de prison ferme et 50 000 dinars d’amende pour « diffusion de fausses informations ». Mustapha Hammad, jugé par contumace, a été condamné à 8 mois ferme et 100 000 dinars d’amende.

Sihem Sarahoui et Amazigh Athir ont écopé de 6 mois avec sursis et 20 000 dinars d’amende pour « attroupement non-armé ». Enfin, Madjid Achour, Youva Bouhaci, Mohamed Berhoune et Jugurtha Berrahmoune ont été condamnés à 1 an avec sursis et 30 000 dinars pour « publication de fausses informations » et « attroupement non-armé ». C’est ce jugement qui sera réexaminé en appel le 27 mai devant la cour d’Alger.

La Rédaction

Le parti RND appelle à reconduire Tebboune à la présidence

0

Lors d’un meeting à Mila ce samedi, le secrétaire général du RND, Moustapha Yahi, a annoncé le soutien de son parti à la candidature d’Abdelmadjid Tebboune pour un second mandat. Qualifiant Tebboune d' »homme du consensus dans la phase actuelle », Yahi a appelé à poursuivre sous sa direction le « processus de réformes » engagé.

Cette annonce scelle un peu plus l’unité d’une partie de la classe politique autour du chef de l’État, bien que ce dernier ne se soit pas encore prononcé officiellement sur sa candidature. Le RND avait déjà noué une alliance avec trois autres formations parlementaires – le FLN, El Moustakbal et El Bina – au sein de la « Coalition des partis de la majorité pour l’Algérie ».

Pour le RND et ses alliés, l’objectif semble être de constituer un front présidentiel censé « préserver la dynamique réformatrice » et « garantir une stabilité politique » selon les mots de Moustapha Yahi.

SAMIR L.