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mercredi 22 mai 2024
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RSF dénonce la vague d’arrestations de journalistes en Tunisie

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Reporters sans frontières (RSF) a condamné fermement lundi la récente vague de répression visant les professionnels des médias tunisiens, avec l’arrestation de deux chroniqueurs populaires ainsi que les entraves subies par une équipe de France 24 couvrant ces événements.

L’ONG exige la libération immédiate des deux journalistes placés en détention provisoire samedi : Borhen Bsaïes, présentateur sur les chaînes IFM et Carthage+, et Mourad Zeghidi, chroniqueur. Ils sont poursuivis, selon leurs avocats, sur la base de déclarations critiques à l’égard du pouvoir et du très controversé « décret sur les fausses nouvelles ».

Dans son communiqué, RSF dénonce « une escalade très inquiétante de la répression » et « une attaque frontale contre la liberté de la presse » de la part des autorités tunisiennes. Une dérive autoritaire illustrée également par l’interpellation musclée de l’avocate Sonia Dahmani samedi, au cours de laquelle la correspondante de France 24 Maryline Dumas a été bousculée et son caméraman frappé par les forces de l’ordre.

« C’est une volonté affichée d’entraver l’exercice du journalisme et de contraindre les professionnels tunisiens à renoncer aux avancées obtenues de haute lutte », s’insurge l’ONG, pointant du doigt le « raidissement conservateur d’un pouvoir de plus en plus autoritaire » en Tunisie.

RSF appelle ainsi la communauté internationale à se mobiliser face à ce qu’elle considère comme de graves atteintes aux libertés publiques dans le pays berceau du Printemps arabe.

La Rédaction

Mahmoud Rechidi dénonce un « tour de vis sécuritaire » avant la présidentielle

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À quelques mois de l’élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre prochain, l’opposition dénonce un durcissement des mesures sécuritaires et juridiques visant selon elle à museler toute voix dissidente. C’est le sens de la publication alarmiste du militant Mahmoud Rechidi, secrétaire général Parti socialiste des travailleurs (PST) dissous.

Dans son message, M. Rechidi accuse le pouvoir en place d’“amplifier les mesures coercitives et répressives” plutôt que d’oeuvrer à “l’apaisement et la sérénité” réclamés en période pré-électorale. Des réformes législatives sont notamment en discussion à l’Assemblée pour permettre d’allonger la durée de la garde à vue au-delà de 48 heures et d’étendre les plages horaires autorisées pour les perquisitions.

“Depuis l’époque du parti unique il y a 35 ans, la prochaine présidentielle sera sans doute la plus fermée et la moins démocratique”, assène le responsable politique, pointant du doigt la persistance de “centaines de détenus politiques”, les “lois liberticides” ou encore l’interdiction de partis et associations. Un contexte sévèrement critiqué par cette frange de l’opposition, qui voit dans ces projets de réformes un nouveau tour de vis dans un climat déjà qualifié de “muselage des libertés et des droits démocratiques”. Le spectre de scrutins présidentiels et législatifs aux conditions inéquitables semble planer.

Kamel AIDOUNE

Tunisie : l’avocate Sonia Dahmani écrouée

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L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani a été placée en détention provisoire ce lundi 13 mai, deux jours après une intervention musclée des forces de l’ordre dans les locaux de l’Ordre des avocats où elle s’était réfugiée.

Vendredi 11 mai, des policiers en civil et cagoulés avaient pris d’assaut la Maison de l’avocat à Tunis pour procéder à l’arrestation de Mme Dahmani, visée par un mandat d’amener. Des vidéos de la scène ont montré les forces de l’ordre pénétrer de force dans les bureaux et confisquer le matériel d’une équipe de journalistes de France 24 venue couvrir l’événement. 

Après avoir comparu aujourd’hui devant le procureur, un mandat de dépôt, c’est-à-dire une incarcération provisoire, a été émis à l’encontre de Sonia Dahmani dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire la visant.

Cette affaire alimente les tensions entre le pouvoir en place et ses opposants, qui dénoncent un recours excessif à la force et une dérive autoritaire. L’Ordre des avocats a condamné « la violation flagrante des procédures » lors de l’interpellation de leur consœur.

Haythem M.

Les avocats tunisiens en ordre de bataille après l’assaut de leur siège

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Réuni en session extraordinaire hier dimanche, le Conseil de l’Ordre national des avocats tunisiens a décrété une riposte suite à l’incursion violente de forces de sécurité dans son siège samedi dernier. Une « journée de colère nationale » est programmée le jeudi 16 mai devant le Palais de Justice de Tunis, avec un rassemblement de protestation et un boycott de toute interaction avec le parquet et les forces de l’ordre pendant trois jours consécutifs.

Cette séquence d’actions de brasiers vise à dénoncer ce qui est perçu comme « une violation flagrante des procédures pénales » lors de l’intervention policière controversée en vue d’appréhender l’avocate Sonia Dahmani. Une opération d’une rare violence menée par des agents masqués, qui aurait semé « une atmosphère de terreur » parmi les robes noires présentes.

Face à cet épisode inédit, même « sous les périodes les plus sombres » selon les dires du bâtonnier, l’Ordre a annoncé le dépôt imminent de plaintes pénales et entend poursuivre en justice les responsables de ce « précédent historique dangereux ». Une conférence de presse est également prévue demain pour exposer au grand public les tenants de cette crise sans précédent.

En ces temps de vives tensions avec le pouvoir exécutif, la profession d’avocat semble bien déterminée à contre-attaquer par la voie judiciaire et l’action de rue face aux atteintes dénoncées contre ses prérogatives.

Haythem M.

Réformes législatives en vue pour renforcer les procédures pénales

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APN

Lors d’une audition parlementaire jeudi, les autorités sécuritaires ont formulé plusieurs recommandations visant à accroître leur marge de manœuvre opérationnelle.

L’une des propositions clés concerne l’extension des horaires légales pour mener des perquisitions et inspections domiciliaires. Au lieu de la plage horaire actuelle de 5h à 20h, les services demandent à pouvoir intervenir entre 4h et 21h, offrant ainsi une plus grande flexibilité dans la conduite de leurs enquêtes.

Un autre point soulevé porte sur la durée maximale de la garde à vue, actuellement limitée à 48 heures non renouvelables. Les forces de l’ordre souhaitent pouvoir prolonger cette période afin de disposer davantage de temps pour réunir des preuves contre les suspects.

La numérisation des procédures, notamment pour l’émission d’ordres de perquisition en cas d’urgence, a également été évoquée. Cela permettrait de gagner un temps précieux, en particulier les jours fériés, en évitant le recours aux documents papier.

Au nombre des autres propositions figurent la clarification des compétences territoriales entre police et gendarmerie, un cadre juridique mieux défini pour la protection des informateurs, et l’intégration des crimes environnementaux comme nouvelle priorité au même titre que le trafic d’armes ou de stupéfiants.

SAMIR L.

Béchar : le détenu d’opinion Ibrahim Kadri  libéré après une année d’incarcération

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Ibrahim El Khalil Kadri a recouvré la liberté le 8 mai dernier, après avoir purgé l’intégralité de sa peine d’une année de prison ferme à l’établissement pénitentiaire de Béchar.

Pour rappel, cet activiste et détenu d’opinion avait été condamné le 15 avril 2024 par le tribunal criminel de première instance de Béchar. Il avait écopé d’un an de prison en vertu de l’article 87 bis du code pénal, relatif à des accusations criminelles.

Son incarcération remonte au 3 mai 2023, date à laquelle il avait été arrêté puis maintenu en garde à vue pendant quatre jours à la sûreté de wilaya. Le 8 mai 2023, le juge d’instruction avait décidé de son placement en mandat de dépôt.

La Rédaction

L’Union européenne, principal soutien financier du régime répressif de Kais Saied?

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Alors que la dérive autoritaire du président tunisien Kais Saied suscite l’indignation dans le monde, un partenaire inattendu semble lui accorder un appui indéfectible : l’Union européenne. Selon certaines analyses, l’aide financière de 150 millions d’euros débloquée par Bruxelles en décembre dernier permettrait en réalité à Saied de poursuivre sa politique sécuritaire sans entraves.

Ce financement, convenu lors de la signature d’un accord de partenariat en juillet 2022, vise officiellement à « appuyer les efforts » de la Tunisie « pour favoriser la relance économique à travers l’amélioration de la gestion des finances publiques et du climat des affaires et investissements ». Cependant, pour de nombreux observateurs, cette manne financière n’aurait d’autre but que de permettre à Saied de museler toute voix discordante sans avoir à redouter de troubles sociaux liés à la crise économique.

C’est la présidente de la Commission européenne elle-même, Ursula von der Leyen, qui a négocié en personne cet accord controversé incluant un important volet de lutte contre l’immigration irrégulière. Une rhétorique xénophobe récemment adoptée par le président tunisien envers les migrants subsahariens n’a d’ailleurs pas suscité de véritables sanctions de la part de Bruxelles.

« L’argent européen sert clairement à acheter la paix sociale coûte que coûte pour ce régime autoritaire », accuse-t-on sur la Toile. Une attitude qui en dit long sur les priorités réelles des Européens dans ce dossier.

Pour l’UE, garantir la stabilité aux portes de l’Europe semble désormais primer sur toute autre considération, au prix notamment d’un blanc-seing accordé à une dérive liberticide sans précédent en Tunisie. Un choix de realpolitik à courte vue qui pourrait se révéler dangereux à long terme.

Haythem M.

Répression en Tunisie: les deux journalistes Bssais et Zeghidi placés en détention

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La pression s’intensifie sur les personnalités médiatiques critiques envers le régime tunisien. Le parquet a décidé de placer Borhene Bssais et Mourad Zeghidi en détention provisoire de 48 heures à l’issue d’interrogatoires marathon à la caserne d’El Gorjani.

Selon leur avocat Ghazi Mrabet, Mourad Zeghidi a été questionné sur ses analyses politiques et sociétales récentes dans l’émission “Impossible” diffusée sur Radio IFM. Une publication Facebook soutenant le journaliste Mohamed Boughalleb a également été évoquée.

Cette vague d’arrestations intervient après l’assaut musclé des forces de l’ordre contre les locaux de la Maison de l’avocat à Tunis. L’avocate et chroniqueuse Sonia Dahmani, sous le coup d’un mandat d’amener, s’y était réfugiée. Des policiers cagoulés l’ont extraite de force, bravant les protestations de ses confrères.

Les journalistes présents n’ont pas été épargnés. Le caméraman de France 24 a été appréhendé alors qu’il filmait la scène, tandis que son matériel a été saccagé dans une tentative d’effacer les preuves vidéo.

Cette répression généralisée vise manifestement à faire taire les voix dissidentes dont Dahmani, Bssais et Zeghidi font partie au sein de l’émission populaire “Impossible”. Avec le chroniqueur pro-régime Dziri, ils formaient un rare espace de débat et d’analyses critiques sur Radio IFM.

Haythem M.

Le Hirak, un mouvement de ruptures (Contribution)

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Dans cette contribution, Fathi Ghares du Mouvement démocratique et social (MDS) en Algérie dresse un constat critique de l’incapacité des partis politiques algériens à encadrer les mouvements populaires depuis les manifestations d’octobre 1988. Face à l’échec des élites traditionnelles, l’auteur voit dans le Hirak de 2019 l’unique voie vers un véritable changement démocratique radical. Il appelle les figures de l’opposition à se régénérer au sein de ce soulèvement populaire en rompant avec les anciens compromis.

On ne peut trouver d’explication cohérente pouvant aider à cerner la réalité politique algérienne. Cette dernière est marquée par une incapacité des partis politiques à encadrer le mouvement populaire, sans un retour à ce que fut l’expérience du multipartisme issue après les manifestations du 5 Octobre 1988.

Une expérience qui s’est soldée par un renversement du processus politique naissant, et dont les conséquences catastrophiques sécuritaires et politiques pèsent toujours sur le pays.

La révolte populaire de 1988 correspondait à la dernière phase de toutes les protestations à caractère politique et social ayant marqué les années quatre- vingts. Mais cette dernière se distingue par l’émergence d’un encadrement politique issu du multipartisme, adopté par le pouvoir en place comme solution tactique, permettant, d’une part, la réforme du système de l’intérieur et le contrôle de la radicalité des revendications populaires, d’autre part.

Cette nouvelle configuration politique devait permettre, cette fois-ci, la réalisation d’un compromis politique devant assurer la continuité du système dans le cadre de ce multipartisme. Ce qu’il faut saisir donc c’est que le multipartisme en Algérie a été, dès le départ, soumis à l’agenda politique de Chadli Bendjedid, qui visait la création de nouvelles médiations entre le peuple et le système afin d’éviter toute dérive politique préjudiciable aux réformes entamées par le pouvoir, plus exactement après la crise économique de 1986.

C’est à partir de cette approche que nous pouvons comprendre l’accord quasi-unanime de tous les courants politiques de l’époque, à maintenir Chadli Bendjedid comme président, pour conduire le processus du multipartisme en dépit de sa responsabilité directe dans les crimes commis pendant les manifestations de 1988. Ceci explique aussi le coup d’Étatmilitaire suite aux résultats des élections de 1991. Ces résultats électoraux, constituent un dépassement du seuil tolérable pour la gestion du compromis que conduisait Chadli Bendjedid pendant ces trois années.

En réalité, le renversement du processus démocratique, issu du 5 Octobre, touchait le rôle des partis politiques qui cessaient d’être partie prenante du compromis politique après que l’islamisme soit devenu un danger pour le système, à maintenir sa position de maître du jeu, dans le cadre de ce multipartisme biaisé.

La détérioration de la situation sécuritaire qui a suivi l’arrêt du processus électoral a participé à un affaiblissement supplémentaire du rôle des partis politiques.

La grave crise sécuritaire dont la gestion sécuritaire exclusive du système de la crise politique que traversait le pays, a conduit à détourner le rejet du système par le peuple des partis politiques, vu la perte de confiance en leur rôle, et de ce fait, à faire échouer complètement l’expérience d’ouverture naissante et la vider de son contenu porteur de possibilité de changement démocratique.

L’opposition a été incapable de jouer son véritable rôle et en face, le pouvoir n’est prêt à accepter aucun compromis, sauf à la condition d’obtenir la soumission totale à ses options stratégiques.

Les conséquences concrètes de cette fracture entre le peuple, abandonné et les élites de l’opposition, sont le passage du pays à une phase des émeutes populaires revendicatives à caractère politique et social. En la matière, le printemps noir en Kabylie, a constitué l’événement déclencheur et en même temps, son point culminant avant la révolution de Février 2019.

Face à cette nouvelle phase politique populaire, la situation des partis politiques a continué à se détériorer. Non seulement, les partis continuaient à trainer leurs anciens handicaps des années 90, en restant emprisonnés dans le compromis avec le système, mais aussi, ils se voyaient affectés substantiellement par un nouveau fléau que sont la corruption et l’argent sale ayant marqué le champ politique pendant la période bouteflikienne.

Tous ces éléments réunis ont participé au déclenchement de la révolution populaire pacifique de 2019. Cette révolution s’est imprégnée des mouvements revendicatifs passés, des échecs de l’ouverture démocratique d’octobre 1988, apprivoisée par le système, de la décennie noire qui a gravement atteint le corps de la nation, et dont la guérison ne pourra se faire que par une révolution qui rompe avec toutes les causes politiques l’ayant produite.

Cette incapacité des élites politiques, issues du compromis politique de 1988, à coller au Hirak populaire et à adopter la revendication de rupture radicale d’une révolution populaire ne croyant plus aux solutions biaisées, se manifeste en généralpar la persistance des partis ou élites de l’opposition à rester l’intérieur de leur citadelle idéologique et leurs appréhensions électorales de courte vue.

Ils ont vu dans le Hirak révolutionnaire une opportunité à leur retour dans la scène politique par la même façon qui a permis au FIS et autres, d’encadrer la colère populaire. L’implication des partis avec des visées électorales dans une révolution qui voulait rompre avec tout ce qu’a produit le système depuis 1988, allait les conduire à être l’objet du rejet révolutionnaire populaire et, de ce fait, à être un élément handicapant, ne permettant pas la cristallisation d’une représentation politique organisée de la révolution, capable de transformer l’aspiration populaire au changement démocratique en projet politique porteur d’une feuille de route « concrétisable » afin de consacrer réellement ce changement.

Ce qui est nouveau dans le processus, pas encore terminé, c’est la capacité qu’a montré le Hirak à dépasser les anciens clivages idéologiques, qui ont, par le passé, affaibli l’opposition face au système, en plaçant la démocratie comme socle principal du mouvement populaire. Il en sort, que toute la mémoire blessée des années 90, les victimes politiques depuis 1962, les victimes sociales de la période bouteflikienne ont trouvé dans la revendication démocratique radicale, une issue pour dépasser toutes leurs limites.

Dans la situation actuelle, le Hirak populaire est l’unique socle permettant l’émergence d’une réelle réconciliation nationale qui réalisera l’intégration nationale et l’union entre Algériens. C’est ce que le système politique n’a pu réaliser dans la cadre de sa logique autoritaire, opposée à la souveraineté populaire.

En fait, la réconciliation de Bouteflika n’était que le simulacre d’une réconciliation nationale, comme le multipartisme de Chadli Bendjedid n’était qu’un simulacre du multipartisme démocratique.

La liaison établie par le Hirak entre toutes les victimes du système depuis 1962, avec la nécessité d’une solution démocratique, et la problématique de la souveraineté populaire constitue un capital vital pour notre révolution. Le Hirak confirmera la marginalité de toutes les thèses idéologiques qui veulent récupérer la révolution et l’obsolescence de la classe politique, porteuse de ces thèses clivantes, qui sont les germes d’une guerre civile.

La situation actuelle, caractérisant la scène politique, est paradoxale. A savoir, entre un blocage sur le plan des élites, dont les partis en constituent la plus claire manifestation, et une émancipation populaire des anciens handicaps, dont le Hirak en est la sublime illustration, permettant de remettre la politique dans le giron populaire démocratique radical, tel que nous l’avons connu dans notre héritage politique du mouvement national et de la révolution de novembre 1954.

Face à cela, l’unique solution reste l’adoption par ces élites velléitaires, issues d’octobre 1988, de l’idée de suicide de classe qu’a proposée Amilcar Cabral, martyr de la liberté, aux élites hésitantes, à rejoindre leur peuple dans l’action de libération nationale. Ce qui exige l’abandon définitif des privilèges octroyés par le système colonial et les illusions des idées réformistes.

Les élites politiques nationales actuelles doivent se suicider comme élites octobriennes et régénérer de nouveau, tel un phénix, dans lanouvelle donne politique du 22 Février 2019 et se débarrasser de toutes les illusions et caractères réformistes qui ont marqué le champ politique d’avant 2019.

Aujourd’hui, l’impératif d’abandonner l’illusion à maintenir le multipartisme dans le cadre de ce système et l’exigence de rejoindre le Hirak sont devenus, indissociables.

Le Hirak révolutionnaire doit passer à la construction d’un bloc historique sous forme de front national démocratique, aspirant à la refondation d’un multipartisme démocratique, réel, qui rompe d’une manière radicale avec les anciens compromis. Le Hirak est la solution, et de lui émergera la solution.

Fathi Ghares

Coordinateur du MDS

Plus de 2500 migrants irréguliers rapatriés volontairement de Tunisie en 2024

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Selon un communiqué publié samedi par la Direction générale de la Garde nationale tunisienne, près de 2500 migrants en situation irrégulière ont été rapatriés volontairement vers leur pays d’origine depuis le début de l’année 2024.

Les autorités tunisiennes ont en effet mis en place un plan stratégique de retours volontaires, en coordination avec les représentations diplomatiques des pays concernés et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie.

Dans le cadre de ce dispositif, un vol regroupant 166 migrants a ainsi été organisé le 9 mai dernier pour permettre leur rapatriement. Selon les services de la Garde nationale, de nombreux migrants se seraient d’eux-mêmes présentés aux postes de sécurité pour demander à bénéficier de ce programme de retour.

Cette opération d’envergure intervient dans un contexte de forte pression migratoire que connaît actuellement la Tunisie, devenue une plaque tournante des flux illégaux de personnes fuyant les conflits et l’instabilité dans plusieurs régions d’Afrique. 

Face à cet afflux massif, les autorités tentent de juguler les traversées irrégulières vers l’Europe tout en proposant des solutions de rapatriement sécurisé vers les pays d’origine pour les migrants ne remplissant pas les conditions de séjour sur le territoire tunisien.

La Rédaction