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mercredi 19 juin 2024
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Révision des listes électorales : L’ANIE prépare l’élection présidentielle anticipée

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L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé le lancement d’une révision exceptionnelle des listes électorales à partir du 12 juin prochain. Cette opération vise à préparer l’élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre 2024.

Mohamed Charfi, président de l’ANIE, lancera officiellement cette révision le 12 juin dans une commune d’Alger ou des wilayas limitrophes. Elle se poursuivra jusqu’au 27 juin. Des commissions de révision ont été mises en place dans chaque commune suite au décret présidentiel convoquant le corps électoral.

M. Charfi a appelé les jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour obtenir leur carte d’électeur. Il a également évoqué la transparence lors du retrait des formulaires de souscription des signatures individuelles pour les candidats. Chaque formulaire dispose d’un numéro de série répertorié au nom du postulant auprès de l’ANIE. 

Une application informatique assurera un suivi quotidien de ces fiches pour garantir la sécurité des souscriptions et l’authentification des signataires.

Concernant la campagne électorale, M. Charfi a rappelé l’existence d’une « Charte d’éthique » signée par les partis politiques, les candidats de 2019 et le président Abdelmadjid Tebboune. Cette Charte, inscrite au « Livre d’or de la construction démocratique » de l’ANIE, vise à encadrer les comportements durant la campagne.

L’ANIE affirme ainsi œuvrer pour un processus électoral transparent et équitable, en encourageant la participation citoyenne.

La Rédaction

Arezki Hidja condamné à 6 mois de prison avec sursis et 50 000 DA d’amende

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C’est un verdict moins sévère que celui requis par le parquet qui a été prononcé samedi par le tribunal de Béjaïa dans l’affaire impliquant Arezki Hidja. Après plusieurs reports et rebondissements, l’activiste a finalement été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 50 000 dinars algériens. 

Pour rappel, lors de l’audience du 23 avril dernier, le ministère public avait requis une peine d’un an de prison ferme contre M. Hidja. Le verdict tant attendu devait initialement être rendu le 14 mai, avant d’être reporté à la date d’aujourd’hui.

Cette condamnation fait suite à plusieurs dossiers dans lesquels Arezki Hidja était poursuivi. Certaines affaires ont déjà été jugées définitivement, avec des acquittements en appel à Béjaïa et des relaxes en première instance en matière criminelle, le procès en appel ayant été renvoyé en février à la prochaine session.

Arezki Hidja, figure de la contestation populaire durant le Hirak en 2019, reste donc sous le coup de cette peine avec sursis, à moins qu’un appel ne soit formé par les parties.  L’examen détaillé des motivations du jugement permettra d’en savoir davantage sur les raisons ayant conduit à ce verdict.

L’Algérie élue vice-présidente de la 79e session de l’Assemblée générale de l’ONU

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L’Algérie a été élue jeudi par acclamation au poste de vice-président de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette élection fait suite à la proposition du Groupe africain, dont le représentant permanent algérien Amar Bendjama assurera la représentation aux côtés des vice-présidents désignés par les autres groupes régionaux.

En tant que vice-président, l’Algérie contribuera à la conduite et à la direction des travaux des séances plénières de l’Assemblée générale pour la période allant de septembre 2024 à septembre 2025. L’un des temps forts de cette 79e session sera le « Sommet du Futur » prévu lors du segment de haut niveau en septembre 2024.

Cette nomination intervient alors que le continent africain est confronté à des défis majeurs comme l’achèvement de la décolonisation, la lutte contre la pauvreté, le développement durable et la sécurité alimentaire. En sa qualité de membre influent du Groupe africain, l’Algérie sera amenée à porter la voix de l’Afrique sur ces dossiers cruciaux.

Lors des travaux de l’Assemblée générale, l’Algérie devra également se positionner sur les grandes questions géopolitiques et économiques mondiales inscrites à l’ordre du jour. Sa capacité à défendre à la fois les intérêts africains et ses propres intérêts stratégiques sera mise à l’épreuve.

Cette vice-présidence représente une opportunité pour le pays de renforcer son leadership et son influence au sein des Nations Unies. Cependant, elle placera également l’Algérie sous les projecteurs de la communauté internationale pendant toute la durée de son mandat.

La Rédaction

Affaire du MAK : Les peines confirmées en appel pour la plupart des détenus

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Le verdict très attendu du procès en appel dans l’affaire dite du « MAK » est tombé le 6 juin 2024 au tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger. Si quelques peines ont été réduites ou des acquittements prononcés, la majorité des lourdes condamnations initiales ont malheureusement été confirmées.

Parmi les principaux éléments marquants, on note la confirmation de la peine de 3 ans de prison ferme pour 14 détenus, dont Mohamed Cherif Meddour, Mohamed Bouamrane ou encore Mourad Benzaïd. Tahar Charef a vu sa peine réduite de 5 à 3 ans tandis que Mehana Achiche a écopé de 30 mois de prison ferme.

Une des rares bonnes nouvelles est l’acquittement de Mohamed Ourachid et de Kamel Aftouche. Mais dans le même temps, la peine d’Akli M’Hammed a été alourdie, passant de 5 à 7 ans de réclusion.

Le principal accusé, Makhlouf Ilmam, ancien maire de Tigzirt et figure patriotique des années 1990, a vu sa lourde peine de 10 ans de prison confirmée. Ses deux fils, Hend et Jugurtha, ont en revanche été acquittés.

Pour les prévenus se trouvant à l’étranger, dont Ferhat Meheni, le procureur a requis des peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité, illustrant la sévérité du jugement.

Ce dossier très médiatisé prend ses racines en octobre 2021, avec l’arrestation de Mourad Belkacem à son domicile de Makouda. Lui et Ferhat Hamoum avaient initialement été renvoyés devant le tribunal criminel de Dar El Beida par la chambre d’accusation d’Alger.

La Rédaction

Youssef Aouchiche, candidat du FFS à la présidentielle

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Le Front des Forces Socialistes (FFS), autrefois l’un des principaux partis d’opposition en Algérie, a officiellement désigné son secrétaire général Youssef Aouchiche comme candidat pour les prochaines élections présidentielles anticipées. Cette décision marque un tournant majeur pour le FFS, qui avait choisi de boycotter les scrutins présidentiels pendant plus de deux décennies, la dernière participation remontant à 1999.

Bien que symbolique, le retour du FFS sur la scène présidentielle soulève plusieurs interrogations quant à sa capacité à mobiliser un électorat parfois désillusionné par les promesses non tenues des partis traditionnels. Le parti devra convaincre un électorat jeune et urbain, en quête de changement profond et de rupture avec les pratiques du passé.

M. Aouchiche a affirmé que ces élections représentaient une « opportunité » pour établir une nouvelle relation avec les citoyens, basée sur le respect de leurs droits et de leur participation effective à la gestion des affaires publiques. Cependant, ces déclarations d’intention devront se traduire en actes concrets pour regagner la confiance d’un électorat sceptique.

De plus, le FFS devra faire face à une concurrence accrue, avec plusieurs autres candidats issus de partis d’opposition tels que le MSP, le PT ou encore l’UPC. Cette fragmentation de l’offre politique pourrait se révéler être un handicap pour tous ces partis, qui risquent de se disperser sur un échiquier électoral déjà encombré.

Enfin, l’une des principales interrogations demeure la capacité du FFS à se démarquer réellement des autres formations en proposant un véritable projet de société alternatif, crédible et rassembleur. Les Algériens attendent des propositions concrètes pour répondre aux défis socio-économiques majeurs du pays, et non des promesses creuses.

En somme, si la candidature d’Aouchiche symbolise un regain d’intérêt du FFS pour la sphère politique nationale, elle ne garantit en rien un réel impact sur le scrutin à venir. Le parti devra redoubler d’efforts pour convaincre un électorat désabusé et divisé, en proposant une véritable alternative crédible aux tenants du pouvoir actuel.

Tebboune met fin aux fonctions du conseiller chargé de la Direction générale du protocole

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Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, mercredi, aux fonctions de M. Mohamed Bouakkaz, conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale du protocole, indique un communiqué de la Présidence de la République.

« Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis fin, ce jour, aux fonctions de M. Mohamed Bouakkaz, conseiller auprès du président de la République chargé de la Direction générale du protocole, pour fautes graves et manquement à la déontologie de la profession », lit-on dans le communiqué.

APS

Alger : Mabrouk Ahmed Yahia à nouveau entendu par le juge d’instruction

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Le dossier du jeune Mabrouk Ahmed Yahia, incarcéré depuis plus d’un mois pour de présumés liens terroristes, connaît un nouveau développement. Le juge d’instruction près du tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger l’a en effet auditionné ce mercredi pour la deuxième fois.

Arrêté le 17 avril dernier sur son lieu de travail à Hydra, où il exerçait la profession de serveur, M. Yahia avait été placé en détention provisoire le 29 avril. Il est poursuivi pour « appartenance à une organisation terroriste », en l’occurrence le MAK selon les autorités.

Depuis, le jeune homme de 26 ans croupit à la prison de Koléa, dans la wilaya voisine de Tipaza, dans l’attente du traitement de son dossier par la justice. Cette nouvelle audition par le juge d’instruction fait suite à une première convocation le mois dernier.

Pour l’heure, aucune information n’a filtré sur la teneur des chefs d’accusation précis retenus contre Mabrouk Ahmed Yahia, ni sur les éventuels éléments à charge détenus par les autorités. La famille du détenu, qui crie à l’injustice, attend impatiemment la suite de la procédure judiciaire.

Mohad Gasmi : la justice rejette sa demande de confusion de peines

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Pour la deuxième fois, le juge d’application des peines a rejeté la demande de confusion de peines déposée par le détenu Mohad Gasmi, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Mohad Gasmi purge actuellement deux peines de prison ferme prononcées dans des dossiers distincts : 3 ans pour le premier, 2 ans pour le second. Il est incarcéré depuis le 14 juin 2020 pour son engagement contre l’exploitation du gaz de schiste et en soutien aux populations du Sud.

En juillet 2023, après une grève de la faim de 15 jours qui a entraîné des complications de santé, M. Gasmi a été transféré le 27 juillet de la prison d’Adrar à celle de Meniaa, située à 400 km de son domicile familial. Sa famille est restée sans nouvelles de son lieu de détention pendant 15 jours après ce transfert.

La Rédaction

Maroc : La CAN 2025 reportée à début 2026

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La Confédération africaine de football (CAF) a annoncé ce mercredi un changement majeur dans son calendrier : la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), initialement prévue à l’été 2025 au Maroc, se tiendra finalement au début de l’année 2026. Cette décision, prise par le secrétaire général de la CAF, Veron Mosengo-Omba, vise à éviter un conflit avec la nouvelle version de la Coupe du monde des clubs.

En effet, la FIFA a programmé sa compétition interclubs rénovée du 15 juin au 13 juillet 2025 aux États-Unis. Cette édition, qui accueillera 32 équipes, marque une expansion significative par rapport aux formats précédents. Parmi les participants, quatre clubs africains de renom : Al-Ahly (Égypte), le Wydad Casablanca (Maroc), l’Espérance Tunis (Tunisie) et les Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud).

La présence de ces équipes, ainsi que celle de nombreux joueurs africains évoluant dans des clubs européens ou asiatiques qualifiés, a contraint la CAF à revoir son calendrier. « Nous pourrions jouer la CAN après la Coupe du monde des clubs, mais est-ce que ce serait dans l’intérêt des joueurs, qui ont joué toute la saison, d’aller en Amérique pour revenir participer immédiatement à la CAN ensuite ? » a expliqué M. Mosengo-Omba, soulignant l’importance accordée au bien-être des joueurs.

Ce report illustre la complexité croissante du calendrier international du football. Avec la multiplication et l’expansion des compétitions, les instances dirigeantes doivent jongler entre les intérêts commerciaux, la visibilité médiatique et la santé des joueurs. Cette situation soulève des questions sur la durabilité d’un tel rythme et sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les différentes organisations.

Pour les fans de football africain, ce changement signifie une attente prolongée avant de voir leur compétition phare. Cependant, il offre également aux équipes nationales plus de temps pour se préparer, et aux joueurs, une pause bienvenue après une saison chargée. Reste à voir comment ce report affectera la dynamique et la forme des équipes participantes.

Tébessa : Deux personnes condamnées à la prison ferme pour fuite de sujets du BEM

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Le tribunal de Tébessa a prononcé mardi une peine de deux ans de prison ferme assortie d’une amende de 200.000 DA à l’encontre de deux personnes impliquées dans la fuite de sujets et de réponses des épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM). Cette décision fait suite à leur comparution immédiate devant le Procureur de la République le 4 juin 2024.

Les condamnées, une candidate libre de 25 ans et une femme de 34 ans, ont été reconnues coupables d’avoir utilisé des moyens de communication à distance pour diffuser illégalement les sujets et les réponses de l’examen. Cette action constitue une infraction aux lois visant à préserver l’intégrité des examens nationaux.

Ce jugement intervient dans un contexte de renforcement des mesures de lutte contre la triche aux examens. Les autorités algériennes ont adopté une politique coercitive sévère, impliquant une coordination entre les ministères de l’Éducation nationale, de la Justice, et les institutions sécuritaires telles que la Gendarmerie et la Sûreté nationales.

Cette démarche s’inscrit dans une série d’actions entreprises depuis les fraudes massives du BAC 2016. Parmi ces mesures figure la coupure d’Internet à l’échelle nationale pendant une heure au début de chaque épreuve, une décision qui, bien que contestée pour son impact sur les citoyens et les entreprises, vise à prévenir la triche.