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dimanche 15 février 2026
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La ville de l’ex Michelet en danger

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La ville de l’ex Michelet en danger

Aïn El Hammam ex Michelet est menacé par un glissement de terrain qui travaille en profondeur le site allant de la place (le seul lieu portant le nom pompeux de place est qui n’est en réalité qu’une placette correspondant à un carrefour longeant le café des (IDHEBBALEN ) jusqu’à ASQIF NETTMANA (lieu où repose le poète Si Mohand Ou mehand) et peut-être même un peu plus loin.

Ce phénomène constaté depuis une vingtaine d’années, étudié déjà par les géologues du temps de la colonisation qui avaient déclaré non efficandi (inconstructible). ce vaste espace, ne cesse de s’accentuer sous le regard placide et indifférent des autorités locales irresponsables qui n’en ont cure et d’une population décidément amorphe et ne prenant pas la mesure d’un cataclysme très prochain, assistant indifférente et sidérée face à une catastrophe en gestation qui engloutira des centaines de personnes du côté du marché particulièrement par suite d’un effondrement presque certain de ces bâtiments fissurés et lézardés de toutes parts. Le niveau des trottoirs sans cesse rabibochés ne cesse de monter par rapport à celui de la route en glissement constant (constater le glissement récent du côté du commerce Boukhoulaf et du côté CNEP).

Des études confiées (il y a une dizaine d’années de cela) à un bureau d’études international ont déclaré pourtant, dans des conclusions restées ultrasecrètes et jamais portées à la connaissance du citoyen et confinées dans les bureaux de la wilaya, zone rouge.Ce versant auquel s’agrippent encore ces immenses cohortes de gens fréquentant le marché hebdomadaire ou ces quelques habitants refusant obstinément de quitter leurs commerces et leurs appartements menacés d’effondrement.

La thèse d’un doctorat d’État menée par Lynda Djerbal (disponible sur internet) sur ce versant aboutit à des conclusions sans appel : tout ouvrage consistant à conforter le site serait complètement illusoire. le seul acte salutaire à accomplir d’ores et déjà (la thèse date de quelques années) est l’évacuation des habitants et la surveillance du site par un système de capteurs donnant l’alarme pour avertir un tant soit peu à l’avance de l’imminence de ce qui est appelé en mécanique des sols « le seuil de rupture ».

Nous assisterons alors à la tragédie du siècle. Il est à se demander pourquoi l’État, instruit par les élus et les autorités locales (députés, maires, chef de Daïra, wali) ne déclare pas une situation de catastrophe naturelle pour AIN EL HAMMAM, ville à laquelle la SAA refuse de délivrer, dans la zone en question, une assurance quelle qu’elle soit.

Ouyahia en 2009 déclara, suite à l’intercession d’un député du RND de Aïn El Hammam, que cette bourgade fait partie de la nation et qu’à ce titre elle ne serait pas délaissée. On a bien octroyé à la commune de Michelet un budget exceptionnel de 70 milliards de centimes quelques années plus tard qui seront dépensés dans des travaux de prestige tels que celui ayant consisté à ravaler la façade de la mairie et son intérieur par des aménagements dignes d’un ministère. Mais la ville demeure sinistrée et offre au visiteur un spectacle désolant et triste dont l’épilogue sera, à coup sûr, une hécatombe dont tout le monde ne pourra pas dire : « je ne savais pas ».

Si la nécessité d’une association doit se faire sentir, elle doit se manifester avant tout en vue de parer à cette tragédie latente. Qu’elle (l’association) fasse appel à nos intellectuels où qu’ils se trouvent, à nos élus, à nos citoyens influents au sein du pouvoir, aux journalistes natifs de la région, à tous les hommes de bonne volonté pour tirer la sonnette d’alarme. Bien entendu à AEH EL HAMMAM, par manque de courage et pour des considérations mesquines d’Intérêt personnel, on persiste (élus et autorités locales) dans la demi-mesure et la fuite en avant consistant à ne pas saisir l’ampleur de la gravité d’un événement majeur que celui d’une menace terrible menaçant plusieurs centaines de vies humaines. Ainsi vont la non-gouvernance et son corollaire : l’irresponsabilité. Pour une initiative du genre, je me porte volontaire et attends d’éventuelles manifestations de réponses.

PS J’ajoute seulement que quatre grands bâtiments ont été déjà démolis, que d’autres s’apprêtent à l’être et que la seule mesure prise au niveau gouvernemental est cette initiative d’une étude confiée à ce bureau d’études international dont on ignore jusqu’à aujourd’hui les recommandations.

Cherif Ben Mamar

Pour les Amazighs, le combat continue toujours

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Les Amazighs (Imazighen) font partie des peuples anciens. Mais ils forment l’un des peuples anciens les plus méconnus, pour plusieurs raisons. Un Amazigh est un homme libre ; c’est certainement, entre autres, pour cela qu’il a été longtemps le plus grand marginalisé de l’Histoire. Ici une plongée dans cette longue Histoire, riche et tumultueuse.

Lorsque le régime du dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, vacille et finit par tomber, le drapeau amazigh flotte à Tripoli, c’est une énorme surprise pour beaucoup d’observateurs internationaux qui ignoraient superbement l’existence des Amazighs libyens, massacrés durant des années. Ce drapeau avait déjà flotté, des années auparavant, en Algérie, au Maroc, aux îles Canaries ou encore dans les vastes territoires que peuplent les Touaregs, ces hommes bleus qui n’ont jamais oublié qu’ils sont des Imazighen, des hommes libres. Oui, les Berbères se désignent plutôt par ce nom venu des âges les plus reculés, Imazighen. Le présent article se veut un survol de l’identité berbère ; ce survol s’appuie sur le vécu d’une région de Tamazgha, la Kabylie, qui a beaucoup lutté pour la reconnaissance de cette identité.

Il y a trois mille ans avant Jésus, les Imazighen côtoyaient les royaumes égyptiens. Ainsi après sa victoire sur le pharaon Psousennis II, vers l’an 959 avant J.C, le Berbère Sheshnaq épouse la fille du roi vaincu et s’installe sur le trône d’Égypte en fondant la XXIIème dynastie des Pharaons. Le Pharaon berbère poursuit son avancée vers le Moyen-Orient ; il arrive jusqu’à Jérusalem qu’il pille. Cet événement est mentionné dans l’Ancien Testament (1).

Plus tard, un autre roi berbère Massinissa, va marquer l’Histoire. Il réussit à réunir toute la Numidie et parvient à un état de civilisation important. Massensen, son nom en langue amazighe, arrive à mettre en valeur un territoire immense et exporter du blé et des céréales en direction de Rome et de la Grèce. Le roi amazigh s’approprie également les attributs modernes de la souveraineté comme la frappe de la monnaie et le développement de la circulation monétaire ; toujours sous son règne, les échanges entre les villes et les campagnes connaissent un essor remarquable. La célèbre phrase : « l’Afrique aux Africains » a d’abord été prononcée par le roi Massinissa. Les Berbères utilisent le mot « Taferka » pour signifier la terre, « Aferkiw » étant celui qui est propriétaire de cette terre. Lorsque la phrase de Massinissa a été traduite en latin, elle a donné le mot « Africa » pour désigner la terre du côté du versant sud de la Méditerranée (2). C’est bien plus tard, que les Européens vont utiliser le mot « Afrique » pour parler de tout le continent africain. Régnant de l’an 203 à 148 avant J.C, Massinissa est resté dans la mémoire collective. D’autres rois berbères vont lui succéder. Le règne des dynasties numides s’achève avec le roi Ptolémée de Maurétanie, fils de Juba II, qui est assassiné par l’empereur Caligula en l’an 40. Le pays des Berbères sera alors, en partie, occupé, tour à tour, par les Romains, les vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs et enfin les Français. Auparavant, les Berbères fondèrent de nombreuses dynasties berbères sous l’égide de l’Islam. C’est le cas, entre autres, de la dynastie des Fatimides, des Almoravides ou encore des Almohades.

Amorcée par les Kabyles Kotamas qui s’imposent en Afrique du Nord centrale dès 922 avant de fonder le Caire en 969, la dynastie fatimide dure près de deux siècles. En Égypte, les Fatimides construisent la célèbre mosquée d’El Azhar et étendent leurs conquêtes jusqu’à la Syrie ; ils s’établissent même à Malte et en Sicile. Contrairement aux autres dynasties musulmanes, les Fatimides se basèrent pour recruter les éléments de leur administration sur des critères principalement de compétence, faisant fi ainsi de l’appartenance tribale ou ethnique ou parfois même religieuse dans la mesure où de hautes fonctions furent occupées par des Juifs ou des chrétiens. (3)

Les dynasties berbères musulmanes s’effondrent à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle. À cette époque, une grande partie de la Kabylie fonctionne pendant un moment en confédérations autonomes. Les villages se rassemblent ici et là, les tribus établissent des règles qu’elles respectent ; tout le monde participe à la gestion de la cité, nul dirigeant ni roi n’est là pour imposer sa loi. Cependant deux royaumes vont s’y constituer : le royaume des At Abbas et le royaume de Koukou. Le royaume des At Abbas s’est formé à la suite de la prise de Vgayet (Bougie) par les Espagnols en 1510. À la chute du royaume berbère hafside, les Kabyles prennent une nouvelle capitale, à l’intérieur du pays, la qalâa des At Abbas. Cette cité est une ancienne place fortifiée de l’époque des At Hammad. Le royaume de Koukou se forme en haute Kabylie, dans la région de Ain El Hammam. Ahmed At Lqadi, le fondateur du royaume de Koukou a été roi d’Alger de 1520 à 1527. Le règne des Français en Algérie commence au début du mois de juillet 1830. Le nom d’Algérie est donné le 14 octobre 1839 aux possessions françaises dans le nord de l’Afrique. « Algérie » vient du mot « dzair », le nom de la ville d’Alger en arabe algérien, qui est lui-même issu de « dziri » lequel dérive du fondateur de la ville, le Berbère Bologhine At Ziri. (4)

Le 1er février 1844, la France crée les bureaux arabes pour établir des contacts avec les indigènes. Le 11 décembre 1848, la Constitution de 1848 proclame l’Algérie partie intégrante du territoire français : Bône, Oran et Alger deviennent les préfectures de trois départements français. Lorsque l’émir Abdelkader se soumet à la France en 1847, une grande partie de la Kabylie résiste encore aux Français.

En 1865, Napoléon III fait part de son intention de traiter l’Algérie en « royaume arabe ». La démarche de Napoléon III va laisser des traces dans les esprits. La France colonialiste va ainsi tenter d’arabiser les Berbères, de les diluer dans un vaste royaume chimérique. Cette idée de royaume arabe générera, bien des dizaines d’années plus tard, le fameux « monde arabe » qui n’est, dans la vie réelle, qu’une invention politicienne.

Cependant l’Algérie de la colonisation est traversée, au même moment, par plusieurs courants de pensée, les uns et les autres, cherchant, au mieux, à « domestiquer » la société autochtone. À côté de l’arabe classique, de l’arabe algérien, on s’intéresse aussi, fait nouveau, à la langue kabyle. C’est en 1891 que le Brevet de langue kabyle est créé à Alger. Un lettré kabyle d’importance, Saïd Boulifa, a suivi ce cours ; c’est lui qui a pu sauvegarder des pans entiers de la mémoire berbère. Contemporain du plus grand poète d’Afrique du Nord, Si Mohand Ou Mhand, (mort le 28 décembre 1905), Saïd Boulifa arrive à collecter une partie des mots forts et souvent désespérés de l’aède kabyle. Si Mohand Ou Mhand a vécu cette période tumultueuse liée à l’arrivée violente des Français en Kabylie. Sa vie, son œuvre, son destin ont été complètement chamboulés par l’intrusion de cette terrible guerre. Si Mohand naît vers 1840 à Icheraiwen, un village de Haute-Kabylie, situé près de l’emplacement actuel de la ville de Larba Nat Iraten (Fort National). Il assiste à l’arrivée du général Randon en Kabylie et à la destruction de son village. Après l’insurrection de 1871 à laquelle sa famille participe, les At Hamadouche, parents de Si Mhand sont ruinés. Son père, Mohand Ameziane est exécuté, son oncle Arezki est déporté en Nouvelle-Calédonie, son frère Said s’enfuit en Tunisie tandis que les autres membres de la famille se réfugient dans les autres villages de la région de Tizi Rached. Complètement déraciné, Si Mohand commence une interminable errance. À pied, il sillonne une grande partie de l’Afrique du Nord et déclame ses poèmes. Dans l’un de ses plus émouvants poèmes, il affirme : « l’exil m’est prédestiné. » Il devient ainsi comme l’écrit Hamza Zirem (5), « le chantre désespéré des valeurs bousculées par l’ordre colonial. » Si Mohand Ou Mhand boit, aime, se drogue, erre d’un coin à un autre, sans oublier certainement cette image de son père fusillé devant ses yeux par l’armée française.

Plus tard les poèmes de Si Mohand sont publiés, sous différents recueils, par Si Amar Ou Said Boulifa en 1904, Mouloud Feraoun en 1960 ou encore Mouloud Mammeri en 1969.

Lorsqu’il rend visite au Cheikh Mohand Oulhocine (1836-1901), un sage et un homme du verbe, le poète reste muet. Par respect pour le Cheikh, Si Mohand avait laissé sa pipe dehors. L’entourage du Cheikh finit par lui ramener sa pipe qu’il n’hésite pas à remplir de kif. Si Mohand récite alors un poème. Le Cheikh lui dit de le répéter. « Je ne répète jamais mes vers », répond le poète. Ce qui énerve un peu le Cheikh qui lui souhaite de mourir loin de sa terre natale. « Si Dieu veut, mais ce sera à Asseqif N Tmana », affirme Si Mohand Ou Mhand. Effectivement Si Mohand Ou Mhand est enterré à Asseqif N Tmana, loin de son village, mais toujours dans cette Kabylie qu’il avait dans le sang. L’œuvre poétique de Si Mohand marque profondément la Kabylie ; elle influence et continue à inspirer de nombreux autres poètes aux quatre coins de Tamurt, le pays, la terre natale et la patrie.

À vrai dire, l’âme kabyle à se réfugie souvent dans la poésie pour sauvegarder sa combativité et sa résistance face à toutes les injustices du monde. On peut même affirmer que la poésie est indissociable de la vie berbère. « Il était pareil à une feuille que le vent emporte et qui ne pourrait se fixer nulle part ailleurs que sur la branche d’où elle a été détachée », disait de lui l’écrivain kabyle Mouloud Feraoun.

De son côté, Cheikh Mohand Oulhocine a joué un rôle important dans l’affirmation de la pensée kabyle de son époque ; il avait surtout insisté sur la primauté des valeurs traditionnelles sur le dogme religieux.

A suivre : Seconde partie

Youcef Zirem

La vulnérabilité des élites politiques : les associés rivaux.

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Les hommes politiques sont vulnérables parce qu’ils sont au-devants de la rampe.

Leur vulnérabilité vient en grande partie du fait qu’ils n’ont pas seulement des ennemis, mais aussi des rivaux et des concurrents, qui sont souvent également des associés, des alliés, voire des complices.

En politique les associés peuvent devenir d’un jour à l’autre des rivaux davantage que des associés. L’histoire politique de chaque pays est la plupart du temps une histoire de rivalité entre acteurs politiques. Comme le remarque François Baurricaud qui a concocté la notion des “associés rivaux”, dans les régimes démocratiques quand le nombre d’acteurs politiques est réduit, comme c’est le cas au sommet du pouvoir et aux échelons supérieurs de la hiérarchie politique, personne n’est à mesure d’imposer sa volonté durablement à des rivaux plus ou moins égaux, surtout quand l’issue des compétitions politiques est incertaine.

Pour devenir chef d’un parti, le prétendant doit vaincre ses rivaux. Pour devenir ministre, il faut écarter plusieurs amis rivaux qui aspirent au même poste. Les intrigues peuvent alors fleurir

Slimane Alem 

 

 

 

Le « Hirak » du Maroc à l’Assemblée nationale française

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Selon Atlasinfo , La députée de « La France insoumise », Mathilde Panot, et son suppléant franco-algérien, Mourad Tagzout, vont recevoir, le 14 septembre, à l’Assemblée nationale, une délégation du Hirak, un mouvement marocain de contestation sociale.

Parmi les membres de la délégation, la mère de Nasser Zefzafi, leader du Hirak, qui a été condamné en juin 2018 avec trois autres meneurs, Nabil Ahmjiq, Ouassim Boustati et Samir Ighid, à une peine de 20 ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’État », un chef d’accusation passible selon les textes de la peine de mort.

Cette décision de la députée française du Val-de-Marne et de son suppléant franco-algérien est une « initiative personnelle », a appris mercredi Atlasinfo de sources proches du parti de Jean-Luc Mélenchon.

Née en 1989, Mathilde Panot est membre de la Commission du développement et d’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale française.

Son suppléant, Mourad Tagzout, est un conseiller municipal (FI) d’Ivry, une ville proche de Paris .

La rédaction

Le mouvement du sud réagit aux propos du PDG de la Sonatrach

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Le comité national pour la défense des droits des chômeurs et le comité populaire hostile au gaz de schiste déclarent que les propos tenus par le directeur général du groupe Sonatrach n’apportent rien de nouveau autre que le mépris, l’insulte, la Hogra et une nouvelle provocation aux populations du sud comme ça était toujours le langage des représentants de l’État envers cette partie du peuple algérien.

La déclaration de ce directeur général est une réponse à la position des jeunes qui ont rejeté sa proposition qui a invité leurs représentants à se déplacer en Amérique, au Mexique et au Canada pour évaluer les dangers du projet de l’exploitation du gaz de schiste.

Suite à une réunion avec les proches du Dr Chakib Khelil dans l’une des willayas de l’Est algérien, durant laquelle on voulait corrompre ces jeunes par de divers avantages pour les impliquer dans un conflit politico-économique qui oppose le groupe qui soutient la France et le groupe qui soutient les USA pour la réalisation de ce projet au détriment de la santé de la population et de toute la région par le risque de polluer les réserves des eaux souterraines.

La politique de l’exclusion des habitants du sud n’est pas nouvelle, c’est la monnaie quotidienne des sociétés et des entreprises pétrolières installées dans cette partie du pays.

Le recrutement sélectif et raciste est une pratique quotidienne.

Est-ce que tous les jeunes de la région sont-ils incompétents pour décrocher un poste dans ces entreprises ?

Selon ce directeur général, pour intégrer ce monde de travail si compliqué et si pointu, il faut avoir un bagage de connaissances et de savoir inestimable, sinon le jeune ne peut être qu’un danger pour ce secteur.

Nous réitérons ici notre position inébranlable sur notre refus catégorique sur la pollution de la nappe souterraine par l’absurde argument qui est le sauvetage de l’économie nationale.

 

                                                         Belabes Tahar et Hamim Mohamed
                                                     représentants des deux comités 

Mauritanie: Commémoration de la 33ème journée du comité permanent international de lutte contre la sécheresse dans le Sahel

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Le comité permanent international de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) a commémoré, mercredi, sa 33ème journée, placée cette année sous le thème : « L’importance des produits forestiers non-ligneux dans le renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des moyen d’existence des ménages vulnérables au Sahel et en Afrique de l’Ouest ».
Dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion, le Président du Comité permanent de lutte contre les effets de la sécheresse au Sahel (SILSS), SEM Roch Marc Christian Kaboré, Président du Burkina Faso, s’est adressé aux peuples du Sahel en général et à ceux des États membres de l’Organisation en particulier, pour insister sur l’importance de l’alimentation et des moyens de subsistance des familles vulnérables au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

AMI

Par Maghreb Émergent

Maurice Audin: Le crime d’État, enfin reconnu !

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Emmanuel Macron se rend aujourd’hui chez Josette Audin et publie une déclaration pour reconnaître le crime d’État commis sur son mari. En 1957, en pleine bataille d’Alger, l’armée française avait torturé et assassiné ce jeune mathématicien communiste anticolonialiste. Justice lui est enfin rendue. Après un demi-siècle de déni, avec ce geste historique, la France regarde en face l’une des pages les plus sombres de la colonisation. 

61 ans, 3 mois et 2 jours… C’est le temps qu’il aura fallu à l’État français pour reconnaître que Maurice Audin a bien été torturé et assassiné par l’armée. La déclaration d’Emmanuel Macron et sa visite, cet après-midi, à Josette Audin, représentent une formidable victoire. Un bonheur inestimable pour sa famille, d’abord. Car Josette Audin, qui a aujourd’hui 87 ans, s’est battue sans relâche pendant plus de soixante ans pour que la vérité soit faite sur l’assassinat de son mari. Elle l’a fait pour lui, mais aussi pour tous les Algériens, victimes de cette sale guerre que les autorités françaises refusaient jusqu’à présent de regarder en face. Ce geste historique du Président de la République marque la fin d’un demi-siècle de déni. Il va permettre à la société française d’affronter plus sereinement les pages les plus sombres de son histoire coloniale. Car le sort d’un homme révéla tout un système : celui de la pratique généralisée de la torture pendant la guerre d’Algérie. C’est aussi une précieuse victoire pour tous les progressistes qui n’ont jamais abandonné Maurice Audin, devenu un symbole de l’anticolonialisme et de la lutte contre la torture. Et le combat fut long ! Des lois d’amnistie à l’omerta de la Grande Muette, tout a été fait pour que l’« affaire » tombe dans l’oubli. Mais plusieurs générations d’historien(ne)s, de militant(e)s communistes, de mathématicien(ne)s et de journalistes ont continué à se passer le témoin, jusqu’à cet heureux dénouement. L’Humanité n’a jamais renoncé, depuis l’arrestation de Maurice Audin en juin 1957, jusqu’à l’appel publié le 29 mai dernier dans nos colonnes, auquel s’était associé Cédric Villani, à faire vivre ce combat pour la vérité et la justice (lire « Un long combat d’Humanité »). Sa rédaction n’a jamais oublié le visage de Maurice Audin, éternel jeune homme de 25 ans, le regard tourné vers l’avenir. Un grand journaliste,  Henri Alleg, disparu en 2013, qui fut lui aussi victime de la torture, n’a cessé d’y veiller : « N’oubliez jamais Maurice. »
Une déclaration de grande portée historique et politique
« C’est historique », se réjouit le mathématicien et député Cédric Villani, qui a beaucoup porté ce combat auprès d’Emmanuel Macron. Pour lui, « cette reconnaissance est l’aboutissement d’une question posée il y a soixante et un ans par le mathématicien Laurent Schwartz. Ce qui est important, c’est le combat individuel autour de Maurice Audin, mais aussi le symbole beaucoup plus large de ceux qui ont subi l’arbitraire, qui ont disparu, dans tous les camps, dans une guerre qui à l’époque ne disait pas son nom. Le plus important, c’est la souffrance familiale à laquelle il a été répondu. Cette déclaration se place du côté des droits fondamentaux des êtres humains. »
Cette victoire est en effet d’autant plus importante que la déclaration d’Emmanuel Macron, qui sera rendu publique intégralement cet après-midi, est à la hauteur des attentes. Le président de la République y engage la responsabilité de l’État en soulignant que la mort de Maurice Audin « a été rendue possible par un système légalement institué : le système « arrestation-détention », mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale aux forces armées à cette période ». C’est la première fois que la République reconnaît que les exactions et la torture ont été commises avec l’aval des autorités politiques de l’époque, parmi lesquelles François Mitterrand qui joua un rôle déterminant en tant que ministre de la Justice de Guy Mollet, jusqu’au 12 juin 1957. « C’est une très belle nouvelle, de grande portée historique, estime Pierre Laurent. L’occultation de la responsabilité de l’État, le mensonge sur la torture étaient une tache au fronton de la République. Cette déclaration va permettre d’ouvrir une nouvelle page. C’est une victoire pour tous ceux qui ont mené ce combat sans relâche pendant plus de soixante ans, rappelle le secrétaire national du PCF, une preuve que la détermination était juste et nécessaire. » « C’est un pas en avant considérable, se félicite également l’historien Benjamin Stora (voir entretien). C’était d’ailleurs la revendication depuis le début, notamment de Pierre Vidal-Naquet, qui avait toujours insisté pour que cet assassinat soit bien interprété comme représentatif du système colonial. » En 2014, François Hollande avait fait un premier pas en reconnaissant publiquement le caractère mensonger de la thèse de l’évasion, défendue par l’armée pour camoufler son crime. Mais il n’avait pas eu le courage de s’attaquer à la responsabilité de l’État. Un rendez-vous manqué qui permet aujourd’hui à Emmanuel Macron d’accomplir ce geste politique qui fera date. Comme celui qu’avait réalisé Jacques Chirac en 1995 concernant la rafle du Vél’d’Hiv, reconnaissant la responsabilité de la France dans la déportation et l’extermination de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. « Cette déclaration s’inscrira dans le combat contre la torture comme outil de répression et de terreur partout où elle est pratiquée dans le monde », se félicitent Josette Audin et ses enfants, Michèle et Pierre, « sensibles » à la visite du président de la République venant leur remettre cette déclaration.
Cette déclaration aidera-t-elle à mettre un point final à l’affaire Audin ?
Emmanuel Macron devrait appeler également les derniers témoins à parler. En effet, si la reconnaissance est essentielle, Josette Audin ne connaît toujours pas les circonstances précises de la mort de son mari, ni la confirmation du nom de ses meurtriers. Décès sous la torture, d’un étranglement par le lieutenant Charbonnier ou d’une exécution par un commando de l’équipe d’Aussaresses… plusieurs hypothèses continuent de coexister, faute de preuves écrites. La vérité achoppe encore sur le silence ou le mensonge de témoins clés, qui ont toujours fait obstruction à l’enquête. Mais la famille Audin espère que « l’ouverture des archives et l’appel à témoignage du président de la République sera entendu par tous les témoins survivants et tous ceux qui détiennent des archives privées susceptibles de permettre de connaître les circonstances exactes de la mort de Maurice Audin et de tous ceux qui ont subi le même sort ». Ils attendent également que le corps de leur père et mari soit recherché, et « puisse enfin recevoir une sépulture ». Jusqu’à présent, les autorités algériennes n’ont jamais donné suite aux requêtes de la famille Audin d’engager des fouilles dans les lieux désignés par des témoins, où pourrait se trouver le corps. « Comme dans toutes les disparitions, l’absence de corps de la victime empêche d’y mettre un point final et rend impossible la cicatrisation des plaies de ceux que la disparition a fait souffrir », rappelle l’historienne Sylvie Thénault, qui a beaucoup œuvré, par ses travaux scientifiques, à cette reconnaissance. Cette déclaration aidera-t-elle à mettre un point final à l’affaire Audin ? Des archives viendront-elles confirmer le nom de ses assassins ? Nul ne le sait. Mais le geste accompli aujourd’hui ouvre une nouvelle page. Et commence à panser les mémoires blessées de la guerre d’Algérie.

Madjid Bencheikh chez Youcef Zirem au café littéraire parisien

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Pour les amoureux du livre, des belles-lettres et du savoir, un rendez-vous important vous donnera l’opportunité à nourrir vos neurones et à savourer le verbe de la rationalité et de la vérité dans une ambiance amicale d’où vous ne sortirez qu’avec d’importantes informations et de riches connaissances.

C’est au café littéraire parisien, cette tribune du savoir, animée par l’écrivain Youcef Zirem que Docteur Madjid Benchikh, auteur du livre « Algérie – Un système politique militarisé » et ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger, est professeur émérite de l’Université de Cergy-Pontoise (Paris-Val d’Oise) où il a été directeur de l’École doctorale de droit et sciences humaines, tiendra une conférence-débat

le dimanche 16 septembre 2018 à 16 h au 320, rue des Pyrénées Paris 20.  Métro : ligne 11, Pyrénées.

La rédaction

Emeutes du pain du 3 janvier 1984: L’IVD dépose des dossiers devant la justice

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Selon HuffPost  , Ben Sedrine a indiqué que les 13 dossiers déposés aujourd’hui concernent 7 morts et 6 blessés atteints par balle lors de ces évènements.

Une délégation de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) a déposé mercredi devant la juridiction spécialisée compétente en matière de justice transitionnelle près du tribunal de première instance de Sfax 1, les premiers dossiers portant sur les émeutes du pain du 3 janvier 1984.Les familles des victimes et membres du bureau régional de l’IVD à Sfax étaient présents lors du dépôt des dossiers.Les émeutes du pain survenues entre fin décembre 1983 et début janvier 1984 se sont déclenchées dans la plupart des régions en réaction à l’augmentation des produits céréales et leurs dérivés.Dans une déclaration à la presse, la présidente de l’IVD, Sihem Ben Sedrine a indiqué que les 13 dossiers déposés aujourd’hui concernent 7 morts et 6 blessés atteints par balle lors de ces évènements.

Au moins 14 personnes sont impliquées dans ces dossiers, a précisé Ben Sedrine. Parmi ceux qui sont accusés d’homicide prémédité et de tentative de meurtre, trois d’entre eux ont tiré des balles à bout portant, a-t-elle expliqué.

Cette affaire implique aussi un ministre et un chef d’Etat (pour ceux qui sont encore vivants) pour avoir donné l’ordre (de tirer).Les dossiers ont été construits après des investigations et des séances d’audition à huis clos menées par une équipe de travail du bureau régional de l’IVD à Sfax, a indiqué le président du bureau régional de l’IVD, le colonel major de l’armée nationale à la retraire, Hédi Kolsi au correspondant de l’agence TAP dans la région.Maher Zouari, 53 ans, blessé par balle lors des émeutes du pain au niveau de la main et du pied a exprimé le souhait d’obtenir réparation pour les préjudices qu’il a subis lui causant un dommage physique estimé à 60%.Samir Hriz, frère du martyr Hmaied Hriz tué par balle à Place Bab El Kasbah s’est dit satisfait du dépôt du dossier de son frère auprès de la juridiction compétente de Sfax, souhaitant la réhabilitation de son frère et de la famille de façon générale.Selon Sihem Ben Sedrine, l’IVD doit déposer d’autres dossiers devant la juridiction de Sfax portant sur la période 1955/2013.Les dossiers concernent des violations contre des syndicalistes en 1978 à Sfax et les évènements du 14 janvier 2011.

Décès de Moulay Seddik Slimane protecteur et promoteur du patrimoine des ZENATA

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Nous venons d’apprendre le Décès du protecteur, promoteur et défenseur du patrimoine immatériel et matériel des ZENATA l’un des compagnons de Mouloud MAMMERI et son guide dans le GOURARA à TIMIMOUNE  dans le grand sud Algérien, Moulay SEDDIK Slimane dit Moulay Timi. Un homme humble, modeste, très disponible, toujours au service de la communauté universitaire qui séjourne dans le Gourara et le Touat ainsi que du mouvement associatif et fidèle ami de la région des At Yanni.
Repose en paix Si Moulay .