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jeudi 29 février 2024
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Djelfa: l’activiste Mohamed Saied à nouveau sous le coup d’une ISTN

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Le militant du Hirak Mohamed Saied, résidant à Djelfa, s’est vu notifier le 14 juillet le renouvellement de l’interdiction qui le vise de quitter le territoire national.

En effet, l’intéressé avait déjà été bloqué le 2 mai 2023 à l’aéroport international d’Alger par les services de la Police aux Frontières (PAF) alors qu’il s’apprêtait à embarquer, en dépit d’avoir accompli toutes les formalités requises. Le ressortissant s’était vu signifier sur le champ une mesure administrative d’interdiction de quitter le territoire national.

Ce contrôle inopiné survenait cinq jours après une convocation émise par la police judiciaire à son encontre le 27 avril. Par le passé, M. Saied a également fait l’objet de poursuites pour “outrage à corps constitués”. Il avait d’ailleurs été condamné en décembre 2023 par le tribunal de Djelfa à 300 000 dinars d’amende.

Bouira: arrestation de l’activiste Ali Nedjaa à Haizer

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Le 14 février 2024, l’activiste Ali Nedjaa a été appréhendé par les forces de l’ordre à Haizer, dans la wilaya de Bouira. Son domicile familial a également fait l’objet d’une perquisition le même jour par les autorités.

M. Nedjaa est actuellement maintenu en garde à vue dans un lieu non communiqué à ses proches pour le moment. Aucune information officielle n’a été fournie quant aux motifs de cette interpellation et aux suites judiciaires que cela pourrait entraîner.

RCD: libération du militant Larbi Menad après acquittement de l’amende

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L’ancien détenu d’opinion Larbi Menad a été libéré après que sa famille ait rassemblé et acquitté la somme nécessaire. En effet, le concerné avait été conduit sous la contrainte en prison pour n’avoir pu honorer une amende s’élevant à 50 000 dinars.

De l’avis de ses soutiens, il est inadmissible qu’un ancien détenu politique se soit vu infliger la détention pour une dette somme toute modeste. Ses proches ont dû se démener et collecter cette somme auprès de leur entourage afin d’obtenir sa libération.

Inquiétude après le transfèrement du prisonnier d’opinion Walid Hamitouche

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La famille de Walid Hamitouche, emprisonné pour ses opinions, a enfin pu rendre visite à leur fils dans sa nouvelle geôle, la maison d’arrêt d’Ain Ouassara. Son passage éclair à la prison de Berouaghia n’aura été qu’une transition.

Pour rappel, ce détenu d’opinion avait été extrait de la prison de Koléa pour être conduit à la maison d’arrêt de Berouaghia, dans la wilaya de Médéa. Excédé par ses conditions déplorables de détention, il avait entrepris en septembre 2023 une grève de la faim, qui avait perduré plusieurs jours durant. 

Incarcéré depuis le 23 juin 2021, Walid Hamitouche avait été condamné en première instance par le tribunal criminel de Dar El Beidha à 5 années de réclusion, sentence confirmée le 23 décembre dernier en appel par la cour d’Alger. 

Son transfèrement inopiné dans une maison d’arrêt isolée, loin de sa famille, fait redouter une dégradation de ses conditions de détention déjà très difficiles. Ses soutiens s’alarment des conséquences physiques et psychologiques d’un tel isolement pour ce prisonnier d’opinion, qui ne demande qu’un procès impartial.

SAMIR L.

L’ancien ministre délégué Nassim Diafat condamné à 5 ans de prison ferme

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L’ancien ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises et des startups, Nassim Diafat, a été condamné mercredi par le Tribunal de Sidi M’hamed à 5 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, dans l’affaire d’octroi de privilèges injustifiés. Son épouse et le directeur général de l’agence étatique ANADE ont quant à eux été acquittés.

L’ancien directeur de la société ALRIM, poursuivi dans la même affaire, a écopé d’une peine de 3 ans de prison ferme et d’une amende équivalente. L’ancien DG de l’agence ANADE, s’en sort avec 18 mois de prison avec sursis.

Le frère de M. Diafat, ainsi que son épouse, ont été condamnés à un an ferme. Même sanction pour un autre proche. Les autres accusés dans ce dossier ont reçu des peines allant de 6 mois avec sursis à un an de prison ferme.

Béjaïa : l’activiste Omar Aït Larbi condamné à 6 mois de prison ferme

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La répression contre les voix dissidentes a frappé encore. L’activiste Omar Aït Larbi a été condamné mardi à 6 mois de prison ferme et 50.000 dinars d’amende par le tribunal d’Amizour.

Arrêté le 11 février dernier, M. Aït Larbi est loin d’en être à son coup d’essai. Ce membre actif de plusieurs associations culturelles amazighes a déjà écopé par le passé de lourdes peines d’emprisonnement et d’amendes. Autant de sanctions visant à museler ce militant trop bruyant aux yeux du pouvoir.

Cette fois, son crime ? Avoir partagé des « publications nuisant à l’intérêt national », un motif élastique régulièrement invoqué pour mater toute dissonance politique. Mais alors que le Hirak a fait souffler un vent de contestation populaire sur l’Algérie, le régime se raidit plus que jamais. Sous couvert de lutte antiterroriste, tous les coups semblent permis pour réprimer une opposition de plus en plus audible.

SAMIR L.

Béjaïa : nouvelles convocations pour le militant kabyle Djamel Ikni

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Le militant indépendantiste kabyle Djamel Ikni a été convoqué par le commissariat de police d’Aokas ainsi que par le commissariat central de Béjaïa pour jeudi 15 février 2024.

Agé de 46 ans, Djamel Ikni, qui réside dans la commune d’Aokas, avait été condamné en septembre 2021 à six mois de prison ferme par le tribunal de Sidi M’Hamed à Alger. Il était poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » après avoir publié un appel sur Facebook à un rassemblement pacifique de soutien à la militante Kamira Nait Sid, alors incarcérée par la justice.

Arrêté fin août 2021, M. Ikni avait été détenu pendant sept mois à la prison de Koléa (Tipaza) avant d’être libéré provisoirement le 30 mars 2022, ayant effectué le temps de sa peine.

Ses récentes convocations au commissariat, près d’un an après sa sortie de prison, soulèvent à nouveau des questionnements sur la liberté d’expression en Algérie.

Certains observateurs y voient la poursuite d’un harcèlement judiciaire à l’encontre des militants indépendantistes kabyles. D’autres analystes invitent cependant à attendre le motif précis de cette convocation avant de tirer des conclusions sur ses implications politiques.

SAMIR L.

Naufrage dramatique au large de Bizerte : 17 migrants portés disparus

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Une nouvelle tragédie vient endeuiller les périlleuses traversées de migrants en Méditerranée. Au large de Bizerte, un naufrage a été signalé dans la nuit de lundi à mardi dernier, faisant 17 victimes présumées parmi les candidats à l’exil. Malgré d’intenses recherches, le sort de ces naufragés demeure incertain.

C’est le porte-parole de la Garde nationale tunisienne qui a révélé le drame. D’après le lieutenant Houssem Eddine Jebabli, un bateau de pêche transportant 17 passagers clandestins aurait fait naufrage après son départ des côtes de Ras Angela. Parmi eux figurerait un enfant de 5 ans. Depuis cette embarcation a sombré corps et biens dans les flots.

Malgré le déploiement d’importants moyens aériens et maritimes pour tenter de retrouver d’éventuels rescapés, les recherches sont à ce stade demeurées infructueuses. Pour les familles des disparus, qui ont perdu tout contact après l’entrée du bateau dans les eaux territoriales italiennes, l’espoir s’amenuise à mesure que passent les heures.

Ce nouveau drame illustre une fois de plus les risques mortels encourus par les migrants qui tentent la périlleuse traversée vers l’Europe. Fuyant la pauvreté et l’instabilité politique en Tunisie et dans d’autres pays du continent, ces femmes, hommes et enfants n’hésitent pas à braver la Méditerranée au péril de leur vie. En 2023, pas moins de 1300 migrants tunisiens ont déjà disparu de la sorte selon les ONG.

Face à l’ampleur du phénomène, les autorités peinent à endiguer ces départs clandestins toujours plus nombreux. Malgré les aides européennes pour renforcer la surveillance des côtes, les réseaux de passeurs continuent d’acheminer discrètement leurs clients vers l’eldorado européen, trop souvent au prix d’un lourd tribut humain.

SAMIR L.

Relizane : un militant du RCD emprisonné pour une amende impayée

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Larbi Menad, figure de l’opposition, vient une nouvelle fois de faire les frais de la répression politique dont sont victimes les militants en Algérie. Incapable de s’acquitter d’une amende de 50 000 dinars qui lui avait été infligée, ce cadre du Rassemblement pour la culture et la démocratie a été conduit manu militari en prison.

Les faits se sont déroulés à Relizane, où M. Menad réside. Ayant été dans l’incapacité de rassembler la somme exigée par la justice, l’opposant a été soumis à la contrainte physique par les forces de l’ordre avant d’être jeté derrière les barreaux, indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Cet emprisonnement pour le moins arbitraire témoigne une fois de plus du harcèlement dont sont victimes ceux qui osent braver la ligne officielle. En dépit de ses moyens limités, M. Menad se voit sanctionné pour des considérations purement politiques sous un prétexte fallacieux.

La Rédaction

Béjaïa : Arrestation du militant Zahir Moulaoui

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Les informations sur les raisons et les circonstances de cette arrestation restent à ce stade parcellaires. Selon certaines sources, M. Moulaoui aurait été appréhendé à son domicile en fin de matinée.

Cette arrestation marque un nouvel épisode dans la pression politique exercée sur les voix discordantes du régime algérien. Militant du mouvement populaire du 22 février 2019, Zahir Moulaoui est connu pour ses positions critiques envers le pouvoir, ce qui lui a valu par le passé plusieurs condamnations à la prison.