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samedi 21 février 2026
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Algérie. Diffusion d’une lettre ouverte contre les fils de Gaïd Salah et Tliba

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Nous publions ici cette lettre ouverte écrite par des citoyens algériens de la ville de Annaba qui ont décidé de dénoncer les fils du général major Gaïd Salah, l’homme fort actuel en Algérie, ainsi que leur associé Bahaeddine Tliba. Les accusations sont extrêmement graves et nécessitent effectivement une enquête judiciaire sérieuse et déterminée afin d’y voir plus clair. À la lumière des ces accusations qui restent à vérifier, on ne peut qu’en déduire et comprendre la volonté de Gaïd Salah de se maintenir au pouvoir, sinon ses enfants se retrouveraient vite dans de sales draps. Il est aussi à se demander pourquoi Monsieur Bahaeddine Tliba n’a toujours pas été inquiété par la justice malgré les nombreuses casseroles qu’il traîne ?


LETTRE OUVERTE CONTRE LES FILS  DE  GAID SALAH ET LEUR ASSOCIÉ BAHAEDDINE TLIBA

À Monsieur le procureur de la république .
Objet : Dénonciation et demande d’ouverture d’une enquête.

Nous, citoyens de Annaba, excédés par l’ampleur de la vermine qui sévit dans notre wilaya, nous nous retournons vers votre excellence, pour demander votre intervention afin de faire cesser le pillage et la spoliation des richesses du pays par un groupe qui se croit au dessus des lois.
Ce groupe est constitué des enfants du chef d’état-major GAID SALAH et de leur illustre associé, l’ex-narcotrafiquant BAHAEDDINE TLIBA, connu des milieux de la drogue, devenu député de Annaba et vice président de l’APN pour le malheur de l’Algérie.
Les fils de GAID SALAH qui conçoivent la wilaya de Annaba comme leur propriété privée, imposent chaque jour davantage leur diktat à toutes les instances publiques, s’octroyant un pouvoir immense dont ils usent et abusent avec une insolence affichée et en toute impunité.
Les cadres de l’administration subissent toutes sortes de harcèlement et sont soumis en permanence à des intimidations. Les plus honnêtes qui refusent de se plier aux exigences de cette mafia, se voient écartés de leurs postes et paient très cher leur désobéissance.
Ces agissements et ces manigances orchestrés par ce sinistre groupe de malfaiteurs, sont connus de toute la population de Annaba qui, malheureusement, démunie de tout pouvoir, assiste impuissante au massacre sans avoir les capacités de les freiner ou de les arrêter.
Ces voyous proposent leurs « services » pour toute intervention au niveau des différentes institutions ou pour, soi-disant faciliter le règlement d’un tel ou tel problème, moyennant des sommes d’argent.
Ces pratiques maffieuses additionnées aux biens acquis illicitement, leur ont permis d’accumuler des richesses colossales à l’instar des projets immobiliers initiés dans les sites les plus prisés de la wilaya de Annaba. Il s’agit de :
• Un centre commercial situé en plein centre ville, en face de l’ancienne gare routière.
Ce projet qui appartient aux enfants de GAID SALAH, a été édifié sur un terrain domanial, réalisé par une entreprise publique, à savoir BATIMETAL, financé par l’ami et associé BAHAEDDINE (à moindre coût bien sûr grâce aux abus de biens sociaux adoptés par l’autre ami, l’ex-PDG de BATIMETAL).
Ce projet qui a connu un avancement considérable est déjà très fructueux de par les profits générés : Location de plusieurs étages pour une grande banque, location de bureaux pour l’opérateur téléphonique OOREDOO…
• Le second projet et non des moindres est une véritable poule aux œufs d’or. Il permettra à ces voyous de s’enrichir à coups de milliers de milliards.
Ce projet, appelé résidence « El Bahae », une pseudo dénomination servant de façade pour camoufler les propriétaires, est érigé sur un terrain ayant appartenu en partie à une pauvre femme, spoliée dans l’indifférence totale, et sur une autre partie en tant que terrain domanial.
Il occupe une position stratégique ; dans un carrefour central en amorçant la montée vers Seraidji.
Ce projet était conclu entre 4 parties :
– Les enfants de GAID SALAH (qui apportent la protection et le pouvoir d’accéder à tous les avantages en toute illégalité)
– Le sinistre BAHAEDDINE TLIBA (d’où le nom de la résidence). Ce député a voulu s’acheter une respectabilité en intégrant, grâce à ses pratiques douteuses, cette honorable institution qu’est l’APN, mais, au lieu d’apporter des projets de développement pour la population de Annaba, il s’est enrichi fallacieusement encore et encore.
– Le fils de l’ex-Wali de Annaba, EL GHAZI qui a été écarté dès que son père a quitté son poste au sein de la Wilaya (le père avait facilité l’octroi du terrain)
– Le beau frère de l’ex-Ministre de l’intérieur OULD KABLIA, lui aussi écarté dès que son parent a été limogé de son poste.
C’est dire que ces « voyous » n’épargnent même pas leurs propres acolytes dès que ces derniers ne pèsent plus sur la balance.
Un crédit d’environ 200 milliards a été accordé par une banque publique à ce projet. Celui-ci génère actuellement des profits qui se chiffrent à des milliers de milliards (prix des logements : 40 millions de DA l’unité, il y a environ 360 logements, sans compter le prix des commerces) mais comme ces énergumènes inqualifiables n’arrivent pas à assouvir leur appétit du gain facile, ils sont actuellement en train de convoiter le terrain qui est situé en face.
Ce terrain dénommé « El Mhaaffer » était occupé par des bidonvilles. Les pauvres occupants de ces habitations précaires ont été évacués manu militari pour que ce terrain puisse servir d’appât pour ces prédateurs. D’ailleurs, il est actuellement gardé par une brigade de la police nationale pour le sécuriser au profit de son acquéreur final (les fils de GAID SALAH).
Comment ne peut-on pas devenir milliardaire aussi facilement lorsqu’on acquiert un terrain à bâtir, propriété de l’état sans en payer le prix. Un terrain dont la valeur vénale est inestimable. Dans un pays de droit, il aurait fait l’objet d’une vente au plus offrant afin de préserver l’intérêt de l’état.
Pourquoi ne permet-on pas ces facilitations aux autres Algériens comme nous qui œuvrons de toutes nos forces pour trouver un simple travail et nous n’y arrivons même pas ?
À cela, il faudra retenir que ce projet a été réalisé à moindre coût grâce à l’AMI, qui a su se montrer généreux en accordant des prix bonifiés. Eh OUI, c’est encore BATIMETAL qui a réalisé le projet avec des prix insignifiants mais en contrepartie, elle s’est vu attribuer de gré à gré, un contrat colossal à TINDOUF avec des prix qui compensent largement la différence, passé avec l’armée. Évidemment, ceci n’aurait pas été possible sans le « PAPA » qui occupe le plus haut poste de la hiérarchie militaire, en l’occurrence GAID SALAH.
Qui aurait pu ordonner aux différents hauts gradés de l’institution d’exécuter les instructions sans broncher ?
Voici comment, encore une fois, l’argent public a été subtilisé pour financer un projet privé en toute impunité et au mépris de toutes les lois, mais dans cette entreprise de malfaiteurs, on se rend service mutuellement. Évidemment, la récompense ne s’est pas fait attendre puisque cet ex-PDG s’est vu propulsé au rang de « Super Ministre » avec l’obligation de continuer son œuvre, à savoir, servir ses maîtres.
Cette opération détient tous les avantages pour être JUTEUSE. Elle a permis à ses promoteurs d’amasser des gains gigantesques, mais pensez vous que ce sont les seules affaires ou l’argent coule à flots ?
Et bien non, il faut citer aussi les autres gisements producteurs de lingots d’or, les projets industriels infiniment plus rentables, à savoir :
• Une cimenterie qui produit 4 millions de tonnes à Biskra, ou l’associé n’est autre qu’un ex-steward d’Air Algérie. Coût de l’investissement : 500 millions d’euros (environ 60 milliards de dinars), un chiffre dont les « zéros » ne se terminent pas.
Évidemment, la source de financement de ce projet pharaonique n’est autre que les « banques publiques », ce n’est certainement pas avec les économies de ce pauvre steward, aux déboires judiciaires connus, devenu extrêmement riche, qu’on a pu monter une telle affaire. Son nom sert pour camoufler la gabegie et les vrais propriétaires, en l’occurrence, les fils de GAID SALAH.
Et comme ces personnages arrogants, avides de pouvoir et d’argent manquent manifestement d’intelligence, ils nous offrent sur un plateau en or, la preuve palpable pour illustrer la véracité de ces informations. En effet, peut-on avoir une meilleure preuve ostentatoire que le cordon de sécurité qui est déployé pour assurer la protection de ce site mais aussi de l’immense base logistique attenante, constituée d’un contingent d’environ un millier de militaires.
Qui peut se permettre un tel abus, à savoir, utiliser encore une fois les institutions de l’état pour assouvir des désirs personnels et privés, piétinant de fait la dignité de nos valeureux soldats qui se retrouvent engagés contre leur gré, dans un service occulte au lieu de servir leur pays.
Cette initiative n’aurait pas été possible sans la connivence du chef de région de la 4eme Région Militaire qui officie sous les ordres du précieux « PAPA » GAID SALAH.
• Enfin, il faudra rajouter :
– Les carrières d’agrégats et d’argile totalisant plusieurs hectares, attribuées par le Ministère de l’industrie et des Mines,
– Les différentes sablières exploitées sans aucun versement à l’état, de droits et taxes.
L’affairisme, l’accaparement des biens de l’état, les abus de toutes sortes, les passe-droits sont autant d’ingrédients qui ont permis ce fabuleux enrichissement illégal de ces célèbres enfants de GAID SALAH.
Ces prédateurs qui croient opérer dans l’ombre sont connus de toute la population Annabie qui les vomit et qui ne supporte plus d’entendre parler de leurs ignobles procédés.
L’étendue de la richesse accumulée par ces voyous est une provocation envers ces jeunes chômeurs, souvent diplômés et dont nous faisons partie, qui ne cherchent qu’à quitter le pays, quitte à mourir en mer (harragas).
Nos parents qui se sont battus durant toute une vie en faisant tous les sacrifices pour nous assurer une instruction qui nous permettrait d’accéder à un avenir meilleur, sont déçus par autant d’injustice, de misère et d’humiliation à notre égard.
Nous sommes tous dégoûtés par le gavage de ces malfaiteurs et leurs acolytes qui ne cessent de s’enrichir sur le dos du peuple au moment où, nous, pauvres citoyens, n’arrivons même pas à bénéficier d’un logement décent ou un travail qui nous permettrait de vivre honorablement.
Nous, peuple de Annaba, fatigué de la turpitude de ces nuisibles fils de GAID SALAH, aspirons à vivre dans la paix et la sérénité certes mais aussi dans la dignité, pour cela, nous revendiquons profondément que justice soit faite, que ces morbides personnages soient jugés pour le pillage et le crime économique commis.
Le mépris qui nous est voué n’est plus supportable. La sévère crise économique que traverse le pays, ressentie intensément dans notre ville, aggrave chaque jour les tensions sociales. La situation est explosive !
Nous vous demandons solennellement de diligenter une enquête sur les faits avérés .
Nous sommes révoltés et exacerbés par la perversité de ces personnages, par leurs magouilles malsaines. Nous ne pouvons plus rester silencieux, nous faisons appel à votre autorité en votre qualité de Magistrat procureur de la république  pour combattre ces inégalités et cette abjection afin de préserver l’égalité des chances entre vos citoyens et par voie de conséquence, l’état de droit dont vous avez été un fervent défenseur.
Les signes d’un ras le bol commencent à se faire sentir au sein des jeunes. Notre grande colère nous pousse à déclencher un mouvement de protestation, malheureusement, il y a un risque réel de dérapage, de mise à feu et à sang d’une ville aussi stratégique que Annaba, ô combien chère à nos cœurs.
Nous voulons éviter une situation exceptionnelle qui pourrait s’avérer dramatique, c’est pour cela que nous avons eu recours à vous en espérant que notre requête sera suivie d’effet.

 


VIVE L’ALGÉRIE, VIVE LE PEUPLE ALGÉRIEN.

Algérie. Selon cet ancien conseiller de Boumédiène, le Général Toufik aurait « imposé la candidature d’Abdelaziz Bouteflika »

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(FILES) A file photo taken on September 16, 1999 shows Algerian President Abdelaziz Bouteflika casting his ballot in Algiers. Algeria's President Abdelaziz Bouteflika will resign before his mandate expires on April 28, 2019, his office said on April 1, after a succession of loyalists deserted the ailing leader in recent days. / AFP / -

L’ancien conseiller de Houari Boumediene, Mahieddine Amimour, a réagi à l’arrestation du Général Toufik en compagnie de Athmane Bachir Tartag et Saïd Bouteflika, via une contribution intitulée « Algérie : le peuple retrouve son armée », publiée ce jeudi 9 mai 2019 par le quotidien arabophone Raï Al-Yawm.

Pour l’ancien sénateur Mahieddine Amimour, « la majorité silencieuse algérienne a le sentiment que son pays a retrouvé son institution militaire, qui a été kidnappée au début des années 90 par un groupe de renseignement qui aura conduit le pays à sa destruction ». « Nous comprenons pourquoi un grand nombre d’Algériens poussent un soupir de soulagement en voyant l’un des responsables de la sécurité tenir le bras de l’ancien directeur des services de renseignement algériens alors qu’il gravit le tribunal militaire de Blida », poursuit-il en faisant allusion au Général Toufik.

Un général élevé au rang de mythe

À propos du Général Toufik, « celui que ses partisans et opposants appellent rab El-Djazaïr (fr. Seigneur de l’Algérie) a joué un rôle déterminant dans les événements sanglants des années 1990 », indique Mahieddine Amimour.

Selon lui, l’image du Général Toufik était « tellement mythifiée par les médias qu’aucune photo de lui n’a été publiée durant près d’un quart de siècle ».

Poursuivant son témoignage, l’ancien conseiller de Houari Boumédiène affirme avoir connu le Général Toufik dans les années 1970. « Je le voyais avec sa tenue de capitaine dans le cercle de protection qui entourait le défunt président Houari Boumédiène. Il me semblait jeune, élégant, sympathique, calme et incapable de nuire à une mouche ».

Le Général Toufik aurait imposé la candidature d’Abdelaziz Bouteflika

Selon Amimour, «  le Général Toufik avait ses hommes dans toutes les institutions, de la présidence de la République à la plus petite commune du pays, en passant par les ministères et les ambassades. C’est encore lui, d’après l’ex-ministre, qui, en 1999, imposera la candidature d’Abdelaziz Bouteflika « à laquelle s’opposèrent avec vigueur le Général Nezzar et le général Benyellès ».

Par ailleurs, l’ancien conseiller de Houari Boumediene affirme que l’ancien ambassadeur d’Abdelkader Hadjar lui avait confié que « le Président (Abdelaziz Bouteflika, NDLR) consultait Toufik en tout. Ce qui fait du major un complice de toutes les dérives qu’a connues le pays parce qu’il n’a pas informé le président ».

 

Source ObservAlgérie

Contribution. Le peuple exige une véritable rupture avec le système totalitaire

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Synthèse de la conférence présentée par monsieur abdelkader kacher, professeur des universités en droit public et relations internationales, sous le thème « de l’agora idée a l’agora institutionnelle, une voie a prospecter pour rompre avec le système »,  dans le cadre du forum   citoyen, organise par le café littéraire et philosophique de larbaa-nath-irathen, le  27 avril 2019 a la bibliothèque communale de LNI.

 

De prime abord, le Pr Kacher, a expliqué le concept de l’Agora, qui est au fait celui du peuple souverain, réuni et uni pour dire basta au régime tyrannique et totalitaire, qui a humilié le peuple Algérien des décennies durant.

« A travers la révolution du sourire, le peuple, exige une véritable rupture avec le système totalitaire. Il est plus que jamais déterminé à prendre son destin en main » a déclaré d’emblée l’invité du forum citoyen, et d’enchainer, « la constitution est triturée, violée à plusieurs reprises, pour qu’elle soit faite sur mesure à un mégalomane, qui voulait rester au pouvoir toute sa vie ». D’ailleurs, l’orateur n’a pas hésité à la qualifier d’un cahier brouillon. Il en veut pour preuve, la rédaction de la toute première constitution rédigée dans la salle du cinéma « Le Majistic ».

 

 

C’est pour cette raison, que notre invité plaide pour une solution de la crise en dehors de la constitution. L’option politique est la plus indiquée pour mettre fin à cette crise sans précédent.

Le peuple fait son référendum chaque vendredi à ciel ouvert, pour dire sa détermination du changement en exigeant le départ inconditionnel de tout le système érigé en fonds de commerce pour formation à la corruption.

L’autre fait marquant pour le conférencier, est l’absence quasi-totale de référence à la Plate-forme de la Soummam, qui a mis les jalons d’un État démocratique.

Selon lui « la constitution cadre, est la meilleure option qui fera le consensus. La constituante prend beaucoup de temps, comme on le constate d’ailleurs, chez nos voisins Tunisiens »

Sur un autre registre, et pas des moindres, l’invité du forum citoyen, a souligné « Un véritable État de droit se mesure à l’indépendance de sa justice. La séparation des pouvoirs doit être une réalité. Il faut que le conseil de la magistrature soit élu par ses pairs ».

Il a par ailleurs insisté pour expliquer à l’assistance que l’État n’est pas le pouvoir. C’est pour cela que les institutions Étatiques (mise à part le chef d’État auto-installé, le gouvernement en place désigné par des forces extra constitutionnelles, le Parlement élu frauduleusement et les Partis-État FLN et RND, responsables du fiasco, qui doivent disparaître), le reste doit continuer à fonctionner, conformément au principe de la continuité de l’État.

Par ailleurs « l’éminent juriste, désapprouve le modus vivendi des opérations mains propres de mise en accusation publiques et arrestations successives livrées à la vindicte de la rue ces derniers temps, sans observer le principe universellement admis de la présomption d’innocence. Pour lui, « il s’agit, à certains égards de ce qui s’apparente à des règlements de comptes, afin de faire la diversion. Ce n’est pas le moment d’actionner l’appareil judiciaire pour juger toutes ces affaires ». En homme de droit avisé, il ne croit pas à une justice qui refera sa virginité en un quart de temps. Pour Abderlkader Kacher, « ce n’est pas le moment propice de s’attaquer aux dossiers de la corruption. Il viendra le temps pour tout assainir lorsque la justice sera véritablement indépendante et obéira uniquement à la loi.

Concernant l’armée, l’invité du forum, a déclaré, sans détours, que sa véritable mission est la défense du territoire et la sécurité du pays. Et à ce propos elle ne doit à aucun cas se mêler de la politique. Sa place est dans les casernes et aux frontières.

Le Pr Kacher, a sévèrement critiqué le système de centralisation prôné par le pouvoir en place depuis1962. Ce mode de gestion a montré ses limites. Il est copié du jacobinisme Français. Il a insisté sur la nécessité de supprimer, pour exemple, les fonctions des chefs de Daira, qui est un véritable frein pour la bonne gouvernance participative des collectivités locales.

En conclusion le professeur Kacher à mis en exergue la nécessité  d’intensifier les rencontres débats dans chaque recoin du pays pour donner la parole aux  algériennes et algériens pour s’exprimer librement et faire émerger des idées qui seront l’émanation du peuple. Il a exhorté les jeunes à se réapproprier l’espace politique.

Après le brillant exposé, la parole fut donnée à l’assistance. Un riche débat s’en est suivi dans la sérénité.

 

Par Amirouche Malek

 

Incarcération de Louisa Hanoune : « La voie ouverte à tous les scénarios », estime la LADDH

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Alger le 10/12/2014 Conférence du Maitre Benssad Noureddine Président de la LADDH. .(Photo/Sidali New Press)

La Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) a estimé ce jeudi que l’incarcération de Louisa Hanoune décidée par le tribunal militaire de Blida ouvre la voie à « tous les scénarios et à toutes les dérives».

« Aujourd’hui encore, un autre pas est franchi ; une femme politique, chef d’un parti, est arrêtée après sa comparution en tant que témoin devant le tribunal militaire, ouvrant par-là, la voie à tous les scénarios et toutes les dérives », écrit la LADDH dans une réaction signée par son vice-président, Said Salhi. « Une escalade qui nous inquiète à plus d’un titre », soutient la LADDH qui s’interroge si cette incarcération ne procède d’une volonté d’étouffer toute voix discordante.

« Cette affaire « de conspiration contre l’armée » ne sera-t-elle pas un bon alibi pour faire taire toutes les voix discordantes contre la feuille de route politique que le général Gaid Salah veut imposer au peuple ? », se demande l’ONG qui estime que « la situation prend dangereusement une autre tournure, le coup de force s’installe en faveur d’une transition clanique, où de plus en plus, l’armée nationale populaire apparaît être au centre de la manœuvre ».

Selon Said Salhi, « le mouvement populaire doit poursuivre la mobilisation et garder le cap autour de son objectif principal revendiqué depuis le 22 février, à savoir le départ du système et de ses symboles ». « Rendez-vous demain à la 12e marche », conclut-il.

Par Ryad Hamadi 
Source TSA

Algérie. Grave dérive autoritaire à la télévision publique

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Algerian journalists take part in a demonstration against ailing President Abdelaziz Bouteflika outside the headquarters of the country's national television in Algiers on March 25, 2019. - Bouteflika said on February 22 he would run for a fifth term in April 18 elections, despite concerns about his ability to rule. The 82-year-old uses a wheelchair and has rarely appeared in public since suffering a stroke in 2013. Following initial protests, he made the surprise announcement on March 11 that he was pulling out of the race -- and also postponed the polls. (Photo by RYAD KRAMDI / AFP)

Les journalistes et techniciens de la télévision publique qui font preuve d’une volonté de changement sont sanctionnés par leurs responsables.

Au 21, boulevard des martyrs on n’aime pas les voix discordantes ni celles qui aspirent à un service public de qualité. Des journalistes et techniciens s’élèvent contre ces procédés dictatoriaux dénoncent les sanctions pour délit d’opinion dont ils sont victimes aujourd’hui encore.

Abderrazak Siah, Ali Haddadou, Imène Slimane, Abdelmadjid Benkaci et Mélina Yacef ont tous été sanctionnés par la direction de la télévision.

Sur son compte facebook le journaliste de canal Algérie Abdelajid Benkaci a dénoncé lui-même la sanction qui le touchait. Un avertissement versé à son dossier avec incidence financières juste pour avoir exprimé publiquement son opinion sans se référer à sa tutelle!

De son côté la journaliste Melina Yacef qui, elle aussi, a vu son émission brutalement suspendue, a dénoncé cette tentative de museler les journalistes qui aspirent à un véritable service public de qualité.

 Sur son compte aussi on apprend que son émission “Sur la voie du changement” a été arrêté à cause de son engagement auprès du collectif qui milite pour un réel changement dans le service public mais aussi pour opinions exprimées.

Le journaliste et animateur Sid Ali Haddadou et la technicienne Imène Slimane ont aussi fait l’objet de harcèlement moral à travers des pressions et des mutations de services à un autre.

Ces sanctions prouvent une fois de plus que le changement n’est pas encore acquis. Les collègues du service public se battent tant bien que mal pour imposer une nouvelle manière de travailler .

Le journaliste Nazim Aziri a quand à lui connu le gout de la censure avec son émission “Question d’actu”. M. Aziri avait payé les propos de ses invités qui se sont attaqués aux promoteurs de la feuille de route des pouvoirs publics, lors de l’émission. “L’émission a été censurée parce qu’elle a révélé le caractère mensonger de la nécessité d’adhérer à la solution constitutionnelle. Elle a donné une autre lecture des arrestations et du rôle de l’armée”, a condamné sur sa page Facebook le journaliste Nadjib Belhimer.

 

La télévision publique est entrain de faire marche-arrière pour revenir  doucement mais surement à l’avant 22 février. La bataille de la liberté d’expression que doivent engager nos collègues du service public est loin d’être gagnée mais elle doit avoir lieu avec le soutien des journalistes de toute la presse nationale.

 

Source HuffpostMaghreb

Algérie. Les affaires genevoises du clan Rebrab

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Les informations sur le groupe de la famille Rebrab, dont le patriarche, Issad Rebrab, considéré comme l’homme le plus riche d’Algérie, se multiplient. Car, accusé de corruption, ce puissant homme d’affaires de 74 ans croupit en prison depuis le 23 avril dernier dans le cadre d’une vaste enquête anticorruption.

Ses relations avec le clan Bouteflika, qui est en train de perdre pied en Algérie, ne sont pas très claires. Selon «Le Monde» , Issad Rebrab, mis par ailleurs en cause en 2016 dans le scandale des Panama Papers, a récemment accusé le clan Bouteflika de saborder ses investissements, dont le rachat d’une usine Michelin.

Vente de fenêtres et de pneus

Avec 18 000 employés et 26 filiales situées sur trois continents, Cevital se considère comme le premier groupe privé algérien. Cet empire pesant 3.5 milliards d’Euros de chiffre d’affaires va de la fabrication de verre en Algérie à celle de fenêtres et de portes à Cluny (France), d’acier à Piombino (Italie) et de produits en aluminium dans les Asturies (Espagne), en passant par le commerce de la marque d’électroménager Brandt en Algérie, au Maroc, à Paris et à Madrid, la vente de pneus, la revente en Algérie des marques automobiles Hyundai, Fiat, Alfa Romeo et le transport de marchandises dans le port de Djibouti. Un vrai inventaire à la Prévert!

Si le centre nerveux de Cevital demeure en Algérie, une discrète société gérée par sa belle-fille est basée à Genève. Issad Rebrab préside Cevital, mais il est épaulé par ses trois fils, Malik, Omar et Salim. Et c’est l’épouse de Salim, Pui Yan Leung, une Britannique originaire de Singapour, qui est à la tête d’Antei International, la société genevoise.

En photo avec le président Macron

Selon le site d’investigation Algériepart, les liens entre la belle-fille d’Issad Rebrab et les affaires du groupe familial sont nombreux. La Britannique préside aussi Mediterranean Float Glass Europe AG, basée à Obwald, qui maintiendrait des relations commerciales avec le groupe. Pui Yan Leung était également directrice de Cevital International (Dubaï) Ltd, poste qu’elle a quitté en octobre 2018. Les responsables de la communication de Cevital n’ont pas souhaité éclaircir le rôle de la femme d’affaires britannique.

Les bureaux d’Antei International sont situés à Plainpalais, dans un immeuble sans cachet. Pourtant, depuis décembre 2018, le capital de ce négociant en matières premières et en produits agroalimentaires a bondi, passant de 2 à 20 millions d’Euros. Généralement, ces fortes hausses annoncent de fulgurants développements. Administrateur d’Antei International, le Genevois Olivier Koenig n’a pas souhaité fournir d’explication à ce sujet.

Issad Rebrab se considère aussi comme un ami de la France. Sur le site de Cevital, on l’aperçoit d’ailleurs à deux reprises photographié avec Emmanuel Macron. En novembre 2018, quand il a promis la création de 1000 emplois dans les Ardennes, où Cevital a des projets industriels, et en janvier 2019, l’Algérien ayant fait partie des 150 chefs d’entreprise invités dans le cadre du sommet Choose France. Mais pour l’heure, Issad Rebrab a quitté la lumière pour l’ombre. Et c’est, paradoxalement, le fondateur du quotidien «La Liberté» qui goûte à la prison.

 

Source 24 heures

Algérie. L’État profond se renouvelle

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L’ETAT PRONFOND SE RENOUVELLE.

L' »État profond » n’a pas disparu avec le limogeage puis l’arrestation de Medienne. Sa logique dépasse les seuls individus qui l’ont symbolisés ses trente dernières années. Le démantèlement du puissant réseau DRS composé de politiques, de patrons de presse, de chroniqueurs, d’hommes d’affaires, de magistrats, d’officiers…etc, ne signifie pas la fin de l' »État profond ».

Sa reconstitution autour de nouvelles figures, civiles et militaires, est à l’œuvre à l’ombre des purges menées par le chef d’État-major. Ce dernier n’est que l’instrument d’une stratégie souterraine de régénérescence d’un système militaro-policier qui, paradoxalement, s’appuie sur un mouvement populaire qu’on cherche à contrôler en le réduisant avec méthode à la seule dénonciation des symboles du régime Bouteflika.

L’absence d’une opposition digne de ce nom facilite les manœuvres de ces prestidigitateurs de l’ombre qui ne manqueront pas le moment venu de se débarrasser de Gaid Salah, cet autre symbole du Bouteflikisme.

En l’absence d’un programme politique pour une véritable transition démocratique constituante, le mouvement populaire risque d’apporter de l’eau au moulin d’un pouvoir militaro-policier en pleine mutation, éliminant ses maillons faibles à l’image d’un reptile se débarrassant de son exuvie.

Ce néo-système militaro-policier se donnera le temps nécessaire pour rebâtir une nouvelle façade nouvelle, par delà l’impossible échéance du 4 juillet qui, pour les nouveaux marionnettistes, sert simplement de point de fixation politique.

 

Par Samir Bouakouir

Algérie. Les manifestants maintiennent la pression lors du 1e vendredi du mois de ramadan

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“Que les présents préviennent les absents, son excellence le peuple ne disparaîtra pas pendants le mois sacré”, peut-on lire sur une affiche accrochée à la moto d’un monsieur d’un certain âge. Ce dernier, comme les dizaines de milliers de manifestants, ont bravé ce 10 mai la fatigue et la soif de ce quatrième jour du mois sacré, et maintiennent les marches du vendredi. Il en faut plus désormais pour les détourner de leur unique objectif: une Algérie meilleure.

 

 

Il fait un temps d’été. À 13h les températures à Alger-Centre avoisinent les 30 degrés. Malgré ces conditions qui ne facilitent pas le jeûne, les manifestants de ce 12e vendredi ne manquent pas de détermination. Ils étaient là hommes, femmes et enfants, banderoles à la main, scandant leurs slogans avec ardeur et détermination.

Occupant les escaliers de la Grande Poste, sous un soleil de plomb, les manifestants rappellent les revendications fondamentales de ce soulèvement à savoir le départ du régime. Ils scandent haut et fort “le pays et le nôtre et on fera ce qui nous plaira”, et brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire “le peuple source du pouvoir”.

 

 

Ils n’oublient pas de rappeler qu’il n’y aura pas d’élections le 4 juillet, que Gaid Salah doit partir, et que le peuple ne veut pas d’un État militaire, et si les revendications du peuple ne seront pas respectées, la contestation continuera.

N’ayant pas supporté le soleil tapant, certains s’abritent à l’ombre sous les balcons. Une dame tient une pancarte sur laquelle elle a inscrit «هرمنا», comme pour dire que la victoire tarde à venir.

 

Un autre monsieur, assis à l’entrée d’un immeuble montre sa pancarte au passants qui s’empressent de le prendre en photo. On peut lire sur celle-ci “le peuple dit un pour tous, et tous pour un dégagent”.

 

Une autre dame rappelle sur sa pancarte l’authenticité et le caractère spontané du Hirak. Elle indique sur son slogan “ni complot ni visé, le peuple s’est ravisé et réclame sa liberté”.

 

Après la prière du vendredi, la mobilisation est plus importante en nombre. Des centaines de personnes se dirigent vers la Grande Post, un seul mot à la bouche “on veut un état-civil et non un État militaire”.

L’avenir de l’Algérie est la première préoccupation de ces Algériens qui n’ont cessé d’occuper la rue depuis le 22 février. Ils ne décolèrent pas mais restent pacifiques. Ils revendiquent légitimement un pays de droit dont le maitre-mot revient au peuple.

 

Source HuffpostMaghreb

Algérie. Ahmed Taleb Ibrahimi, la dernière carte du commandement militaire

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Selon des informations, Ahmed Taleb Ibrahimi, devrait annoncer sa candidature pour l’élection du 04 juillet, sur insistance du commandement militaire. Il consulte actuellement des partis politiques et des personnalités pour obtenir leur soutien. Il dit qu’il ne restera que deux années et qu’il ouvrira le champs politique et médiatique et qu’il procédera à une révision de la constitution.

Cela explique l’entêtement du commandement militaire à aller à l’élection du 04 juillet. Ceci est leur dernière carte qu’ils comptent abattre dans les 48 heures (il ne reste qu’une semaine pour le dépôt des candidatures).

Le régime espère mobiliser l’électorat conservateur et les islamistes derrière la candidature d’un homme de 87 ans, faible psychologiquement et amoindri physiquement. pour éviter une véritable transition politique telle que la réclame le peuple depuis trois mois.
Indépendamment de la personne d’Ahmed Taleb Ibrahimi, ce scénario consiste à sauvegarder le régime et lui laisser les mains libres pour conduire la « transition » à sa guise sous le chapeautage de l’armée.

Aujourd’hui les algériens ont manifesté par millions à travers tout le pays pour dire non à cette mascarade. J’espère qu’Ahmed Taleb Ibrahimi a entendu ces millions de voix, il a encore le temps de renoncer. Sinon, qu’il prépare ses oreilles le vendredi prochain.

Un conseil à Ahmed Taleb Ibrahimi, reste chez toi,profites bien de ta retraite et refuse de servir de dernière carte à un régime en pleine déliquescence. Le peuple algérien, sois en certain, détruira cette dernière carte.

 

Par Yahia Bounouar

RAJ. Dans son communiqué, l’association condamne et accuse le chef d’État-major de vouloir « faire passer de force son agenda »

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La décision du tribunal militaire de Blida de placer Louisa Hanoune, secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), en détention provisoire de cette manière et dans le contexte actuel est un acte de défiance et révélateur de la volonté du pouvoir réel incarné par le chef d’état-major de faire passer de force son agenda  consistant à maintenir le système en organisant les élections du 04 juillet malgré son rejet par le peuple algérien.

Le pouvoir veut étouffer le mouvement et faire peur à tous les acteurs politiques, les dynamiques sociales et aux opposants et à toutes celles et ceux qui ne s’inscrivent pas dans sa feuille de route qui a pour objectif d’assurer une transition clanique.
La mise en détention de la secrétaire générale du PT nous interpelle toutes et tous à plusieurs niveaux, aujourd’hui la solidarité doit être de mise et elle est très importante, la nature autoritaire du régime nous le rappelle, personne n’est à l’abri de la répression, de l’abus de pouvoir et de l’autorité de la part du régime. L’indépendance de la justice est la seule et unique condition qui nous prémunira des atteintes aux libertés individuelles, collectives et à la liberté d’expression et d’exercice politique.
Face à cette situation, la poursuite du mouvement et des manifestations pacifiques est le seul rempart face à ce pouvoir machiavélique.
La lutte continue
Par Abdelouhab Fersaoui