13.2 C
Alger
dimanche 22 février 2026
Accueil Blog Page 141

Louiza Hanoune. Selon son avocat la militante a bien rencontré Said Bouteflika et Toufik Mediene

0

Louisa Hanoune a bel et bien rencontré Said Bouteflika et Mohamed Mediene, dit Toufik. Un des avocats de la SG du Parti des Travailleurs (PT), Rachid Khane, a révélé que la militante a participé à une “réunion consultative” le 27 mars dernier, avant la démission de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika.

Dans un post Facebook, Rachid Khane a fait savoir que Louisa Hanoune a rencontré l’ex-conseiller à la Présidence et l’ex-Patron du DRS à la résidence officielle “Dar El Afia”, à Alger. La SG du PT a visiblement révélé à son avocat que cette “réunion consultative” a duré “une heure seulement”.

La même source explique que Louisa Hanoune a été conviée à cette rencontre pour donner son avis sur la situation politique actuelle. Elle y a pris part car “elle pensait que cette rencontre était officielle”, tenue avec l’accord de la Présidence de la République.

Me. Khane s’est également interrogé comment l’accusée “aurait pu commettre tous ces actes (accusations, NDLR), qui représentent des accusations graves passibles de la peine de mort”.

Il a fait savoir que la SG du PT estime “n’avoir accompli que son devoir” en tant que “patronne d’un parti agréé et députée”.

Louisa Hanoune, qui se considère comme “prisonnière politique”, avait dénoncé auprès de son avocat “qu’en 2019, un responsable politique soit humilié à cause d’une initiative”. “Le seul péché que j’ai commis est d’avoir rempli mes hautes fonctions politiques”, s’était-elle défendue.

Selon Rachid Khane, le tribunal militaire de Blida examine la demande de remise en liberté de Louisa Hanoune le 20 mai.

Celle-ci a été placée en détention provisoire par le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida. Elle est accusée de “complot contre l’État” et “atteinte à l’autorité de l’armée”.

Elle avait été convoquée par le tribunal militaire de Blida pour être auditionnée dans le cadre de l’enquête visant Mohamed Mediene, dit Toufik, Bachir Tartag et Said Bouteflika, a annoncé ce jeudi 09 mai 2019 l’ENTV.

Les généraux Mohamed Mediene, dit Toufik, Bachir Tartag et l’ex-conseiller à la présidence, Said Bouteflika, ont été placés sous mandat de dépôt le 05 mai dernier sur ordre du Procureur général près du tribunal militaire de Blida, pour les mêmes accusations.

 

Source HuffpostMaghreb

Chronique. La révolution en sens inverse ?

0
Alors, les jeunes, vous commencez à comprendre qu’on ne dégage pas les généraux algériens seulement en dansant dans la rue ?
Bon sang, réunissez-vous, débattez, rédigez des motions, votez pour des représentants.
Ce que vous avez fait est merveilleux mais le chemin reste long et vous avez inversé le processus.
La vraie révolution est la confrontation dans les idées qui fâchent, qui clivent et qui emmurent ce pays.
Quelles sont vos propositions pour les droits de la femme, quelle est votre position majoritaire sur la laïcité et sur bien d’autres questions lourdes ?
C’est dans les têtes que la révolution doit se faire et il faut absolument en venir maintenant aux débats, aux résolutions et aux textes.
Arrêtez de danser et de chanter, c’est bien au départ mais il faut passer à ce qui est moins commode.
La démocratie, c’est plus dur que le système militaire dans lequel vous êtes nés, cela demande de franchir des barrières bien plus hautes, celles de vos croyances, habitudes et certitudes.
La preuve, les généraux sont toujours là !
Par B.Sid Lakhdar

Algérie. L’armée veut imposer « de force » sa transition, selon des associations

0

L’incarcération de Louisa Hanoune, cheffe d’un parti algérien trotskiste, dans une affaire de complot contre l’Etat montre que l’armée veut imposer « de force » son schéma de transition post-Bouteflika pourtant rejeté par la contestation, ont dénoncé vendredi deux associations à la pointe du mouvement.

Candidate aux trois dernières présidentielles en Algérie, Mme Hanoune a été placée en détention provisoire jeudi par un juge d’instruction militaire dans le cadre d’une enquête pour « complot contre l’armée » et « atteinte à l’autorité de l’Etat », selon le petit Parti des Travailleurs (PT) dont elle est la secrétaire générale.

Les chefs d’inculpation à son encontre n’ont pas été dévoilées.

« Un autre pas est franchi, une femme politique, cheffe d’un parti, est arrêtée après sa comparution en tant que témoin devant le tribunal militaire, ouvrant par-là la voie à tous les scénarios et toutes les dérives », s’inquiète la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH) dans un communiqué.

Pour l’ONG, « le coup de force s’installe, en faveur d’une transition clanique, où de plus en plus, l’armée », qui en lâchant le président Abdelaziz Bouteflika, a rendu inéluctable sa démission le 2 avril après 20 ans de pouvoir, « apparaît être au centre de la manœuvre ».

« Cette affaire +de conspiration contre l’armée+ ne serait-elle pas un bon alibi pour faire taire toutes les voix discordantes » s’opposant au processus de transition que « veut imposer au peuple », le général Ahmed Gaid Salah, son chef d’état-major, se demande la LADDH.

Des millions d’Algériens continuent de manifester chaque vendredi pour réclamer le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir, notamment le général Gaid Salah, qui fut un pilier du régime Bouteflika durant 15 ans.

La contestation l’a considéré comme un possible allié quand il a lâché M. Bouteflika, mais sa volonté acharnée d’imposer un processus de transition conforme à la Constitution, dont l’organisation d’une présidentielle le 4 juillet, suscitent désormais la colère et les soupçons.

Pour le président du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), une association citoyenne, la détention de Mme Hanoune montre « la volonté du pouvoir réel incarné par le chef d’état-major de faire passer de force son agenda consistant à maintenir le système en organisant les élections du 4 juillet ».

Le pouvoir « veut étouffer le mouvement et faire peur (…) à toutes celles et ceux qui ne s’inscrivent pas dans sa feuille de route qui a pour objectif d’assurer une transition clanique », ajoute le président du RAJ Abdelouhab Fersaoui sur son compte Facebook, dénonçant « la nature autoritaire du régime ».

Il a également appelé à « l’indépendance de la Justice ».

 

Source LaCroix

Pour le 12e mardi consécutif, les étudiants confirment avec une démonstration de force

0

Ils sont nombreux à exprimer leur rejet du système en place ce matin devant les institutions qui le personnifient. Les étudiants sont dans la rue pour le 12 mardi et cette manifestation est inédite à plus d’un titre. Devant le parlement ou devant le palais de justice de Sidi M’hamed, les étudiants ont crié trop fort leur rejet de ces institutions qui ont failli à leur rôle.

Empêchés par les forces de sécurités d’aller vers le siège du parlement, ils ont fini par briser les cordons sécuritaires et y parvenir pour dire tout le mal qu’ils pensent des députés qui ne les représentent pas.

 

Devant le tribunal de Sidi M’hamed, les étudiants ont fait une autre halte pour dénoncer une justice aux ordres et réclamer leurs droits et celui de leur citoyens à une justice indépendante.

 

De retour au centre-ville, ils entonnent leurs slogans et entament une marche sur la rue Didouche Mourad. En ce moment ils réclament un Etat civil et non militaire.

Algérie. Menaces sur la liberté d’expression

0

Arrestations à l’emporte-pièce, médias lourds bâillonnés, journalistes sanctionnés, débats publics empêchés, conférences interdites, violences verbales contre tous ceux qui refusent la feuille de route d’AGS…

Depuis quelques semaines, les atteintes aux libertés se sont multipliées et prennent désormais des proportions dignes d’une dictature en bonne et due forme. Le fait le plus marquant de ce triste inventaire reste l’incarcération de la secrétaire générale du PT pour des motifs obscurs.

Louisa Hanoune est, faut-il le souligner, le premier leader politique à subir un tel sort depuis le début des années 1990. Dimanche, c’était au tour de Hocine Benhadid d’être placé sous mandat de dépôt par le tribunal de Sidi M’hamed avant d’être interné à la prison d’El Harrach.

Son avocat, Bachir Mechri, a indiqué que le général à la retraite est poursuivi pour une simple lettre ouverte à Gaïd Salah publiée le 25 avril dernier sur les colonnes d’El Watan.

Ce qui est certain, c’est que la lettre en question n’a absolument rien de subversif. Hocine Benhadid y plaide simplement, arguments à l’appui, pour une solution politique à l’impasse institutionnelle à laquelle notre pays est confronté.

Aucune pancarte anti-Gaïd sur la télé publique

Le tour de vis autoritaire est également flagrant sur les chaînes de télévision, qu’elles soient publiques ou privées. Au moment où l’on pensait qu’elle avait réussi à arracher une certaine marge de liberté dans la couverture des manifs du vendredi, la télévision officielle a vite retrouvé ses anciens réflexes en réservant à peine quelques images vite balayées au hirak. Bien sûr, aucun mot sur les pancartes, les chants et les slogans anti-Gaïd qui, pourtant, crèvent les yeux.

Par ailleurs, plusieurs journalistes et techniciens de l’EPTV ont été sanctionnés en raison de leurs opinions. Nadia Madassi, ex-présentatrice vedette du JT sur Canal Algérie, a publié ce message sur son compte Twitter : «Collègues sanctionnés pour leur engagement contre le musellement de l’information.»

Elle a donné dans la foulée les noms des journalistes mis au ban. Il s’agit de Ali Haddadou «pour un post sur Facebook», Mélina Yacef, Imène Slimane ou encore Abderrezak Siah qui a été suspendu de la présentation du JT sur A3 pour une intervention sur Berbère TV.

Abdelmadjid Benkaci – journaliste reporter à Canal Algérie et figure de proue du collectif des professionnels de l’EPTV qui militent pour un service public de qualité, qui tiennent un sit-in tous les lundis au 21 boulevard des Martyrs – témoigne sur sa page Facebook : «Je suis sanctionné à mon tour. Un avertissement écrit à verser dans mon dossier, en plus d’incidences financières sur mon salaire du mois en cours…

Pour une seule raison, un seul tort : avoir défendu la liberté d’expression.» Il ajoute : «Nous sommes sanctionnés, car je ne suis pas seul… Des collègues de l’ENTV ont été interdits d’écran, mutés ou ont vu leurs émissions suspendues, au moment où notre Constitution et tous les textes prônent la liberté d’expression et le libre exercice de notre métier…»

La bataille de l’espace public n’est pas encore gagnée

A cela s’ajoutent les violentes récriminations formulées dans le dernier édito de la revue El Djeïch, qui s’en prend à tous ceux qui appellent à une période de transition «par des voies multiples dont la plus courante est de faire pression, à travers des ‘messages ouverts (lettres ouvertes, ndlr), ‘débats’, ‘avis’ et ‘points de vue’ publiés dans les colonnes de certains médias appelant à une période de transition calquée à leur mesure, durant laquelle ils se conduiront comme il leur plaira et feront passer leurs projets et les agendas de leurs parrains qui vouent à l’Algérie et à son peuple une haine et une rancœur infinies».

On notera que les attaques jouent invariablement sur le thème éculé du «complot» et la figure de l’ennemi pour justifier la gestion autoritaire du politique. El Moudjahid y est allé lui aussi de sa salve rhétorique à coups de formules vindicatives, allant jusqu’à écrire dans son édito de samedi dernier : «A l’heure actuelle figure aussi, dans l’agenda du gouvernement, un certain nombre de dossiers susceptibles de moraliser la vie politique.

C’est le cas pour la poursuite de la lutte contre la corruption et la dilapidation de deniers publics ou encore la quête de mettre hors d’état de nuire tous ceux et toutes celles qui entravent l’aboutissement du processus légal, passant nécessairement par la tenue d’une présidentielle.»

Le débat public se trouve lui aussi entravé. L’association RAJ a été empêchée par la police d’organiser un de ses derniers débats citoyens du samedi au parc Sofia.

Le débat de Nabni, au parc de la Liberté, a reçu également une visite «courtoise» de la police. Le 15 avril dernier, Mostefa Bouchachi a été empêché de donner une conférence à l’université de Blida. Il nous faut également citer tous les rassemblements et les débats citoyens qui sont interdits en semaine, à Alger.

C’est notamment le cas des forums qui se tiennent à 17h sur le parvis de la Grande-Poste, dont les animateurs ont plusieurs fois été interpellés par la police. Les militantes qu’on a forcées à se déshabiller au commissariat de Baraki ont été précisément embarquées suite à l’interruption de l’un de ces rassemblements.

Vendredi dernier, lors du 12e round du hirak, un jeune manifestant s’est vu arracher une banderole brocardant Gaïd Salah avant d’être embarqué manu militari.

Le soir, la police a dispersé un regroupement de citoyens qui devaient rompre le jeûne ensemble sur les marches de la Grande-Poste.

«Cela fait un mois qu’ils essaient de nous gratter des espaces publics de liberté, et on essaie avec les rendez-vous de 17h de les reprendre», déplorait Hakim Addad dans une déclaration à El Watan (voir : https://www.elwatan.com/edition/actualite/le-collectif-pour-la-transition-democratique-sest-une-nouvelle-fois-reuni-hier-les-dynamiques-de-la-societe-civile-determinees-a-tenir-leur-conference-nationale-12-05-2019 ).

«Jusqu’ici, ils grattaient ces espaces du samedi au jeudi, mais là, ils ont empêché les gens de rompre le jeûne et de se rassembler dans la foulée (à la Grande-Poste, ndlr).

Ils ont touché à un symbole jusqu’ici inaliénable qui était d’occuper l’espace public le vendredi. C’est inacceptable. Ils sont en train de nous faire revenir au 21 février.»

A mentionner enfin l’agression dont a été victime ce dimanche le jeune Brahim Lalami, activiste star à Bordj BouArréridj, ayant un véritable statut d’influenceur avec ses vidéos au vitriol très suivies.

Brahim avait déjà été arrêté le 15 février 2019, soit une semaine avant le début du hirak, pour avoir appelé à des manifestations contre le 5e mandat, avant d’être libéré le lendemain.

 

Source ElWatan

Mokri, le « Petit Erdogan » algérien, ou la croisade idéologique pour détruire la révolution démocratique

0

Des islamistes, à leur tête Mokri le « petit » Erdogan algérien, des nostalgiques du baath et un ou deux anciens « dissidents » des services, pensent avoir trouvé en Gaïd Salah un potentiel allié dans leur campagne contre ceux qu’ils désignent comme les « laïco-assimiliationnistes francophiles ».

Dans les années 90, suite au coup d’État de janvier 1992, nous étions dans le schéma inverse. Les généraux putschistes avaient alors reçu le soutien des courants dits modernistes dans leur guerre contre le FIS qui s’est avérée au final n’être qu’une guerre contre les civils, contre la démocratie.

Cette polarisation perverse de la vie politique autour de deux courants idéologiques réfractaires aux arbitrages démocratiques, pratiquant l’entrisme et entretenant un rapport instrumental avec les libertés à largement contribué à freiner voire à annihiler toute ambition démocratique dans le pays.

Centré autour du contrôle des appareils militaro-sécuritaire et idéologique d’État, cet affrontement a conduit au blocage de tout processus d’institutionnalisation et de constitutionnalisation du pouvoir politique.

Le positionnement actuel de l’Armée la replace au cœur de toutes les sollicitudes et relance de plus belle la guerre idéologique. Cette situation, si elle est amenée à durer, fragiliserait cette institution et exposerait par conséquent dangereusement le pays.

Organiser son retrait progressif et définitive par l’amorce d’une transition démocratique constituante la mettrait à l’abri de potentielles divisions. Les militaires ne vivant pas en effet en vase clos.

Cela suppose la présence en leur sein d’officiers intelligents capables de concevoir une défense nationale fondée sur la citoyenneté et de transformer l’Armée en une institution républicaine soucieuse de neutralité. Faudra-il pour cela qu’elle puisse se débarrasser définitivement du l’héritage peu glorieux de l’Armée des frontières et des vieux généraux qui le perpétuent.

 

Par Samir Bouakouir

Algérie. Benhadid placé sous mandat de dépôt, à qui le tour ?

0

Le général à la retraite, Hocine Benhadid, a été placé, ce 12 mai, en détention provisoire par le tribunal de Sidi M’hamed.

On ne sait toujours pas que reproche-t-on au général Benhadid et pour quelle raison il a été convoqué par le tribunal.

Pour rappel, Hocine Benhadid a été incarcéré en septembre 2015, pour “entreprise de démoralisation de l’armée”, avant d’être libéré provisoirement, en juillet 2016 pour son état de santé.

Le  22 mars 2018, il a été condamné à un an de prison avec sursis et à 20.000 dinars d’amende par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

 

Source HuffpostMaghreb

Contribution. Les ancêtres redoublent de férocité

0

Dans Kateb Yacine, les ancêtres redoublent de férocité pour libérer le pays historique :

« Le Sang reprend racines
Oui, nous avons tout oublié
Mais, notre terre en enfance tombée
Sa vieille ardeur se rallume »
Oui, le sang des Martyrs, de Jughurtha à la Kahina, de Kouceïla à Fatma n’Soumeur, de Ben Boulaïd à Amirouche, reprend racine et s’épanouit à travers notre jeunesse qui ranime la vieille ardeur révolutionnaire de la terre algérienne, pleine d’espoir, car tombée en enfance une nouvelle fois, retrouvant son éternité, pour se libérer de l’oubli.
« Naïves et redoutables sont nos armes
Comme le peuple qui accourt gagné par la prophétie
Oui, elle sera lavé la défaite séculaire
Le sang reprend racines
Partout dans le pays, on s’arrache la terre
Et même les cadavres
Tirent la terre à eux comme une couverture
Bientôt ceux qui se croient vivants, ceux qui vivent sur notre dos,
N’auront plus où dormir »
Voilà ce que disait le grand dramaturge toujours d’actualité. Le peuple fera déchoir ceux qui vivent sur son dos, ayant spolié la victoire des braves, déformé l’histoire, volé la légitimité et la mémoire des pères fondateurs. Ceux qui ont transformé la victoire en défaite auront bientôt à rendre des comptes, car le peuple se souvient, car la terre se souvient et tous ceux qui ont donné leur vie pour qu’elle fleurisse.
Leur sang des martyrs a fleuri afin que la terre algérienne soit une couverture pour tous ses enfants au cœur de l’hiver. Mais il y’a eu les spoliateurs, « Les prétendants sans titres et sans amour », dit encore le dramaturge. Les spoliateurs qui pendant plus d’un demi-siècle, pareils aux colonisateurs et poursuivant leurs œuvres funèbres, se sont accaparés le sol, le sous-sol, son peuple et son histoire pour se les soumettre, les opprimer et les dépouiller au nom d’une révolution volée, d’un fleuve détourné, d’une religion et d’une langue imposées et d’une pseudo justice qui a compromis l’avenir.
Aujourd’hui, le peuple se réveille : « Bonjour, la vie », disait encore le poète… La mémoire s’insurge à travers la jeunesse. Le peuple reprend du poil de la bête, beaucoup l’avait laissé pour mort et il est vivant ! « Phrase incroyable ! » Pour reprendre Kateb. Tombé en léthargie sous le mensonge soporifique, le voilà qu’il explose ainsi qu’un volcan et qu’il éructe sa rage, le doigt pointé contre les spoliateurs et les traîtres, leur signifiant l’ultime congé : « Dégage ! »
Mais, les spoliateurs, à l’article de la mort, architectes d’un ordre en perte de vitesse, ont encore recours aux vieilles rengaines éculées. Ils mettent en cause, pour continuer dans leur trajectoire de catastrophe, les poux du peuple, la main de l’étranger, le ver intérieur, l’ennemi d’Adam et Eve, toute une armada de mensonges… Ils jurent par Allah et son prophète et demandent au peuple de croire et de se taire. Ils brandissent la menace et l’invective, la matraque et la prison, le bric et le broc de la répression et le somme de rentrer chez-lui. Une seule solution s’impose selon les prédateurs en uniforme :  les urnes funéraires qui vont recevoir les votes truqués du citoyen en dissidence.
Aujourd’hui, le peuple se réveille ! Les handicapés de la mémoire, les nageurs en eau trouble, les 40 voleurs et les fossoyeurs de la nation sont pris à la gorge. Ils étouffent sous l’emprise de millions de mains qui les pressent de rendre le souffle et de disparaître. Mais c’est sans compter sur leur ténacité, leur avarice et leur amour pour le trône. Ils battent le rappel de la cavalerie, pas celle des Numides qui va se joindre au peuple pour brûler leurs divinités, mais la cavalerie de l’ombre à l’origine de nos supplices, les descendants des Béni-Hilal, des coupeurs de routes et de têtes, des brigands à leur solde depuis l’été 62 qui a vu le jour de nos déboires après avoir pervertit le FLN.
Le pouvoir assassin ne veut pas lâcher prise, mais il lâche ses chiens. Pour mieux convaincre après le fouet et l’invective, la pendaison et l’exécution sommaire, il invoque en dernier rempart, comme pour redoubler de férocité, les faux ancêtres, les faux pères fondateurs qui se sont substitués aux héros à l’origine de la Nation. Un Ben Salah, un Gaïd Salah, un Taleb Ibrahimi seraient comme les grands faux Moudjahidin Bouteflika et Boumediène ou les Oulémas, partisans de l’assimilation, les seules vraies figures de l’Indépendance algérienne. Comme on leur doit toutes les trahisons, il convient de considérer leur lumière aveuglante et de succomber de nouveau à leurs chimères.
Le peuple debout et éveillé ne tombera plus dans la fosse de leurs illusions à jamais perdues. Il ne tombera plus dans leur panier de crabes. Vigilant et intraitable, il marche sous le soleil qui balise sa route le menant de l’ombre à la lumière. Ainsi il saura déjouer tous les plans des stratèges de la mystification, du fourvoiement et du mépris. Il saura les congédier qu’ils le veuillent ou non : « Dégage ! »
Et pour reprendre encore notre grand dramaturge et poète :
« Naïves et redoutables sont nos armes
Comme le peuple qui accourt gagné par la prophétie
Oui, elle sera lavée la défaite séculaire
Notre terre en enfance tombée
Sa vieille ardeur se rallume ».
Par Mohand Amokrane Tighilt

Art & Culture. 2ème Nuit de Poésie en liberté

0

Lundi 20 mai 2019 a 20h a la Mairie du 5ème arrondissement, Salle des Fêtes.

Pour la deuxième année, à l’invitation de Florence Berthout, Maire du 5ème arrondissement de Paris et Conseillère régionale d’Île de France, Poésie En Liberté (concours international de poésie en langue française, via Internet, pour les 15-25 ans) propose cette fête ancrée au cœur de Paris, à l’occasion du Festival Quartier du Livre dans le 5ème arrondissement, la deuxième Nuit de Poésie en liberté.

Pour la 21ème édition de Poésie en liberté, concours international de poésie en langue française pour les 15-25 ans et à l’occasion de la présence à Paris des membres du jury (de 15 à 25 ans eux aussi), la 2ème Nuit de Poésie en liberté mettra donc en avant à la fois des lauréats du concours, poètes en herbe ayant déjà commencé leur route, et des poètes publiant régulièrement, figures du monde poétique contemporain. Ils diront leurs poèmes et le public découvrira ainsi une large facette de la poésie d’aujourd’hui, vivante, en mouvement, en liberté.

Le milieu de soirée laissera la place à de la chanson, avec Garance, une jeune artiste les pieds ancrés dans son époque, une femme d’aujourd’hui, une chanteuse libre.

Avec les poètes Joël Bastard, Pauline BelshiAmbre Bnrd-Kz Bernard, Alexis BernautSylvie BirioukBoidé CarolineJenna BoulmedaisLaurence BouvetMaïa Brami, Guillaume Decourt, Bruno DouceyIra Feloukatzi, Marine Laffort, Margaux LefebvreRoland NadausEtienne Orsini, Lydia Padellec, Mélodie Quercron, Loris Schirar et Eric Sivry.

Les lectures seront accompagnées par le musicien et compositeur Etienne Champollion.

Entrée libre sur réservation :
https://www.poesie-en-liberte.fr/formulaires/NuitPEL2019/

En partenariat avec la Mairie du 5ème arrondissement, le Festival Quartier du livre, l’association Poésie et Chanson Sorbonne et l’association Poésie en liberté.

Lynda Ait Bachir
Déléguée générale de Poésie En Liberté
Tél :07 51 55 06 94
E-mail : seriseana@gmail.com

Poésie en liberté

c/o SDM – 8 rue Lemercier – 75017 Paris

http://www.poesie-en-liberte.com/