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lundi 23 février 2026
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Le général-major Khaled Nezzar est mort

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Khaled Nezzar

L’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar est mort ce vendredi des suites d’une longue maladie. Il avait 86 ans.

Les conditions de la visite de Tebboune en France «pas idoines»

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Tebboune

La visite d’État du président Abdelmadjid Tebboune en France fait « toujours l’objet de préparatifs », a affirmé le ministre algérien des Affaires étrangères, précisant qu’elle dépend du règlement de cinq dossiers.

Rien n’est encore remis en cause en somme si l’on comprend les déclarations qu’a faites Ahmed Attaf sur cette chaîne Youtube. « En toute sincérité, les conditions de cette visite ne sont pas idoines », a déclaré M. Attaf dans un entretien accordé mercredi soir à Atheer, la plateforme de la chaine qatarie Al Jazeera.

M. Attaf a énuméré les dossiers de la mémoire, la mobilité, la coopération économique, les essais nucléaires français dans le Sahara algérien et celui de la restitution de l’épée ainsi que le burnous de l’émir Abdelkader.

Alors même que « le président devait se rendre au Château d’Amboise où était emprisonné l’Émir Abdelkader (…) les autorités françaises ont refusé (de restituer l’épée et le burnous de l’Emir) arguant la nécessité d’une loi » , a indiqué le ministre.

Concernant les essais nucléaires français, M. Attaf a indiqué que l’Algérie demandait « une reconnaissance des dommages causés » ainsi que « des indemnisations ».

Entre 1960 et 1966, la France a procédé à 17 essais nucléaires sur les sites de Reggane, puis d’In Ekker, dans le Sahara algérien.

De documents déclassifiés en 2013 ont révélé des retombées radioactives importantes qui s’étendaient de l’Afrique de l’Ouest au sud de l’Europe.

« Nous ne sommes pas parvenus à des accords sur cinq grands et lourds dossiers. Mais nous continuons à travailler dessus », a réitéré le ministre en soulignant que les visites entre les responsables des deux pays se poursuivent pour préparer cette visite d’Etat.

Début août, le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait déclaré que sa visite d’Etat en France était « toujours maintenue » mais dépendait « du programme » de l’Élysée, précisant qu’une « visite d’État a des conditions » et « n’est pas une visite touristique » .

La visite, programmée d’abord début mai, avait été repoussée à juin, les Algériens craignant qu’elle ne soit gâchée par les manifestations du 1er mai contre la très contestée réforme des retraites en France, selon des sources concordantes.

Cette visite devait consacrer l’embellie entre les deux pays après de nombreuses crises diplomatiques.

Avec AFP

Ouverture partielle du capital des entreprises publiques : dynamiser la Bourse d’Alger

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CPA

Le gouvernement se propose d’ouvrir le capital des entrepris publiques dont celui  des banques à travers la Bourse d’Alger d’où l’importance à la fois de solutionner le problème des créances  et d’aller vers  sept actions pour sa dynamisation.

Il y a lieu de ne pas  confondre  trois opérations pour l’instauration d’une économie de marché à finalité sociale complémentaires : la privatisation, partielle ou totale qui est une cession d’actifs au secteur privé, la démonopolisation qui consiste à encourager de nouveaux opérateurs privés  et le partenariat public privé PPP qui se traduit par des dispositions entre les secteurs public et privé grâce auxquelles certains services qui relèvent de la responsabilité du secteur public sont administrés par le secteur privé, scellées par un accord sur des objectifs communs relatifs à la livraison d’infrastructures et/ou de services publics qui sont considérés comme des projets de marchés publics, dans laquelle le secteur public joue un rôle permanent

1.-Solutionner le problème des créances

Plus de 85% du montant des crédits octroyés entre 2021/2023 relevant des banques publiques, la plus importante étant la BEA qui et la banque de Sonatrach, la décision de l’ouverture du capital du CPA et de la BDL à hauteur de 30% a été annoncée la mi-novembre en cours par le Président de la République, lors de son discours prononcé à l’occasion de la clôture des travaux des Journées de l’entrepreneuriat organisées par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA).

L’ouverture du capital du CPA devrait intervenir avant la fin de l’année en cours, alors que celle de la BDL devrait se faire vers la mi-2024. Mais se pose comme d’ailleurs pour l’ouverture du capital d’autres entreprises publiques l’épineux problème des créances impayées qui se répercutent sur la solvabilité de toute entreprise des créances tant en dinars qu’en devises.

Le rapport annuel de la Cour des comptes concernant la BDL démontre que le recouvrement des créances impayées est régi par une procédure de gestion dépassée non actualisée qui remonte à l’année 2009. Au niveau central, les tâches et les responsabilités de la direction du recouvrement des créances (DRC) ne sont pas suffisamment définies et formalisées et le système d’information peu ou mal maîtrisé. Cela constitue un facteur de risque majeur pour son équilibre financier et sa rentabilité, voire sa solvabilité. Du fait de son activité de banque à réseau, à fort ancrage régional, ayant un portefeuille de crédits commerciaux essentiellement constitué de clientèle privée, la banque est exposée à des risques dont le principal est le risque de crédit.

Cette situation est favorisée par certaines lacunes liées aux conditions de fonctionnement des services de recouvrement dont l’activité n’est pas perçue comme un métier à part entière exigeant un ensemble de techniques et d’outils spécifiques et la mise en service du nouveau progiciel intégré n’a pas eu, également, d’incidence notable sur le suivi des comptes débiteurs et le recouvrement des sommes impayées.

En 2021, le volume des créances non performantes ou créances classées de la BDL a atteint 364, 29 Mrds de DA, représentant 33,5% de l’encours total brut des crédits à la clientèle. Ce rapport note que le recouvrement d’une partie des créances impayées, pour un montant de 18,16 Mrds de DA, reste très modeste au regard notamment des impayés accumulés s’élevant à 248,42 Mrds de DA, mais aussi du montant des provisions pour pertes sur créances de 112,91 Mrds de DA, ce qui constitue une incidence négative pour la situation financière et les résultats d’exploitation de la banque.

Ainsi pour la Cour des comptes , afin de diminuer les risques de crédit, la banque est amenée à constituer annuellement des provisions pour couvrir les risques de crédit inhérents à ces créances qui ont atteint 113 Mrds de DA fin décembre 2021 (contre 88 Mrds de DA fin 2019), soit une hausse de 24,4 % ».Selon certaines informations, en 2021 le niveau des créances de la banque CPA est plus important et plus compliqué que celui de la BDL.

Aussi l’ouverture du capital de ces deux banques afin qu’elle ne soit pas compromise , implique de solutionner les créances irrécouvrables trop élevées menaçant la rentabilité et sa solvabilité à moins d’une nouvelle recapitalisation via le Trésor public ou la décote de la valeur des actions en soustrayant le montant des créances impayés que ne supporteront pas acquéreurs. D’où l’importance de dynamiser la bourse d’Alger afin qu’elle puisse canaliser les flux financiers à des fins de développement autour de sept axes directeurs

2.Dynamiser la Bourse d’Alger : sept axes directeurs

Premièrement, il  ne peut y avoir de bourse sans entreprises concurrentielles ayant des bilans positifs et une visibilité dans la politique socio-économique, évitant les instabilités monétaires et juridiques.

 Deuxièmement, une bourse doit se fonder sur un système bancaire rénové.  Or, le système financier algérien depuis des décennies est le lieu par excellence de la distribution de la rente des hydrocarbures et donc un enjeu énorme du pouvoir. La dynamisation de la bourse passe forcément par la refonte du système financier algérien qui porte en lui la substance de l’enjeu du fait qu’il cadre parfaitement la politique économique développée jusqu’à présent et son corollaire les sources et les modalités de son financement.  En effet, malgré le nombre d’opérateurs privés, nous avons une économie de nature publique avec une gestion administrée. La totalité des activités quelle que soit leur nature se nourrissent de flux budgétaires c’est-à dire que l’essence même du financement lié à la capacité réelle ou supposée du trésor.  On peut considérer que les conduits d’irrigation, les banques commerciales et d’investissement en Algérie opèrent non plus à partir d’une épargne puisée du marché, éventuellement un reliquat du travail mais par les avances récurrentes (tirage : réescompte) auprès de la banque d’Algérie pour les entreprises publiques qui sont ensuite refinancées par le trésor public sous la forme d’assainissement.   Or, la richesse ne peut apparaître que dans le cadre de la transformation du stock de monnaie en stock de capital, et là est toute la problématique du développement.  Puisque cette transformation n’est plus dans le champ de l’entreprise mais se déplace dans le champ institutionnel (répartition de la rente des hydrocarbures), dans cette relation, le système financier algérien est passif. 

Troisièmement, il ne peut y avoir de bourse sans la résolution de titres de propriété qui doivent circuler librement segmentés en actions ou obligations renvoyant d‘ailleurs à l’urgence de l’intégration de la sphère informelle par la délivrance de titres de propriété. Les surliquidités au niveau de la société notamment au niveau de la sphère informelle, montrent la difficulté de transformer le capital argent en capital productif. L’opérationnalité de l’ouverture des bureaux de change suppose gue l’on résolve   le problème de la dualité des cours du dinar entre le marché officiel et celui du marché parallèle (écart d’environ 50%) en fonction de profondes réformes dans la gouvernance. 

Quatrièmement, il ne peut y avoir de bourse sans des comptabilités claires et transparentes calquées sur les normes internationales par la généralisation des audits et de la comptabilité analytique afin de déterminer clairement les centres de coûts pour les actionnaires. 

Cinquièmement,  posant la problématique de l’adaptation du système socio-éducatif à l’environnement en perpétuel changement ( l’intelligence artificielle pénètre progressivement  le système financier mondial) ,en Algérie force est de constater  la  faiblesse d’ un Engineering financier national  pour les évaluations supposant des bureaux d’études complexes  avec des interactions entre technologues, juristes, économistes, sociologues,  financiers. Or l’exode des compétences devient inquiétant sachant que le poste services au niveau de la balance des paiements étant passé de 2 milliards de dollars en 2002, de 10/12 milliards de dollars  entre 2010/2019  et selon le FMI 6/7 milliards de dollars entre 2020/2022.

Sixièmement, transitoirement devant éviter  un stade  de 100.000 places sans joueurs rentables, je propose   une privatisation partielle de quelques champions nationaux pour amorcer le mouvement et la création de fonds de partenariat Public/Privé pour sélectionner quelques entreprises  en vue de leur introduction ultérieure en bourse, une entreprise déficitaire ou ayant le soutien de l’Etat  pour leur  assainissement – comme cela se passe à travers le monde, ne pouvant être cotées en bourse,   en rappelant que selon les données du premier ministère  reprises par l’APS durant les trente dernières années à fin 2020 l’assainissement des entreprises publiques a couté au trésor public 250 milliards de dollars et durant les  dix dernières années toujours à fin 2020 les réévaluations ont été de plus de 65 milliards de dollars, dont 80% sont revenues à la case de départ . Les annonces officielles de l’ouverture du capital  du CPA et de la BD vont dans la bonne direction sous réserve que l’on solutionne le problème épineux  des créances   tant en dinars qu’en devises. A l’avenir on  pourrait mettre en bourse : d’autres sociétés 10% par  exemple  de Sonatrach , (des importantes sociétés d’hydrocarbures  russe  et le  géant Aramco (Arabian American Oil Company  étant cotés en bourse) ce qui permettrait de constituer un indice boursier consistant en volume et en qualité amorçant le cercle vertueux et attirer des opérateurs privés. Ces fonds agiraient comme incubateurs de sociétés éligibles à la Bourse. 

Septièmement, en cette ère de profonde mutations mondiales dominée par les grands espaces économiques, l’ère des micros Etats étant révolu, une bourse pour 40 millions d’habitants étant une phase intermédiaire, il serait souhaitable la création d’une bourse euro-méditerranéenne supposant au préalable la résolution de la distorsion des taux de change. Cette intégration devrait dynamiser le tissu productif qui permettra d’accroître le nombre d’acteurs au niveau de la bourse.

En conclusion

Le  président de la République a, lors du conseil de ministres en date 26 novembre 2023 a  rappelé que le processus d’ouverture du capital du Crédit populaire algérien (CPA) et de la Banque de développement local (BDL) doit tenir compte des méthodes de gestion moderne dans un cadre concurrentiel afin de capter le capital circulant dans la sphère informelle et dynamiser l’investissement productif.. Il appartient ainsi à l’État régulateur, dont le rôle stratégique en économie de marché s’apparentant à celui d’un chef d’orchestre, de concilier les coûts privés et les coûts sociaux d’améliorer le climat des affaires par la lutte contre le terrorisme bureaucratique. 

C’est l’entreprise qu’elle soit publique ou privée de créer une économie productive permettant d’améliorer le pouvoir d’achat du citoyen. Il est donc nécessaire de cerner les causes du blocage car si les investisseurs algériens ne trouvent pas intérêt à aller vers les segments créateurs de valeur ajoutée dont la rentabilité n’est pas immédiate mais à moyen et long terme, il ne pas s’étonner, ou encore moins, les investisseurs étrangers, qu’il y ait la règle du 49/51% ou même l’inverse, fassent preuve de plus d’engagement

On ne doit jamais oublier que dans la pratique tant des relations internationales que dans la pratique des affaires, n’existent pas de sentiments , de patriotisme, et que tout entrepreneur qu’il soit algérien, chinois, russe, européen ou américain est guidé par la seule logique du profit.

La situation des deux banques a-t-elle évoluée, le rapport de la Cour des comptes datant de 2021, étant en novembre 2023 dans la mesure où le directeur général de la bourse d’Alger dans une déclaration reprise par l’APS en date du 30 novembre 2023, mais sans donner de chiffres précis je le cite « ces deux banques sont très profitables ayant d’excellents bilans, offrant, ainsi, un retour sur investissement qui sera certainement très intéressant pour les investisseurs ».

Professeur Abderrahmane Mebtoul

Pourquoi le consul de Créteil refuse d’autoriser le rapatriement de Rachid Malaoui ?

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Le consul de Créteil (région parisienne) a refusé ce mercredi à la famille du syndicaliste Rachid Malaoui l’autorisation de rapatriement de leur père et défunt époux. Décidément la vengeance est un plat qui se mange froid.

Fondateur du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), Rachid Malaoui dérange même après sa mort. Mme veuve Malaoui s’est vue opposer ce mercredi un refus d’autorisation du rapatriement de la dépouille mortuaire de Rachid Malaoui par le consul de Créteil, selon nos informations. La raison : il ne peut rien faire sans l’aval du ministère des Affaires étrangères.

C’est une veuve éplorée, décontenancée qui affronte des autorités consulaires diablement procédurières même dans les situations de deuil. Le fonctionnaire de la haute administration se réfugie dans les procédures établies par sa tutelle.

Les Algériens qui soutiennent la famille en ces moments de douleurs et de deuil ne comprennent pas non plus comment les autorités algériennes qui se piquent d’être au service des citoyens soient aussi « cyniques ». Certains estiment que le pouvoir fait payer à la famille Malaoui les engagements syndicaux et politiques du défunt.

Comment peut-on faire attendre une famille endeuillée ainsi ? N’y a-t-il donc plus personne avec un cœur au sein de nos officiels ?

La dépouille de Rachid Malaoui devait être rapatriée demain jeudi à 11h par vol direct. Les billets d’avion sont achetés, nous indique-t-on. Devant le refus du consul de signer l’autorisation de rapatriement, la famille Malaoui se se retrouve entre les mains d’une société des pompes funèbres indifférente à sa douleur.

Si jamais le ministère des Affaires étrangères ne réagit pas dans la journée, la famille Malaoui va devoir annuler les billes de vols et trouver une autre société de pompes funèbres en attendant que le ministère des Affaires étrangères veuille donner son aval de rapatriement de la dépouille du syndicaliste.

En attendant que le ministère des Affaires étrangères autorise le retour de cet Algérien pour un dernier voyage dans son pays, sa famille est dans l’expectative et l’incompréhension.

Sofiane Ayache

Mohammed Aouli nous réconcilie avec les valeurs de Fadhma N’Soumeur

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Mohammed Aouli vient de publier chez les éditions Baudelaire «Lalla Fadhma N’Soumer Vae Victis une mémoire outragée, profanée». Il y a de la colère, mais surtout une volonté de replacer les événements et les hommes dans leur place concernant cet épisode de conquête de la Kabylie en 1857.

L’auteur mêle dans ce livre, deux styles d’écriture : le romanesque et le récit. Si Mohammed Aouli a recours aux techniques de l’écriture romanesque c’est pour retisser cette histoire «outragée», triturée surtout par les auteurs français qui avaient, comme à leur habitude, une lecture et une écriture biaisée de notre histoire. Mais pour donner une force et sens à son livre, Mohammed Aouli fait des escapades panégyriques sur l’histoire de la région et sa sociologie. L’auteur a sans doute (et ça se ressent) mis tout son amour pour sa Kabylie natale dans ce livre qui se veut avant tout donc un roman.

Derrière le personnage de Fadhma N’Soumeur, – une femme à la tête de la résistance ? Ce qui emblématique pour son époque et même au-delà -, Mohammed Aouli exalte les valeurs ancestrales de cette région. Il rappelle aux jeunes générations, lui qui a connu la guerre d’indépendance ce qui caractérise le peuple de ces montagnes. Il convoque l’altérité, le sens de l’honneur, le don de la parole, la fierté et surtout l’écosystème social qui irrigue et ordonne la vie des villages et tribus de cette contrée. Mohammed Aouli se permet des pas de côté pour expliquer aux jeunes générations les codes qui régissaient ce pays de montagne. Dans son livre «Gouvernement berbère», paru chez les éditions Barzakh, Hugh Robert revient avec précision sur cette farouche propension des Igawawen à la liberté, voire à la dissidence.

En homme connaisseur de ce monde à part que l’incomparable Mohammed Aouli s’est employé à écrire une autre histoire de cette résistance, pas celle dont nous gavent les auteurs français depuis le XIXe siècle. Un sacré pari ! Sous prétexte d’absence de sources écrites autres que celles produites par les militaires français, de nombreux auteurs se contentent par confort, voire fainéantise, à reproduire cette épopée sous le prisme déformant français. D’où le sous-titre de ce roman : une mémoire outragée, profanée.

Alors Mohammed Aouli a choisi de romancer son histoire, tout en la ponctuant de faits connus. Il y a mis tout son cœur et sa passion des siens. Il y a quelque chose de fièvreux. «Notre guerre n’est pas une offrande sacrificielle pour un dieu anthropomorphe, assoiffé de sang de nos jeunes victimes en quête d’une éventuelle place au paradis, elle est celle des hommes braves qui défendent leur concitoyens d’un périlleux danger, leur honneur et leur territoire», avertit l’auteur.

Yacine K.

Cet article a été publié par le site Le Matin d’Algérie.

Tebboune dresse son bilan devant les parlementaires

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Tebboune

Le président de la République a mis en exergue les acquis réalisés ces quatre dernières années en matière de réformes politiques, de consécration des droits et de renforcement du caractère social de l’Etat, dans son discours à la Nation prononcé, lundi à Alger, devant les deux chambres du Parlement réunies au Palais des Nations.

Le président de la République a entamé son discours historique devant les représentants du peuple en affirmant s’être «engagé depuis que le peuple m’a confié la responsabilité de diriger le pays, à ériger le dialogue constructif en approche de travail tout en faisant de la transparence une culture de gestion des affaires publiques», d’où cette initiative de s’adresser à la Nation pour «évaluer le bilan de réalisation des objectifs nobles pour lesquels notre vaillant peuple est sorti dans la rue en février 2019 afin de revendiquer le changement».

«Restaurer la confiance en les institutions de l’Etat constituait la principale préoccupation du processus de réforme politique que nous avons œuvré à mettre en œuvre de manière progressive, à commercer par la profonde révision de la Constitution, plébiscitée par le peuple algérien en novembre 2020», a-t-il affirmé, rappelant la batterie de réformes législatives de grande envergure ayant permis de «mettre le système juridique en conformité avec la nouvelle Constitution, installer les différentes instances nouvellement créées et œuvrer pour l’émergence d’une nouvelle génération d’assemblées élues».

Le président de la République a passé en revue les résultats des réformes engagées depuis son investiture, lesquels, a-t-il dit, «sont très rassurants», soulignant que «le pays avance à grands pas, fort de sa jeunesse qui a battu en brèche tous les pronostics défaitistes, notamment ceux en provenance d’outre-mer».

Il a, en outre, affirmé œuvrer pour la consécration des droits de tous les Algériens sur l’ensemble du territoire national, en faisant de la consolidation du caractère social de l’Etat «une boussole pour tous les efforts consentis, afin de renforcer la solidarité nationale et de prendre en charge les préoccupations de l’ensemble des citoyens dans le cadre de l’équité et de l’égalité».

Le président de la République a rappelé, dans ce contexte, «l’intérêt majeur» qu’il a «accordé à la réalisation de la justice sociale, à travers la révision de l’Impôt sur le revenu global (IRG), la revalorisation des salaires et l’institution de l’allocation chômage pour préserver la dignité des jeunes», outre «les efforts visant à créer des postes d’emploi et régulariser davantage d’employés ayant bénéficié d’une intégration définitive».

Soulignant l’intérêt qu’il a toujours porté aux zones d’ombre, le président de la République a précisé que «80% des décisions relatives à l’amélioration de la situation des zones d’ombre ont été effectivement mises en œuvre», indiquant que «six (6) millions de citoyens algériens ont vécu dans des conditions qui auraient dû être dépassées depuis l’indépendance».

Evoquant la question de la reddition de comptes par les responsables n’ayant pas accompli les tâches qui leur ont été confiées pour améliorer les conditions de vie des habitants de ces zones, il a indiqué avoir «récemment décidé de mettre fin aux fonctions de responsables locaux qui ont failli».

 «Etre au service du citoyen algérien c’est renforcer son sentiment d’appartenance à sa patrie», a soutenu le président de la République, assurant qu’il «ne s’agit pas de slogans populistes, mais d’une question de principe».

Concernant les efforts en cours dans le cadre de la lutte contre toutes les formes de corruption, le président de la République a précisé que les efforts pour la récupération des fonds détournés au peuple sous le règne de la Issaba (bande) avaient permis «la récupération de plus de 30 milliards de dollars entre biens immobiliers, unités industrielles et sommes d’argent», ajoutant que «le travail se poursuit pour récupérer les fonds détournés vers l’étranger».

Réaffirmant l’intérêt que porte l’Etat aux membres de la communauté nationale établie à l’étranger, le président de la République a annoncé une réduction de 50% des tarifs des billets d’avion pour leur permettre de passer le mois de Ramadhan dans le pays.

Evoquant les réalisations en matière de politique étrangère, le président de la République a rappelé le consensus international qui a permis à l’Algérie de devenir membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

 «La voix de l’Algérie est aujourd’hui audible dans tous les fora internationaux. Elle défend vigoureusement les principes de sa Révolution de libération et les valeurs humaines et elle n’abandonnera jamais les Etats vulnérables», a affirmé le président de la République.

Réitérant le soutien de l’Algérie aux causes palestinienne et sahraouie, le président de la République a affirmé que les positions de l’Algérie à cet égard étaient claires.

APS

La FIJ dénonce le ciblage des journalistes à Gaza

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Rsf

Le ciblage délibéré des journalistes par les forces d’occupation sionistes lors de l’agression contre la bande de Gaza constitue «une violation du droit international» et «un crime de guerre», a indiqué la Fédération internationale des journalistes (FIJ). 

«En vertu du droit international, les forces armées doivent garantir la sécurité des journalistes. Il est clair que le ciblage délibéré des journalistes est une violation du droit international et un crime de guerre», a déclaré le secrétaire général adjoint de la FIJ, Tim Dawson.

Ghaza est devenue une «ville fantôme» à la suite des attaques sionistes en cours, selon Dawson, qualifiant le nombre de journalistes tués dans l’enclave palestinienne de «terrible» et d’«honteux». 

Il a précisé que «7 à 8% des journalistes de la ville ont perdu la vie, et que certains d’entre eux ont perdu presque tous les membres de leur famille», indiquant que «ces chiffres sont presque sans précédent».

Dimanche, les autorités palestiniennes à Gaza ont annoncé l’assassinat de deux autres journalistes palestiniens dans un bombardement sioniste visant le nord de l’enclave, portant le nombre de journalistes morts en martyrs à 103 depuis le début de l’agression.

Depuis le 7 octobre dernier, l’armée sioniste mène une guerre dévastatrice contre Gaza qui a fait, jusqu’à dimanche, 20424 martyrs, 54.036 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes, causé des destructions massives d’infrastructures et une catastrophe humanitaire sans précédent, selon les autorités palestiniennes et les Nations unies.

Bilan sans précédent pour un conflit pour une période aussi courte et sur une surface aussi réduite. Derrière ces crimes ciblés, il y a une volonté de faire taire les relais d’information.

Avec agences

France : mort de Patrick Buisson, une figure de l’extrême droite

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Patrick Buisson

L’historien Patrick Buisson, figure de la droite conservatrice et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est décédé ce mardi 12 décembre à l’âge de 74 ans.

L’essayiste et historien, Patrick Buisson, a été retrouvé sans vie ce mardi matin, à l’âge de 74 ans, à son domicile des Sables d’Olonne, en Vendée. Défenseur d’une union des droites, il avait mené Nicolas Sarkozy à la victoire de la présidentielle de 2007 en lui soufflant, par exemple, l’idée de créer un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale.

Surnommé le « poison de la droite » par le socialiste Julien Dray, Patrick Buisson, soutien d’Eric Zemmour à la dernière présidentielle, disait être à la recherche d’un candidat « qui ne serait pas issu du Rassemblement national, mais passerait un accord de gouvernement avec le RN ».

« Patrick Buisson était un homme d’une grande culture, un écrivain de talent et un amoureux fou de la France », a salué sur X Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée. « Il a fait progresser les idées du camp national, comme très peu d’intellectuels y sont parvenus, en prêtant ses mots à la parole du pouvoir », a écrit Jordan Bardella, président du RN, sur le réseau social.

RFI

Hommage à Rachid Malaoui à Quincy-sous-Sénard

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Le monde des syndicats autonomes en Algérie a perdu son pilier. Rachid Malaoui n’est plus. Il nous a quittés le vendredi 22 décembre 2023 à Paris à l’âge de 59 ans.

La levée du corps aura lieu demain, mercredi 27 décembre, entre midi et midi 30 à l’hôpital Claude Galien – Ramsay Santé, situé au 20, route de Boussy-Saint-Antoine, 91480 Quincy-sous-Sénart, France.

L’enterrement aura lieu chez ses parents au quartier Saint-Pierre à Oran.

En ces moments difficiles, nous tenons à exprimer nos plus sincères condoléances à sa famille et à tous ceux qui ont été touchés par sa perte.

Que son âme repose en paix.

Israël demande à l’Egypte d’évacuer la zone de Rafah

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Gaza
Gaza dévasté. Plus de 30000 morts et Israël continue de tuer.

L’armée israélienne a demandé à l’Egypte d’évacuer ses soldats de la zone frontalière de Rafah, selon le Jerusalem Post. Tel Aviv comptait occuper aussi cette zone.

Israël a ajouté que l’opération militaire visant à prendre le contrôle de la zone du passage de Rafah aura bien lieu, même si l’Égypte refuse de faire évacuer ses soldats.

Cette nouvelle démonstration de force prouve encore une fois que Tel Aviv est déterminé à prendre le contrôle total de la bande de Gaza. Et ses ordres aux Palestiniens pour quitter la zone nord, notamment Khan Younès, puis le centre de Gaza, tout en continuant à les bombarder, répond à un plan méthode visant à vider tout le territoire de la bande de Gaza de ses habitants.

L’incapacité du Conseil de sécurité de l’ONU à s’entendre sur un cessez-le-feu permanent à Gaza équivaut à donner à Israël un « permis de tuer », a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit. Une Ligue arabe, au demeurant, incapable de quoi que ce soit dans cette guerre.

La résolution du Conseil de sécurité, adoptée vendredi pour renforcer l’aide humanitaire à Gaza, est un pas dans la bonne direction, mais elle n’atteint pas l’objectif visé d’un cessez-le-feu total dans l’enclave assiégée, a-t-il ajouté. C’est peu dire quand on sait que 2 millions de Gazaouis sont soumis aux pilonnages et à la famine la plus insoutenable.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé une résolution édulcorée appelant à des mesures urgentes pour « permettre immédiatement un accès humanitaire sûr, sans entrave et élargi et créer les conditions d’une cessation durable des hostilités », après une semaine de report du vote et d’intenses négociations pour éviter un veto des États-Unis.

L’intense campagne aérienne et l’offensive terrestre d’Israël ont laissé la majeure partie de Gaza en ruines et plongé l’une des régions les plus densément peuplées du monde dans une grave crise humanitaire.

Le nombre de morts a atteint 20 000 alors que la guerre entrait dans son troisième mois.

ADN News