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lundi 23 février 2026
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Intrusion dans un avion à Oran : les têtes tombent

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L’incident gravissime de l’intrusion d’un passager clandestin à bord d’un avion Air Algérie le 28 décembre dernier à l’aéroport d’Oran ne restera pas impuni. Sur instruction de Abdelmadjid Tebboune, une enquête a été lancée par le Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI). Ses conclusions sont sans appel : des sanctions vont tomber.

Selon le rapport du DGSI révélé ce jeudi, pas moins de 7 fonctionnaires de la Police aux frontières (PAF) sont directement mis en cause dans cette affaire rocambolesque, qui a vu le jeune Mehdi Rahmani réussir à embarquer comme passager clandestin à bord du vol Oran-Paris.

Parmi les principaux responsables de ce scandaleux manquement à la sécurité aéroportuaire : le chef de la 2ème brigade de la PAF à Oran et le commissaire chargé de la sûreté des installations.

Mais ils ne sont pas les seuls sur la sellette. L’enquête épingle également un technicien d’Air Algérie ayant facilité l’accès de l’avion au clandestin. Sans oublier, au niveau administratif, les directeurs technique et régional de la compagnie aérienne à Oran ainsi que le patron de l’aéroport.

Des mesures spécifiques seront prises à l’encontre de l’ensemble de ces responsables locaux et nationaux, promet le ministère de l’Intérieur.

SAMIR L.

Tunisie : un journaliste d’Al Jazeera arrêté, ses proches sans nouvelles

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Les services de sécurité tunisiens ont procédé mercredi à l’arrestation musclée de Samir Sassi, journaliste du bureau d’Al Jazeera dans le pays. D’après le directeur du bureau, Lotfi Hajji, des agents ont fait irruption au domicile de leur confrère avant de le placer en détention.

« Notre collègue Samir Sassi a été arrêté après que les forces de sécurité ont perquisitionné son domicile et ont saisi son ordinateur, son téléphone et ceux de sa femme et de ses enfants », a témoigné M. Hajji auprès de l’AFP.

À ce stade, ni la famille ni les avocats du reporter de 50 ans ne savent où il est incarcéré ni les raisons de cette opération musclée. « Les forces de sécurité n’ont pas communiqué les motifs de son arrestation », déplore le directeur du bureau Al Jazeera, officiellement fermé depuis le coup de force du président Kaïs Saïed en juillet 2021.

Cette nouvelle arrestation arbitraire d’un journaliste s’inscrit dans un climat de répression grandissant depuis que le chef de l’Etat s’est arrogé les pleins pouvoirs. Elle intervient quelques jours après l’incarcération d’un autre reporter, Zied Heni, pour « diffusion de fausses nouvelles ».

La Rédaction/AFP

Coup de filet à Mostaganem : 25 passeurs dont 24 Marocains arrêtés

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Les autorités algériennes ont annoncé mardi le démantèlement d’un important réseau international de passeurs de migrants opérant depuis le port de Mostaganem, dans le nord-ouest du pays. Au total, 25 individus majoritairement de nationalité marocaine ont été interpellés lors de cette opération menée par la Gendarmerie nationale.

Selon le communiqué des forces de l’ordre, ce réseau était piloté depuis le Maroc voisin et organisait des traversées maritimes clandestines vers l’Europe, au péril de la vie des candidats à l’émigration. Parmi les mis en cause, 24 sont de nationalités marocaines. Ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation : association de malfaiteurs, trafic d’êtres humains ou encore hébergement d’étrangers en situation irrégulière.

L’opération, fruit d’un long travail de renseignement en amont, a permis la saisie de trois embarcations avec moteurs et équipements de navigation, ainsi que 17 bidons d’essence et une somme d’argent en dinars et devises.

Ce coup de filet sonne comme un sérieux avertissement contre les filières de la harga, ce fléau qui conduisent beaucoup de jeunes Algériens à la mort en mer. Il démontre aussi la dimension internationale et organisée de ce juteux trafic, que les autorités sont déterminées à combattre.

La Rédaction

Algérie-ONU : mise en garde contre un « conflit régional » en mer Rouge

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Fraîchement entrée au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie a tenu cette semaine sa première déclaration remarquée à ce poste. Lors d’un briefing sur les tensions croissantes en mer Rouge, le représentant permanent Amar Bendjama a mis en garde contre « l’émergence d’un conflit régional aux conséquences incontrôlables ».

Selon le diplomate algérien, « le contexte régional actuel est marqué par des risques d’escalade » qu’il faut à tout prix éviter. M. Bendjama a également appelé à « ne prendre aucune mesure susceptible d’aggraver la tension au Yémen lui-même », ce qui risquerait de « saper les efforts » de l’envoyé spécial de l’ONU dans la région.

Tout en réaffirmant « l’engagement de l’Algérie en faveur du maintien de la paix », l’ambassadeur a pointé la responsabilité première des « Etats côtiers » en matière de « sécurité maritime en mer Rouge ». Et d’avertir qu’ « tout effort collectif qui ne compterait pas sur la participation active de ces Etats est voué à l’échec ».

Bref, une mise en garde claire à destination de la communauté internationale : sans implication des acteurs locaux, aucune sortie de crise n’est possible au Yémen et dans cette zone stratégique qu’est la mer Rouge, carrefour entre Moyen-Orient et Afrique de l’Est.

La Rédaction/APS

CAN 2023 : Tebboune finance 50% des frais de déplacement des supporters des Fennecs

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À quelques jours de la Coupe d’Afrique des nations 2023 organisée en Côte d’Ivoire, l’engouement monte déjà d’un cran en Algérie. Éliminés prématurément lors de la dernière édition, les Fennecs espèrent prendre leur revanche et comptent sur le soutien de leurs supporters pour y parvenir.

Preuve de cet engouement populaire intact, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a annoncé ce jeudi la prise en charge par l’État de 50% des frais de déplacement de 2.000 supporters algériens lors de la compétition. Une mesure exceptionnelle, alors que le pays traverse une passe économique difficile.

L’objectif est double : d’une part, donner aux joueurs de Djamel Belmadi la chance d’évoluer avec le soutien bruyant de supporters Algériens, même en terre ivoirienne. Cette ferveur insufflera sans doute une motivation supplémentaire pour décrocher de bons résultats.

D’autre part, il s’agit de rassembler la population derrière son équipe fétiche dans un élan patriotique salutaire. Car les exploits sportifs ont le don d’apaiser temporairement les divisions internes qui agitent parfois le pays.

Les Fennecs sont désormais attendus au tournant pour cette CAN 2023. S’ils réalisent un beau parcours, nul doute que la liesse populaire sera immense. Et qui sait, peut-être parviendront-ils à reconquérir le titre continental qui leur échappe depuis 2019 ? Le rêve est permis.

SAMIR L.

Budget 2024 : l’Algérie mise sur la consommation

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Adoptée fin décembre, la loi de finances 2024 est entrée en vigueur cette semaine après publication au Journal officiel et signature par le président Tebboune. Dans un contexte économique tendu, ce budget opte résolument pour le soutien du pouvoir d’achat des ménages algériens.

Côté dépenses, les postes significatifs concernent en effet les subventions à la consommation ainsi que la fonction publique, avec des augmentations salariales substantielles prévues. L’allocation chômage passera ainsi de 13 000 à 20 000 dinars. La bonification des petites retraites et pensions est également programmée.

En parallèle, plusieurs produits de large consommation seront exemptés de TVA jusqu’à fin 2024 : fruits et légumes locaux, viandes blanches, œufs, céréales locales ou importées… Objectif assumé : préserver le pouvoir d’achat des Algériens dans un contexte inflationniste persistant.

Sur le front du logement, de nouvelles subventions étatiques visent à soutenir l’accession à la propriété. Les locataires AADL bénéficieront aussi d’un abattement de 10% sur les loyers.

Ces choix budgétaires tranchent avec les discours officiels prônant la diversification de l’économie algérienne. Les experts dénoncent d’ailleurs un « manque de vision structurelle » et une « fuite en avant dans l’assistanat ». Car le financement de ces dépenses repose encore largement sur la manne des hydrocarbures, au détriment de l’investissement productif.

Le gouvernement joue donc la carte sociale à quelques mois de la présidentielle. Quitte à reporter les réformes de fond synonymes d’efforts et de restrictions pour une population déjà éprouvée ? L’avenir le dira. Mais ce budget de la consommation à outrance n’est pas sans risque à terme.

Kamel AIDOUNE

Un jihadiste originaire de Tchétchénie déchu de la nationalité française

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Emmanuel Macron

Un Tchétchène naturalisé français en 2008, qui était notamment accusé d’avoir été « émir » d’un groupe jihadiste en Syrie en 2013 et 2014, a été déchu de la nationalité française par un décret publié mercredi au Journal officiel.

Il avait été condamné en 2019 à une peine de dix ans de prison, assortie de la sûreté aux deux tiers, par la cour d’assises spéciale de Paris.

Lors de son procès, Khassanbek Tourchaev avait reconnu s’être rendu en Syrie et y avoir séjourné environ trois mois en 2013 et 2014. Il avait affirmé y être allé dans le but de chercher ses frères, « pas pour faire la guerre ».

Il était cependant accusé d’avoir participé à des combats et assuré une formation en explosifs à d’autre combattants. Il était aussi soupçonné d’avoir joué le rôle d' »émir » dans un groupe jihadiste, au sein de l’Emirat du Caucase affilié à Ahrar al-Cham, qui faisait lui-même partie du Front islamique.

Khassanbek Tourchaev, aujourd’hui âgé de 53 ans, a grandi à Grozny en Tchétchénie. La guerre l’a poussé à fuir son pays pour demander l’asile en France.

Dès 2005, il avait été repéré par les services de renseignement en raison de son extrémisme religieux. Il se décrit lui-même comme salafiste.

« Aujourd’hui, je suis sur la voie d’Allah », avait-il déclaré lors de son procès en 2019, avant d’affirmer que « la Syrie (était) un sujet clos » pour lui.

« La prison a changé beaucoup de choses en moi. Ce dont j’ai besoin, c’est ma famille », avait ajouté l’homme en situation de polygamie, père de plusieurs enfants qui vivent en Alsace.

Entre 2019 et 2023, au moins une vingtaine de déchéances de nationalité ont été prononcées pour terrorisme en France, selon des chiffres officiels.

Avec AFP

Drame en Iran : Au moins 103 morts dans une double explosion

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Une tragédie a frappé la ville de Kerman dans le centre de l’Iran ce mercredi 3 janvier. Deux explosions successives ont été entendues en fin de matinée dans le centre-ville, alors qu’une foule était rassemblée pour commémorer le quatrième anniversaire de la mort du général Qassem Soleymani, tué par une frappe américaine en Irak en 2020.

Le bilan, encore provisoire, fait état d’au moins 103 morts et plus de 211 blessés selon les autorités locales. Parmi les victimes figurent de nombreux civils venus participer à cet hommage au héros national iranien. La déflagration aurait eu lieu à proximité du mausolée dédié au général Soleymani.

Les causes exactes de ce drame restent à éclaircir, mais la télévision d’État iranienne a rapidement dénoncé un « acte terroriste ». Les autorités n’ont pour l’instant désigné aucun suspect, mais l’hypothèse d’un attentat orchestré par des groupes opposés au régime des mollahs ou par des puissances étrangères hostiles à l’Iran ne sont pas exclues.

Cette tragédie endeuille un peu plus le pays, déjà affaibli par des années de sanctions économiques. Elle ravive également le souvenir douloureux de l’assassinat du général Soleymani, considéré comme un héros national par de nombreux Iraniens. L’émotion risque d’être vive dans tout le pays après ce drame.

Libérez Ihsane El Kadi : l’appel de RSF au président algérien

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« Il y a un an, nous avons saisi l’ONU pour appeler à la libération d’Ihsane El Kadi (…). Désormais, les recours judiciaires sont épuisés. Reste la grâce présidentielle », a tweeté Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), ce mercredi 3 décembre.

Emprisonné depuis un an, le journaliste et directeur des médias Radio M et Maghreb Émergent a été lourdement condamné par la justice algérienne à 7 ans de prison, dont 5 ferme. Ses recours sont aujourd’hui épuisés et « seule une grâce présidentielle » peut le libérer, estime Christophe Deloire.

RSF ne ménage pas ses efforts depuis le début de cette affaire pour obtenir sa libération. L’ONG a multiplié les actions, saisissant l’ONU, réunissant des patrons de médias du monde entier, organisant une campagne de soutien. En vain jusqu’à présent.

La lourdeur de cette condamnation, « l’une des pires jamais prononcées contre un journaliste algérien », tranche avec la relative détente observée dans le pays après la révolution du Hirak et l’arrivée au pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune en 2019.

Le président avait pourtant émis des signaux positifs, graciant quelques journalistes emprisonnés. Las, la répression s’est durcie à nouveau ces derniers mois. Outre Ihsane El Kadi, au moins un autre journaliste croupit actuellement en prison, Mustapha Bendjama en l’occurrence.

Kamel AIDOUNE

Israël tue le numéro 2 du Hamas à Beyrouth

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Près de trois mois après le début de la guerre, Israël et la bande de Gaza débutent cette nouvelle année sans répit dans les affrontements. L’armée israélienne va procéder à des rotations de ses troupes et au retrait ou au redéploiement d’une partie de ses réservistes, afin de poursuivre les combats « tout au long » de l’année 2024. La guerre pourrait également prendre un autre tournant avec l’attaque israélienne qui a conduit à la mort du numéro 2 du Hamas à Beyrouth. 

Six personnes ont été tuées dans une explosion ayant visé un bureau du Hamas palestinien dans la banlieue de Beyrouth, dont le numéro 2 du Hamas, Saleh Al-Arouri.

Un porte-parole de l’armée israélienne a annoncé que le conflit se poursuivrait « tout au long » de l’année 2024. Les réservistes vont faire une pause afin de se préparer à des « combats prolongés ».

Le Hamas s’est dit « ouvert » à la mise en place d’un seul gouvernement palestinien pour la Cisjordanie et la bande de Gaza, a affirmé mardi son chef Ismaïl Haniyeh.

RFI