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mardi 24 février 2026
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Rencontre Louisa Hanoune – Ambassadrice US : le PT détaille les échanges

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Le Parti des Travailleurs (PT) est revenu en détails, dans un communiqué samedi, sur la rencontre ayant réuni mercredi sa secrétaire générale Louisa Hanoune et l’ambassadrice des Etats-Unis Elizabeth Moore Aubin. Une entrevue sollicitée par la diplomate américaine.

D’après le PT, « la question des élections présidentielles de 2024 en Algérie était l’unique question politique abordée par l’ambassadeur américain ». Mais de son côté, Mme Hanoune a « consacré la majorité de la rencontre à la défense du peuple palestinien », imputant « la responsabilité de la guerre génocidaire menée par l’entité sioniste au gouvernement américain ».

La cheffe du PT a ainsi rappelé que les Etats-Unis « portent l’entière responsabilité » du conflit israélo-palestinien, apportant un soutien indéfectible à Israël. Avant d’évoquer la présidentielle algérienne, Mme Hanoune a expliqué « que mettre fin à la guerre à Gaza reste la priorité de tous les peuples » dont le peuple algérien.

Concernant le scrutin présidentiel à venir, la patronne du PT a déclaré œuvrer « à réunir toutes les conditions politiques nécessaires au débat », afin que « le peuple algérien puisse exercer sa souveraineté ». Quant à une éventuelle candidature de sa part, Louisa Hanoune a botté en touche, affirmant se concentrer d’abord sur « le soutien au peuple palestinien ».

La dirigeante a enfin « exprimé le rejet absolu » par son parti « de toute ingérence dans les affaires intérieures » de l’Algérie à l’occasion de ce scrutin présidentiel.

SAMIR L.

Complexe sidérurgique AQS : le projet d’extension «entame sa phase décisive»

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Le projet d’extension du complexe de la société algéro-qatarie de sidérurgie (AQS), situé dans la région de Bellara à Jijel, « entame sa phase décisive » selon le ministre de l’Industrie Ali Aoun.

Lancé en novembre 2022 par le président Abdelmadjid Tebboune et l’Emir du Qatar Tamim Ben Hamad Al Thani, ce projet stratégique permettra de « diversifier les produits tout en couvrant la demande nationale en fer, et de s’orienter vers l’élargissement des capacités d’exportation hors hydrocarbures ».

Le ministre s’est félicité du « succès de ce partenariat algéro-qatari » lors de sa visite sur le site jeudi, affichant son « optimisme » quant à la concrétisation rapide du projet. « Nous œuvrons pour que l’extension permette d’augmenter les capacités de production dans les prochaines années », a-t-il déclaré, « dans l’attente qu’il reçoive la production de Gara Djebilet ».

La deuxième phase nécessitera un investissement de 2,08 milliards de dollars. Elle permettra de produire « plus de 2,25 millions de tonnes pour atteindre une capacité de 4 millions de tonnes », avec « un complément de chiffre d’affaires de 1,75 milliard de dollars » et « 1 500 emplois supplémentaires ».

Actuellement, le complexe emploie 7 212 personnes et a atteint en 2022 une production de 1,3 million de tonnes, dont 80% pour le marché national et 20% à l’exportation vers une trentaine de pays. Les prévisions sont de 1,9 million de tonnes en 2024.

La Rédaction

Nouvelle frappe américaine contre les Houthis au Yémen

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L’armée américaine a mené tôt samedi une nouvelle frappe contre des sites rebelles au Yémen, après de récentes menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge.

Selon la chaîne de télévision des Houthis al-Masirah, des bombardements ont ciblé au moins un site dans la capitale Sanaa. L’attaque a été confirmée par le Commandement militaire central américain (Centcom), qui a utilisé des missiles de croisière Tomahawk tirés depuis un destroyer.

Cette action intervient au lendemain de frappes américano-britanniques contre des positions houthies à Sanaa et dans plusieurs autres régions. Joe Biden a présenté ces bombardements comme une riposte défensive pour protéger le trafic maritime international.

Les Houthis, soutenus par l’Iran, ont multiplié les attaques en mer Rouge en solidarité avec le Hamas palestinien. Vendredi, Joe Biden avait menacé de nouvelles frappes si ces tirs ne cessaient pas. En retour, les rebelles ont désigné les intérêts américains et britanniques comme des « cibles légitimes ».

L’escalade dans la région fait craindre un embrasement après le conflit à Gaza, déclenché par une attaque du Hamas en Israël. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé toutes les parties à la retenue.

La Rédaction/ Agences

Hanoune appelle à l’ouverture démocratique avant la présidentielle

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A l’occasion de la rentrée politique de son parti, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Louisa Hanoune a lancé vendredi un appel en faveur de l’ouverture démocratique en Algérie, à moins d’un an de la présidentielle de 2024.

« L’année 2024 est celle de la présidentielle, et il faut aller vers l’ouverture des champs politique et médiatique en vue d’instaurer un débat dans le pays qui jettera les bases d’une réelle démocratie », a-t-elle déclaré devant les cadres de sa formation.

Elle réclame notamment un véritable débat contradictoire dans les médias publics, pour « permettre une confrontation d’idées » et offrir « la possibilité de faire leurs choix librement » aux électeurs lors du scrutin présidentiel.

Selon Louisa Hanoune, cette ouverture est nécessaire pour « corriger la trajectoire » et « renforcer l’immunité de l’Algérie », confrontée selon elle aux « agissements » hostiles des Emirats arabes unis.

La patronne du PT en a profité pour aborder de nombreux autres sujets nationaux, plaçant l’accent sur la situation sociale. Elle préconise des mesures fortes pour soutenir le pouvoir d’achat, comme « l’échelle mobile des salaires », et dénonce « l’injustice » faite aux travailleurs du secteur économique, exclus des augmentations accordées récemment dans la fonction publique.

Sur le plan politique, Louisa Hanoune réclame aussi des « mesures d’apaisement » et la libération des « prisonniers d’opinion ». Un appel qui résonne à quelques mois de la présidentielle, rendez-vous crucial pour l’avenir démocratique du pays.

SAMIR L.

Ihsane El Kadi : Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République

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Un collectif de personnalités algériennes composé de journalistes, d’artistes et d’intellectuels a adressé une lettre ouverte au président de la République Abdelmadjid Tebboune pour lui demander de gracier le journaliste Ihsane El Kadi, actuellement emprisonné.

Nous sommes des journalistes, artistes et intellectuels algériens qui croyons en la vérité et la justice et qui aimons notre pays. Nous avons l’honneur de vous écrire pour attirer votre attention sur le sort de Ihsane El kadi.  Certains d’entre nous le connaissent personnellement, d’autres ont suivi à distance son parcours brillant, qui en fait une figure de proue dans la profession.

Nous vous appelons à user de vos prérogatives pour lui accorder la grâce présidentielle et lui rendre sa liberté et lever le poids considérable qui pèse sur sa famille et ses proches, et qui pèse aussi, nous le savons et le constatons, sur l’image de l’Algérie.

Nous ne souhaitons pas revenir sur les raisons de sa détention et les procédures judiciaires qui ont abouti à sa lourde condamnation. Les voies de recours judiciaires étant désormais épuisées, vous êtes le seul à pouvoir mettre fin à cette pénible et douloureuse situation du fait des pouvoirs qui vous sont conférés par la Constitution. Fortement marqué par le parcours de son père, El-Moudjahid Bechir El Kadi, Ihsane a constamment eu les intérêts de l’Algérie à cœur.

Son professionnalisme et son engagement lui valent un respect mérité dans notre pays comme à l’étranger, en empathie avec ses compatriotes. Ihsane El Kadi a toujours fait le choix, même si les conditions ont pu être difficiles, de travailler au pays et pour son pays.

Monsieur le Président, le sort réservé à Ihsane El Kadi a provoqué un grand abattement chez beaucoup d’Algériens qui soient droits à la consécration des libertés dans notre pays.

Nous espérons que vous userez de vos prérogatives constitutionnelles pour libérer et s’avancader, ainsi que d’autres détenus d’opinion, et leur permettraient de passer la nouvelle année auprès de leur famille. Une telle grâce de votre part serait un signal fort pour la justice et la liberté.

Respectueusement.

signataires :

Louisette Ighilahriz- Moudjahida; Elias Zerhouni- Professeur émérite en médecine ( Université de John Hopkins); Yasmina Khadra – Écrivain; Hafid Derradji- Journaliste; Nourredine Melikechi- Physicien atomique NASA; Raouf Boucekkine- Professeur d’économie (Rennes School of business); Khaled Drareni – Journaliste; Malika Abdelaziz- Journaliste; Merzak Allouache – Cinéaste; Tewfik Allal- Militant associatif de l’immigration; Azzedine Guerfi- Editeur (Chihab Éditions); Hmida Layachi – Journaliste; Adila Bendimerad – Comédienne; Saïd Djaafer – Journaliste; Mohamed Kacimi – Écrivain; Sofiane Hadjadj -Editeur ( Barzakh Éditions); Yanis Mhamdi -Journaliste (Blast); Nadia Kaci – Comédienne; Salim Bachi -Écrivain; Mustapha Benfodil – Journaliste et écrivain

Testament explosif: deux mois avant sa mort, Nezzar charge le régime algérien

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Deux mois avant son décès, survenu le 30 décembre 2023, l’ex-homme fort du régime Khaled Nezzar est sorti de son mutisme pour livrer un récit-testament au journaliste Saad Bouakba. L’ancien ministre de la Défense a dressé un bilan amer de son parcours controversé, non sans régler quelques comptes au passage.

Celui qui a longtemps tiré les ficelles dans l’ombre se pose en victime d’un système qui l’aurait trahi et abandonné. « Ni moi ni ma famille ne pouvons vivre en paix nulle part » geint l’ancien ministre de la Défense. Difficile pourtant de verser une larme pour cet ancien pilier du régime autoritaire algérien, qui semble récolter ce qu’il a semé pendant des décennies.

Car Nezzar ne fait pas dans la dentelle pour charger tous ceux qui lui ont fait de l’ombre. Il dément avec véhémence avoir joué le jeu de De Gaulle. L’ancien puissant général va même jusqu’à se poser en patriote pur et dur, qualifiant de « ridicules » les accusations selon lesquelles il aurait attaqué des bases militaires françaises sur ordre du général.

Sur la mort suspecte de son épouse, Nezzar a affirmé que Bouakba était avec lui lorsqu’on lui a annoncé le drame. Une confidence intéressée qui vise à disculper Nezzar, accusé du meurtre de sa propre femme. L’ancien ministre va jusqu’à verser une larme de crocodile en évoquant la maladie de son fils, « douleur » instrumentalisée selon lui pour l’accabler.

Autre dossier brûlant évoqué : l’assassinat de l’ancien président Mohamed Boudiaf en 1992. Nezzar balaye toute implication personnelle, affirmant qu’un drame d’une telle ampleur n’aurait pas pu se produire à son insu alors qu’il était le puissant ministre de la Défense de l’époque.

Nezzar en profite au passage pour régler ses comptes avec d’ex-alliés devenus encombrants. Le groupe de Bouteflika, qui l’a un temps courtisé avant de le lâcher, en prend pour son grade. Tout comme le général Toufik, dont il semble avoir été assez proche dans les couloirs du pouvoir pour solliciter son épouse afin de le joindre. De quoi alimenter les plus folles rumeurs sur les coulisses opaque du régime algérien…

A travers ses confessions calculées, Nezzar a tenté de se dédouaner des accusations qui pèsent sur lui et de redorer un blason terni par des décennies d’autoritarisme et de répression. Mais cette tentative désespérée ressemble fort à un baroud d’honneur.

Kamel AIDOUNE

Peine confirmée en appel pour le journaliste Mustapha Bendjama

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Mustapha Bendjama

Le journaliste Mustapha Bendjama a vu sa condamnation à 6 mois de prison ferme confirmée jeudi par la Cour de Constantine. Incarcéré depuis février 2023, il est poursuivi pour « aide à l’immigration clandestine ».

Il lui est reproché d’avoir prétendument facilité le départ vers Paris en 2023 de Amira Bouraoui, qui avait rejoint la Tunisie avant de rallier l’Europe.

Déjà éprouvé par huit mois en détention dans une autre affaire, Mustapha Bendjama ne retrouvera sa liberté qu’au printemps 2024, si ses avocats ne parviennent pas à décrocher une improbable suspension de peine.

Outre Mustapha Bendjama, cinq autres personnes ont été condamnées dans cette affaire. Parmi elles figurent la mère et le cousin de la militante, mais aussi un chauffeur de taxi et un agent de la policier des frontières.

La Rédaction

L’Algérie dénonce des «actes hostiles» de la part d’un pays arabe

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Lors d’une réunion du Haut conseil de sécurité mercredi, l’Algérie a exprimé ses regrets face à des « actes hostiles » de la part d’un pays arabe sans le nommer. Cette dénonciation intervient dans un contexte régional tendu, alors que la situation sécuritaire se dégrade chez certains voisins de l’Algérie.

Présidée par Abdelmadjid Tebboune, cette réunion a analysé « l’état général de la situation en Algérie » ainsi que la situation dans les pays limitrophes et au Sahel, selon un communiqué de la présidence algérienne.

Outre le chef de l’Etat, y participaient le général Saïd Chanegriha, chef d’état-major de l’armée, les responsables des services de sécurité, le premier ministre, les ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que des conseillers présidentiels.

Si le pays en question n’a pas été nommé, cette dénonciation publique marque une escalade dans les tensions entre l’Algérie et certains de ses voisins, sur fond de luttes d’influence régionales. La réunion du HCS traduit également la volonté d’Alger de serrer la vis face aux risques sécuritaires grandissants dans son environnement géopolitique proche.

La Rédaction

Sous le feu des critiques : le Maroc prend la tête du Conseil onusien des droits de l’homme

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Le Maroc a remporté mercredi la présidence du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, lors d’un rare vote à bulletin secret ayant divisé les pays africains. L’ambassadeur marocain à Genève Omar Zniber a obtenu 30 voix sur 47, battant le Sud-Africain Mxolisi Nkosi.

Sa mission sera de « promouvoir et garantir les droits humains universels », même si le bilan du royaume est critiqué par les ONG. Ces dernières fustigent la répression visant journalistes et militants, via des procès controversés ou le piratage de téléphones.

Le ministère marocain des Affaires étrangères s’est félicité de cette « adhésion » de la communauté internationale, vantant le « leadership rassembleur » de Rabat sur le dialogue interreligieux et les droits des migrants.

Mais des voix discordantes comme l’Algérie et l’Afrique du Sud ont tenté de contrer l’élection de M. Zniber, rappelant les discriminations dénoncées dans le traitement des femmes et minorités au Maroc.

Cette présidence controversée promet de vifs débats au sein du Conseil, chargé de défendre les droits humains dans le monde. Le royaume saura-t-il faire taire les critiques lors de son mandat?

La Rédaction

Un Festival international du court métrage verra le jour à Timimoun

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La ville de Timimoun et son emblématique paysage désertique accueilleront bientôt un nouvel événement dédié au 7ème art. Un Festival international du court métrage doit en effet voir le jour dans cette oasis artistique de l’extrême sud-ouest algérien.

C’est ce qu’a appris la presse algérienne de sources officielles. Le décret officialisant la création du festival est imminent, et sera suivi par la nomination d’un comité d’organisation. L’événement devrait avoir lieu d’ici fin 2024.

Cette annonce fait suite aux Assises nationales sur l’industrie cinématographique organisées en avril 2023, lors desquelles les professionnels du secteur avaient plaidé pour plus de soutien aux courts-métrages, parent pauvre du 7ème art en Algérie.

La renaissance d’un festival international à Timimoun n’est pas anodine. Cette oasis avait déjà accueilli dans les années 1990 un Festival du film de jeunesse, désormais abandonné. Preuve du lien étroit tissé par le cinéma avec ces paysages grandioses, propices à la rêverie artistique.

Avec l’ouverture prochaine d’une cité dédiée à la production dans la région et ce festival dédié aux talents émergents, le Sud algérien s’affirme décidément comme un vivier pour le 7ème art national. L’occasion rêvée de mettre en valeur le cadre exceptionnel du désert, si cher au cœur des cinéphiles.

La Rédaction