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mardi 24 février 2026
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Le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi rejugé demain mercredi

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Noureddine Tounsi, lanceur d’alerte emprisonné depuis février 2023, comparaîtra à nouveau mercredi devant le tribunal de Bir Mourad Raïs à Alger. Sa précédente condamnation en novembre 2022 à deux ans ferme pour « publication d’informations classifiées » avait soulevé de vives controverses.

Bien que le tribunal ait depuis admis une « erreur matérielle » dans ce jugement, la nouvelle décision rendue sans convocation de l’intéressé a été jugée opaque et arbitraire par les défenseurs des droits humains.

Mary Lawlor, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les défenseurs des droits de l’homme, suit le nouveau procès avec attention. Ayant rendu visite à M. Tounsi en décembre, elle estime qu’il « devrait être acquitté et libre de poursuivre son travail pacifique de lanceur d’alerte ».

SAMIR L.

Manifestations au Caire pour la réouverture du passage de Rafah vers Gaza

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Des centaines d’Égyptiens se sont rassemblés hier dans la capitale du pays pour exiger la levée du blocus imposé à la bande de Gaza. Brandissant des drapeaux palestiniens, ils ont manifesté en scandant « Quelle honte, quelle honte, l’Égypte est partenaire du siège ».

Ces manifestants réclament la réouverture immédiate du point de passage frontalier de Rafah, seul accès vers Gaza non contrôlé par Israël, fermé quasi-totalement depuis 2007. Ce point de passage revêt une importance capitale pour approvisionner l’enclave palestinienne, sous blocus israélien selon de nombreuses organisations internationales.

Rappelons que l’Etat hébreu est accusé par l’Autorité palestinienne de mener une politique visant à « punir collectivement » la population de Gaza. En 2022, la Cour internationale de Justice a d’ailleurs jugé illégale le mur construit par Israël en Cisjordanie.

L’Egypte joue un rôle central dans le dossier du blocus de Gaza du fait de sa frontière commune avec ce territoire palestinien. Mais son attitude fluctuante à l’égard du Hamas, mouvement de libération aux commandes dans la bande de Gaza, est régulièrement dénoncée. D’où la colère manifestée hier par ces Egyptiens solidaires du peuple palestinien.

La Rédaction

Pensions alimentaires : une loi prometteuse sous conditions

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La loi adoptée mardi par le Parlement algérien, établissant un fonds étatique pour les impayés de pensions alimentaires, suscite des questions sur sa faisabilité concrète. En théorie, permettre à l’État de se substituer financièrement aux mauvais payeurs marque une avancée sociale majeure. Mais sa mise en pratique efficace n’est pas acquise. 

Certes, ce texte novateur acte le « rôle social » de l’Algérie dans la protection des membres vulnérables de la société, femmes divorcées et enfants gardés. Il étend leur droit à une pension alimentaire et prévoit des mécanismes de coordination pour le recouvrement des impayés.

Cependant, son application dépendra des moyens humains et financiers alloués à ce nouveau fonds de pensions alimentaires. Or le système judiciaire algérien souffre déjà de lourdeurs bureaucratiques chroniques. Par ailleurs, cette mesure risque de renchérir la facture sociale de l’État sans régler le fond du problème des pensions impayées.

Avant de crier victoire, il faudrait commencer par former spécifiquement les juges aux affaires familiales, simplifier les circuits financiers et administratifs, puis évaluer périodiquement le dispositif. L’Assemblée appelle aussi à réviser le Code de la famille, ce chantier primordial restant à ce jour au point mort.

Bref, sur le papier cette loi marque une belle avancée. Mais son applicabilité réelle mérite d’être suivie de près par le législateur pour éviter qu’elle ne soit qu’un effet d’annonce politique. Car son efficacité conditionnera la qualité de la protection sociale des Algériens parmi les plus démunis.

Kamel AIDOUNE

Match nul décevant pour les Fennecs face aux Palancas Negras

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Hier au Stade de la Paix d’Abidjan, l’Algérie et l’Angola se sont quittés dos à dos (1-1) pour leur entrée en lice dans cette Coupe d’Afrique des Nations 2023. Les hommes de Djamel Belmadi visaient pourtant la victoire face à une modeste sélection angolaise.

Menant au score grâce à l’inévitable Baghdad Bounedjah (19′), les Fennecs se sont endormis en seconde période, permettant aux Palancas Negras d’égaliser sur penalty par Mabululo (68′). De quoi laisser des regrets aux verts. Avec ce nul, l’Algérie pointe provisoirement à la première place du groupe E, à égalité de points avec l’Angola.

La qualification pour les huitièmes reste bien sûr largement accessible pour les coéquipiers de Youcef Belaïli, mais gare à un nouveau faux pas ! Le Syli National du Burkina Faso, leur prochain adversaire, n’aura rien à perdre et voudra créer la surprise dans ce groupe. Match à suivre!

La Rédaction

M’sila : la justice ouvre une enquête après la mort de 6 personnes intoxiquées

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Face à l’inertie coupable des autorités, le drame de M’sila fait office d’électrochoc. Alors que les morts par intoxication au monoxyde de carbone se comptent par dizaines chaque année en Algérie, la justice n’avait jusqu’ici jamais jugé utile de se saisir.

Pudiquement, on déplorait les accidents domestiques sans que personne ne soit jamais inquiété. Mais l’asphyxie simultanée de six membres d’une même famille, dont des enfants, dans la wilaya de M’sila ce week-end, a fait office de drame de trop.

Sommées de réagir par l’émotion populaire, les autorités judiciaires ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Une enquête dont on peine pourtant à croire qu’elle puisse être menée avec diligence et indépendance. Car débusquer les vrai responsables -importateurs, vendeurs, constructeurs-, c’est prendre le risque de soulever un lièvre bien encombrant pour le pouvoir.

On veut pourtant y croire. Croire que la justice osera cette fois remonter la chaîne des négligences dans toute sa hauteur. Que l’enquête ira au bout pour sanctionner tous ceux qui, de près ou de loin, rendent possibles de telles tragédies. Il en va de sa crédibilité.

Ghiles HAMDANE

L’Algérie fait ses grands débuts dans cette CAN face à l’Angola

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Ce lundi soir, à 21h, les projecteurs du stade de la Paix à Bouaké seront braqués sur l’équipe d’Algérie. Tenante du titre en 2019, la sélection des Fennecs affrontera l’Angola pour son entrée en lice dans cette Coupe d’Afrique des Nations 2023.

Deux ans après l’échec cuisant au premier tour au Cameroun, les hommes de Djamel Belmadi sont déterminés à lancer idéalement leur campagne ivoirienne. Le spectre de la déconvenue initiale face au Sierra Leone en 2022 planera d’ailleurs sur la pelouse. Un mauvais départ hypothéquerait grandement les chances de qualification des Verts.

A contrario, une victoire convaincante face à des Angolais 117e mondiaux poserait d’excellentes bases avant d’affronter ensuite le Burkina Faso et la Mauritanie dans ce groupe D à leur portée. Pour cela, Belmadi pourra aligner son onze type, hormis le suspendu El-Melali. Des cadres comme Mahrez, Bennacer ou Belaïli auront à cœur de lancer idéalement cette CAN.

De son côté, l’Angola misera avant tout sur sa solidité défensive, n’ayant encaissé qu’un but lors de ses 10 derniers matchs. Un rideau défensif difficile à contourner pour des Fennecs en quête de certitudes offensives et d’efficacité. Mais s’ils parviennent à retrouver leur verve des grands soirs, les coéquipiers de Zerrouki ont largement les armes pour dompter leurs adversaires.

Ce duel entre l’ogre algérien et un outsider angolais au potentiel limité s’annonce comme un premier test grandeur nature pour des Verts revanchards. L’enjeu sera simple : confirmer leur statut ou replonger dans le doute…

La Rédaction

Tunisie : sept suspects écroués après l’élimination de terroristes à Kasserine

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Le pôle judiciaire antiterroriste tunisien est passé à l’action dans le cadre de l’enquête sur l’élimination de trois terroristes dans la région frontalière de Kasserine fin décembre. Cette opération, menée conjointement par l’armée et la garde nationale dans les montagnes à la frontière algérienne, avait permis la saisie d’armes et d’objets compromettants.

À la suite de cela, pas moins de 11 individus soupçonnés d’avoir été en contact avec les terroristes neutralisés ont été appréhendés. Ce lundi 15 janvier, 7 d’entre eux ont été écroués sur décision du juge d’instruction du pôle antiterroriste, qui a émis des mandats de dépôt.

Les investigations se poursuivent désormais pour déterminer précisément le degré d’implication des suspects, originaires de Kasserine et ses environs selon la radio Mosaïque FM. L’objectif est notamment de déterminer s’ils ont joué un rôle dans le soutien logistique apporté aux trois terroristes ex-membres d’une organisation extrémiste.

Bien que l’étau se resserre sur les groupuscules extrémistes, cette nouvelle rafle démontre que la menace perdure dans l’ouest tunisien. Une zone instable depuis de nombreuses années en raison de la contrebande et des infiltrations jihadistes en provenance de Libye notamment.

La Rédaction

L’ex-président du RCD renvoyé en correctionnelle

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L’instruction judiciaire relative à l’affaire dite « Mohcine Belabbas » touche à sa fin. Le juge d’instruction près le tribunal d’Hussein Dey vient en effet de clore son enquête, renvoyant ainsi l’ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) devant le tribunal correctionnel.

Cette décision marque un tournant décisif dans ce dossier, ouvert il y a plus de deux ans après le décès suspect d’un ouvrier marocain sur un chantier dans la résidence privé de M. Belabbas.

Longtemps protégé par son immunité parlementaire en tant que député, l’intéressé avait finalement été déchu de ce privilège à l’automne 2020, à la demande du ministre de la Justice de l’époque. En vain, M. Belabbas avait tenté de contrer cette procédure via le Conseil d’Etat.

Placé sous contrôle judiciaire depuis janvier 2022, il devra donc prochainement s’expliquer sur les conditions troublantes du décès de cet employé étranger. Même si aucune date d’audience n’est encore arrêtée, ce renvoi devant la justice correctionnelle marque incontestablement un revers pour l’ancien responsable politique.

Kamel AIDOUNE

Blocus de Gaza: Israël renvoie la responsabilité sur l’Égypte

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Lors de l’audience tenue le 12 janvier devant la Cour internationale de Justice, les défenseurs israéliens ont opposé une riposte véhémente aux graves accusations sud-africaines de « génocide » à Gaza.

Saisie par l’Afrique du Sud pour demander la levée du blocus imposé par Israël, la CIJ s’est vu présenter deux visions antagonistes de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne.

Dans leur plaidoirie, les avocats israéliens ont tenté de minimiser la gravité de la crise gazaouie. Ils arguent que le blocus vise uniquement à entraver les infiltrations du Hamas, et que le véritable obstacle à l’acheminement de l’aide humanitaire n’est pas Israël, mais l’Égypte.

Maître Omri Sender a ainsi insisté sur la coopération d’Israël pour faciliter l’assistance, qui serait selon lui détournée par le Hamas au détriment des civils. Il est même allé jusqu’à affirmer que si Israël avait une réelle volonté génocidaire, il ne continuerait pas à accroître cette aide comme c’est le cas actuellement.

De son côté, Maître Christopher Staker a comparé la situation à celle de l’Ukraine, estimant qu’à la différence de la Russie, Israël agit dans le cadre de la légitime défense face aux tirs de roquettes du Hamas. Il juge donc qu’un cessez-le-feu immédiat serait vain.

Enfin, Maître Gildas Noam s’en est pris avec véhémence aux accusations de génocide, rappelant l’indépendance de la justice israélienne et le respect des conventions internationales.

La partie sud-africaine n’a pas manqué de manifester son désaccord face à ces tentatives de minimisation, soulignant que 22 000 Palestiniens, majoritairement civils, ont été tués depuis le début du blocus en 2007. À l’issue de l’audience vendredi, la Cour doit désormais délibérer sur d’éventuelles mesures conservatoires.

La Rédaction

Libération de Ahmed Manseri et H’mida Horr après 3 mois de prison

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Les détenus d’opinion Ahmed Manseri et H’mida Horr ont quitté aujourd’hui la prison de Tiaret après 3 mois de détention provisoire. Le tribunal les a condamnés à 6 mois de prison, dont 3 avec sursis, ce qui a entraîné leur libération immédiate.

Arrêtés début octobre 2022, le défenseur des droits humains, Ahmed Manseri et l’activiste H’imda Horr étaient poursuivis pour des accusations graves, notamment d’ « atteinte à l’intégrité nationale ». Le procureur avait réclamé 3 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende à leur encontre.

Finalement, après instruction, les faits ont été requalifiés en délits moins graves d' »incitation à attroupement » et de « diffusion de fausses informations ». Cette requalification a permis au tribunal d’prononcer une peine clémente de 6 mois, dont la moitié avec sursis.

La Rédaction