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vendredi 17 avril 2026
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L’Algérie ferme ses frontières au marbre et à la céramique importés

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Le gouvernement algérien a décidé de durcir encore davantage sa politique protectionniste. Jeudi 18 janvier, le ministère du Commerce a en effet annoncé l’interdiction des importations de produits finis en marbre et en céramique, via une note adressée aux banques leur enjoignant de ne plus domicilier les factures correspondantes.

Cette restriction supplémentaire des achats à l’international s’inscrit dans la volonté affichée par Alger de stimuler sa production nationale et de réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis de l’étranger. Le pays cherche ainsi à attirer les investisseurs pour développer des filières stratégiques et se passer progressivement des fournisseurs externes.

Si la note ne précise pas quels produits céramiques sont exactement visés, il est probable que l’interdiction touche principalement les carreaux et matériaux utilisés dans le secteur du bâtiment, et non les ustensiles domestiques.

Cette décision intervient, qui plus est, quelques jours seulement après la normalisation des relations économiques de l’Algérie avec l’Espagne. Madrid était en effet l’un des principaux exportateurs de céramique et produits dérivés du marbre vers son voisin du Sud. Les producteurs espagnols, comme ceux de la région de Castellón, risquent donc de perdre un précieux débouché avec la fermeture du marché algérien.

En durcissant encore sa politique protectionniste, l’Algérie envoie donc un signal fort : la priorité sera donnée dorénavant au « made in bladi » et à la substitution aux importations dans de nombreux secteurs. Quitte à froisser ses partenaires commerciaux traditionnels.

Kamel AIDOUNE

RCD : Mazzouz dénonce le manque de transparence des élections

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Hier, lors d’un discours prononcé devant le Conseil national de son parti, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), Othmane Maazouz a vertement critiqué le manque de transparence entourant l’organisation des prochaines élections.

Selon M. Maazouz, « tout ce qui se passe en secret rendra ces élections irrégulières, non ouvertes et non transparentes ». Le chef du RCD estime que les préparatifs électoraux actuels, menés à huis clos, laissent présager un scrutin vicié. « Je ne souhaite pas influencer les débats ni anticiper les décisions futures, a-t-il précisé, mais tout ce qui se déroule en secret jusqu’à présent indique que ces élections seront problématiques. »

M. Maazouz a insisté sur le fait que des élections démocratiques nécessitent l’implication d’une organisation indépendante pour en garantir l’intégrité et la légalité. Selon lui, les partis d’opposition doivent pouvoir participer équitablement à l’organisation du vote.

Le président du RCD a conclu en dénonçant ces élections comme le renouvellement d’un « système épuisé » incapable de répondre aux attentes des citoyens. Il craint que ce nouveau scrutin ne répète les échecs des précédents, qu’il assimile à une « comédie » se reproduisant tous les cinq ans.

Malgré ses critiques virulentes, M. Maazouz affirme ne pas vouloir influencer le cours des débats. Il souhaite cependant alerter sur les risques d’irrégularités qui, selon lui, entachent déjà le processus électoral.

Kamel AIDOUNE

Chouaïb Oultache condamné à perpétuité pour l’assassinat de l’ex-DGSN Ali Tounsi

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La justice algérienne a prononcé vendredi la sentence définitive à l’encontre de Chouaïb Oultache, accusé d’avoir assassiné en 2010 Ali Tounsi, alors directeur général de la Sûreté nationale (police). Le tribunal criminel d’Alger a condamné le policier à la réclusion criminelle à perpétuité.

Cet homme de 80 ans était poursuivi pour « homicide volontaire avec préméditation » sur la personne d’Ali Tounsi, tué de plusieurs balles le 25 février 2010, ainsi que pour « détention illégale d’une arme à feu de catégorie 4 ». Le ministère public avait requis contre lui la peine de mort lors de ce procès.

Il s’agit du terme de plus de 13 ans de feuilleton judiciaire pour cette affaire hors norme, qui avait défrayé la chronique en Algérie. Chouaïb Oultache a en effet été successivement condamné à deux reprises à la peine capitale, en 2017 puis 2021, avant que ses recours n’aboutissent à l’organisation de nouveaux procès.

Avec ce verdict inédit prononcé vendredi, c’est donc l’ensemble de la procédure qui arrive à son terme. La réclusion criminelle à perpétuité constitue la peine la plus lourde en Algérie après l’abolition de facto de la peine de mort.

SAMIR L.

L’assassinat de l’ancien DGSN Ali Tounsi devant la justice

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Le procès en appel de Chouaïb Oultache, accusé d’avoir assassiné en 2010 Ali Tounsi, alors Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), s’est ouvert jeudi devant le tribunal criminel d’Alger.

Il s’agit du troisième procès ordonné dans cette retentissante affaire, après une condamnation à mort commuée en réclusion criminelle à perpétuité.

Âgé aujourd’hui de 80 ans, M. Oultache, ancien responsable au sein de la DGSN, clame son innocence malgré les lourdes peines prononcées. S’il reconnaît avoir blessé M. Tounsi au bras lors d’une dispute, il nie être l’auteur du coup de feu mortel.

Le 25 février 2010, Ali Tounsi avait été abattu de plusieurs balles dans son bureau de la caserne Antar. Un drame survenu en plein cœur de l’appareil policier algérien, dont le mobile exact n’a jamais été établi officiellement. Outre l’assassinat, M. Oultache est poursuivi pour détention illégale de son arme de service.

La Rédaction/APS

21 individus condamnés pour terrorisme arrêtés en Tunisie

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Les autorités tunisiennes ont procédé cette semaine à l’arrestation de 21 personnes recherchées pour leur « appartenance à une organisation terroriste », selon un communiqué de la Direction générale de la Garde nationale publié mercredi.

Parmi les suspects arrêtés figurent deux femmes. Tous avaient été condamnés par la justice tunisienne à des peines de prison ferme pour des faits liés au terrorisme, sans que la durée des sentences ne soit précisée.

Ces nouvelles arrestations s’inscrivent dans la lutte menée depuis 2011 par les autorités tunisiennes contre les groupes terroristes actifs dans le pays. Rappelons que la Tunisie a connu plusieurs attaques meurtrières revendiquées par des organisations jihadistes, faisant de nombreuses victimes parmi les civils, les forces de sécurité et le secteur touristique.

« Les dispositions légales nécessaires seront prises à l’encontre » des suspects interpellés cette semaine, souligne la Garde nationale dans son communiqué, sans donner plus de détails sur le profil ou les projets éventuels de ces 21 individus.

Ces arrestations démontrent néanmoins la poursuite des efforts de l’Etat tunisien pour démanteler les réseaux terroristes encore actifs plus de huit ans après la révolution de 2011.

Haythem K.

Algérie :  Human Rights Watch dénonce le recul des libertés

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Dans son dernier rapport mondial sur les droits de l’homme, l’ONG Human Rights Watch (HRW) dresse un constat sévère de la situation en Algérie. L’organisation internationale accuse les autorités algériennes de «réprimer les libertés d’expression, de la presse, de réunion et d’association».

Selon HRW, le gouvernement algérien a « dissous les principales organisations de la société civile », suspendu « les activités de partis politiques d’opposition et de médias indépendants ». L’ONG cite en exemple la dissolution de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) ou les procédures visant le site Maghreb Emergent et Radio-M.

HRW pointe également l’arsenal législatif algérien « utilisé pour poursuivre journalistes, avocats et défenseurs des droits humains », en vertu d’accusations liées au « terrorisme » pour « nuire à la sécurité de l’État ». Une politique qui aurait poussé « certains à l’exil », selon le rapport.

L’organisation regrette aussi le vote de lois renforçant en 2022 « le contrôle du gouvernement sur les médias », ainsi que la répression des manifestations et de la société civile. HRW fustige enfin « l’expulsion de milliers de migrants vers le Niger » et la « discrimination contre les femmes » dans le code de la famille.

La Rédaction

Affaire Belabbas : le procès de l’ex-député RCD fixé au 4 février

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C’est désormais acté : Mohcine Belabbas, ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), passera devant le tribunal correctionnel d’Hussein Dey le 4 février prochain.

Il sera jugé pour sa responsabilité présumée dans le décès suspect d’un ouvrier marocain en janvier 2020, trouvé mort sur le chantier de sa résidence privée.

Placé sous contrôle judiciaire depuis deux ans dans cette affaire, M. Belabbas avait vu son immunité parlementaire levée à l’automne 2020, malgré ses recours. La date du 4 février marque donc une étape décisive pour l’ex-député, qui devra enfin s’expliquer à la barre sur le drame.

Si M. Belabbas bénéficiait jusqu’ici de protections politiques, ce prochain procès devant le tribunal correctionnel sonne comme un revers majeur. Et fait planer de sérieuses menaces judiciaires sur l’ancien responsable du RCD.

SAMIR L.

Béjaïa : Khaled Tazghart condamné à 6 mois de prison ferme

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Le tribunal correctionnel d’Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, a condamné mardi le militant politique Khaled Tazghart à une peine de 6 mois de prison ferme sans mandat de dépôt, assortie d’une amende de 50 000 dinars.

M. Tazghart était poursuivi pour avoir pris part, le 10 septembre dernier, à la commémoration du 40ème jour des victimes des incendies de forêt survenus cet été à Aït Ouasselah, dans la commune de Toudja.

Lors de l’audience du 9 janvier, le représentant du ministère public avait requis cette même peine de 6 mois ferme et une amende à l’encontre de l’ex-parlementaire.

La Rédaction

Ferhat Mehenni condamné par contumace à 20 ans de réclusion

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Le tribunal criminel de Dar El-Beida à Alger a prononcé mercredi de lourdes peines de prison à l’encontre de Ferhat Mehenni, président du mouvement indépendantiste «MAK», et de plusieurs de ses coaccusés.

Mehenni a été condamné par contumace à 20 ans de réclusion pour « actes terroristes et subversifs portant atteinte à la sécurité de l’État et à l’unité nationale. »

Six autres accusés écopent de la même peine maximale pour leur implication dans la même affaire. Vingt autres individus sont condamnés à des peines allant de 3 à 10 ans d’emprisonnement pour « détention illégale d’armes » et « diffusion de fausses informations menaçant la sécurité nationale », alors que quatre prévenus ont été acquittés.

La Rédaction

L’ex-ministre Nassim Diafat et 38 autres accusés devant la justice pour corruption

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Le procès de l’ancien ministre délégué Nassim Diafat, ainsi que de 38 autres personnes dont des membres de sa famille, s’est ouvert mercredi devant le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

M. Diafat et les autres prévenus sont poursuivis pour des accusations liées à la corruption, notamment  « trafic d’influence », « abus de pouvoir » et « dilapidation des deniers publics ».

Parmi les accusés figurent également les anciens directeurs généraux de la Société Algérienne de Réalisation d’Équipements et d’Infrastructures Métalliques (ALRIM) et de l’Agence Nationale d’Appui et de Développement de l’Entrepreneuriat (ANADE).

La justice reproche à M. Diafat, placé en détention préventive, d’avoir accordé des avantages indus à des membres de sa famille au sein de la société ALRIM grâce à son influence en tant que ministre.

L’enquête menée par les services spécialisés de la police a mis au jour un vaste système de favoritisme et de népotisme destiné à enrichir l’ancien ministre et son entourage.

Le procès doit désormais se poursuivre par l’interrogatoire des accusés et l’audition des témoins, avant que la justice n’émette son jugement sur ce retentissant scandale présumé de corruption au sommet de l’État.

La Rédaction