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vendredi 10 avril 2026
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Tidjani Benderrah, militant des droits humains, condamné à 6 mois de prison ferme

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Le défenseur des droits humains et activiste Tidjani Benderrah a été condamné lundi 7 mai à 6 mois de prison ferme par le tribunal de Djelfa.

Interpellé une première fois en février dernier avant d’être relâché, Benderrah avait déjà été convoqué à plusieurs reprises en 2023 par les services de police de lutte contre la cybercriminalité de Djelfa. En décembre, puis en septembre, il avait été entendu puis libéré après avoir signé les procès-verbaux d’audition.

En mars 2023, il avait bénéficié d’un rare soulagement en étant relaxé par la justice djelfienne alors que le parquet réclamait 2 ans de prison ferme à son encontre. Mais quelques semaines plus tard, il était de nouveau arrêté par la Brigade de Recherches avant d’être rapidement libéré.

Malgré cette succession de tracasseries judiciaires, Tidjani Benderrah n’a jamais renoncé à son engagement pour la défense des libertés fondamentales en Algérie. Ses appels récurrents en faveur du respect des droits humains ont conduit les autorités à durcir le ton à son encontre.

La Rédaction

Inquiétudes de l’ONU sur les pressions subies par l’avocat et défenseur des droits humains Toufik Belala

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La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, a exprimé sa vive préoccupation concernant les convocations répétées de l’avocat algérien Toufik Belala par les services de gendarmerie.

Dans un message publié sur X, elle a dénoncé les exigences des autorités envers le défenseur des droits, réclamant son téléphone portable privé. “Les autorités doivent respecter ses droits en tant qu’avocat et soutenir son travail légitime”, a insisté Mme Lawlor.

Engagé pour la défense des droits humains, Me Belala a été convoqué à deux reprises en moins de dix jours par la gendarmerie, les 21 avril et 5 mai derniers. Selon son avocate Fetta Sadat, il a subi une “longue audition” dimanche portant sur ses publications sur les réseaux sociaux. Lors de la première convocation, les enquêteurs l’avaient interrogé sur ses activités dans le domaine des droits de l’Homme.

Bien que refusant de remettre son téléphone – contenant des données confidentielles de clients protégées par le secret professionnel – le jeune avocat affirme vouloir “prendre toutes les mesures autorisées par la loi” pour se protéger, invoquant l’article 176 de la Constitution qui garantit l’indépendance de sa profession.

Me Belala s’est illustré en défendant plusieurs détenus d’opinion. Ses convocations répétées par la gendarmerie soulèvent les craintes de pressions et d’entraves à son travail de défense des droits humains, dénoncées par l’experte onusienne.

SAMIR L

Fateh Kaced écroué après 3 jours de garde à vue à Tizi-Ouzou

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Le militant Fateh Kaced a été placé en détention provisoire ce 7 mai par le juge d’instruction du tribunal de Tigzirt, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Cette décision judiciaire intervient après 3 jours de garde à vue au commissariat de la même ville.

Kaced, ancien détenu d’opinion, avait été présenté dans la journée devant le procureur de la République avant d’être entendu par le juge d’instruction, qui a finalement ordonné son incarcération.

Selon des sources proches du dossier, le militant aurait entamé une grève de la faim durant sa période de garde à vue. Des complications sanitaires l’auraient alors contraint à être transféré vers la polyclinique de Tigzirt.

Pour l’heure, les motifs exacts ayant conduit à l’arrestation et l’inculpation de Fateh Kaced n’ont pas été officiellement communiqués. Les charges précises retenues contre lui restent donc inconnues.

La Rédaction

Loi immigration: une recrudescence des éloignements forcés de migrants délinquants

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Conformément aux objectifs martelés depuis janvier 2024 par le ministre de l’Intérieur, la nouvelle législation sur l’immigration se traduit par une nette intensification des expulsions d’étrangers répertoriés comme fauteurs de troubles.

Selon les statistiques du ministère, le nombre d’éloignements forcés annuels d’immigrés délinquants pourrait doubler par rapport aux chiffres antérieurs, sur la base d’une extrapolation de données de 2022.

Cette dynamique accrue se concrétise déjà sur le terrain. Depuis le début de l’année, pas moins de 1666 étrangers impliqués dans des atteintes à l’ordre public ont été renvoyés de force dans leurs pays d’origine, soit une hausse de 28% en un an.

Sur l’ensemble de 2023, ce sont 4689 mesures d’expulsion qui ont visé des migrants considérés comme délinquants, un bond de 30% comparé à l’année précédente. Globalement, les éloignements contraints d’étrangers ont augmenté de 22% l’an passé, atteignant 11 722 cas.

Cette recrudescence s’explique notamment par la nouvelle priorité accordée au placement en rétention des clandestins réputés les plus dangereux, dans un objectif d’expulsion accélérée. Les centres de rétention administrative étaient auparavant davantage occupés par des familles.

Sous la pression de l’exécutif qui souhaite afficher sa fermeté en matière migratoire à l’approche des élections européennes, les préfectures sont désormais sommées d’amplifier ces opérations coercitives ciblant les étrangers aux antécédents délictueux avérés.

Kamel AIDOUNE/Agences

Israël s’empare du point de passage de Rafah à Gaza dans une « opération limitée »

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un développement grave, l’armée israélienne a annoncé mardi avoir pris le contrôle opérationnel de la partie palestinienne du point de passage frontalier stratégique de Rafah, entre la bande de Gaza et l’Égypte.

Selon un porte-parole militaire, une unité blindée a manoeuvré dans la zone tandis que des forces spéciales ont été déployées pour une inspection minutieuse des installations. « Nous avons le contrôle opérationnel de la zone », a affirmé l’armée, précisant néanmoins que cette opération se limitait au seul côté gazaoui du point de passage.

Bien que qualifiée d' »opération limitée » par Israël, probablement pour contenir les pressions internationales, cette incursion intervient après des semaines de menaces d’une offensive terrestre d’envergure contre Rafah, présentée comme le dernier bastion du Hamas dans la bande de Gaza.

Ces derniers jours, les forces israéliennes avaient procédé à l’évacuation de quartiers entiers de Rafah et intensifié les bombardements meurtriers sur cette ville densément peuplée, faisant redouter une confrontation armée d’ampleur.

Si Israël affirme pour l’heure circonscrire son action au point de passage frontalier, cette prise de contrôle pourrait présager d’une nouvelle escalade militaire dans l’explosive région. Les observateurs restent attentifs aux potentielles réactions du Hamas et des acteurs internationaux engagés dans la recherche d’une désescalade.

La Rédaction/Agences

Nouveau système de prise de rendez-vous pour un visa pour la France

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Afin de faciliter les démarches pour obtenir un visa de court séjour pour la France, le centre VFS Global met en place à compter du 6 mai 2024 un nouveau dispositif de prise de rendez-vous en ligne. L’objectif est d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers.

Ce système sera accessible via la plateforme https://appointment.vfsglobal.com.dz/forms/FRDZ/ pendant une période d’inscription ouverte du 6 au 15 mai prochain. Durant ces dix jours, toute personne souhaitant prendre un rendez-vous pour déposer un dossier de demande de visa devra impérativement s’inscrire sur ce site.

La procédure débute par le renseignement préalable du formulaire en ligne sur France-Visas. Lors de l’inscription sur la plateforme de VFS Global, il faudra ensuite fournir une adresse email et un numéro de portable, en cohérence avec les données saisies sur France-Visas. Un code unique permettant d’accéder au système sera alors transmis.

Une fois ce code de validation entré, l’usager pourra choisir le type de visa souhaité et préciser les motifs de son voyage. S’il est accompagné, il devra également mentionner le nombre de personnes concernées par la demande groupée. Pour chacun des dossiers, il sera nécessaire de télécharger une copie des passeports et de renseigner les références de la demande de visa.

Au terme de cette inscription en ligne, un email récapitulatif comprenant un mot de passe permettant d’accéder au compte personnel sera adressé au demandeur. C’est sur cet espace qu’un créneau de rendez-vous lui sera attribué, entre le 16e jour et la fin du mois suivant son inscription. Ce rendez-vous devra être accepté ou refusé sous 48 heures, puis le paiement des frais devra être réalisé, sans quoi la réservation sera automatiquement annulée.

En cas de difficulté pour obtenir un créneau le mois en cours, il faudra reprendre la procédure d’inscription du 1er au 15 du mois suivant. Le centre se réserve également le droit de refuser l’accès si une quelconque anomalie est détectée lors du traitement du dossier.

Avec ce nouveau système, VFS Global vise à optimiser et sécuriser le processus de demande de visa pour un séjour de courte durée en France.

SAMIR L.

Bouira : Le militant Mohamed Belkhir condamné à 3 ans de prison ferme

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Le militant Mohamed Belkhir a été condamné ce dimanche 6 mai à 3 ans de prison ferme par le tribunal criminel de première instance de Bouira. Il a également écopé d’une amende dont le montant n’a pas été précisé, selon le CNLD.

Cette peine est inférieure aux réquisitions du parquet qui avait réclamé 5 ans de détention et 500 000 dinars d’amende à l’encontre de ce détenu d’opinion.

Mohamed Belkhir, qui souffre de plusieurs maladies chroniques dont le diabète, avait été placé en détention provisoire le 30 août 2023 sur décision du juge d’instruction du tribunal de Lakhdharia.

Son dossier avait été transféré en décembre 2023 au procureur de la cour de Bouira, après le plaidoyer de sa défense. La chambre d’accusation avait ensuite statué pour son renvoi devant le tribunal criminel.

Cette nouvelle condamnation fait suite à une précédente peine d’un an de prison ferme et 100 000 dinars d’amende prononcée contre lui en avril 2020. M. Belkhir avait d’ailleurs été victime d’un malaise lors de cette audience.

La Rédaction

Fateh Kaced en grève de la faim après son arrestation à Tigzirt

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L’ex-détenu d’opinion Fateh Kaced, arrêté le 4 mai dernier à Tigzirt dans la wilaya de Tizi-Ouzou, a entamé une grève de la faim pour protester contre sa garde à vue. Son état de santé s’étant dégradé, il a dû être transféré vers la polyclinique de la ville, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Malgré les appels de ses avocats lors de leur visite, M. Kaced refuse de mettre un terme à ce mouvement de protestation. Il est actuellement maintenu en détention dans l’attente de sa présentation devant le procureur du tribunal de Tigzirt.

Cette nouvelle arrestation de l’ancien prisonnier d’opinion intervient quelques mois seulement après sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, décidée en février par la chambre d’accusation de la cour de Tizi-Ouzou.

La Rédaction

Élection présidentielle en Algérie : Le RCD dénonce un « verrouillage » et appelle au « sursaut patriotique »

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Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a dénoncé, dans son récent communiqué, les entraves au processus électoral en vue de la présidentielle anticipée en Algérie.

Selon le parti, ce scrutin se déroule dans un climat de « luttes et règlements de comptes » au sein du pouvoir en place, « prenant en otage l’ensemble des acteurs économiques, sociaux et institutionnels du pays ». Le RCD déplore que cette élection, qui « aurait pu aider les Algériens à se mobiliser et à décréter des mesures d’apaisement en faveur des détenus d’opinion, se joue désormais à huis clos ».

Sur le plan des libertés fondamentales, le communiqué pointe du doigt les atteintes à la liberté de la presse, citant les « instructions aux médias pour faire l’impasse sur la grève dans le secteur de l’éducation nationale » à l’approche des journées internationales des travailleurs et de la liberté de la presse. Une situation qui a valu à l’Algérie d’être classée à la 139ème place du classement de la liberté de presse, souligne le texte avec amertume : « Il était une fois, le journalisme libre et indépendant ! ».

Sur le plan syndical, le parti regrette la « loi qui réduit à peau de chagrin l’activité syndicale » et juge que « les libertés syndicales sont un facteur d’ordre et de paravent pour les manipulations obscures ».

Face à cette dégradation, le RCD « estime qu’il n’est pas encore trop tard de faire du rendez-vous présidentiel un moment de sursaut patriotique ». Il met en garde contre les conséquences d’un nouveau report du « processus de transition qui restitue la volonté populaire », qui ne fera selon lui « que compliquer davantage une solution de sortie de crise ».

L’appel est donc clair pour que cette élection permette une véritable ouverture démocratique, dans un contexte de « dégradation continue du pouvoir d’achat » et de « taux alarmant de chômage des jeunes » qui pourrait selon le parti mener à « un générateur de désordre social ».

SAMIR L.

Chlef : Réduction de peine en appel pour Khadija Dahmani

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La cour d’appel de Chlef a statué ce lundi 6 mai 2024 dans l’affaire concernant la militante Khadija Dahmani. Cette dernière a vu sa peine réduite à 6 mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 200 000 dinars.

Rappelons que Mme Dahmani avait été condamnée en première instance, le 21 février 2024, par le tribunal de Chlef à 18 mois de prison ferme et une amende. Le parquet avait alors requis une peine de 3 ans de prison ferme, avec mandat de dépôt à l’audience.

Lors du procès en appel le 29 avril dernier, le ministère public avait demandé l’aggravation de la sanction initiale à l’encontre de l’activiste poursuivie pour « offense envers le président de la République », « outrage à corps constitué », « atteinte à l’unité nationale » et « publications de nature à nuire à l’intérêt national ».

C’est finalement une peine plus clémente qui a été prononcée par la cour d’appel de Chlef ce 6 mai. Mme Dahmani évitera ainsi la prison ferme, la juridiction ayant opté pour une condamnation avec sursis.

La Rédaction