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vendredi 10 avril 2026
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Plus de 2500 migrants irréguliers rapatriés volontairement de Tunisie en 2024

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Selon un communiqué publié samedi par la Direction générale de la Garde nationale tunisienne, près de 2500 migrants en situation irrégulière ont été rapatriés volontairement vers leur pays d’origine depuis le début de l’année 2024.

Les autorités tunisiennes ont en effet mis en place un plan stratégique de retours volontaires, en coordination avec les représentations diplomatiques des pays concernés et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Tunisie.

Dans le cadre de ce dispositif, un vol regroupant 166 migrants a ainsi été organisé le 9 mai dernier pour permettre leur rapatriement. Selon les services de la Garde nationale, de nombreux migrants se seraient d’eux-mêmes présentés aux postes de sécurité pour demander à bénéficier de ce programme de retour.

Cette opération d’envergure intervient dans un contexte de forte pression migratoire que connaît actuellement la Tunisie, devenue une plaque tournante des flux illégaux de personnes fuyant les conflits et l’instabilité dans plusieurs régions d’Afrique. 

Face à cet afflux massif, les autorités tentent de juguler les traversées irrégulières vers l’Europe tout en proposant des solutions de rapatriement sécurisé vers les pays d’origine pour les migrants ne remplissant pas les conditions de séjour sur le territoire tunisien.

La Rédaction

Massacres du 8 mai 1945: Des députés français réclament la reconnaissance officielle

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Un groupe de travail vient d’être créé à l’Assemblée nationale française dans le but d’obtenir la reconnaissance officielle par les autorités des massacres perpétrés le 8 mai 1945 en Algérie par l’armée coloniale française. Une initiative portée par quatre députés de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (NUPES), à l’occasion du 79e anniversaire de cette tragédie.

Sabrina Sebaihi, Elsa Faucillon, Fatiha Keloua Hachi et Danielle Simonnet entendent ainsi « faire reconnaître officiellement les massacres du 8 mai commis en Algérie, soit le jour de la capitulation de l’Allemagne nazie ». Une démarche dans la lignée de la résolution condamnant les massacres du 17 octobre 1961, adoptée en mars grâce à Sebaihi.

Au-delà de la reconnaissance symbolique, les parlementaires exigent l’ouverture des archives sur ces événements aux historiens, ainsi que l’intégration de ce pan de l’histoire dans les programmes scolaires, par « respect de notre devoir de mémoire ».

Car le 8 mai 1945, jour de liesse pour les Français fêtant la fin de la Seconde Guerre mondiale, marquait en Algérie le début de violentes répressions sanglantes contre les manifestations nationalistes et indépendantistes. « L’armée française et de nombreuses milices coloniales ont fait régner la terreur pour rétablir l’ordre colonial », dénoncent les députés.

Les chiffres officiels algériens font état de 45 000 morts, tandis que les historiens évoquent « des dizaines de milliers de victimes arrêtées, torturées et exécutées sommairement ». Une tragédie d’une ampleur majeure encore peu connue en France. Cette initiative parlementaire vise donc à briser l’omerta sur ces massacres, en poussant l’État à reconnaître officiellement ces crimes de la colonisation. Un pas supplémentaire vers l’apaisement des mémoires par la vérité historique.

Kamel AIDOUNE

Le Conseil de sécurité de l’ONU réagit aux charniers de Gaza

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À l’unanimité, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont adopté vendredi un communiqué de presse proposé par l’Algérie, appelant à la tenue d’enquêtes immédiates, indépendantes, approfondies, transparentes et impartiales sur les circonstances entourant la découverte des charniers dans la bande de Gaza.

Cette décision fait suite au débat à huis clos convoqué par l’Algérie mardi dernier, à la suite de la macabre découverte de centaines de corps, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, enterrés dans les hôpitaux Nasser et Chifa de Gaza et leurs environs.

Dans ce communiqué, les membres du Conseil ont exprimé leur profonde préoccupation face à ces révélations choquantes et ont souligné l’importance cruciale de permettre aux enquêteurs un accès sans entrave à tous les sites des charniers.

Ce consensus reflète l’indignation généralisée de la communauté internationale face à la persistance des crimes commis par la puissance occupante israélienne et le manque de confiance dans les enquêtes menées par ses autorités.

Les membres ont insisté sur la nécessité de tenir les auteurs de violations du droit international responsables de leurs actes, exigeant le strict respect des obligations découlant du droit international humanitaire et des droits de l’homme, notamment en matière de protection des civils.

Ils ont également réaffirmé l’importance de permettre aux familles des victimes et des disparus de connaître le sort de leurs proches, conformément aux dispositions du droit international humanitaire.

Un appel a été lancé pour une application immédiate et intégrale des résolutions 2728 (2024), 2720 (2023) et 2712 (2023) du Conseil de sécurité, visant à alléger les souffrances du peuple palestinien.

L’adoption de ce communiqué, fruit des efforts inlassables de la diplomatie algérienne à New York, marque une nouvelle étape dans l’accroissement de la pression internationale sur l’occupant israélien, qui ne peut plus se dérober à ses responsabilités. Malgré les objections et les manœuvres des représentants israéliens craignant les appels à la responsabilisation, l’Algérie a réussi à rallier l’ensemble des membres du Conseil à sa position, grâce à la force de son argumentaire et à la justesse de la cause défendue.

La Rédaction

Le Syndicat des journalistes tunisiens dénonce les entraves à la presse

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Le Syndicat des Journalistes Tunisiens (SNJT) a vivement critiqué le ministère de l’Intérieur pour des “attaques délibérées” visant à restreindre le travail des reporters sur le terrain.

Dans un communiqué, l’organisation professionnelle a pointé du doigt des “pratiques sécuritaires” récurrentes qui entravent la couverture médiatique des événements sociaux.

L’incident le plus récent concerne le photojournaliste Malek El Mehawechi, de l’Agence Tunis Afrique Presse. Celui-ci a été interpellé arbitrairement par des agents en uniforme alors qu’il couvrait un important incendie à Sidi Abdelsalem. Malgré la présentation de sa carte de presse, il a été conduit au poste de police d’Al Omrane, avant d’être relâché après l’intervention du SNJT.

Le syndicat a rappelé que la prise de vues dans l’espace public n’est soumise à aucune autorisation préalable, dénonçant “une atteinte à la liberté de la presse et des obstacles illégitimes” au travail des journalistes. Un autre cas similaire a été signalé concernant une équipe du site “New Media”, empêchée de réaliser un “micro-trottoir” dans le quartier de Bab Bhar malgré les démarches entreprises.

Ces obstructions répétées de la part des forces de l’ordre soulèvent l’inquiétude du SNJT quant à une volonté délibérée des autorités de museler le travail de la presse. L’organisation appelle le ministère de l’Intérieur à garantir le libre exercice du métier de journaliste, conformément aux lois en vigueur, et à cesser ces entraves injustifiées qui violent les libertés fondamentales.

Haythem M.

Le journaliste Mustapha Bendjama interdit de quitter le territoire national

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Mustapha Bendjama

Le journaliste Mustapha Bendjama, libéré en avril après plus d’un an de prison, s’est vu interdire jeudi de quitter l’Algérie. Au poste-frontière d’Oum Teboul, les autorités lui ont refusé le passage.

D’après la journaliste Bouchera Naamane, Bendjama a été conduit au chef du poste et n’a plus donné de nouvelles depuis. On ignore s’il pourra rentrer chez lui ce soir.

Cette interdiction de sortie du territoire soulève des questions après les condamnations du journaliste. Il avait écopé de 6 mois de prison pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du départ d’Amira Bouraoui. Dans un autre dossier, pour « atteinte à l’ordre public », il avait été condamné à 8 mois ferme. 

SAMIR L.

L’activiste Samir Cherrat condamné à 1 an de prison avec sursis et 50 000 dinars d’amende

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Le tribunal de Béjaïa a condamné lundi 7 mai 2024 l’activiste Samir Cherrat à une peine d’un an de prison avec sursis et 50 000 dinars d’amende, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Lors de l’audience du 16 avril, le parquet avait requis une année de prison ferme et 100 000 dinars d’amende à son encontre.

Samir Cherrat était poursuivi pour « publications de nature à nuire à l’intérêt national ».

Cet activiste avait déjà été condamné le 24 décembre 2023 à un an de prison ferme et 50 000 dinars d’amende, avant d’être libéré sans mandat de dépôt le jour même.

Il avait alors été jugé en comparution immédiate par le tribunal de Béjaïa, après avoir été présenté le même jour au parquet.

Cette nouvelle condamnation avec sursis intervient donc quelques mois après sa précédente peine de prison ferme pour les mêmes faits.

La Rédaction

Arrestation de Saadia Mosbah : Inquiétudes pour la communauté noire tunisienne

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L’arrestation lundi 6 mai de Saadia Mosbah, présidente de l’association Mnemty luttant contre les discriminations raciales, soulève de vives inquiétudes au sein de la communauté noire tunisienne. Placée en garde à vue pendant 5 jours dans le cadre de la loi antiterroriste, Mme Mosbah est une figure emblématique du combat contre le racisme en Tunisie.

Connue pour avoir milité pour l’adoption de la loi contre les discriminations raciales en 2018, une première dans le monde arabe, Saadia Mosbah fait l’objet depuis début mai d’une campagne de harcèlement l’accusant de faciliter l’installation de migrants subsahariens. Son association est soupçonnée de “complot”.

Cette arrestation intervient dans un contexte tendu, marqué par les récents propos du président Kaïs Saïed dénonçant un “plan criminel pour changer la démographie” du pays et qualifiant de “traîtres” les dirigeants d’associations aidant les migrants.

Pour la militante antiraciste Huda Mzioudet, cette arrestation est un choc, même “sous Ben Ali ils n’avaient pas osé faire cela”. Elle craint que ce climat n’attise les discriminations envers les Tunisiens noirs, estimés à 15% de la population.

“La Tunisie est devenue fasciste, personne n’est épargné” dénonce la juriste Sana Ben Achour, pour qui le régime cible à la fois migrants et Tunisiens noirs soutenus par la société civile.

Après l’adoption récente d’une loi pionnière, l’arrestation de Mme Mosbah marque un dur revers pour la lutte contre le racisme, dont la minorité noire tunisienne fait désormais les frais selon les militants.

Haythem M.

Élection présidentielle : L’ANIE insiste sur la supervision participative

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Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a réitéré, hier à Béjaïa, la volonté de l’institution qu’il dirige de faire la part belle à la supervision participative, en associant tous les acteurs impliqués dans l’organisation et le déroulement de l’élection présidentielle du 7 septembre prochain.

Les partis politiques, les représentants de candidats et de la société civile sont tous appelés à s’impliquer, de façon forte et démocratique, dans l’organisation et le déroulement de la prochaine présidentielle, a souligné M. Charfi, qui a indiqué, dans ce sens, que le but de cette démarche est d’assurer à cette élection une crédibilité totale.

Par ailleurs, le président de l’ANIE n’a pas manqué de lancer un appel aux jeunes à exprimer leur choix en allant voter en masse le 7 septembre prochain.

Au cours d’une rencontre avec la presse, il a souligné, à ce titre, que le processus organisationnel de la prochaine élection présidentielle a déjà commencé, en attendant la convocation du corps électoral. M. Charfi a profité de sa visite à Béjaïa pour inaugurer un nouveau siège.

La Rédaction

Facilités d’accès au territoire national pour la diaspora algérienne

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Le ministère des Affaires étrangères a annoncé ce mercredi une mesure facilitatrice pour les membres de la communauté nationale établis à l’étranger.

Sur instructions du Président Abdelmadjid Tebboune, ils sont désormais autorisés à entrer sur le territoire algérien en présentant uniquement une carte nationale d’identité en cours de validité, et ce jusqu’au 31 octobre 2024.

Par ailleurs, une dérogation a également été accordée aux binationaux ne possédant pas de passeport algérien. Ceux-ci sont exemptés de l’obligation de visa d’entrée en Algérie depuis le 1er mai et jusqu’au 31 octobre prochain. Ils pourront ainsi accéder au territoire national sur la base d’une carte d’identité biométrique et d’un passeport étranger en cours de validité.

Ces mesures exceptionnelles, saluées par les représentants des Algériens de l’étranger, devraient permettre d’alléger la pression sur les services consulaires et diplomatiques, régulièrement sollicités pour le renouvellement de passeports et les demandes de visas.

La rédaction

Revalorisations des retraites et nouveau statut pour le corps médical annoncés 

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Lors du Conseil des ministres qu’il a présidé mardi, le président Abdelmadjid Tebboune a réaffirmé que les pensions et allocations de retraite connaîtront une revalorisation comprise entre 10% et 15% pour toutes les catégories de retraités.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette augmentation vise à reconnaître et valoriser les efforts des travailleurs algériens désormais à la retraite. Une mesure attendue par de nombreux retraités qui réclament depuis longtemps une revalorisation de leurs pensions.

Par ailleurs, le président Tebboune a donné des instructions concernant les statuts des corps médical et paramédical. Les projets de statuts et de régimes indemnitaires pour ces professions ont été approuvés lors de cette réunion ministérielle. Le ministre de la Santé a également reçu pour mission de poursuivre l’élaboration des textes de loi liés à la spécificité de ces corps de métier.

Cette refonte statutaire répond aux attentes exprimées par les personnels soignants en termes de conditions de travail, de rémunérations et de reconnaissance de leur métier. Elle vise à leur accorder un cadre juridique dédié répondant à leurs revendications.

Ces annonces du président Tebboune interviennent quelques mois avant une éventuelle échéance électorale majeure en Algérie. Elles pourraient ainsi contribuer à apaiser le climat social en donnant des gages aux catégories professionnelles concernées.

Kamel AIDOUNE