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mardi 10 mars 2026
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Comme au temps de la propagande communiste : « Le MAK s’arme pour préparer des attentats »

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À un mois des élections présidentielles en Algérie, les scénarios dignes de films hollywoodiens se multiplient. En un temps record, les services de sécurité, la justice et la presse nous ont servi trois récits aussi farfelus qu’ubuesque. Quelle est donc la raison derrière cet enchaînement de complots, d’intrigues et de machinations visant non pas le pays et ses institutions, mais une seule personne : l’homme providentiel, le prétendu sauveur de l’Algérie ? Selon ses nombreux partisans, l’Algérie, sans Abdelmadjid Tebboune, pourrait s’effondrer en quelques jours. Sommes-nous revenus à l’époque de la propagande communiste ? Et pourquoi précisément ce timing ? Pour mieux comprendre, revenons d’abord sur les trois prétendus « complots » et tentons de les décortiquer un par un. Car si certains segments de la société algérienne sont prompts à croire ces récits sans le moindre fondement ni preuve, d’autres restent, pour le moins, perplexes et dubitatifs face à de tels scenarii.

Épisode 1 : Le Mak, le séparatisme et les attentats

Le 14 août dernier, le procureur de Sidi M’Hamed a tenu une conférence de presse pour révéler à l’opinion publique le « coup de filet » spectaculaire réalisé par les éléments du service de police judiciaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Dix jours plus tôt, ils avaient arrêté un binational tentant d’introduire une « importante quantité d’armes et de munitions » et du matériel sensible. Vingt autres suspects ont été arrêtés dans la foulée, avant d’être présentés, le 13 août, devant le procureur de la République au pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’Hamed. Les 21 suspects ont été placés en détention préventive, en attendant leur procès. Quelques heures après cette conférence de presse, le ministère de la Défense nationale (MDN) a publié un communiqué détaillant les armes saisies et les intentions des cellules dormantes du MAK de mener des attentats terroristes en Algérie, afin de « semer le trouble et l’insécurité » et « perturber le bon déroulement » de l’élection présidentielle du 7 septembre. Pourtant, les prisons algériennes sont déjà pleines de trafiquants d’armes, notamment de fusils de chasse et de pistolets automatiques, un commerce assez lucratif. Bejaïa, avec Khenchela, Tébessa et Barika, est l’une des plaques tournantes de ce trafic. Ce genre de « marchandises prohibées », venant de Turquie ou d’autres pays européens, transite souvent par de grands ports où le trafic dense permet de tromper la vigilance des douaniers, comme c’est le cas à Béjaïa. Personne ne conteste la saisie d’armes et de munitions au port de Bejaïa. Ce qui pose problème, c’est l’exploitation politique de cette prise. Comment expliquer qu’un groupe terroriste prétendument bien préparé et soutenu par des services de renseignements étrangers hostiles à l’Algérie, choisisse de s’armer de simples fusils de chasse plutôt que d’armes d’assaut, facilement disponibles aux frontières avec la Libye, le Niger, le Tchad ou le Mali ? En effet, ces frontières poreuses facilitent le trafic d’armes lourdes. Les supposés terroristes de Bejaïa auraient pris moins de risques et dépensé moins d’argent en se procurant de véritables armes de guerre, comme l’AK-47 (ou Kalachnikov), des grenades, des mitrailleuses, des RPG-7 et autres armes de guerre très prisées des terroristes. Contrairement aux attentes des auteurs de ce scénario, le premier épisode n’a pas eu l’effet escompté : le buzz n’a pas duré plus de 48 heures. Cette stratégie n’a pas non plus suscité l’engouement des Algériens pour la campagne électorale.

Ain M’lila : Autre wilaya, autres mœurs

Pour ne citer que cette opération, sans trop revenir trop dans les archives de l’agence de presse officielle, une dépêche datée du 31 aout 2024, annonce le démantèlement de deux ateliers clandestins de production de munitions pour armes à feu et la saisie de deux fusils de chasse et un pistolets automatique. « Les éléments de la brigade de police du Service régional de lutte contre le crime organisé (SRLCO) de l’Est basé à Constantine ont démantelé deux ateliers clandestins spécialisés dans la fabrication et le déchargement de cartouches pour armes de chasse dans la commune d’Ain M’lila, wilaya d’Oum El Bouaghi », peut-on lire sur la dépêche APS. La même source poursuit : « les forces de l’ordre ont procédé à une descente et ont saisi les équipements, les matières premières utilisés avec l’arrestation de trois individus. Cette double opération a également permis la saisie d’armes à feu de catégorie 5 détenues illégalement (deux fusils de chasse et un pistolet) ». Pourtant, les individus arrêtés avec le même type d’armes, n’ont pas été poursuivis pour terrorisme et l’affaire n’a pas été exploitée à des fins politiques cette fois-ci, probablement pour des raisons géographiques et régionalistes. « Au terme de l’enquête, les suspects ont été présentés devant le parquet local et inculpés de création d’un atelier clandestin de rechargement et de fabrication de cartouches, transport, stockage et possession en vue de la mise en vente de produits sensibles entrant dans la fabrication d’explosifs de manière illégale et sans autorisation, possession et vente d’armes de catégorie 5 sans autorisation légale », précise la même source.

A suivre…

Sécurisation des élections : Les mesures étranges du ministère de l’Intérieur

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En prévision des élections présidentielles du 7 septembre, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire a pris des mesures qui sont, pour le moins que l’on puisse dire, très spéciales. Ces mesures seront applicables sur l’ensemble du territoire national à partir de vendredi et jusqu’à dimanche, a indiqué une dépêche APS, qui cite un communiqué du ministère de Brahim Merad.

« En prévision de l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre 2024, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, a pris des mesures spéciales applicables à travers l’ensemble du territoire national durant la période allant du vendredi 6 septembre 2024 à minuit (00:00) jusqu’au dimanche 8 septembre 2024 à 5h00 », indique le communiqué du ministère de l’Intérieur.

« Il s’agit du report, à des dates ultérieures, de toutes les manifestations sportives et/ou culturelles et la fermeture des marchés hebdomadaires, tous types confondus, l’interdiction de circulation des véhicules de transport de marchandises (gravats, sable, bois et dérivés et tous les autres matériaux de construction) et des citernes de carburant, en sus de l’interdiction du transport de marchandises par voie ferrée », précise la même source.

En outre, « les activités liées à la circulation des véhicules chargés de l’approvisionnement des populations en produits alimentaires et des marchés quotidiens de gros, de demi-gros et de détail des fruits et légumes ne sont pas concernés par ces mesures », selon le communiqué.

Avec APS

Un réseau d’« espions » marocains écroué à Tlemcen

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Abdellatif Hammouchi, chef de la Direction générale marocaine de la surveillance du territoire (DGST)

A moins d’une semaine des élections présidentielles, les annonces et scénarios les plus rocambolesques s’enchainent et se multiplient. Après l’introduction d’armes par le port de Béjaïa pour « perpétrer des attentats terroristes dans le but de perturber les élections » et le complot portant le nom de code « Star six » qui vise à « empêcher la réélection de Tebboune », le procureur de la République près le tribunal de Tlemcen a annoncé ce dimanche 1er septembre, la neutralisation d’un « réseau de renseignement et d’espionnage » opérant pour le compte du Makhzen.

L’objectif du réseau était bien évidement de porter atteinte à la sureté de l’Etat, à quelque jour du « rendez-vous le plus important de l’Histoire de l’Algérie ». Rien que ça !

Selon la dépêche publiée par l’APS, « le juge d’instruction près le Tribunal de Tlemcen a ordonné, dimanche, le placement en détention provisoire de sept individus, dont quatre marocains, suite au démantèlement dernièrement d’un réseau d’espionnage et de renseignement, en vue de porter atteinte à la sûreté de l’Etat ».

Le Procureur de la République près le Tribunal de Tlemcen, Mustapha Loubar a déclaré, lors d’une conférence de presse au siège du Tribunal de Tlemcen, que le 24 août dernier, dans le cadre de la lutte contre l’immigration clandestine, et après que les services de sécurité compétents avaient reçu des informations sur les déplacements d’un individu suspect de nationalité marocaine, au centre de la ville de Tlemcen, le parquet de la République a été prévenu et a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire. Le même jour, le dénommé « Z.M. », de nationalité marocaine, a été arrêté, après avoir constaté qu’il était entré illégalement sur le territoire national, et ce, suite à l’exploitation du téléphone portable de l’intéressé, avec l’autorisation du parquet. Après son interrogatoire, il a été démontré que l’individu en question travaillait au sein d’un réseau d’espionnage et de renseignement pour le compte d’une partie étrangère, en compagnie de ressortissants marocains et algériens, selon le même responsable.

« Il a souligné qu’en date du 28 août dernier, six individus ont été arrêtés, dont trois de nationalité marocaine, à savoir « T.A », « M.Kh » et « M.H », et trois Algériens à savoir « R.M.A », « T.Z.S.A » et  » « BR ». Les investigations ont révélé que tous les membres de ce réseau recevaient des instructions du dénommé « B.S. », qui est de nationalité marocaine. Les résultats de l’enquête préliminaire ont également conclu que « ce réseau a recruté des ressortissants marocains et algériens dans le but de porter atteinte à des institutions sécuritaires et administratives algériennes », selon la même source », poursuit la même source, avant d’indiquer que les individus arrêtés ont été présentés, dimanche au Parquet de la République, et lors de l’interrogatoire des suspects, une enquête judiciaire a été ouverte contre eux et contre toutes les personnes identifiées par l’enquête, sous les accusations criminelles d’intelligence avec un pays étranger, ou l’un de ses agents, contre les accusés R.A., T.Z.S.A et B.R, et crime d’espionnage contre les accusés Z.M, T.A et M.H, outre le délit d’entrée illégale sur le territoire algérien contre les accusés Z.M et M.Kh, qui sont des actes punis par les articles 62, 64 du Code pénal et les articles 4, 44 et 46 de la Loi 08-11 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie, a ajouté M. Loubar. Le parquet a requis auprès du juge d’instruction de placer sous mandat de dépôt tous les accusés et tous les individus identifiés par l’enquête, et après avoir interrogé les accusés par le juge d’instruction, il a ordonné de les placer en détention provisoire. L’affaire est actuellement sous enquête judiciaire, a-t-on indiqué.

Avec APS

Kamira Naït Sid quitte la prison après avoir purgé sa peine  

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Kamira Naït Sid à sa sortie de la prison de Koléa, ce dimanche 1er septembre

La coprésidente du congrès mondial amazigh (CMA), Kamira Naït Sid vient d’être remise en liberté, ce dimanche 1er septembre, après avoir purgé l’intégralité de sa peine de 3 années de prison.

La militante des droits de l’homme et défenseuse de la cause amazighe a été condamné à trois années de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale et à la sécurité de l’Etat » et « appartenance à une organisation terroriste (MAK, NDLR) », en vertu de l’article 87 bis du code pénal. Elle avait été arrêtée le 24 août 2021 à son domicile à Draa-Ben-Khedda, (Tizi Ouzou), avant d’être présentée, 8 jours plus tard, par-devant le procureur de la République près le pôle judiciaire spécialisé de Sidi M’Hamed à Alger.

Le juge d’instruction avait décidé de la placer en détention provisoire, à l’établissement de réhabilitation de Koléa, dans l’attente de son procès tenue en décembre 2022. Un procès expéditif et arbitraire au bout duquel, elle avait écopé de cinq ans de prison ferme. Le procès en appel, devant la cour de justice d’Alger avait permis de réduire sa peine de deux ans, la portant ainsi à 3 ans de prison ferme pour des accusations fallacieuses et arbitraires.

L’Algérie intègre la NDB : Une victoire diplomatique et économique ?

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L’Algérie a intégré, ce samedi 31 août, la nouvelle banque de développement des BRICS, à l’issue de la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de cette institution, tenue à Cape Town (Afrique du Sud). L’annonce a été faite le jour même par la présidente de cette institution monétaire, Mme Dilma Rousseff, avant d’être confirmée par un communiqué officiel du ministère algérien des Finances. Beaucoup se sont rapidement réjouis de cette nouvelle, y voyant une « énième réalisation économique et diplomatique du président Abdelmadjid Tebboune ». Mais qu’en est-il vraiment ? Décryptage.

À une semaine des élections présidentielles, cette décision de la NDB est, selon la version officielle du pouvoir, une énième victoire politique, diplomatique et économique d’une stratégie basée sur la clairvoyance et mise en place par l’homme providentiel.

Une version officielle destinée à l’opinion publique nationale :

« À l’issue de la 9e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la Nouvelle Banque de Développement (New Development Bank-NDB), tenue le samedi 31 août 2024 à Cape Town (Afrique du Sud), l’adhésion de l’Algérie à cette institution a été officiellement approuvée », a indiqué un communiqué du ministère algérien des Finances, diffusé via l’agence de presse officielle APS. Quelques heures auparavant, l’annonce avait été faite par la présidente de la NDB, lors d’une conférence de presse sanctionnant les travaux du Conseil des gouverneurs.

« Avec son adhésion en tant que membre de cette importante institution de développement, bras financier du groupe des BRICS, l’Algérie franchit une étape majeure dans son processus d’intégration au système financier mondial et devient ainsi le 9e pays membre de la NDB », souligne le ministère des Finances.

« Cette adhésion, fruit d’une évaluation “rigoureuse”, a été entérinée en grande partie grâce à la solidité des indicateurs macroéconomiques du pays, témoignant de la résilience de son économie », est-il mentionné dans le communiqué, peut-on encore lire sur la dépêche de l’APS.

« Les performances remarquables enregistrées ces dernières années, en matière de croissance économique, soutenues par des réformes multisectorielles, ont permis à l’Algérie d’être considérée, grâce aussi à son classement récent en tant qu’économie émergente de tranche supérieure, comme un partenaire fiable et dynamique au sein de cette institution », précise encore le communiqué.

« L’adhésion à la NDB offre désormais à l’Algérie de nouvelles perspectives pour soutenir et renforcer son essor économique à moyen et long termes, ajoute le ministère », peut-on lire dans le commentaire de l’APS, qui conclut avec une petite présentation de la NDB.

Qu’en est-il vraiment de l’intégration de l’Algérie aux BRICS+ ?

L’Algérie espérait, en 2023, pouvoir intégrer le puissant groupe économique créé pour faire face au puissant G7. Pour y arriver, l’Algérie misait sur l’excellence de ses relations avec trois des membres du bloc. Finalement, les BRICS avaient rejeté la demande d’adhésion de l’Algérie, préférant intégrer des pays à l’économie jugée plus solide : Iran, Égypte, Éthiopie, Émirats arabes unis, Arabie saoudite et Argentine. Finalement, l’Arabie saoudite, réputée proche des USA et du bloc concurrent des BRICS+, n’a toujours pas confirmé son adhésion, alors que l’Argentine a tout bonnement refusé d’adhérer au groupe, préférant un rapprochement avec la première puissance mondiale.

Le refus d’intégrer l’Algérie, qui avait déjà sorti le chéquier en plaçant 1,5 milliard de dollars dans la NDB, avait été perçu par l’opinion publique nationale comme une véritable défaite diplomatique et une énième humiliation sur la scène internationale. À la veille des élections présidentielles, considérées par de nombreux observateurs comme jouées d’avance et dont l’unique enjeu est le taux de participation, le pouvoir tente de faire croire qu’il s’agit d’un revirement des BRICS. Mais la réalité est toute autre. L’intégration à la NDB est un processus distinct et permet à des pays de devenir membres de cette banque sans nécessairement rejoindre le groupe des BRICS, contrairement à ce qu’on tente de faire croire à l’opinion publique nationale. L’adhésion à la NDB est assez simple et ne nécessite qu’une contribution financière, comme dans le cas de l’Algérie qui a placé 1,5 milliard de dollars dans cette banque. Par contre, l’intégration aux BRICS+ est plus complexe et implique une décision politique des membres existants. Les candidatures sont examinées et les nouveaux membres sont admis après un processus de négociation et de validation par les dirigeants des BRICS, car l’adhésion à ce bloc implique une participation active à la réforme des institutions financières internationales, la promotion du multilatéralisme et le renforcement de la position économique et politique des membres sur la scène internationale. L’adhésion au bloc permet également aux membres une influence plus significative dans les décisions géopolitiques, alors que l’intégration à la NDB vise à fournir et/ou recevoir des fonds pour le financement de projets structurants destinés à des économies en voie de développement, sans pour autant permettre une participation active aux décisions du groupe.

La décision d’intégrer l’Algérie à la nouvelle Banque de Développement (NDB) est du pain bénit pour le pouvoir algérien qui tente de faire croire à de nombreuses victoires virtuelles sur les plans diplomatique, politique et économique. Des victoires qui pourraient justifier un bilan positif pour le président « sortant » qui sera, sauf surprise, réélu à la majorité absolue (et écrasante) le 7 septembre.

Feux de forêt : plusieurs régions du pays ravagées depuis vendredi

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Plusieurs régions du pays sont dévastées par des incendies, depuis vendredi. Les wilayas de Tizi Ouzou et de Bejaia sont les plus touchées. Les services de la protection civile poursuivent les opérations d’extinction, mais les feux se propagent rapidement et certaines zones montagneuses demeurent difficiles d’accès.

Selon le dernier bilan mis à jour ce lundi à 10h, la protection civile a annoncé que l’extinction des feux dans les zones difficiles de la commune de Larbaa Nath Irathen, à Tizi Ouzou, est en cours avec l’aide d’avions AT-802. Une partie des incendies ont été maîtrisés, mais certains foyers demeurent actifs dans les forêts d’Addekar et d’Akefadou à Bejaïa, ainsi qu’à Larbaa Nath Irathen et Taourirth Moussa à Tizi Ouzou.

Les opérations se poursuivent également à Sétif (village de Tazemourth dans la commune d’Ath Noel Mezada et village de Tanrine dans la commune d’Ait Tizi), à Jijel (forêt de Bemchat dans la commune de Milia), et à Oum El Bouaghi (forêt de Djbel Errih dans la commune de Hanchir Toumanghi).

Chaque été, plusieurs régions du pays, notamment la Kabylie, sont confrontées à des incendies. Malgré les efforts de la protection civile, les moyens de lutte contre ces feux restent insuffisants.

Plusieurs feux de forêt en cours à Bejaïa et Tizi Ouzou, vingt familles évacuées

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Plusieurs villages à Bejaia et Tizi Ouzou sont ravagés par des feux de forêt, qui se sont déclarés en raison des fortes températures atteignant les 44°C.

Vingt familles du village Mezouara, situé dans la commune d’Akfadou, ont été évacuées de leurs domiciles en raison d’un incendie survenu à 9h38, selon Radio Soummam. Par ailleurs, deux personnes ont été transportées à la polyclinique communale pour des problèmes d’asphyxie. Les équipes de la protection civile et des forêts s’efforcent actuellement de maîtriser le feu. La protection civile a indiqué avoir déployé, 18 agents de différents grades, 3 camions de pompier, une ambulance ainsi que 3 avions AT-802.

A Tizi Ouzou, Haut du formulaireun gigantesque incendie a détruit d’importantes zones forestières et touché les villages voisins le long de la route nationale 30, reliant la ville de Tizi Ouzou au barrage de Takhoukhth, dans la région de Beni Douala. La propagation rapide de l’incendie est due aux vents violents et aux températures élevées, compliquant ainsi la tâche des équipes locales chargées de maîtriser le feu.

Selon un communiqué de la protection civile, les feux ont touché les villages de Takrakrate, Takhoukht et à Beni Douala et Ait Ali et Azouza à Larbaa Nath Irathen. Elle a également indiqué avoir mis en place un dispositif sécuritaire pour protéger la population.

Tizi Ouzou : l’opération d’extinction des feux se poursuit dans trois localités

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L’opération d’extinction des incendies dans les villages de Thaourirth Moussa, Ait Ferrah et Azouza, dans la wilaya de Tizi Ouzou, se poursuit, selon le dernier bilan de la Protection Civile publié ce matin à 9h00.

Depuis vendredi, de gigantesques incendies se sont déclarés dans plusieurs communes de Tizi Ouzou, dont Larbaa Nath Irathen, Beni Douala et Freha. Face à la gravité de la situation, de nombreux habitants ont été contraints d’évacuer leurs domiciles samedi soir. En parallèle, des foyers d’incendie se sont également déclarés à Béjaïa, dans les localités d’Adakar, Barbacha et Kherata.

Selon la Protection Civile, 20 foyers de feu ont été recensés hier, notamment à Béjaïa, Tizi Ouzou, Tissemsilt, Tebessa et Jijel. Parmi eux, 7 ont été complètement éteints et 7 autres sont encore en cours d’extinction. Elle a indiqué avoir déployé 7 avions de type AT-802, 184 camions d’intervention et 826 pompiers sont mobilisés sur le terrain. Les citoyens ont joué un rôle crucial en contribuant à la maîtrise des feux, notamment avant l’arrivée des équipes de secours. Jusqu’à la matinée de dimanche, les efforts conjoints des pompiers et des habitants se poursuivent dans la lutte contre les incendies qui continuent de ravager les régions affectées. Pour l’heure, aucune perte humaine n’a été signalée.

Conversation à El Mouradiya

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– Nous avons vaincu le Hirak, ce me semble.

– Sidi Raïs, il n’en est rien, les gueux de la populace ont encore le souvenir leit-motif d’avoir battu le pavé et marché dans toutes les wilayas en foule et l’âme vient de ressusciter par le souffle des Sieurs Du Tabbou, Boumalus, Bellabus et autres Gherasscchus.

– Nous haïssons ces démocrates en foule. Qu’on fasse donner nos troupes de reîtres bleus.

– Que Votre Hauteur se rassure, les reîtres bleus ont molesté et fait chuter lourdement quelques milliers de gueux en prisons. Il finira par en trépasser quelques centaines et condamné le reste à des peine allant à 10 ans. Ce vendredi, à différentes places publiques du territoire, les Gens d’Armes bleus ont réprimé des séditieux citoyens afin de protéger les algériennes et algériens de ces idées infectes de démos kratos, si chers à Votre Minorité.

– Ils ont fait ce qu’on attendait d’eux, les braves, les bleus. Que disent les chefs de ces maudits Hirakistes ?

– Sidi Raïs, ils demandent de restituer le pouvoir au peuple. L’un d’eux, le favori de Votre Arrogance, Monsieur Du Tabbou, le digne et fidèle fils de DALHO, demande à ce que l’on fasse rentrer les bleus dans leur caserne et que l’on redonne la parole au peuple. Pis, Du Tabbou and co revelare ton imposture du 12 décembre 2019, marqué par l’intronisation d’un autre « chef d’État sur mesure », qui consacra l’illégitimité du pouvoir tout en plongeant l’Algérie dans une ère de non-gouvernance, d’illusions, d’improvisation et d’absurdité. Ils précisent que le régime a fait rater au pays l’opportunité historique d’un changement démocratique pacifique offerte par la révolution populaire pacifique du 22 février 2019.  Ils appelent à se mobiliser contre la réédition de notre imposture prévu pour le 07/09/2024 et ils, de plus, dénoncent la politique du tout- sécuritaire qui continue de fouler aux pieds la volonté du peuple en imposant par la répression et l’autoritarisme une nouvelle situation de statu quo et d’impasse. Du Tabou and Co, qui ne manquent point de lucidité, relèvent que près de cinq années, le haut commandement des forces armées, pouvoir réel, et sa façade civile, en situation de survie, se met en quête de son « salut » au détriment de toute la Nation, reproduisant ses « péchés capitaux et clonant ce qu’il y a de pire en vous Sidi Raïs et ton mentor Genegreha. Leur judicieuse analyse couplée de leur nationalisme désintéressé leur fait dire la chose : » nous avons anéanti les abécédaires de la politique, fermé l’espace public, confisqué les libertés fondamentales, individuelles et collectives, et, plus grave encore, légalisé la répression et les arrestations politiques. Nous avons avorté l’émergence d’une société civile indépendante et banni les différents contre-pouvoirs, qu’il s’agisse de partis, de syndicats véritables ou de médias libres tout en bloquant les mécanismes de contrôle et d’accountability. En outre, nous avons détruit tous les canaux de dialogue, de médiation, de négociation et de résolution des conflits, en fabriquant à chaque fois, ex nihilo, des ennemis interieurs imaginaires pour raisons d’opinions divergentes et/ou d’opposition affichée. Pour notre prochaine forfaiture ». Ils osent et qualifient « Le scrutin présidentiel du 07 septembre 2024 de réédition du 12/12/22024. Ils ont compris que le commandement des forces armées, pouvoir réel, et sa façade civile, en situation de survie, se met en quête de son « salut » au détriment de toute la Nation, reproduisant ses « péchés capitaux et clonant ce qu’il y a de pire en lui.  Le Chevalier Genegriha leur a opposé à tous une fin de non-recevoir mais surtout ouvrit pour certains la mangeoire pour gagner leur servitude. L’irrésistible attrait de la mangeoire en mobilisa nos faux jetons pour avoir un semblant de caution politique et des lièvres.

– Ce Chevalier de Genegreha est un brave lui aussi. Nous l’éleverons avec Le décret présidentiel n° 24-218, daté du 27 juin 2024. Le minus horribilis Brutus Yuyu du défunt FFS s’est-il enfin exprimé de la bonne manière ? Nous l’avons quelque peu tripatouillé au corps.

– Oui-da, Sidi Raïs. Le minus horribilis Brutus Yuyu a fait savoir qu’il n’userait plus de la Déclaration Proclamation du 29 septembre 1963 sauf à y être contraint pour complaire à Votre Splendeur. Depuis qu’on l’a intronisé avec coup de force et poings les 13 et 17 avril 2019 au siège national du FFS, minus horribilis Brutus Yuyu est à contresens de la démarche politique de la ligne historique du FFS et a réussi à gagner sa servitude à maintenir notre structure militaro-politque repressive.

– Nous allons l’user encore puis nous le remplacerons. Au moins pouvons-nous compter sur ce Déguisé Adelali nonCharif.

– Très certainement, Votre Décadence. Le Déguisé Adelali nonCharif ment à la perfection sur les projets de ses troupes. Il sait cajoler les Fachos. Mais il ne sait point tenir son embarrassante parentèle.

– Que nous baillez-vous doncques là ?

– Des siens, autres islamistes qui sont au guet et aux aguets. Mais rien de nouveau, nous en ferons l’usage habituel de l’éventail intégriste pour justifier un ralliement en fraude.

– Et pour divaguer et diluer le débat national !

– Sidi Raïs, rien de plus facile et d’ordinaire ; Zubida et autres ont été surpris en compagnie des officier des Gens d’Armes. Ils avaient circonvenu afin d’obtenir des renseignements et des signatures parrainages. Un montage en pâture et en opprobre.

– Qu’on fasse mander l’homo operis humilis le Sieur Du Chorfi de Morte-Ethique. Il arrangera la chose.

– Certes, Votre Obstination.

– Faite obéir l’homo operis humilis le Sieur Du Chorfi de Morte-Ethique à dire « Mesdames de Zoubida et l’autre après s’être essayées à la politique osée, étaient devenues des plus zélées courtisanes de Notre destin. Elles en seront comme par le passé en des poses avantageuses pour continuer d’être en grâce à la Cour. Elles seront sûrement celles qui se placeront entre la balle et ma tête car je n’ai pas la main tendue de dieu comme Trump ! La baronne Na Louisa, cette fois ci, s’est étrangement rappelée son parcours avec DALHO et est tentée par l’idée de mon régicide politique bien évidemment ! Actionnez la disgrâce de la baronne et pour la remplacer à la délicate charge de rabatteur ouvrez la mangeoire.  A la Désinstruction Publique, notre génie va laisser aux juges, aux ordres, un ineffable souvenir de la fonction de mater le début de révolte qui se fait jour dans l’Algérie profonde. Il conviendrait désormais de donner quelques fondamentaux de servitudes à ceux qui n’y entendaient goutte et instruire en profondeur nos proxénètes politiques.

–  Sidi Raïs, que faire de ces incorruptibles signataires mobilisés par Du Tabbou, Boumalus, Bellabus et autres Gherascchus?

– Tout est de la faute de ces signataires de la « Déclaration ouverte » rendue publique le 20 juillet 2024, des maudits Du Tabbou, Boumalus, Bellabus et autres Gherascchus  et de leur communiqué de presse du 03 aout 2024 qui veulent fédérer les Algériens Insoumis pour impliquer la société civile dans une démarche opérante et inclusive d’analyse et d’action et activer la concertation et la convergence pour la formulation d’un projet national de démocratie et de libertés. Nous les avons désignés comme les responsables. S’il le faut, nous les ferons tous jeter à Soltanamo.

–  Sidi Raïs, que Votre Tyrannie s’avise que les démocrates envisagent de bâtir une Convergence du Hirak encore une fois.

– Eh bien, qu’on la rebâtisse en Notre Honneur !

– Sidi Raïs, que Votre Minorité s’avise qu’il y a là quelque risque…

– Que l’on fasse mander Genegreha et le Sieur Du Chorfi de Morte-Ethique afin qu’il nous sacre Empereur. Nous jouerons de la derbouka.

toute ressemblance avec la réalité est naturellement la reproduction de la réalité algérienne.

BOUZID AMIROUCHE

Déclaration. Au temps des JO 2024 ou une cabale et des dividendes

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DECLARATION

Londres le 07/08/2024

Depuis l’arrêt des manifestations massives et sans précédent dans l’histoire de l’Algérie indépendante du Hirak, l’État autocratique algérien n’a cessé de harceler les activistes ainsi que les simples commentateurs sur les réseaux sociaux. Femmes, adolescents et personnes âgées ont malheureusement été injustement emprisonnés.

Le pouvoir, incapable de donner à l’Algérie une aura sur la scène internationale, de comprendre le monde interconnecté, ou de réduire ne serait-ce que de peu le fossé qui le sépare des forces vives et du peuple algérien, tente de se donner une fausse apparence de vertu en défendant la cause palestinienne, en criant au complot contre l’Algérie, et en s’appropriant les victoires sportives pour en tirer des dividendes.

La cabale sévèrement condamnable contre Imane Khelif, que nous saluons au passage pour sa défense de sa dignité de femme, a été une occasion pour le pouvoir déplorable de tenter d’attirer l’attention sur lui, alors que des femmes comme Kamira Nait Sid et Mira Mokhnache sont toujours en prison.

Il est également regrettable de voir l’exploitation des Jeux Olympiques pour diffuser le message que l’Algérie est arabe, occultant ainsi l’origine amazighe de ce pays, ce qui constitue une atteinte à la dignité et aux droits humains.

Le sang de Dihia, Fadma N’Soumer, Taos Amrouche, Djamila Bouhired et de millions de femmes courageuses d’Afrique du Nord coule dans les veines des femmes injustement emprisonnées aujourd’hui, qui ont sacrifié leurs belles années à la défense des causes justes ou à l’expression de leurs opinions. Il coule également dans les veines de celles qui, par leur dévouement et leur talent, représentent fièrement l’Algérie sur la scène sportive internationale.

Comme le ridicule ne tue pas, la victoire de la jeune athlète Kylia Nemmour, formée en France et ayant décidé de représenter l’Algérie en raison d’un conflit avec la Fédération Française de Gymnastique, a été célébrée comme une victoire entièrement algérienne. Est-ce que cette sportive aurait pu connaître une carrière rayonnante si elle avait vécu en Algérie ? La réponse est très probablement non.

Combien d’Algériennes et d’Algériens ont pris des bateaux de fortune ? Combien de talents ont été récupérés par d’autres pays, dont les plus célèbres sont sans doute Zinedine Zidane et Karim Benzema ?

En cette période des Jeux Olympiques, qui ont réussi à donner, ne serait-ce que momentanément, un sourire et une joie à des millions d’Algériens, il est urgent de rappeler que la seule véritable construction capable de garantir des exploits dans tous les domaines – sportifs, scientifiques, techniques et littéraires – est une Algérie libre, humaine et effectivement démocratique.

Bureau de Londres

Mohand Rahmoune


Riposte Internationale

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