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dimanche 15 février 2026
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Le pot de terre contre le pot de fer

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Depuis l’avènement du terrorisme en Algérie à partir des années 90, qui a fait des dizaines de milliers de morts et qui a mis à genoux une population meurtrie et appauvrie, la Kabylie, à l’instar de quelques autres régions, a payé un lourd tribut, pour sa résistance et sa sociologie très particulière dans le bouillon Algérien.
A parti de 1991 et avec les diverses incursions terroristes et militaires dans certains maquis kabyles, beaucoup de villages ont été désertés et abandonnés par leurs habitants, de peur d’être inquiétés par les nouveaux seigneurs armés qui ne reculaient devant rien pour assouvir leurs besoins.

Cette situation dramatique a poussé les citoyens de certaines régions à prendre les armes et à se défendre face aux dépassements qu’ils subissaient. Nous pensons à ce tout premier village d’Azzefoun, Igujdal, situé sur les hauteurs des Ait chaffa qui, un jour de l’année 1992, ses habitants se sont organisés autour de quelques anciens combattants

de l’ex ALN, pour se défendre et braver ainsi la peur au nom de l’honneur et de la survie.
Malheureusement, le destin d’Igujdal n’est pas comme beaucoup d’autres régions ou les populations, par dépit et non-assistance, ont baissé les bras et ont tout bonnement désertés leurs hameaux et leurs villages. Des contingents entiers de populations se sont vues ainsi déracinées, déchirés et éparpillées partout sur les plaines « sécurisées » par l’armée et les autres services de sécurités.
Les régions les plus touchées par cet exode forcé, nous citerons certaines parties montagneuses des Ait Ouabane, les maquis escarpés de Sidi Ali Bounab dans la région des Iflissens N melli de Tadmait et surtout la partie sud du versant sud du Djurdjura.
Comme chaque malheur, ne vient jamais seul, ces lieux abandonnés ont été semés de mines anti-personnelles, posées soit par l’armée soit par les terroristes islamistes.

 

A l’occasion de la réalisation d’un documentaire sur ces villages, nous avons été surpris dans un hameau abandonné du côté de Hizer, dans la willaya de Bouira, par un habitant qui est venu vers nous pour en savoir plus. A la vue de notre caméra, il a tenu à témoigner sa rage en ces termes « Nous avons été chassés par des militaires sous le fallacieux prétexte que nous aidions les terroristes qui passaient à proximité de notre village. Un jour, des camions militaires sont arrivés à la place du village et des officiers, nous ont intimés l’ordre de quitter nos maisons et d’aller vivre dans les plaines, en vue de combattre aisément les hordes islamistes qui écumaient les environs ».
Ce jeune homme, au regard vif, a tenu à être avec nous, pour ne pas nous laisser prendre le risque de s’aventurer sur les sentiers dangereux. Il nous montre une petite maison située à l’entrée du village, dans laquelle, nous avons découvert des sourates entières, écrites sur les murs comme pour marquer un territoire mal acquis.

Un travail de déminage et de sécurisation des lieux doit être effectué par les autorités pour que ces populations reprennent les chemins oubliés qui mènent vers leurs villages, deux fois miliaires. Aux territoires abandonnés et désertés, on retrouve aussi, les maquis et les forêts minés que les citoyens voudraient bien reconquérir puisqu’il s’agit de la terre nourricière de leurs ancêtres. Il est par ailleurs important de signaler que l’Algérie a ratifié la convention d’Ottawa, portant sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnelles et leur destruction.
Néanmoins et dans l’opacité la plus totale, aucun travail de déminage n’est effectivement fait sur le terrain, d’où ces explosions qui emportent à chaque fois, les vies de dizaines d’innocents et blessent beaucoup d’autres.

Par Hocine REDJALA

Congrè Kabyle de Canada

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Communiqué:

Afus deg ufus

Construire ensemble

Montréal, 17 septembre 2018- Le Conseil d’Administration (CA) du Congrès des Kabyles du Canada (CKC), qui s’était réuni le 9 septembre dernier, est heureux d’annoncer l’investiture du M. Hocine Toulaït à titre de président du CA du CKC. Les membres du CA en sont honorés et s’engagent à travailler sous la direction d’un homme toujours au service de la communauté kabyle du Canada. Le président du CKC, M. Hocine Toulait,  est bien avisé des défis que notre communauté doit relever, afin de mener ensemble le projet du CKC qui lui tient à cœur. Avec sa connaissance approfondie de la communauté kabyle et du fonctionnement de la société canadienne, M. Toulait est la personne indiquée pour diriger cette nouvelle organisation, qu’est le CKC ,qui se veut  moderne, rassembleuse et démocratique.
M. Toulait possède un parcours riche et varié sur les plans académique, professionnel, artistique et communautaire. Après ses études universitaires en Algérie et en France où il obtint un doctorat en économie, il occupa un poste d’enseignant et plusieurs postes de responsabilités à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Au Canada, M. Toulait est fonctionnaire au gouvernement fédéral à Ottawa. Il est également conférencier, artiste et un chevronné militant de la cause kabyle et amazighe. Depuis février 2017, il a fait partie du Comité de préparation des  assises du Congrès des Kabyles du Canada. Il en a également été son porte-parole jusqu’au mois de mai 2018. Depuis la naissance du CKC, il travaille sans relâche avec ses collègues du CA pour bien s’imprégner des objectifs arrêtés par les assises constitutives du 13 mai 2018.
Les compétences de M. Toulait, son parcours et son engagement sans faille ont motivé les membres du CA à lui accorder, à l’unanimité, leur confiance en vue de diriger le CKC. Ce qu’il a accueilli avec beaucoup de sérénité et d’humilité, comme le soulignent ses premiers propos à la suite de son élection : « C’est avec beaucoup d’humilité et un grand respect pour vous, membres du Conseil d’Administration du CKC, que j’accepte la responsabilité que vous venez de me confier. Désormais, nous devons conjuguer nos efforts afin d’accomplir la mission que nos compatriotes kabyles du Canada nous ont confiée le 13 mai 2018. Nous avons le devoir et l’immense privilège de produire une vision capable de défaire le défaitisme chronique. »
Le nouveau président, M. Toulait, s’attelle à structurer le CA pour bâtir un CKC solide et efficace. Dans un proche avenir, il rendra public son plan d’action. Les membres du CA sont confiants que M. Toulait saura coordonner leurs efforts et traduire en actes l’esprit et la philosophie du CKC. Les femmes et les hommes du CA l’assurent de tout leur soutien et de leur collaboration pour mener à bien sa mission.
Le Conseil d’Administration du Congrès des Kabyles du Canada
Courriel du Président du CKC,  M. Hocine Toulait : ckc.president1@gmail.com

Présentation et signature du livre de Yassine Akhiate à « L’Harmattan »

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Yassine Akhiate, fils du grand militant amazigh marocain feu Da Brahim Akhiate, présentera son livre intitulé « L’audiovisuel au Maroc en 10 questions : Approche socio-économique », le 22 septembre à l’espace L’Harmattan à partir de 19h.
Dans ce travail, Yassine Akhiate dresse un panorama des différents questionnements qui concernent le secteur de l’audiovisuel, ses acteurs institutionnels et économiques, ainsi que la dynamique qui les anime.
De précieux renseignements y sont fournis sur des sujets divers affectant le quotidien des Marocains, que nous donne à découvrir l’auteur dans cette rencontre avec le public à l’Espace L’Harmattan à Paris. Yassine AKHIATE est professeur associé en économie des médias en sciences des langues, de l’information et de la communication à l’Université Mohammed V de Rabat, et membre de la Chaire de l’UNESCO sur les pratiques journalistiques et médiatiques à Strasbourg dans le cadre du réseau ORBICOM.

 Fatiha Aarour 

Paris : Dernier hommage à Djamel ALLAM

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Ce lundi 17 septembre après-midi, levée de corps du défunt Djamel Allam à Paris. Une foule nombreuse est venue lui rendre un dernier hommage … Kamel Hamadi , Idir , Ben Mohamed , Akli D , Malika Domrane , Rachid Arhab…et plusieurs autres artistes connus et moins connus étaient présents …Arrivée du corps à l’aéroport de Béjaia demain à 09h30 …

Par la Rédaction

Rassemblement du mouvement algérien « Mouwatana » à Paris

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Mouwatana, est-ce le début d’un éveil national ?

Une foule importante de ressortissants algériens a répondu à l’appel de « Mouwatana Paris » pour un rassemblement qui a eu lieu hier le samedi 15 septembre dans l’après-midi à la place « République » dans la capitale de l’hexagone.

Mouwatana est un mouvement populaire algérien qui milite pour empêcher le 5e mandat du président Bouteflika qui est soutenu par le pouvoir en place, par son oligarchie et ses relais qui ont d’ores et déjà entamé sa préparation.

Le même jour en Algérie, la police a empêché le déroulement d’un même rassemblement à Bejaia par la répression des manifestants et l’arrestation des responsables de ce mouvement en l’occurrence Sofiane Djilali et Zoubida Assoul.

       Prise de parole par Ali Benouari

À Paris, dans son intervention Ali Benouari qui est l’un des responsables de ce mouvement considère que la diaspora algérienne qui représente 20% de la population algérienne est l’avenir et le salut de cette patrie. Ce rassemblement qui est précédé par d’autres, similaires à Alger et à Constantine, c’est le début d’un éveil national, précise-t-il. Les Algériens commencent à connaître ce qui se passe dans leur pays et veulent le départ de ce régime qui a ruiné le pays. Il a aussi pointu du doigt les forces étrangères et particulièrement la France qui marchande son soutien au régime algérien qui est prêt à tout offrir pour se maintenir au sommet de l’État.

Une lettre de Zoubida Assoul, présidente du mouvement a été lue par une représentante du mouvement Mouwatana. Dans sa lettre Madame Assoul a insisté sur la « nécessité d’un changement pacifique et la construction d’une alternative pour sortir l’Algérie des différentes crises multidimensionnelles qui la paralysent et hypothèquent son avenir. La solution ne peut venir que de ses enfants compétents qui s’y trouvent en l’Algérie ou qui vivent à l’étranger, assure-t-elle.

La feuille de route de cette alternative sera présentée à la conférence nationale de Mouwatana qui aura lieu à Zeralda le 13 octobre prochain.

Mamart Arezki

 

La création de l’académie algérienne de la langue amazigh : loi promulguée et publiée

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Enfin ! La loi organique relative à la création de l’Académie algérienne de la langue amazighe est promulguée et publiée dans le journal officiel n°:54 du 5 septembre 2018.

C’est une décision à saluer et à applaudir après tant de sacrifices et après le sang des jeunes à la fleur de l’âge qui a coulé pour cette identité et cette langue millénaire, mais en dépit de cela, les régions amazighophones en général et la Kabylie en particulier n’ont pas sauté de joie.

C’est un acquit tant attendu et tant souhaité, mais le pouvoir algérien a habitué les militants de cette juste cause à la manipulation et à reprendre de la main gauche, ce qu’il donne de la main droite. Pour cette raison la population reste méfiante et attend la suite réservée à cette académie, les membres qui vont la constituer, la liberté qui lui sera octroyée, les moyens qui lui seront attribués … pour pouvoir accomplir sa tâche dans les meilleures conditions ou juste une institution de façade qui ne sera que poudre aux yeux.

Espérons que le régime ne restera pas éternellement mauvais élève après tant d’expériences et tant d’échecs. Il est temps qu’il comprenne que la volonté du peuple finit toujours par triompher même si souvent dans la douleur, les larmes et le sang. Le poète Tunisien Abou El Kassim Chabi l’a éternisée par ce vers : « Si le peuple décide de vivre, même le destin se pliera devant sa volonté ».

 

 

La rédaction

 

 

 

 

 

 

Maurice Audin. Déclaration de Sadek Hadjerès

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Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France: Le berbère est la deuxième langue parlée en France

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Entretien avec Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France .

Le berbère est la deuxième langue parlée en France, c’est le résultat d’une enquête famille du recensement de 1999 effectuée par le « Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne ». Indique que parmi les langues non territoriales parlées en France, les plus pratiquées sont les langues berbères (kabyle, chleuh, rifain, chaoui) avec un total de 1,5 à 2 millions en France. Vient ensuite l’arabe dialectal (270.000), l’arménien occidental (180.000), le romani, langue des Roms (200.000), le yiddish (100.000) ou le judéo-espagnol (quelques milliers).

Berbère télévision

Venezuela – Maurice Lemoine, journaliste : « Je suis en colère contre ma profession »

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Maurice Lemoine, journaliste spécialiste de l’Amérique latine, porte un regard très critique sur sa profession . « Un jeune journaliste qui va aujourd’hui au Venezuela et qui revient avec un discours différent en disant l’opposition vénézuélienne n’est pas démocratique, qui va le publier, il va se faire jeter partout. »

MEDIA PART

Mouvement Mouwatana : Appel à un rassemblement samedi à Paris

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Le mouvement Mouwatana poursuit ses actions sur le terrain afin de fédérer un maximum de citoyens contre le cinquième mandat. La prochaine étape est prévue samedi à la place de la République, à Paris. Ce rassemblement est soutenu par des organisations politiques et associatives de la communauté algérienne à l’étranger. La majorité d’entre elles est affiliée aux partis des personnalités nationales qui ont créé l’Instance de coordination du mouvement d’opposition Mouwatana, à l’instar de l’antenne de Nida El-Watan en France, formation politique de l’ancien ministre délégué au Trésor public Ali Benouari, de l’Union pour le changement et le progrès présidée par Zoubida Assoul, le bureau à Paris du parti Jil Djadjid de Djilali Soufiane, le Front des forces vives et le Forum démocratique. Les initiateurs de Mouwatana et leurs représentations à l’étranger annoncent ainsi la naissance d’un collectif de la communauté algérienne pour dénoncer, lit-on dans un communiqué rendu public hier, “la volonté du régime d’imposer sa reconduction par un cinquième mandat et sensibiliser l’opinion publique internationale et les dirigeants étrangers à la nécessité d’accompagner les mouvements de démocratisation et non de couvrir et d’appuyer des régimes despotiques dont la gouvernance et la prédation finiront par provoquer une déflagration en Algérie qui ne manquera pas d’avoir de graves conséquences sur les pays de la rive européenne de la Méditerranée”. Ce collectif estime que le pays vit “une crise politique majeure démultipliée par une situation économique, sociale et désormais sanitaire chaotique”. Et d’ajouter : “Ce régime, fondé sur la force, la corruption, le népotisme, le régionalisme et la spoliation des moyens de la nation, est devenu une menace pour la pérennité de l’État et la stabilité l’Algérie.”
Les signataires de ce communiqué appellent à “l’urgence du départ du régime, de manière pacifique mais résolue pour l’instauration d’un état de droit en Algérie”.
Le rassemblement de Paris est le troisième initié par Mouwatana après celui d’Alger et de Constantine, tous deux empêchés par les forces de l’ordre. Samedi, le mouvement prévoit aussi d’effectuer une sortie de proximité au centre-ville de Béjaïa. Le mouvement se fixe comme objectif de parvenir à une transition politique pacifique, estimant que le départ réclamé de l’actuel président de la République “ne signifie pas à lui seul un changement de système de gouvernance”. C’est pourquoi, insistent ses leaders, il est crucial de mener des réformes politique et institutionnelles de grande ampleur dont l’élaboration d’un projet de Constitution modèle et un plan de sortie de crise avec un échéancier. Le mouvement Mouwatana affirme que l’empêchement des manifestations en Algérie démontre “encore une fois la nature répressive et attentatoire aux libertés constitutionnelles du régime”.

Nissa H.

Selon le journal Liberté