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mercredi 18 février 2026
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Mouwatana : « il faut empêcher la régénération de ce régime »

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La longévité de toutes les tyrannies dépend des valets, des soumis, des serviles, des courtisans et des lèche-bottes qui se liguent pour courber l’échine du peuple afin que l’arbitraire et l’oppression prennent de l’ampleur tout en suçant le sang des masses populaires pour qu’ils ramassent sous les pieds des gros ventres le reste des miettes qui tombent de leurs riches festins.

Ce sont ces groupuscules opportunistes que le mouvement Mouwatana fustige dans son communiqué ci-dessous. Ces gens qui mettent en priorité leurs intérêts personnels aux dépens de la patrie et de toute la nation. Ces partis que ne représentent qu’eux-mêmes qui tantôt appellent au cinquième mandant et tantôt à la prolongation du mandat présidentielle. Mouwatana qualifie ces appels d’attentats à la morale, à l’État de droit, la démocratie et aux intérêts stratégiques du pays. Le mouvement ajoute que cette position est une trahison à l’espoir d’un changement que les Algériens appellent de tous leurs vœux.

Après avoir rappelé ses propositions que se résume à sept points, le mouvement Mouwatana appelle les citoyens à ne pas baisser les bras et à s’impliquer davantage pour empêcher la régénération de ce régime pour cinquante autres années.

Ali Aït Djoudi 

 

Le texte du communiqué :

Communiqué

Conférence pour la transgression de la Constitution ?

À l’approche de la convocation du corps électoral pour les élections présidentielles, des manœuvres aussi bruyantes qu’insolites sont initiées par les spécialistes de la perfidie et du double langage.

Proposer une prolongation à vie au régime moribond au motif que celui-ci est dans l’embarras est tout simplement trahir l’espoir d’un changement que les Algériens appellent de tous leurs vœux. Alors que le pouvoir, dans son incurie, s’est piégé lui-même et devant une échéance que les Algériens espèrent toujours être le point final à un règne aussi désastreux que désespérant, la morale politique aurait voulu qu’un appel à la mobilisation générale soit lancé contre toute forfaiture supplémentaire.

Malheureusement, non seulement les habituels profiteurs du régime se sont mis, avec zèle, à soutenir l’insoutenable, voilà que les faux opposants enlèvent le masque et proposent toute honte bue de faire l’apologie de la transgression de la Constitution, de marcher sur le peu de légitimité légale qui reste et de pousser le pays vers un inconnu aventureux. Qu’ont-ils pu obtenir en échange ?

La prolongation du mandat présidentiel est tout simplement un attentat à la morale, à l’État de droit, la démocratie et aux intérêts stratégiques du pays.

Dans cette période de crise, engendrée par l’incompétence, l’irresponsabilité et la malhonnêteté du pouvoir, il aurait fallu laisser cette caste au pouvoir, seule, face à ses méfaits et non pas se proposer de lui offrir une couverture politique en négociant sur le dos du peuple.

En tout état de cause, Mouwatana appellera à une contre conférence, et ce, pour l’application stricto sensu de la Constitution (bien que celle-ci soit l’émanation d’amendements illégitimes).

Rappelons que Mouwatana avait fait les propositions suivantes pour une sortie de crise :

1) Renoncement au 5e mandat ou à un remplacement de simple forme.

2) Élection présidentielle ouverte, avec des garanties politiques négociées, permettant l’émergence d’une personnalité pour un mandat unique proposant la refonte des institutions républicaines.

3) Mise en place d’un gouvernement d’union nationale pour gérer le quotidien et préparer les conditions idoines pour une véritable relance socio-économique.

4) Sous l’égide du Président élu, mise en place d’un processus constituant avec l’ensemble des partenaires politiques et de la société civile pour aboutir à une Constitution répondant aux attentes du pays (une Constitution modèle sera proposée par Mouwatana). Cette Constitution devrait valider un régime semi-présidentiel plus équilibré, avec un gouvernement responsable face aux élus du peuple, un pouvoir judiciaire indépendant de l’exécutif et des contre-pouvoirs sérieux, avec une cour constitutionnelle indépendante. Elle devra être approuvée par le peuple lors d’un référendum.

5) Les lois touchant aux libertés publiques, aux médias, aux partis politiques, aux élections, etc. devront être amendées en fonction des nouvelles données.

6) Les nouvelles institutions devront être élues sous l’égide d’une commission électorale indépendante de l’exécutif et ayant la haute main sur l’ensemble du processus.

7) La fin du mandat présidentiel laissera place à une véritable compétition politique concernant cette fois-ci les projets de société.

(Résolution Politique adoptée par la Conférence Nationale du 13.10.2018)

Mouwatana appelle les citoyens à ne pas baisser les bras et à s’impliquer davantage pour empêcher la régénération de ce régime pour cinquante autres années avec la complicité active de nombreux partis politiques.

Enfin, Mouwatana rappelle que son représentant Abdelkrim Zéghilèche est toujours en prison pour un motif politique et fait un appel aux avocats, aux défenseurs des droits de l’homme et plus généralement à toute la société civile pour lui apporter un soutien actif.

Le Coordinateur National

Dr Soufiane Djilali

 

 

 

 

Edouard Philippe : « Nous avons fait des erreurs » (Interview)

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 INTERVIEW – le Premier ministre détaille les mesures en réponse à la crise des « gilets jaunes ».

Est-il encore possible de réformer après la crise sociale que nous venons de traverser ?

C’est indispensable. Notre objectif est de continuer à transformer, à moderniser le pays, à répondre à des questions qui sont posées depuis trop longtemps. Cette période montre même la nécessité de ne pas rester immobile.

 

Ceux qui disent que le quinquennat est terminé se trompent ?

Peut-être le souhaitent-ils et sans doute auraient-ils souhaité qu’il ne commence jamais. Mon objectif est qu’il continue, que nous allions vite et loin. Je crois que la mobilisation des gilets jaunes ne traduit pas une aspiration pour le statu-quo, au contraire. La mobilisation de samedi dernier a été plus faible et plus calme. J’y vois l’effet des propositions formulées par le président de la République, à la fois sur les mesures et la volonté de lancer un grand débat national.

On a aussi constaté que la motivation d’une partie de ceux qui avaient enfilé un gilet jaune allait encore au-delà de l’expression de revendications sociales. Beaucoup de Français et de gilets jaunes ont été choqués par certains modes d’actions, la violence, la radicalité. Je constate enfin que quand le président de la République et moi-même avons réuni les forces politiques, syndicales et les associations d’élus pour appeler au calme, le message a été relayé. Il faut saluer ce sens des responsabilités de tous. J’ai constaté que certains responsables politiques, après avoir soutenu les gilets jaunes, et parfois en avoir porté, l’avaient finalement oublié et appelé au calme en constatant les débordements. Chacun a pris ses responsabilités, tant mieux.

 

Dans quelle mesure avez-vous été pris de court par cette crise ?

Dès l’élection du président de la République, voire même avant, nous savions que la colère était là. La majorité actuelle est dépositaire de cette envie de changement pour que chacun puisse choisir sa vie et vivre de son travail. Je me souviens avoir prononcé en juillet dernier un discours exclusivement axé sur la colère. Certains en ont été surpris alors que nous étions en pleine euphorie de la Coupe du Monde. Cela dit, il était difficile de prévoir que la colère des Gilets Jaunes s’exprimerait de cette façon et à ce moment précis. Nous avons reçu le message des Français : ils veulent que nous allions plus vite sur le pouvoir d’achat tout en les associant davantage à la décision.

 

Vous récusez l’expression de tournant social ?

Il n’y a pas de tournant. Il y a un changement de méthode. L’objectif reste de créer plus de richesse, de réduire le coût du travail, d’être plus compétitifs, de tenir nos comptes publics. Nous allons accélérer les mesures qui permettent de distribuer du pouvoir d’achat tout en conservant celles qui améliorent la compétitivité des entreprises. C’est la raison pour laquelle nous ne revenons pas sur la bascule du CICE en baisse de charges en dépit de son coût exceptionnel en 2019. Baisser le coût du travail tout en augmentant le pouvoir d’achat est indispensable pour notre pays.

 

Pourtant, vous reportez des baisses d’impôts promises aux entreprises pour financer celles des ménages…

Nous voulons faire en sorte que le travail paie et nous baissons les impôts pour tout le monde, les ménages, comme pour les entreprises et les investisseurs. Pour les salariés, la prime exceptionnelle va bien plus loin que ce qui a été fait par le passé. Elle sera totalement défiscalisée (impôts, charges sociales, CSG-CRDS), jusqu’à un montant de 1.000 euros, pour les salariés qui gagnent moins de trois fois le SMIC. Cette prime pourra être versée librement par l’entreprise, dans des conditions simples et lisibles. J’ai déjà vu beaucoup d’entreprises dire se saisir de cette opportunité, et pas uniquement des grands groupes comme Total ou Orange.

 

Combien rapporteront pour les salariés les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées ?

Nous avons fait le choix d’une défiscalisation, en plus d’une suppression de cotisations, pour que l’impact sur le pouvoir d’achat des salariés soit maximal. Le gain s’élèvera à 400 euros par an en moyenne.

 

Qu’en est-il de la hausse du smic de 100 euros ?

L’engagement du président passera par une hausse massive de la prime d’activité. Cela permet d’aller vite : dès le 5 février, la prime sera versée pour compléter le salaire de janvier et atteindre ainsi la hausse de 100 euros. Elle permet de tenir compte des éléments de justice sociale, et notamment de l’ensemble des revenus du foyer. Nous avons préféré cette solution à une baisse des cotisations salariales, qui était plus injuste et qui, à ce titre, a déjà été censurée par le conseil constitutionnel. C’est la proposition du gouvernement mais nous en débattrons naturellement au Parlement. À terme, il faut aussi travailler pour rendre cette prime d’activité plus lisible et plus automatique.

 

Quelles seront les conséquences pour les salariés concernés ?

Nous allons élargir le nombre de foyers éligibles, qui passera de 3,8 millions à 5 millions. Car cette réforme va bien au-delà des personnes qui sont juste au SMIC : tous les salariés célibataires sans enfant auront 100 euros de plus jusqu’à 1.560 euros net de revenus. Avec un enfant, une mère célibataire, et elles sont nombreuses sur les ronds-points, pourra percevoir la prime jusqu’à 2.000 euros de salaire. Un couple de deux enfants, dont l’un gagne le smic et l’autre 1.750 euros, verra ses revenus augmenter de 200 euros. Par ailleurs, utiliser la prime d’activité permet aussi d’inclure les indépendants et les fonctionnaires dont les rémunérations sont proches du smic.

 

Tous les salariés au smic ne seront donc pas concernés ?

Cela peut paraître étonnant, mais 1,2 million de salariés autour du Smic se trouvent dans les 30 % des foyers Français les plus aisés. Notre objectif est d’accroître le pouvoir d’achat des foyers de la classe moyenne, c’est ce qu’ont demandé les « gilets jaunes » et dans ce contexte prendre en compte l’ensemble des revenus ne me paraît pas scandaleux. C’est même un sujet de justice sociale.

Combien de retraités vont bénéficier de la mesure sur le taux de CSG annoncée par Emmanuel Macron ?

Nous prenons là aussi en compte une demande légitime de justice sociale. Nous avions un dispositif dans lequel 60 % des retraités étaient touchés par l’augmentation de CSG. Nous revenons sur cette situation et nous allons faire en sorte que seuls 30 % des retraités soient concernés par cette augmentation qui, je le répète, finance la baisse de cotisations et donc le pouvoir d’achat des salariés…

Sur le pouvoir d’achat, n’avez-vous pas eu la tentation d’augmenter le SMIC ce qui aurait été bien plus simple ?

Augmenter le SMIC, et l’augmenter massivement, c’était faire porter sur les entreprises le coût de cette mesure ce qui aurait conduit à une hausse significative du coût du travail défavorable à l’emploi. Nous aurions été en contradiction avec nos engagements en faveur de la compétitivité.

Quelle sera la facture pour les finances publiques de cet ensemble de mesures ?

Les mesures annoncées par le président vont coûter de l’ordre de 10 milliards d’euros. Nous avions annoncé pour 2019 un déficit de 2,8 %, en réalité, plutôt de 1,9 % du PIB si l’on soustrait le coût exceptionnel de la transformation du CICE en baisse de charges. Notre objectif est de tenir au maximum nos engagements.

Nous assumons une légère augmentation du déficit du fait de l’accélération de la baisse des impôts. Mais nous faisons attention aux comptes publics, et nous prenons une série de mesures, sur les entreprises et sur les dépenses, de l’ordre de 4 milliards. Cela devrait permettre de contenir le déficit à environ 3,2 % pour 2019.

Comment parvenez-vous à réduire la facture laissée par la crise des « gilets jaunes » ?

Nous le faisons d’abord par des recettes supplémentaires. Nous avons pris l’engagement d’une diminution progressive du taux de l’impôt sur les sociétés pour atteindre le niveau de 25 % en 2022. En 2019, le taux devait passer de 33 % à 31 %. Cette baisse ne concernera finalement que les entreprises ayant moins de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires. La mesure étant décalée d’un an pour les autres. Nous demandons donc un effort aux plus grandes entreprises pour nous permettre de dégager une recette supplémentaire de l’ordre de 1,8 milliard d’euros.

 

Y a-t-il d’autres mesures ciblant les entreprises ?

Nous allons mettre en place une taxe sur les Gafa dès 2019 à l’instar de certains de nos partenaires dans l’attente de la taxe européenne qui a fait l’objet d’un accord récent. Il est profondément injuste que la fiscalité de ces groupes ne soit pas en ligne avec celle des autres entreprises. Cela devrait permettre de générer 500 millions d’euros de recettes, et ce niveau peut être atteint dès l’an prochain. Enfin nous allons revoir ce qu’on appelle la « niche Copé » sur les opérations intra-groupe des entreprises, qui rapportera de l’ordre de 200 millions d’euros.

L’État va-t-il aussi devoir se serrer la ceinture ?

Nous allons engager avec les parlementaires au cours de l’année 2019 un exercice de maîtrise de la dépense. Dans le cadre de l’exécution du budget 2019, nous devrons trouver d’1 à 1,5 milliard d’euros d’économies. Là aussi, c’est un travail que nous devons mener avec le Parlement.

Que répondez-vous à la presse allemande, qui dit que Macron a transformé la France en une nouvelle Italie ?

Notre situation est bien différente de celle qui prévaut en Italie. La cohérence de notre projet est quand même assez éloignée des idées avancées par les différentes parties du gouvernement italien. Nous allons continuer à moderniser le pays avec des réformes aussi importantes que l’assurance chômage, la fonction publique et les retraites.

 

La majorité a donné l’impression de ne pas être totalement soudée pendant cette crise des « gilets jaunes » …

Ce n’est pas du tout mon impression. Sur un ensemble de plus de 350 députés, il est logique et même sain que des voix diverses s’expriment. On ne peut pas s’être plaint il y a un an de l’absence de débat et aujourd’hui regretter cette diversité. Le débat est sain. J’écoute les députés de la majorité et même au-delà. Mais à chaque fois qu’il y a eu un vote, nous avons eu un soutien très fort, et encore 358 voix la semaine dernière.

Un certain nombre de députés souhaitent aller plus loin sur la taxation des hauts revenus…

Je ne doute pas que ce sujet sera regardé dans le cadre du grand débat national. Nous ne sommes pas favorables à revenir sur la suppression de l’ISF, qui a contribué à l’amélioration de l’attractivité de la France. Les investissements étrangers en France ont augmenté, la France va tirer parti du Brexit. L’ISF était handicapant pour les entreprises françaises.

Quel regard global portez-vous sur la fiscalité française ? Le jugez-vous trop ou pas assez redistributif ?

Si vous rencontrez un jour un Français qui estime que notre système est simple, facile à comprendre et totalement juste, présentez-le-moi ! Notre fiscalité est le résultat d’une sédimentation incroyable de mécanismes, de niches, de barèmes etc. qui se sont accumulés au fil des ans. C’est cela dont il faut parler y compris sur la question de la redistribution. Nous avons déjà commencé à simplifier en engageant la suppression de la taxe d’habitation

 

Avez-vous un regret sur le 80 km/h ? Le président aurait lui-même dit « c’est une connerie » …

J’assume l’impopularité de cette décision. J’attends avec une vraie impatience son évaluation. Nous aurons de premiers chiffres début 2019, et nous tirerons le bilan de cette mesure en juillet 2020.

Des « gilets jaunes » évoquent aussi sur le « RIC », le référendum d’initiative citoyenne, qu’en pensez-vous ?

Ce débat aussi, nous allons l’avoir. Je ne vois pas comment on peut être contre son principe. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet ni dans n’importe quelles conditions. C’est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France. Comme l’est le vote blanc.

Après l’attentat de Strasbourg, des théories complotistes ont été émises par certains « gilets jaunes » emblématiques. Que cela vous inspire-t-il ?

Ces accusations m’ont écœuré et consterné. Elles ne m’ont pas surpris, parce que la fascination du complot prospère malheureusement souvent.

Qu’avez-vous appris de cette crise ?

Nous avons fait des erreurs. Nous n’avons pas assez écouté les Français. Je reste persuadé qu’ils veulent qu’on transforme ce pays. Je leur dis que leur impatience est la mienne.. Nous allons continuer à réparer le pays en les associant davantage.

Quel regard portez-vous sur l’incarcération au japon de Carlos Ghosn et l’avenir du groupe Renault-Nissan ?

Tant qu’un jugement de condamnation n’est pas intervenu, toute personne est présumée innocente. C’est le cas de Carlos Ghosn. Comme beaucoup de Français, j’ai découvert les rigueurs extrêmes du système procédural japonais. Pour le reste, je considère que la gouvernance de Renault a pris les bonnes décisions ces derniers jours.

Emmanuel Macron a évoqué la taxation des revenus des dirigeants du CAC40, qui doivent être domiciliés en France. A quoi pensez-vous ?

Quand on préside une entreprise importante qui a son siège social en France, on doit payer ses impôts en France. Cela ne fait aucun doute. Ce ne sera pas dans le projet de loi d’urgence qui sera examiné cette semaine mais le Parlement se saisira de ce sujet très rapidement…

 

Vous vous inquiétez souvent de l’évolution de la dette. Avec la hausse du déficit, faut-il s’attendre à voir celle-ci passer le seuil des 100 % du PIB en 2019 ?

Notre objectif est de faire baisser la dette d’ici la fin du quinquennat. C’est un horizon qui reste pour moi indispensable. Je trouve fascinant de voir tant de gens s’inquiéter du seuil symbolique des 100 %, mais qui pendant des années ne se sont pas préoccupés de la dette de la SNCF en faisant mine de croire qu’elle n’était pas une dette de l’Etat. Nous avons choisi de traiter la question de la dette de la SNCF en prenant les choses en main et en les assumant, j’accepte les risques que cela implique.

 

La majorité a donné l’impression de ne pas être totalement soudée pendant cette crise des « gilets jaunes » …

Ce n’est pas du tout mon impression. Sur un ensemble de plus de 350 députés, il est logique et même sain que des voix diverses s’expriment. On ne peut pas s’être plaint il y a un an de l’absence de débat et aujourd’hui regretter cette diversité. Le débat est sain. J’écoute les députés de la majorité et même au-delà. Mais à chaque fois qu’il y a eu un vote, nous avons eu un soutien très fort, et encore 358 voix la semaine dernière.

 

Un certain nombre de députés souhaitent aller plus loin sur la taxation des hauts revenus…

Je ne doute pas que ce sujet sera regardé dans le cadre du grand débat national. Nous ne sommes pas favorables à revenir sur la suppression de l’ISF, qui a contribué à l’amélioration de l’attractivité de la France. Les investissements étrangers en France ont augmenté, la France va tirer parti du Brexit. L’ISF était handicapant pour les entreprises françaises.

Source : Les Echos

Gilets jaunes : Edouard Philippe annonce un débat sur le référendum d’initiative citoyenne

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French Prime Minister Edouard Philippe, appointed interim Interior Minister, leaves following the weekly cabinet meeting at the Elysee Palace in Paris, France, October 3, 2018. REUTERS/Philippe Wojazer - RC144C323BE0

Dans un entretien aux Echos, le Premier ministre a concédé des «erreurs», dans le contexte de la mobilisation anti-gouvernementale des Gilets jaunes, et a annoncé un débat sur le référendum d’initiative citoyenne.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la tenue d’un débat sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC), une des principales revendications des Gilets jaunes, qui peut être un «bon instrument dans une démocratie», dans le journal des Echos à paraître le 17 décembre.

«Je ne vois pas comment on peut être contre son principe. Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet ni dans n’importe quelles conditions. C’est un bon sujet du débat que nous allons organiser partout en France. Comme l’est le vote blanc», a déclaré le chef du gouvernement, dans cet entretien mis en ligne le soir du 16 décembre.

Le RIC prévoit de redonner voix au peuple dans le débat politique, «dans tous les domaines et à tous les niveaux territoriaux afin que les citoyens puissent avoir le dernier mot pour imposer leurs décisions», selon les termes d’une pétition relayée par des groupes de Gilets jaunes, qui regroupe plus de 60 000 signatures. Le RIC permettrait donc à toute proposition d’un citoyen français – qu’elle soit législative, abrogatoire, révocatoire ou constituante – de faire l’objet d’un référendum national, si tant est qu’elle regroupe un nombre suffisant qui reste à définir de signatures de ses compatriotes.

Nous n’avons pas assez écouté les Français

Le locataire de Matignon a par ailleurs concédé que l’exécutif avait commis «des erreurs» dans la gestion de la crise des Gilets jaunes. «Nous n’avons pas assez écouté les Français. Je reste persuadé qu’ils veulent qu’on transforme ce pays. Je leur dis que leur impatience est la mienne. Nous allons continuer à réparer le pays en les associant davantage», a-t-il assuré.

La hausse mensuelle de 100 euros net ne concernera pas tous les salariés au Smic

Détaillant les différentes mesures annoncées le 10 décembre par Emmanuel Macron, le Premier ministre a affirmé que le gain de 100 euros net pour les salariés proches du Smic se concrétiserait par «une hausse massive de la prime d’activité» versée «dès le 5 février pour compléter le salaire de janvier». Cette hausse ne concernera donc pas l’ensemble des salariés touchant un salaire équivalent au Smic car la prime d’activité tient compte de l’ensemble des revenus du ménage. «Nous allons élargir le nombre de foyers éligibles qui passera de 3,8 millions à 5 millions», s’est-il néanmoins défendu.

«Elle permet de tenir compte des éléments de justice sociale, et notamment de l’ensemble des revenus du foyer. Nous avons préféré cette solution à une baisse des cotisations salariales, qui était plus injuste et qui, à ce titre, a déjà été censurée par le conseil constitutionnel» a-t-il en outre expliqué.

Et de préciser : «Cette réforme va bien au-delà des personnes qui sont juste au Smic : tous les salariés célibataires sans enfant auront 100 euros de plus jusqu’à 1 560 euros net de revenus. Avec un enfant, une mère célibataire, et elles sont nombreuses sur les ronds-points, pourra percevoir la prime jusqu’à 2 000 euros de salaire. Un couple [avec] deux enfants, dont l’un gagne le Smic et l’autre 1 750 euros, verra ses revenus augmenter de 200 euros.»

La prime d’activité soumise à des conditions très strictes, est reversée actuellement à ceux qui touchent entre 0,5 et 1,2 Smic.

 

Par STEPHANE DE SAKUTIN
Source Journal RT France

Deux mineurs traversent le détroit de Gibraltar sur une chambre à air

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Pas de go-fast ni de patera pour deux mineurs qui viennent de faire la traversée du détroit de Gibraltar sur une chambre à air.

Les deux jeunes, dont la nationalité n’a pas été révélée, ont été secourus samedi par les services de secours espagnols après un appel lancé depuis le Maroc au centre de Sauvetage en mer espagnol.

« Deux mineurs flottaient sur une roue de camion, dans la baie d’Algésiras », indiquent les secours espagnols.

« Nous avons mobilisé un navire de sauvetage et averti tous les bateaux présents dans la zone. Un ferry nous a appelés pour dire qu’il les avait vus », font savoir les secours.

Source : bladi.net

Lorsque Amara Benyounes fuit Naïma Salhi (vidéo)

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Même ceux qui soutiennent le pourvoir en place finissent par se rendre compte que la colère du peuple est terrible pour eux.

Khalida Toumi a failli une fois être lynchée par les siens, mais malheureusement pour elle, elle ne s’est rendu compte que trop tard et que s’opposer à la volonté populaire est une erreur fatale qu’on paye très cher, et elle a fini par tout perdre et le pouvoir et le peuple.

Amar Ben Younes qui a choisi aussi le camp du régime, apparemment a tiré la leçon de sa compagne de route Khalida et pour éviter de s’enfoncer davantage, lors du congrès de Taj, il a évité de se photographier à côté de celle qui ne ratte nulle occasion pour vomir sa haine contre les Kabyles et leur culture. Le président du MPA a changé de place dès que cette femme a rejoint le groupe des présents sur l’estrade.

La rédaction

 

 

 

Festival du théâtre amazigh de Batna: Ambiance enthousiaste lors de la soirée d’ouverture

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gold mask of tragedy and comedy between a red theatre curtain

BATNA- Une ambiance enthousiaste a marqué, jeudi, la soirée d’ouverture de la 10ème édition du festival culturel national de théâtre d’expression amazighe au théâtre régional de Batna.

La cérémonie a été particulièrement rythmée par la musique folklorique, moderne et traditionnelle de la troupe « Newzik » de la ville de Merouana qui a régalé le public avec différentes variations de la langue amazigh.

Le festival, ouvert à tous les créateurs en théâtre, a pour finalité de « contribuer à l’ancrage de la culture de la fraternité et de la réconciliation et la revalorisation de la culture amazighe », a indiqué à l’occasion le commissaire de la manifestation, Salim Souhali.

Tenue en présence des autorités locales et figures artistique, la cérémonie d’ouverture a été marquée par la distinction à titre posthume du comédien Mahieddine Bouzid dit Mehiou, décédé le 11 octobre dernier des suites d’une maladie.

Pas moins de 10 spectacles de 6 associations et de coopératives culturelles de Tizi-Ouzou, Ouargla, Ghardaïa, Bejaia et des théâtres régionaux d’El Eulma, Oum El Bouaghi, Bejaia et Tizi-Ouzou sont programmés durant ce festival auquel Batna ne participera par aucune oeuvre, pour la première fois.

Une journée d’étude sur l’écriture théâtrale en langue amazighe et une exposition de livres amazighs sont également prévus en marge de la manifestation.

Au cours d’une conférence de presse, le commissaire du festival a souligné que la 10ème édition du festival ne verra pas l’organisation de sessions de formation aux techniques du théâtre au profit des jeunes talents, à cause du budget limité du festival et de l’absence également d’une culture du sponsoring.

APS

Sider El Hadjar: les protestataires bloquent la chaîne de production pour le 3e jour

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ANNABA- Des travailleurs recrutés dans le cadre de contrats de travail aidés (CTA) au complexe sidérurgique Sider El Hadjar (Annaba), ont poursuivi, vendredi, leur mouvement de protestation et bloqué la chaîne de production pour le troisième jour consécutif, a-t-on appris du secrétaire général du syndicat de l’entreprise, M. Riyadh Djemaî.

Les protestataires qui avaient entamé dimanche leur mouvement de protestation en bloquant la production pendant des heures, avaient repris la protestation sans bloquer la production avant de paralyser une nouvelle fois la production depuis mercredi en empêchant l’acheminement de la fonte du haut fourneau vers les aciéries, la première chaîne de production du complexe, ce qui a nécessité l’arrêt provisoire de l’activité du haut fourneau n 2 pour sécuriser les équipements du complexe, a-t-on indiqué, rappelant que les protestataires réclament leur permanisation.

Le protestataires campent sur leur position, a souligné le secrétaire général du syndicat, précisant que le syndicat oeuvre à trouver une solution à cette situation de blocage.

De sa part, le président directeur général du complexe Sider El Hadjar, M. Chemseddine Maâtalah a indiqué que la permanisation des travailleurs en CTA se fera dans le cadre de la loi et en fonction des moyens de l’entreprise, rappelant que plusieurs séances de dialogues avaient été organisé en présence du partenaire social, des représentants des protestataires, de l’inspection du travail et de la direction de l’emploi, durant lesquelles les représentants des protestataires avaient été informé sur les moyens du complexe et des efforts déployés pour garantir la stabilité de l’entreprise et son développement.

Le complexe a besoin de la mobilisation de tous pour préserver la stabilité de l’entreprise et gagner le défi relatif à la réussite de la deuxième tranche du plan d’investissement, a rappelé le même responsable.

Le complexe Sider El Hadjar emploie 4.500 travailleurs dont 498 en contrats de travail aidés (CTA) et 1.159 employés recrutés dans le cadre des contrats de travail à durée déterminée (CDD), a-t-on encore rappelé.

APS

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ORAN- Treize (13) migrants clandestins et une fillette de 5 ans ont été pris en charge par les services de la protection civile après avoir été interceptés au large d’Arzew (Oran), a-t-on appris vendredi auprès de la cellule de communication de la direction locale de ce corps.

La petite fille et les treize migrants âgés de 19 à 35 ans ont été interceptés tôt dans la matinée et ramenés sur la terre ferme par les unités compétentes des garde-côtes, a-t-on indiqué de même source.

Six d’entre eux souffrant d’hypothermie ont été évacués vers la polyclinique d’Arzew, tandis que les autres ont été remis aux instances judiciaires compétentes.

APS

Les incroyables accusations à l’encontre de Adlène Mellah

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Une quinzaine de jours après sa libération, le journaliste et éditeur Adlène Mellah  est de nouveau emprisonné il est entrain de vivre avec deux autres personnes en sa compagnie une situation des plus inédites. Les avocats ayants pris en charge  l’affaire assurent que la série d’accusations  attribuées à Mellah et son photographe Abdelaziz Laadjel, ainsi qu’à l’artiste Nekrouche Adbdelhafid  n’ont pas été utilisées depuis la grève insurrectionnelle du Front islamique du salut (FIS) dissout au début des années 90.

« Les accusations enregistrées cette fois sont inédites elles ont disparues du vocable de la justice algérienne depuis les manifestations qu’a connu le pays pendant la période du FIS » a déclaré Me Hassen Brahmi.  D’après lui, l’attroupement, la rébellion commise en réunion de plus de deux personnes, la provocation directe à un attroupement non armé et  l’outrage avec violence faits à des fonctionnaires et institutions de l’Etat, sont des accusations valables dans les manifestations violentes marquées par une confrontation physique.  « Or ce n’est pas le cas des trois accusés en question » explique Me Brahmi.

« Adlène Mellah  et son photographe ont été présent au rassemblement des artistes pour couvrir l’événement et  l’artiste Nekrouche Adbdelhafid  était juste de passage pour assister à une pièce de théâtre au TNA, les poursuivre en justice et les mettre en prison pour cette raison relève de l’injustice » a ajouté l’avocat.

Adléne Mellah a été placé ce mardi 11 décembre sous mandat de dépôt lors de sa  présentation devant le procureur de la République près du tribunal de Bab El-Oued.  Tandis que son photographe et  l’homme de théâtre venu de Tizi Ouzou au TNA ont été relaxés. Les trois accusés seront  jugés le 18 décembre prochain par le tribunal de Bab El Oued. Entre temps leur avocat estime que l’incarcération de Mellah, le motif d’accusation et la peine encourue sont contraires à la Constitution. Il également souligné que des dizaines d’avocats vont se constituer pour défendre, non seulement les trois personnes en question, mais les droits de l’homme en Algérie. « On pense à baptiser la journée du 18 décembre, journée nationale pour la défense des droits de l’homme » a-t-il signalé.

Notons que Mellah a été arrêté le 09 décembre 2018, alors qu’il participait devant le théâtre national à Alger à une manifestation de soutien au chanteur Réda Hmimed, alisa Reda City 16, en détention depuis octobre dernier.

Par Lynda Abbou

Source : Maghreb Emergent

La Présidentielle aura bien lieu en avril 2019

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La Présidentielle aura bien lieu en avril 2019, affirme le journal gouvernemental El Moudjahid

L’élection Présidentielle aura bien lieu en avril 2019, affirme le journal gouvernemental El Moudjahid. Que ceux qui émettent les doutes sur la tenue de cette échéance se détrompent, souligne encore le quotidien. Dans son éditorial du Jeudi 13 décembre, le journal étatique est implacable. “Le discours officiel, comme celui de la majorité présidentielle, se caractérise par une grande clarté, à propos des prochaines échéances électorales. L’élection présidentielle aura lieu comme convenu, au mois d’avril prochain”.

Pour El Moudjahid, si le chef de l’Etat n’a pas encore exprimé sa volonté de se porter candidat ou non à la Présidentielle d’avril 2019, il est évident pour lui que “le prochain rendez-vous électoral” soit l’occasion pour faire respecter “la souveraineté du peuple algérien” et que “seules les urnes sont à même de trancher dans une compétition pluraliste”.

El Moudjahid souligne dans ce sillage que “le discours officiel, comme celui de la majorité présidentielle, se caractérise par une grande clarté, à propos des prochaines échéances électorales.” Le journal étatique souligne aussi que “le Chef de l’État, dont le mandat s’achève à cette date-là, a été sollicité à poursuivre sa mission, et donc à être candidat par les principales formations politiques, des organisations syndicales et patronales et le mouvement associatif.” Ses soutiens, précise-t-on encore, ”à l’image de l’Alliance présidentielle, qui se compose des quatre grandes formations politiques et qui vient de tenir une réunion de coordination, ou encore du ″Front national des partis politiques″, né il y a quelques jours et regroupant quatre formations, se préparent et se mobilisent.”

Allant à contre courant de ceux qui émettent des doutes sur l’organisation d’une Présidentielle en avril prochain, El Moudjahid semble croire que “le respect des échéances électorales fait partie du socle de nos valeurs démocratiques, et constitue, pour chacun et pour tous, une grande visibilité politique.”

Concernant ceux qui doutent de la tenue de l’échéance électorale dans ses délais fixés par la Constitution, El Moudjahid les qualifient de “spéculateurs” et assure que c’est l’expression “d’un médiocre marketing”. “Maintenant que certains tentent de servir à l’opinion publique leurs spéculations, qu’ils présentent comme des certitudes, à l’exemple du report de l’élection présidentielle, cela fait partie d’une stratégie de la confusion, et ne constitue qu’un médiocre marketing qui traduit un manque flagrant de confiance en soi”, conclut l’éditorial de El Moudjahid.

 

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