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mardi 7 avril 2026
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Les inquiétantes dérives révélées par le procès d’Adlène Mellah

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Le procès du journaliste Adlène Mellah a permis de révéler de nombreux faits très inquiétants, des dérives sécuritaires qui font froid dans le dos. Les avocats du directeur de Dzaïrpresse ont dévoilé des infractions criants à la loi en vigueur dans notre pays. Des lois qui protègent les droits élémentaires des citoyens algériens. 

En effet, un vent de panique s’est emparé de la salle de l’audience du tribunal de Bab El-Oued, où s’est déroulé mardi après-midi le procès d’Adlène Mellah, lorsque l’un des leaders du collectif de la défense, l’avocat Abdallah Haboul révèle au grand public que le journaliste Adlène Mellah a été incarcéré à la prison d’El-Harrach alors que dans son dossier il n’y a même pas un document officiel démontrant qu’un mandat de dépôt a été prononcé par une autorité judiciaire en bonne et due forme. Silence glacial dans la salle. Le procureur de la République tente de casser l’argumentaire de maître Haboul et essaie de rassurer tout le monde sur le bien-fondé de l’incarcération d’Adlène Mellah.

Mais maître Haboul reprend la parole : « je suis prêt à m’excuser publiquement si la Cour nous présente la moins trace dans le dossier de notre client de ce document signifiant son placement sous mandat de dépôt ». Aucun des magistrats ne va répondre, par la suite, à ce défi lancé par celui qui fut lui-même un ancien juge et parfait connaisseur des rouages de notre système judiciaire.

Les plaidoiries se poursuivent et chaque avocat va révéler à son tour une « anomalie », une autre « irrégularité ». Maître Hassan Brahmi démontre avec un schéma tiré de Google Earth que les PV établis par les éléments de la police judiciaire de Bab El-Oued souffrent d’une énorme incohérence irrationnelle. Amine Sidhoum et Lekhlef Chérif se suivent aussi pour déplorer les contradictions étonnantes qui se dégagent de ces PV. Adlène Mellah est présenté comme un manifestant interpellé le 9 décembre à Alger-centre dernier dans deux endroits distincts et distant l’un de l’autre d’au moins 1000 M !

Les avocats ont retrouvé dans le dossier d’Adlène Mellah un autre PV écrit à la main par un policier qui révèle le contenu de la discussion tenue entre le journaliste interpellé et son épouse venue lui rendre visite.  Les révélations les plus fracassantes vont inonder encore la salle durant ce procès houleux où le Procureur de la République n’a pas cessé de tenter de démentir les faits dénoncés par les avocats de la Défense. En vain et sans succès car la démonstration des avocats de la défense a été implacable.

Preuve en est, les réquisitions sur la base desquelles les policiers sont intervenus en cette journée du 9 décembre pour disperser une dizaine d’artistes regroupés devant le TNA d’Alger et procéder à l’arrestation de trois personnes, dont le journaliste Adlène Mellah, sont caduques et non-conformes.

« Lisez-bien le contenu de ces deux réquisitions signées par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Les deux sont datées du 13 février 2018 et leur destinataire est le contrôleur Noureddine Berrachedi, chef de la sûreté de wilaya d’Alger (qui n’est plus en poste depuis plus de cinq mois) auquel il est demandé d’utiliser la force publique dès le mercredi 14 février 2018 pour empêcher tout rassemblement ou marche de protestation non autorisés, tenus par des organisations syndicales sur le territoire de la wilaya d’Alger. Ces réquisitions ont été faites lors des marches des médecins résidents à Alger », s’indigne maître Amine Sidhoum.

Ce dernier s’est dit choqué par le comportement des forces de sécurité. « La force publique a-t-elle besoin d’une formation sur la procédure ou fait-elle exprès pour détruire ce qui reste des institutions de l’Etat ? », s’est interrogé cet avocat. Maître Arezki Ait Larbi va s’attaquer au fond du dossier en dévoilant les dessous politiques de l’arrestation et incarcération d’Adlène Mellah. Il expliquera que les inculpations d’«attroupement sur la voie publique», «incitation à l’attroupement» et «désobéissance et outrage à la force publique» n’ont aucun fondement dans ce dossier aux relents politiques.

Maître Khaled Bourayou affrontera particulièrement le Procureur de la République qui avait requis 3 ans de prison ferme à l’encontre d’Adlène Mellah. La passe d’armes entre l’avocat et le magistrat aggravera la tension dans la salle d’audience. Les policiers mobilisés en grand nombre font de leur mieux pour maintenir le calme. Mais la tension est remontée crescendo lorsque maître Mustapha Bouchachi, le ténor des avocats algériens, a été interrompu par la juge et présidente de la séance pour l’empêcher de développer sa plaidoirie où l’acharnement politique des autorités algériennes contre les journalistes et militants des Droits de l’Homme est vigoureusement dénoncé.

Les avocats se révoltent et entrent en rébellion. Ils menacent de quitter la salle et de boycotter la séance. Au lieu de calmer la situation, le Procureur de la République poursuit ses échanges vifs avec les avocats. Ces derniers se retirent définitivement et enlèvent leurs robes noires. Toute la salle se vide et le public rejoint les avocats. La séance est totalement suspendue. Les avocats rédigent un communiqué et le distribuent aux journalistes fortement présents au cours de ce procès. La juge reprend la séance dans une salle totalement vide et reporte le verdict au 25 décembre prochain.

A l’extérieur du tribunal de Bab El-Oued, les caméras des télévisions et smartphones des journalistes immortalisent les déclarations incendiaires des avocats de la défense et relatent ainsi en direct le basculement d’un simple procès dans le scandale politique.

https://youtu.be/unemixwcYVQ

 

Source : ALGERIE PART

L’huile d’olive algérienne serait de très mauvaise qualité

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L’huile d’olive produite en Algérie serait de très mauvaise qualité comparée à celle produite ailleurs dans le monde, selon Akli Moussouni, un expert agronome, spécialisé dans la culture d’olive. 

Ainsi, Akli Moussouni déplore la qualité des olives à leur arrivée aux huileries. Selon lui, celles-ci sont généralement «trop mûres et moisies à cause d’une cueillette tardive. Par la suite, cela donne à l’huile un taux d’acidité trop élevé», expliquant que «la taille de l’olivier ne doit pas être très haute. Ces hauteurs exagérées des oliviers et la négligence des sols accentuent le phénomène naturel d’alternance (une récolte abondante une année sur deux) ».

«Les huileries algériennes dégradent la qualité de l’huile, déjà bien entamée par les dégâts que lui causent les mauvaises pratiques des cultivateurs» regrette Akli Moussouni, soulignant que «les délais allongés du stockage des olives avant trituration, le système d’extraction à trois phases, le non-respect des températures, le conditionnement du produit final dans de mauvais emballages gâchent l’huile d’olive»

Un secteur à la traîne

Akli Moussouni regrette également que «les propriétaires des huileries soient des prestataires de services. Ils cherchent seulement à être payé et ne se soucient pas de la qualité des huiles produites».

Enfin, l’expert-agronome déplore le fait qu’il y ait « peu de travailleurs spécialisés dans le domaine de l’olivier et de l’huile d’olive. Les intervenants ne sont pas préparés à produire selon les normes d’un véritable marché». «La production locale reste totalement marginalisée et exclue des standards du commerce international» a-t-il constaté.k.

Par Shérazade

Source , Observalgerie.com 

Déclaration de la LADDH sur le procès d’Adlène Mellah

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Déclaration de la Ligue Alegerienne Des Droits de l’Homme sur le procès d’Adlène Mellah

 

DÉCLARATION

 Le bureau d’Oran de la LADDH a pu suivre de près les péripéties lors du procès du journaliste Adlène Mellah, du journaliste photographe Abdelaziz Laadjel et de l’homme de théâtre Abdelhafid Nekrouch. Le collectif des avocats et avocates qui a eu à cœur de les défendre n’ont pas pu bénéficier du droit à défendre leurs clients comme les accusés n’ont pas eu le droit à la défense tel que prescrit par la constitution, premier texte de la république Algérienne.

Le bureau d’Oran considère que ce qui s’est passé est révélateur de l’instrumentalisation de la justice et de l’omnipotence du pouvoir réel en Algérie sur les institutions, les textes et les principes.

Le Bureau d’Oran considère l’attitude du collectif des avocats et avocates comme preuve que la corporation des avocats peut et doit regagner toute sa place en tant que partenaire indépassable au sein du secteur de la justice. Il espère voir d’autres avocats s’engager pour défendre le droit auprès des multiples victimes de la répression.

Le Bureau d’Oran ne peut ignorer la présence massive de militants et militantes, de citoyens et de citoyennes lors de ce procès et espère que dorénavant cela sera la règle dans de tels procès. C’est par cette solidarité que nous récupérerons notre pays et rendrons à la justice toute sa place en tant que vrai pouvoir judiciaire indépendant.

C’est dans ce sens que le Bureau d’Oran espère voir ceux et celles qui partagent cette vision se joindre à nous lors du rassemblement qui se tiendra à partir de 10 h au sein de square Saïd à Oran le 22-12-2018.

 

Oran le 18-12-2018                                                                          P/ Bureau LADDH

                       Kaddour CHOUICHA

 

Amnesty International exige un procès en appel équitable pour les militants du Hirak

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L’organisation Amnesty International (AI) vient de publier son rapport sur le procès des militants du Hirak d’Al Hoceima dans lequel elle dénonce les graves irrégularités de procédure car ils « ont été privés de leur droit à un procès équitable » par le tribunal de première instance de Casablanca.

Pour l’organisation de défense des droits de l’homme, l’analyse du procès « dévoile plusieurs violations du droit à un procès équitable, notamment des condamnations fondées sur des « aveux » extorqués sous la torture. Elle répertorie les noms des détenus, les chefs d’inculpation retenus à leur encontre et les peines prononcées. ».

« La procédure en première instance s’est soldée par une erreur judiciaire flagrante. Le gouvernement marocain a utilisé cette procédure légale entachée d’irrégularités pour sanctionner et réduire au silence d’éminents manifestants pacifiques qui réclament plus de justice sociale et pour dissuader les citoyens de s’exprimer, indique Heba Morayef, directrice Afrique du Nord et Moyen-Orient à Amnesty International.

« Les autorités judiciaires du Maroc doivent veiller à ce que le procès en appel ne se résume pas à un nouveau simulacre de justice émaillé de plaintes pour torture et autres violations du droit à un procès équitable. Elles doivent montrer qu’elles sont déterminées à rendre justice et prendre des mesures concrètes afin d’écarter tous les aveux obtenus sous la torture ou la menace de torture et veiller à ce que tous les droits à un procès équitable soient respectés au cours de la procédure d’appel. »

AI rappelle qu’en juin 2018, 54 personnes liées aux protestations en faveur de la justice sociale du mouvement du Hirak El-Rif ont été condamnées à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison. Onze d’entre elles se sont vues accorder une grâce royale en août et les 43 autres sont désormais rejugées par la cour d’appel de Casablanca.

Source : bladi.net

Turquie : près de 2.000 condamnations à vie depuis le putsch manqué

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Turkey's Prime Minister Tayyip Erdogan addresses members of parliament from his ruling AK Party (AKP) during a meeting at the Turkish parliament in Ankara June 25, 2013. Turkish anti-terrorism police detained 20 people in raids in the capital Ankara on Tuesday in connection with weeks of anti-government protests across the country, media reports said. The unrest began at the end of May when police used force against campaigners opposed to plans to redevelop a central Istanbul park. The protest spiralled into broader demonstrations against Prime Minister Tayyip Erdogan and his government. REUTERS/Umit Bektas (TURKEY - Tags: POLITICS) - RTX1102A

Depuis ce coup de force de juillet 2016, les autorités turques ont lancé des purges d’une ampleur sans précédent dans tout le pays.

Près de 2.000 personnes ont été condamnées à la prison en vie en Turquie lors de procès liés au putsch manqué de juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan, ont rapporté les médias d’Etat mardi. Ankara impute le coup d’Etat manqué au prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en exil aux Etats-Unis depuis une vingtaine d’années et nie toute implication dans la tentative de putsch.

Purges. Depuis le coup de force, les autorités turques ont lancé des purges d’une ampleur sans précédent, visant notamment les partisans présumés de Fethullah Gülen. Plus de 55.000 personnes ont été arrêtées et 140.000 limogées ou suspendues. Sur 289 procès ouverts depuis le putsch avorté à travers le pays, 239 se sont d’ores et déjà achevés, donnant lieu à 1.934 condamnations à la prison à vie, selon l’agence de presse étatique Anadolu. En outre, 1.123 personnes ont été condamnées à des peines allant d’une à vingt années de prison, selon la même source.

Coups de filet. L’une des dernières personnes être condamnées est un neveu de Fethullah Gülen, Selman Gülen, qui s’est vu infliger mardi une peine de sept ans et demi de prison par un tribunal qui l’a reconnu coupable d' »appartenance à un groupe terroriste armé », a indiqué Anadolu. Les purges en Turquie ne connaissent pas de répit plus de deux ans après le putsch manqué, avec de nouveaux coups de filet annoncés chaque semaine ou presque.

Opposants et médias visés. Au-delà des personnes liées, ou soupçonnées de l’être, au mouvement du prédicateur Gülen, les purges ont également visé des opposants prokurdes et des médias, suscitant les critiques des pays européens et d’organisations de défense des droits de l’Homme.

Source : Europe1

Les avocats de Mellah se retirent de la salle d’audience

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La juge en charge de l’affaire prononcera le verdict le 25 décembre courant.

La défense de Adlène Mellah, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Nekrouch s’est retirée, cette après-midi de la salle d’audience du tribunal de Bab El Oued en signe de protestation suite à un échange houleux avec le procureur. La juge en charge de l’affaire prononcera le verdict le 25 décembre courant.
La cinquantaine d’avocats (un total de 200 avocats avait été annoncé ce matin) a quitté la salle pour concertation et a décidé de, au final, de se retirer de l’audience. Ceci est arrivé après que le procureur de la République a interrompu Me Mustapha Bouchachi, alors que ce dernier était en train de plaider.
Selon la défense le procureur n’a pas le droit d’interrompre les plaidoiries. Les avocats ont assuré que « le parquet a tout fait pour orienter le procès », assurant qu’il s’agissait d’un « procès politique ». À cet effet, la défense a rendu public un communiqué pour faire part de sa position.

voici la déclaration du maître Mustapha Bouchachi

 

Source : maghrebemergent.info

Abdelkrim Zeghileche mis en liberté provisoire

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Le coordinateur du mouvement Mouwatana à Constantine, Abdelkrim Zeghilèche, responsable de la webradio Sarbacane, a été mis en liberté provisoire par le tribunal de Constantine, a annoncé le mouvement Mouwatana sur sa page Facebook.

Abdelkrim Zeghileche, L’activiste et coordinateur de Mouwatana à Constantine avec sa famille à sa sortie de prisonAbdelkrim Zeghileche a été arrêté le 31 octobre à Constantine et placé en mandat de dépôt.

Il a été condamné mardi 27 novembre 2018 à deux mois de prison avec sursis et une amende de 50.000 Da par le tribunal de Constantine pour diffamation mais a été maintenu sous mandat de dépôt dans une seconde affaire sur décision du juge d’instruction.

Il est accusé, dans cette seconde affaire, “d”atteinte au président de la république” et “l’exercice d’une activité sans autorisation”, avions-nous appris auprès de Me. Zoubida Assoul.

Le juge d’instruction a décidé de le mettre en liberté provisoire ce mardi 18 décembre.

 

Source : HuffPost Algérien

Les techniciens marocains en gilets jaunes

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COLÈRE – Depuis ce lundi 17 décembre, les techniciens du secteur public, du semi-public et des collectivités territoriales s’inspirent de la France pour faire entendre leurs revendications. Durant une semaine, l’Union Marocaine des Techniciens (UMTEC) appelle les techniciens à porter des gilets jaunes durant les heures de travail pour la “semaine de la colère”.

Ils veulent notamment se faire entendre par le gouvernement sur plusieurs points, comme l’amélioration de leur situation (salaires et conditions de travail), l’adéquation de leur grade avec leurs diplômes, l’accès aux universités et écoles supérieures pour pouvoir suivre des formations continues, la reconnaissance de leurs droits dans le secteur semi-public et privé, ou encore la révision du régime de la formation et des stages.

“Nous voulions innover, alors nous nous sommes inspirés du mouvement des ‘gilets jaunes’ en France et tous les membres ont adopté l’idée”, explique au HuffPost Maroc le président de l’UMTEC, Khalid El Akhtal. La décision de ce mouvement a été prise par le conseil national de l’Union il y a déjà un mois. “Durant ce rendez-vous, nous avons établi un programme des démarches protestataires que nous allions entreprendre”, ajoute le président.

La première étape est la “semaine de la colère”, qui durera jusqu’à vendredi. “Le port du gilet jaune ne dérange pas dans l’exercice de la fonction. Les responsables avec lesquels travaillent les techniciens respectent leur choix”, indique Khalid El Akhtal. “Nous n’avons pas une idée exacte du nombre de techniciens qui le portent en ce moment. Nous recueillons encore des données à travers le Maroc mais je peux vous assurer qu’ils seraient une centaine à travers les régions”, ajoute-t-il.

La deuxième étape de ce mouvement sera marquée par deux jours de grève. Les 19 et 20 décembre, un arrêt de travail de 48 heures sera observé, “avec des sit-in à travers les régions”, précise le président.

De leur côté, les députés du PAM ont déjà été interpellés au sujet des techniciens. Lors de la séance des questions orales de la Chambre des représentants, ce 17 décembre, le ministre de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader, a estimé nécessaire que les techniciens soient représentés par un syndicat pour que le dialogue soit entamé.

En effet, l’UMTEC est une association qui représente tous les techniciens à travers les régions qu’ils soient dans le secteur public, dans le semi-public ou dans les collectivités territoriales mais elle n’est pas un syndicat. “Nous sommes un organisme indépendant de toute appartenance syndicale et/ou politique. Mais plusieurs de nos membres au sein de l’association ont les leurs, et c’est leur droit. Nos décisions restent toutefois indépendantes”, ajoute El Akhtal. L’UMTEC se dit cependant ouvert à tous ceux qui veulent rallier leur mouvement.

HuffPost Maroc

 

Le censeur du film Larbi Ben Mhidi est nommé Directeur de la cinémathèque

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Des réalisateurs qualifient la nomination de Salim Aggar « d’insulte à l’intelligence »

Une centaine de professionnels du cinéma, ainsi que des écrivains et des journalistes, ont appelé à l’annulation de la nomination de Salim Aggar comme directeur de la Cinémathèque algérienne.

Des réalisateurs, des acteurs, des cinéastes et des journalistes  ont signé une pétition rendue publique mardi 18 décembre dénonçant la nomination de Salim Aggar à la tête de la Cinémathèque algérienne, une “ultime insulte à l’intelligence du cinéma”.

Karim Moussaoui, Hassen Ferhani, Sofia Djama, Adila Bendimerad, Bachir Derrais ou encore Malek Bensmaïl figurent parmi la centaine de noms de professionnels qui ont déjà signé le texte appelant à l’annulation de la nomination de M. Aggar.

Partie prenante dans plusieurs polémiques, dont la censure du film “Larbi Ben Mhidi” de Bachir Derraïs par une commission de visionnage dont M. Aggar fait partie, le journaliste a été désigné mardi 12 décembre directeur de la Cinémathèque algérienne par le ministre de la Culture.

Salim Aggar a également attaqué, sous le pseudo Amira Soltane dans le journal l’Expression, le réalisateur Malek Bensmaïl, alors que ce dernier était son concurrent pour un prix du documentaire au festival du cinéma arabe d’Oran en juillet dernier.

M. Aggar a en outre accusé les organisateurs des rencontres cinématographiques de Béjaïa d’être financés “entièrement” par l’Institut français d’Algérie, une accusation démentie par les concernés.

“Il a piétiné l’éthique et la déontologie pour faire de la délation infamante son seul « savoir-faire »”, dénonce la pétition, également signée par les journalistes et écrivains Kamel Daoud, Sid-Ahmed Semiane, Mustapha Benfodil et Adlène Meddi.

“Nous, Femmes et hommes, professionnels, amateurs et amoureux du cinéma, refusons cette nomination. Elle est un acte de provocation. Une ultime insulte à l’intelligence du cinéma. Nous la dénonçons avec colère et inquiétude”, s’indignent les signataires du texte.

Pour eux, la cinémathèque est “un enjeu trop sensible: c’est l’arrière cour du cinéma, une citadelle imprenable, celle où toutes les créations trouvent refuge, loin de la censure, de la propagande et du propos convenu. Un musée de l’expression libre, une agora de la réflexion, un musée du patrimoine filmique dans sa totale diversité”.

Avec la nomination de Salim Aggar, “c’est cette diversité justement qui est aujourd’hui menacée de mort”, ajoute-t-on.

“Cette nomination est un écran noir. Elle doit être purement et simplement annulée”, conclue le texte.

Consulter la pétition et la liste des signataires ici.

 

Source : HuffPost Algérie

Tizi-Ouzou: le premier tronçon du téléphérique sera livré mi-2019

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TIZI-OUZOU – Un premier tronçon du téléphérique de la ville de Tizi-Ouzou sera livré au deuxième trimestre 2019, a indiqué lundi le Président directeur général (PDG) de l’entreprise de gestion du Métro d’Alger, Koraba Mustapha, en marge d’une visite d’inspection sur le chantier du projet effectuée par le wali, Abdelhakim Chater.

Ce premier tronçon d’une distance de 2.5 kilomètres, reliant la gare de Bouhinoun au siège de la wilaya (CEM Babouche) comportant 04 gares et 65 cabines « permettra le transport de quelques 2.400 passagers par heure et par ligne », a-t-il souligné.

Concernant le deuxième tronçon du projet reliant le siège de la wilaya au mausolée de Sidi Belloua, « les travaux se poursuivent avec la mobilisation de 04 entreprises sur le projet que nous espérons livrer vers fin 2019, au plus tard début 2020 ».

Long de 5,5 Km avec un total de 28 pylônes, ce téléphérique qui devra relier la gare multimodale de Bouhinoun au mausolée de Sidi Belloua, dans le village de Redjaouna, était prévu à la livraison dans sa totalité pour fin 2017, mais, « les travaux du projet ont connu des retards, notamment au niveau des emplacements des pilonnes 5 et 18, pour cause des procédures d’expropriations et d’indemnisations, récemment assainies, ayant retardé sa livraison à fin 2019 », a expliqué M. Koraba.

Ce projet, le premier au niveau de la wilaya et 13ème au niveau national, dont le coût de réalisation est de 8,7 milliards de DA, comporte deux stations de départ et d’arrivée (Bouhinoune et Redjaouna) ainsi que quatre stations intermédiaires, au niveau de la nouvelle ville, du stade 1er Novembre, du siège de la wilaya (CEM Babouche) et de l’hôpital Belloua.

Le transport à partir de la gare de Bouhinoune jusqu’à l’hôpital Belloua à Redjaouna sera assuré par le système télécabine, tandis que le reste du tronçon, soit à partir de cet établissement hospitalier jusqu’au mausolée de Sidi Belloua, situé à 750 m d’altitude à Redjaouna, se fera par téléphérique.

APS