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samedi 21 février 2026
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Députés européens : introduction d’une demande auprès du ministre de la Justice pour la libération des détenus du Hirak

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“Une libération des prisonniers du Hirak serait le signe que le Maroc entend respecter les droits humains universels”.

JUSTICE – 24 députés européens et un membre de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ont envoyé une lettre au ministre de la Justice Mohamed Aujjar pour demander la “libération immédiate” des 40 détenus suite aux événements du Hirak du Rif.

Dans un courrier daté du 3 avril et publié par Yabiladi, les députés européens, parmi lesquels figurent Miguel Urban Crespo, membre du parti espagnol Podemos, et Kati Piri, députée néerlandaise du Parti travailliste, se disent “concernés par les conditions d’emprisonnement de tous les activistes” rifains, notamment Nasser Zefzafi, leader du mouvement “dont l’état de santé s’est sérieusement dégradé ces dernières semaines”, assurent-ils.

“Les familles des détenus nous ont fait part de la souffrance qu’elles endurent pour se présenter au tribunal de Casablanca qui est à 600 km de leur maison et cela dure depuis déjà 18 mois”, écrivent-ils encore, appelant à “mettre fin à la peine et à la souffrance des prisonniers politiques et de leurs familles” en les relâchant “immédiatement”.

“Une libération des prisonniers du Hirak serait le signe que le Maroc entend respecter les droits humains universels”, concluent les députés.

Sur Facebook, l’eurodéputé espagnol Miguel Urban Crespo a publié une vidéo ce jeudi matin pour appuyer cette demande écrite au ministre de la Justice:

“Ces jours-ci, on s’attend à ce que la cour de Casablanca se prononce sur les condamnations contre 40 prisonniers politiques rifains. Après un procès entaché d’irrégularités, la justice doit être rendue. C’est pourquoi nous avons écrit une lettre au ministre marocain de la Justice en exigeant des garanties pour les prisonniers et leur famille, la justice et la liberté. Encore une fois, tout notre soutien au peuple rifain et au Hirak”, écrit-il sous la vidéo.

Ces messages interviennent à la veille de la comparution des prisonniers du Hirak devant le tribunal de Casablanca, vendredi 5 avril. Ce dernier doit donner son verdict suite au premier procès qui s’était tenu le 26 juin dernier, plus d’un an après les événements d’Al Hoceima.

Des peines allant de 20 ans de prison ferme, notamment à l’encontre de Nasser Zefzafi et de trois autres militants rifains, à un an de prison avec sursis avaient été prononcées par la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Casablanca.

 

Source Huffpostmaghreb

Formation professionnelle: Chaque région du Maroc aura sa cité des métiers et des compétences

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Chaque région du Maroc sera bientôt dotée d’une cité des métiers et des compétences. Ces nouveaux centres de formation professionnelle verront le jour à la rentrée scolaire 2021, a annoncé jeudi 4 avril le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Saaïd Amzazi, lors de la séance de présentation, devant le roi Mohammed VI, de la feuille de route relative au développement du secteur de la formation professionnelle.

Ces nouvelles cités, qui visent à favoriser l’insertion des jeunes dans la vie active, proposeront des formations répondant “aux spécificités et aux potentialités de chaque région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le digital-offshoring”, a expliqué, jeudi au palais royal à Rabat, Saaïd Amzazi.

Ces futurs espaces comporteront des chaînes de production pédagogiques, des centres de simulation et des halls technologiques, afin de “recréer l’environnement professionnel nécessaire à l’acquisition des compétences s’inscrivant dans la pratique réelle d’un métier”, a précisé le ministre. Ils seront également dotés de plateformes numériques, centres de langues, career centers, bibliothèques, médiathèques, internats et terrains de sport.

Les formations liées au digital-offshoring seront déployées dans les douze régions du royaume, alors que celles se rapportant à l’intelligence artificielle seront proposées au sein des régions de Rabat-Salé-Kénitra et de Casablanca-Settat, a précisé le ministre.

Pour l’agriculture-agroindustrie et l’industrie, leurs filières de formation seront proposées dans la majorité des régions, avec, en outre, des filières relatives à l’industrie navale à Agadir et Casablanca, a-t-il ajouté.

Huit régions accueilleront, de leur côté, des formations en hôtellerie-tourisme, autre secteur clé de l’économie nationale.

En matière de santé, seules les huit régions disposant d’un centre hospitalier universitaire (CHU) fonctionnel ou en cours de construction accueilleront des filières de santé, afin de pourvoir ces centres hospitaliers en profils adéquats.

Saaïd Amzazi a également souligné que les formations d’artisanat seront déployées essentiellement dans les régions de Fès-Meknès, Marrakech-Safi et Drâa-Tafilalet, au sein desquelles cette activité est prépondérante.

Formation par alternance et apprentissage

Sur le registre des méthodes pédagogiques, a poursuivi le ministre, l’approche préconisée privilégie la maîtrise des langues et l’approche par compétences, avec une priorité donnée à la formation en milieu professionnel par le biais de l’alternance et de l’apprentissage.

L’ambition est, selon le ministre, de faire en sorte que ces structures puissent “incarner de véritables modèles d’efficience pour les dispositifs déjà existants, qui seront quant à eux appelés à être réhabilités et optimisés dans le cadre d’une mise à niveau globale de l’offre de formation proposée”.

Ces nouvelles cités pourront également accueillir et développer l’ensemble des programmes destinés aux jeunes travaillant dans le secteur informel, pour renforcer leurs compétences techniques et transversales, notamment en langues, afin de leur permettre d’intégrer le secteur formel dans des conditions satisfaisantes, a-t-il souligné.

3,6 milliards de dirhams d’investissement

Dotées du statut de sociétés anonymes filiales de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) ainsi que d’un conseil d’administration tripartite (professionnels, région, État), ces cités ouvriront leurs portes dès la rentrée 2021, a fait savoir le ministre.

Les études relatives à la consistance physique des cités et à leur ingénierie pédagogique est prévu dès ce mois d’avril 2019, tandis que les constructions débuteront en janvier 2020, afin que l’ouverture progressive de ces nouvelles structures puisse débuter à la rentrée 2021 et se poursuivre à la rentrée suivante, a précisé Amzazi.

Ces cités nécessiteront un investissement à hauteur de 3,6 milliards de dirhams provenant de la contribution de l’Etat, de l’OFFPT et des régions, a-t-il dit.

 

Source Huffpostmaghreb

Service de renseignements : Bachir Tartag limogé

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Le général-major à la retraite Bachir Tartag, coordinateur des services de sécurité, aurait été relevé de ses fonctions aujourd’hui selon de nombreuses sources et informations relayées par les médias.

Le coordinateur aurait subi les conséquences de son soutien mordicus à l’ancien Président Abdelaziz Bouteflika et celles de l’organisation de la ou des réunions qui visaient à démettre le chef d’Etat-major, Ahmed Gaid Salah de son poste et à assurer une transition « contrôlée ».

La mise à l’écart de Tartag ferait partie des ces mystérieuses mesures dont parlait Abdelaziz Bouteflika, dans sa lettre de démission. «J’ai pris les mesures appropriées dans l’exercice de mes prérogatives constitutionnelles pour les besoins de la continuité de l’Etat et du fonctionnement normal de ses institutions durant la période de transition devant mener à l’élection du nouveau président de la République», avait-il mentionné dans sa lettre.

Dans l’attente d’une confirmation officielle de la démission, on s’interroge déjà sur le futur des services de renseignement algériens et de leur rôle dans cette transition dont les contours sont encore flous. Jusqu’à hier, la tutelle de Bachir Tartag était la présidence de la république et même si statutairement il n’avait pas de réel pouvoir sur les différentes directions générales (Sécurité intérieur, Sécurité extérieur, Moyens technique ..), le vide en matière de textes avait contribué à asseoir sa mainmise sur les services, DCSA exclue.

 

Source Maghreb Émergent
Par Akram Kharief

Algérie : les algériens entament une 7e semaine de contestation

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L’Algérie se prépare ce vendredi 5avril à un 7e vendredi de protestation. Ceux qui pariaient sur la fin du soulèvement populaire avec la démission du Président Abdelaziz Bouteflika, ont certainement déchanté en voyant le nombre de personne qui affluaient de très bon matin devant la Grande-Poste.

Les premiers slogans sont déjà brandis: “un seul héros le peuple”, “le veut votre départ à tous”, “un seul article le 7”, “On veut que justice soit faite”…

 Les Algériens restent mobilisés pour rejeter que les têtes honnis du système gèrent la période de transition.

Une grande banderole est déjà installée sur place. On y trouve les membres du gouvernement, le premier ministre et le président du Conseil de la Nation. Un seul mort d’ordre: partez tous.

Source Huffpostmaghreb

Algérie : les frères Haddad, Bairi et le fils de Tahkout entendus par les gendarmes

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Les deux frères de Ali Haddad, Mohamed Bairi vice président du FCE et patron du groupe Iveco, ainsi que Billel,  le fils de Mahieddine Tahkout patron du groupe Cima Motos, ont été convoqués et entendus aujourd’hui, par la brigade de recherche de la gendarmerie de Bab Ejdid à Alger .
Ils font tous partie du groupe de personnalités portées sur la liste des interdictions de sortie du territoire imposées par le parquet comme mesure conservatoire dans le cadre de l’ouverture d’enquêtes préliminaires sur des faits de corruption et de fuites de capitaux vers l étranger.
Il est à noter que Ali Haddad actuellement en détention provisoire pour une autre affaire a été lui aussi entendu par les gendarmes.

Algérie, hommes et femmes, égaux dans les luttes, égaux en droits

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En quelques heures, les internautes algériens ont réglé son compte à un excité qui appelait depuis Londres, dans une vidéo, à attaquer à l’acide les manifestantes engagées en faveur de l’égalité des droits entre hommes et femmes.

Alger, envoyée spéciale.

Il se fait appeler « Tou Tou » et son petit surnom s’est répandu mercredi comme une traînée de poudre sur la Toile. La veille, cet énergumène avait posté sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il s’en prenait, rageur, aux féministes algériennes, appelant à les asperger d’acide aux abords des marches d’aujourd’hui. En prenant soin, précisait-il, d’attendre qu’elles s’éloignent de la foule pour les attaquer.

La réaction a été immédiate, massive et sans pitié. En quelques heures, des internautes ont identifié cet excité, qui vit à Londres, et débusqué son numéro de téléphone. Avant d’organiser une riposte qui devrait faire réfléchir tous les phallocrates tentés d’imiter ses incitations publiques à la violence. Submergé d’appels et de messages promettant de lui faire payer ses menaces, Tou Tou n’a pas tardé à publier une nouvelle vidéo dans laquelle, pris de panique, il s’excuse, expliquant avoir agi sous le coup de la « colère ». Trop tard : à l’initiative d’Algériens vivant au Royaume-Uni, une plainte était déjà déposée dans ce pays contre lui. Des poursuites sont également engagées en Algérie, où il est devenu la cible de tous les quolibets. Si son revirement expéditif, sous la pression populaire, suscite désormais le rire, sa manifestation de haine antiféministe a d’abord glacé le sang de ceux qui se souviennent des agressions à l’acide, dans les années 1990, un mode opératoire mis au point par les intégristes pour semer la terreur parmi les femmes refusant de se plier à leurs diktats.

 « Sur les réseaux sociaux, ce sont des torrents de menaces et d’insultes »

L’inquiétude était d’autant plus forte que des participantes au carré féministe ont été violemment prises à partie, dans la marche algéroise de vendredi dernier. Une poignée d’agresseurs leur reprochait d’afficher, au cœur du mouvement populaire, des revendications comme la parité, l’abrogation du Code de la famille ou encore l’exigence d’une loi-cadre contre le harcèlement et les violences faites aux femmes. Bousculade, banderoles et pancartes arrachées… L’épisode avait suscité peu de solidarité, certains estimant que la question des droits des femmes est un ferment de division du mouvement.

Présente ce jour-là, Amel Hadjadj se réjouit de la prise de conscience provoquée à son corps défendant par le réactionnaire de Londres. « Chaque jour, nous faisons face, sur les réseaux sociaux, à des torrents de menaces et d’insultes. On nous accuse de pervertir les mœurs et de porter atteinte à la religion, alors que nous ne faisons que réclamer l’égalité des droits. La différence, dans le cas de cet homme, c’est qu’il a parlé à visage découvert. Nous continuons à repérer les profils incitant à la violence contre les femmes, pour organiser les dépôts de plaintes », expose cette militante féministe. Pas question de céder à l’intimidation ou même aux pressions politiques. Des espaces féministes s’organisent encore dans les marches d’aujourd’hui. « Nous allons continuer à travailler sous tous les angles pour faire reculer les pratiques misogynes et imposer l’égalité dans la future Constitution de la II e République », promet Amel Hadjadj.

« Pas de démocratie sans droits des femmes »

Cette lutte, en Algérie, n’a rien d’une nouveauté ni d’une importation « occidentale », comme le prétendent les conservateurs. Au moment de l’indépendance, en 1962, les femmes ont été bernées par le FLN qui entendait les renvoyer « à la cuisine », après leur contribution massive et décisive à la lutte de libération nationale. Deux décennies plus tard, en 1984, était adopté le Code de la famille, faisant des femmes des mineures à vie, vouées à passer de la tutelle du père à celle du mari. Les « réformes » cosmétiques de ce code, sous Bouteflika, ont préservé la philosophie d’une législation qui entérine l’inégalité entre les hommes et les femmes. Parfaite déclinaison de cette « hogra » (mépris, injustice) que le peuple algérien veut aujourd’hui bannir en déracinant le système qui la perpétue. « Pas de démocratie sans droits des femmes », répètent les marcheuses, chaque semaine plus nombreuses.

Source L’Humanité
Par Rosa Moussaoui

L’homme qui a menacé les femmes au vitriol a été arrêté par les autorités Anglaises

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Le résident algérien du Royaume Unis qui menaçait, hier, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les femmes qui se rendraient à la manifestation de vendredi est arrêté par la police anglaise.

Il s’appellerait  Toufik Hamidchi, un Algérien originaire d’El Harrach dans la banlieue d’Alger. Cette arrestation est intervenue après un signalement massif aux autorités anglaises et une plainte déposée par des Algériens établis en Angleterre.

La police antiterroriste a procédé à sa mise en garde à vue. Il risque des poursuites dans le cadre de la lutte antiterroriste pour incitation à la violence contre les femmes manifestantes. Le caractère terroriste de l’infraction est avéré du fait que la menace vise une manifestions publique de grande ampleur.

Le profil du prévenu est celui d’un islamiste ordinaire allergique aux droits de la femme. Un « houmiste » algérois élevé à l’idéologie d’Ali Benhadj. D’ailleurs il a reçu le soutien à peine voilé d’un autre islamiste Adlène Mellah.

Dans la foulée le parquet d’Alger s’est saisi de l’affaire et a ouvert une enquête en vue de poursuites futures. Une victoire pour le camp des progressistes qui ont su juguler cette énième menace islamiste.

Dans cette vidéo, l’homme qui a déposé plainte à la police britannique s’exprime à sa sortie du commissariat

 

Source K24 News
Par Boukhelifa Zahir

Communiqué de Mourad Hammami

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Bonjour.
Mon compte est signalé et bloqué jusqu’au 7 avril au moins.

Chers amis, à travers ce communiqué, je vais vous informer que mon compte est bloqué suite à des signalements, lorsque j’ai dénoncé et condamné ce jeune qui a fait appel à s’attaquer par l’acide à des femmes militantes algériennes , qui participent à leur façon au soulèvent populaire en Algérie. Dénoncer et condamner ce genre d’agissements abjects est un devoir et une urgence.
Pour ne pas être injuste ou cynique, j’ai immédiatement publié par la suite ses regrets et ses excuses exprimés dans une autre vidéo, que j’ai découvert juste après. J’ai salué son geste par lequel il a regretté et a condamné lui même cet appel au meurtre.
Ce n’est pas uniquement que je ne peux pas publier dans mon compte mais également les nombreuses pages dans lesquelles j’interviens. Je ne peux communiquer avec vous que par Messenger ou aller créer un autre compte provisoire.
Enfin je trouve bizarre et injustes les règles de Facebook où un compte ou une page peuvent être bloqués après signalement, même si cela intervient dans le sens inverse, c’est à dire les coupables se transforment en victimes. Salutations et ar tufat. Mourad Hammami .

Le 4 avril 2019

Interview : « Le peuple algérien a tourné la page du système »

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ALI AÏT DJOUDI, PRÉSIDENT DE RIPOSTE INTERNATIONALE, À L’EXPRESSION

Riposte Internationale
(RI) répond à un défi historique de mener un combat pacifique pour la défense et la promotion des droits de l’homme au coeur de la plate-forme culturelle de l’espace méditerranéen. Cette ONG s’inscrit en droite ligne de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, de la Charte des Nations unies, de la convention de Genève de 1948, de ses pactes facultatifs et de toutes les conventions des droits de l’homme. Dans cette interview qu’a bien voulu nous accorder le président de RI, il décrypte avec une grande lucidité l’actualité qui marque la scène politique algérienne.

L’Expression: Comment s’organise la communauté algérienne en France pour se mettre dans le sillage du peuple qui, en Algérie, exige le départ de tout le système?

Ali Aït Djoudi: La communauté algérienne en France est en symbiose totale avec la révolution du peuple algérien. Elle a même anticipé l’initiative d’organiser le premier rassemblement à la place de la République à Paris le 17 février 2019, juste après la marche de Kherrata. Depuis, plusieurs partis, mouvements, associations, ONG, opposants ou simples citoyens, ne cessent de se regrouper et d’unir leurs efforts dans de vastes rassemblements organisés chaque dimanche et ce, malgré les divergences politiques ou idéologiques qui, tacitement, ont pu être vite dépassées. Cet extraordinaire élan populaire animé par une synergie phénoménale réussissant à regrouper chaque dimanche entre 20 et 30.000 personnes, de manière soutenue et civique, conforte la communauté dans la justesse de sa cause, dans la conscience de son rôle et de la responsabilité historique qu’elle assume. Elle en est d’autant plus consciente qu’elle demeure toujours victime du mépris d’un pouvoir inique à travers:
– les mauvais traitements qu’elle se voit infliger dans les consulats,
– les tarifs exorbitants et rédhibitoires des billets d’avion qui empêchent beaucoup de nos concitoyens de rejoindre le pays afin de rendre visite à leur famille,
-l’inexistence d’un cadre adéquat pour le rapatriement des dépouilles mortelles,
-sa diabolisation par les politiques de tous les gouvernements successifs,
– des insultes, mépris, agressions verbales des responsables politiques à son endroit, qui considèrent qu’elle constitue une entité de sous-citoyens ou des citoyens de seconde zone, pour ne pas dire de second collège, selon la terminologie coloniale…
Pour toutes ces raisons et pour de nombreuses autres, la diaspora, interpellée par l’Histoire, s’engage pleinement dans la révolution en cours.

Qu’en est-il des arrestations présumées des hommes d’affaires et de la confiscation de leurs passeports?

Dans la stratégie de la diversion de l’opinion et même de son amusement, domaine de prédilection de son action subversive, le pouvoir annonce le retrait de leurs passeports à cinq généraux qui leur seraient ensuite restitués par Bouteflika. On focalise le discours sur Haddad et consorts.
On sent dans cette indescriptible cacophonie du fatras d’événements qui s’entrechoquent avec la violence du désordre, l’odeur du pourrissement qui atteint son paroxysme dans tous les secteurs de l’Etat et à tous les niveaux, dans les institutions civiles et militaires. La parodie de justice actuellement mise en oeuvre souligne le désarroi de ses initiateurs dans une espèce de règlement de comptes clanique, dans la précipitation, qu’une véritable action au service de la vérité qui ne peut émaner que de la souveraineté du peuple recouvrée, est seule en mesure d’instaurer des enquêtes en profondeur à même d’exhumer le fonds des dossiers de corruption pour ne plus avoir à se contenter de bouc émissaire circonstanciel comme ce fut le cas dans l’affaire Khalifa.

Ces actions ne paraissent-elles pas en contradiction avec les déclarations de Gaïd Salah qui semble beaucoup plus se plaindre que menacer?

Personnellement j’ai perdu définitivement tout lien de confiance avec tous les responsables en poste, qu’ils soient civils ou militaires. Leur complicité, qui ne s’est jamais démentie depuis vingt ans, ne peut, aussi brusquement, se muer en patriotisme qui nous ferait oublier les injustices commises à l’encontre d’hommes courageux et honnêtes tels que M. Mellouk et de bien d’autres, licenciés de leur travail, martyrisés, humiliés. Seule une justice non embrigadée, libre, indépendante, émanant du peuple souverain est à même de réparer les torts et les dommages commis à l’encontre du peuple algérien et de l’Algérie durant le règne de Bouteflika.

On met en exergue certains noms du passé pour conduire la transition. Le peuple ne s’est-il pas encore débarrassé du paternalisme qui l’a pendant longtemps maintenu dans la servitude?

– Les nostalgiques de la pensée unique, dont la mémoire est courte, ont le droit de continuer à fantasmer.Qu’il me soit permis,cependant, d’exprimer ma désolation lorsque j’entends des voix susurrer la nécessité du retour de Zeroual qui n’avait déjà aucun projet pour l’Algérie quand il était en responsabilité. Quelques rappels pour rafraîchir les mémoires:
-le RND a été créé durant sa gouvernance. Il en a été l’instigateur et l’initiateur.
– n’est-ce pas durant son règne que la fraude du siècle a eu lieu en 1997?
– n’est-ce pas sous son règne que le boycott scolaire (année scolaire 94-95) a fait perdre une année de scolarité à nos enfants en refusant la reconnaissance même du statut de langue algérienne à tamazight à laquelle il n’a même pas daigné accorder un strict minimum eu égard à son CARACTÈRE ANCESTRAL?
-n’est-ce pas lui qui a remis l’Algérie sur un plateau d’argent à Bouteflika?
S’agissant de Taleb El Ibrahimi, Benbitour et consorts, vieux caciques dont la page est définitivement tournée, ils doivent impérativement céder leur place à la jeune génération et assimiler ces vers de Rodrigue déclamés dans la tragédie de Corneille: «Je suis jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années.»

Quelle lecture faites-vous de la position du peuple, face à la formation du nouveau gouvernement et aux déclarations de Gaïd Salah?

L’annonce de la formation du nouveau gouvernement est un non-événement. Le pouvoir use de tous les subterfuges pour imposer sa feuille de route et gérer ainsi la transition, c’est-à-dire reconduire le bouteflikisme sans Bouteflika. Une insulte supplémentaire à l’intelligence du peuple algérien, car peut-on considérer un seul instant que les institutions issues de la fraude et de la triche puissent conduire et gérer la transition? Est-il possible qu’un BENSALAH président de la première Assemblée issue de la fraude du siècle en 1997 et complice de toutes les sales besognes de Bouteflika et de OUYAHIA puisse présider aux destinées de l’Algérie de demain?
Est-il possible de penser un seul instant que le Conseil constitutionnel qui a validé toutes les dérives de Bouteflika puisse jouer un rôle dans l’édification de l’Algérie de demain?
Est-il possible de penser que Bouchareb propulsé à la tête de l’APN par un coup d’Etat institutionnel puisse jouer un rôle dans les institutions de l’Algérie de demain?
Je pense que ce gouvernement des secrétaires généraux est mort-né. Le peuple algérien a tourné la page du système de la police politique et des 20 ans de règne du bouteflikisme.

Source L’Expression

Chronique : le départ de mon pote troubadour

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Quelle tristesse …….!
Les lâches aiment bien se soigner à coup de barils dans les hôpitaux huppés et douillets mais, toi, l’humble fils du petit peuple, l’écorché vif, tu as été oublié à l’agonie sur le lit d’un mouroir, au regard des tiens impuissants.
Tu es parti sans bruit et dans la précipitation pour cette retrouvaille suprême dont tu rêvais avec l’aïeul. Tu nous laisses seuls, sans voix et muets, juste avec tes mots étoilés.
Mon frère, je te jure du haut de notre mont sacré, que je regarderai sans cesse du coté de Tafat et de Awal, tes petits  que tu chérissais plus que ta vie et vers cette fière colline, qui voit mener vers Ighil Ali.
Repose en paix, troubadour des causes justes.
Je suis triste comme ce jour où j’ai su que le  feu a ravagé ta demeure ou comme cet autre jour ou tu es descendu chez moi en famille,  pour une prose insoupçonnée.
Je suis triste et je te pleure mon ami.
Par Hocine Redjala