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jeudi 16 avril 2026
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Maroc. Communiqué relatif aux durs jugements émis contre les détenus de la contestation populaire du Rif

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Assemblée Mondiale Amazighe

Un procès injuste et des jugements de vendetta

C’est avec atterrement et consternation que l’Assemblée Mondiale Amazighe a accueilli les durs jugements vengeurs de la cour d’appel de Casablanca en confirmant les lourdes peines, prononcé en première instance à l’encontre des détenus de la contestation populaire rifaine. Jugements qui cumulent (300 ans) trois siècles de prison ferme pour les prisonniers déplacés à Casablanca, après leur participation aux manifestations pacifiques et civilisationnelles comme en a témoigné le monde. Ceci fait suite au broyage horrible du citoyen « Mouhssine Fikri » dans la benne d’un camion d’ordures le 28 octobre 2016 et à la revendication des droits culturels, économiques et sociaux pour la population de la région du Rif qui souffre de marginalisation, d’exclusion et d’un embargo sécuritaire et économique depuis les années cinquante du siècle passé.

Au lieu du dialogue et de la prise en considération des revendications justes des manifestants et l’élan de solidarité nationale et internationale, l’Etat marocain continue malheureusement dans son obsession à opter pour une approche sécuritaire répressive, et de vendetta ! Et au moment où l’on s’attendait à un apaisement dans ce dossier juridique et ne méritant pas ces procès injustes et à la libération de tous les détenus pour entamer une véritable réconciliation avec le Rif par le biais du développement, la réconciliation et la justice transitionnelle en pansant les blessures de la population du Rif et en répondant au dossier revendicatif de la contestation qui comporte essentiellement des revendications économiques, sociales et culturelles tout en rompant avec la politique des années de plomb, nous sommes surpris de nouveau par la confirmation en appel de ces durs jugements vengeurs émis par le tribunal de Casablanca, ce vendredi 5 avril dernier à l’encontre de Naser Zefzafi et de ses compagnons, et qui, rappelant le, ont atteints plus de 3 siècles.

Ces lourdes peines qui nous replonge dans les années des atteintes graves aux droits de l’homme et les années de plomb que nous croyions révolues suite à l’institution de l’organisation Equité et réconciliation, ne peuvent être que vengeurs et méprisants pour les citoyennes et citoyens amazighes du Rif. Ils entérinent la politique de ségrégation entre les citoyens et les régions, renforçant la marginalisation et l’exclusion de la région du Rif en poussant sa jeunesse à affronter les vagues d’émigration en direction de l’Europe pour fuir la misère qui les cerne de tous les côtés en plus de la propagande relative à leur accusation de traitrise et de séparatisme qui a accompagné les manifestations populaires rifaines menée contre le Rif par différents partis politiques ! S’y joignent ces jugements iniques et vengeurs qui constituent une nette régression en matière de droit et une atteinte flagrante aux droits et libertés qui nous fait reculer de plusieurs décennies. Atteintes payées chèrement par l’Etat et dont les effets continuent à se sentir lors des rencontres internationales et auprès des organisations internationales des droits de l’homme.

L’Assemblée Mondiale Amazighe tient à remercier profondément la solidarité exemplaire des eurodéputés Miguel Urban Crespo, Kati Piri, Bart Staes, Xabier Benito Ziluaga, Lynn Boylan, Matt Carthy, Eleonora Forenza, Tania Gonzalez Penyas, Martin Hausling, Maria Heubuch, Anne-Marie Mineur, Edouard Martin, Luke Ming Flanagan, Ana Miranda, Liadh Ni Riada, Lola Sanchez Caldentey, Judith Sargentini, Estefania Torres Martinez, Kathleen Van Brempt, Marie-Christine Vergiat et Petra De Sutter d’avoir envoyé un courrier au Ministre de la Justice Mohamed Aujjar, le 2 avril afin de lui demander la libération immédiate de tous les activistes rifains comme un signal de bonne volonté.

De même, l’Assemblée Mondiale Amazighe salue fortement la solidarité, les efforts déployés et le courage exprimé du ministre des Affaires Extérieures des Pays Bas Stef Blok, qui avait même élaboré un rapport sur le Hirak du Rif, et déplore le silence incompréhensible des autres ministres des pays européens et plus particulièrement celui de France, Jean-Yves Le Drian, ceux d’Espagne Alfonso Dastis et Josep Borell et de l’Union Européenne, Mme. Federica Mogherini.

Partant de cela, l’Assemblée Mondiale Amazighe déclare de nouveau ce qui suit :

· Affirmons que ces jugements de vendetta émanent d’une justice partiale suite à des procès iniques et non équitables comme en témoignent la défense et les organisations de droit.

· Affirmons que ces jugements sont une preuve implacable inhérente à « l’apostasie juridique » et un recul en matière des droits de l’homme au Maroc qui infirme la réforme du système de la justice.

· Demandons à mettre fin à cette mascarade et à ces jugements formels et la libération immédiate de tous les détenus de la contestation rifaine ainsi que la clôture de ce dossier définitivement, le rétablissement de la justice et la revalorisation de la région du Rif et de ses populations.

· Demandons la satisfaction immédiate du dossier revendicatif de la contestation rifaine, en coupant avec la politique de vengeance et le tempérament sécuritaire dans la gestion des revendications justes et légitimes des citoyens du Rif tout en choisissant la réconciliation avec le Rif, au lieu de la politique de vengeance.

· Affirmons de nouveau que ce qui s’est passé dans le Rif est le résultat naturel et inévitable de soixante ans de marginalisation et d’exclusion, de répression et de terreur renforcées par un embargo économique qui a poussé, – et qui continue à pousser-, la population à émigrer vers l’Europe.

· Exprimons notre solidarité totale avec tous les détenus et leurs proches ainsi qu’avec toutes les populations rifaines et insistons sur la légitimité de leurs revendications et le caractère pacifique et civilisationnel de leurs manifestations.

· Renouvelons notre demande relative à l’octroi d’une autonomie politique élargie dans la gestion de leur région dans le cadre d’un Etat fédéral uni et pluriel, qui garantit le droit à une vie digne pour tous ses citoyens ainsi que leur droit de profiter de leurs richesses, en coupant avec la logique de l’Etat jacobin centralisé qui n’a contribué qu’à davantage de marginalisation et d’exclusion des zones et des régions à spécificités culturelles et linguistiques.

Appel des enfants de Mohamed Boudiaf

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Peuple Algérien,

Nous, enfants du Chahid Mohamed Boudiaf, lançons un Appel de Rassemblement autour du Projet de Société laissé par Mohamed Boudiaf, sous le mot d’ordre « L’ALGERIE AVANT TOUT ».

Peuple Algérien,

Dès son retour en Algérie, en janvier 1992, Boudiaf avait appelé à une rupture radicale avec le système, les méthodes, les pratiques et les hommes du passé ; un appel qui s’inscrit parfaitement avec le Hirak du peuple depuis le vendredi 22 février 2019, et qu’il avait souhaité dès 1963, dans son livre « Où va l’Algérie ?»

Boudiaf, l’homme visionnaire disait déjà en 1963 que « Le bouillonnement qui agite les masses algériennes prendra forme, acquerra un sens politique et donnera naissance à un mouvement puissant que n’arrêteront ni les menaces ni la répression..».

Il avait également prédit que « D’un côté il y a le système et tous le profiteurs, de l’autre les masses trompées dont la patience est à bout. Cette coupure irrémédiable ne permet plus la moindre hésitation devant le choix du parti à prendre….J’émets le vœu que cette compréhension commune nous amènera à un travail révolutionnaire commun : à savoir que la seule possibilité de changements est liée à une action des masses à partir de la base, s’opposant à l’Etat et imposant une nouvelle forme d’Etat…..»

Ainsi, il est temps plus que jamais de revenir à l’esprit de la Déclaration du 1er Novembre et renouer avec l’espoir de bâtir une Algérie sur les principes de Justice, de Liberté, de Diversité, de Savoir, de Science, de Transparence, afin de rattraper le retard accumulé depuis l’Indépendance confisquée en 1962.

Peuple Algérien,

Cet Appel vise dans l’immédiat une Assemblée Constituante, la dissolution de tous les Partis politiques, la préparation d’une loi électorale, d’une loi sur les Partis et d’une loi sur les médias. L’Assemblée Constituante fera office de Parlement durant la période transitoire, jusqu’à l’élection d’un nouveau Président de la République et de la nouvelle Assemblée Nationale, selon le principe que le peuple est la source de tout pouvoir.

Rendre au peuple son Droit dans le choix des programmes et des hommes et femmes appelés à appliquer les programmes acceptés par le peuple, a toujours été le principe fondamental de la vie de Mohamed Boudiaf, pour lequel principe il a été exilé puis tombé victime du lâche assassinat.

Gloire à nos martyrs et vive l’Algérie

Algérie. Mise en œuvre du processus de démocratisation

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Les Algériens exigent un changement du régime pas le changement dans le régime. Une constitution, n’a de sens que dans la mesure où ces actes solennels cristallisent une philosophie politique, reflètent un état de la société, des droits, des mœurs et donne un corps a des aspirations bien définies.

La faiblesse de la constitution du 23 février 1989 ou son affaiblissement, qu’elle ait pu permettre à ceux qu’elles avaient le plus violement dénigrée et combattue de se saisir du pouvoir, pour mettre en place des mécanismes sociaux en total contradiction avec les impératifs vitaux de l’Algérie. Un degré de plus à franchir, et le pouvoir pourrait passer, par les moyens constitutionnels, a un arbitraire présidentiel (monarque républicain) qui, lui, ne ferait qu’une bouché de la constitution. Ce n’est pas être fidèle aux institutions que d’utiliser ce qu’elles permettent, pour dénaturer ce qu’elles prescrivent. La fidélité, c’est de promouvoir les réformes, afin de situer l’éthique présidentielle. La transparence de la vie publique doit redevenir la priorité dans ses rapports politique et sociale. Après avoir défini ces notions au cœur de cette articulation, se doter d’une institution qui se veut la gardienne de l’animal politique, le respect de l’alternance au pouvoir et du choix du peuple Algérien.

Depuis longtemps elles ont été à l’origine de maintes divisions et fait l’objet de plusieurs situations conflictuelles entre Algériennes et les Algériens, il serait temps et même urgent d’opérer un changement dans notre constitution, afin de redéfinir le rôle fondamental des 3 mouvements principaux qui sont l’objet d’usurpation et de convoitise. Il faut les remettent à leurs justes milieux naturels « patrimoine national du public Algérien », Et les extraires des griffes des partis politiques.

-1) Les 3 sigles du Front Libération Nationale (FLN)qui ont émerveillées le monde, servis fièrement le mouvement de la révolution nationale du peuple Algérien 1954-1962, atteint leur but au prix de sacrifice d’un million et demi (1.500.000) de martyrs (paix à leur âme) et terminé honorablement leur mission le 5 juillet 1962. Cependant il faut mettre fin à leur usurpation, pour rejoindre enfin le musée national, afin de rentrer définitivement dans la bibliothèque d’histoire au bénéfice de tous les Algériennes et Algériens.

-2) Nul besoin d’être un observateur habile et averti pour s’en apercevoir que le fossé qui se creuse entre le discours officiel de la mosquée et les préoccupations des Algériennes et Algériens ne cesse de s’élargir. Or, la religion musulmane est destinée à l’univers pas à l’état ni aux partis politiques institués. Elle doit être régie et soumet aux lois de la république. Ainsi les Algériennes et Algériens de toutes confessions vivront égaux dans la paix et la sérénité en pratiquant librement la religion de leur choix, sous la bienveillance de l’état républicain et le respect de la liberté d’autrui et sans aucune contrainte. Elle doit être écartée des pratiques politiques.

-3) La culture Algérienne ancestrale dans toute sa dimension et diversité est une richesse qui forme la personnalité Algérienne, préserve notre unité nationale et la stabilité politique de notre pays. Elle le socle qui cimente notre identité nationale. Elle est notre fierté.

Car, elles n’appartiennent pas exclusivement à une catégorie d’Algériens mais a toutes les algériennes et Algériens. Elle doit être tenue à l’écart des formations
politiques. C’est également le bien commun du public Algérien.

Un grand chemin reste à parcourir vers la rénovation de nos conceptions politiques. Notre vie publique ne s’exprime plus que par des controverses inactuelles et vieillies, ou les mots ne recouvrent plus les réalités. Ceux qui se réclament de la liberté ne pensent plus qu’à la liberté de faire des affaires. Ceux qui se réclament du devenir ne pensent qu’a vêtir les Algériennes et Algériens d’un manteau idéologique usé avant d’avoir été porté. Une telle crise ne peut que favoriser les entreprises de cynismes. La lutte contre de telles pratiques finit par apparaitre comme une nécessité la plus urgente, mais c’est aussi une lutte dans laquelle il arrive qu’on mêle ses efforts à ceux des champions d’un passé malsain, anarchique et condamné, alors que la victoire ne peut appartenir qu’aux hommes qui ont le sens de l’avenir. Dans la l’Algérie future, la liberté et la bonne organisation apparaitront comme les deux aspects d’une même action.

« Tout système qui étouffe le besoin de liberté méconnait une tendance fondamentale de l’homme et s’expose à chavirer tôt au tard. » (Je ne sais de qu’il l’auteur est cette citation.)

Mis en œuvre du processus de démocratisation Une vive lumière a été projetée par le mouvement populaire dans notre pays. Innover, faire bouger les lignes et les pensées tels sont les maîtres mots des Algériennes et Algériens qui sont descendus manifester pacifiquement, en masse dans toutes les rues des 48 wilayas Algériennes. Afin de répondre favorablement à leur cris, aspiration et la façon de prendre leur destin en main en participant activement à la vie publique.

-Le code de la famille : Il doit être amendé afin de libérer la femme Algérienne du carcan dont elle est mise et pour qu’elle cesse également d’être une mineure sous tutelle. Or, pendant notre guerre de libération nationale 1954-1962, elle avait pris les armes et combattue cote à cote avec ses frères de combat, pour nous libérer du joug colonial, Néanmoins vous en conviendrez avec moi qu’il faut réparer cette injustice en lui redonnant sa liberté chèrement acquise.

-Liberté égalité, responsabilité, justice devront prendre tout leur sens et leur forme.

-Les concepts d’éthique et de morale : devront prendre place dans la politique comme loi symbolique et comme lieu des droits du droit.

-Renforcer et encourager le débat démocratique : La création d’une école politique est une priorité, pour enseigner les principes et les valeurs démocratiques,
afin de former nos jeunes à l’initiation politique, pour les inciter à participer à la vie de la cité.

-La liberté de création d’associations : organiser des conférences-débats et des tables-rondes et innover en travaillant sur tous les thèmes en émettant des rapport d’étude sur le terrain. Car elles sont des plus proche des citoyens et de la puissance publique, cette dernière doit jouer son vrai rôle, celui de garant des débats publicséquitables.

-Favoriser le dialogue et la coalition entre les Algériennes et algériens et mener des réflexions sur l’évolution qui pourrait nous conduire à l’amélioration, en faveur de la défense des droits de l’homme, des libertés et les progrès de la démocratie sur tous les plans.

-Littéralement il faut mettre en place des groupes d’experts composé d’intellectuels, de juristes et d’acteurs d’économies et sociales.

-Faire préalablement une analyse précise sur la pratique des libertés et la démocratie, afin d’établir un constat (audit) et situer les erreurs du passé, pour
constituer une base de données de travail. Cette organisme doit être politiquement indépendant et son objectif serait appelé à fournir des solutions de politique publique innovante. Il devra agir pour l’intérêt général, afin de présenter un nouveau projet de société, un programme correspondant au nouveau monde et compatible avec la réalité d’aujourd’hui en Algérie.

Cette équipe doit faire l’objet d’une attention particulière de la part des dirigeants du pouvoir public car, elle est une force de proposition et d’innovation pour la réussite des réformes et jeter les bases de la future assemblée constituante exigée par les Algériennes et Algériens qui sont sortis par millions dans les rues Algériennes et qui serait la fondatrice de la 2éme république.

 

Par E.Mougari

Algérie. Maitre Salah Dabouz relâché et mis sous contrôle judiciaire

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Selon le journaliste Meziane Abane, l’activiste Maitre Salah Dabouz a été relâché et a été mis sous contrôle judiciaire.

Source Meziane Abane

Algérie : arrestation de l’activiste Hocine Djidel

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Hocine Djidel Journaliste et Activiste Politique  a été arrêté alors qu’il revenait à Paris après cinq jours en Algérie pendant lesquels il s’était rendu notamment dans sa ville à Bordj Bou arreridj. Il avait passé les contrôles de la PAF sans aucun problème, pas de fiche, pas de mandat d’arrêt. Après près d’une heure en zone internationale au moment où il s’apprêtait à embarquer, il a été arrêté et emmené on ne sait où.
Par Ali Ait Djoudi

La répression reprend de plus belle, l’avocat Salah Dabouz arrêté par des policiers à Alger

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L’avocat et défenseur des droits de l’homme, Salah Dabouz, a été arrêté par des éléments de la police, aujourd’hui dimanche à Alger.

Cette arrestation vient suite à un mandat d’arrêt émis par le procureur général de Ghardaia, selon des sources concordantes.

Pour rappel, Me Dabouz assure la défense de Kameleddine Fekhar et Aouf Brahim, arrêtés récemment à Ghardaïa.
Les services de sécurité avaient interpellé, hier, plusieurs manifestants pacifiques à Alger.

Source El Watan , et le Matin .

Chronique. La deuxième république

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Encore faut-il qu’il y ai eu une première République . Au delà de la définition généralement admise , la République est un mode de gestion politique d’une Nation consacré par une Constitution loi suprême du pays .
C’est dire l’importance vitale que ce texte sacralisé sensé être inviolable et inaltérable .
La Constitution est l’aboutissement du récit historique , un cadre de coexistence pacifique et de solidarité entre les citoyens sensés être égaux , une reconnaissance de l’identité profonde du Peuple , l’ancrage des valeurs nationales et non pas nationalistes et la source de toute légitimité .
La rédaction technique de ce texte reviendrait aux constitutionalistes qui agrégeraient les articles proposés par la vox populi amendés et votés par une assemblée constituante composée d’élus représentatifs de toutes les strates de la société .
Le corps électoral aura ensuite à se prononcer par référendum en toute connaissance de cause et en toute liberté.

Je m’interrogeais sur l’existence avérée d’une première République….à considérer qu’une réunion illégitime au cinéma Majestic de Bab El Oued valait légalité constituante .
Il y a eu d’autres pêchés originels tels l’assassinat d’Abane Ramdane le concepteur de la Révolution auteur de la primauté du civil sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur .
Il y a eu la mise à l’écart et l’assassinat de Mohamed Boudiaf ce républicain et un des historiques .
Il y a une l’avortement du Congrès de Tripoli , les coups d’Etat , les Constitutions triturées au gré des maîtres du moment .
Il y a eu les crimes politiques , les trahisons , les complots , La velléité islamiste .

L’Algerie n’a été qu’une République informelle . Il est temps que le Peuple Algérien se dote d’une légitimité fondamentale , d’une identité avérée et d’une loi suprême sacralisée .

Saïd Yahia Chérif . SYC

Commémoration de l’assassinat de Maitre Mecili

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Appel du FFS CAS France NORD

Cher(e)s ami(e)s, Cher(e)s camarades,

Ce dimanche 07 avril 2019, cela fera 32 ans jour pour jour que notre camarade Ali Mecili, avocat et responsable du Front des Forces Socialistes, a été sommairement exécuté à quelques encablures de la place de la République qui voit chaque dimanche les algériennes et algériens de France se mobiliser en scandant « système dégage ! » avec la panoplie de mots d’ordre qui ont été au cœur de son engagement. C’était en effet un certain 07 avril 1987 … Son assassin, Abdelmalek Amellou, porteur d’un ordre de mission de la sécurité militaire algérienne-la triste SM, a été renvoyé par Charles Pasqua, ministre de l’intérieur de l’état français, en urgence absolue à ses commanditaires d’Alger …Une double raison d’État, française et algérienne, qui n’est aujourd’hui toujours pas brisée.

Comme nous le faisons chaque année depuis son assassinat, le FFS France Nord appelle les militants du FFS et ses sympathisants, ainsi que ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’Ali Mecili, à se retrouver sur sa tombe pour honorer ce grand militant des droits de l’homme et de la démocratie dès 11h30 le dimanche matin. Puis nous nous dirigerons vers la place de la République pour rejoindre la mobilisation des algériennes et des algériens de France et pour porter les mots d’ordre de rupture qu’Ali a portés toute sa vie.

La famille Mecili nous donne Rdv à 15h sur la place de la République pour à travers un hommage à Ali, célébrer l’espoir d’un avenir meilleur… Communiqué publié sur le site d’ageria-watch.org et repris sur la page Facebook du FFS CAS France NORD. (#Site officiel du FFS).

POUR UNE ALGÉRIE DÉMOCRATIQUE ET SOCIALE

Paris le 05 avril 2019

P/o FFS Cas France Nord


	            

Manifestations en Algérie : malgré la menace obscurantiste, les femmes étaient nombreuses à battre le pavé

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Les Algériennes dénoncent depuis mercredi soir la vidéo d’un homme qui appelait à projeter de l’acide sur les manifestantes. Loin d’être apeurées, elles revendiquent avec une ardeur redoublée l’égalité homme/femme dans le pays.

« Nous serons encore plus nombreuses ». C’est en substance le message posté sur les réseaux sociaux par les Algériennes en colère après la diffusion sur Facebook du message d’un homme appelant à asperger les manifestantes d’acide lors des prochains rassemblements.

Un message de haine qu’ont également peu apprécié de nombreux hommes prêts à en découdre avec d’éventuels agresseurs :

En quelques heures, les Algériennes se sont organisées pour débusquer l’identité réelle de l’homme, sa localisation en Angleterre et le signaler auprès des forces de l’ordre britanniques.

Une vague de mobilisation s’est levée pour exiger que soit rapidement jugé cet homme.

Une pétition a même été lancée pour appuyer la demande de poursuites judiciaires.

Devant une telle vague de protestations, l’homme a d’ailleurs tenté une petite marche arrière, envoyant un message d’excuses balayé immédiatement par les féministes. C’est avec encore plus de détermination que la jeunesse algérienne a réagi à cette reculade.

Depuis quelques semaines, les manifestantes appelaient non seulement à la chute du régime mais aussi à la défense de leurs droits qu’elles estiment bafoués depuis des dizaines d’années. Pour elles, la libération du peuple algérien ne sera réelle qu’avec la libération des Algériennes. Elles appellent donc à l’abrogation du code de la famille qui maintient les femmes, argumentent-elles, dans un statut de mineures à vie, passant de la tutelle de leur père à celle de leur mari.

Une revendication portée aussi bien au cœur des manifestations par les Algériennes…

que par les intellectuels via leurs réseaux

Un nouvel appel à manifester vendredi, le premier depuis la démission du président Bouteflika, devrait à nouveau réunir dans les rues d’Alger et du reste du pays, des milliers d’Algériens… et d’Algériennes !

 

Source L’OBS
Par Céline Lussato