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samedi 21 février 2026
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Algérie. Bonjour la dictature

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De volte-face en volte-face, Gaïd Salah vient d’abattre ses cartes, en trichant avec la réalité qu’il façonne selon son illusion d’optique. De nombreux citoyens se demandaient par quelle habilitation Le Chef d’Etat-Major pouvait s’adresser au peuple et lui imposer ses points de vue ; il n’a aucune légitimité politique pour cela. Le fait qu’il occupe les premières loges et qu’il adresse des discours à « ces concitoyens », au nom de l’Armée Nationale Populaire, de ce même peuple et d’Allah, tient de l’usurpation de la fonction du Chef de l’Etat, Ben Salah n’étant là que comme trompe-œil.

Gaïd Salah, Vice-ministre de la Défense nationale, ce qui est faux, à moins que Bouteflika soit toujours en fonction, joue un double jeu malsain aux nom des citoyens qu’il veut à tout prix berner. Il dit d’une part être avec le peuple dont il entend les clameurs et les attentes et s’affaire d’autre part à sauver le régime et ses sbires qu’il soutient et maintient coûte que coûte. Le Chef d’Etat-major a cherché à gagner du temps en en faisant perdre à ce qu’on nomme désormais le « hirak », mais tout le monde savait que, venu pour lui le moment de choisir, il irait naturellement avec le système qui l’a baptisé.

Cela vient de se faire. Dans sa déclaration de ce 23 avril 2019, Le Chef d’Etat-major vient d’installer l’Algérie et son peuple dans « la dictature militaire ». Celle-ci ne porte plus de hidjab ! Elle apparait sous son vrai visage.  Qu’on en juge « Je tiens à rassurer le peuple algérien et lui assurer que l’Armée Nationale Populaire continuera à l’accompagner avec la même détermination et résolution, suivant une stratégie bien étudiée, jusqu’à la concrétisation de ses attentes légitimes, qui commencent, Dieu merci, à porter leur fruit progressivement, jusqu’à ce qu’elles soient totalement concrétisées, selon les étapes préconisées par l’Armée Nationale Populaire… » Bonjour la dictature. Relevez aussi l’ambiguïté de l’expression « de ses attentes légitime », on ne sait pas si celles du peuplez ou celles de l’armée !

L’Etat-major contre le peuple

Le Patriarche, dont semble-t-il ce n’est pas encore l’automne, fait de l’opposition à… l’opposition qu’il « somme » de rejoindre sa vision, en traitant ces voix d’entêtées et d’acharnées en campant sur leurs positions préétablies, en remettant en cause toutes les initiatives et en boycottant toutes les démarches dont celle du dialogue apparemment initié par Ben Salah et qui s’est révélé un fiasco. Il dénie par ailleurs tout dévouement à la patrie à ces voix, partis et citoyens, qui s’obstinent dans une position de rejet de l’article 102 de la constitution qu’ils estiment dépassé et qu’il accuse de conduire le pays vers la violence et l’anarchie. Il assure que le peuple souverain doit adopter la solution que l’armée a choisi pour lui, c’est-à-dire l’élection au plus vite d’un président de la République qui va ensuite prendre en charge la totalité de ses revendications. Il évoque encore un complot contre le pays qui date de 2015 et qui cible son antagoniste, le Général Toufik, comme si le conflit entre clans d’une même mafia pouvait concerner le peuple algérien. Peuple qu’il appelle à continuer de « marcher », s’il le désire, mais toujours dans un cadre pacifique, le calme et la sérénité, s’il veut assurer sa sécurité ! Le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd salah ne prévoit aucune concession à la rue, il considère les populations qui marchent chaque vendredi comme des colonies de punaises.

« L’Armée Nationale Populaire, déployés dans tous les recoins du pays, veillera à préserver l’autorité de l’État et la crédibilité des institutions et leur fonctionnement normal ». Une menace à peine voilée contre les citoyens qu’il appelle à faire preuve de discipline en respectant l’action des responsables, ministres et wali, qui sont empêchés d’accomplir leurs devoir par « des population » qui, d’après Gaïd Salah, vont à l’encontre de la volonté populaire ! « Ce sont là des comportements que ne peut tolérer l’Armée Nationale. » Les citoyens sont ainsi prévenus et doivent se préparer à une répression féroce en cas de désobéissance.

Le projet militaire et le projet démocratique

Gaïd Salah et le commandement militaire ne peuvent pas avoir de projet politique et social pour l’Algérie. Ils ne sont pas habilités pour cela et n’ont aucune perspective qui rejoigne la volonté déclaré du peuple algérien et son histoire. Leur vision se limite au système qu’à établi l’armée des frontières qu’avait rejoint le chef d’Etat-major en 1957, pour revenir avec Boumediène en 1962, afin d’opérer un coup d’Etat contre le GPRA et l’armée combattante de l’intérieur pour spolier l’Algérie de sa révolution. On peut assister, ahuri, à la même contre-révolution. Le commandement de l’armée n’imagine pas le peuple algérien en dehors d’un régime militaire, d’une dictature et du système qu’ont établi les apparatchiques du régime. C’est à cet horizon que se limite leur vision. Celle-ci est indiscutable et s’inscrit dans la continuité et l’intemporel comme la religion d’Etat qui leur tient à cœur. Ils tiennent à imposer encore ce projet macabre qui a conduit le pays à la ruine dans tous les domaines.

L’alternative politique de l’Algérie moderne est pourtant là, portée par le peuple. Les algériens la crient chaque vendredi et tous les jours, c’est un Etat libre, démocratique et social. Le problème c’est eux, les fanatiques, qui ne veulent pas lâcher le pouvoir, même octogénaires, car ce sont des dictateurs, des colonisateurs sans foi ni loi. Mouloud Ferraoun l’a bien dit à son époque, en plein combat contre le colonialisme français : « Les ennemis de demain seront pires que ceux d’aujourd’hui. » Nous y sommes. La preuve ? Boudiaf, les Français l’ont emprisonné car il œuvrait pour l’Indépendance du pays, « ses frères » algériens l’ont tué, comme Abane Ramdane et Krim belkacem, car il menaçait leur empire.

Si ce n’était cette lutte pacifique et le regard de l’étranger, ils nous tueront tous ! Ils ne vont pas lâcher aussi facilement, ils vont d’abord tout utiliser pour nous faire exploser. Soyons vigilants. Si des personnes intègres, porteuses des attentes du peuple, émergent maintenant pour représenter officiellement ce mouvement, ils vont les écrouer ou les faire abattre. Leur problème se rattache au nombre : ils ne peuvent pas emprisonner tout le peuple ou le faire assassiner. L’enjeu est trop gros, demander à Gaïd salah d’œuvrer dans le sens des revendications populaires, c’est comme demander à Al Capone de dissoudre la Mafia. C’est pourquoi il ne faut pas se faire d’illusion ! On doit plutôt engager un débat sur le « comment faire dégager »  Gaîd salah et restituer la scène politique aux peuple et ses représentants légitimes.

L’instrumentalisation de la justice

Gaïd Salah est heureux, oui, satisfait. « La justice » qu’il a actionnée a répondu comme il l’a souhaité. Elle intente des procès sommaires et prononce des verdicts expéditifs, au détriment de la présomption d’innocence, contre des boucs émissaires que l’on sacrifie sur l’autel de la corruption. « Par ailleurs, j’ai appelé la justice, dans mes interventions précédentes, à accélérer la cadence des poursuites judiciaires concernant les affaires de corruption et de dilapidation des deniers publics et de juger tous ceux qui ont pillé l’argent du peuple. Dans ce contexte, précisément, je valorise la réponse de la justice quant à cet appel qui représente un volet important des revendications légitimes des Algériens. » Notez la persistance du je. Gaïd salah est-il habilité à actionner la justice civile ? Au nom de quel décret ?

Par ailleurs cette justice à « ses ordres » qu’il estime indépendante ne sévit pas en premier lieu dans les cercles mafieux qui ont dilapidé le pays, si l’on excepte les frères Coninef et Ali Heddad. Cette justice ne va pas chercher « les mafioso » connu de tous et réputés comme tels. Ceux-là elle les protège et va par sélection naturelle « arrêter » quelquefois des hommes d’affaires qui se sont toujours opposés à leurs magouilles, qui n’ont pas dilapidé l’argent public et qui ont même souvent enrichi le pays. Ces derniers sont considérés comme des ennemis à abattre et l’occasion est trop belle pour la « cosa nostra » qui agite encore la justice, de ne pas substituer quelques têtes de Turc aux vrais criminels qui ont sévit à tous les échelons de l’Etat.

Le cas de Rebrab

Rebrab semble victime du feu croisé des clans de la mafia au pouvoir qui se livrent à des règlements de comptes. Gaid Salah, le Général Toufik et Saïd Bouteflika, apparemment toujours en poste à la présidence avec d’autres éléments de « la bande » s’adonnent à un jeu de massacre qui n’épargne personne et dans le peuple subit en premier les contrecoups.

Rebrab est condamné sommairement sous les accusations contenues dans le dossier de Bouchouareb, ex ministre de l’industrie qui doit rendre des comptes sur bien des malversations. Cette homme d’affaires est le seul investisseur valable qui a œuvré dans le sens du développement du pays. Le sacrifier dans un rendement de compte entre mafias, dont celle de Gaïd, c’est précipiter l’économie nationale dans un trou noir. Aucun investisseur ou responsable économique, national ou étranger, ne voudra plus opérer en Algérie, après cette cabale nocturne et opaque contre un opérateur connu et reconnu. Les vrais voleurs, investissent à l’étranger, aux Emirats, à Londres, en Espagne ou Paris. Chakib Khellil, les Bouterflika, le Président en tête, Bouchouareb, Gaïd Salah et fils, Tliba, Tayeb louh, Sadani et consort…, la liste est longue, ne sont pas inquiétés par une justice encore aux ordres, sélective, timorée et à plusieurs vitesses. Celle-là et ceux-là, l’Etat-major ne peux pas les dénoncer ou les toucher sous peine de se faire hara-kiri. Non seulement la justice se trompe de cible, mais il semble même vouloir les couvrir.

L’idéal est de pouvoir lever le secret bancaire et celui des affaires pour démêler le vrai du faux. S’agissant de Rebrab, ils l’auraient fait depuis longtemps s’il avait des choses graves à lui reprocher. En revanche, ils ne vont pas le faire pour eux-mêmes, car ils ne voudront pas se suicider, ce ne sont pas des scorpions, mais des serpents à sonnettes. Qu’ils libèrent la cour des comptes et l’on verra qui a ruiné le pays, on verra si c’est Rebrab ou Boutsrika. Rien que pour avoir emprisonné cet homme (un Algérien qui a les mêmes droits que les autres), sans aucune instruction transparente de son dossier, devrait révolter tout citoyen qui se respecte.

Pour tout cela, il convient de rester unis et vigilants. On ne doit pas faire ce qu’ils veulent provoquer : la division de ce mouvement national exceptionnel qu’ils souhaitent affaiblir et réduire à sa plus simple expression. Il est important que les Algériens, du nord au sud et de l’est à l’ouest, restent soudés dans une même démarche. Le peuple doit aller jusqu’au bout, serré comme un poing. Si le pouvoir recherche le retrait des Kabyles de ce grand mouvement qui va les emporter tôt ou tard, il se trompe lourdement. Solidaires avec leurs frères de toutes les régions, les opprimés laissés pour compte, le peuple oublié des plaines, des villes, des montagnes et du désert, les Kabyles n’ont d’autre parti que se joindre à cette force d’écluse en rupture de ban que Gaïd salah croit pouvoir domestiquer. C’est en faisant tomber ce régime, tous ensemble, qu’en rétablira la vraie justice pour tous les innocents qui remplissent les prisons et pour tous les Algériens.

Par Md Amokrane TIGHILT

Chronique. Les temps ont changé

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Les temps ont changé en Algérie, par petits pans, par petites touches, par petites étapes et par de gros sacrifices consentis par de nombreux algériens dont certains au prix de leur vie. Les temps ont chngé et bien changé: du premier crime politique commis sur la personne du militant nationaliste Abbane Ramdane et du premier coup d’Etat fomenté par l’Etat-Major Général conduit par feu Houari Boumediène contre le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne en passant par les vagues succéssives de répression contre les militants d’une Algérie plurielle, ouverte sur le monde, des militants démocrates et progressistes algériens, enfin contre tout ce qui ose dire NON à un régime militaro-policier, à une dictature dirigée par des hommes qui ont usurpé la souveraineté populaire.Ces Usurpateurs de souveraineté ont mené le pays à la situation que nous vivons aujourd’hui :
-Guerre civile fratricide à l’été 1962, aprés avoir dépouillé nos femmes de leurs bijoux.
-Coup d’Etat militaire de juin 1965.
-Révolte berbère d’Avril 1980
-Révolte populaire d’Octobre 1988, plus de six cents morts.
– Guerre civile fratricide dés 1992. Le bilan officiel n’est pas établi mais des chiffres sont donnés par diverses sources. Plus de deux cent mille morts, des milliers de disparus, des milliers de veuves et d’orphelins; des milliers de bléssés, ceci sur le plan humain; sur le plan matériel, les pertes sont éstimées à plusieurs centaines de milliards de dollards.
– Commission de crimes réstés impunis au printemps 2001. Pour tous ces crimes, à ce jour, aucune résponsabilité n’est établie. La facture est lourde et demeure impayée.
Le système politique, obéissant aux lois qui régissent le cycle naturel de la vie traverse sa phase finale. Il en a trop fait et la Nation tout entière va enfin se réjouir de sa disparition.
Nous ont-ils gouvernés ou seulement dominés? sont-ils aussi Algériens que nous, ou plus que nous ou moins que nous?
C’est confus. Partout et en tous domaines ils ont su créer l’amalgame, jusqu’aux amalgames sémantiques eux qui savent nager dans des eaux troubles.
Comme ils ont le pouvoir, tous les pouvoirs, ils ont décidé qu’ils ne sont comptables devant nulle instance, qu’ils n’ont de compte à rendre à personne. Alors, ils ont monté de toutes pièces des instityutions qui assurent au pays un fonctionnement spécifique: c’est l’ère des spécifiques. Le socialisme arabe est spécifique, la nation arabe est spécifique, la démocratie arabe est spécifique et les militants du FLN sont spécifiques: ils sont prêts à brûler aujourd’hui ce qu’ils ont adoré hier. Ils sont versatiles, trés versatiles.
Ainsi tout est prêt pour que tous les amalgames nous paraissents, normaux, naturels. Ils ont établi des amalgames en considérant indistnctement
– la propriété nationale et la propriété familiale-
 -La fortune nationale et la fortune familiale
-le budget national et le budget familial
-Servir, se servir et asservir.
-Prendre et voler…
 Ces lignes ne suffisent pour tout dire…
Par Mokrane Chemim 

Algérie. Soutien de Lounis Ait Menguellet a Rebrab

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Azul Fellawen.
Je soutiens mon ami Issad Rebrab de façon inconditionnelle, je le soutiens quelle que soient ses  épreuves, je soutiens l’ami, l’homme intègre que je connais. Je le soutiens sans tenir compte de ce qui lui est reproché, car, je ne suis ni industriel ni politicien, les secteurs des affaires et de la politique me sont étrangers, c’est mon choix. Mais personne ne me fera douter de l’honnêteté et de l’intégrité de Monsieur Issad Rebrab.
Lounis Ait Menguellet

Chronique. Diversion, doute et inquiétudes

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Il est difficile, à celui qui s’imagine possible éternellement à un poste donné, à celui qui écarte de sa tête, qu’une alternance est probable, de lâcher le morceau.
Lorsque cette probabilité se manifeste, s’approche de lui et le secoue, il panique et il devient imprévisible et dangereux.
Les issues, jamais imaginées, ne lui existent pas et il rebondit de mur en mur.
Il s’accroche à tout bout de branche et s’agite pour s’agiter.
La messe est dite et le peuple a parlé. Le système doit partir. C’est clair, net et précis.
Pourquoi tourner autour et tenter l’impossible, le danger même ?
Il croit encore en sa force, même se sachant réduit.
Une révolution est là. Elle souffle, telle une bise, sur le Pays. Elle est blanche, elle est gaie et elle est fraternelle. Elle est inattendue, elle est miraculeuse et elle vient libérer un peuple et une nation.
Rien ne peut l’arrêter et encore moins ces forces de sable qui ne durent que le temps d’une vague.
Le Grand Peuple, demande le départ et le jugement des ennemis de l’Algérie. Il demande le départ, de suite, du système, sans exception et que lui et seulement lui, décidera des suites de la gouvernance.
Dure est la partie, pour ces habitués du faux, du sombre et du suspect.
Il est un militaire, il est le chef des militaires et il pense être le chef des Algériens. Drôle de réflexe, vieux comme le temps.
Comme les autres, il panique, bafoue, vague, divague, trompe et « diversionne ».
Ah, si au moins il fait bien les choses. Il les complique et dirige le Pays droit vers le mur.
Il « nomme » et il « dégomme ». Il discoure comme personne ne le fait et il le fait très mal. Il instruit et il ordonne. Quelle mouche l’a piqué, notre Général ?
Le peuple a grondé et il ne semble pas être entendu. Le système continue dans ses œuvres comme si rien ne se passe, en ce moment.
Ils violent « Leur constitution », étire le temps, accélèrent la diversion, la tromperie et règlent leurs comptes, comme des amateurs.
La justice actuelle est inapte à juger, durant la transition et avec les mêmes réflexes.
On protège les têtes, on attaque des innocents et des patriotes et on n’a pas le courage d’une clarté et d’une sincérité.
Quel est celui qui a commis le plus grand des délits, celui qui a volé 1000 DA ou celui qui a usé du cachet de la République du Peuple d’une manière illégale ?
Quel est celui qui a bradé les Entreprises publiques, brisé la vie de centaine de hauts Cadres gestionnaires, appauvrit et méprisé le Peuple et dérobé l’argent public ?
Quel est celui qui a également dérobé l’argent du Peuple et a tenté de « vendre » les hydrocarbures aux puissances étrangères ?
Qui a été à la tête des nominations des Pouvoirs successifs et terrorisé le peuple ?
Quels sont les multiples Personnes qui ont contribué à la « salissure » du pays, dilapidé de grandes sommes d’argent et enrichi la famille et les proches ?
Quels sont les nombreuses personnes qui ont « séché » les caisses du pays en faisant semblant de produire ?
Qui est celui qui a importé des centaines de tonnes de cocaïne ?
Qui est le vrai industriel du Pays , au sens propre du terme ?
Qui est le premier producteur et exportateur privé du Pays ?
Qui est le deuxième exportateur du Pays (privé) après la société nationale publique Sonatrach ?
Qui est le premier industriel privé pourvoyeur du Trésor public, après Sonatrach ?
Qui est le seul et unique Industriel Algérien qui est sollicité par plusieurs pays industrialisés et accueilli par leurs Présidents ?
Qui est l’Industriel Algérien qui a racheté plusieurs Entreprises étrangères, au nom de l’Algérie et fait bénéficier le Pays de leurs brevets et de leurs technologies ?
Quel est l’Industriel qui ne s’occupe qu’à créer de la richesse et des postes d’emploi et ne se mêle pas de la politique politicienne ?
Quel est l’Industriel qui a tout le temps refusé à accompagner les candidats à la présidentielle ou à financer les campagnes électorales et particulièrement depuis … 1999 ?
Quel est l’industriel qui a refusé de faire partie du FCE ?
Quel est l’industriel, non aimé du système, qui n’a pas été touché par l’ISTN ?
Quel est l’industriel qui investit dans plusieurs régions du Pays ?
Quel est l’industriel qui a dénoncé, depuis plusieurs années, le sabotage de l’industrie Algérienne, par les ministres de l’industrie ?
Quel est l’industriel dont l’ex DG de la DGSN dit qu’il n’est concerné par aucune mesure de justice et est libre de voyager ?
Quel est l’industriel qui possède, en Algérie 18 Entreprises et emploie plus de … 18000 travailleurs, en emploi direct ?
Quel est l’industriel qui possède plusieurs projets, totalement ficelés, pour créer pas loin de 2 millions de postes d’emploi et qui attend les autorisations du système ?
Quel est l’industriel qui a racheté une grande marque multinationale, l’a délocalisée en Algérie, la place en tête des usines en électroménager, dans le monde et exporte ses produits ?
Quel est l’industriel qui possède une unique technologie mondiale avec une possibilité d’exporter l’équivalent de 15 milliards de dollars par an et dont le projet est bloqué par le système ?
Quel est l’industriel qui est tout le temps embêté par les administrations et les institutions du système ?
Quel est l’industriel qui, quand il intervient à l’extérieur du Pays, ne parle qu’au nom de l’Algérie ?
Quel est l’industriel qui ne s’est enrichi, depuis une quarantaine d’années, que dans la création de richesse et de postes d’emploi ?
Quel est le seul industriel qui a marché au milieu du peuple, le 29 février 2019 ?
Mr Rebrab a dit : Si je dois construire un grand hôpital, de haute qualité, je le ferai dans mon pays et c’est pour soigner les Algériens.
Mr Rebrab a dit : C’est l’unique pays où il faut demander une autorisation pour créer de la richesse et des postes d’emploi.
Mr Rebrab a dit : Ils sabotent l’industrie et bloquent mes projets parce que je ne suis pas de leur clan. Il faut qu’ils partent pour libérer le pays.
Mr Rebrab a dit : L’acquisition de cette Technologie Mondiale EvCon est pour LES ALGÉRIENS (il n’a pas dit pour Cevital).
Mr Rebrab a participé à la guerre de libération. Son nom de guerre est : le petit ogre
Ils ont emprisonné un HOMME patriote, honnête, sérieux, respectable, aimé par le petit peuple. Il est âgé de 75 ans et insulino dépendant.
Il n’a jamais triché. Il ne s’est jamais dérobé de ses devoirs de citoyen.
Il vient de financer un centre de formation pour les jeunes footballeurs. Il appartiendra à la JSK. Il avait insisté pour que ce centre de formation soit à la disposition de TOUS LES JEUNES ALGÉRIENS.
Des missionnaires de ce système ont proposé au Président de la JSK d’enlever le poste de Président d’honneur à Mr Rebrab et qu’une entreprise nationale viendrait avec 100 Milliard de dinars : POURQUOI et qui y a-t-il derrière et pourquoi cela se passe en ce moment ?
Le Général / Président s’est trempé grandement de cible.
C’est un acte totalement improductif mais dangereusement impactant.
Cherchez ailleurs si vous voulez être reconnu, grandi et sortir par la grande porte, vous qui prétendez avoir été un ancien maquisard et être du côté du petit Peuple.
Ça n’a pas l’air d’être le cas. Du tout. Au contraire.
Réfléchissez bien à ce que vous êtes en train de vouloir entreprendre. Vous mènerez le Pays et le peuple vers le mur et vers un chaos irréversible et, à ce moment-là, vous ne pourrez plus réparer. Le peuple et l’histoire vous condamneront et votre conscience vous rongera éternellement.
Et, en plus, vous n’avez même pas le droit et la légitimité de le faire. Ce n’est point votre mission constitutionnelle. Vous en serez condamné.
Vive le Peuple Algérien
Vive la République et vive l’Algérie
Vive Mr Rebrab, l’incontournable patriote et un des sauveurs de l’économie et du social du Pays.
Un Citoyen indigné
Mohand Said At Mussa

Lecture croisée d’une Algérie en ébullition. Soulèvement populaire, et maintenant !

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Les tenants du pouvoir en Algérie pêchent sciemment dans un conspirationnisme nihiliste traduisant ainsi sa peur de tout changement. Les millions de citoyens ayant battu le pavé durant ces six dernières semaines afin de demander le changement du système n’a pas eu raison de la soif démoniaque de ce pouvoir qui, par ces multiples roublardises et complotismes, tentent vaille que vaille de berner le mouvement citoyen par des pseudo-changements de chef du gouvernement en jouant à sa guise de la constitution. Face aux manifestations de millions d’Algériens, le régime en place répond inlassablement par des messages sibyllins où l’attentisme suinte comme une vérité immuable de se maintenir le plus longtemps possible sur le trône. Dans ce climat d’imbroglio et d’incertitude, plusieurs scénarios sont plausibles, mais pour l’instant le succès n’est pas au rendez-vous. Le soulèvement populaire se veut de détrôner ce pouvoir autocratique qui s’est installé dans la durée, et ce, depuis 1962.

La lecture faite par ce régime des revendications liminaires du mouvement populaire est complètement biaisée au vu de la tournure que prend la situation actuelle. Maintien du gouvernement de transition installé de facto par le régime lui-même ainsi que la convocation du corps électoral, dont les prochaines présidentielles sont fixées au 4 juillet prochain. Une démarche qui veut s’inscrire dans la négation des désidératas du peuple. Le pouvoir n’est nullement prêt de voir ce soulèvement populaire comme une occasion de relancer le processus démocratique et de se mettre sur les rails. Au-delà des grandes phrases oiseuses et des promesses mirobolantes du chef d’État-major de l’ANP et vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, le changement tant attendu n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu. Et pour cause, comment peut-on s’attendre à des changements positifs de la part d’un corps ayant de tout temps marché et/ou comploter pour le maintien du régime en place. Pardi ! autant attendre le père Noël qu’il fasse son entrée par la cheminée. C’est dire que le système a changé de visage et de forme, mais il garde jalousement le fond.

D’une seule voix, le peuple rejette péremptoirement les rhétoriques laudatrices et les discours systématiquement alambiqués et du régime et de ses relais. Depuis la mobilisation citoyenne en date du 22 février dernier à ce jour, le feuilleton du « dégagisme » prend de l’ampleur au même titre que les tentatives de phagocyter la protesta par le pouvoir. Nonobstant les protestations appelant au départ inconditionnel de tout le système mis en place depuis des décennies, l’hubris démesurée et la soif démoniaque du pouvoir poussent ces cacochymes à la démence. La dynamique de changement n’a jamais été au programme de ce système loin des aspirations du peuple algérien. Quant aux réformes apportées par-ci par-là sont suffisamment ambiguës pour ne pas modifier in fine les prérogatives du régime. Par cette stratégie machiavélique, ledit régime se veut être un îlot de stabilité qui vise avant tout à pérenniser son règne. Mais, la jeunesse algérienne en a voulu autrement, car elle a été de tout temps mise à l’écart des décisions politiques et économiques. L’apparition des jeunes en tant que catégorie sociale et acteurs de changement a subjugué plus d’un, d’autant plus que sa détermination de rompre avec ce régime est inébranlable au vu des mobilisations quasi-quotidiennes pour dire haut et fort son « ras-le-bol ». L’activisme des jeunes s’observe par les actions menées d’amont en aval durant toutes les manifestations, de surcroit, connotées par un civisme inégalable et un pacifisme inébranlable. Un projet de société doit être réinventé, et ce, par l’instauration d’un État de droit et la mise en d’une nouvelle constitution apte à répondre aux attentes du peuple, notamment en matière des libertés et de la démocratie. Par définition, un « État de droit signifie que les pouvoirs publics doivent exercer leurs fonctions selon les balises définies par un ensemble de normes juridiques. Nul n’est au-dessus de la loi. Plus généralement, cet ordre regroupe un ensemble de règles juridiques qui prémunissent les citoyens contre les formes arbitraires du pouvoir (exécutif). Pour qu’un État de droit existe, il faut que les obligations qui émanent de l’État soient officielles, impersonnelles, impératives et sanctionnables. En d’autres termes, les lois être connues (publiques), personne ne peut y échapper, elles doivent s’appliquer réellement et la transgression de la loi doit entraîner des sanctions. »

En effet, l’Algérie est asphyxiée par cinquante-sept ans de politiques indifférentes aux réalités et aux injustices subies par les « oubliés ». Au demeurant, le changement passera aussi par une laïcité effective, loin de l’islamité et de l’arabité outrageusement déployée par le régime au détriment de la berbérité. Le fédéralisme, un concept tant abhorré par une certaine élite mal lunée, pourrait faire office de baume aux moult disparités qui en découlent du jacobinisme, tant il cristallise le centralisme et le totalitarisme à l’état pur. En somme, le fédéralisme de bon aloi et son corollaire l’égalité entre régions peuvent défricher le terrain des inégalités tant sociales, économiques et politiques. Une société libre, c’est une société bien informée et sur son passé et sur son avenir. C’est encore plus important dans une Algérie où la désinformation a de tout temps faussé la vérité. L’histoire du pays est falsifiée pour en faire un fonds de commerce pour des charlatans d’un autre âge.

L’Algérie sous la coupe de satrapes qui ne se résolvent à quitter le pouvoir que quand ils ont usé de toutes leurs armes, ruses et sortilèges et quand leurs parrains de l’extérieur ne peuvent plus rien faire pour eux. Mais, pour l’instant, ils s’agrafent avec véhémence au trône et ne montrent guère des signes de bonnes volontés pour passer le flambeau au peuple. L’immixtion de l’armée dans la gestion de cette crise aigüe n’est pas vue d’un bon œil par les démocrates. Et pour cause ! Ahmed Gaïd Salah s’est auto-proclamé roi de la situation, en catimini. Ainsi, l’application de l’article 102 de la constitution n’est qu’un subterfuge de plus pour glisser le curseur vers un scénario à la « Sissi ». Quant aux articles 7 et 8, ils n’ont de sens que dans la bouche de celui qui les prononce sans vraiment penser à les appliquer stricto sensu. L’annonce de l’ouverture des dossiers de corruption comme ceux de Sonatrach, El-Khalifa et El-Bouchi est anachronique. L’arrestation de l’homme d’affaires Issad Rebrab par la gendarmerie nationale pour « fausse déclaration concernant le mouvement de capitaux », ainsi que les frères Kouninef. Cependant, la justice actuelle assure-t-elle toutes ses missions qui lui sont conférées ? Est-elle aussi autonome pour se prononcer sur ses affaires épineuses ? Comment dès lors encenser l’intervention de Gaïd Salah alors qu’il n’a tenu aucun de ses engagements vis-à-vis du peuple ? Telles sont les questions qui se posent d’elles-mêmes. Nous sommes face d’un jeu malsain orchestré par des fantassins à dessein de rouler dans la farine les manifestants.

Cette série d’événements qui secoue l’Algérie depuis des semaines devrait donner à réfléchir au régime qui semble ne pas comprendre le message du peuple. « L’événement crée une possibilité politique nouvelle seulement si sa forme créatrice ne se réduit pas à un mot d’ordre tactique négatif. On se souvient des centaines de milliers de personnes scandant ″Moubarak dégage!″ en Égypte, ou ″Ben Ali dégage!″ en Tunisie. Or, si le mouvement populaire a trouvé son unité dans la négation de l’État, la création d’une nouvelle politique suppose, elle, la réunion de toutes les composantes du mouvement dans une affirmation de ses principes propres », souligne Alain Badiou, philosophe français lors de son intervention à l’institut du monde arabe en novembre 2013. C’est pour ces raisons qu’il est impératif de ne pas retomber dans le même piège et tirer les leçons de ce vent de révolte qui a balayé l’arrogance desdits potentats.

L’air de révolte qui souffle sur la « planète Algérie » a pris dans ses pans des intellectuels de service, des clients du régime et des partis politiques affichant sans vergogne une versatilité qui frise l’insulte. N’est-il pas risible de voir toute cette démagogie et ce populisme qui écument les plateaux télé et autres médias ? Dans la situation de misère politique et le désert éthique qui caractérise l’Algérie, l’émergence d’une nouvelle élite neutre loin de la bassesse et des enjeux politico-politicienne est une condition sine qua non pour une Algérie en devenir. Néanmoins, ces soulèvements ont démontré que de véritables forces d’opposition ont émergé, et exigent des changements radicaux. Ils semblent donner un nouveau souffle à l’idée de démocratie, mise à mal par l’utilisation dévoyée qu’avait pu en faire le régime en place. Une démocratie participative en mesure de répondre aux attentes du peuple. Ce concept désigne l’ensemble des dispositifs et des procédures qui permettent d’augmenter l’implication des citoyens la vie politique et d’accroître leur rôle dans les prises de décision.

Mais ces soulèvements sont aussi porteurs, depuis leur départ, de nombreuses incertitudes, notamment en l’absence de représentants, car tant que les manifestations s’étendent sur le temps tant que pouvoir est en mesure de saper le mouvement et de semer la zizanie. L’horizontalité du mouvement peut constituer une véritable épée de Damoclès sur le processus de « dégagisme » qui, en l’absence d’un réel plan de sortie de crise peut se retourner sur le mouvement lui-même.

Par Bachir Djaider (Journaliste et écrivain)

Algérie. Une période de transition qui repose sur un processus constituant en dehors du système

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Loin de toutes les introspections faites par les symboles du système en place qui demeure encore malgré la chute des clans présidentiels après la démission de BOUTEFLIKA conséquence sinéquanone de la mobilisation citoyenne, soit par les différentes déclarations du vice-ministre de la défense chef de l’état-major, soit à travers plusieurs canaux de médias lourds, des déclarations et des manœuvres qui visent instantanément à reproduire le système et imposer une alternance clanique à l’intérieur du même système. A mon avis, tout changement doit disposer du moins de quatre fondements cardinaux.

 

Le premier est d’avoir un idéal politique comme alternative à la situation actuelle, inspiré principalement des slogans et des préoccupations portées par le peuple dans sa révolution en marche menée depuis la première marche de KHARRATA et cela pour que le fil conducteur du changement ne devienne pas sans repères.

 

Le deuxième est de refonder l’état national par le fait de lancer une période de transition qui repose sur un processus constituant en dehors du système c’est-à-dire un changement horizontal que demande d’ailleurs le peuple via sa révolution en marche « présidium » composé de personnalités neutres et autonomes, mesures d’apaisement, gouvernement de transition de compétences nationales composé de personnalités neutres et compétentes, dissolutions de l’APN et du sénat, la constituante et puis à la fin organiser les élections  présidentielles.

 

Le troisième fondement  est de  provoquer une rupture pacifique et radicale sur quatre niveaux : le premier c’est une rupture avec la nature et l’ADN militaire du système politique algérien, le deuxième c’est une rupture totale avec les fondements totalitaristes et autoritariste du « pouvoir-état » instauré depuis 1962, troisième niveau c’est une rupture radicale avec l’économie rentière qui a empêché à la fois l’avènement d’une économie productive et diversifiée et l’émergence des acteurs économiques libres et autonomes dans le cadre d’un état régulateur, le quatrième et dernier niveau c’est une rupture radicale avec des pensées extra-algériennes qui ont été depuis longtemps nocives pour l’algérienneté.

 

Enfin le quatrième fondement consiste à prendre en considération les paramètres historico-politiques et socioculturels de l’Algérie, car un pays comme le nôtre, qui vient de sortir d’une atroce guerre civile et d’un âcre traumatisme psychologique dont les séquelles ne sont pas guéries à nous jours, a besoin d’un véritable travail politique pour que l’on puisse rétablir d’abord la confiance des Algériens en eux-mêmes. Cela seul permettra de mobiliser la société comme seule force motrice de tout changement radical et pacifique du système, un moyen de dépasser le jacobinisme et de libérer l’esprit d’initiative et de libertés fondamentales.

 

Par Mahrez BOUICH

Algérie. Réponse du FFS au discours du Général Major Gaid Salah (Texte intégral)

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Le Front des forces socialistes considère qu’à travers son discours d’aujourd’hui ,le Général Major a fait un pas de plus dans sa démarche autoritaire et hégémonique.

Apparemment, rien ne semble pouvoir arrêter son avidité à tous contrôler et à tous décider comme étant, le seul et  unique maître à bord, narguant  d’un revers de la main ,les interpellations  venant de l’opposition et aussi  les exigences populaires qui aspirent à un  changement radical du régime .

Le vice ministre de la défense nationale, reproche à l’écrasante majorité de la classe politique Algérienne ainsi qu’aux nombreuses organisations et personnalités nationales, le fait d’avoir boudé la MASKHARA érigée en conférence nationale de dialogue.

Le FFS qui avait rejeté cette mascarade en la qualifiant de thérapie de groupe, rappelle encore une fois qu’il ne cautionnera jamais une telle forfaiture politique.

Le pouvoir réel représenté aujourd’hui par le chef de l’état Major et secondé par un chef  de l’état illégitime et désavoué, n’ont affiché aucun signe sincère et crédible allant dans le sens de la satisfaction des préalables politiques exigés par la quasi-totalité du peuple Algérien.

Parmi ces exigences, le départ immédiat de l’oligarchie, de la mafia politico-financière  prédatrice d’une manière intégrale.

L’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins non avouées ,constitue un abus de pouvoir assumé et revendiqué par le régime.

Le FFS considère que l’appareil  judiciaire doit être délivré des injonctions supérieures  et épargné des luttes et des représailles claniques.

Seul un état de droit permettra de construire une justice équitable fondée sur des lois émanant de la volonté populaire.

Depuis plus de deux mois maintenant, que des millions d’Algériennes  et d’Algériens  demandent d’une manière pacifique et résolue de leur permettre de disposer d’eux même. Ils continuent à revendiquer leur légitime aptitude à construire une véritable alternative démocratique qui jettera les bases d’une Algérie libre ,démocratique et prospère.

L’ autisme et les contournements à répétition se sont manifestés en désignant un chef d’État illégitime et un gouvernement factice et impopulaire.

Aujourd’hui le peuple algérien a perfectionné  sa lutte pacifique pour contrôler sa destinée et  à reconquérir sa liberté et son droit à

L’autodétermination contre l’ordre établi et les décisions unilatérales méprisantes ; puisque ,en plus des marches quotidiennes, en plus des rassemblements qui regroupent quasiment toutes les franges de la société, voilà que des magistrats et plusieurs maires refusent de participer à l’encadrement de l’élection présidentielle maintenue pour le 4 juillet prochain.

Le FFS considère qu’aucune force ne pourra freiner ou arrêter la marche de tout un peuple pour reconquérir sa liberté .

Le FFS rappelle que seules les institutions illégitimes et impopulaire qui constituent la véritable menace pour la sécurité du pays et la cohésion de son peuple.

Le FFS fustige avec une extrême vigueur ces allégations qui miroitent le chaos et le désordre.

Le peuple algérien aguerri et éveillé, mettra  en échec  cette « fatalité  » mensongère qui souhaite l’emprisonner  entre les tenailles du statu quo et de la menace du chaos!

Le Front des forces socialistes réitère son appel pour aller vers un véritable changement du système comme premier  impératif pour amorcer une réelle transition démocratique. Cet  appel est traduit par une proposition politique de sortie de crise pour l’avènement de la lle république.

Le FFS rappelle aussi  l’état Major de l’armée de se retirer des affaires politiques. Ses nobles missions se déclinent exclusivement  dans la protection du territoire national et de veiller à l’union et à la cohésion de

l’unité nationale et d être garant  d’une véritable transition démocratique.

Par ailleurs, nous mettons en demeure tous ceux qui seraient tentés de porter atteinte à cette formidable révolution pacifique populaire, par des menées répressives et autres procédés qui viseraient à provoquer le chaos. Ou plus grave , celles qui s’afféreraient à briser les liens entre  Algériennes et Algériens en utilisant les faux clivages et les fausses disparités.

La FFS appelle ses militants à travers le pays à maintenir leur mobilisation au service de cette révolution pacifique et historique.

Nous sommes résolus à rester aux côtés de nos valeureux concitoyennes et concitoyens  jusqu’à la consécration finale. C’est à dire l’élection d’une assemblée constituante souveraine et l’avènement de la lle république.

Vive l’Algérie libre et démocratique

Vive le FFS

Gloire à nos valeureux martyrs

Le premier secrétaire

HAKIM BELAHCEL

 

Algérie. Les dessous de l’ascension fulgurante de l’industriel Issad Rebrab

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La première fortune du pays a disposé d’un compte offshore au début des années 1990, à l’époque où la loi algérienne l’interdisait.

Le patron du groupe Cevital, Issad Rebrab, compte parmi les plus anciens clients algériens du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, mis en cause dans le scandale des « Panama papers ». En juin 1992, alors que le pays s’enfonçait dans la tourmente de la « décennie noire » entre l’Etat et les terroristes djihadistes, Issad Rebrab, importateur du rond à béton à l’époque, a recouru au service de Mossack Fonseca pour créer une société offshore, Dicoma Entreprises Ltd. Cette société, domiciliée aux îles Vierges britanniques, était destinée à gérer un portefeuille placé chez l’Union de banques suisses (UBS) à Genève. A l’époque, Rebrab n’avait pas d’activités à l’étranger. La loi algérienne interdit la possession à l’étranger d’avoirs issus d’une activité en Algérie.

Selon les documents obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, Issad Rebrab restera l’ayant droit de cette société au capital de 50 000 dollars jusqu’au mois de mars 1996, date à laquelle elle sera dissoute à sa demande. « Je soussigné, M. Issad Rebrab, actionnaire unique de la société Dicoma Entreprises Ltd., vous prie de bien vouloir procéder à la liquidation de cette dernière, après paiement des frais », a recommandé Issad Rebrab dans un courrier adressé en date du 15 décembre 1995 à l’antenne genevoise de Mossack Fonseca.

En fait, le cabinet panaméen a transféré les activités – en particulier la gestion du compte à l’UBS – de la société dissoute à une autre structure offshore, Anilson Management Ltd., domiciliée dans un autre paradis fiscal, l’île de Niue, dans le Pacifique sud.

Contacté par son secrétariat, et aussi directement par téléphone, Issad Rebrab n’a pas souhaité commenter l’information. Jointe par téléphone, sa chargée de communication, Soraya Djermoun, a nié l’existence de cette société : « M. Rebrab vous dit qu’il n’a jamais eu de société aux îles Vierges britanniques. »

Activité d’import-export

Première fortune d’Algérie, Issad Rebrab est à la tête d’un groupe dont le chiffre d’affaires a dépassé 3 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) en 2015. Les acquisitions qu’il a réalisées ces dernières années – les groupes français Oxxo et Brandt, l’usine espagnole d’aluminium Alas et les aciéries italiennes Lucchini – lui donnent une envergure résolument internationale.

Un continent de secrets : une nouvelle série sur les « Panama papers » en Afrique

Le Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde est partenaire, publie dès lundi 25 juillet une nouvelle série d’articles à partir des documents « Panama papers » sur l’évaporation des ressources en Afrique.

Les 11,5 millions de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca mettent en lumière le rôle des sociétés offshore dans le pillage du continent, qu’il s’agisse de l’industrie du diamant en Sierra Leone, des structures de dissimulations du milliardaire nigérian Kolawole Aluko, propriétaire d’un yacht sur lequel Beyonce a passé des vacances et lié à l’ancienne ministre du pétrole nigériane Diezani Alison-Madueke, ou le recours systématique aux paradis fiscaux par l’industrie extractive.

Selon l’ICIJ, des sociétés issues de 52 des 54 pays africains ont recouru à des structures offshore, participant à l’évaporation de 50 milliards de dollars d’Afrique chaque année. ICIJ, pour cette nouvelle série, s’est appuyé sur ses partenaires habituels ainsi que sur des journalistes en Algérie, au Ghana, en Tanzanie, au Niger, au Mozambique, à Maurice, au Burkina Faso et au Togo, coordonnés par le réseau indépendant ANCIR.

Mais si le groupe Cevital, créé officiellement en 1998 est devenu ce qu’il est aujourd’hui, c’est parce que son patron a bénéficié pendant très longtemps de monopoles sur les importations de produits de grande consommation. D’abord le rond à béton, puis le sucre et l’huile. C’est cette activité d’import-export qui a d’ailleurs alimenté ce compte suisse d’Issad Rebrab, mis au jour dans les « Panama papers ». L’argent provisionnant ce compte proviendrait de l’importation de ronds à béton d’Italie et de l’exportation de ronds à béton de l’usine de Metal Sider vers le Maroc et de déchets ferreux vers la Russie.

C’est aussi ce flux d’argent qui a permis à Issad Rebrab de se lancer dans l’agroalimentaire en France (Délice Mondial et Isla Mondial) où il s’est installé après le sabotage de l’usine de Metal Sider d’Ouled Moussa par un groupe armé au milieu des années 1990. Et de financer les importations du sucre à son retour en Algérie trois ans plus tard, en 1993.

En 1991, la SACE, organisme italien de couverture des exportations, a mis à la disposition de l’Algérie une ligne de crédit de 300 millions de dollars pour l’exportation de rond à béton italien vers l’Algérie, que le gouvernement Hamrouche avait répartis sur cinq banques. Metal Sider a obtenu à elle seule deux quotas pour 100 millions de dollars. Les trois autres quotas ont bénéficié aux entreprises publiques SNS (60 millions) et Cosider ainsi que le privé Koninef.

Une polémique avait éclaté à l’époque, lorsque les responsables de la SNS avaient accusé M. Rebrab, qui achetait moins cher par le biais d’un trader algérien installé en Italie dont la société s’appelle Prodeco, d’importer en fait de l’acier ukrainien irradié transitant par la Péninsule. Parallèlement, Metal Sider a réalisé quelques opérations d’exportation de rond à béton vers Sonasid au Maroc, en 1993.

Les opérations de commerce extérieur de M. Rebrab ne se limitaient néanmoins pas au rond à béton à cette époque-là. Au prétexte de les transformer en rond à béton, il achetait d’importantes quantités de déchets ferreux. Puisque les quantités drainées dépassaient les capacités de l’usine, une bonne partie de ces déchets était exportée, malgré l’arrêté interministériel du 24 mars 1992, interdisant l’exportation de déchets ferreux et non ferreux.

Issad Rebrab s’est retrouvé en situation de monopole, aussi bien pour la récupération de ces déchets que pour leur exportation, car il bénéficiait d’une dérogation. L’arrêté a été abrogé début 1994. Entre-temps, Issad Rebrab a eu le temps de décoller, et même de gêner ceux qui, au sein du pouvoir, lui ont donné d’indispensables coups de pouce.

 

Source Le Monde

Algérie. C’est Bouteflika et sa fratrie qui doivent être les premiers à répondre à la justice

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Si on doit chercher aujourd’hui la cause de tous les malheurs de l’Algérie durant deux décennies, même le moins averti des Algériens pointera du doigt « Fakhamatouhou ».

Oui, Abdellaziz Bouteflika est le premier responsable de la faillite économique et politique de notre patrie. Durant le printemps noir, ses mains sont trempées dans le sang de 128 jeunes kabyles fauchés à la fleur de l’âge par ses armes de guerre, réservées normalement à l’ennemi de cette noble terre.

Ce qui est désolant et révoltant en même temps, aucun responsable politique, médiatique ou intellectuel n’a souligné la nécessité de soumettre à la justice les 20 longues et douloureuses années de règne sans partage de « Fakhamatouhou ».

Nous avons tous assisté comment l’ex-président égyptien Hosni Moubarek a été conduit dans une civière au tribunal du Caire pour répondre aux questions d’un juge. Qu’empêche-t-il de ramener Bouteflika dans son fauteuil roulant à la justice pour en faire de même ?

C’était lui qui a aboli toutes les lois qui luttent contre la corruption, c’était lui qui a instauré un système de gestion basé sur l’allégeance au nouveau roi et non sur les compétences, c’était lui qui a offert l’Algérie à ses frères comme un bien familial pour en dispose à leur guise, c’était eux qui font le jour des uns et la nuit des autres, c’était eux qui ont produit Hadad, Kouninef, Anis Rahmani, Ennahar, Echourouk, Chakib Khelil, Saidani, l’affaire Sonatrach, Khalifa et j’en passe. Ils sont la source de tous les malheurs de ce pays durant 20 ans, ils ont gâché l’avenir des générations entières et ils ont fait un peuple pauvre dans un pays très riche.

S’il y a vraiment une volonté politique au changement et à la lutte contre la corruption et un amour réel pour la patrie, qu’attend la justice pour les convoquer à la barre pour répondre de leurs crimes.

Mamart Arezki

Algérie. Communiqué du Parti socialiste des travailleurs (PST)

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Après avoir pris acte de l’invitation du PST le 21 avril par « la présidence de la république » à « une rencontre de concertation sur la préparation de la présidentielle » et qui a lieu lundi 22 avril 2019 à Club des Pins, le Secrétariat National du parti a décidé ce qui suit :

1- Le PST, partie prenante et active du soulèvement populaire révolutionnaire enclenché depuis le 22 février 2019, considère que le système et ses institutions actuelles, notamment la présidence intérimaire de M. Bensalah, sont illégitimes. Par conséquent, le PST rejette toutes les décisions prises par ces institutions, notamment l’organisation d’une élection présidentielle le 4 juillet prochain.

2- De ce fait, le PST a décidé de ne pas participer à cette mascarade appelée « rencontre de concertation » qui conforte le passage en force du pouvoir de fait actuel d’une part et, d’autre part, lui accorde une caution politique.

3- Le PST dénonce vigoureusement la répression dont sont victimes les citoyennes et les citoyens, et exige que toute la lumière soit faite sur les nombreuses exactions commises par les forces de sécurité à l’encontre des enfants du peuple, notamment la mort suspecte du martyr Ramzi Yettou suite à son arrestation le 12 avril 2019.

 

4- Le PST appelle le pouvoir de fait actuel à proclamer sans délai l’abrogation de toutes les mesures et la levée de toutes les entraves à l’exercice effectif des libertés démocratiques, notamment les libertés d’expression, de manifestation, d’organisation et les libertés syndicales dont le droit de grève.

5- Le PST considère que les poursuites actuelles engagées à l’encontre de quelques figures politiques et quelques oligarques du régime Bouteflika, qui est toujours en place, relèvent du règlement de comptes entre les factions et les groupes d’intérêts au pouvoir, en recomposition à la lumière du nouveau rapport de force en son sein. Elles constituent un simulacre d’opération « mains propres anticorruption » dans le but de séduire les masses populaires et redorer le blason du pouvoir de fait actuel. Elles révèlent enfin, que la justice aux ordres fonctionne toujours et que son indépendance du pouvoir politique et de ses injonctions est un combat qui ne fait que commencer.

6- Le PST réitère son appel à l’impérative auto organisation des masses populaires, à la mobilisation des travailleurs pour la réappropriation de l’UGTA et leur structuration syndicale et à la mise en œuvre des conditions permettant l’élection d’une assemblée constituante souveraine et représentative de nos aspirations démocratiques et sociales.

Le Secrétariat National.

Alger, le 22 avril 2019