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mercredi 18 février 2026
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Indonésie : Un tsunami volcanique a fait au moins 168 morts

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Au moins 168 personnes ont été tuées et des centaines blessées lorsqu’un tsunami a soudainement déferlé samedi soir sur les plages du détroit indonésien de la Sonde à la suite d’une éruption volcanique, semant la panique parmi les touristes et les habitants.

Des centaines de bâtiments ont été emportés par la vague, qui a déferlé sur les côtes méridionales de Sumatra et l’extrémité occidentale de l’île de Java aux alentours de 21H30 (14H30 GMT). La vague a surgi après l’éruption du volcan connu comme « l’enfant » du légendaire Krakatoa, l’Anak Krakatoa, selon Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l’agence nationale de gestion des catastrophes.

« Le nombre total de morts atteint 168 personnes, il y a 745 blessés et 30 personnes sont portées disparues », a-t-il dit, révisant nettement à la hausse un précédent bilan d’une soixaintaine de morts.

Les secouristes recherchaient des survivants à travers les débris.

Des images vidéo dramatiques publiées sur les réseaux sociaux montrent un mur d’eau qui s’abat sur un concert en plein air donné par le groupe pop « Seventeen ». Ses membres sont projetés hors de la scène par la vague qui se propage parmi les spectateurs. Dans un post sur Instragram, le chanteur du groupe Riefian Fajarsyah peine à contenir son émotion en annonçant la mort du bassiste et de l’organisateur des tournées des musiciens.

Sur des images de la télévision, on voit que la vague a traîné sur la plage de Carita, site touristique populaire de la côte ouest de Java, un amoncellement de détritus divers, plaques de toitures en ferraille ou morceaux de bois.

Des arbres ont également été déracinés tandis que le sol est jonché de débris.

A Carita, Muhammad Bintang, 15 ans, a vu arriver la vague qui a plongé l’endroit dans le noir. « Nous sommes arrivés à 21H pour les vacances et soudain l’eau est arrivée. Tout est devenu noir. Il n’y avait plus d’électricité », a témoigné l’adolescent. « Dehors, c’est le désordre, on ne peut toujours pas atteindre la route ».

– « Erreur » –

Dans la province de Lampung, de l’autre côté du détroit, Lutfi Al Rasyid, 23 ans, raconte à l’AFP qu’il a fui la plage de Kalianda pour sauver sa vie. « Je ne pouvais pas faire démarrer ma moto, alors je suis parti et j’ai couru… J’ai prié et couru aussi vite que je pouvais ».

Selon les autorités, le tsunami a pu être déclenché par une marée montante anormale due à la nouvelle Lune, conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatoa, petite île du détroit de la Sonde qui sépare Java et Sumatra.

« La combinaison (des deux facteurs) a causé un tsunami soudain qui a frappé les côtes », a expliqué M. Nugroho, ajoutant que l’agence géologique indonésienne menait une enquête pour savoir ce qui s’est passé exactement.

Le bilan humain va vraisemblablement encore s’alourdir, a-t-il prévenu.

es vidéos postées sur les réseaux sociaux par le porte-parole montrent des habitants paniqués armés de lampes de poche en train de prendre la fuite pour se réfugier sur les hauteurs.

Les autorités indonésiennes avaient dans un premier temps déclaré que la vague n’était pas un tsunami mais une marée montante, et avaient appelé la population à ne pas paniquer.

« C’était une erreur, nous sommes désolés », a écrit par la suite M. Nugroho sur Twitter.

Bien que relativement rares, les éruptions volcaniques sous-marines peuvent causer des tsunamis, selon le centre d’information international des Tsunamis.

Panache de cendres –

Selon le Centre indonésien de la volcanologie et de la gestion des risques géologiques, l’Anak Krakatoa montrait des signes d’activité renforcée depuis une semaine. Une éruption survenue peu avant 16H00 a duré environ 13 minutes, envoyant à des centaines de mètres dans le ciel un épais panache de cendres.

L’Anak (« enfant » en indonésien) est une petite île volcanique qui a émergé des eaux un demi-siècle après l’éruption meurtrière du Krakatoa de 1883. C’est l’un des 127 volcans actifs d’Indonésie.

Lorsque le Krakatoa était entré en éruption au 19e siècle, une immense colonne de fumée, de pierres et cendres s’était dressée dans le ciel à 20 km de hauteur, plongeant la région dans l’obscurité et déclenchant un puissant tsunami. Environ 36.000 personnes avaient trouvé la mort.

L’Indonésie, archipel de 17.000 îles et îlots qui s’est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.

Le 28 septembre, un tremblement de terre de magnitude 7,5 et le raz-de-marée qui a suivi avait dévasté la ville de Palu, située sur la côte ouest des Célèbes, et ses environs, faisant au moins 2.073 morts. Mais 5.000 autres personnes sont toujours disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.

En 2004, un tsunami provoqué par un séisme de 9,3 au large de Sumatra avait tué 220.000 personnes sur les côtes de l’océan Indien, dont 168.000 en Indonésie.

AFP 

Soudan : Sadek al-Mahdi condamne la « répression » des manifestations

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Le leader du principal parti de l’opposition soudanaise, Sadek al-Mahdi, a condamné samedi la « répression armée » des manifestations qui secouent plusieurs villes du pays après l’annonce d’une hausse des prix du pain, en évoquant un bilan de « 22 morts ».

La décision du gouvernement, cette semaine, d’augmenter le prix du pain de 1 à 3 livres soudanaises (de 2 à 6 centimes d’euros) a entraîné des manifestations depuis mercredi. Au moins huit protestataires sont morts -six à Al-Gadaref (est) et deux à Atbara (est)– lors de heurts avec les forces anti-émeutes, selon des responsables et des témoins.

« Nous condamnons la répression armée des manifestations », a dénoncé Sadek al-Mahdi, dirigeant d’Al-Oumma, l’une des plus anciennes formations politiques du pays, lors d’une conférence de presse à Omdourman, ville voisine de la capitale Khartoum.

Cette « répression » a « conduit à la mort de 22 martyres » et fait « plusieurs blessés », a-t-il affirmé, en appelant à une « enquête nationale et internationale ». Il n’a pas fourni plus de précisions sur ce bilan, qui n’a pu être confirmé de source indépendante.

« Ce mouvement est légal et a été lancé du fait de la dégradation (…) du niveau de vie », a encore ajouté M. Mahdi.

Affirmant que les protestations allaient se poursuivre, il a appelé à l’instauration « d’un nouveau régime avec une nouvelle présidence ».

Dernier Premier ministre démocratiquement élu du Soudan, M. Mahdi a été chassé du pouvoir par le coup d’Etat fomenté en 1989 par l’actuel président Omar el-Béchir. Poussé à l’exil à plusieurs reprises, il est revenu au pays cette semaine.

– Manifestations, arrestations –

Le Soudan traverse des difficultés économiques croissantes avec une inflation de près de 70% et une plongée de la livre soudanaise face au dollar.

Samedi, selon des témoins, plusieurs manifestations ont eu lieu dans les quartiers nord de Khartoum, à Wad Madani, capitale de l’Etat d’Al-Jazeera et à Al-Obeid, capitale du Kordofan du Nord.

Environ « 300 personnes sont venues dans le centre de Wad Madani en scandant +le peuple veut la chute du régime+ », selon un témoin contacté par téléphone par l’AFP. Les policiers ont répondu par des coups de matraques et des tirs de gaz lacrymogènes, a-t-il poursuivi.

Dans des quartiers d’Al-Obeid, (350 km au sud de Khartoum), des heurts ont opposé des manifestants à la police qui a fait usage de gaz lacrymogènes, selon des témoins joints par l’AFP.

Des dizaines de protestataires ont scandé « Non à la faim » ou « Liberté liberté », a affirmé un des témoins.

Les locaux d’administrations ainsi que des sièges du parti du Congrès national au pouvoir ont été incendiés dans plusieurs villes du pays, selon des témoins mais aucun mort n’a été rapporté samedi.

Sadiq Youssef, un cadre de la coalition d’opposition des Forces du consensus national a par ailleurs affirmé que 14 membres de ce mouvement, dont le président Farouk Abou Eissa, avaient été arrêtés « à la sortie d’une réunion ».

Ces arrestations n’ont pas été confirmées par les autorités.

Un conseiller du président Omar el-Béchir, Faisal Hassan Ibrahim, a lui dénoncé une instrumentalisation des manifestations par des « entités organisées », sans les nommer explicitement. Il a assuré que deux des personnes tuées à al-Gadaref étaient des militaires en civil.

Un officier des services de sécurité a été nommé samedi à la tête de l’Etat d’al-Gadaref, où six personnes au total ont été tuées jeudi, a rapporté l’agence de presse officielle Suna.

L’ancien gouverneur a été tué avec quatre autres responsables locaux dans un crash d’hélicoptère début décembre.

Dans un communiqué vendredi, Amnesty International a pressé les autorités soudanaises « d’arrêter les tirs injustifiés contre des manifestants désarmés », réclamant une « enquête indépendante » et le jugement de « ceux qui ont ordonné l’utilisation excessive de la force ».

AFP

LADDH : non à la justice du téléphone !

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L’instrumentalisation politique de la justice inquiète terriblement les juristes, avocats et défenseurs des droits de l’homme en Algérie.  Les récentes incarcérations arbitraires des journalistes, artistes ou sportifs ont suscité une vague d’indignation à travers le pays. 

Comme il a été prouvé dans l’affaire de nos journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, la justice algérienne a sombré dans des dérapages flagrants et des violations systématiques des droits de l’homme pour placer en détention des journalistes ou activistes pour des simples écrits hostiles à certains hauts responsables de l’Etat.

Ces dérives renvoient l’Algérie à ces heures les plus sombres. Et le nouveau emprisonnement d’Adlène Mellah, directeur du média en ligne Dzaïrpresse, pour un simple sit-in pacifique a démontré que notre système judiciaire s’est transformé en une machine où les libertés individuelles et publiques sont broyées au nom de l’arbitraire politique. C’est dans cette situation que des défenseurs des droits de l’homme et des militants engagés en faveur des libertés vont se rassembler demain samedi à Oran pour crier haut et fort leur rage. Un rassemblement est prévu ce samedi à 10 H du matin en plein coeur de la ville d’Oran. Cette action de protestation est organisée par le bureau d’Oran de la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH).

Les slogans qui seront scandés lors de ce rassemblement réclament tous la libération de la justice algérienne du carcan politique.

 

Source Algérie Part

Soufiane Djilali : Le report de la présidentielle est anticonstitutionnel (vidéo)

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Entretien – Soufiane Djilali: Le report de la présidentielle, un aventurisme anticonstitutionnel et dangereux.

 

L’éventualité d’un report de la présidentielle d’avril 2019 serait une “sortie anticonstitutionnelle”, une “annulation des lois fondamentales du pays” et un “aventurisme dangereux” pour le pays, a souligné jeudi 20 décembre Soufiane Djilali, le président du parti Jil Jadid et coordinateur national du mouvement “Mouwatana”. Invité de l’émission OffShore du HuffPost Algérie et Radio M, M. Djilali a critiqué la proposition de plus en plus insistante de la part de certains partis du pouvoir au sujet d’un éventuel report de la présidentielle. Soufiane Djilali a également expliqué l’idée de la contre-conférence à laquelle appelle le mouvement “Mouwatana” et qui pourrait réunir tous les “Algériens qui s’opposent à l’idée anticonstitutionnelle de la prolongation du mandat actuel”.

Source : Huffpost Algérie

Le comité des chômeurs dénonce les arrestations arbitraires

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Comité national pour la défense des droits des chômeurs « CNDDC »

Bureau d’Ouargla

 

Communiqué

 

Dans un événement grave et inattendu de la part du régime et dans le cadre d’une campagne organisée par ses agents et ses institutions contre des militants pacifiques pour des causes sociales. Et pour réprimer toute voix et toute tentative de se libérer de l’injustice et de la tyrannie, aujourd’hui le coordonnateur national du Comité national de défense des droits des chômeurs CNDDC NAWFEL CHEKAOUI s’est présenté devant le tribunal d’Ain el-Baïda pour des accusations imaginaires et faussetés, et avec un dossier vide, il est uniquement coupable parce qu’il milite pour les droits des chômeurs et des classes réprimés. Le procureur du tribunal a requis cinq ans de prison ferme et une amende d’un demi-milliard de centimes (cinq cent millions) !!!!!

Cet incident s’ajoute aux poursuites d’hier à l’encontre de l’ancien coordinateur du comité Bel Abbes Tahar par 3 voitures à leurs bord 6 inconnus, s’est avéré être des éléments de la police politique aux tâches immorales, Bel Abbes Tahar s’est réfugié auprès de la police judiciaire du SANIA Wilaya d’ORAN, ces derniers n’ont rien pu faire. Cet événement s’ajoute aux poursuites et intimidations à l’encontre des militants du comite à travers le pays depuis plusieurs années par les mêmes services. Ces violations reposent sur l’intention de cibler directement les militants afin de les liquider physiquement.

En conséquence, la Comité national pour la défense des droits des chômeurs (les défavorisés de ce pays) condamne ces pratiques de la dictature fasciste et demande :

– l’annulation de toutes les poursuites judiciaires engagées contre des militants, y compris le coordinateur national NAWFEL CHEKAOUI à Ain el-Baïda wilaya D’OUM EL BOUAGHI.

– la Comité national pour la défense des droits des chômeurs rappel le gouvernement qu’elle est responsable des agissements illégaux et des intimidations des services de sécurité contre les défenseurs des droits des réprimes dans ce pays et de la nécessité de les protéger, comme le stipulent les conventions nationale et internationale.

– Nous appelons toutes les associations nationales et internationales à élargir leurs campagnes de solidarité avec tous les militants et les détenus d’opinions jusqu’à leur libération.

– La Comité rejette toutes les tentatives d’être utilisé par les factions opposées du régime.

– La Comité est également surpris par la solidarité sélective de certaines associations et personnalités nationales à l’encontre de ses militants, ces derniers devaient défendre tous les militants sans distinctions.

La lutte, La lutte jusqu’à ce que le chômeur travaille.

 

Zineb, ex-Charlie Hebdo, menacée de mort

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Zineb El Rhazoui, ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo et auteur publié par la maison d’édition Ring, a reçu des menaces de mort après les propos qu’elle a tenus sur l’islam. Elle persiste et signe sur le plateau de CNEWS.

Cible de menaces de mort sur Twitter depuis plusieurs jours après ses propos sur l’islam, la journaliste Zineb El Rhazoui, ancienne membre de la rédaction de Charlie Hebdo, a réitéré ses propos sur le plateau de CNEWS le 19 décembre : «L’islam doit se soumettre aux lois de la République», a-t-elle martelé sur le plateau de l’émission L’Heure des Pros, animée par Pascal Praud.

Des internautes, ainsi que l’éditeur Ring qui publie l’auteur, ont recensé des certaines de ces menaces et ont invité la plateforme Twitter à fermer des comptes : «Bonjour Twitter, quand fermerez-vous ces comptes qui menacent de mort notre auteur, la journaliste Zineb El Rhazoui, rescapée des attentats de Charlie Hebdo, toujours sous protection policière 24h/24 ? Combien de morts pour comprendre ?»

Source : RT France

Où est passé Gaid Salah ?

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Le fait est tellement rare, que le silence médiatique du vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, ne passe pas inaperçu.

Et pour cause : le chef d’État-major de l’ANP nous a habitués à de fréquentes sorties sur le terrain, pour superviser des exercices militaires, baptiser des casernes, inaugurer un complexe industriel, ou encore s’enquérir du moral des troupes déployées aux frontières, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, l’immigration clandestine et la contrebande.

Et ses visites sont régulièrement couvertes par les médias publics lourds, qui diffusent de larges extraits de ses discours, prononcés devant des salles remplies par des militaires, des gendarmes et des policiers en tenues.

Mais depuis début décembre, cette débauche d’énergie du chef d’État-major de l’ANP a subitement pris fin. Pour un homme aussi important de par son poste et que les Algériens ont pris l’habitude de voir pratiquement chaque soir au JT de 20H00 de l’ENTV, deux semaines d’absence, c’est beaucoup. Du coup, des interrogations commencent à poindre sur cette « longue » et inhabituelle éclipse de l’homme fort du pouvoir.

Les dernières apparitions publiques du vice-ministre de la défense et chef d’État-major, remontent en fait à deux déplacements à l’étranger, aux Émirats arabes Unis et au Qatar, du 2 au 6 décembre.

En Algérie, les dernières images de Gaid Salah sur le terrain datent du 22 novembre. Ce jour-là, il avait inauguré, au siège du ministère de la Défense nationale aux Tagarins à Alger, “un complexe infrastructurel”, comprenant notamment un bloc administratif et un parking automobile pour le personnel du MDN. Un édifice qui n’a rien de comparable avec ce que le patron de l’armée a l’habitude d’inaugurer, puisqu’un mois plutôt, il avait lancé un complexe de production d’explosifs, construit en partenariat avec le géant chinois de l’armement Norinco, à M’sila.

Mais la sortie du 24 novembre intervenait après des rumeurs persistantes sur son limogeage de la tête de l’ANP. Depuis, le puissant patron de l’armée n’a effectué aucune sortie sur le terrain. Par exemple, il était absent le 9 décembre à l’Amirauté d’Alger, lors de l’inspection de la corvette lance-missiles « Raïs Hassan Barbiar », après sa participation du 3 au 9 décembre au niveau de la base navale principale de Bizerte en Tunisie à l’exécution de la 5e édition de l’exercice « Morjane 2018 », conjointement avec l’Armée de mer tunisienne. Cette tâche a été confiée au général-major Haouli Mohamed Larbi, commandant des Forces navales, selon le MDN.

Gaid Salah a même “interrompu”, ce qui sans doute, il affectionne le plus : la supervision des exercices militaires dans les régions. La dernière en date qui a été effectuée en sa présence remonte au 30 octobre dernier à la base aérienne de Ain Oussera, dans la wilaya de Djelfa, où il avait a dirigé un exercice tactique démonstratif avec munitions réelles, exécuté par des hélicoptères de combat, suivi d’un héliportage, en employant un drone de reconnaissance.

Comment expliquer cette éclipse de Gaid Salah ? Est-ce que c’est dû aux rumeurs qui ont circulé sur son départ ? Est-ce que son programme ne prévoyait de sorties sur le terrain durant cette période ? Ou est-ce que cette absence est liée au contexte politique marqué par l’incertitude qui pèse sur le 5e mandat et les initiatives lancées par des partis politiques proches du pouvoir pour le report des présidentielles ? Mystère.

Selon nos sources, Gaid Salah devrait reprendre ses visites sur le terrain dès la semaine prochaine. Le discours qu’il prononcera sera scruté par la classe politique et les observateurs, en manque de visibilité, à quatre mois de la présidentielle d’avril prochain. Pour les rumeurs sur son départ, le patron de l’armée ne semble pas leur prêter de l’importance. “Il est serein et il ricane sur toutes ces rumeurs”, résume une source sûre.

 

Source : TSA

« La porte de la mer », livre à lire et à relire

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Le roman « la porte de la mer » de Youcef Zirem publié aux éditions Intervalles est un hymne à la vie, à la liberté.

Le roman « La porte de la mer » de Youcef Zirem nous interpelle à plus d’un titre. Dès le début nous sommes frappés par le titre très évocateur, nous pensons tout de suite à la liberté mais la photo nous montre une femme enfermée qui ne voit le monde extérieur qu’à travers une fente, une déchirure.

Il y a de prime abord une dualité entre cette photo de couverture qui montre une femme désespérée et le titre qui est plein d’espoir, le lecteur est alors envahi d’une impatience inouïe pour ouvrir le livre et entrer dans l’histoire qu’il pressent écorchée vive et plonger dans cette mer inconnue.

Dès la première page on constate que le roman est dédié au poète chanteur compositeur Brahim Saci,  » À Brahim Saci, pour la clairvoyance de son regard, pour sa poésie qui sait saisir l’essentiel, pour ses chansons toutes enrobées d’un humanisme serein et toujours en mouvement. » qui est comme une clé ouvrant une petite porte pour découvrir un peu plus ce roman. Puis l’auteur cite une phrase de Fernando Pessoa,  » J’ai conquis, un petit pas après l’autre, le territoire intérieur qui était mien de naissance. J’ai réclamé, un petit espace après l’autre, J’ai accouché de mon être infini, mais j’ai dû m’arracher de moi-même au forceps « . Comme pour nous donner une deuxième clé ouvrant une autre porte de compréhension pour mieux aborder le livre.

Nous découvrons une histoire tragique émouvante dans une Algérie déchirée qui se recherche. Les protagonistes sont tantôt perdus dans une société en effervescence où parfois la folie dicte ses lois, tantôt lucides pour panser ses blessures, se frayer un chemin et réinventer l’espoir. L’auteur dans une transfiguration de la réalité en allégorie de la critique d’une société algérienne extrêmement corrompue, une méthodologie stricte de l’observation, de la description, qui nous rappelle l’écriture d’Émile Zola.

Dans ces vives descriptions des inégalités sociales génératrices des passions les plus viles, à travers des personnages attachants que la misère ne plie pas, nous ne pouvons-nous empêcher de penser à Honoré de Balzac tant le héros balzacien est un observateur révolté qui contemple impuissant. La forme narrative parfois hachée parfois fluide nous rappelle aussi par moments William Faulkner.

Ainsi l’héroïne Amina consciente de son impuissance mais ne baisse pas les bras, elle avance pour ne pas oublier, dans une Algérie qui cultive l’oubli de peur de se regarder dans le miroir.

Amina me fait penser à Nedjma de Kateb Yacine dans la transfiguration de l’Algérie tant elle témoigne d’une Algérie défigurée, meurtrie.

Brahim SACI

 

Les inquiétantes dérives révélées par le procès d’Adlène Mellah

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Le procès du journaliste Adlène Mellah a permis de révéler de nombreux faits très inquiétants, des dérives sécuritaires qui font froid dans le dos. Les avocats du directeur de Dzaïrpresse ont dévoilé des infractions criants à la loi en vigueur dans notre pays. Des lois qui protègent les droits élémentaires des citoyens algériens. 

En effet, un vent de panique s’est emparé de la salle de l’audience du tribunal de Bab El-Oued, où s’est déroulé mardi après-midi le procès d’Adlène Mellah, lorsque l’un des leaders du collectif de la défense, l’avocat Abdallah Haboul révèle au grand public que le journaliste Adlène Mellah a été incarcéré à la prison d’El-Harrach alors que dans son dossier il n’y a même pas un document officiel démontrant qu’un mandat de dépôt a été prononcé par une autorité judiciaire en bonne et due forme. Silence glacial dans la salle. Le procureur de la République tente de casser l’argumentaire de maître Haboul et essaie de rassurer tout le monde sur le bien-fondé de l’incarcération d’Adlène Mellah.

Mais maître Haboul reprend la parole : « je suis prêt à m’excuser publiquement si la Cour nous présente la moins trace dans le dossier de notre client de ce document signifiant son placement sous mandat de dépôt ». Aucun des magistrats ne va répondre, par la suite, à ce défi lancé par celui qui fut lui-même un ancien juge et parfait connaisseur des rouages de notre système judiciaire.

Les plaidoiries se poursuivent et chaque avocat va révéler à son tour une « anomalie », une autre « irrégularité ». Maître Hassan Brahmi démontre avec un schéma tiré de Google Earth que les PV établis par les éléments de la police judiciaire de Bab El-Oued souffrent d’une énorme incohérence irrationnelle. Amine Sidhoum et Lekhlef Chérif se suivent aussi pour déplorer les contradictions étonnantes qui se dégagent de ces PV. Adlène Mellah est présenté comme un manifestant interpellé le 9 décembre à Alger-centre dernier dans deux endroits distincts et distant l’un de l’autre d’au moins 1000 M !

Les avocats ont retrouvé dans le dossier d’Adlène Mellah un autre PV écrit à la main par un policier qui révèle le contenu de la discussion tenue entre le journaliste interpellé et son épouse venue lui rendre visite.  Les révélations les plus fracassantes vont inonder encore la salle durant ce procès houleux où le Procureur de la République n’a pas cessé de tenter de démentir les faits dénoncés par les avocats de la Défense. En vain et sans succès car la démonstration des avocats de la défense a été implacable.

Preuve en est, les réquisitions sur la base desquelles les policiers sont intervenus en cette journée du 9 décembre pour disperser une dizaine d’artistes regroupés devant le TNA d’Alger et procéder à l’arrestation de trois personnes, dont le journaliste Adlène Mellah, sont caduques et non-conformes.

« Lisez-bien le contenu de ces deux réquisitions signées par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Les deux sont datées du 13 février 2018 et leur destinataire est le contrôleur Noureddine Berrachedi, chef de la sûreté de wilaya d’Alger (qui n’est plus en poste depuis plus de cinq mois) auquel il est demandé d’utiliser la force publique dès le mercredi 14 février 2018 pour empêcher tout rassemblement ou marche de protestation non autorisés, tenus par des organisations syndicales sur le territoire de la wilaya d’Alger. Ces réquisitions ont été faites lors des marches des médecins résidents à Alger », s’indigne maître Amine Sidhoum.

Ce dernier s’est dit choqué par le comportement des forces de sécurité. « La force publique a-t-elle besoin d’une formation sur la procédure ou fait-elle exprès pour détruire ce qui reste des institutions de l’Etat ? », s’est interrogé cet avocat. Maître Arezki Ait Larbi va s’attaquer au fond du dossier en dévoilant les dessous politiques de l’arrestation et incarcération d’Adlène Mellah. Il expliquera que les inculpations d’«attroupement sur la voie publique», «incitation à l’attroupement» et «désobéissance et outrage à la force publique» n’ont aucun fondement dans ce dossier aux relents politiques.

Maître Khaled Bourayou affrontera particulièrement le Procureur de la République qui avait requis 3 ans de prison ferme à l’encontre d’Adlène Mellah. La passe d’armes entre l’avocat et le magistrat aggravera la tension dans la salle d’audience. Les policiers mobilisés en grand nombre font de leur mieux pour maintenir le calme. Mais la tension est remontée crescendo lorsque maître Mustapha Bouchachi, le ténor des avocats algériens, a été interrompu par la juge et présidente de la séance pour l’empêcher de développer sa plaidoirie où l’acharnement politique des autorités algériennes contre les journalistes et militants des Droits de l’Homme est vigoureusement dénoncé.

Les avocats se révoltent et entrent en rébellion. Ils menacent de quitter la salle et de boycotter la séance. Au lieu de calmer la situation, le Procureur de la République poursuit ses échanges vifs avec les avocats. Ces derniers se retirent définitivement et enlèvent leurs robes noires. Toute la salle se vide et le public rejoint les avocats. La séance est totalement suspendue. Les avocats rédigent un communiqué et le distribuent aux journalistes fortement présents au cours de ce procès. La juge reprend la séance dans une salle totalement vide et reporte le verdict au 25 décembre prochain.

A l’extérieur du tribunal de Bab El-Oued, les caméras des télévisions et smartphones des journalistes immortalisent les déclarations incendiaires des avocats de la défense et relatent ainsi en direct le basculement d’un simple procès dans le scandale politique.

https://youtu.be/unemixwcYVQ

 

Source : ALGERIE PART

L’huile d’olive algérienne serait de très mauvaise qualité

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L’huile d’olive produite en Algérie serait de très mauvaise qualité comparée à celle produite ailleurs dans le monde, selon Akli Moussouni, un expert agronome, spécialisé dans la culture d’olive. 

Ainsi, Akli Moussouni déplore la qualité des olives à leur arrivée aux huileries. Selon lui, celles-ci sont généralement «trop mûres et moisies à cause d’une cueillette tardive. Par la suite, cela donne à l’huile un taux d’acidité trop élevé», expliquant que «la taille de l’olivier ne doit pas être très haute. Ces hauteurs exagérées des oliviers et la négligence des sols accentuent le phénomène naturel d’alternance (une récolte abondante une année sur deux) ».

«Les huileries algériennes dégradent la qualité de l’huile, déjà bien entamée par les dégâts que lui causent les mauvaises pratiques des cultivateurs» regrette Akli Moussouni, soulignant que «les délais allongés du stockage des olives avant trituration, le système d’extraction à trois phases, le non-respect des températures, le conditionnement du produit final dans de mauvais emballages gâchent l’huile d’olive»

Un secteur à la traîne

Akli Moussouni regrette également que «les propriétaires des huileries soient des prestataires de services. Ils cherchent seulement à être payé et ne se soucient pas de la qualité des huiles produites».

Enfin, l’expert-agronome déplore le fait qu’il y ait « peu de travailleurs spécialisés dans le domaine de l’olivier et de l’huile d’olive. Les intervenants ne sont pas préparés à produire selon les normes d’un véritable marché». «La production locale reste totalement marginalisée et exclue des standards du commerce international» a-t-il constaté.k.

Par Shérazade

Source , Observalgerie.com