12.1 C
Alger
samedi 21 février 2026
Accueil Blog Page 148

Chronique. Le Gaïd ne doit plus faire semblant d’entendre le peuple

0

Les ministres ne peuvent pas travailler, le peuple ne les reconnait pas, pareil pour les walis, les maires se rebiffent les uns après les autres, des milliardaires sont arrêtés et des hauts dignitaires de ce régime sont poursuivis par la justice.

Le pays est entré dans une phase révolutionnaire. Le commandement militaire, véritable détenteur du pouvoir doit prendre ses responsabilités sans tarder. Gaid Salah doit clairement annoncer que les exigences du peuple ont, non seulement été entendues, mais aussi et surtout qu’elles seront appliquées sans délai.

Dissolution des deux chambres (Sénat et APN), dissolution du Conseil Constitutionnel, démission de Bensalah et du gouvernement Bedoui et ouverture d’une transition politique dans laquelle, le véritable pouvoir, c’est à dire le commandement militaire, s’interdira toute ingérence dans la vie politique.

Les décisions pour une sortie de la crise sont connues. Elles demandent, de la lucidité, de la clairvoyance et du courage politique.

Par Yahia Bounouar

Algérie. Les frères Kouninef interpelés par la Gendarmerie

0

Les frères Kouninef ont été arrêtés, ce lundi 22 avril, par la gendarmerie nationale, annonce la télévision publique A3.

Les frères Kouninef ont été arrêtés par la brigade de recherche de la gendarmerie d’Algérie dans le cadre d’une enquête sur la conclusion de marchés publics avec l’Etat, trafic d’influence avec des fonctionnaires publics, détournement de foncier, selon la même source qui évoque des contrats avec l’Etat qui n’ont pas été honorés. Ils seront présentés devant le procureur de la République dès la fin de l’enquête, selon l’ENTV.

Les frères Kouninef sont connus pour leur proximité avec Said Bouteflika.

Source TSA

Algérie. L’horreur à Alger suite à l’effondrement d’une ancienne battisse. Un enfant de 3 ans et son père tués

0

Algérie – Alger est sous le choc, ce lundi 22 avril. Un premier bilan vient de tomber sur l’incroyable effondrement d’un immeuble de quatre étages situé au niveau de la rue Tamglit (ex Rue Boutin à la basse Casbah) vers 6h du matin.

Selon nos informations, cinq personnes sont toujours sous les décombres. Pour l’heure, on dénombre deux victimes sorties par les éléments de la protection civile qui assure que « les recherches sont en cours ». Il s’agit d’un enfant de 3 ans et son père d’une trentaine d’années.

L’horreur est à son comble. La colère des habitants les a poussés à chasser le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh qui a du être évacué par les forces de l’ordre.

 

Source ALG24

Tribune. La première violence est celle provenant de Soltani. Il ne devait pas être à République

0

Depuis le 17 février 2019, des Algériennes et des Algériens se donnent rendez-vous à la place République de Paris pour protester contre le système. Hier, c’était le 10ème rassemblement. Un autre dimanche pour soutenir la Révolution en cours en Algérie.

Les citoyennes et les citoyens sont originaires de différentes régions. Tous rêvent d’une Algérie meilleure, où règne la Justice et la Démocratie. Beaucoup d’entre eux espèrent un retour au pays.

Des centaines de citoyens contribuent à la réussite des rassemblements. Cela commence par le dépôt d’une déclaration au niveau de la préfecture.

Lors des rassemblements, un service d’ordre s’active discrètement, mais efficacement. A titre d’exemple, lorsque la préfecture a décidé que plus personne ne doit grimper au niveau de la statue, un groupe s’est porté volontaire pour empêcher quiconque d’y monter.  Grâce aux discussions engagées, plus personne ne monte. Aussi, lorsque la circulation automobile nécessite des volontaires pour la réguler, des citoyens répondent par la positive. Sur ce point, rendons hommage à Aghiles qui vient de perdre son père.

D’autres citoyens organisent des agoras, qui permettent un débat entre Algériens. Chacun peut s’exprimer.

Des organisations érigent des stands pour échanger, des jeunes créent une ambiance en répétant les chansons politiques des stades, des artistes installent de petits ateliers de peintures. Les enfants dessinent le drapeau algérien. Les activités sont nombreuses et variées.

Je ne peux citer tous les noms de ceux qui animent, qui installent les sonos, qui confectionnent les pancartes et les drapeaux. Sans oublier les citoyens, qui à la fin de chaque rassemblement, nettoient la place.

Je souligne que tous ceux qui se consacrent à la réussite des rassemblements sacrifient de leur temps, de leur énergie et de leur argent. Mais ils n’en parlent pas. Car ils ce qu’ils font c’est pour le pays. Et les milliers d’Algériens présents à République chaque dimanche sont pacifiques, responsables, lucides et conscients qu’ils doivent donner une bonne image. Ces derniers sont selon l’adage : « Seul Héros, le Peuple ».

Je n’ai pas tout dit. Ceci est un bref témoignage. Mais pourquoi je cite ces quelques éléments ?

Hier dimanche, Boudjerra Soltani a fait son apparition à place République. Il a été chassé par environ une vingtaine de jeunes.

En lisant des post et des commentaires, je constate une injustice. Des gens ont apparemment oublié le pacifisme des Algériens qui manifestent à République.

Cet incident est regrettable. Personne ne veut de ce genre de polémique.

Dénoncer la violence ? Oui, c’est à dénoncer et personne ne minimise, et en même temps il ne faut pas amplifier.

Justifier ? Non, seule la Justice est apte à convoquer et à sanctionner en cas d’erreurs.

Cependant, la première violence est celle provenant de Soltani. Il ne devait pas être à République. Pourquoi ? Il est détesté par une large frange de la population. Sur près de 5000 personnes à République, certains ont considéré sa présence comme une provocation. Que dire par exemple à un jeune qui a quitté le pays à bord d’une barque ? S’il a pu rejoindre l’autre rive vivant, peut être que ses amis n’ont pas eu cette chance. Mourir dans la mer Méditerranée.

Le sort de milliers de compatriotes qui n’avaient pas trouvé de perspectives dans leur propre pays à cause d’un système, dont Soltani a été un des acteurs.

Nuance donc. La Sylmia c’est le mot d’ordre à République. Un peu de compréhension. Personne ne minimise, personne ne justifie, tout le monde veut la consécration de la Justice. Néanmoins, généraliser, amplifier, parler de lynchage alors que Soltani a été certes poussé, mais pas frappé, et oublier tout le positif des rassemblements à République est très injuste.

Enfin, ce n’est pas le MAK qui a chassé Soltani. C’est un mensonge. Il a été dégagé par des jeunes parce qu’il a soutenu Boutef depuis 1999.

 

Par Mehdi Bsikri

Rassemblement à Paris : «Un peuple uni ne sera jamais vaincu»

0
Protesters rally against the Algerian ruling party on April 14, 2019 at the Place de la Republique in Paris. - Clashes erupted in Algiers on April 12 as protestors tossed back tear gas grenades and attacked police vehicles after a huge demonstration demanding the departure of figures close to ousted leader Abdelaziz Bouteflika. For the eighth Friday in a row, vast crowds marched through the Algerian capital pressing demands for Bouteflika's entourage to step down. (Photo by KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Comme vendredi dernier en Algérie, la mobilisation des Algériens de France ne s’essouffle point. Bien au contraire, elle a pris plus de vigueur et de tonus en vue de mettre fin définitivement aux manœuvres du régime algérien, qui tente par tous les moyens de diviser le mouvement.

Un dimanche à Paris. La place de la République a retrouvé, pour un énième dimanche, ses occupants, ses drapeaux algériens et berbères, visés par des intimidations infructueuses de la part de la police algérienne lors de la marche de vendredi dernier à Alger.

Le collectif «Libérons l’Algérie» a été le premier à occuper l’espace. Dans une ambiance conviviale et bon enfant, ses animateurs ont installé des tables et des stands pour accueillir les manifestants à qui ils proposaient des prises de parole. Drapeaux algériens et berbères sur les épaules ou brandis, ils ont annoncé la couleur avec une pancarte qui balaie toutes les tentatives du pouvoir de diviser les Algériens. «Un peuple uni ne sera jamais vaincu», pouvait-on lire sur un tissu blanc suspendu au-dessus d’un stand. Plus loin, c’est un vieil émigré qui est venu avec ses petits-enfants participer à la manifestation. Affalé sur une chaise en bois, un chapeau vissé sur la tête, il les regarde, assis eux aussi à une table en train de déjeuner et de jouer.

«Il n’y a que des voleurs au gouvernement»

D’autres familles étaient au rendez- vous pour dire non au régime algérien «corrompu» et «sanguinaire», selon une mère de famille. «Personne ne pourra oublier ce qu’ils nous ont fait en 1980 en Kabylie et en 2001 à Alger. Ils payeront le sang versé de nos enfants sortis manifester mains nues», a-t-elle crié. A la place de la République, l’ancienne génération a retrouvé la nouvelle.

Et les écarts culturels, sociaux ou politiques, qui pouvaient autrefois les séparer, ont été gommés par un seul et unique objectif, celui de mettre hors d’état de nuire ceux qui «ont privatisé l’Algérie et volé ses richesses», selon Ahcène, un vieil émigré de 78 ans, qui n’est jamais retourné en Algérie depuis qu’il a pris le bateau en 1962. Originaire des Ouadhias en Grande Kabylie, il participe pour la première à un rassemblement en faveur de l’Algérie. «J’ai toujours su que l’Algérie est gérée par les militaires depuis l’indépendance.

Il n’y a que des voleurs au gouvernement. Ils se remplissent les poches puis vont aller vivre à l’étranger ni vu ni connu.» Il ajoute avec un brin de tristesse : «C’est pour cette raison que je ne suis jamais retourné dans ce pays. Je ne connais même pas ma fille qui a aujourd’hui des petits-enfants. Les douaniers et la police des frontières sont tellement injustes qu’ils peuvent m’arrêter et me jeter en prison pour une simple bouteille de pastis ou de boîte de chocolat sans aucune raison.»

Les anciens et les jeunes ensemble pour faire tomber le régime

C’est un ami à lui qui l’a convaincu de venir voir ce qui se passe à la place de la République. «Je suis content de voir cette jeunesse demander ses droits. Si les choses s’arrangent, je pourrai retourner et finir le peu de jours qui me restent à vivre dans mon village et être enterré là-bas. Mais je crains que ce ne soit pas demain la veille.»

En plus d’être un endroit symbolique de contestation contre le régime algérien, la place de la République est devenue depuis deux mois un repère pour de nombreux vieux émigrés. Chaque dimanche, ils viennent prendre la température et s’informer des dernières nouvelles du pays. Leur présence auprès des jeunes et des étudiants, qui participent en masse, donne encore plus de légitimité et de visibilité aux rassemblements réunificateurs.

Si en Algérie, les Algériens se sont reconnus et découverts, c’est le cas également en France et en Europe. La haine du pouvoir et des régimes autoritaires successifs a fini par unir toute la diaspora algérienne dans le monde.

«Zerhouni, l’ancien ministre de l’intérieur en 2001, doit être jugé»

Comme les autres dimanches aussi, les slogans n’ont pas beaucoup changé. Les organisateurs les ont juste adaptés en fonction des développements politiques survenus la semaine dernière. On pouvait lire notamment : «Restons unis. Notre union est leur point faible», «Une société sans diversité n’est pas une société» ou «Nous voulons le départ de tout le système. Y compris d’Ahmed Gaïd Salah» et «Libérez l’Algérie».

Par ailleurs, le cœur battant de la manifestation était bel et bien présent, avec de nombreux jeunes étudiants, mais aussi de sans-papiers qui ont joué un rôle prépondérant dans le maintien de la flamme de la contestation à Paris et dans d’autres villes françaises. «Vous avez mangé le pays, oh vous les voleurs», «Vous êtes des voleurs, mais vous vous considérez nationalistes», «L’Algérie est unie et indivisible, vous ne pourrez pas nous séparer», étaient autant de slogans lancés par les manifestants venus également en masse hier à la place de la République.

Coïncidant avec la commémoration du 20 Avril 1980, le rassemblement de la place de la République avait pris des couleurs jaune et vert, avec la présence de nombreux étudiants kabyles qui ont tenu à marquer cette date à travers des chants, des images et des témoignages. «On n’oublie pas», pouvait-on lire sur des pancartes.

D’autres hommages ont été rendus aux martyrs du Printemps noir en 2001. Certains jeunes ont demandé à la France de juger l’ancien ministre de l’Intérieur Zerhouni, qui aurait donné l’ordre à la police de tirer. Il vit actuellement à Paris. «La France ne peut continuer à accueillir des tueurs de jeunes enfants sortis pour manifester pour la liberté et la dignité.» A la place de la République, hier était un jour de tous les hommages et de toutes les couleurs.      

 

Source El Watan
Par Y.Farah

Algérie. «Les importations, une source importante dans la fuite des capitaux»

0

– Depuis le début du mouvement populaire pour le changement avec tous les slogans dénonçant l’ampleur de la corruption, le transfert illégal des devises fait débat et des tentatives ont même été déjouées. Qu’en pensez-vous ?

A chaque période trouble d’une nation, la vigilance en matière de fuite des capitaux et le pillage des objets d’art (à forte valeur marchande) doit être de mise. La conjoncture politico-économique ne sied pas à une certaine catégorie de politiciens et d’affairistes, voyant leur pouvoir remis en cause et se considérant menacés, chercheront évidemment par tous les moyens de mettre à l’abri leurs richesses bien ou mal acquises.

Ils tenteront d’exploiter les failles de la réglementation en vigueur mais aussi de recourir à des moyens illégaux de transfert de devises vers l’étranger grâce à des complicités à différents niveaux que ce soit à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.

On a pu le constater ces derniers mois par le nombre élevé de transferts illicites de devises au niveau des frontières et le recours à des passeurs (mules). Aussi est-il nécessaire de renforcer les contrôles par rapport aux mécanismes officiels existant relatifs aux transferts de fonds vers l’étranger, mais aussi assurer une surveillance accrue pour éviter les fuites par des moyens détournés et frauduleux.

La coordination des différents services de l’Etat s’impose d’elle-même afin de pouvoir endiguer avec plus d’efficacité les tentatives de contournement du contrôle des changes par ceux qui voudraient transférer en toute légalité des sommes importantes de devises vers d’autres destinations. D’autant plus notre pays est réputé pour son degré élevé de règne de la corruption, les soupçons liés à la fuite de capitaux ne s’estomperont pas de sitôt.

– Réellement, comment se font les opérations de transfert des capitaux ?

Il s’agit essentiellement de transferts de fonds en devises vers l’étranger qui se font habituellement par le canal bancaire. Il existe plusieurs raisons justifiant ces transferts par les résidents (au sens de la balance des paiements) :

– les opérations courantes notamment les importations de biens et services ainsi que les transferts au titre du rapatriement vers le pays d’origine des bénéfices, profits et dividendes réalisés par les résidents étrangers ;

– des investissements à l’étranger réalisés par un opérateur économique résident en vue de compléter des activités menées au niveau local, mais avec l’autorisation du Conseil de la monnaie et du crédit (CMC) ;

– la garantie de transfert du capital investi ainsi que les produits nets de la cession et de la liquidation des investissements étrangers réalisés en Algérie et effectués préalablement par des apports en devises.

Dans le premier cas, c’est le règlement de la Banque d’Algérie n°07-01 du 03 février 2007 relatif aux règles applicables aux transactions courantes avec l’étranger et aux comptes devises qui constitue la référence régissant les transferts de devises vers l’étranger. Alors que dans le troisième cas, c’est l’article 25 alinéa1 de la loi n° 16-09 relative à la promotion de l’investissement qui en est la principale source juridique.

Il y a évidemment une complémentarité entre les deux textes, dès lors que c’est la Banque d’Algérie qui, en dernier ressort, accorde les autorisations de transfert de fonds vers l’étranger. Cependant, si fraude il y a en la matière, l’ordonnance n° 03-01 relative à la répression de l’infraction à la législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger, est mise en application.

Dans le cas des personnes physiques lors des voyages, ce sont les prescriptions de l’ordonnance n° 03-01 qui sont applicables en cas d’infraction par rapport à l’obligation prévue par le règlement de la Banque d’Algérie n° 16-02 du 21 avril 2016 relatif au seuil de déclaration d’importation et d’exportation de billets de banque et de devises étrangères.

Il y a lieu de rappeler que tout voyageur est soumis à l’obligation de déclarer auprès du bureau des douanes, à l’entrée et à la sortie du territoire national, les devises qu’il importe ou exporte et dont le montant est égal ou supérieur à l’équivalent de mille (1000) euros. En plus, sortant d’Algérie, un voyageur est autorisé à exporter, par voyage, un montant maximum équivalent à 7500 (sept mille cinq cents) euros, prélevé d’un compte devises ouvert en Algérie ou éventuellement tout montant couvert par une autorisation de change de la Banque d’Algérie.

Comme on peut le constater, les textes juridiques existent mais la question du suivi et du contrôle reste posée à différents niveaux, surtout que certaines opérations, de par leur complexité, exigent une plus grande vigilance ainsi que l’implication coordonnée de plusieurs services relevant d’organismes habilités en la matière.

– Qu’en est-il du contrôle notamment dans les opérations d’importations ?

Toute opération d’importation de biens ou services est soumise à une procédure bancaire appelée domiciliation bancaire et qui équivaut en réalité à une autorisation de change. Tout importateur doit effectuer cette domiciliation auprès de sa banque (qui en est un intermédiaire agréé auprès de la Banque d’Algérie en matière de change) en présentant certains documents (contrat commercial, factures, etc.) et disposant d’une surface financière suffisante. Il s’agit là d’un contrôle a priori effectué par le guichet domiciliataire.

Après le dédouanement des marchandises importées, l’opérateur doit présenter la déclaration douanière (D10) à sa banque afin qu’elle puisse procéder à l’apurement du dossier et le transmettre à la Banque d’Algérie. Il s’agit d’un contrôle a posteriori.

Le problème qui se pose en matière de contrôle des opérations d’importations de biens et services, ne se situe pas totalement dans cette procédure, mais beaucoup plus dans les pratiques de surfacturation qui consistent à surévaluer les prix afin d’en bénéficier de la différence après les paiements en devises effectués par la banque. En second lieu, il y a aussi le recours aux sociétés écrans dans la mesure où la société exportatrice est en réalité une société créée à l’étranger par l’importateur juste pour les besoins de la facturation libellée en devises des marchandises afin qu’il puisse procéder à la domiciliation.

De la même façon, si un crédit documentaire est utilisé comme mode de paiement, la banque domiciliataire n’est responsable que du contrôle des documents qui lui sont remis. Si les marchandises ne sont pas conformes au contrat commercial, cela relève du contrôle physique qu’effectue la douane. Or dans de nombreux cas, et faute d’un contrôle rigoureux, certains opérateurs déclarent une marchandise donnée sur des documents commerciaux et avec des prix précis, alors que ce qu’ils importent réellement est tout autre avec en plus une valeur marchande insignifiante, afin de transférer les devises correspondant au montant prévu dans le contrat.

S’agissant de la facturation des services, elle est encore plus problématique comparativement aux marchandises car à défaut de dédouanement, il est juste exigé une déclaration de service fait. D’autant plus que l’opportunité de tel ou tel service n’est pas toujours évidente C’est pour cette raison que la facture en devises des services importés est de plus en plus lourde pour l’économie nationale. L’ensemble de ces pratiques font que les importations sont gonflées et constituent une source importante dans la fuite des capitaux.

– Concernant les exportations, les opérateurs économiques se plaignent de blocages alors que dans le discours, le cap est mis sur la promotion des exportations hors hydrocarbures…

Les opérations d’exportation sont soumises également à la procédure de domiciliation bancaire. Toute marchandise qui sort du territoire national doit être suivie par un rapatriement d’un montant équivalent en devises, et ce, dans un délai n’excédant pas douze mois.

Un exportateur qui serait confronté par exemple à un incident de paiement avec son client étranger et qui donc logiquement ne pourrait pas rapatrier le montant facturé en devises dans les délais prescrits, il lui sera alors appliqué les sanctions prévues par l’ordonnance n° 03-01 en matière d’infraction à la réglementation des changes.

C’est cet aspect qui est décrié par les exportateurs car il leur porte préjudice. Ils demandent aussi que le taux de rétrocession de 50% des recettes en devises soit revu à la hausse afin d’encourager l’acte d’exporter. Enfin, la Banque d’Algérie est sollicitée pour un assouplissement des transferts en devises vers l’étranger afin de réaliser des investissements nécessaires destinés à accompagner les activités d’exportations (consignation, zones de stockage, création de succursales commerciales, etc.). Aussi, sur ce plan, il y a urgence à revoir la réglementation des changes afin de concrétiser la volonté de diversifier les exportations hors hydrocarbures et sortir des discours sans effets sur la réalité du terrain.

– La création d’une commission de lutte contre le transfert illicite des capitaux en cette période précisément ne montre-t-elle pas qu’un certain laisser-aller a sévi au cours de ces dernières années ?

Un Comité de veille et de suivi chargé de suivre l’évolution des transferts en devises vers l’étranger vient d’être mis en place au niveau du ministère des Finances. A notre avis, il est question en premier lieu d’anticiper des mouvements de capitaux à l’initiative des investisseurs étrangers qui seraient tentés par un éventuel désengagement du pays si la situation de l’économie nationale venait à se détériorer dans les prochains mois.

D’autre part, il peut s’agir d’une coordination, notamment par rapport aux services fiscaux, concernant les demandes de rapatriement vers les pays d’origine des bénéfices et dividendes de la part des sociétés étrangères installées en Algérie. Enfin, c’est aussi pour rassurer l’opinion publique des inquiétudes exprimées ces dernières semaines sur une fuite de capitaux à grande échelle.

– La concertation entre le ministère des Finances et la Banque d’Algérie est certes nécessaire, mais reste insuffisante par rapport à l’objectif de lutte contre les transferts de devises. Comment expliquer alors la présence du change informel de plus en plus tentaculaire ? Comment mettre fin aux pratiques de surfacturation et de sous-facturation, sources des évasions fiscales et des transferts illicites de devises vers l’étranger ?

En définitive, ce qui inquiète le plus c’est le retard mis pour lancer des réformes économiques adéquates permettant en urgence et dans un premier temps l’atténuation de la rapide détérioration du niveau des réserves de change, principale garantie de l’économie algérienne vis-à-vis du reste du monde. Le paradoxe, c’est surtout que l’institution la plus stratégique dans le domaine économique pour un pays, en l’occurrence la Banque centrale, est restée pendant vingt jours sans Gouverneur. C’est une autre inquiétude !

 

Source El Watan
Par B.Guendouzi

Études en France. la hausse controversée des frais d’inscription publiée au « Journal officiel »

0

Plusieurs universités françaises ont fait savoir qu’elles n’appliqueraient pas la réforme.

La hausse des frais d’inscription universitaires pour les étudiants non-européens entrera en vigueur à la rentrée prochaine, selon deux textes publiés dimanche 21 avril au Journal officiel, malgré la mobilisation contre cette mesure gouvernementale.

Selon l’arrêté du ministère de l’enseignement supérieur, les étudiants extra-européens devront s’acquitter de 2 770 euros en licence et de 3 770 euros en master. Des sommes plus de dix fois supérieures à celles que doivent payer leurs camarades de l’Union européenne (UE). Celles et ceux qui ont déjà entamé leurs études en France ne sont toutefois pas concernés par cette hausse.

Le décret publié dimanche liste aussi une série de cas pour lesquels les étudiants venant de pays situés en dehors de l’UE pourraient être exonérés, notamment en raison de leur « situation personnelle » ou s’ils répondent « aux orientations stratégiques de l’établissement ».

Risque de décrochage

La hausse ne s’appliquera par ailleurs pas aux doctorants étrangers, avait également concédé la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, fin février. Elle avait en revanche refusé d’augmenter le pourcentage d’étudiants que chaque université peut décider d’exonérer de frais, actuellement fixé à 10 % par un décret datant de 2013. Un taux qui devrait permettre à tous les établissements qui le souhaitent, d’après les calculs du ministère, de dispenser de frais l’ensemble de leurs nouveaux étudiants étrangers à la prochaine rentrée, mais pas les années suivantes.

Depuis son annonce par le premier ministre Edouard Philippe, en novembre 2018, la hausse de frais universitaires fait l’objet d’une forte opposition, dans la communauté universitaire. Ses détracteurs considèrent que son instauration revient à ériger un « mur de l’argent » frappant les étudiants étrangers les moins fortunés. Le gouvernement assure de son côté que la mesure permettra de renforcer l’attractivité de la France et de financer des bourses supplémentaires.

Plusieurs universités ont fait savoir qu’elles n’appliqueraient pas cette hausse, en utilisant la possibilité d’exonérer de frais une partie de leurs étudiants. A la mi-mars, un rapport parlementaire a conclu que cette mesure faisait courir « un risque réel de décrochage sur le court terme » pour l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

 

Algérie. Conférence nationale de Bensalah, l’échec prévisible

0

Plusieurs partis politiques et personnalités nationales ont décliné l’invitation de la Présidence de la République à une rencontre de concertation en vue de discuter de la situation politique dans le pays et des moyens à même de garantir la transparence de l’élection présidentielle, prévue le 4 juillet prochain.

Dans ce cadre, le président de Talaie el Hourriyet, Ali Benflis, a estimé que “ces concertations sont inopportunes et hors du sujet de l’heure et ne manqueront pas d’être perçues par notre peuple comme une provocation visant à éluder la réponse à ses justes revendication”. “En conséquence je ne participerai pas ces consultations et comme citoyen je partage pleinement les revendications de notre peuple”, a-t-il affirmé.

Le président du Mouvement de la société de la paix (MSP), Abderzak Makri, a décliné également l’invitation de la Présidence, expliquant sur sa page Facebook que pour le MSP cette rencontre “constitue une atteinte à la volonté populaire et est à même d’aggraver la situation” appelant “toutes les forces politiques et civiles à son boycott”.

“Le MSP rappelle au régime en place que c’est la politique du fait accompli qui a conduit à la situation actuelle”, a-t-il ajouté mettant en garde contre les “graves conséquences, dont la responsabilité incombe aux réels décideurs, de la persévérance dans l’intransigeance, en ignorant les revendications du peuple algérien qui réclame que soient écartés les symboles du régime de la gestion de la période de transition et enclenchée une véritable transition démocratique à travers le dialogue et le consensus national”.

De son côté, le président du Front Justice et Développement (FJD), Abdellah Djaballah, a expliqué que son parti refuse de dialoguer avec “une personnalité rejetée par le peuple algérien et dont le départ est réclamé par des millions de citoyens”.

“Le peuple a dit son mot et a retiré sa confiance à Bensalah, et moi-même je lui retire ma confiance et soutient qu’il n’a plus le droit de rester au pouvoir et doit démissionner et laisser la voie à des personnalités crédibles et intègres pour diriger la période de transition”, a soutenu le président du FJD.

Dans un communiqué du Front national algérien (FNA), son président Moussa Touati, a annoncé sa non participation à cette rencontre, considérant que “l’invitation à la concertation (…) est une réflexion sans objet tant qu’une solution n’est pas trouvée pour répondre aux revendications du Hirak populaire”. “Le règlement de cette situation ne peut se faire avec des figures rejetés par le peuple”, a-t-il-souligné.

Abondant dans le sens du boycott de la rencontre de concertation initiée par la Présidence de la République, le Parti national pour la solidarité et le développement (PNSD) a estimé qu’elle “n’avait pas de légitimité populaire”. Le PNSD a affirmé, dans son communiqué, “respecter et adhérer entièrement aux revendications du peuple”.

En fin, l’ancien chef du Gouvernement, Ahmed Benbitour qui a déclaré “n’avoir pas reçu d’invitation de M. Bensalah”, a indiqué lors du forum Al-Hiwar que la décision de sa participation ou non à la présidentielle du 04 juillet était prématurée et qu’il fallait attendre ce que les jours à venir réservent”.

Mohcine Belabess, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a également fait part de son refus de prendre part à ce dialogue, dans un post publié sur sa page Facebook.

 

Source Huffpostmaghreb

Algérie. Mandat de dépôt contre Saïd Bey et mandat d’arrêt contre Habib Chentouf

0

Algérie – Un mandat de dépôt a été délivré à l’encontre de l’ancien commandant de la 2ème région militaire (RM), Bey Saïd et un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre de l’ancien commandant de la 1ère RM, Chentouf Habib pour « dissipation et recel d’armes et de munitions de guerre et infraction aux consignes de l’armée », a indiqué dimanche la Cour d’appel militaire de Blida dans un communiqué.

« Conformément aux dispositions de l’article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale et, dans le strict respect de ses dispositions, le procureur général militaire près la Cour d’appel militaire de Blida, porte à la connaissance de l’opinion publique, que des poursuites judiciaires ont été engagées pour les chefs de dissipation et recel d’armes et de munitions de guerre au profit de personnes non habilitées à les détenir et infraction aux consignes de l’armée, faits prévus et réprimés par les articles 295 et 324 du Code de justice militaire, à l’encontre des dénommés: Bey Saïd, Chentouf Habib et de toutes autres personnes que l’instruction viendrait à établir », a précisé la même source, citée par l’APS.

Pour « la nécessité des enquêtes, le juge d’instruction, sur réquisition du procureur militaire de la République de Blida, a ordonné, à titre conservatoire, la saisie des armes et des munitions et a décerné un mandat de dépôt à l’encontre du dénommé Bey Saïd et un mandat d’arrêt à l’encontre du dénommé Chentouf Habib, pour violation des obligations du contrôle judiciaire auxquelles il est déjà soumis ».

 

Source ALG24

Algérie. Le général Bouazza, nouveau patron du renseignement intérieur

0

Algérie  –  Le général Bouazza a été nommé au poste de nouveau Directeur de la sécurité intérieure (DSI), a appris ALG24 de source sûre.

Nommé en août dernier au poste de Directeur central des infrastructures auprès du ministère de la Défense nationale, le général Bouazza a été désigné en remplacement du général Abdelkader à la tête du renseignement intérieur.

Originaire de Maghnia, à l’extrême ouest du pays, le général Bouazza est connu pour au sein de l’armée pour sa compétence, sa rigueur et sa discipline ; des vertus qui lui ont permis de gravir les échelons.

Source Alg24