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samedi 21 février 2026
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Débat. Peut-on fonder une démocratie constitutionnelle sur un acte non constitutionnel?

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Les syndicats de la fonction publique, les étudiants et lycéens, appuyés par des citoyens occupent par milliers le centre de la capitale, ce mercredi, pour exprimer leur rejet de la désignation d’Abdelkader Bensalah comme chef d’Etat par intérim, et réclamer le départ de tout le système.

Un démocrate peut-il être putschiste ?

La question mérite d’être posée car elle  ressurgit, aujourd’hui, pratiquement dans les mêmes termes, qu’en 1992, lors de l’arrêt du processus électoral. Certes, le contexte est différent et, heureusement, bien plus pacifique. Mais elle aboutit, de même, à refuser des élections, du moins pour le proche terme. La question  avait été présentée à l’époque sous la forme d’un dilemme: choisir entre la légalité constitutionnelle et une démocratie promise, mais pour l’avenir. C’était un faux dilemme. Preuve en est, cela n’a rien réglé, 30 ans après. Pouvait-on en effet faire naître une démocratie à partir d’un acte antidémocratique.

Pourtant , certains, de nouveau aujourd’hui,  continuent d’opposer légalité constitutionnelle  et démocratie. Ils ont la conviction qu’une solution constitutionnelle n’est pas actuellement possible et qu’elle est un obstacle à une vraie solution démocratique. Voyons donc leurs arguments.

Ils appellent  “solution politique” une approche  non constitutionnelle et ils disent qu’elle est nécessitée par ” la situation exceptionnelle”. Comme si une solution constitutionnelle n’était pas elle aussi une solution politique, mais passons.   On va cependant mieux comprendre, car ce qui est proposé sous l’appellation de “solution politique”, c’est, je cite, une “Instance présidentielle provisoire ( on ajoute parfois “collégiale”), composée de personnes compétentes et crédibles, ayant la confiance du peuple, chargée de conduire la période de la transition démocratique”. Mais il faut bien une autorité, pour installer une telle instance, d’où ce recours à l’armée. En somme, c’est à une instance constitutionnelle, l’ANP, qu’ il est demandée d’installer une instance extraconstitutionnelle. Alors même d’ailleurs qu’il était reproché au pouvoir ses pratiques extraconstitutionnelles. Les solutions constitutionnelles ont-elles été épuisées avant d’envisager une telle issue à la crise actuelle ? Si tel n’est pas le cas, on risque d’enclencher une logique putschiste quelles que soient, par ailleurs, les bonnes intentions proclamées.

 

 Le Hirak, mouvement ou révolution

Mais il est tout de suite alors dit par les partisans de cette “solution politique”, qu’il s’agit actuellement d’ “une Révolution”  et que la Constitution, alors, importe peu puisqu’une révolution crée sa propre légalité. Il faudrait alors nommer cette” Révolution”. De quelle Révolution s’agit-il ?  Le Hirak ne parle pas de Révolution. Pour le Hirak, pour le peuple, pour tous les Algériens, il y a une seule révolution, “Etthaoura”, celle du 1er Novembre 1954. C’est à celle-là qu’il se réfère, Le Hirak  dit qu’elle doit être parachevée, menée à terme. Il se réclame de l’esprit de Novembre, du programme de la déclaration du premier Novembre 1954, du message des martyrs. Il ne s’agit pas d’une deuxième Révolution. Le Hirak, comme son nom a  voulu l’indiquer dès le départ, est un Mouvement, Le Mouvement, dans la continuité de Novembre.

D’ailleurs, ceux qui parlent de “Révolution”, disent, sans s’apercevoir de la  contradiction dans leur propos, qu’elle doit être “accompagnée” (élégant euphémisme) par l’ANP. Si l’armée peut accompagner “la Révolution”, c’est donc que l’armée est “révolutionnaire”, comme l’était l’ALN, dont elle se proclame d’ailleurs l’héritière. Alors pourquoi une deuxième révolution puisque c’est la même, la Révolution nationale, qui doit continuer et finir par atteindre ses objectifs. Par contre, si c’est une nouvelle  Révolution, une Révolution , n’a, par définition, à être “accompagnée par aucun élément du pouvoir en place, de l’ordre existant, puisqu’elle les change totalement, dans l’ensemble de leurs composantes, et notamment l’armée qui est, comme on le sait, en tout temps et en tout lieu, le noyau du pouvoir.

 

Où on suppose résolu le problème à résoudre

Il est dit que cette instance présidentielle provisoire sera composé de membres “honnêtes, compétents, crédibles, ayant la confiance du peuple”. C’est supposé résolu le problème précisément à résoudre.  Il est frappant comment on opère souvent ainsi chez nous, au dépens de toute logique. Cela rappelle la fameuse phrase du président Boumediene, laquelle était supposée régler tous les problèmes: “l’homme qu’il faut à la place qu’il faut”. Comme si on pouvait dire le contraire et qu’une telle tautologie pouvait tenir lieu de programme. Qui va  choisir cet homme ? Celui qui choisit est-il déjà lui-même celui qu’il faut ? Comment savoir qu’un homme est celui qu’il faut si ce n’est précisément après qu’il ait été à cette place. Comment savoir que ces personnes de l’instance présidentielle aient ces qualités requises ? La compétence ? À quoi la mesure –t-on ? Doit-il avoir un doctorat ?  Et en quoi ? En sciences politiques, en économie , en sociologie, en droit, ou peut-être en chimie, en physique ? Ridicule. Comment peut-on savoir s’il a la confiance du peuple, si précisément elle n’est pas vérifiée dans des élections. Ou alors c’est réduire les choses à des opérations de marketing ou de lobbying politique, comme d’ailleurs certains le font actuellement en faisant la promotion de leurs candidats sur  les réseaux sociaux, de média en média, ou de vendredi en vendredi

En démocratie, la question n’est pas celle de la compétence, comme on passerait un examen  devant un jury, elle est celle de la légitimité devant le seul jury qui vaille, celui des urnes,   celui du Droit. Et c’est cette notion de légitimité démocratique qui différencie le démocrate du putschiste. Le putschiste, depuis toujours, dira qu’il veut rétablir la démocratie “après”, qu’il veut  redonner le pouvoir au peuple “après”. Il séparera la fin des moyens. Les interventions étrangères elles aussi promettent toujours, au bout, la démocratie.

Ceux qui veulent la désignation par le haut  d’une instance présidentielle disent que c’est parce qu’ils n’ont pas confiance dans le pouvoir existant pour organiser des élections transparentes et honnêtes. Bien. Mais ne serait- il pas mieux alors de centrer tous les efforts sur la composition de la commission des élections et de lui donner tous les pouvoirs sur l’organisation et la gestion des élections sur tout le territoire. Ce serait la tâche la plus appropriée à la nature même du Hirak, sa mission historique naturelle, celle  d’organiser la transmission du pouvoir à un président élu massivement et sous son contrôle. Des commissions électorales composées principalement d’éléments issus du Hirak pourraient être créées ainsi à tous les niveaux, local, wilaya, central.

Autrement, on ne voit pas très bien la cohérence de  la création d’une instance présidentielle exécutive provisoire avec l’objectif d’assurer la crédibilité des élections présidentielles. Il faudrait alors aussi remplacer les walis, les hauts fonctionnaires chargés des élections au niveau central et de wilaya, les responsables de la police de la sureté, et de l’armée à ces niveaux, et  pourquoi pas aussi les présidents d’APW et d’APC, bref autant dire dissoudre l’appareil d’État actuel, entrer dans l’aventure. Et d’ailleurs qui peut le faire si ce n’est le pouvoir ? On tourne en rond.

La lutte nécessaire contre la corruption peut, si on n’y prend garde , être détournée contre la démocratie et  à des fins putschistes comme c’est arrivé très souvent dans l’Histoire. Les oppositions, mais aussi des cercles du pouvoir, ont utilisé intensément, à des fins diverses, le thème de la corruption. Il présentait l’avantage de permettre des gains politiques immédiats sans nécessiter d’explications. L’avenir dira certainement, dans tout cela, la part de la corruption réelle, au sens propre du terme, et celle de l’immense gaspillage économique structurel propre à tous les systèmes fondés sur l’Économie d’État. Mais le slogan “Tous pourris” n’a jamais fait partie de l’argumentaire des démocrates. Il faut prendre garde  qu’il ne revienne comme un boomerang non seulement contre ceux qui l’exploitent, mais aussi, contre une évolution démocratique saine et pacifique. Preuve déjà en est, certains de ceux qui ont pourtant utilisé intensément le thème du “pouvoir corrompu”, et l’ont martelé sans cesse, se plaignent aujourd’hui que la lutte contre la corruption puisse servir à masquer “les tâches de la transition démocratique” et proposent même que cette lutte soit reportée après la réalisation de celles-ci.

L’argument aussi qu’il n’y a plus de Constitution parce qu’elle a été maintes fois violée ne tient pas la route. Si elle n’a pas été respectée et que c’est la cause de nos problèmes, il faut alors en tirer la leçon exactement inverse, et ne plus accepter ces pratiques. Ne pas le faire, comme il est dit,  “plus tard, lorsque la démocratie sera instaurée” mais dès à présent. Ou alors, où serait la crédibilité?

Certains, depuis des années, n’ont cessé de presser l’armée,  de faire, selon leur expression, ”Le dernier coup d’État”  celui au profit de la démocratie. Mais un démocrate peut-il être un putschiste ? Pour le démocrate, la démocratie est autant une question de forme que de fond, et  les moyens utilisés doivent correspondre à l’objectif. En droit, dans l’État de droit, la forme révèle le fond, elle le cristallise, elle en est inséparable. Le putschiste s’intéresse au pouvoir, le démocrate  s’inquiète des moyens utilisés pour y arriver.

Pour arrêter la longue série de coups d’Etat qu’a connue l’Algérie, il faut, tout simplement ne plus en faire.

 

Source HuffpostMaghreb

Algérie. Ce qu’il en est à propos de l’arrestation de Saïd Bouteflika, Toufik et Tartag

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Deux sites d’information, Maghreb Emergent et Algérie patriotique indiquent ce 04 mai que les anciens patrons des services Mohamed Medine, dit Toufik, général de corps d’armée à la retraite et ancien patron du DRS et le général à la retraite Athmane Tartag dit Bachir, ancien coordinateur des services de sécurité, ont été convoqué et sont entendu en ce moment. Un troisième, e-Bourse Dz évoque l’arrestation des deux généraux et de Saïd Bouteflika.

Selon le site Algérie Patriotique, proche du général Khaled Nezzar, le général Toufik a été convoqué et entendu par le tribunal militaire de Blida ce samedi.

De son côté Maghreb Emergent, parle d’interpellation des deux généraux par les éléments du Centre principal des opérations (CPO) connus sous le nom de “Antar ” qui dépend de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Quant au site e-Bourse DZ, il donne l’arrestation des deux généraux suscités et de saïd Bouteflika. Le site en question précise que les trois hommes sont soupçonnés de porter atteinte à la sécurité nationale.

Pour rappel, le chef d’état major avait menacé le général Toufik d’engager des poursuites judiciaires à son encontre au cas où il ne cesserait pas ses “manœuvres” qui viseraient, selon l’homme fort de l’armée, à “saboter” toutes les initiatives destinées à transcender la crise politique actuelle.

Des médias, avaient alors évoqué une rencontre qui aurait réuni le général Toufik avec le frère du Président démissionnaire, Saïd Bouteflika, et le coordinateur des services de sécurité récemment limogé, le général Bachir Tartag. Cette rencontre aurait visé à installé une instance pour la gestion de la période de transition qui serait présidé par Liamine Zeroual.

 

Source Huffpostmaghreb

Algérie. C’est dans un État de droit que la presse retrouve toute sa liberté

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Les algériens célèbrent cette année la journée mondiale de la presse dans un climat de révolte et de la quête de leurs droits et libertés. Un mouvement social d’envergure national qui s’est éclaté depuis le 22 février pour revendiquer le changement radical du régime et l’instauration d’un État de droit.

Même si Bouteflika et son gouvernement sont tombés, depuis plus d’un mois, le système résiste encore et tente toujours de se régénérer. Dans ce climat de révolte, la presse algérienne lutte elle aussi pour retrouver sa liberté étouffée notamment dans la période des années sombres des Bouteflika qui a fait des médias publics et la télévision un moyen de propagande pour le gouvernement et de promotion de la personnalité paranoïaque élevée au rang des « grandes personnalités algériennes et mondiales ».

Depuis le début de la révolution du 22 février, certains journalistes des médias lourds en l’occurrence organisent des rassemblements pour exiger la séparation de la fonction publique de ses médias pour assurer le droit à l’information du citoyen qui est le seul propriétaire de ses moyens d’informations. Même si les médias publics affichent une certaine ouverture ils restent toujours un moyen de propagande au service du pouvoir en place très loin de leur mission d’information objective du citoyen algérien.

La presse privée n’est pas épargnée par la politique d’étouffement menée par le régime de Bouteflika, depuis son installation en 1999, il a emprisonné les journalistes discordants, le directeur du journal le matin d’Algérie, Mohamed Benchikou a payé de deux ans de prison ferme sa liberté du ton et la parution de son livre, Bouteflika une imposture algérienne, paru en janvier 2004. Ed. Broché.

Le journaliste Mohamed Tamalt est décédé en prison, Touati est condamné à 10ans de prison après avoir interviewé un responsable militaire israélien. La règle fondamentale de la presse privée est, celles qui fait la propagande au pouvoir est aidée par la publicité d’État et l’argent public comme Ennahar et Echourouk.

Celles qui font de l’information et osent critiquer les agissements du pouvoir peuvent être fermé et censurées comme l’Atlas tv. Par ailleurs, la presse écrite n’est pas épargnée, le pouvoir a tout fait pour s’opposer à la reprise du journal Elkhabar par Issad Rebrab.

En conclusion, la liberté de la presse ne peut être garantie que si les algériens ont réussi à faire dégager ce régime autoritaire et bâtir un Etat de droit où la presse trouvera enfin sa vraie liberté.

 

Par Mamart Arezki

Chronique. « Quand les feuilles tremblent, ce n’est pas l’affaire des racines. »

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L’Algérie, terre des Arabes

(La constitution)

« Quand les feuilles tremblent, ce n’est pas l’affaire des racines. »

Citation de Wole Soyinka, Prix Nobel Nigérian de littérature en 1986.

 

La visioconférence de Ferhat Mhenni a révolté certains et fait couler beaucoup d’encre et de salive. Voltaire, un penseur français a dit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je ferais tout pour que vous puissiez le dire ». C’est la base de la démocratie.

Je ne comprends pas pourquoi on tolère les propos des intégristes islamistes qui ont causé la mort de 200 000 personnes en Algérie, qui ont voulu et veulent encore réduire notre pays à un département du Moyen-Orient et de l’Arabie Saoudite, et qu’on n’arrive pas à tolérer les propos de Ferhat Mehenni qui, lui, n’a causé aucun mort. Au contraire, il a commencé sa lutte pour un Etat de droit et la démocratie en Algérie à partir des années 70, il est fils de Chaid et a été emprisonné plusieurs fois pour avoir revendiqué une Algérie pluraliste, libre et démocratique. Il est devenu extrémiste, si vous pensez qu’il l’est, à partir de 2001, après le meurtre de 130 jeunes Kabyles par le régime, un génocide que les Algériens de toute part n’ont pas dénoncé à ce moment-là. Le régime Algériens a assassiné 28 jeunes en une seule journée, un remake des heures les plus sombres de la colonisation.

À tous ceux qui reprennent la fameuse déclaration de Chadli Ben Djedid, puis de Bouteflika : « Nous sommes tous des Amazigh arabisés par l’Islam » ou la célèbre formule faussement scientifique d’Ibn Badis « chaâbo eljazahir muslimun ou ila l’âorobati yantasib », il convient de rappeler que l’Islam est une religion comme les autres et non pas une arme de guerre. Si l’Islam a été répandu pour arabiser, il devient par conséquent le vecteur d’une colonisation pernicieuse. Si on lui a fixé comme rôle non pas de découvrir Dieu, d’une certaine façon, mais de transformer l’identité historique des peuples qui l’ont accueilli, de faire muter des personnes et les changer en d’autres, touchant notamment à leur nature profonde, alors on doit par éthique rejeter une telle religion. Pourquoi les Iraniens sont-ils restés Iraniens et Perses, Les Turcs sont restés turcs, Les Comores Comoriens, les habitants de la Gambie Gambiens et ceux du plus grand pays musulman au monde, l’Indonésie, Indonésiens…  L’Algérie est le seul pays semble-t-il à avoir été arabisé et transformé par l’Islam, selon ses chouyoukh mystificateurs. On fait ainsi abstraction de sa grande histoire, de sa diversité culturelle et linguistique, de ses origines Amazigh et de son appartenance africaine et méditerranéenne. C’est réducteur et appauvrissant.

Et comme pour balayer toute rouspétance, on va encore plus loin dans la constitution algérienne : la terre elle-même, le support originel qui vous fait vivre est arabe. Ce qui pousse l’aberration jusqu’à l’absurde. C’est par ce mythe, ou plutôt ce mensonge, que l’on va justifier l’aliénation du peuple algérien par ses nouveaux dirigeants formés en Egypte ou aux Moyen-Orient. On minimise et détruit les langues et cultures authentiques, on arabise à tour de bras, on interdit, on sacrifie, on emprisonne et on tue…, au nom d’une macabre unicité nationale. On appelait cela récupération de notre personnalité et lutte contre l’obscurantisme colonial, on nous précipitait ainsi dans le gouffre de « l’obscurantisme » arabo-islamiste, qui, lui, est devenu « hallal », en gommant toute différence. Les Kabyles, alors conscient de cette injustice et de cette entreprise de déracinement historique ont dû subir le courroux des maîtres de cette fausse république algérienne, faussement démocratique et faussement populaire. Tout le territoire algérien et ses régions a subi cette empiètement idéologique sans précédent sans pouvoir résister, comme en Kabylie, à cause sans doute d’une démagogie qui faisait de cette mort planifiée une sorte de revivification. S’il est difficile de se libérer d’un colonialisme de peuplement, l’Algérie en a fait l’expérience, il est encore plus difficile de se libérer d’un colonialisme de la personnalité, car il va falloir lutter contre soi-même, si on arrive miraculeusement à en prendre conscience.

L’Algérie arabe, du fait de l’Islam, après l’Algérie Française, on passe d’une colonisation de territoire à une autre de l’Esprit. C’est très grave. S’ils doivent choisir entre deux colonisations, les Algériens ne sont pas sortis de l’Auberge de l’oppression ; c’est ce que les Kabyles ont compris et que leurs frères Algériens arabophones (qui pratiquent non pas l’Arabe mais l’Algérien, une langue qui s’apparente à l’Arabe, ce qui les induit en erreur), eux, n’ont pas compris. L’algérianité, c’est quoi ? C’est la prise en compte de tous les facteurs historiques, culturels, linguistiques, identitaires et humains de ce vaste territoire. Un territoire que le régime et ses idéologues attitrés et démagogues ont réduit à sa plus simple expression, une nation arabe, imposant un déni au relent colonial à sa véritable personnalité. Ses délateurs ont soumis la belle Algérie aux volontés, aux couleurs et aux diktats du monde dit arabe et des pays du Moyen-Orient. L’Algérie est devenue pour son régime assassin et les sultans du golfe ce que la Palestine est pour Israêl.

Il faut pouvoir méditer tout cela pour comprendre Ferhat Mhenni et non pas condamner, insulter et interdire à cet un homme politique déjà apatride de s’exprimer. Son projet est rejeté en Kabylie qui adhère de toutes ses forces au mouvement national du 22 février, non pas pour libérer une région, mais un pays, l’Algérie.

 

Par Tighilte Md Amokrane

Algérie. Le RND doit disparaître du paysage politique

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Tout le monde sait que le moteur principal du mouvement populaire d’Algérie est cette jeunesse qui a démontré une conscience qui a surpris plus d’un.

Cette jeunesse qui n’a pas vécu la naissance du RND, ou qui n’avait pas l’âge de se rappeler du coup de force de février 1997.

Je vais vous dire pourquoi le RND de Betchine et Ouyahia doit disparaître avec le système et le FLN, doit être dissous pour que la deuxième République soit amorcée avec une certaine propreté.

Je dis une certaine propreté parce que je pense que les autres « particules » ou « partillons » qui ont soutenu l’agression contre le peuple, y compris TAJ, l’ANR et le MPA, depuis la brève ouverture démocratique de 1989, devraient être laissés mourir, assassinés par la démocratie, l’Etat de droit et la justice sociale.

Mais si le FLN doit être dissous pour être récupéré par le peuple algérien, le RND doit disparaître du paysage politique national pour l’immense crime commis contre l’administration depuis sa violente création il y a 22 ans.

En effet, les Algériennes et les Algériens doivent savoir que depuis la création du RND en février 1997 et sa victoire écrasante, mais frauduleuse, lors des élections législatives et locales de la même année, un véritable massacre a été perpétré contre toutes les institutions publiques qui souffraient déjà d’une bureaucratie étouffante.

L’administration a été clochardisée au point où la prédation, la corruption, la gabegie ont été généralisées. Les fonctionnaires étaient menacés, soit ils entrent dans les rangs de la mafia, soient ils sont traînés dans la boue, ou au mieux marginalisés et discriminés.

L’Etat algérien a subi une agression tel qu’il faudra des années, de longues années pour que les méfaits du RND sur les institutions de l’Etat soient réparés… Voilà pourquoi ce parti doit disparaître pour l’intérêt suprême du peuple algérien.

Ah ya din Qessam !!

PS : Je rappelle à Gaïd Salah que c’est un crime d’impliquer l’ANP dans le jeu politique malsain. Notre armée doit être protégée contre des gens comme lui.

Par Malik Boumati

Algérie. Disparition de Hamid HAMOUMA, militant des années 1980

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Encore une triste nouvelle !
Je viens d’apprendre la disparition ce jeudi 02 mai 2019, dans une totale discrétion, d’un autre militant des années 1980. Hamid HAMOUMA, c’est de lui qu’il s’agit, est connu pour avoir écrit et publié une grammaire berbère préfacée par le célèbre écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri.
Son livre publié en 1987 par l’ACB (Association de Culture Berbère dans le 20ème arrondissement de Paris) a servi à plusieurs générations d’enseignants de tamazight. A l’époque, il y avait peu de supports pédagogiques. Cette « grammaire berbère kabyle » est arrivée à point nommé.
Hamid Hamouma, est un homme courtois, calme, respectueux et d’une discrétion légendaire mais néanmoins plein d’humour. Il a fait ses études supérieures à l’INALCO, l’Institut National de Langues et civilisations Orientales où il obtient un doctorat en linguistique berbère. Il fût l’élève de l’éminent berbérisant Lionel Galand, son directeur de thèse.
Hamid Hamouma n’a pas pu exercer ses talents de linguistique en milieu universitaire (il en avait largement les compétences) dans la mesure où la langue berbère a toujours été le parent pauvre de l’action culturelle et linguistique de la France, un pays depuis toujours aligné sur les politiques du Maroc et de l’Algérie. Il y avait donc très peu de postes comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
Hamid Hamouma a mis son savoir au service des associations. Il a notamment enseigné à l’ACB de Paris dont il était membre très actif et cofondateur début des années 1980 avec Chérif Benbouriche dit Beben, Arab Benbraham dit Chikou, Md-Saïd Lounis, Amar Retaï et plein d’autres.
Originaire d’Iferhunen en haute Kabylie, Hamid Hamouma s’est éteint dans un service spécialisé à Montfermeil en Seine-Saint-Denis (93).
Qu’il soit accueilli avec tous les honneurs dans le vaste champ mémoriel amazigh. Ruh di talwit ay ameddakel, a gma.
Par Hacene Hireche

Nabila Bouchaala. Chef de département de journalisme. Université Alger 2 : Les journalistes des médias publics sont dans un processus sain

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Désormais, les journalistes des médias publics, particulièrement ceux de l’audiovisuel, sont engagés dans un combat pour la dignité et pour récupérer leur mission primordiale, qui prévoit l’assurance du service public à l’égard de la société. Élément déclencheur : le mouvement du 22 février pour une lutte saine d’une information neutre et objective.

 

Les médias publics ont déjà fait passer de nombreux événements sous silence, comme ce fut le cas pour les événements d’Octobre 88, la marche de 2001, les événements de Ghardaïa… Un commentaire ?

Comme leur nom l’indique, ce sont des médias publics financés par le Trésor public, donc ils appartiennent à l’Etat et non pas au pouvoir politique, mais malheureusement dans le contexte algérien ils étaient en fait une voix du pouvoir politique en place depuis des années ; ça a toujours été le cas, sachant bien qu’il y a eu des périodes où il y avait une sorte d’ouverture notamment après les années 90’.

En octobre 88, c’est vrai que les médias publics n’ont pas assuré la couverture de l’événement, mais juste après y a eu une ouverture et notamment dans la télévision publique, à l’époque du directeur de l’ENTV Abdou Benziane ; donc, il y a eu une évolution, ce n’était pas un mouvement linéaire ; il existait des périodes où les médias publics avançaient sur certaines questions et reculaient par rapport à d’autres.

Là où on constate une continuité dans le discours, c’est la période de 1999, depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-président Bouteflika jusqu’au 22 février 2019, là les médias publics se sont transformés effectivement en porte-parole de gouvernement et assuraient une mission plutôt de propagande qu’une mission d’information et de service public à l’égard du public algérien.

Les médias publics ont toujours été la voix du pouvoir. Le mouvement populaire a fait basculer la donne. Quel a été le déclic ?

Actuellement, on constate que là où il y a plus de demande de structuration et de lutte, c’est au sein des rédactions des médias publics, les journalistes sont pratiquement à leur 6e semaine de contestation, cela concerne aussi bien la presse audiovisuelle et un peu moins la presse écrite ; aussi en grande partie cela a concerné les trois langues (arabe, français, tamazight).

Les journalistes ont clairement exprimé leur refus d’assurer cette mission de porte-parole du pouvoir politique et voulu récupérer la mission qui leur revient de plein droit, celle du service public, c’est-à-dire de servir l’intérêt général de la société algérienne, y compris des partis politiques, et donc ouvrir le débat à toutes les forces vives de l’Algérie, sans aucune restriction par rapport à une catégorie dirigeante.

Il y a des luttes internes, mais le travail n’est pas encore complet, on le constate bien ; d’ailleurs pour l’anecdote, j’ai entendu à la radio la semaine dernière que le fameux parti FLN a interdit l’équipe de chaîne 3 de couvrir un événement ; cela renseigne bien sur la liberté de parole qui a été aujourd’hui acquise par cette corporation qui est toujours en lutte interne.

Il faut noter aussi que l’élément linguistique y est pour quelque chose, je formule l’hypothèse qu’il y a plus de pression sur la presse arabophone que sur la presse francophone, car les médias d’expression arabophone de télévision et de radio s’adressent pratiquement à la totalité des Algériens, et l’enjeu est encore plus important que pour la chaîne 3 dont le public est plus ou moins réduit comparativement à la chaîne 1 par exemple.

Quelle est la raison de ce déclic ? Est-ce une question de ras-le-bol ou de génération, ou peut-être les deux ?

Ceux qui sont engagés dans la lutte ne sont pas forcément très jeunes, je ne pense pas que c’est une question de génération, ce ne sont pas forcément des jeunes qui viennent d’être recrutés, mais ce sont plutôt des journalistes qui ont la quarantaine et qui ont déjà vécu une expérience négative et cela dans la vie d’un individu impacte fortement les décisions de s’engager dans des luttes.

Donc, de mon point de vue, c’est faire de l’extrapolation que de dire que ce mouvement contestataire des journalistes est un mouvement purement de jeunes. Ce mouvement est le fruit de plusieurs combats et de luttes.

Il y a eu une situation de ras-le-bol, ces journalistes sont comme nous des Algériens ; et de ce point de vue, ils s’inscrivent dans ce mouvement populaire, mais en même temps ils cherchent à se défendre et à défendre leur outil de travail et à défendre aussi leur image.

Il faut rappeler que le vendredi 15 avril a commencé la première manifestation contre les journalistes ; un groupe de manifestants qui dépassait les 200 personnes brandissait des slogans contre les médias, idem pour la semaine dernière ; ces gens dénonçaient les pratiques des journalistes.

Et ce principe de dégagisme concerne désormais non seulement la classe dirigeante et le pouvoir en place, mais aussi les médias, et c’est là où réside le danger. Des manifestants ont chassé quelques journalistes, notamment ceux des chaînes privées.

Donc, à travers cette protestation, les journalistes cherchent à sauver leur dignité et puis défendre leur profession et à travers cette dernière on peut obtenir le droit du citoyen à l’information qui ne peut se concrétiser que lorsque le journaliste jouit de tous ses droits.

C’est vrai que l’élément-clé de ce combat, c’est 22 février, mais le 22 février lui-même il faut le voir comme le résultat de toutes les luttes antécédentes de la société algérienne.

Une forte mobilisation a été constatée au niveau de la corporation. Hormis certaines chaînes, le changement ne s’est pas opéré. Que faut-il faire pour que ces médias récupèrent leur mission essentielle ?

Il n’y a pas de recette magique ; il est clair que les journalistes sont engagés dans un combat – et personnellement je salue leur courage –, mais je trouve que malheureusement rien ne se fait du côté de la presse privée.

Si les journalistes de la presse publique sont engagés aujourd’hui dans des luttes internes mais qui concernent toute la société algérienne, force est de constater que les journalistes de la presse privée ne sont pas engagés dans cette lutte.

Quoique le problème se constate au niveau de la presse privée, y compris celle née dans le sillage de l’ouverture des années 90’, même cette presse est maintenant dans un trou à rat. Aujourd’hui, le travail que font les médias risque de court-circuiter tout l’apprentissage démocratique de la société algérienne.

Les médias sont un outil de démocratie extrêmement important et les journalistes ce sont eux – à travers leurs luttes internes au sein des rédactions et syndicats – qui vont pouvoir porter ces luttes de la société algérienne en assurant seulement la mission d’informer et de rester fidèles au principe de base du journalisme, à savoir livrer la vraie information en allant vers les sources vérifiées et vérifiables.

Censure, interdictions, licenciements… manœuvres d’intimidation étaient et sont visiblement toujours l’arme du pouvoir. Quel est l’enjeu face à ce mouvement ?

L’enjeu est clair, il est déjà exprimé dans les déclarations des journalistes. On a vu des journalistes dont ont a arrêté l’émission, à l’instar de la journaliste de la chaîne coranique dont l’émission a été arrêtée parce qu’elle est engagée dans le mouvement populaire en tant que citoyenne et à travers les réseaux sociaux et aussi dans la lutte interne ; donc, il y a plusieurs formes de luttes qui se situent à plusieurs niveaux. de ce point de vue, on remarque qu’il y a un mélange entre le registre de l’expression personnelle et le registre d’opinion exprimée au sein d’une rédaction dans un cadre bien défini ; les deux types de registres ne peuvent pas se recouper, c’est-à-dire on ne peut pas punir quelqu’un pour une opinion qu’il a exprimée sur une situation qui concerne sa société ; or c’est ce que nous avons constaté, il y a eu beaucoup de sanctions à l’adresse des journalistes des médias publics, mais ce qui est positif malgré les entraves, c’est que le combat de ces journalistes continue.

Aujourd’hui, l’enjeu crucial, les journalistes des médias publics l’ont compris, c’est de récupérer et de se réapproprier cette mission de service public qui leur revient de plein droit, d’autant plus qu’ils sont loin de l’enjeu économique qui guette et détruit la presse privée parce que celui qui finance va imposer une ligne de conduite et formater les journalistes en exerçant des pressions psychologiques qui ne sont pas forcément des procédés violents mais qui parfois relèvent des méthodes intelligentes qui sont exercées partout.

A mon sens, les journalistes des médias publics sont dans un processus sain, car ils sont engagés dans une lutte. Le problème se pose aujourd’hui pour les journalistes de la presse privée qui ne s’engagent dans aucune lutte, ce qui constitue un danger parce que la presse privée est beaucoup suivie, notamment les chaînes de télévision privées ; même si le téléspectateur les dénonce parce qu’il est à la recherche de l’information du produit algérien pour mieux interpréter notamment le social.

 

Source ElWatan

Algérie. Pour la dissolution du P-FLN

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Ce n’est pas pour faire diversion, ni pour nuire au mouvement populaire d’Algérie, mais je pense que ce vendredi, les Algériens devraient inclure massivement la dissolution du FLN comme l’une des revendications essentielles du mouvement.

L’Organisation créée par Krim Belkacem, Larbi Ben Mhidi, Didouche Mourad, Mohamed Boudiaf, Mustapha Ben Boulaïd, Rabah Bitat, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Ahmed Ben Bella a été longtemps mise à mal, traînée dans la boue, clochardisée.

Peut-on croire que le Front de 1954 s’est retrouvé sous la direction de personnes sans envergure et sans aucune crédibilité, à l’instar de Mohamed Djemaï, Moad Bouchareb, Djamel Ould Abbes, Amar Saadani ?? Quelle décadence pour une Organisation portée par tout un peuple pour se libérer héroïquement du joug colonial !! Rien que pour ce sacrilège, le peuple algérien doit se réapproprier ce symbole, ce patrimoine commun et le mettre dans un musée à la gloire du peuple et des Martyrs.

Je n’ai même pas besoin de citer tous les méfaits dont se sont rendus coupables tous les responsables qui se sont succédé à la tête de ce parti et à tous les niveaux… Des assassinats politiques à la rapine, en passant par la corruption et la dilapidation des deniers publics, tant de crimes commis au nom d’un sigle qui devait pourtant être sacré.

Alors, crions tous ensemble notre colère pour toutes les salissures causées à notre parti national et disons avec force que le FLN doit retrouver sa place dans l’histoire de l’Algérie combattante, de l’Algérie indépendante, loin de tous les corrupteurs et les corrompus qui l’ont éloigné des Algériennes et des Algériens… Ah ya din Qessam !!

PS : Je rappelle à Gaïd Salah que c’est un crime d’impliquer l’ANP dans le jeu politique malsain. Notre armée doit être protégée contre des gens comme lui.

 

Par Malik Boumati

Fatima Oussedik (sociologue) : les Algériens ont comprit qu’ils ne pourraient exister qu’en reconnaissant leurs diversités

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« Les Algériens ont compris qu’ils ne pourraient exister qu’en reconnaissant leurs diversités »  et que « la démocratie était la forme qui leur permettrait de vivre ensemble», a affirmé, Fatima Oussedik, sociologue, qui était, jeudi matin, l’Invité de la rédaction de la Chaine 3 de la Radio Algérienne.

 

Même Oussedik a mis l’accent sur le danger de la politique des tenants du pouvoir qui ont voulu ignorer la société, qui est ressurgi avec ses richesses et de sa diversité.

Elle tient à dire qu’actuellement il y a eu une rupture de confiance entre la population et l’État qui est devenu la propriété d’un pouvoir.  Là, précise la sociologue, il faut établir une distinction entre un groupe de personnes qui incarnent un pouvoir et s’approprie les rouages de l’État et un État légitime.

Évoquant l’appel au dialogue lancé par le gouvernement, l’invité de la rédaction estime qu’« on ne peut pas demander aux Algériens de négocier avec de personnes qu’ils accusent d’avoir trafiqué des élections depuis leur installations »

A travers les différents slogans, affichés dans les manifestations, on comprend bien que la population est en grande demande d’un État fondé sur des institutions légales et légitimes. « Il faut que ceux qui se sont installé dans une position de décideur acceptent d’entendre cette population », conclut-elle.

 

Source Radioalgerie.dz

Algérie. Gaid Salah grand justicier devant l’éternel !

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« Le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes et les pressions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes ».
Mais à quel titre le fait-il ? Au titre de la Constitution dont il ne cesse subitement de se réclamer depuis quelques semaines ? Pourtant la Constitution ne lui donne aucune prérogative en la matière !
Avez vous noté comment Gaid Salah nomme la Justice dans ces discours hebdomadaires ? Il utilise les termes « appareil de la justice » !
C’est très révélateur de la conception qu’il s’en fait de ce que doit être la justice et à quoi et à qui elle doit servir ! Un peu comme l’appareil FLN, l’appareil UGTA, … Et un appareil on en fait quoi ? On l’utilise bien sûr !
Quand on prétend être légaliste et attaché à la Constitution, ce n’est pas au Chef détat major de s’exprimer sur ces sujets mais au premier ministre et au président de l’Etat, à moins que toutes ces professions de foi constitutionnelles ne sont que pure baliverne pour justifier l’injustifiable !
En somme tout continue à fonctionner comme avant !
Faut-il s’en étonner lorsque ceux qui prétendent déconstruire ce qui faisait le régime sont ceux là même qui en étaient ses artisans et supporters les plus zélés ?!
Au fait, puisque le chef d’état major est devenu tout à la fois, un peu comme l’était #Bouteflika avant, à quoi servent encore Bensalah et Bedoui ? Pourquoi les maintenir ?
Les faits de corruption et de spoliation évoqués, ont été commis depuis quand ? Pourquoi ne pas les avoir dévoilé avant pendant que Gaid Salah faisait la promotion autoritaire du 5ème mandat et des mandats précédents ?
Le peuple ne réclame pas que depuis les marches pacifiques que la justice soit indépendante et qu’elle fasse la lumière sur ces faits ! Il le réclame depuis toujours pendant que  Gaid Salah soutenait le clan par lequel la corruption est venue, a explosé, miné le pays et hypothéqué gravement l’avenir de générations entières !
En ayant cette posture d’être au dessus de tous, de défendre le peuple, d’intimer à la justice de hâter la prise en charge des affaires de corruption, de défendre et de s’agripper à la Constitution (de Boutef faut-il le rappeler), Gaid Salah cherche t-il à se placer au dessus de tout ça et de tous ? se considère t-il comme étant un justiciable comme tous les autres ? Est-il candidat à l’élection du 4 juillet à laquelle il est le seul à tenir ?
Par Zoheir Rouis