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vendredi 17 avril 2026
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Débat. Dialoguer et négocier avec qui et quoi?

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Dans cette période sensible que traverse notre pays de nombreuses questions se posent aux citoyens. La formidable révolution pacifique en cours depuis le 22 février 2019 a déjà à son actif un bilan important mais très insuffisant pour une révolution de cette ampleur. Certes, la mobilisation des algériens a empêché le 5ème mandat ainsi que le 4ème prolongé.

Elle a délégitimé tous les pouvoirs politiques, qui constituaient la vitrine civile, derrière laquelle manœuvre le commandement militaire. Depuis la démission forcée de Bouteflika, le peuple algérien est face aux véritables détenteurs du pouvoir, ceux qui se sont accaparés depuis des décennies, le droit de désigner le Président, de l’adouber publiquement, de mobiliser l’appareil de l’état pour le faire avaliser leur choix par des élections truquées.

Le fait d’avoir brisé ce paravent est une victoire indéniable mais ce qu’est qu’une étape. Les algériens, depuis près de trois mois, expriment clairement leur demande de, non seulement, en finir définitivement avec ce système mais aussi et surtout leur détermination à bâtir un véritable état de droit, dans lequel ils pourront vivre librement, dignement et dans la prospérité.

Maintenant que les choses se sont clarifiées et qu’il ne reste dans l’équation que deux acteurs, d’un côté, le peuple mobilisé pacifiquement et de l’autre, le commandement militaire, la solution passe évidemment par le dialogue.

Dialoguer de quoi et négocier quoi ?

Le préalable de base étant que le pouvoir appartient au peuple et qu’il est aujourd’hui entre les mains du commandement militaire, le dialogue et la négociation ne peuvent porter que sur la restitution du pouvoir par le commandement militaire à son détenteur légitime, c’est à dire le peuple.

Dans cette optique, aucun dialogue, aucune négociation ne trouvera de soutien populaire tant que le commandement militaire n’annoncera pas officiellement au peuple algérien et au monde entier qu’il a pris la décision de remettre le pouvoir au peuple, de retourner dans ses casernes et de ne plus jamais s’ingérer dans la vie politique.

Le jour où il le fera et seulement ce jour-là, s’ouvrira une phase pour mettre en place les mécanismes de transition. Les solutions existent, les personnalités consensuelles pour gérer cette phase de transition existent et la formidable mobilisation populaire accompagnera, pas à pas, l’édification d’un nouvel état, une nouvelle République, à laquelle aspirent les algériens.

Alors, oui pour dialoguer, oui pour négocier mais seulement les mécanismes pour rendre au peuple sa souveraineté, après 57 ans d’usurpation.

 

Par Yahia Bounouar

 

France. La mobilisation de la diaspora algérienne ne faiblit pas !

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Au lendemain des nouvelles arrestations annoncées visant des éléments influents du pouvoir agonisant, en l’occurrence Saïd Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag, la mobilisation de la communauté algérienne en France ne faiblit pas. Entre 5000 et 7000 manifestants, selon les organisateurs, ont ainsi pris part à la mobilisation dominicale parisienne, place de la République, pour exiger, loin des luttes de survie à l’intérieur du système, «le départ de tout le régime».

«Si l’arrestation de ces personnes est confirmée, elle reste une affaire interne à l’institution militaire ; une affaire entre généraux ! Elle ne concerne en rien la politique, et encore moins le combat des Algériens pour une démocratie réelle à travers, notamment, leur slogan ‘‘Yetnehaw gaâ’’, qui ne concerne pas uniquement les trois personnalités citées et tous les symboles du régime Bouteflika, mais aussi Gaïd Salah lui-même», a déclaré Abdou Bendjoudi, activiste politique et membre du mouvement Action citoyenne pour l’Algérie (ACA).

Faisant allusion à l’implication directe du chef d’état-major de l’armée dans la crise politique, où il intervient en tant que partie antagoniste à part entière depuis plusieurs semaines, notre interlocuteur appelle de ses vœux à des «solutions politiques et civiles de sorte de crise». Selon lui, cela passerait surtout par la «refondation de la société civile autonome et indépendante», détruite durant l’ère Bouteflika, qui a cassé tous les corps intermédiaires (syndicats, associations, ONG, etc.).

«Il faut s’organiser dans le pays mais aussi ici, dans la diaspora, pour que nous puissions représenter les Algériens grâce à des assisses de la société civile, où seront élus des représentants légitimes du peuple, dans la perspective d’aller vers un conseil de transition, duquel devrait se dégager une chefferie d’Etat qui désignera un gouvernement de transition civil, chargé de gérer les affaires courantes de l’Etat et de préparer des élections générales ou pour élire une Assemblée constituante.

C’est durant cette période de transition que commencerait la vraie déconstruction des fondements du régime autoritaire et la consolidation des acquis démocratiques (renforcer le caractère civil de l’Etat, abrogation de toutes les lois liberticides, récupération des médias publics, dissolution du FLN, etc.)», a-t-il expliqué en marge du rassemblement d’hier.

Cette description de la forme que devrait désormais prendre la transition retrouve, en tout cas dans ses grandes lignes, celle de la plupart des acteurs du changement qui sont dans le pays et ceux établis à l’étranger, particulièrement en Hexagone. Ainsi le collectif Libérons l’Algérie – constitué par nombre d’organisations associatives et partisanes (ACDA, Alcaee, Addra, Debout l’Algérie, FFS France, Jil Jadid Europe, Les Humanistes, Amis de l’académie berbère, Les Progressistes, Ibtykar, MJC, Riposte internationale, UCP France, UEAF, etc.) – a réitéré son exigence de la «dissolution de l’APN, du Sénat et de tous les appareil du pouvoir (FLN, RND, MPA, TAJ, UGTA, etc.)» et du lancement d’«un processus constituant».

Dans ce sens, Mohammed Idir Yacoub, militant politique et membre du collectif, tient à préciser que cette structure d’auto-organisation, «engagée à accompagner la révolution du peuple algérien, est régie par une charte d’éthique et de fonctionnement mettant l’accent sur le soutien à la dissidence pacifique, citoyenne et responsable pour le changement et la démocratie en Algérie.

Nous sommes déterminés à assumer notre part de responsabilité, en tant que membres de la diaspora, à la construction d’une véritable alternative démocratique et sociale. Par des actions diverses et variées, nous soutenons la dynamique en marche dans notre pays et nous contribuons à ouvrir des pistes de réflexion pour enrichir le débat et, pourquoi pas, proposer des solutions concrètes. En effet, dans les rassemblements et les conférences-débats, nous tenons toujours à associer non seulement des personnalités engagées, mais aussi des experts dans différents domaines».

Et ce, dans l’objectif de faire de ce collectif «une force de proposition» concernant plusieurs thématiques (modèles de transition, processus constituants, libertés et droits humains, égalité homme-femme, etc.). «Nous sommes une partie intégrante du peuple algérien. Or, celui-ci a repris remarquablement espoir en sa capacité à changer réellement les choses. Pacifiquement et dans l’unité, avec beaucoup de maturité et de lucidité, il poursuit dignement sa quête pour restituer sa liberté usurpée et son droit à l’autodétermination et l’édification d’un Etat démocratique», lance-t-il.

De son côté, Ali Aït Djoudi, journaliste et président fondateur de l’ONG Riposte internationale, organisation membre de Libérons l’Algérie, fait une double lecture d’une «situation exceptionnelle sur les plans historique et politique». D’abord, il constate que «jamais une mobilisation de cette ampleur a eu lieu en faveur du départ du système et sa mise en cause de façon aussi profonde et radicale, avec un caractère si pacifique, qui a surpris à la fois le système et la classe politique embourbés chacun dans leurs contradictions. Elle ne leur laisse aucun choix à part celui de se plier aux différents mots d’ordre scandés par les citoyens chaque vendredi en Algérie et dimanche en France».

Ensuite, il se réjouit que «les stratégies mises en place par le système, en jouant la carte du temps et mêlant discours tantôt rassurants, tantôt menaçants, ne semblent plus avoir un effet d’influence sur les citoyens, si ce n’est celui de les renforcer dans leurs convictions et la légitimité de leurs revendications». Etant convaincu que cette séquence historique a permis l’émergence de nouvelles personnalités et acteurs politiques pouvant gérer la période de transition, il souhaite «le retrait immédiat de l’armée de la vie politique ; et la mise sous tutelle d’un comité de salut public les différents corps de sécurité afin d’endiguer de manière préventive tout esprit revanchard et règlements de comptes qui risqueraient de favoriser un climat d’instabilité».

A l’instar des différentes autres structures militantes, Riposte internationale organise, en plus de la participation aux rassemblements populaires, des réunions publiques d’échanges et de débats chaque mercredi, dont l’objectif est d’«analyser l’évolution de la situation dans le pays avec diverses personnalités du monde associatif, artistique et politique, à l’image du grand militant Sadek Hadjerès, qui nous a honorés de sa présence et partagé avec nous sa vision des choses. Notre démarche est dictée par la nécessité d’une vision cohérente et responsable, animée par un esprit collectif, pour accompagner cette révolution jusqu’à son aboutissement par l’instauration d’une véritable démocratie». 

 

Par Samir Ghezlaoui
Source ElWatan

Algérie. Melzi, ex patron de la Résidence d’État placé sous mandat de dépôt

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L’ex directeur général de la Résidence d’État du Club des pins et de Moretti, à l’ouest d’Alger et de la SIH (Société d’investissement hôtelier), Abdelhamid Melzi a été présenté hier au parquet d’Alger puis placé sous mandat de dépôt après avoir été entendu par le juge d’instruction aux environs de 3h du matin.

Il est notamment poursuivi pour atteinte à l’économie nationale et espionnage économique. Pour rappel, Abdelhamid Melzi a été démis de ses fonctions, à la fin du mois d’avril, après plus de 20 ans à la tête de l’entreprise

 

Source ElWatan

Algérie. « On marchera jusqu’à ce que toute la bande des hommes à “Boutef” parte »

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Algerian protesters wave a national flag as they take part in a demonstration in the capital Algiers on May 3, 2019. Algerians gathered for an 11th consecutive Friday of demonstrations, the last one before the start of the Muslim fasting month of Ramadan, during which they intend to continue protesting. / AFP / RYAD KRAMDI

Un mois après le départ d’Abdelaziz Bouteflika, les manifestants entendent toujours obtenir le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir.

Les Algériens se sont rassemblés, vendredi 3 mai, pour un onzième rendez-vous hebdomadaire de manifestations. Le dernier avant le début du mois de jeûne musulman de ramadan, durant lequel ils entendent continuer à protester pour démentir les craintes d’essoufflement du mouvement.

Un mois après la démission du président Abdelaziz Bouteflika, poussé au départ le 2 avril par la pression conjuguée de la rue et de l’armée après vingt ans au pouvoir, le mouvement de contestation ne faiblit pas. Aucune autre revendication n’a été satisfaite depuis. Difficile à évaluer précisément faute de chiffres

Le carrefour qui se trouve devant la Grande Poste d’Alger, devenue le point de ralliement des manifestations dans la capitale, est noir de monde comme chaque vendredi et le cortège remonte sur plusieurs kilomètres le long d’un des principaux axes de la ville, qui y débouche. D’autres manifestants convergent vers la Grande Poste depuis d’autres quartiers.

Des cadres zélés désormais discrets

Les manifestants entendent toujours obtenir le départ de l’ensemble du « système » au pouvoir et refusent que l’appareil hérité du président déchu, suspecté d’avoir truqué les scrutins depuis deux décennies, gère la transition et organise la présidentielle devant élire son successeur. « On marchera jusqu’à ce que toute la bande des hommes à “Boutef” parte », dit Hamid Benmouhoub, commerçant de 55 ans, venu de Jijel, à 350 km d’Alger.

« Nous refusons ce système. Il faut qu’il parte. Ce gouvernement ne peut pas assurer la transition », martèle Amine, 22 ans, étudiant à Tizi Ouzou, à 100 km de route. Il a passé la nuit chez des amis pour éviter les barrages filtrants mis en place chaque vendredi aux entrées d’Alger.

En tête des personnalités visées, le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, et le premier ministre, Noureddine Bedoui, deux anciens cadres zélés du régime Bouteflika, sont extrêmement discrets depuis des semaines.

« Gagner du temps »

Seule voix audible, en face des manifestants, celle du chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, devenu de facto l’homme fort du pays depuis qu’il a lâché M. Bouteflika, dont il était un indéfectible soutien. Semaine après semaine, il appuie le processus de transition mis en place conformément à la Constitution, dont l’organisation de la présidentielle, convoquée le 4 juillet par M. Bensalah.

Cette semaine, il a appelé la contestation au « dialogue avec les institutions de l’Etat », martelant le refus de l’armée de « s’écarter de la voie constitutionnelle » : une nouvelle fin de non-recevoir aux revendications des manifestants qui exigent la mise sur pied de structures ad hoc pour gérer l’après-Bouteflika. « Le dialogue ne peut pas se faire avec les symboles du système en place, qui détiennent le pouvoir », a réagi Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement action jeunesse (RAJ), ONG citoyenne, dans un entretien au site d’information TSA (Tout sur l’Algérie).

Un manifestant algérien participe à un rassemblement à Alger, le 1er mai.
Un manifestant algérien participe à un rassemblement à Alger, le 1er mai. RYAD KRAMDI / AFP

« On ne peut pas entamer un dialogue avec un Bensalah, ni avec un Bedoui, ni avec les personnes qui ont été responsables de la situation actuelle », a-t-il déclaré. Le pouvoir continue « à manœuvrer et à gagner du temps » et « n’a donné aucun signe de bonne volonté pour répondre aux revendications claires et légitimes » du mouvement.

Vendredi, M. Gaïd Salah, initialement perçu par la contestation comme un allié quand il a obtenu la démission du chef de l’Etat, a été particulièrement visé par les slogans vendredi. « Gaïd Salah, dégage ! », ont notamment scandé les manifestants. « Non au pouvoir militaire », pouvait-on lire sur certaines pancartes.

« On ne va rien lâcher »

Aucune partie ne semble prête à céder et certains observateurs pensent que le pouvoir mise sur un essoufflement de la mobilisation inédite déclenchée le 22 février, durant le mois de ramadan qui commence dans les prochains jours.

Un mois de jeûne et de privation, durant lequel les Algériens se couchent souvent tard et se lèvent avant le lever du soleil. « On continuera à marcher durant le ramadan pour exiger une période de transition avec des personnes propres, on ne va rien lâcher », assure, comme de nombreux autres manifestants, Zakia Benabdrahmane, 56 ans, arrivée à Alger avec son époux de Boumerdes, à environ 40 km à l’est de la capitale.

Pour soulager la fatigue, la faim et la soif de la journée, la plupart des manifestants proposent de déplacer pendant le ramadan les marches le soir, après le ftor, la rupture du jeûne.

 

Source LeMonde

Débat. Après une longue absence, le peuple algérien, reprend sa place au niveau international

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Je lis la presse internationale et je suis rempli de fierté de ce qu’ils écrivent sur le peuple algérien. Comme pour la révolution de 1954, nous sommes redevenus un exemple, un phare, une Mecque. Nous sommes présentés, partout dans le monde comme une révolution populaire, pacifique qui, petit à petit, jour après jour, arrache ses droits, les uns après les autres.

Nous sommes, en cet instant historique, et après 57 ans de cauchemar, redevenu un point d’ancrage dans l’histoire du monde. Le monde nous regarde, suit notre mouvement. Il a d’abord été surpris par ce surgissement inattendu, cette façon de faire, ce déferlement hebdomadaire de millions de personnes dans les rues, avec détermination et sans aucune violence, puis il a manifesté de la bienveillance qui s’est transformé, semaine après semaine en admiration.

Nous avons désormais une responsabilité qui dépasse largement nos frontières. Nous devons vaincre pour nous mais aussi pour les autres peuples opprimés, ceux qui subissent les pires dictatures. Dans un passé pas très lointain, Alger était la Mecque des révolutionnaires, nous avons aujourd’hui le devoir de réussir notre révolution populaire et pacifique dont s’inspireront de nombreux peuples opprimés, exactement comme se sont inspirés de nombreux peuples de notre révolution d’indépendance.

Si nous le faisons chez nous et que nous réussissons, ils pourront le faire chez eux. Nous sommes un espoir pour de nombreux peuples.

Soyons à la hauteur, la révolution populaire et pacifique ne fait que commencer. Nous la poursuivrons jusqu’au bout, jusqu’à l’instauration d’une véritable démocratie dans notre pays qui sera un exemple pour les autres peuples.

 

Par Yahia Bounouar

 

 

Algérie. La LADDH s’indigne et met en garde. Non au coup de force ! (Texte intégral)

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Communiqué LADDH

 

La LADDH qui s’est mobilisé dès l’irruption le 22 février 2019 dans le mouvement pacifique en faveur d’un changement radical du système, n’a pas cessé d’interpeller le pouvoir pour répondre favorablement et sans délais en faveur des revendications toutes légitimes du peuple Algérien.

Ce mouvement qui s’est exprimé dans la communion nationale patriotique et pacifique  sans faille, à la 11ème semaine,  n’a fléchit à aucun moment dans sa détermination d’aller vers une nouvelle république en rupture avec le système en place, de ses symboles et ses pratiques, malgré toutes les tentatives d’empêchement, d’interdictions des marches et rassemblement pacifiques sur fonds de manipulation tout azimut, de division du peuple Algérien et de diversion de la lutte contre la corruption au nom d’une justice qui n’est pas encore affranchi, et d’un système encore otage des luttes claniques, ou l’armée s’apparente au pouvoir réel, au vue des sorties répétés de son chef; le général Major Gaid Salah qui rythme la cadence politique.

Le système en place en s’accrochant à son offre dans le cadre de la constitution à travers ses articles 102 et 104 malgré le rejet massif de la classe politique et civile, de cet offre, s’enfonce de plus en plus dans la crise.

Et voilà encore, de jour en jour les  doutes se dissipent, le forcing se précise, plus claire encore aujourd’hui avec le discours de Ben Salah chef de l’état.

En fait le système avec un personnel décrié par la rue, décide d’aller dans 02 mois, aux élections présidentielles , pourtant rejetées.

Le général Major Gaid Salah qui incarne aujourd’hui le pouvoir réel, qui détient les leviers de la décision politique, continuera t-il à tourner le dos au peuple, ira t-il jusqu’au bout, au risque de basculer le pays dans le chaos et l’instabilité certaines, l’armée se dressera t-elle contre la volonté du peuple?

Le risque est gros, par conséquent, la LADDH met en garde contre toute veilités d’avortement de cette formidable mobilisation pacifique qui a suscité de l’espoir et à permis au peuple de renaître, tout coup de force ou tentation d’utilisation de la force contre le peuple pacifique, ne fera qu’aggraver la situation et enfoncer le pays dans l’irréparable.

La LADDH interpelle le pouvoir réel incarné par l’armée à se mettre du côté du peuple, et à aider à la transition  qui sera gérée par des institutions fortes issues d’un large consensus dans la société.

La LADDH convaincue que la solution ne sera que politique hors cadre de la constitution, appelle la société à s’organiser d’avantage, à sauvegarder ses acquis et à aller vers un large consensus national qui regroupera l’ensemble des acteurs de la société civile et politique, des acteurs du mouvement, Elle appelle en outre, le peuple à demeurer mobilisés toujours dans le cadre pacifique et Unis jusqu’à satisfaction de ses revendications à savoir le départ du système et l’amorce de la transition politique vers la nouvelle république démocratique, sociale et civile.

Restons mobilisés, vigilants, pacifiques et déterminés.

 

Said SALHI

vice président

LADDH Algérie.

 

Débat. Comment désamorcer le Système dominateur qui nous habite ?

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Nous sommes issus de communautés autoritaires dont les systèmes de médiations représentés par les sages, 3uqel, poètes, humoristes, éducateurs, gouals, amusnaw, djemaa, soufis, marabouts ont été enrayés par de nombreuses guerres depuis la colonisation et par la suite totalement abîmés par la dictature.

Comment réactiver les mécanismes d’inclusion, de réparation, de compensation et enclencher les cercles vertueux de la parole agissante pour fabriquer paix et entente à l’extérieur, douceur et tendresse à l’intérieur ?

La véritable démocratie nécessite le passage à une communication pacifique pour que chaque personne, enfant, femme, homme, famille, groupe, région, peuple exprime ses vrais besoins intérieurs et ses sentiments authentiques sans craindre la punition, espérer la récompense ou se sentir coupable, rejeté, abandonné ou dominé. Comment agir pour soi et répondre à l’autre librement et avec joie sans ces attentes et craintes qui fabriquent clivage, soumission, traitrise, révolte et violence ?

Les ressources existent aussi bien de nos traditions que dans des outils apportés par les nouvelles recherches portants sur la concertation et l’écoute. Nous pouvons cultiver l’empathie et nous ‘adresser à ce qui est vivant en l’autre au-delà des normes et des convenances.

Dans la tradition nord-africaine ce système dominateur et pervers est représenté par de nombreuses images tels que le chacal, uchen, dib, waghzen, ghoul…Le médiateur avec ses mots à l’envers c’est l’indépassable Djeha. Il traite et éclaire avec humour toutes les distorsions de la pensée face au réel…

Jusqu’ici la dictature a combattu l’ouverture spirituelle et encouragé la triste croyance en un dieu-gendarme vengeur et dominateur car il renforce son pouvoir cynique et corrupteur des vraies valeurs humaines.

 

Par Hamid Salim

 

Débat. L’arrestation de Saïd Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag n’est pas une victoire

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L’arrestation de Saïd Bouteflika et les généraux Toufik et Tartag n’est pas une victoire pour le mouvement populaire. Ce dernier est particulièrement ciblé par cette énième arrestation dans le cadre de ce qu’ils appellent la lutte contre la corruption et autres balivernes.

L’objectif clair : casser le mouvement en faisant croire que c’est le peuple qui a fait tomber tous ces personnages du régime. S’il est vrai que parmi les manifestants du vendredi, il y a ceux qui réclament une lutte contre ce phénomène criminel et pour le départ de ces « têtes », nous ne devons pas oublier la raison essentielle pour laquelle des millions d’Algériennes et d’Algériens sont sortis dans la rue : La chute du système et l’instauration d’un régime démocratique et d’un Etat de droit consacrant l’indépendance de la justice.

C’est le volet politique qui est essentiel dans ce formidable mouvement populaire et nous ne devons pas être naïfs pour croire que les différentes interpellations depuis Ali Haddad jusqu’à Saïd Bouteflika, sont le fruit de la pression populaire.

Je sais que c’est difficile avec le mois de Ramadhan, mais la mobilisation citoyenne doit se maintenir jusqu’à ce que le pouvoir de Ahmed Gaïd Salah tombe.  Nous devons leur montrer que nous ne sommes pas dupes.

Nous devons rester vigilants devant toutes les manipulations qui ciblent les revendications politiques du mouvement populaire. Sans une transition non contrôlée par le système, suivie de l’élection d’une Assemblée constituante et l’instauration d’une nouvelle République, le peuple ne pourrait concrétiser ses aspirations à une vie meilleure, et ne peut dire qu’il a réussi sa révolution.

Nous devons rappeler que sans une justice indépendante et libérée de la politique nocturne du téléphone, aucune lutte contre la corruption n’aurait de sens. Aucun procès n’aurait de la crédibilité, fut-il celui des plus grands corrupteurs et corrompus.

Concentrons-nous sur les exigences politiques de notre peuple et non sur des règlements de compte entre gens du système, entre clans du système.

Donnons leur rendez-vous vendredi prochain, même l’estomac vide, pour leur dire : Tout le système doit dégager, pas uniquement les personnes qui le composent !! Ah ya din Qessam !!

 

PS : Je rappelle à Gaïd Salah que c’est un crime d’impliquer l’ANP dans le jeu politique malsain. Notre armée doit être protégée contre des gens comme lui.

 

Par Malik Boumati

 

Lettre ouverte à Monsieur Ali Haddad

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On nous a appris une chose qu’aimer l’Algérie ne veut pas dire ‘’se prostituer’’ auprès des multinationales étrangères pour se maintenir au pouvoir.

De quel droit osiez-vous parler au nom du peuple algérien, personne ne vous a élu ou désigné pour parler des femmes algériennes.

Votre politique et celle de ceux qui vous ont placé n’ont rien fait pour protéger la femme algérienne contre les maux sociaux que vous avez banalisé pour satisfaire les instincts bestiaux et inhumains des actionnaires étrangers.

Certes vous êtes libre de parler de votre famille ou de votre milieu, mais laissez l’Algérie aux vrais Algériens et non pas aux ‘’naturalisés’’.

Cessez de démolir les richesses de notre pays en vendant notre sous-sol aux entreprises pétrolières étrangères pour servir de champ d’expérimentation à leurs nouvelles technologies douteuses et désastreuses de fracturation pour l’obtention des Gaz de schistes.

La fuite des capitaux financiers pour investir à l’étranger en sont un exemple parmi tant d’autres exemples.

 

L’avenir découvrira beaucoup de choses….Salutations.

 

Par Boubekeur Abdellaoui

 

 

Chronique. Les généraux, Toufik et Tartag sont des criminels

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Ils ont tué et fait tuer des dizaines de milliers de personnes. Ils ont torturé et fait torturer des dizaines de milliers de personnes, dont plus de 20.000 sont morts sous la torture (c’est statistique, quand on torture x personnes, y personnes ne supportent pas) et sont portées disparues jusqu’à ce jour.

Ces deux personnages ont détruit des centaines de milliers, peut-être des millions de vies (les morts, les disparus, les blessés, les emprisonnés, les torturés, les familles forcées à l’exil, etc..). Des millions de personnes sont meurtris à jamais dans leur chair.

Plus tard, ils ont ramené le clan Bouteflika, l’ont protégé et lui ont permis de voler des centaines de milliards de dollars. Ils ont pourchassé, réprimé, emprisonné, forcé à l’exil, tous ceux qui avaient osé dénoncer la connexion entre l’armée, les services de renseignement et l’oligarchie. Ils ont protégé les milliardaires et réprimé les zawallis, ils ont acheté les intellectuels organiques et réprimé et forcé à l’exil les esprits libres.

Ils ont voulu détruire même nos rêves.

Aujourd’hui, je le dis clairement, je me fiche totalement de savoir si ces arrestations sont le fruit d’un règlement de compte entre les clans du régime, ce n’est pas mon affaire. Qu’ils se déchirent et se sacrifient les uns les autres est le résultat de la pression et de la mobilisation populaire qui s’amplifie de semaine en semaine.

Même s’il faut reconnaître, à ce stade, les décisions courageuses de mise hors d’état de nuire des criminels, Toufik, Tartag et Said Bouteflika (il y en a d’autres), je n’ai aucune confiance, ni en Gaid Salah, ni dans le commandement militaire tant qu’ils n’annonceront pas clairement qu’ils vont rendre le pouvoir aux civils.

La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier jusqu’à ce que le commandement militaire annonce qu’il a compris et qu’il s’engage a remettre le pouvoir au peuple à travers une phase de transition politique et un processus constituant.

 

La révolution n’en est qu’à ses débuts. On ne lâchera rien !

Patience, persévérance et Tatnahaw Gaa et Tathasbou Gaa.

 

Par Yahia Bounouar