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dimanche 12 avril 2026
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Air Algérie : l’arabisation des correspondances, un faux-débat face aux véritables défis de la compagnie

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Alors que la compagnie aérienne nationale algérienne fait face à de nombreuses difficultés opérationnelles et de service, le nouveau PDG, Hamza Benhamouda, semble étrangement focaliser son attention sur l’imposition de l’arabe comme unique langue de correspondance au sein d’Air Algérie. Une décision qui, loin d’être une priorité, occulte les véritables problèmes auxquels la compagnie doit urgemment s’attaquer.

En effet, les voyageurs empruntant régulièrement les vols d’Air Algérie déplorent depuis longtemps les nombreuses défaillances en matière d’accueil, de ponctualité et de confort à bord. Des lacunes qui nuisent gravement à l’image et à la crédibilité de la compagnie, bien plus que la simple langue utilisée dans ses communications internes. Mais au-delà de ces problèmes opérationnels, Air Algérie fait également face à des pratiques de népotisme et de favoritisme notoires, notamment dans ses recrutements de personnel.

Plutôt que de s’attaquer à ces enjeux essentiels, la direction semble s’être égarée dans une dérive identitaire, imposant de manière dogmatique l’arabisation des correspondances. Une décision qui, loin de résoudre les problèmes structurels de la compagnie, ne peut qu’exacerber les tensions avec les passagers allophones et créer des obstacles inutiles au bon fonctionnement des opérations.

Alors même qu’Air Algérie ambitionne de s’implanter sur le continent africain avec sa filiale Cargo, une telle mesure pourrait s’avérer contre-productive, nuisant à la capacité de la compagnie à communiquer efficacement avec ses partenaires étrangers. Une vision à courte vue qui sacrifie la nécessaire ouverture internationale sur l’autel d’une politique linguistique exclusive.

Face à ces nombreux défis, le PDG Benhamouda devrait impérativement recentrer ses efforts sur l’amélioration tangible de l’expérience client, en s’attaquant sans délai aux dysfonctionnements qui gangrènent Air Algérie depuis des années.

Kamel AIDOUNE

Djahid Mendil, le détenu endeuillé par la mort de son père durant sa détention

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Campagne nationale pour la libération des 228 détenus d’opinion #Libérez_Les.

Djahid Mendil est né le 15 avril 1991 à Arch Bousselam, commune de Bouandas, wilaya de Sétif. Il quitte l’école à un âge précoce pour travailler dans un atelier de menuiserie avec son frère et s’occuper de ses parents âgés. Malgré la maladie de son père, Djahid se consacre pleinement à la menuiserie, et ses temps libres sont dédiés à la musique et à la culture amazighs. Il participe à quelques manifestations du Hirak sans être totalement investi dans le mouvement.

Djahid Mendil est brutalement arrêté à son domicile à Souk El Had (Bousselam) le 7 décembre 2021 lorsque les forces de sécurité en uniforme et en civil effectuent une perquisition musclée à son domicile. La maison familiale est encerclée par plusieurs véhicules, puis fouillée, avant que Djahid soit emmené à la Brigade d’investigation et de recherche (BRI) de la Gendarmerie nationale de Sétif où il est soumis à un interrogatoire intense pendant une semaine sur ses convictions et ses opinions politiques. Djahid est placé en détention préventive à la prison d’Ain Oulman au sud de Sétif. Son cousin, Mohamed Arezki, également accusé dans la même affaire, prend la fuite en émigrant clandestinement par bateau (Harraga).

Djahid est notamment poursuivi pour appartenance à une organisation terroriste, en vertu de l’article 87 bis, pour des liens présumés avec le Mouvement pour l’autodétermination de la région de Kabylie (MAK), organisation classée « terroriste » par les autorités algériennes depuis mai 2021. Après 18 mois de détention préventive, son procès est programmé au tribunal pénal de première instance d’El Eulma en juin 2023. Il est condamné à trois ans de prison ferme et une amende 100 000 DA, une décision confirmée par la cour d’Appel de Sétif en décembre 2023. Djahid s’est pourvu en cassation auprès de la Cour Suprême, et si la peine est confirmée, il en aura purgé la totalité en décembre 2024.

Choqué par la violence de la perquisition et l’emprisonnement de son fils dont il était très proche, Abderrahmane Mendil, le père de Djahid, devient fragile et sa santé se dégrade sérieusement. Abderrahmane décède quelques mois après alors que Djahid est en détention préventive. Djahid Mendil est toujours détenu à la prison d’Ain Oulman (Sétif).

La chambre d’accusation de Boumerdes ordonne la remise en liberté de Mohamed Djazairi

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La chambre d’accusation près de la cour de Boumerdes a statué sur les appels introduits par les avocats concernant deux détenus de la wilaya de Boumerdes.

Dans un premier temps, la chambre d’accusation a décidé d’annuler l’ordonnance du juge d’instruction du tribunal de Bordj Menael qui avait placé Mohamed Djazairi sous mandat de dépôt. Elle a donc ordonné sa remise en liberté, mais sous contrôle judiciaire, selon le CNLD.

En revanche, la chambre d’accusation a confirmé l’ordonnance du même juge d’instruction plaçant Ahmed Kadi sous mandat de dépôt.

Il convient de préciser que Mohamed Djazairi, âgé de 65 ans, est atteint d’un cancer. Il est décrit comme un humaniste impliqué dans des activités de randonnée pour préserver la nature dans sa région. Ahmed Kadi, quant à lui, est également militant associatif au service des autres. Tous deux sont originaires de la commune de Laaziv, dans la wilaya de Boumerdes, et ont passé leur première nuit de détention le 24 mars 2024 à la prison de Tidjilabine avant cette décision de la chambre d’accusation.

Alger: rejet de la demande de liberté provisoire pour Cherif Mellal

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La chambre d’accusation près de la cour d’Alger a statué sur la demande de liberté provisoire introduite par la défense de Cherif Mellal, l’ex-président de la JSK.

La chambre a décidé de rejeter cette demande, confirmant ainsi l’ordonnance de placement sous mandat de dépôt émise par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’Hamed à Alger.

Il convient de rappeler que Cherif Mellal avait été précédemment relaxé dans une première affaire pour « atteinte à l’unité nationale ». Cependant, il demeure incarcéré dans le cadre d’une deuxième procédure judiciaire à son encontre.

Par ailleurs, le parquet près de la cour d’Alger a requis l’aggravation de la peine prononcée en première instance par le tribunal de Sidi M’Hamed. Initialement, Cherif Mellal avait été condamné à 18 mois de prison ferme dans cette seconde affaire.

La décision de la chambre d’accusation de rejeter la demande de liberté provisoire maintient donc Cherif Mellal en détention, en attendant la suite de la procédure judiciaire le concernant.

SAMIR L.

Le cinéaste Hocine Redjala à nouveau refoulé à l’aéroport d’Alger

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Le cinéaste-réalisateur Hocine Redjala s’est vu refouler à l’aéroport d’Alger le 7 avril 2024, alors qu’il tentait de quitter le territoire national. Cet épisode survient après plusieurs mois d’interdiction de sortie du territoire algérien qui lui a été notifiée, sans motivation explicite.

Lors de ce refoulement, les services de la Police des Frontières (PAF) ont opposé une fin de non-recevoir à M. Redjala, refusant de lui fournir des explications sur les raisons de cette mesure restrictive, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). Ils se sont contentés de lui conseiller de rentrer chez lui, alors même que sa résidence principale est située en France, où vivent ses deux enfants encore scolarisés.

Cette situation perdure depuis le mois d’août 2023, date à laquelle le réalisateur était revenu en Algérie pour rendre visite à sa famille. À son arrivée, il avait été interrogé par les autorités, son passeport confisqué, sans qu’aucune suite ne soit donnée à la procédure.

Depuis lors, Hocine Redjala se retrouve contraint de demeurer sur le sol algérien, coupé de ses proches en France et plongé dans une précarité sociale alarmante. Cette interdiction de sortie du territoire ne semble pas avoir été prononcée sur décision de justice, mais relèverait d’une mesure administrative dont l’origine et les motivations demeurent inconnues.

Cinéaste reconnu, avec une vingtaine de films à son actif réalisés à travers l’Algérie, M. Redjala assiste, impuissant, à l’éloignement forcé de ses deux enfants mineurs, livrés à eux-mêmes en son absence prolongée.

SAMIR L.

Boumerdes : peine de 5 et 1 an de prison ferme à l’encontre de deux activistes du Hirak

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Le tribunal criminel de première instance de Boumerdes a rendu son verdict dans l’affaire impliquant le détenu d’opinion Mohamed Djelout, et sa coprévenue Yasmina Adouane.

Djelout a écopé d’une peine de 5 ans d’emprisonnement ferme, tandis qu’Adouane a été condamnée à une année de prison ferme, sans mandat de dépôt prononcé à l’audience, rapporte le CNLD.

Pour rappel, cette affaire avait connu plusieurs rebondissements avant d’être jugée. En décembre 2023, la chambre d’accusation près de la cour de Boumerdes avait décidé de renvoyer le dossier de Mohamed Djelout devant le tribunal criminel, tandis que seuls des faits délictueux avaient été retenus à l’encontre de Yasmina Adouane.

Les deux prévenus avaient précédemment été entendus à deux reprises par le juge d’instruction près du tribunal de Boudouaou, en novembre 2023, dans le cadre de poursuites engagées sur la base de l’article 87 bis du code pénal.

Mohamed Djelout avait été arrêté le 24 août 2023 à Alger, avant d’être transféré à Boudouaou et présenté au procureur, puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction. Son domicile familial avait par ailleurs fait l’objet d’une perquisition le 25 août 2023.

La Rédaction

Le Conseil de sécurité examine la demande d’adhésion de la Palestine à l’ONU

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Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunira lundi 8 avril pour examiner la demande de l’État de Palestine visant à obtenir le statut de membre à part entière de l’Organisation.

C’est la Mission permanente de Malte, qui assure la présidence tournante du Conseil en avril, qui a annoncé l’inscription de cette question à l’ordre du jour. Une séance à huis clos débutera à 10h, heure de New York, par des consultations à huit clos, avant l’ouverture d’un débat public.

Cette nouvelle requête palestinienne relance une procédure initiée en septembre 2011 par le président Mahmoud Abbas, qui avait alors sollicité « l’adhésion de l’État de Palestine à l’ONU ». Cependant, cette demande n’avait jamais été menée à son terme.

La Palestine avait finalement obtenu en novembre 2012, par un vote de l’Assemblée générale des Nations Unies, le statut d’État observateur non membre.

Selon la Charte des Nations Unies, l’admission d’un nouvel État membre requiert une recommandation positive préalable du Conseil de sécurité, avant un vote à la majorité des deux tiers à l’Assemblée générale.

Cette séance intervient dans un contexte de forte crispation des relations entre Israéliens et Palestiniens, marquées ces derniers mois par une recrudescence des violences sur le terrain.

La question très sensible du statut de Jérusalem, que les deux camps revendiquent comme capitale, reste également un point de blocage majeur dans les négociations de paix.

La Rédaction

Israël annonce le retrait partiel de ses troupes à Gaza

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L’armée israélienne a annoncé dimanche 7 avril un retrait partiel de ses troupes du sud de la bande de Gaza, tout en maintenant une présence militaire substantielle dans l’enclave palestinienne. Selon un porte-parole officiel, seule une brigade restera déployée dans cette région, sans plus de précisions pour l’heure.

Cependant, les forces armées israéliennes ont précisé qu’une “force significative” continuerait d’opérer dans le territoire palestinien au gré des besoins stratégiques. Une annonce qui intervient alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahou a assuré qu’Israël était “à un pas de la victoire” dans son conflit contre le Hamas à Gaza.

Néanmoins, le chef du gouvernement d’extrême-droite a également prévenu qu’il n’y aurait “pas de cessez-le-feu sans le retour des otages”, en référence aux Israéliens capturés par le mouvement Hamas.

Cette décision de redéploiement partiel coïncide avec l’ouverture au Caire d’une nouvelle session de pourparlers égyptiens visant à obtenir un accord de trêve en échange de la libération d’otages israéliens.

La Rédaction

Libération de quatre détenus d’opinion après deux ans derrière les barreaux

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Jeudi 4 avril 2024 a marqué la libération de quatre détenus après avoir purgé leur peine de prison. Abderrahmane Zitout, Samir Djeralfia, Dahou Bache et Meriem Saidi ont ainsi retrouvé la liberté après avoir passé 2 ans derrière les barreaux des prisons d’El Harrach et de Koléa.

Cette libération fait suite au jugement rendu le 12 juillet 2023 par le tribunal criminel de première instance de Dar El Beida dans une affaire très médiatisée. Les peines prononcées avaient alors été lourdes pour certains prévenus.

Mohamed Azzouz Benhalima, considéré comme un détenu d’opinion, avait écopé de la peine la plus sévère avec 7 années de prison ferme. Samir Djeralfia et Sami Dernouni, ce dernier ayant comparu libre, avaient pour leur part été condamnés à 3 ans de prison ferme.

Outre Abderrahmane Zitout, Meriem Saidi et Dahou Bache, écroués pour 2 ans, Mohamed Amine Monkhel et El Hadj Gourari avaient en revanche été acquittés lors de ce procès.

Le ministère public avait requis des peines encore plus sévères, réclamant notamment 10 ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende contre Mohamed Azzouz Benhalima, Samir Djeralfia, Abderrahmane Zitout ainsi que contre quatre autres prévenus poursuivis mais se trouvant à l’étranger.

Cette affaire avait été marquée par les déclarations choc de Mohamed Azzouz Benhalima à l’audience. Revenant longuement sur son cas, il avait dénoncé les sévices, tortures et violences subies selon lui, affirmant avoir fait des aveux sous la contrainte. Il était également allé jusqu’à évoquer des actes de viol perpétrés à son encontre.

SAMIR L.

Algérie: comparution d’un activiste d’Amnesty International devant la justice

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Mohamed Salah Merabti, activiste dans la défense des Droits de l’Homme au sein de l’ONG Amnesty International, doit comparaître lundi 8 avril devant le tribunal correctionnel de Chelghoum Laid, dans la wilaya de Mila.

M. Merabti est poursuivi pour “publication de fausses informations de nature à porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public”. Il a été placé sous contrôle judiciaire il y a 4 mois dans le cadre de cette affaire, rapporte le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

La prochaine audience devant la chambre correctionnelle permettra d’examiner les charges retenues contre le militant d’Amnesty International. Aucun autre détail sur les faits qui lui sont reprochés n’a été communiqué pour le moment par les autorités judiciaires.

La Rédaction