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dimanche 12 avril 2026
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Flambée des prix de la banane : quand les mesures gouvernementales semblent inefficaces

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Alors que le mois de ramadan a été marqué par une envolée des prix de la banane sur le marché algérien, atteignant des sommets de 500 à 600 DA le kilogramme, le ministre du Commerce, Tayeb Zitouni, a appelé à un boycott de ce fruit importé, qualifiant les spéculateurs de “voleurs”. Cependant, cette intervention soulève des interrogations sur l’efficacité des politiques mises en place pour réguler ce marché volatile.

En effet, malgré les facilités accordées aux importateurs et l’augmentation des quotas d’importation, passés de 160 000 tonnes en 2023 à 320 000 tonnes en 2024, les prix n’ont cessé de grimper. Le ministre a d’ailleurs révélé que le prix d’achat à l’importation n’excédait pas 135 DA le kilogramme, soit un coût de revient d’environ 200 DA, laissant une marge substantielle aux intermédiaires.

Cette situation paradoxale, où l’abondance de l’offre ne se traduit pas par une baisse des prix, soulève des questions sur les défaillances structurelles du marché de la banane en Algérie. Les mesures annoncées par le ministre, telles que le retrait des licences d’importation, semblent davantage relever de l’affichage politique que d’une réelle volonté de s’attaquer aux racines du problème.

En effet, on peine à trouver des informations concrètes sur le nombre d’importateurs ayant fait l’objet de sanctions effectives suite aux précédentes envolées des prix. De plus, la complexité de la chaîne de commercialisation, avec de multiples intermédiaires, rend difficile la traçabilité et le contrôle des marges bénéficiaires.

Face à cette situation, le consommateur algérien se trouve pris en otage, confronté à des prix prohibitifs pour un produit de consommation courante. Le boycott appelé par le ministre, bien que compréhensible, risque de pénaliser davantage les ménages, sans pour autant résoudre le problème structurel.

Kamel AIDOUNE

Tragédie à Kairouan : un jeune tunisien s’immole par le feu devant un poste de police

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Un jeune homme de 22 ans, nommé Yassine. S, est décédé jeudi des suites de graves brûlures après s’être immolé par le feu devant un poste de police dans la province de Kairouan, au centre de la Tunisie.

D’après des sources locales, l’incident s’est produit mardi lorsque Yassine. S, qui travaillait dans la construction, est intervenu pour résoudre un différend entre deux autres personnes et la police devant le poste de police de Bouhajla. Les mêmes sources rapportent que la police l’aurait menacé d’arrestation, et en guise de protestation, Salami aurait apporté de l’essence, se serait aspergé et aurait mis le feu à lui-même.

Grièvement brûlé, le jeune homme a été transporté à l’hôpital de Tunis où il est décédé deux jours plus tard des suites de ses blessures.

Il est à noter que l’immolation par le feu est devenue un symbole révolutionnaire en Tunisie depuis que le jeune Mohamed Bouazizi s’est donné la mort de cette manière en 2010, déclenchant ainsi la révolution tunisienne.

Haythem M.

Augmentation de la capacité de vols intérieurs par Air Algérie pour la saison estivale 2024

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La compagnie aérienne nationale algérienne, Air Algérie, a annoncé une expansion significative de son offre de vols intérieurs pour la prochaine saison estivale.

Selon un communiqué, la compagnie prévoit d’ajouter 42 vols hebdomadaires supplémentaires à destination et en provenance de 11 aéroports intérieurs.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts gouvernementaux visant à améliorer la connectivité aérienne à travers l’Algérie. Grâce à cette augmentation de la capacité, Air Algérie offrira 4 154 sièges additionnels par semaine, soit plus de 16 616 sièges par mois.

L’objectif de cette initiative est de répondre à la demande accrue de vols intérieurs attendue durant la période estivale. Elle témoigne de la volonté d’Air Algérie de jouer un rôle central dans le développement du transport aérien national et de faciliter les déplacements des Algériens et des visiteurs étrangers à travers le pays.

La Rédaction

Béjaïa : Le parquet requiert 1 an de prison ferme contre l’activiste Omar Ait Larbi

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Le parquet près le tribunal d’Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, a requis le 9 avril une peine d’un an de prison ferme et 50 000 dinars d’amende à l’encontre de l’activiste Omar Ait Larbi.

Dans un autre dossier, le procureur a également requis le même jour une peine identique d’un an de prison ferme et 10 000 dinars d’amende. Le verdict dans ces deux procès est attendu pour le 30 avril.

La Rédaction

Le détenu d’opinion Brahim Laalami transféré à la prison de Tlemcen

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Le détenu d’opinion, Brahim Laalami, a récemment été transféré de la prison de Ain Témouchent vers le centre de détention de Tlemcen, à plusieurs centaines de kilomètres de Bordj Bou Arreridj, sa ville natale. 

Ce transfèrement semble s’inscrire dans un mouvement de rotation carcérale fréquent pour ce militant condamné à de multiples peines d’incarcération depuis 2019. En effet, M. Laalami a déjà purgé des parties de sa peine dans divers établissements pénitentiaires à travers l’Algérie.

Rappelons que le 27 mars 2024, le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Aïn Témouchent a confirmé les sanctions prononcées le 11 février précédent à son encontre et à celui d’un autre détenu d’opinion, Saïd Mohamed Riahi. 

Brahim Laalami s’est vu infliger une année d’emprisonnement ferme, tandis que son codétenu écopait de 18 mois de prison ferme.

SAMIR L.

Nouveau pacte migratoire de l’UE : un cadre législatif renforcé pour la gestion des frontières

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Le Parlement européen a adopté mercredi 10 avril 2024 le Pacte migration et asile, un ensemble de nouvelles législations visant à harmoniser les politiques d’asile et de migration dans tous les États membres de l’Union européenne (UE).

Ce paquet législatif, présenté comme le plus important de ce mandat européen, était en négociation depuis 2020. Ses dispositions entreront en vigueur en 2026, après leur adoption par les pays membres de l’UE.

Parmi les principales mesures, le pacte prévoit une solidarité obligatoire entre les États membres confrontés à une forte pression migratoire. Les pays en première ligne, principalement situés au sud du continent comme l’Italie et la Grèce, mettront en œuvre une politique d’asile plus stricte aux frontières extérieures de l’UE.

Le nouveau règlement introduit également la notion de « pays tiers sûr ». Un État membre pourra ainsi juger irrecevable une demande d’asile si le demandeur a transité par un pays considéré comme « sûr », où il aurait pu déposer une demande de protection.

Par ailleurs, le pacte établit un modèle de filtrage plus rigoureux aux frontières. Les personnes ne remplissant pas les conditions d’entrée feront l’objet d’une procédure de contrôle préalable, comprenant l’identification, la collecte de données biométriques et des vérifications sanitaires et sécuritaires, pour une durée maximale de sept jours.

Ce Pacte migration et asile, adopté dans la perspective des élections européennes de juin 2024, marque un durcissement de la politique migratoire européenne. Il vise à doter l’UE d’un cadre législatif harmonisé pour mieux maîtriser les arrivées aux frontières extérieures du continent.

La Rédaction

Trois fils du chef du Hamas tués dans une frappe israélienne à Gaza

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Ismaïl Haniyeh, chef du mouvement palestinien Hamas, a confirmé que trois de ses fils ont été tués jeudi dans une frappe aérienne israélienne sur le camp de réfugiés de Chati, dans la ville de Gaza. Quatre de ses petits-enfants ont également perdu la vie dans cette attaque.

Selon le Hamas, la famille rendait visite à des proches lors du premier jour de l’Aïd al-Fitr, la fête musulmane marquant la fin du ramadan, lorsque leur véhicule a été pris pour cible par l’armée israélienne.

Malgré cette perte personnelle tragique, Ismaïl Haniyeh, basé à Doha au Qatar, a déclaré qu’elle n’influencerait pas la position du Hamas dans les négociations en cours pour un cessez-le-feu avec Israël après six mois de conflit meurtrier à Gaza.

« Je remercie Dieu pour l’honneur que nous fait le martyre de mes trois fils et de certains de mes petits-enfants », a affirmé M. Haniyeh dans un entretien avec la chaîne qatarie Al Jazeera, ajoutant que « l’ennemi a visé une voiture à bord de laquelle ils se trouvaient ».

Cette frappe israélienne est intervenue alors que les raids aériens se poursuivent sur l’enclave palestinienne de Gaza, malgré les efforts pour parvenir à une trêve durable entre le Hamas et Israël.

La Rédaction

Des artistes et intellectuels algériens emprisonnés pour leur engagement dans le Hirak

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Dans un climat de restrictions croissantes aux libertés individuelles, plusieurs artistes, écrivains et intellectuels algériens se trouvent actuellement derrière les barreaux, subissant des peines de prison pour leurs engagements en faveur de la culture et des droits humains.

Parmi eux figurent des voix emblématiques de la scène culturelle algérienne, telles que le chanteur, romancier et militant Ali Belhot, emprisonné depuis 22 mois. Le poète et militant pour la culture amazighe, Chabane Mourad, croupit en prison depuis 30 mois. Le journaliste et défenseur des libertés, Ihssan Kadi, est incarcéré depuis 18 mois. Le doctorant et chercheur Youcef Messouaf, spécialiste de la culture amazighe, est également derrière les barreaux depuis 30 mois. Enfin, le polyvalent Jugurtha Benajaoud, poète, metteur en scène, chanteur et auteur de nouvelles, a été emprisonné durant la même période.

Ces artistes et intellectuels, reconnus pour leur engagement en faveur de la liberté d’expression et de la diversité culturelle, font l’objet de poursuites judiciaires qui soulèvent de nombreuses interrogations quant à la nature réelle des accusations portées contre eux. Leurs détentions prolongées sont perçues par de nombreux observateurs comme une tentative de museler les voix dissidentes et de restreindre le dialogue culturel dans le pays.

Les conditions de détention de ces personnes sont également source d’inquiétude. Leurs proches rapportent des situations de surpeuplement carcéral, alimentant les craintes quant à leur bien-être physique et mental.

Les organisations de défense des droits humains qui suivent de près ces cas  ont récemment appelé les autorités algériennes à garantir le respect des libertés fondamentales, y compris la liberté d’expression culturelle. Elles demandent la libération immédiate de ces détenus d’opinion.

Kamel AIDOUNE

Brahim Laâlami, l’un des symboles de la jeunesse sacrifiée du Hirak

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Campagne nationale pour la libération des 228 détenus d’opinion #Libérez_Les.

De son vrai nom, Chemseddine Laâlami (32 ans), Brahim est né le 26 avril 1992 à Bordj-Bou-Arreridj. Issu d’une famille modeste et pieuse, Brahim commence à apprendre le Coran dès son jeune âge, poussé par ses grands-parents et son père. Il étudie notamment à Tamoukra à Akbou (Bejaia) où il apprend le Tamazight ainsi que dans une Zaouïa du quartier populaire de Bab El Oued (Alger). Brahim Laâlami passe une partie de sa jeunesse à Alger et ses parents l’inscrivent à l’école Omar Ibn Khattab du quartier de Ruisseau.

Durant son adolescence, Brahim développe une passion pour la couture dont il fait son métier. Grand passionné de musique Chaâbi, il occupe ses temps libres en jouant de la mandole et en composant des chansons qui racontent le quotidien difficile de sa génération. Après plusieurs années de travail en tant que couturier en Algérie, il tente une expérience en Turquie avec l’espoir de travailler dans l’un des grands ateliers d’Istanbul. Brahim revient en Algérie car le pays et sa famille lui manquent. Son expérience à l’étranger l’a cependant enrichi et il retourne chez lui, plus conscient que jamais, de la misère sociale des jeunes en Algérie.

Le 13 février 2019, dix jours avant le mouvement citoyen, Laâlami s’oppose publiquement à un éventuel « 5e mandat » de Bouteflika en portant une affiche «Non au 5e mandat », devenue virale sur les réseaux sociaux. Très suivi depuis 2019, Brahim Laâlami publie régulièrement des vidéos d’espoir et d’incitation à l’engagement pacifique. Il devient rapidement l’un des jeunes activistes les plus dynamiques du Hirak, ce qui lui vaut au moins 12 affaires judiciaires depuis 2019 et six détentions.

Il est également victime d’agressions et d’un enlèvement forcé pendant cinq jours entre le 1er et le 5 novembre 2019. Brahim Laâlami cumule une durée totale d’emprisonnement de 30 mois depuis sa première détention le 21 novembre 2019. Sa famille subit un acharnement policier et judiciaire continu. Ses trois frères ont tous été poursuivis judiciairement et deux ont été mis en prison.

En raison des pressions subies et dans le but de laisser sa famille vivre en paix, Brahim quitte l’Algérie le 28 juin 2021 de manière clandestine dans un bateau de la harga en direction de l’Espagne. Il ne réussit pas à rejoindre l’Europe. Secouru en mer par les garde-côtes espagnols, il est refoulé vers l’Algérie quelques jours après malgré les risques qu’il encourait. Selon ses proches, les autorités algériennes ont mis la pression pour obtenir son rapatriement forcé.

Arrêté le 19 novembre 2022 à Aïn Témouchent, il est placé sous mandat de dépôt à la prison d’El Khroub puis à Boussouf (Constantine) pour des accusations criminelles, dont celui de trafic de drogue. Aucune preuve matérielle n’est fournie, mis à part la déclaration d’un trafiquant cité dans le dossier, afin de salir sa réputation. L’accusé principal de ladite affaire a cependant déclaré publiquement lors de l’audience qu’il avait subi de mauvais traitements pour impliquer Brahim.

Laâlami mène une longue grève de la faim pendant deux mois pour protester contre sa détention. Il est tout de même condamné par le pôle pénal spécialisé de Constantine à cinq ans de prison. À la fin de 2023, la famille Laâlami perd contact avec Brahim. Le père Laâlami se rend à Constantine à plusieurs reprises, mais l’institution pénitentiaire refuse de lui donner des informations précises sur son transfert vers une nouvelle prison. Finalement, après plus d’un mois de recherche, la famille apprend que Brahim est détenu à la prison de Ain Témouchent. Il se trouve depuis quelques jours à la prison de Tlemcen.

Le détenu d’opinion Abdelkader Ghazi, résilience et résistance malgré sa situation de handicap

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Campagne nationale pour la libération des 228 détenus d’opinion #Libérez_Les.

Abdelkader Ghazi est né le 9 octobre 1955 (68 ans) à Bechar (Sud-ouest). Père de sept enfants, paraplégique et souffrant d’une maladie cardiaque et d’hypertension artérielle, il est connu pour être un défenseur acharné des droits humains et de la citoyenneté. Bien qu’il vive dans une région reculée, Abdelkader soutient toutes les causes justes en faveur du développement et de la justice sociale à travers le territoire national.

Dans les années 2000, Abdelkader Ghazi s’implique dans plusieurs mouvements et actions citoyennes. En 2013, il rejoint le Comité de défense des droits des chômeurs, puis participe à des mobilisations contre l’exploitation du gaz de schiste dans le Sud. Il figure également parmi les fondateurs du Front de refus politique opposé au quatrième mandat du président Abdelaziz Bouteflika en 2014. Tous ces engagements lui ont valu de nombreuses arrestations et poursuites judiciaires.

Comme des millions d’Algériens, Abdelkader Ghazi rejoint le Hirak en 2019. Sur son fauteuil roulant en portant toujours le drapeau national, il est l’un des meneurs des manifestations à Bechar dès le 22 février. Selon ses proches, il n’a voulu manquer aucune manifestation du vendredi malgré la répression et le harcèlement dont il a fait l’objet.

Le 23 novembre 2022, Abdelkader Ghazi est arrêté par la police de Bechar, puis interrogé au sujet de ses publications Facebook et ses opinions politiques par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité de la police judiciaire. Le tribunal de Bechar ordonne son placement en détention préventive pour des accusations de soutien et d’appartenance à une entité terroriste (Mouvement Rachad), organisation classée « terroriste » par les autorités algériennes depuis mai 2021. Son dossier est renvoyé devant le tribunal pénal de Bechar et sera jugé le 30 avril 2024.

Abdelkader Ghazi est détenu depuis 16 mois à la prison de Bechar malgré sa situation de santé très fragile.