Le 2 juin 2024, Smail Ben Hemou a comparu devant le tribunal correctionnel de Batna dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Le juge a prononcé une peine d’un an de prison avec sursis, assortie d’une amende.
L’accusé avait été arrêté le 30 mai 2024 à Barika. Il a été maintenu en garde à vue au commissariat central de la ville jusqu’à sa présentation devant le tribunal.
Le Front des Forces Socialistes (FFS), s’est retrouvé au cœur d’une polémique concernant l’annulation d’un événement politique à Ighendoussan, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Dans un communiqué publié ce dimanche, le parti dénonce ce qu’il qualifie d' »interprétations et d’insinuations non innocentes et mensongères ».
Le FFS rejette catégoriquement toute implication dans cette annulation, affirmant entretenir des « relations fraternelles » avec le parti concerné. Le communiqué condamne vivement cette « attaque directe » et la tentative d’impliquer ses militants sans enquête préalable, qualifiant cela d' »éthiquement malhonnête ».
Le parti voit dans cet incident une réaction à sa décision de participer aux prochaines élections présidentielles. Il pointe du doigt certains journalistes, « connus pour leurs affiliations politiques et leur hostilité envers le parti », qui se seraient précipités pour l’impliquer dans cette affaire.
Factuellement, le FFS souligne qu’aucune demande officielle n’a été déposée pour un rassemblement public à Ighendoussan, le village ayant plutôt prévu une activité associative pour la Journée mondiale de l’enfance. Le parti invite les médias à vérifier ces faits auprès des autorités locales.
Le FFS interprète cette polémique comme une tentative de le dépeindre, ainsi que sa région, comme opposés à l’unité nationale, à la cause palestinienne et aux libertés. Le parti réaffirme son attachement historique à ces valeurs, rappelant son engagement depuis 1963. Il cite également l’organisation récente de six rassemblements populaires dans la wilaya, sans incident.
Cette affaire intervient alors que le FFS se prépare pour les présidentielles, une « option stratégique » qui, selon lui, confirme son orientation nationale. Le parti souligne que la confiance des Algériens se gagne par un « engagement sincère et responsable », pas par la calomnie.
Enfin, le FFS n’exclut pas une action en justice contre ceux qui chercheraient à le diffamer, qualifiant certains journalistes de « plumes mercenaires ».
Le président américain Joe Biden a annoncé vendredi qu’Israël avait proposé une feuille de route en vue d’un cessez-le-feu à Gaza. Cette initiative, présentée via le médiateur qatari, est décrite comme une opportunité cruciale : « Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion d’un accord », a insisté Biden, ajoutant : « Il est temps que cette guerre se termine. »
Le plan en trois phases comprend un cessez-le-feu total de six semaines, avec retrait israélien des « zones habitées de Gaza ». Cette première étape serait accompagnée de la libération d’otages israéliens, en particulier les femmes et les malades, et de prisonniers palestiniens. Biden a souligné que ce cessez-le-feu pourrait devenir « permanent » si le Hamas « respecte ses engagements ».
Cependant, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, semble réticent. Son bureau a affirmé : « La guerre ne s’arrêtera pas tant que tous ses buts ne seront pas atteints », citant le retour de tous les otages et « l’élimination des capacités militaires et gouvernementales du Hamas ». Hier, Netanyahu a réitéré que les « conditions d’Israël pour stopper la guerre n’ont pas changé ».
Cette résistance est perçue comme problématique. Selon Le Monde, Netanyahu « rechigne à s’engager explicitement en faveur d’un cessez-le-feu ». Il serait « isolé » au sein de son gouvernement, « accaparé par sa seule survie politique ». Certains négociateurs israéliens le soupçonnent même de « saboter » leurs efforts pour prolonger la guerre et se maintenir au pouvoir.
Le Hamas, en revanche, a jugé la proposition « positive », saluant l’idée d’un « cessez-le-feu permanent » et d’un « retrait des forces israéliennes de Gaza ». Cette réaction offre un contraste saisissant avec la position de Netanyahu.
Pendant ce temps, la situation à Gaza demeure critique. Le ministère de la Santé palestinien a rapporté un bilan de 36 379 morts depuis le début de l’agression, avec au moins 95 personnes tuées ces dernières 24 heures.
La communauté internationale soutient largement le plan de Biden. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, l’a qualifié de « réaliste » et « équilibré ». Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, le promeut activement auprès de ses homologues du Moyen-Orient.
En Israël même, le soutien au plan grandit. Les familles des otages et l’opposition, menée par Yair Lapid, pressent Netanyahu de l’accepter. Lapid a déclaré : « Le gouvernement israélien ne peut pas ignorer le discours important du président Biden. »
Cette situation met en lumière un dilemme crucial : d’un côté, une initiative internationale soutenue par une large coalition pour mettre fin au conflit ; de l’autre, un Premier ministre israélien qui, malgré une pression croissante, reste inflexible dans sa position.
Le Mouvement Ennahda a décidé d’apporter son soutien à Abdelaali Hassani Cherif, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), pour l’élection présidentielle du 7 septembre prochain en Algérie. C’est ce qu’a annoncé samedi un communiqué officiel de cette formation politique islamiste.
Cette décision a été prise vendredi par le Conseil national de la Choura d’Ennahda, réuni en session extraordinaire pour déterminer la ligne à adopter face à ce scrutin crucial. Après « une série de consultations politiques internes » et « plusieurs rencontres » avec le MSP, les instances dirigeantes ont décidé « de soutenir la candidature » de M. Hassani Cherif.
Dans son communiqué, Ennahda appelle par ailleurs « le peuple algérien à participer massivement et en toute responsabilité à cette échéance nationale ». Un soutien de poids donc pour le candidat du MSP, principal parti islamiste du pays.
« Les avocats étaient mobilisés dans la population en tant que citoyens, et à ses côtés en tant que défenseurs depuis le 28 février 2019, date de la première marche nationale des avocats. »
C’est le témoignage d’Aïssa Rahmoune, avocat et militant algérien des droits humains, sur l’engagement déterminant des robes noires durant le soulèvement populaire du Hirak en 2019, malgré les pressions du régime. Un plaidoyer pour que cette mobilisation citoyenne et ce rôle de défenseurs des libertés perdurent.
Au-delà des intimidations de toutes sortes auxquelles nous faisons face quand nous militons à titre individuel ou collectif en Algérie et plus généralement dans le monde, il me semble que la restriction des libertés d’expression, d’opinion et de mouvements de la société civile, est inhérente aux régimes autoritaires et/ou dictatoriaux qui continuent à sévir dans le monde en général et en Afrique du Nord, en particulier.
A ce titre, il serait intéressant de se pencher sur le nombre impressionnant d’ONG qui délocalisent leurs activités en Europe et en Amérique à la suite du rétrécissement des espaces de liberté dans leurs pays d’origine. A titre d’exemple : l’Arabie saoudite, la Tunisie, le Qatar, le Vietnam, le Laos, l’Égypte, la Libye, le Tibet, l’Afghanistan, la Turquie, l’Iran, la Biélorussie, … En cela l’Algérie n’est ni singulière ni différente de tous ces pays où la démocratie reste un concept sans prolongement effectif sur le terrain. Ces délocalisations sont symptomatiques d’un net durcissement des régimes de ces pays.
Les lois régissant le monde associatif et l’épanouissement de la société civile sont un indice du degré de démocratie et de l’État de droit dans les pays.
En la matière, force est de constater qu’en Algérie nous sommes loin du standard démocratique. La loi 06/12 fait que bon nombre d’associations sont dissoutes et des centaines d’activistes et de militants étaient/sont poursuivis et/ou incarcérés à la suite de décisions judiciaires qui sont symptomatiques de la remise en cause de tous les acquis démocratiques de ces trente dernières années.
La révolution dite Hirak, résulte d’une situation de cumul de plusieurs frustrations politico-sociales à propos de laquelle la LADDH et ses partenaires, ne cessent d’alerter. Au fil des années, la défense des droits humains est devenue pour la LADDH une action quotidienne, un effort continu face aux dérapages et aux bégaiements de l’histoire. Il s’agit pour moi et pour mes confrères et consœurs à la LADDH, d’être dans une constante adaptation, qui doit être de surcroît réfléchie, évolutive et assumée au regard de nos convictions et notre attachement au concept philosophique et juridique de l’humain et de ses droits.
Le traitement de la LADDH n’est pas différent de celui de la société civile autonome en Algérie. La LADDH a subi au même titre que d’autres ONG, le diktat de l’administration, du régime politique mais surtout les agissements de la police politique qui constituent une vraie entorse à l’évolution et au progrès de la société algérienne.
C’est un État dans l’État, je m’arrête ici pour vous faire part d’une réponse apportée par l’ancien directeur du renseignement et de la sécurité, le général Mohamed Mediene dit « Toufik » à l’occasion du procès intenté contre lui par un autre général Ahmed Gaïd Salah. Il déclarait clairement que ses services «étaient en contact permanent avec la classe politique et la société civile et qu’il fallait revenir vers eux lors de prises décisions ». Cette réponse en dit long sur les pratiques érigées en normes d’exercice du pouvoir et en pratiques institutionnelles.
Pour la LADDH, comme pour un nombre de plus en plus restreint d’associations et de l’opposition politique, il faut mener un double combat. Il s’agit de préserver son autonomie de réflexion et d’action, mais aussi protéger et promouvoir les droits humains.
La force de la Ligue réside dans son collectif d’avocats qui a su et pu alerter, défendre, dénoncer et accompagner des activistes, des jeunes et des militants lors de leurs procès. A l’international, la Ligue a fait du plaidoyer et du lobbying international en faveur de la protection des droits humains, la priorité de son mandat.
Concernant la protection des libertés, la LADDH ne peut pas toujours protéger les libertés, notamment quand les mécanismes juridico-politiques et la volonté des vrais décideurs, font défaut. Ces derniers considèrent d’ailleurs la société et la gestion du pays et de ses biens comme un acquis personnel qu’il leur faudrait préserver.
Il est clair qu’il nous reste beaucoup de chemin à faire, mais la société civile autonome d’avant le Hirak a justement émergé pour cela. Le fait d’introduire dans le débat politique, les notions de démocratie, lutte, État de droit, libertés collectives et individuelles, respect et promotion des droits humains, est une victoire en soi.
Des avocats dans le Hirak
Il y a lieu de faire un distinguo entre corporation et mandat. Les avocats étaient mobilisés dans la population en tant que citoyens, et à ses côtés en tant que défenseurs depuis le 28 février 2019, date de la première marche nationale des avocats.
Les robes noires ont ainsi battu le pavé à Tizi-Ouzou (100 km à l’est d’Alger). Cette marche était une réponse à un appel émanant de quatre avocats : Maîtres Nabila Smaïl, Amar Zaidi, Madjid Hachour et moi- même. C’est à partir de cette initiative que le collectif des avocats pour le changement et la dignité, a vu le jour.
Il faut dire que beaucoup d’incompréhension et de différends étaient nés au lendemain de cette marche. Les représentants de la corporation dans les appareils de la profession, n’ont pas accueilli favorablement cette démarche pour trois raisons. La première est que les normes et les pratiques qui prévalent dans la plupart des barreaux, considèrent ces derniers comme un syndicat de masse à l’image de l’UGTA. La deuxième raison consiste dans le fait que les élus des conseils de l’ordre perçoivent l’émergence d’une nouvelle génération d’avocats comme un réel danger pouvant les concurrencer dans la prise de pouvoir en interne.
La troisième raison est relative à l’existence de cette catégorie de juristes qui caporalisent la profession pour qu’ils ne soient que les seuls interlocuteurs du pouvoir, tantôt lui obéissant, tantôt s’opposant à lui. C’est ainsi que l’on a vu les plus dociles et bénéficiaires du système Bouteflika, scander dans les marches d’avocats « à bas Bouteflika. »
En tant que corporation, il me semble que nous ne sommes pas encore arrivés à comprendre et à admettre qu’un barreau fait partie du mouvement de la société civile. En revanche, il n’est ni un syndicat ni une mutuelle, et encore moins un satellite du régime.
Cependant le mandat de l’avocat, celui de défenseur est plus important à observer pendant le Hirak et post- Hirak, dans le sens où le mouvement lui-même et la répression qui s’est abattue, ont contribué à une prise de conscience plus grande de nos jeunes consœurs et confrères.
Il est vrai que cela a été d’une grande aide pour nous autres anciens avocats qui étions fortement impliqués avant la révolution. Nous ne pouvons que nous réjouir d’une si belle adhésion à nos idéaux.
A mon sens, l’implication extraordinaire des avocats auprès de nos concitoyens malmenés par la justice, est à capitaliser. Il serait même opportun de lui attribuer un sens plus étendu, celui d’un engagement qui soit tout à la fois, politique, social, professionnel et humain.
L’augmentation des pensions, allocations et rentes de la Sécurité sociale en Algérie est désormais effective. Un arrêté publié ce samedi 1er juin au Journal officiel porte la revalorisation des retraites selon des taux compris entre 10% et 15%, en fonction des montants perçus.
Conformément à la décision prise par le président Abdelmadjid Tebboune, les revalorisations se déclinent comme suit :
– 15% pour les pensions inférieures ou égales à 15.000 dinars
– 13% pour les pensions de 15.001 à 25.000 dinars
– 12% pour les pensions de 25.001 à 35.000 dinars
– 11% pour les pensions de 35.001 à 42.500 dinars
– 10,75% pour les pensions de 42.501 à 70.000 dinars
– 10,50% pour les pensions de 70.001 à 100.000 dinars
– 10,25% pour les pensions de 100.001 à 150.000 dinars
– 10% pour les pensions supérieures à 150.000 dinars
Cette revalorisation des retraites intervient dans un contexte d’érosion considérable du pouvoir d’achat en Algérie, sous l’effet combiné de l’inflation galopante et de la dépréciation du dinar face aux principales devises étrangères.
Si cette augmentation est une bouffée d’air pour les retraités, notamment les plus modestes, elle risque cependant d’être rapidement grignotée par la hausse généralisée des prix des produits de première nécessité.
La France a décidé ce vendredi de ne pas autoriser la participation des entreprises israéliennes au Salon mondial de la défense et de la sécurité terrestre, Eurosatory, prévu du 17 au 21 juin à Villepinte, près de Paris. Cette décision est principalement motivée par les récentes opérations militaires d’Israël dans la bande de Gaza.
« À la demande des autorités françaises, les entreprises israéliennes ne seront pas présentes à Eurosatory », a déclaré le ministère des Armées, organisateur de cet événement majeur du secteur de la défense. Environ 70 entreprises israéliennes, y compris des géants de l’industrie comme Elbit, IAI et Rafael, étaient initialement inscrites pour participer.
Le gouvernement français a estimé que « les conditions ne sont plus réunies » pour accueillir la délégation israélienne, en raison des opérations en cours à Rafah, dans la bande de Gaza. Le président Emmanuel Macron avait récemment appelé à un « cessez-le-feu » pour garantir « la protection des populations à Gaza » et permettre « l’accès de l’aide humanitaire ».
Un conflit ouvert entre le Parti des travailleurs (PT) et le Front des Forces Socialistes (FFS) vient de perturber la scène politique algérienne. Le PT accuse le FFS d’avoir empêché la tenue d’un rassemblement populaire prévu pour le 1er juin au village d’Aït Ghendoussen, dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Cette annulation serait due à des « conditions préalables » imposées par des membres du FFS, visant à interdire toute discussion sur des sujets politiques sensibles, notamment la situation en Palestine.
Dans un communiqué officiel, le PT a déclaré que la secrétaire générale et candidate aux élections présidentielles, Louisa Hanoune, devait tenir une réunion dans la région. Cependant, « des responsables du parti dans la wilaya de Tizi Ouzou ont informé la direction 36 heures avant la tenue de la réunion, que deux membres du comité du village, qui sont des militants d’un parti politique avec lequel nous entretenons des relations fraternelles reconnues de tous, ont annoncé qu’ils retiraient leur soutien à cette rencontre conformément aux instructions de leurs directions politiques nationales et locales. »
Ces membres auraient posé des conditions strictes pour la tenue de la réunion, en exigeant que Louisa Hanoune « ne parle pas des questions politiques, notamment de la question du génocide du peuple palestinien, des prisonniers politiques et des détenus d’opinion, ainsi que de l’unité et de l’intégrité du pays ». Cette exigence a conduit à l’annulation pure et simple de l’événement, suscitant l’indignation du PT.
Des restrictions politiques inacceptables
Le PT a exprimé son profond mécontentement face à ces restrictions qu’il qualifie de « développements étranges », soulignant que « la situation politique actuelle nécessite une ouverture permettant de discuter des idées et des programmes ». Le parti a rappelé que Tizi Ouzou a toujours été un bastion de la lutte pour les libertés démocratiques et contre la pensée unique, et qu’il est incompréhensible que des voix se lèvent aujourd’hui pour limiter les débats politiques.
Le communiqué du PT ajoute : « Cela se produit dans une wilaya qui a toujours été à l’avant-garde de la lutte pour les libertés démocratiques, pour un système multipartite et contre la pensée unique et le parti unique, et qui a payé un lourd tribut pour l’indépendance du pays. Il ne peut donc que se solidariser avec le peuple palestinien et tous les peuples en lutte pour leur libération nationale. »
Un contexte politique tendu
Cette situation révèle les tensions sous-jacentes entre les différents partis politiques dans la région, particulièrement entre le PT et le FFS, deux partis qui ont historiquement partagé des luttes communes mais qui se trouvent aujourd’hui en désaccord sur les modalités d’organisation des événements politiques. Le FFS, fort de son ancrage local à Tizi Ouzou, semble vouloir imposer des limites aux discours politiques, ce que le PT considère comme une atteinte à la liberté d’expression et à la démocratie.
Le 27 mai 2024, Yacine Cheref, militant du mouvement Hirak, a été interpellé à son domicile situé à Eucalyptus, Alger, par des éléments de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI).
Selon les informations rapportées par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), Yacine Cheref aurait été conduit dans les locaux de la DGSI à Béraki après la perquisition de son domicile familial. Pendant trois jours, aucune nouvelle n’a filtré sur son lieu de détention.
Ce n’est que le 30 mai que le militant a pu brièvement contacter sa famille, par un appel téléphonique d’une trentaine de secondes. Il les a informés de son possible transfèrement devant le procureur du tribunal d’El Harrach dans les prochains jours, et de la nécessité de se faire assister par un avocat.
À ce stade, les motifs précis de l’arrestation de M. Cheref n’ont pas été communiqués officiellement par les autorités algériennes.
C’est une peine de 1 an de prison ferme assortie de 100 000 dinars d’amende qu’a écopé ce jeudi Mohand Aoudia devant le tribunal criminel de deuxième instance près la cour d’Alger. Une condamnation en appel qui aura finalement eu peu d’incidence concrète pour l’ex-détenu d’opinion âgé de 73 ans, ayant déjà largement purgé cette peine.
Pour rappel, Aoudia avait été arrêté en octobre 2021 à Birkhadem par les services de la gendarmerie, avant d’être placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Rais.
Depuis, le militant politique au profil atypique avait été jugé et condamné une première fois, avant de faire appel de cette décision. C’est donc près de deux ans et demi après les faits que le processus judiciaire semble toucher à sa fin avec ce nouveau verdict.
Si la peine prononcée peut sembler symbolique au vu de l’âge avancé du prévenu et du temps déjà écoulé depuis son arrestation, elle n’en constitue pas moins une nouvelle illustration de la détermination des autorités à réprimer sévèrement toute forme de dissidence.