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jeudi 9 avril 2026
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Le détenu d’opinion Toufik Hamadane condamné en appel à 2 ans de prison ferme

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Le 5 juin 2024, la cour de Boumerdes a confirmé en appel la peine de 2 ans de prison ferme et 200 000 dinars d’amende prononcée en première instance contre Toufik Hamadane.

Le processus judiciaire de Hamadane a été marqué par plusieurs étapes. Le 17 mars 2024, il est condamné par contumace à 3 ans de prison ferme, en son absence. Une tentative ultérieure de le juger par visioconférence depuis sa cellule à Koléa n’aboutit pas, en raison de problèmes techniques.

Le 31 mars, le parquet de Bordj Menael requiert 6 ans de prison ferme et 500 000 dinars d’amende. Le 7 avril, le tribunal le condamne à 3 ans de prison dont un avec sursis, et 200 000 dinars d’amende. En appel, le 29 mai, le parquet de Boumerdes demande l’aggravation de la peine. Finalement, la cour maintient la sentence de première instance.

Hamadane partage son dossier avec Farid Belmokhtar, Abdellah Hanine, Fateh Hamzi et Ghilas Chaouche. Tous ont vu leurs peines confirmées en appel, suggérant une approche uniforme dans ces affaires.

L’utilisation répétée du terme « détenu d’opinion » dans le débat public reflète une préoccupation quant à la nature des accusations. Dans le cas de Hamadane, bien que les chefs d’inculpation spécifiques ne soient pas mentionnés ici, ils sont généralement liés à l’exercice de la liberté d’expression dans des affaires similaires.

Le traitement procédural de Hamadane inclut des transferts entre prisons, de Koléa à Tizi-Ouzou. Ces mouvements, bien que présentés comme des nécessités logistiques, soulèvent des questions sur leurs implications pour sa défense.

La Rédaction

Présidentielle 2024 : Le « candidat de consensus », une illusion démocratique?

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À quatre mois de l’élection présidentielle algérienne, une scène familière se rejoue : dix partis politiques se réunissent à Alger pour appeler à un « candidat de consensus ». Cette initiative, loin d’être une nouveauté, soulève des questions profondes sur l’état de la démocratie en Algérie.

Le communiqué issu de cette conférence ressemble étrangement à une liste de vœux pieux : « protection de la souveraineté décisionnelle », « renforcement de la stabilité institutionnelle », « consolidation de la démocratie participative ». Ces formules, aussi nobles soient-elles, sonnent creux dans un pays où le débat public est de plus en plus restreint. Comment parler de « démocratie participative » quand des journalistes comme Ihsane El Kadi croupissent en prison pour avoir osé exprimer une voix dissidente ?

Plus révélateur encore est le choix du lieu : le siège du Mouvement El-Bina. Ce parti, comme la plupart des autres participants tels que El Fadjr El Djadid ou le Front de l’Algérie nouvelle, est connu pour son alignement avec le pouvoir en place. Leur appel à un « candidat de consensus » ressemble moins à une initiative citoyenne qu’à une orchestration politique visant à légitimer un résultat prédéterminé.

Leur évaluation du mandat de Tebboune frôle l’hagiographie : il aurait « tenu tous ses engagements et promesses malgré les défis ». Cette affirmation contraste fortement avec la réalité vécue par de nombreux Algériens. La jeunesse, en particulier, fuit le pays par milliers, préférant les risques de la traversée maritime à un avenir qu’elle juge bouché. Est-ce là le signe d’une présidence qui a comblé les attentes ?

Les partis invoquent la pandémie de Covid et les fluctuations des marchés mondiaux comme excuses. Pourtant, d’autres nations confrontées aux mêmes défis ont su maintenir, voire renforcer, leurs libertés fondamentales. En Algérie, au contraire, on a vu une répression accrue, transformant la crise en opportunité pour museler toute critique.

L’appel à « laisser le temps nécessaire » pour « parachever la structuration nationale » est particulièrement révélateur. Il suggère que la démocratie est un luxe que l’Algérie ne peut pas encore se permettre, qu’il faut d’abord bâtir l’État avant de donner voix au peuple. Cette logique, héritée de l’ère post-coloniale, ignore que la participation citoyenne n’est pas un obstacle à la construction nationale, mais son fondement même.

Le concept de « candidat de consensus » est, en soi, problématique dans une démocratie moderne. Il sous-entend que les élites politiques peuvent et doivent choisir à la place du peuple. Cette approche paternaliste nie le principe même du suffrage universel : le droit de chaque citoyen à faire son propre choix, même s’il diverge de celui de l’establishment.

En réalité, ce « consensus » semble n’être qu’un écran de fumée. Derrière les mots grandiloquents se cache une tentative à peine voilée de pré-valider la candidature de Tebboune pour un second mandat. En louant ses « réalisations », ces partis ne font pas que l’appuyer ; ils découragent toute alternative sérieuse. Quelle figure politique oserait se dresser contre un candidat déjà adoubé par tant de formations ?

Cette manœuvre révèle la fragilité du système politique algérien. Un régime vraiment confiant dans son bilan et sa légitimité n’aurait pas besoin de telles mises en scène. Il accueillerait le débat, encouragerait la pluralité des candidatures, laissant aux électeurs le soin de juger.

Kamel AIDOUNE

Rachid Sadaoui, détenu d’opinion, jugé et condamné à 3 ans de prison en l’absence de ses avocats

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Le 4 juin 2024, lors d’une visite familiale à la prison de Koléa, dans la wilaya de Tipaza, Rachid Sadaoui, détenu d’opinion, a révélé avoir été condamné à 3 ans de prison ferme par le tribunal criminel de première instance de Koléa.

Cette condamnation, prononcée le 2 juin 2024, fait suite à un deuxième dossier le concernant. Le plus choquant dans cette affaire est que le procès s’est déroulé en l’absence de ses avocats, ce qui constitue une violation flagrante de ses droits et remet en question l’équité de la procédure judiciaire.

Il est inadmissible que Rachid Sadaoui, déjà condamné à 5 ans de prison ferme dans un premier dossier, peine confirmée en appel le 23 mai 2023 par la Cour suprême malgré le pourvoi en cassation introduit par sa défense, soit à nouveau jugé sans que ses avocats ne puissent assurer sa défense. Cette situation met en lumière les failles du système judiciaire algérien et le non-respect des droits fondamentaux des détenus, en particulier ceux considérés comme des détenus d’opinion.

Transféré de la prison de Tedjalabine à celle de Koléa, Rachid Sadaoui, originaire des Issers dans la wilaya de Boumerdes, avait été entendu le 7 novembre 2023 par le juge d’instruction près du tribunal de Koléa dans le cadre d’un nouveau dossier, où il est une fois de plus poursuivi sur la base de l’article 87 bis du code pénal.

La Rédaction

Procès en appel: Moknache, Hidja, Chelbabi acquittés, Benzerara et ses codétenus condamnés

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Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger a rendu son verdict ce mardi 4 juin 2024 dans l’affaire impliquant plusieurs militants et activistes. La décision, très attendue, confirme en grande partie les jugements rendus en première instance.

Dans un dossier qui a suscité de vives réactions, seize prévenus, dont la militante et universitaire Mira Moknache, ainsi qu’Arezki Hidja, Nadir Chelbabi et Mohamed Larbi Yahioune, ont vu leur acquittement confirmé.

En revanche, la situation est moins favorable pour quatre détenus d’opinion : Hamza Benzerara, Mourad Miche, Nacer Boukhari et Djamel Didi. Le tribunal a maintenu leur condamnation à deux ans de prison ferme et 200 000 dinars d’amende chacun. Initialement accusés d’appartenance à une organisation terroriste, ils n’ont finalement été retenus coupables que d' »apologie aux actes terroristes ». Il leur reste environ quatre mois à purger.

Le parquet avait pourtant requis une aggravation des peines, demandant dix ans de réclusion criminelle et 500 000 dinars d’amende pour chaque prévenu. Une requête qui n’a pas été suivie par le tribunal.

Pour rappel, ce procès fait suite à une série d’arrestations et de poursuites judiciaires visant des militants et activistes. Le cas de Nadir Chelbabi illustre la complexité de certaines situations : convoqué dans plusieurs affaires distinctes, il a été placé sous contrôle judiciaire en août 2022 après une arrestation à Béjaïa.

La Rédaction

Tunisie : Démantèlement d’un réseau de trafic de migrants

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Un coup de filet d’envergure a été mené à Sfax, en Tunisie, aboutissant à l’incarcération de huit individus pour trafic d’êtres humains et blanchiment d’argent.

Cette opération, fruit d’une collaboration entre les unités de renseignement de la région de la garde nationale de Jebiniana et les unités centrales de renseignement, a mis au jour un réseau particulièrement organisé.

Les suspects, tous de nationalité tunisienne, forment un groupe hétéroclite : cinq femmes et trois hommes, dont l’un est identifié comme un organisateur de traversées clandestines. Leur modus operandi révèle une organisation bien huilée. Le réseau facilitait le transit de migrants d’Afrique subsaharienne en leur fournissant des fonds substantiels, jusqu’à 230 000 dinars (environ 70 000 euros), obtenus par le biais de mandats postaux.

Au-delà du financement, le groupe assurait l’hébergement illégal des migrants dans les délégations d’Al-Aamara et Jebiniana, offrant ainsi une logistique complète pour leur passage. Cette opération sophistiquée mêlait trafic humain et ingénierie financière.

Les perquisitions ont révélé l’ampleur des activités : environ 65 000 dinars (près de 20 000 euros) en liquide ont été saisis, ainsi qu’une voiture de luxe. La découverte de multiples contrats d’achats de biens meubles indique une stratégie de blanchiment d’argent bien établie, transformant les gains illicites en actifs légaux.

Déférés devant le ministère public de Sfax, les huit suspects font désormais face à des accusations graves : « trafic d’êtres humains et blanchiment d’argent ». Huit mandats de dépôt ont été émis, soulignant la fermeté des autorités face à ces crimes.

Haythem M.

Prolongation des délais pour la mise en conformité avec la nouvelle loi sur les médias

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Le ministère de la Communication a annoncé, dans un communiqué publié ce mardi, une extension des délais accordés aux médias pour se conformer à la nouvelle législation.

Cette décision concerne toutes les publications périodiques et les journaux électroniques en activité qui n’ont pas encore adapté leurs statuts aux dispositions des lois n° 23-14 et n° 23-19.

La loi n° 23-14 régit l’ensemble du secteur médiatique, tandis que la loi n° 23-19 se concentre spécifiquement sur la presse écrite et électronique. Le communiqué justifie cette prolongation par le retard observé dans le démarrage du processus de mise en conformité avec ces nouvelles réglementations.

Cependant, le ministère n’a pas précisé la nouvelle échéance, laissant planer une incertitude quant à la durée exacte de cette extension. Cette absence de date butoir pourrait susciter des interrogations parmi les professionnels du secteur.

Pour faciliter la procédure, le ministère a détaillé les modalités de dépôt des dossiers. Les entités concernées doivent soumettre deux copies complètes de leur dossier, soit physiquement à la Direction des moyens de communication, au septième étage, bureau 701, soit par voie électronique.

La Rédaction

La Cour suprême accepte le pourvoi en cassation du détenu Azzedine Maache

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La Cour suprême a accepté le pourvoi en cassation introduit par la défense du détenu d’opinion Azzedine Maache. Maache avait été condamné en appel, en novembre 2022, à 7 ans de prison ferme. Cette décision ouvre la voie à un nouveau procès devant un tribunal avec une nouvelle composition.

Cette affaire a connu plusieurs rebondissements. Initialement, le tribunal criminel de première instance de Batna avait prononcé une condamnation de 10 ans de prison à l’encontre de Maache, et des peines de 2 ans pour Noureddine Aksas et Abderazek Bersouli, tandis que Yacine Merchiche, Reda Bourki et Noureddine Bouziza avaient été acquittés.

En appel, le tribunal criminel de deuxième instance de Batna a confirmé l’acquittement de Merchiche, secrétaire national du RCD et président régional du parti, ainsi que celui de Bourki, Aksas, Bouzira et Bersouli. Pour Maache, la peine a été réduite à 7 ans de prison ferme, assortie d’une amende.

Ces décisions contrastent avec les réquisitions sévères du parquet. En première instance, le procureur avait requis la peine capitale contre Maache et 20 ans de prison ferme pour les autres accusés. En appel, il avait demandé 20 ans de prison ferme pour Maache et 12 ans pour les cinq autres. Les accusés étaient poursuivis pour appartenance présumée à une organisation terroriste, distincte du MAK et de Rachad, deux groupes classés comme terroristes par les autorités. Les charges reposaient sur des échanges via Messenger concernant le « Conseil de la Révolution », une initiative de Lyes Rahmani, ancien officier du DRS, qui n’est cependant ni cité, ni poursuivi, ni désigné comme terroriste.

SAMIR L.

Bengrina se retire de la coalition pour l’Algérie : une fissure dans l’union politique

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Le Mouvement El Bina a gelé son adhésion à la « Coalition pour l’Algérie », une alliance comprenant le FLN, le RND et le Front El Moustakbel. Cette décision, annoncée lors d’une réunion au siège du Front El Moustakbel, jette un pavé dans la mare politique déjà tumultueuse de cette coalition.

Les motifs de ce gel demeurent flous, les représentants d’El Bina cultivant le mystère. Est-ce une stratégie ou un prélude à un divorce définitif ? La question reste en suspens, déconcertant les dirigeants des autres partis.

La véritable rupture est survenue il y a quelques jours lorsque Abdelkader Bengrina, chef d’El Bina, a proposé la candidature du président Tebboune pour un second mandat, dès le lendemain de la création de la coalition. Abdelkrim Benmebarek, secrétaire général du FLN, a qualifié ce geste d’unilatéral et exprimé son irritation. Fort de son statut de « vieux parti » et de son réseau d’élus, Benmebarek a refusé de se laisser reléguer au second plan.

De plus, Bengrina a organisé une réunion parallèle avec des partis soutenant sa déclaration pro-Tebboune, montrant son ambition de diriger l’alliance pour le « second mandat », même si cela implique de créer une nouvelle coalition.

Cette saga politique survient à un moment critique, à l’approche des candidatures pour l’élection présidentielle du 7 septembre. Tous les yeux sont tournés vers le président Tebboune, attendant qu’il dévoile ses intentions. Pendant ce temps, la « Coalition pour l’Algérie » montre ses premiers signes de fatigue.

SAMIR L.

Les Maldives interdisent l’entrée aux citoyens israéliens et lancent une campagne de solidarité avec la Palestine

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Les autorités des Maldives ont pris une décision audacieuse en solidarité avec la Palestine en interdisant l’entrée sur leur territoire aux détenteurs de passeports israéliens. Cette mesure, annoncée dimanche par la présidence maldivienne, s’inscrit dans le cadre d’une action nationale de soutien à la cause palestinienne.

« Nous avons décidé d’imposer une interdiction des passeports » des personnes issues de l’entité sioniste, a déclaré un porte-parole de la présidence dans un communiqué officiel. Cette initiative reflète la position ferme des Maldives dans le contexte de la solidarité internationale croissante envers la Palestine.

En parallèle à cette interdiction, le président maldivien, Ibrahim Mohamed Solih, a lancé une campagne nationale intitulée « Les Maldiviens solidaires de la Palestine ». Cette campagne vise à mobiliser des fonds pour soutenir les Palestiniens, démontrant ainsi un engagement concret et tangible des Maldives envers la cause palestinienne.

La déclaration des Maldives intervient à un moment où la solidarité internationale avec la Palestine est particulièrement forte. Plusieurs pays ont récemment reconnu l’État palestinien, et des manifestations de soutien aux habitants de Gaza se multiplient à travers le monde. Cette dynamique globale de solidarité se traduit par des actions politiques, diplomatiques et populaires, renforçant la visibilité et le soutien à la cause palestinienne.

La Rédaction

Gaza : 36.479 morts et 82.777 blessés depuis le début de la guerre

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Depuis le début des affrontements le 7 octobre dernier, le bilan humain dans la bande de Gaza ne cesse de s’aggraver. Selon les derniers chiffres communiqués lundi par les autorités palestiniennes de la santé, on dénombre désormais 36.479 morts et 82.777 blessés.

Ces mêmes autorités rapportent que durant les dernières 24 heures, quatre incidents majeurs ont eu lieu, causant 40 décès supplémentaires et blessant 150 personnes. Elles soulignent également que certaines victimes restent piégées sous les décombres ou sur les routes, l’accès des équipes de secours étant entravé.

Le conflit, qui dure depuis plus de huit mois, a non seulement un coût humain élevé mais a aussi entraîné d’importantes destructions d’infrastructures. Les organisations humanitaires alertent sur une crise humanitaire majeure dans l’enclave.

Ces chiffres, bien que fournis par une seule source, reflètent l’ampleur et l’intensité du conflit en cours. Ils soulignent l’urgence d’une résolution pacifique pour mettre fin aux pertes humaines et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire nécessaire.