Dans une lettre adressée au ministre de la Justice, le journaliste et militant Hassan Bouras a exprimé sa volonté de renoncer officiellement à sa nationalité algérienne d’origine. Une démarche motivée, selon ses dires, par les « mesures et instructions privatives » de ses droits civils et politiques dont il se dit victime depuis des années.
M. Bouras affirme subir ces restrictions bien qu’aucune décision judiciaire n’ait été prononcée à son encontre pour le priver de ses droits, notamment celui de circuler librement garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme.
« Dans ces conditions, il n’y a plus de sens ni d’utilité pour moi de continuer à porter une nationalité qui ne me confère pas les moindres droits de citoyenneté », écrit-il dans sa missive datée d’El Bayadh.
Le journaliste indépendant dit ainsi ne plus vouloir d’une nationalité qui, selon lui, ne lui accorde pas les droits consacrés par la constitution algérienne et les conventions internationales auxquelles le pays a souscrit.
M. Bouras demande donc au garde des Sceaux « d’accepter [sa] demande et de prendre les mesures légales nécessaires » pour renoncer à sa citoyenneté algérienne. Une requête pour le moins inédite, qui intervient dans un contexte tendu pour la profession et la liberté de la presse dans le pays.
La chambre d’accusation près de la cour de Tizi-Ouzou a statué le 10 juin 2024 sur le dossier de l’enseignant universitaire Naïm Sadi. Elle a décidé l’extinction des poursuites à son encontre, le dossier ayant déjà été jugé auparavant par la même cour.
Le 4 juin 2024, la cour de Tizi-Ouzou avait confirmé en appel la peine de 6 mois de prison avec sursis et 20 000 dinars d’amende infligée en première instance à M. Sadi.
Lors de l’audience du 3 juin, le parquet avait requis la confirmation de cette peine prononcée initialement.
M. Sadi était poursuivi pour « incitation à l’attroupement non-armé, outrage à une institution et propagation des idées de nature à nuire à l’intérêt national ».
Le 16 avril 2024, il avait été interrogé par la police de cybercriminalité sur ses publications sur Facebook, avant d’être brièvement placé en garde à vue.
Cette affaire prend racine en février 2023 lorsque le tribunal de Tizi-Ouzou avait condamné M. Sadi à 6 mois avec sursis et 50 000 DA d’amende, le parquet ayant requis 18 mois ferme et 100 000 DA à son encontre pour des chefs d’accusation similaires liés à ses écrits.
French author, radio-host, writer and humourist Guillaume Meurice, poses during a photo session in Paris on March 13, 2024. (Photo by JOEL SAGET / AFP)
La rupture est désormais consommée entre Radio France et l’humoriste Guillaume Meurice. Le célèbre chroniqueur a annoncé ce mardi avoir été licencié « pour faute grave » par le groupe public. Une décision radicale justifiée par la présidente Sibyle Veil comme la conséquence d’une « déloyauté répétée » de l’intéressé.
Cette sanction intervient après les vives polémiques suscitées par les propos controversés de Meurice visant le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou fin octobre, qu’il avait qualifié de « sorte de nazi mais sans prépuce ». Suspendu depuis début mai après avoir réitéré cette saillie, l’humoriste avait été épargné par la justice, le parquet de Nanterre classant sans suite les plaintes pour injures antisémites.
Mais pour Sibyle Veil, en répétant ses propos polémiques malgré un avertissement de l’Arcom, le régulateur, Guillaume Meurice a « ignoré la mise en garde » et n’a pas laissé d’autre choix que la rupture de son contrat. « Ni la liberté d’expression, ni l’humour n’ont jamais été menacés » au sein de Radio France, a assuré la dirigeante dans un message au personnel.
La décision n’est pas sans conséquences puisque Aymeric Lompret, complice de Meurice dans Le Grand dimanche soir, a annoncé sur les réseaux sa démission de France Inter, affichant sa solidarité avec le désormais ex-salarié. Le 19 mai, il avait déjà boycotté l’émission pour protester contre sa suspension.
Dans la gauche, le licenciement a fait l’effet d’un séisme. L’écologiste Sandrine Rousseau a dénoncé un « aveu de faiblesse » de la part de Radio France, quand l’Insoumis François Ruffin promettait déjà la réintégration de Meurice comme « première mesure du Front populaire ».
Le cas Guillaume Meurice s’inscrit dans un débat récurrent sur les limites de l’humour et du droit à la critique au sein du service public audiovisuel. La rupture consommée pourrait bien rouvrir ce chantier sensible.
Le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour d’Alger a confirmé en appel l’acquittement prononcé en première instance en faveur de l’ex-détenu d’opinion Bouaziz Ait Chebib, ainsi que de Hamza Djerroud et Nadir Chelbabi.
Le 12 juillet 2023, les trois prévenus avaient été acquittés par le tribunal criminel de Dar El Beida à Alger lors du procès en première instance. Le parquet avait requis à l’époque 4 ans de prison ferme à leur encontre.
Bouaziz Ait Chebib, qui était en détention provisoire depuis le 27 juin 2021, avait alors été libéré. Il purgeait déjà deux condamnations, l’une à 14 mois de prison ferme et l’autre à 2 ans dont un an avec sursis.
Le procès en appel de cette affaire était programmé pour le 10 juin 2024 devant la cour d’Alger. La juridiction de deuxième instance a donc confirmé le verdict d’acquittement rendu un an plus tôt.
Il s’agissait du 6ème dossier judiciaire pour Bouaziz Ait Chebib, ex-détenu d’opinion. Il avait auparavant été acquitté dans trois autres affaires à Alger et à Sétif, et condamné dans deux autres dossiers.
L’équipe nationale algérienne de football s’est relancée dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2026, en s’imposant 2-1 face à l’Ouganda lundi, lors de la 4e journée des éliminatoires.
Menés dès la 10e minute après un but ougandais inscrit par Matiaba, les Verts sont revenus plus déterminés en seconde période. L’égalisation est venue d’un tir puissant de Houssem Aouar (46e), le milieu de l’AS Rome, avant que Said Ben Rahma ne donne l’avantage aux Algériens à la 57e minute après un beau travail individuel de Lamine Amoura.
Cette précieuse victoire intervient après la défaite 1-2 concédée face à la Guinée vendredi dernier à Alger.
Au classement du groupe A des éliminatoires de la zone Afrique, l’Algérie occupe désormais la 2e place avec 6 points, à deux longueurs du leader le Niger (8 pts). Le prochain match des coéquipiers de Ben Rahma est programmé en mars 2025 à l’extérieur face au Botswana.
Seul le vainqueur de chaque groupe se qualifiera directement pour la phase finale du Mondial 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les quatre meilleurs deuxièmes devront passer par des barrages.
Un groupe de militants suédois de l’association « Solidarity Rising » effectue depuis plus de deux ans un périple à vélo à travers le monde pour faire connaître la cause du peuple sahraoui et son combat pour l’autodétermination.
Après avoir parcouru 48 000 kilomètres depuis leur départ de Goteborg en Suède en mai 2022, ces « pèlerins de la liberté sahraouie » sont arrivés ce week-end en France, dernière étape européenne avant de se diriger vers l’Espagne, le Portugal puis l’Afrique du Nord, en direction finale du Sahara occidental.
Jeudi, le groupe emmené par Sanna Ghotbi et Benjamin Ladraa a été accueilli à Narbonne par des membres de l’association Union Algérie Occitanie. Ils ont ensuite rejoint Perpignan vendredi avant leur traversée en Espagne.
Leur mission est de « donner aux gens l’envie d’en savoir plus » sur cette « colonie oubliée » qu’est le Sahara occidental selon eux. Ils dénoncent le manque de visibilité médiatique de cette région en raison selon eux d’une « censure systématique » et d’un « contrôle du récit » par les autorités marocaines.
Les militants accusent le Maroc de réprimer sévèrement les journalistes locaux et d’expulser les médias étrangers des territoires occupés, privant le monde d’informations cruciales. « C’est pour ça qu’on pédale en vélo, pour informer sur la dernière colonie d’Afrique », expliquent-ils.
Tout au long de leur parcours, ils vont à la rencontre des populations pour les sensibiliser, ciblant particulièrement les personnalités influentes comme les politiciens ou académiciens. Un défi de trois ans pour ces aventuriers de la cause sahraouie.
Le militant du Hirak Yacine Cheref a été transféré de la prison d’El Harrach à celle de Koléa, selon les dernières informations.
Le 27 mai 2024, Yacine Cheref a été arrêté à son domicile à Eucalyptus, Alger, par des éléments de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Son domicile a également été perquisitionné à cette occasion. Après trois jours sans nouvelles, il a pu brièvement informer sa famille qu’il risquait d’être présenté cette semaine au procureur du tribunal d’El Harrach et qu’il avait besoin d’un avocat.
Le 6 juin 2024, après avoir été maintenu en garde à vue depuis le 27 mai dans les locaux de la DGSI, Cheref a été présenté devant le procureur puis le juge d’instruction du tribunal d’El Harrach. Ce dernier a ordonné son placement en détention provisoire.
Yacine Cheref est poursuivi pour des accusations criminelles sur la base de l’article 87 bis du code pénal, ainsi que pour d’autres délits. Il est notamment accusé d' »apologie », les charges retenues étant liées à ses publications sur Facebook.
Le 2 juin, aucune information n’avait filtré sur le lieu où il était gardé à vue, M. Cheref n’ayant été présenté ni devant le tribunal d’El Harrach ni celui de Sidi M’Hamed à Alger. La procédure judiciaire suit donc son cours dans cette affaire impliquant le militant Yacine Cheref.
L’ex-détenu d’opinion Sofiane Dehamchi a été présenté le 9 juin 2024 devant le procureur près du tribunal de Constantine, puis devant le juge d’instruction du même tribunal. Ce dernier a émis une ordonnance le plaçant sous mandat de dépôt.
M. Dehamchi avait été arrêté le 5 juin 2024 et maintenu en garde à vue jusqu’à sa présentation devant la justice.
La veille de son arrestation, le 4 juin 2024, il avait été condamné par contumace à deux ans de prison ferme et à une amende de 100 000 dinars algériens. Les poursuites engagées à son encontre concernent des accusations d' »outrage à corps constitué ».
Historique judiciaire
Le 3 septembre 2023, la chambre d’accusation près de la cour de Constantine avait confirmé la mise sous contrôle judiciaire de M. Dehamchi, décidée auparavant par un juge d’instruction.
Quelques jours avant cette décision, les services de la police judiciaire de la sûreté de Constantine avaient informé M. Dehamchi qu’une Interdiction de Sortie du Territoire National (ISTN) avait été émise à son encontre.
"La montée des nationalistes et des démagogues est un danger pour notre nation", a déclaré Emmanuel Macron.
C’est un véritable séisme politique que vient de provoquer la défaite cuisante des partis pro-européens aux élections européennes en France. Dans la foulée de cette cinglante désapprobation des électeurs, le président Emmanuel Macron a annoncé dimanche soir la dissolution de l’Assemblée nationale et la convocation de nouvelles élections législatives.
“Je signerai dans quelques instants le décret” pour des législatives les 30 juin et 7 juillet prochains, a déclaré le président francais à la télévision, quelques heures après la victoire de l’extrême droite et la déroute de la majorité présidentielle. Une décision radicale pour tenter de résoudre la crise politique ouverte par ce scrutin européen.
En convoquant ces législatives anticipées à mi-mandat, M. Macron prend un risque calculé. Celui de pouvoir se doter d’une nouvelle majorité plus solide à l’Assemblée, en phase avec les attentes des Français telles qu’exprimées dans les urnes. Ou au contraire, d’aggraver sa situation s’il venait à être encore plus marginalisé.
Dans l’ouvrage « Dissidences populaires, regards croisés », Yasmine Si Hadj Mohand, militante du Hirak, livre un témoignage saisissant. Ingénieure de retour d’expatriation, elle relate son arrestation brutale à Alger en février 2020 alors qu’elle s’apprêtait à marcher, les conditions inhumaines de sa détention provisoire, et sa condamnation à 3 mois avec sursis. Cette expérience a renforcé son engagement malgré la répression visant aussi la diaspora.
Le vendredi 21 février 2020, j’ai été arrêtée à Alger, ma ville natale. Auparavant, je dois préciser que j’ai grandi en France où j’ai étudié jusqu’à l’obtention de mon diplôme d’ingénieur. Par la suite, j’ai vécu en Australie pendant quatre années. Il était rare que j’aille passer des vacances en Algérie.
Mais l’émergence du Hirak, ce mouvement révolutionnaire pacifique, le 22 février 2019, m’avait réconciliée avec ma citoyenneté́ algérienne. De fait, la fréquence de mes voyages en Algérie et en particulier à destination d’Alger, avait pour le moins augmenté́. Je tenais à participer aux grandioses marches du vendredi.
Après un très long voyage à travers le monde, je reviens en France et je travaille dans le domaine du tourisme pour occuper le poste de gérante d’un établissement d’hébergement touristique avant de devenir entrepreneur. Mon retour en France coïncidait à quelques mois près avec le début du Hirak.
Mon arrestation le vendredi 21 février 2020 au centre- ville d’Alger a eu lieu à̀ la veille du premier anniversaire du Hirak, un événement qui me tenait particulièrement à̀ cœur et que je ne voulais absolument pas rater.
Malheureusement j’en été privée et c’est au commissariat que je l’ai passé. Mon arrestation surprise, sauvage et spectaculaire a été menée par des agents en civil le vendredi matin aux alentours de 10h du matin lorsque je m’apprêtais à̀ aller prendre un café́ en ville.
Avant mon arrestation, je marchais dans la rue, enthousiaste par la perspective de l’événement de la journée. J’étais insouciante et surtout inconsciente de la gravité de la répression si bien que j’ai utilisé mon téléphone pour passer des appels vidéo tout en marchant dans des rues où un impressionnant dispositif de police, avait été déployé en vue de la grande marche qui s’annonçait.
Mon arrestation a été brutale. Un agent en civil m’a arraché le téléphone des mains en invoquant comme motif : l’utilisation de mon téléphone dans le but de filmer la police.
Avant de me faire monter à bord du 4X4 de la police, un agent s’est adressé à moi. Il me demande : « Es-tu Kabyle ? »
Je réponds spontanément et avec ferveur : « Oui, je suis Kabyle et algérienne et j’en suis très fière ». J’ignorais alors complètement le but et l’arrière-pensée de cette question.
En quelques minutes, je me retrouve en garde à vue. C’était cauchemardesque. J’étais privée de mon droit d’appel. Ces procédés psychologiquement choquants et intimidants, avaient pour but de me faire avouer des faits infondés, ridiculement démesurés si ce n’est leur gravité, comme une collaboration avec l’étranger. Je m’étais demandé si c’était un canular ou une caméra cachée ou tout simplement un cauchemar. C’était à peine incroyable !
Après la garde à vue, des agents ont « perquisitionné » mon smartphone. J’ai été présentée devant le procureur et jugée dans le cadre de la procédure de la comparution immédiate.
Après cette longue et pénible garde à vue avec de longues heures d’interrogatoire orienté sur le thème extrêmement grave de l’espionnage et de la collaboration avec l’étranger, l’accusation retenue contre moi était uniquement « l’incitation à̀ attroupement non armé ».
Je me disais que tout cela n’avait accouché que d’une souris. Cette accusation, selon eux, s’appuie sur une de mes publications sur twitter datant de quelques mois auparavant et dans laquelle, je proposais avec une pointe d’humour, une manifestation de sept jours sept nuits pour fêter le premier anniversaire du Hirak, telle la fameuse et légendaire tradition festive algéroise « sept jours et sept nuits » qui a pour but la célébration prolongée du premier anniversaire, d’un heureux événement, connue, chez nous, sous le nom de «Sebaa yem ou sebaa lyali ».
Un mandat de dépôt a été́ prononcé à mon encontre à l’issue de la comparution immédiate sans qu’aucun membre de ma famille ou ami ne soit mis au courant. Cependant un avocat bienveillant présent dans la salle ce jour-là̀, avait pris la peine d’alerter le comité́ des avocats du Hirak. C’est avec le concours de cet avocat, que mes parents ont été́ alertés. Ils ont pris l’avion pour Alger.
Des conditions de détention inhumaines
Les conditions de détention dans les geôles du pouvoir sont inhumaines. Les repas sont difficilement comestibles. On les prend à même le sol, au pied du lit. Il n’y a ni réfectoire ni tables. Tout a lieu dans la même salle où une cinquantaine de femmes avec des accusations diverses sont détenues.
C’est grâce à la solidarité de mes codétenues, notamment les premiers jours avant l’arrivée de mes parents, que j’ai réussi à me nourrir et à me vêtir.
Mon lit était situé à côté des WC, avec des canalisations explosées qui me laissaient jour et nuit, vivre dans une odeur nauséabonde, rendant ainsi mes repas encore plus indigestes, et mon sommeil davantage perturbé…
Une détenue m’a offert un savon parfumé à mon arrivée, je l’ai accroché près de mon nez à l’aide d’une écharpe. C’est en respirant ce savon que je tentais de trouver le sommeil.
Les lumières restent allumées toute la nuit empêchant ainsi tout sommeil. Les corvées bihebdomadaires nous obligent à transporter des marmites de nourriture qui pèsent plus de 100kg. C’est une charge quasi impossible à soulever. Quand mon tour de corvée arrivait, là encore, je pouvais compter sur la solidarité de mes codétenues. Pour ce qui est de l’hygiène, seule une douche par semaine est autorisée.
Le jour de mon audience, j’apprends à travers les différentes plaidoiries des avocats que mon emprisonnement n’était pas légal, car la détention provisoire n’est pas applicable dans le cadre du délit dont j’ai été ́ accusée, à savoir « l’incitation à attroupement non armé ».
J’ai finalement été́ libérée avec une condamnation de 3 mois de prison avec sursis, avec confirmation de la peine au procès d’appel du procureur en mon absence. Un procès donc qui reste ouvert.
Après ma libération et mon retour en France, l’esprit de lutte pour une Algérie libre s’est renforcé́. Cela m’a encouragée à prendre part aux très nombreuses manifestations et marches qui ont lieu autour de l’Algérie.
Nous avons observé ces dernières années une interdiction du « Hirak parisien » notamment quelques arrêtés préfectoraux non justifiés de certaines marches et rassemblements.
Il est à noter également que le confinement relatif aux conditions sanitaires liées au Covid, a fortement contribué à l’essoufflement du mouvement que connaît le « Hirak parisien » et la diaspora en général.
De plus les poursuites judiciaires algériennes à l’encontre des militants du Hirak de la diaspora se sont nettement multipliées, provoquant ainsi le retrait de plusieurs militants qui souhaitent se rendre en Algérie sans être inquiétés, voire emprisonnés.
Cependant, j’ai l’intime conviction que cet essoufflement que connaît le Hirak en Algérie ou à l’étranger, n’est que temporaire. L’esprit de libération est maintenant ancré en chacun de nous.
Bien que le nombre de manifestants ait fortement diminué, la résistance de certains militants toujours présents sur le terrain, maintient plus que jamais la flamme allumée.
Je reste convaincue que le Hirak reprendra de plus belle grâce à un travail sur un projet politique commun, et une organisation et coordination du mouvement à l’intérieur du pays avec le soutien de la diaspora.