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jeudi 9 avril 2026
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Le nombre de réfugiés palestiniens dépasse les 6 millions, selon les statistiques officielles

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À l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le Bureau central palestinien des statistiques a révélé jeudi que le nombre de réfugiés palestiniens a franchi le cap des 6 millions. Ce chiffre alarmant met en lumière l’ampleur de la crise humanitaire qui perdure depuis des décennies.

Selon le communiqué officiel, ces réfugiés, enregistrés auprès de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine), sont dispersés en Palestine et dans la diaspora. Leur situation précaire est le résultat direct du déplacement forcé de leurs terres depuis la Nakba de 1948.

Les statistiques présentées dressent un bilan tragique des pertes humaines. Depuis 1948, plus de 136 000 Palestiniens ont perdu la vie, tant en Palestine qu’à l’étranger. La période depuis le début de la deuxième Intifada en 2000 jusqu’à fin avril de cette année a vu environ 46 500 morts palestiniens.

La récente escalade du conflit dans la bande de Gaza a considérablement aggravé la situation. Depuis le 7 octobre 2023, plus de 37 500 Palestiniens ont péri lors des attaques, portant le nombre total de victimes (morts et blessés) à plus de 122 000, majoritairement des femmes et des enfants. Plus de 10 000 personnes sont toujours portées disparues.

La crise économique qui en résulte est tout aussi préoccupante. Le taux de chômage a atteint des niveaux record, particulièrement dans la bande de Gaza où il s’élève à 75% au dernier trimestre 2023. En Cisjordanie, ce taux a grimpé à environ 32% sur la même période.

Ces chiffres soulignent l’urgence d’une action internationale concertée pour apporter une aide humanitaire immédiate et œuvrer à une résolution durable du conflit. La communauté internationale est appelée à redoubler d’efforts pour permettre aux réfugiés palestiniens de retrouver la paix et la stabilité auxquelles ils aspirent depuis trop longtemps.

Entre inquiétude et résilience : la communauté franco-algérienne face aux mutations politiques de l’Hexagone

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À l’heure où l’extrême droite française gagne en influence, la communauté franco-algérienne se trouve à la croisée des chemins. Entre inquiétude et pragmatisme, ces citoyens repensent leur identité et leur avenir dans une France en pleine évolution politique.

Les récentes élections européennes en France ont mis en lumière une progression significative de l’extrême droite, suscitant des inquiétudes au sein de la communauté franco-algérienne. Le succès du Rassemblement national (RN) lors du scrutin du 9 juin a ravivé des débats sur l’immigration et l’intégration, touchant particulièrement les Français d’origine algérienne.

La dissolution subséquente de l’Assemblée nationale par le président Emmanuel Macron et l’organisation de législatives anticipées accentuent les interrogations sur l’évolution du paysage politique français.

Pour la communauté franco-algérienne, l’une des plus importantes diasporas en France, ces développements soulèvent des inquiétudes profondes. Le RN a depuis longtemps fait de l’immigration, en particulier celle en provenance du Maghreb, l’un de ses chevaux de bataille. Parmi les mesures phares annoncées par le parti figure la suppression du droit du sol, un principe fondamental du droit français qui permet l’acquisition de la nationalité française à la naissance ou à la majorité pour les enfants nés en France de parents étrangers.

Cette proposition, si elle venait à être mise en œuvre, aurait des répercussions majeures sur la communauté franco-algérienne. Elle remettrait en question le statut de nombreux jeunes issus de l’immigration, nés et élevés en France, mais dont les parents sont d’origine algérienne. Au-delà de son impact juridique, une telle mesure enverrait un message fort d’exclusion à une partie de la population française.

Le RN ne s’arrête pas là dans ses propositions. Le parti prône également l’abrogation des accords bilatéraux de 1968 entre la France et l’Algérie, qui régissent notamment les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants algériens en France. Cette mesure, justifiée par le parti comme un moyen de lutter contre l’immigration clandestine, est perçue par beaucoup comme une attaque ciblée contre la communauté algérienne.

Les prochaines législatives françaises seront donc scrutées avec attention par la communauté franco-algérienne. L’issue de ces élections pourrait influencer significativement les choix de vie et les stratégies d’adaptation de cette communauté face à un paysage politique en mutation. Au-delà des enjeux électoraux, c’est la capacité de la société française à maintenir sa cohésion et à garantir l’égalité de tous ses citoyens qui est en jeu.

SAMIR L.

Djaber Bechiri, militant constantinois, de nouveau condamné à la prison ferme

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Le militant et ex-détenu d’opinion Djaber Bechiri a été condamné ce jeudi 20 juin à deux ans de prison ferme par le tribunal de Constantine. Une peine assortie d’un mandat de dépôt à l’audience, signifiant son incarcération immédiate.

Arrêté la veille de l’Aïd devant son domicile à Zighout Youcef, M. Bechiri comparaissait en procédure de flagrance pour un live Facebook critiquant la situation économique et sociale du pays, notamment les problèmes d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs wilayas.

Cette nouvelle condamnation intervient à peine trois mois après sa sortie de prison, où il avait purgé une peine de six mois pour des faits similaires. Un acharnement judiciaire, selon ses soutiens.

Report du procès de la militante du Hirak Djamila Bentouis

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Le procès de la détenue d’opinion Djamila Bentouis, militante du Hirak âgée de 60 ans et résidant en France, a été reporté. Initialement prévu pour ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Dar El Beida, le renvoi a été décidé au 27 juin prochain, selon le CNLD. 

Djamila Bentouis avait été arrêtée dès son arrivée à Alger le 25 février dernier, venue rendre un dernier hommage à sa mère décédée. Placée en détention provisoire à la prison de Koléa, elle fait face à de lourdes accusations remontant à son engagement dans le soulèvement populaire du Hirak en 2019.

Initialement poursuivie pour des chefs d’inculpation criminels comme « appartenance à une organisation terroriste » ou « atteinte à l’unité nationale », son dossier a finalement été requalifié en délits par la chambre d’accusation. Motif principal : les paroles d’une chanson qu’elle avait composée dénonçant la répression du Hirak.

Lors de sa dernière audition le 14 avril, Bentouis avait une nouvelle fois clamé son innocence face au juge d’instruction. « Je n’ai commis aucun délit, j’ai juste exprimé pacifiquement mon opinion », avait alors plaidé la franco-algérienne. 

La Rédaction

31 œuvres en lice pour la 9e édition du Prix Mohamed Dib

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C’est un événement très attendu dans le paysage littéraire national. L’Association « La grande Maison » de Tlemcen a dévoilé mercredi la liste des 31 œuvres retenues pour la 9e édition du prestigieux Prix Mohamed Dib de littérature (2022-2024).

Un riche plateau réunissant certains des plus grands noms des lettres algériennes d’expression arabe, amazighe et française. Pour la catégorie arabe, on retrouve notamment « El-Yarabi’a » de Djilali Amrani, « Haouch Al-Ma’achat » de Hamida Chenoufi ou encore « Qodas el-Cardinal » de Salim Betka.

Du côté amazigh, quatre romans sont en lice dont ceux de Amrane Salem et Sederi Fahima. Mais c’est sans doute la sélection française qui attire le plus les projecteurs avec 15 titres phares comme « Terminus Babel » de Mustapha Benfodil, « La Kafrado » de Chitour Daoudi Malika ou « Belvédère » de Aïcha Kassoul.

Une consécration pour ces plumes algériennes de grand talent qui perpétuent la riche tradition littéraire du pays. Ils suivent ainsi les traces du célèbre romancier Mohammed Dib, figure tutélaire dont le prix porte le nom.

Lors de la précédente édition, c’est Amal Bouchareb qui avait été sacrée dans la catégorie arabe avec « Au commencement était le verbe ». Le prix amazigh était revenu à « Tarqaqt » de Walid Sahli tandis que « La ville aux yeux d’or » de Keltoum Staali avait séduit pour le français.

SAMIR L.

Le journaliste Mustapha Bendjama sommé de payer une lourde amende

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Mustapha Bendjama

Fraîchement libéré de prison, le journaliste Mustapha Bendjama fait déjà l’objet de nouvelles pressions judiciaires. La cour d’Annaba lui a notifié mercredi de s’acquitter d’une amende de 33 000 dinars dans un délai de 10 jours, sous peine de subir la « contrainte physique ».

Cette sommation fait suite à une longue affaire qui l’a opposé à l’ex-wali d’Annaba, Djamel Eddine Berrimi. En décembre 2021, Bendjama avait été condamné par contumace à un an de prison ferme et 200 000 dinars de dédommagement pour avoir dénoncé la tenue d’un mariage clandestin en violation des mesures sanitaires contre le Covid-19.

Après un premier procès en juillet 2023, sa peine avait été réduite à 30 000 dinars d’amende et 50 000 dinars de dédommagement. Un jugement confirmé en appel le 20 décembre dernier, d’où découle la récente notification de payer l’amende sous peine de nouvelles sanctions.

« C’est une décision injuste et disproportionnée qui vise clairement à me faire taire », a déploré M. Bendjama, joint par notre rédaction. Le journaliste d’investigation dit subir « un acharnement judiciaire » pour son travail.

Poursuivi dans deux autres affaires, il vient tout juste de recouvrer la liberté le 18 avril après 14 mois derrière les barreaux. « Au lieu de me laisser tranquille, on continue de me persécuter », regrette-t-il.

La Rédaction

France : Des inscriptions racistes et croix gammées découvertes sur une mosquée en construction

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Une mosquée en construction à Montauban dans le Tarn-et-Garonne a été la cible d’un acte haineux mardi matin. Des inscriptions racistes ainsi que des dessins de croix gammées ont été retrouvés sur les murs du bâtiment en chantier par les ouvriers.

Selon Mohamed Hajji, président de l’Association musulmane de Montauban, parmi les messages inscrits figurait « sales bougnoules ». « Les tags, effacés par les services de la mairie, comportaient des messages comme ‘’sales bougnoules’’ sur les murs du bâtiment », a- t- il affirmé.

Bien que l’association n’ait pas porté plainte, elle a signalé les faits à la police. La maire LR Brigitte Barèges, candidate aux législatives soutenue par le RN, a condamné « avec la plus grande fermeté ces inscriptions intolérables » sur Twitter. Elle a assuré vouloir « rassurer la communauté musulmane de (s)on désaccord total avec ces évènements ».

Le PCF du Tarn-et-Garonne a également réagi sur Twitter, dénonçant que « l’extrême droite n’est pas encore au pouvoir que ses nervis se croient déjà tout permis ».

La Rédaction

Transfert de trois détenus d’opinion de Boumerdes vers la prison de Koléa

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Ziane Ameyas, Karim Sellami et Alime Kabache ont été récemment transférés de la prison de Tedjalabine à Boumerdes vers celle de Koléa, dans la wilaya de Tipaza.

Ce transfert intervient après que leur peine a été réduite en appel le 30 mai 2024 par le tribunal criminel de deuxième instance près de la cour de Boumerdes. Ils ont écopé de 3 ans de prison ferme chacun, assortis d’une amende. Le parquet avait requis initialement 20 ans de prison à leur encontre.

Leur procès en appel avait été programmé pour le 30 mai devant cette juridiction. En première instance, le 21 décembre 2023, le tribunal criminel de Boumerdes les avait condamnés à 8 ans de prison ferme.

Les trois hommes étaient poursuivis sur la base de l’article 87 bis du code pénal algérien. Ziane Ameyas avait été arrêté le 15 novembre 2022 par la gendarmerie, qui avait également perquisitionné son domicile à Tizi Ghenif, dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Cette affaire judiciaire a connu plusieurs rebondissements, avec une condamnation lourde en première instance, suivie d’un allègement des peines en appel et désormais un transfert carcéral pour ces trois détenus.

La Rédaction

Réduction de pein pour El Bachir Beghdad Belhadj

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Le militant El Bachir Beghdad Belhadj a été condamné mercredi par la cour d’Alger à deux ans de prison ferme, une peine réduite par rapport à la précédente condamnation. 

Lors du procès en appel le 12 juin dernier, le parquet avait requis l’aggravation de la peine initiale de 5 ans de prison prononcée par le tribunal correctionnel de Dar El Beida à Alger. M. Belhadj était poursuivi sur la base de l’article 95 bis du code pénal algérien.

Le militant fait l’objet de plusieurs dossiers judiciaires depuis plusieurs années. En août 2023, il avait été transféré de la prison de Mascara à celle d’El Harrach à Alger, où il était déjà en détention provisoire depuis le 13 juin 2023 dans une autre affaire.

Le 13 juin 2023, le juge d’instruction de Mascara avait ordonné son incarcération et placé son frère sous contrôle judiciaire.

En mars 2023, Belhadj avait été condamné par le tribunal de Mascara à 6 mois de prison ferme et 50 000 dinars d’amende. Plus tôt dans l’année, il avait reçu notification d’une condamnation par contumace à 1 an de prison et 100 000 dinars d’amende, contre laquelle il avait fait opposition.

Auparavant, le militant avait bénéficié de deux grâces présidentielles, en février 2021 et avril 2022, après des périodes d’emprisonnement.

La Rédaction

Fin de publication pour Radio M (Communiqué)

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Après 11 années à se battre pour une information libre en Algérie, Radio M, média indépendant né en 2013, est contraint de cesser ses activités face à la répression et aux nouvelles lois liberticides du pouvoir. Malgré la résilience de son équipe, les conditions d’exercice sont devenues impossibles pour cette voix dissidente. C’est donc avec un profond regret, mais l’espoir d’un renouveau, que Radio M tire sa révérence.

« C’est avec le cœur lourd que nous, journalistes de Radio M, vous annonçons la cessation de publication de notre site web. Née en 2013 entre les murs d’une petite cuisine à Alger centre, Radio M est vite devenu un média incontournable pour les adeptes des débats libres et de l’information indépendante. 11 ans de combats. De luttes. De débats passionnés et passionnants. Mais 11 ans aussi d’espoir, enveloppé dans une ambition de développement constant et une ambition inébranlable d’être à l’écoute de toutes les mutations d’une société mosaïque, plurielle, multiple, riche, jeune, vivante et exigeante.  

Nous avons tenté d’en restituer les pulsations, toutes les pulsations, dans leur complexité, malgré toutes les difficultés, toutes les adversités, et elles étaient nombreuses. L’équipe de Radio M a résisté, tant qu’elle a pu. Nous avons traversé des courants froids et des tempêtes violentes, qui hélas ne semblent pas s’apaiser.

Le 13 juin 2024, la Cour d’appel d’Alger a confirmé la dissolution d’Interface Médias, entreprise éditrice de Radio M, la confiscation de tous ses biens saisis, et dix millions de dinars d’amende. Interface Médias a également été condamnée à dédommager l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) à hauteur d’un million de dinars.   En plus de ce lourd jugement, l’entrée en vigueur prochaine d’un nouvel arsenal juridique régissant les médias algériens rend notre activité impossible. Ces nouvelles lois plus liberticides pour les titres existants ou à venir représentent une menace encore plus forte pour un média qui a choisi de traiter de l’actualité nationale en toute objectivité et en promouvant la liberté d’opinion et la défense des libertés démocratiques.  

Depuis l’arrestation de son directeur de publication, Ihsane El Kadi, en décembre 2022 et de la saisie de tout le matériel de la radio et de la mise sous scellés de son siège, le titre a continué à exister malgré le harcèlement continu de ses journalistes par les autorités, la lourde condamnation de son directeur à sept ans de prison dont cinq fermes et les poursuites en justice de l’entreprise éditrice.  

La poursuite des activités du titre Radio M, devenu inaccessible sur le web en Algérie début 2023, s’est faite dans des conditions extrêmement difficiles. Une survie rendue possible grâce aux efforts d’une équipe de rédacteurs bénévole et totalement engagée à maintenir en vie une voix divergente dans un climat de forte répression de toutes les expressions médiatiques dont la ligne éditoriale ne répond pas aux normes édictées par le pouvoir. Nous avons voulu faire de Radio M l’émetteur de toutes les luttes : syndicales, politiques, économiques, culturelles et sociales.  

Ces luttes si essentielles à la vie et à la vitalité d’un pays. Le chemin parcouru en 18 mois est significatif des efforts fournis et honore les femmes et les hommes qui ont tant bien que mal maintenu un titre dont on pouvait penser qu’il allait disparaitre avec l’arrestation de son fondateur. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une étape où nous considérons qu’il n’est plus possible de maintenir dans ces conditions la publication de Radio M et ce pour toutes les raisons évoquées.

Nous prenons la décision, la plus douloureuse qui soit pour l’équipe qui l’a vu naitre et fait vivre, de mettre fin à la publication de Radio M. Nous restons malgré tout optimistes pour une renaissance de la liberté d’expression, la libération d’Ihsane El Kadi et de tous les autres détenus d’opinions et un retour – l’avenir proche nous le dira- d’une presse indépendante en Algérie. »