22.9 C
Alger
jeudi 9 avril 2026
Accueil Blog Page 51

Tiaret: Manifestations contre la pénurie d’eau en plein Aïd Al-Adha

0

Malgré les promesses du gouvernement de résoudre la crise hydrique avant l’Aïd Al-Adha, la wilaya de Tiaret a été secouée par de nouvelles manifestations ces derniers jours, témoignant de l’échec à résorber les pénuries d’eau potable dans certaines localités.

Dès le premier jour de l’Aïd, des protestations ont éclaté avec des routes bloquées à Frenda, Bouchekif et d’autres zones. Les manifestants ont érigé des barricades, paralysant la circulation sur les axes routiers clés comme la RN14 reliant Frenda à Tiaret.

Cette colère populaire intervient après l’assèchement du barrage de Bekhedda en mai dernier, unique source d’approvisionnement de la région semi-aride. Des violences avaient alors déjà éclaté, poussant le président Tebboune à exiger des solutions d’urgence de ses ministres.

Un plan de secours avait été dévoilé, avec le forage et le raccordement express d’un puits devant fournir 10 000 m3 d’eau par jour à Tiaret-ville. Cependant, cette mesure semble avoir été insuffisante pour désaltérer l’ensemble des quartiers periurbains selon les témoignages.

Sur les réseaux sociaux, les récriminations fusent, certains habitants dénonçant des « promesses vaines » de la part des autorités. Une vidéo montre même des protestataires empêchant le wali de quitter Rahiouia sans répondre à leurs doléances.

Cette crise met en lumière les défis d’approvisionnement en eau dans les zones arides, compliqués par le changement climatique. Elle embarrasse surtout le pouvoir avant la présidentielle de septembre, celui-ci espérant un retour au calme après la vague de contestation populaire de 2019.

SAMIR L.

Canicule à La Mecque : 22 pèlerins décédés malgré les avertissements

0

Malgré les avertissements des autorités saoudiennes concernant la canicule avec des températures dépassant les 50°C, de nombreux pèlerins, majoritairement âgés ou souffrant de problèmes de santé, ont maintenu leurs rituels du hajj ces derniers jours.

Selon les chiffres officiels, cette vague de chaleur extrême a provoqué des malaises chez 2700 fidèles et causé le décès de 22 pèlerins appartenant notamment aux délégations jordaniennes, iranienne et sénégalaise.

Du côté jordanien, le ministère des Affaires étrangères a confirmé le décès de 14 de ses ressortissants suite à des coups de chaleur. 17 autres pèlerins jordaniens sont portés disparus, les recherches se poursuivant pour les retrouver. Le rapatriement des dépouilles est en cours de coordination avec Riyad.

Environ 1,8 million de fidèles musulmans ont participé cette année au hajj à La Mecque, dont 1,6 millions venus de l’étranger. Malgré les risques évidents liés aux températures caniculaires, une grande partie des pèlerins, souvent âgés ou malades, ont tenu à accomplir l’intégralité des rituels obligatoires.

La Rédaction

Le bilan s’alourdit à 37 372 morts palestiniens dans la bande de Gaza depuis octobre

0

Selon les autorités palestiniennes de la santé, le bilan de l’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza s’est alourdi pour atteindre 37 372 morts et 85 452 blessés depuis le début des affrontements le 7 octobre dernier.

Au cours des dernières 24 heures, trois nouvelles frappes de l’armée israélienne ont fait 25 morts et 80 blessés supplémentaires parmi les Palestiniens de Gaza, d’après les mêmes sources.

Il est indiqué que certaines victimes se trouveraient encore sous les décombres ou sur les routes, les forces israéliennes empêchant l’accès des ambulances et des équipes de secours.

Depuis le déclenchement de cette offensive le 7 octobre 2023, l’armée israélienne mène des frappes intensives sur l’enclave palestinienne, causant des destructions massives d’infrastructures et une crise humanitaire qualifiée de sans précédent par les autorités locales.

La Rédaction

Tunisie : 1806 migrants secourus et deux corps retrouvés en mer

0

Les services de la Garde nationale tunisienne ont déjoué ce week-end 59 tentatives de traversées maritimes clandestines et secouru 1806 migrants, dont la grande majorité sont des ressortissants d’Afrique subsaharienne.

Selon un bilan rendu public par la Direction générale de la Garde nationale, ces opérations menées les 15 et 16 juin ont également permis d’intercepter 18 Tunisiens parmi les migrants secourus. Malheureusement, deux corps sans vie ont été retrouvés au cours de ces interventions.

Les forces de l’ordre sont également à la recherche de 24 personnes soupçonnées d’être impliquées dans l’organisation et la médiation de ces dangereuses traversées illégales. Du matériel nautique comprenant des bateaux et des moteurs marins a été saisi sur les lieux.

Haythem M.

Accord stratégique algéro-italien : un mégaprojet agricole à Timimoun

0

À l’issue du sommet du G7 qui s’est tenu du 13 au 15 juin à Bari, en Italie, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a conclu un accord stratégique majeur avec l’Italie. Cet accord porte sur la réalisation d’un mégaprojet agricole et agroalimentaire dans la wilaya de Timimoun, au sud-ouest de l’Algérie.

Le sommet du G7, axé sur les effets du changement climatique et le développement en Afrique, a servi de catalyseur pour ce partenariat. Il s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer les relations bilatérales « historiques excellentes » entre l’Algérie et l’Italie, comme le souligne le communiqué de la Présidence de la République algérienne.

Au-delà de la dimension bilatérale, ce projet revêt une importance stratégique pour l’Algérie. Il est présenté comme un levier pour « accélérer le processus économique national vers la concrétisation de l’autosuffisance ». Cette ambition témoigne de la volonté de l’Algérie de réduire sa dépendance aux importations alimentaires et de développer ses capacités de production locale.

Le choix de Timimoun, région saharienne, pour un projet agricole d’envergure, illustre également les efforts de l’Algérie pour diversifier ses zones de production et valoriser les potentialités de ses régions du Sud.

Bien que les détails techniques et financiers du projet n’aient pas été divulgués dans le communiqué, l’accord est qualifié de « stratégique », soulignant son importance pour les deux pays.

La Rédaction

Législatives en France : Jordan Bardella propose l’abolition du droit du sol

0

Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a créé la polémique cette semaine en dévoilant ses projets radicaux en matière d’immigration, dans l’éventualité où il deviendrait Premier ministre.

Lors d’un entretien accordé à BFM TV, le leader d’extrême droite a esquissé les contours d’une politique migratoire restrictive qui bousculerait les fondements du droit français.

Au programme : la facilitation de l’expulsion des « criminels et islamistes étrangers » et, mesure phare, la suppression du droit du sol. « Je ferai de la question de l’immigration et du contrôle de nos frontières l’une de nos priorités », a déclaré M. Bardella, affirmant que cela « correspond aux priorités des Français ».

Ces annonces ont immédiatement suscité de vives réactions dans la classe politique. Les opposants dénoncent une atteinte aux valeurs républicaines, tandis que les partisans y voient une réponse aux préoccupations de la population.

La faisabilité juridique de ces propositions est cependant remise en question par de nombreux experts. « La suppression du droit du sol nécessiterait une révision constitutionnelle majeure », explique Me Dupont, avocat spécialisé en droit de la nationalité. « C’est un processus complexe qui requiert un large consensus politique. »

Du côté des associations de défense des droits humains, c’est l’inquiétude qui domine. « Ces mesures, si elles étaient appliquées, mettraient la France en porte-à-faux avec ses engagements internationaux », alerte Marie Durand, de l’Organisation pour le respect des migrants.

La Rédaction

Libération de Khoudir Bouchelaghem après trois ans de détention

0

Le 15 juin 2024, Khoudir Bouchelaghem a été libéré de la prison de Mascara après avoir purgé l’intégralité de sa peine de trois ans d’emprisonnement ferme. Initialement condamné par le tribunal de Layoun, Ain Turk, dans la wilaya d’Oran, sa peine avait été confirmée en appel.

Au cours de sa détention, Bouchelaghem a été transféré à plusieurs reprises, passant de la prison d’Oran à celle de Sidi Bel Abbes, avant d’être finalement incarcéré à Mascara.

L’affaire remonte au 15 juin 2021, date à laquelle Khoudir Bouchelaghem, Mohand Kechichi et Riyadh Heddad, tous trois originaires de la région de Béni Ouarthilene dans la wilaya de Sétif, ont été placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Layoun (Ain Turk). Les trois hommes faisaient face à six chefs d’inculpation, qualifiés de lourdes accusations par les autorités judiciaires.

La Rédaction

Algérie : Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine enfin libres après trois ans de détention

0

Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine, deux figures emblématiques du mouvement de contestation en Algérie, ont retrouvé la liberté le 14 juin 2024 après avoir purgé l’intégralité de leur peine de trois ans de prison ferme.

Les deux hommes ont été condamnés dans deux affaires distinctes, chacune leur valant initialement trois ans de prison, dont une année avec sursis. C’est finalement la confusion des peines qui a permis leur sortie, mettant un terme à une longue période d’incarcération qui a suscité l’indignation des organisations de défense des droits humains.

Leur libération a failli être compromise le 15 mai 2024, lors de leur dernier procès en appel. Alors que la juge avait prononcé une réduction de peine à un an de prison ferme – une durée déjà purgée par les prévenus – laissant présager une libération imminente, un revirement de situation a semé le doute. L’administration judiciaire est revenue sur cette décision, confirmant contre toute attente le jugement initial de trois ans de prison, dont un an avec sursis.

Ce volte-face a provoqué une vive émotion parmi les familles et les soutiens des détenus, rassemblés devant la prison dans l’espoir de les accueillir. Les avocats, stupéfaits, ont dû multiplier les démarches pour comprendre ce qui s’apparentait à une erreur judiciaire.

La solidarité, clé de leur libération

Malgré ces obstacles, la mobilisation autour de Belmokhtar et Hanine n’a jamais faibli. Leurs noms sont devenus des symboles de la résistance pacifique et de la lutte pour la liberté d’expression en Algérie. La pression constante exercée par la société civile et les organisations internationales a sans doute contribué à maintenir leur cas sous les projecteurs, rendant inévitable leur libération une fois leur peine purgée.

Un combat qui continue

Si Farid Belmokhtar et Abdellah Hanine savourent aujourd’hui leurs premiers jours de liberté, ils sont conscients que leur combat est loin d’être terminé. D’autres militants, comme Fateh Hamzi, Ghilas Chaouche et Toufik Hamadane, sont toujours derrière les barreaux, confrontés aux mêmes aléas judiciaires.

SAMIR L.

Yasmina Khadra présente ses excuses après ses propos concernant la Kabylie

0

L’écrivain algérien francophone Yasmina Khadra s’est retrouvé au cœur d’une controverse après la résurgence d’une ancienne vidéo dans laquelle il tenait des propos jugés offensants envers la communauté kabyle.

Face à l’ampleur de la polémique, l’auteur a choisi de s’exprimer publiquement pour apaiser les tensions. Dans une déclaration publiée sur Facebook à l’occasion de l’Aïd, Khadra a présenté ses excuses « à celles et ceux qui ont été blessés par [ses] propos ».

Il a tenu à souligner qu’il n’avait « à aucun moment cherché à les offenser », reconnaissant que parfois, « un trop-plein de passion fourche la langue ». La controverse a éclaté lorsqu’une vidéo, dans laquelle l’écrivain affirmait qu’il ne dédicacerait pas ses livres aux personnes se présentant comme Kabyles plutôt qu’Algériens à l’étranger, a été largement partagée sur les réseaux sociaux. Ces déclarations ont suscité de vives réactions en Algérie, notamment parmi les milieux politiques et intellectuels.

Dans sa mise au point, Khadra a tenu à clarifier sa position, affirmant qu’il n’est « anti-personne » et qu’il n’a, en réalité, « jamais refusé de dédicacer ses livres à qui que ce soit ». Il a également exprimé son attachement à l’unité des Algériens, déclarant : « Je n’ai qu’un rêve : voir les Algériens aller de l’avant, solidaires face aux périls d’un monde qui n’a de cesse de se faire violence chaque jour un peu plus. » L’incident met en lumière la sensibilité des questions identitaires en Algérie et rappelle l’importance du choix des mots, particulièrement pour les figures publiques.

La réaction de Khadra, choisissant de s’excuser et de réaffirmer son respect pour tous ses lecteurs « sans distinction aucune », témoigne d’une volonté d’apaisement et de réconciliation. Cette polémique souligne également le rôle crucial des réseaux sociaux dans la propagation rapide d’informations, qu’elles soient récentes ou anciennes, et leur impact sur le débat public. Elle invite à la réflexion sur la responsabilité des personnalités publiques dans leurs déclarations et sur la nécessité d’un dialogue constructif autour des questions d’identité nationale.

Kamel AIDOUNE

Le président Tebboune au G7 : Une diplomatie algérienne multidimensionnelle

0

Le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, a marqué sa présence au Sommet du G7 à Bari, en Italie, par une activité diplomatique intense et diversifiée. Cette participation a été l’occasion pour le chef de l’État de multiplier les entretiens bilatéraux et de réaffirmer la position de l’Algérie sur des questions d’envergure mondiale.

Parmi les moments forts de sa participation, on note ses échanges avec le président américain Joe Biden et le président français Emmanuel Macron. Ces rencontres témoignent de la volonté de l’Algérie de diversifier et d’approfondir ses partenariats stratégiques, tant sur le plan économique que sécuritaire.

Un rapprochement algéro-émirati ?

L’une des rencontres les plus commentées fut celle entre le président Tebboune et son homologue émirati, le Cheikh Mohammed Ben Zayed. Dans un contexte où les relations entre Alger et Abu Dhabi connaissaient une certaine froideur ces derniers mois, cet entretien revêt une importance particulière. Cette rencontre, la première à ce niveau depuis longtemps entre les deux pays, pourrait annoncer un dégel dans leurs relations. Les enjeux sont multiples : coopération économique, investissements, et potentiellement, une concertation sur les défis régionaux.

Une diplomatie multidirectionnelle

Au-delà de ces rencontres de haut niveau, le président Tebboune s’est également entretenu avec d’autres dirigeants, notamment le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, le président du Conseil européen Charles Michel, et le chef du gouvernement tunisien Ahmed Hachani. La veille du sommet, il avait déjà reçu le président kényan William Ruto.

Le sommet a abordé des sujets cruciaux tels que la situation dans la bande de Gaza, l’immigration, le développement en Afrique, le changement climatique et l’intelligence artificielle. Ces échanges ont probablement couvert des thématiques globales comme la sécurité énergétique et la lutte contre le terrorisme.

La présence du président Tebboune au G7 et la diversité de ses interlocuteurs soulignent l’ambition de l’Algérie de jouer un rôle actif sur la scène internationale. Cette participation démontre également la capacité de l’Algérie à dialoguer avec des acteurs aux intérêts parfois divergents, renforçant ainsi son statut d’interlocuteur incontournable dans la région méditerranéenne et africaine.

La Rédaction