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lundi 9 mars 2026
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Maroc : quatre personnes soupçonnées de préparer un «complot terroriste» arrêtées

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Maroc

Les quatre personnes, suspectées sont âgées de 26 à 35 ans. Ils auraient été approchés par l’organisation terroriste État islamique au Sahel via des plateformes internet.

La police marocaine a déclaré jeudi avoir déjoué un complot visant à «attaquer des sites sécuritaires», avec l’arrestation de quatre personnes soupçonnées d’avoir des liens avec le groupe djihadiste État islamique (EI) au Sahel. Habboub Cherkaoui, chef du Bureau central d’investigations judiciaires, a déclaré lors d’une conférence de presse à Salé, près de Rabat, que l’opération avait permis de prévenir un «complot terroriste dangereux».

Les quatre suspects, tous Marocains, dont trois frères, ont été arrêtés dimanche à Had Soualem, près de Casablanca, selon un précédent communiqué de la police. Habboub Cherkaoui a déclaré que le groupe avait pré-enregistré un communiqué revendiquant les attentats qu’ils planifiaient. L’enquête a révélé que les cibles étaient «des installations sécuritaires clés, un supermarché et des espaces publics» fréquentés par des Marocains et des étrangers, a-t-il ajouté.

Avec AFP

Marco Rubio au Panama pour évoquer les revendications de Trump sur le canal

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Canal Panama
Image par neufal54 de Pixabay

Le nouveau secrétaire d’État américain Marco Rubio est en visite au Panama. Il y rencontre le président José Raul Mulino, mais aussi les responsables du canal interocéanique de 80 kilomètres, puisque c’est bien cette question qui bouleverse les relations entre les deux pays ces dernières semaines.

Pour sa première visite dans un pays étranger, le nouveau secrétaire d’État américain Marco Rubio va-t-il se montrer aussi agressif que Donald Trump ? M. Rubio arrive au Panama en pleine crise diplomatique après les déclarations inattendues du président américain, qui menace de récupérer le canal, quitte à employer la force.

La députée indépendante Walkiria Chandler d’Orcy, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères du Panama se dit effarée par les revendications et les accusations de Donald Trump : « Nous savons que c’est un négociateur, il a même pu se comporter de façon intimidantes envers certaines autres nations. Ce qu’il cherche probablement avec ces menaces, c’est à prendre le dessus avant d’entamer des discussions. »

«Souveraineté »

« Pour nous, continue-t-elle, le principal, c’est notre souveraineté sur le canal, qui est non négociable. Il appartient et continuera d’appartenir à Panama et aux Panaméens. Notre position est d’appeler à des discussions politiquement matures, en se basant sur les traités, pour respecter le droit international. »

Les Panaméens insistent sur l’uniformisation des tarifs, ajustés en fonction de la taille du bateau et de la valeur de sa marchandise. Même s’ils sont largement les principaux utilisateurs du canal, les États-Unis sont donc traités comme les autres pays sur le plan commercial. En revanche, ils bénéficient déjà de certains avantages pour leur marine militaire. Cette voie navigable entre l’Atlantique et le Pacifique a été construite par les États-Unis et inaugurée en 1914 ; elle a été transférée au Panama en 1999.

Immigration

Priorité absolue de la Maison Blanche, l’immigration sera au coeur de la tournée entamée par le secrétaire d’État américain, qui après le Panama se rendra ensuite au Salvador, au Guatemala, au Costa Rica et en République dominicaine. Et les États-Unis ont grand besoin de la collaboration du Panama sur la question migratoire.

Rfi

Ligue 1 Mobilis : l’O. Akbou et l’USM Alger se neutralisent (0-0)

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Football

L’O. Akbou et l’USM Alger ont fait match nul (0-0), en match comptant pour la mise à jour de la 12e journée du championnat national de Ligue 1 Mobilis, disputé ce samedi au stade de l’Unité Maghrébine (Béjaïa).

Dans un match assez fermé, marqué par une absence quasi-totale d’occasion de marquer, le portier de l’USMA s’est mis en évidence aux moments opportuns pour éviter la défaite à son équipe et lui permettre de revenir avec le point du match nul.

Ainsi, ce résultat confirme le passage à vide que traverse les gars de Soustara. En effet, les camarades de Belkacemi n’ont pu récolter que 2 points, sur 9 possibles, après avoir été battus par le MC Alger (0-3) et tenus en échec par le Paradou AC (1-1).

Au classement, les Olympiens gagnent une place et reviennent à hauteur du MC Oran (10e – 18 pts), alors que les Rouge et Noir progressent également d’un rang et remontent à la 6e place (22 pts).

Pour leur dernier match de mise à jour, les Usmistes accueilleront l’USM Khenchela le mercredi 5 février prochain au stade du 5 juillet 1962 (19h00).

En attendant cette date, l’épuration du calendrier de la Ligue 1 Mobilis se poursuivra dimanche et lundi avec les rencontres ES Mostaganem – MC Alger (16h00) et MC Oran – CR Belouizdad (18h00).

À noter que les deux parties, entrant dans le cadre de la mise à jour de la 13e et 14e manche, se joueront à huis clos.

Pour rappel, l’entame de la phase retour de la Ligue 1 Mobilis aura lieu les 9 et 10 février avec le déroulement de la 16e journée. 

Radio Algérie

Droits de douane américains : le Canada, le Mexique et la Chine organisent la riposte

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Trump
Trump a lancé sa guerre commerciale

Alors qu’Ottawa va imposer, en représailles, des droits de douanes sur certains produits américains dès mardi 4 février, Mexico dit vouloir suivre le même chemin.

La présidente mexicaine fustige également une « calomnie » après que Donald Trump a accusé son gouvernement d’entretenir des liens avec les cartels du narcotrafic. Quant à la Chine, elle promet de prendre des mesures « correspondantes » et affirme vouloir déposer plainte contre Washington auprès de l’OMC.

Alors que Donald Trump a mis sa menace de guerre commerciale à exécution, samedi 1er février, en imposant 25% de droits de douane sur les produits provenant du Canada et du Mexique, et 10% supplémentaires à ceux déjà existants sur les produits chinois, Ottawa et Mexico ont aussitôt annoncé répliquer. 

En s’en prenant aux trois principaux partenaires commerciaux des États-Unis, le président américain affirme vouloir les forcer à agir pour diminuer le trafic de fentanyl et les arrivées de migrants illégaux sur le territoire américain.

Les cartels ont « fait alliance avec le gouvernement mexicain », selon Donald Trump

La taxation américaine entrera en vigueur au plus tôt mardi 4 février, selon un premier décret présidentiel que l’AFP a pu consulter. En cause selon lui : « la menace majeure que représentent les migrants illégaux et les drogues mortelles qui tuent nos concitoyens, notamment le fentanyl. Nous devons protéger les Américains et c’est mon devoir en tant que président de m’assurer de la sécurité de tous », a-t-il écrit.

Selon Donald Trump, la Chine exporte vers le Mexique des principes actifs permettant la fabrication par les cartels mexicains du fentanyl ensuite vendu de l’autre côté de la frontière. Il reproche également au Mexique et au Canada de ne pas suffisamment contrôler les flux migratoires vers les États-Unis.

 « Les droits de douane annoncés sont nécessaires pour forcer la Chine, le Mexique et le Canada à rendre des comptes à la suite de leurs promesses de faire cesser le flux de drogues toxiques aux États-Unis », a expliqué la Maison Blanche sur son compte X.

Concernant le Mexique, ils resteront en place « jusqu’à ce que le [pays] coopère avec les Etats-Unis pour lutter contre le trafic de drogue. Les cartels mexicains sont les premiers trafiquants mondiaux de fentanyl, méthamphétamine et d’autres drogues ».

La présidence américaine a également affirmé que les cartels avaient « fait alliance avec le gouvernement mexicain », sans pour autant fournir de preuves. Une affirmation qualifiée de « calomnie » par Claudia Sheinbaum.

Quant au Canada, la présidence américaine a estimé que « la production de fentanyl y progresse ». La Chine, pour sa part, « joue un rôle central dans [cette] crise de fentanyl qui détruit des vies américaines » et les droits de douane s’appliqueront « jusqu’à ce nous nous assurions de la pleine coopération » de Pékin en la matière, selon la même source.

Le Canada, « œil pour œil, dent pour dent », version commerciale

Face à ces mesures décrétées par Trump, le Premier ministre canadien a annoncé qu’une partie des marchandises américaines seraient également taxées, comme le rapporte la correspondante de Rfi à Montréal. Jus de fruits, chaussures, meubles, vin, équipements sportifs… Le Canada a annoncé imposer « des droits de douane de 25% sur des produits américains pour un total de 155 milliards de dollars canadiens [102 milliards d’euros] ».

Ces droits de douane seront appliqués sur 30 milliards de dollars de marchandises dès mardi, a ajouté le chef du gouvernement sur un ton très grave et qui a expliqué avoir parlé à la présidente mexicaine.

La liste des biens américains que le Canada va taxer touche une multitude de produits. Une réplique que l’on pourrait qualifier « d’œil pour œil, dent pour dent », version commerciale. Et pourtant, tout en annonçant ces mesures de rétorsion, le Premier ministre Justin Trudeau a souligné la profondeur de la relation avec le peuple américain. Un brin lyrique, il a rappelé les nombreuses fois où Canadiens et Américains se sont épaulés au cours de l’histoire.

Cependant, le dirigeant estime qu’il n’a pas le choix de riposter. Appelant à l’unité, il demande à ses concitoyens de privilégier les produits canadiens dans leurs achats. Par exemple le whisky local plutôt que le bourbon américain. 

Le gouvernement mexicain qui n’avait cessé d’appeler au calme et a l’apaisement a, lui aussi, répondu cette fois-ci avec un ton beaucoup plus dur. Dans un long post sur le réseau X, la présidente Claudia Sheinbaum rejette les accusations du président américain sur les liens entre les autorités mexicaines et les groupes criminels. Elle parle de calomnies et rejette même le blâme sur l’accusateur, détaille notre correspondante à Mexico, Gwendolina Duval.

Selon elle, s’il existait une alliance entre un État et les cartels, elle viendrait plutôt de la part des États-Unis qui acceptent de leur vendre des armes. Elle invite également son homologue à prendre des mesures pour combattre les vendeurs de drogues sur son propre territoire… et lutter contre un problème de santé qui concerne surtout les États-Unis.

La cheffe d’État répète que le Mexique ne cherche pas la confrontation, mais pour autant il n’a pas l’intention non plus de se laisser faire. Sans donner plus de détails, Claudia Sheinbaum indique qu’elle a également donné l’ordre de mettre en application un plan pour protéger les intérêts économiques du pays avec entre mesures pour installer à son tour des tarifs douanier.

Quant à la Chine, elle s’est pour l’instant bornée à déclarer « s’opposer fermement » aux nouveaux droits de douanes américains sur les produits qu’elle exporte aux États-Unis, ajoutant que les guerres commerciales n’avaient « pas de vainqueurs » et promettant de répliquer à Washington avec des mesures « correspondantes » pour « résolument protéger » les « droits et intérêts » chinois. Pékin va par ailleurs déposer plainte contre Washington auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon le ministère du Commerce.

Avec RFI

Voix-Med, un nouveau média libre est né

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Voix Med

Voix-Med fait son entrée dans la sphère des médias en ligne. Son lancement a lieu ce 1er février. Initiée par un collectif associatif épris de culture et de liberté de ton, cette chaîne de radio et télévision web se veut un espace ouvert sur la Méditerranée et la culture amazighe dans toute sa richesse.

Véritable plateforme d’échanges et de débats, Voix Med propose des programmes variés : émissions musicales, documentaires, interviews d’artistes, mais aussi des débats stimulants sur les enjeux sociaux, culturels et politiques actuels.

Voix Med se veut une tribune privilégiée à la culture amazighe, dans toute sa diversité et ses expressions.

À travers ses contenus, Voix Med espère contribuer à la promotion et la préservation de la dimension amazighe, tout en encourageant un dialogue ouvert avec toutes les autres cultures. En offrant une alternative moderne et dynamique, Voix Med entend servir de passerelle et connecter les générations entre elles mais aussi unir les expressions autour de valeurs de diversité, de respect et de développement.

Rejoignez Voix Med et participez à ce voyage culturel unique ! Vous serez les bienvenus.

Gaza : le retour dans le nord de l’enclave de près de 400 000 Palestiniens

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Gaza

Depuis la réouverture lundi par Israël de cette partie de la bande de Gaza, les déplacés espèrent retrouver des proches restés dans le nord, sans savoir dans quel état se trouve leurs habitations.

Après 15 mois d’attente, ils rentrent enfin chez eux, bien que leurs maisons puissent être en ruine. Une marée humaine a regagné, depuis lundi 27 janvier, le nord de la bande de Gaza, après un compromis de dernière minute entre Israël et le Hamas pour la libération de six otages, permettant le retour des déplacés.

Plus de 376 000 Palestiniens ont déjà fait ce trajet entre lundi matin et mardi midi, a affirmé le bureau des Affaires humanitaires de l’ONU. Dès l’ouverture du passage menant vers le nord, un flot ininterrompu d’hommes, de femmes et d’enfants chargés de bagages ou poussant des chariots s’est mis en route. Voici, en images, la marche de ces centaines de milliers de Gazaouis, alors que la trêve en vigueur depuis le 19 janvier reste fragile. 

Avec Francetvinfos

Le pouvoir ne va pas aux méritants, mais aux rentiers du pouvoir

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Tebboune

Qu’ont en commun la France et l’Algérie, à part des décennies de rapports politiques tumultueux, des héritages coloniaux et un goût prononcé pour les discours sur l’égalité ? Une chose, sans doute la plus cruciale : le pouvoir ne va ni aux méritants, ni aux bâtisseurs, mais aux rentiers du pouvoir.

Ces figures insidieuses qui prospèrent dans les coulisses, en manipulant les leviers de la cooptation, de la corruption et des rentes, tout en laissant les citoyens se battre pour des miettes.

La France, patrie des droits de l’Homme et du citoyen, ne fait plus illusion. On y parle de république, de méritocratie, mais dans la pratique, tout cela n’est qu’une façade bien entretenue. Derrière les discours de justice sociale et d’égalité des chances, ce sont les mêmes élites qui se transmettent le pouvoir à coup de réseaux d’influence, de promesses électorales et de mandats successifs. Il suffit de jeter un œil aux grandes institutions politiques ou économiques pour voir comment les mêmes noms tournent en boucle : ceux qui ont su préserver leur place dans un système figé, où l’effort individuel et l’innovation sont relégués aux oubliettes.

Prenons les exemples de ces grandes entreprises françaises, souvent entre les mains de quelques familles ou de « noms d’État » qui, d’année en année, maximisent leurs profits tout en bénéficiant d’une stabilité politique enviable. Le mérite ? Le travail acharné ? Rêvez. Le pouvoir, dans ce pays, se joue à la table des négociations où seuls les rentiers sont invités.

L’Algérie : le même scénario, mais avec un twist

De l’autre côté de la Méditerranée, l’Algérie semble avoir suivi le même modèle, et ce n’est pas la « révolution » de 2019 qui a changé quoi que ce soit, bien au contraire. Le système reste verrouillé entre les mains de quelques oligarques, héritiers des anciennes structures du pouvoir, et ceux qui savent jouer les bons rôles au sein d’une bureaucratie corrompue. Les jeux de pouvoir dans les coulisses sont devenus une routine presque religieuse : des anciens généraux aux hommes d’affaires proches du régime, en passant par les familles qui ont su prospérer dans l’ombre du pouvoir, l’élite algérienne se transmet le pouvoir comme une vieille tradition. Les « nouveaux riches » du pays ne viennent pas des usines ou des champs, mais des sièges du pouvoir.

Le mythe de la méritocratie algérienne, celui du « nouveau modèle » et du « futur radieux », a été mis à mal dès ses premières années d’indépendance. L’Algérie est conservée prisonnière de ses rentiers politiques, ceux qui connaissent les bonnes personnes, ceux qui ont les bons contacts à la tête de l’État ou dans les secteurs-clés. Pendant ce temps, les jeunes diplômés qui aspirent à un avenir meilleur se retrouvent piégés dans un système qui les garde à distance, là où le mérite ne mène à rien d’autre qu’à la frustration et à l’exil.

Les rentiers, maîtres du jeu

Les rentiers du pouvoir sont les vrais architectes du statu quo, tant en France qu’en Algérie. Que ce soit à l’Élysée ou à Alger, l’essentiel n’est pas de réformer, de repenser le modèle ou de donner une chance à ceux qui osent s’élever grâce à leurs talents. Non, le mais est de maintenir les dynamiques existantes. Dans ces deux pays, le pouvoir se reproduit par l’héritage, la cooptation et, parfois, la manipulation subtile des masses. Dans une Algérie où la bureaucratie est omniprésente, et dans une France où les grandes entreprises dictent leur loi à l’État, il est évident que les rentiers du pouvoir ont plus de poids que les simples citoyens.

Les élections, les réformes, les projets de société ne sont que des écrans de fumée. Derrière, tout est orchestré pour préserver un système qui fait la part belle à ceux qui n’ont pas besoin de démontrer leur valeur pour obtenir ce qu’ils veulent. Le « mérite » n’est qu’un mirage, une illusion confortée par des discours politiques qui respectent plus du théâtre que de la vérité.

La démission et la révolte

La question qui se pose alors est simple : jusqu’à quand ces deux nations accepteront-elles que leur destin soit entre les mains des rentiers du pouvoir ? En France, l’on parle de « clivages sociaux », d’une « fracture » entre élites et peuple. En Algérie, le terme « hogra » (mépris) est utilisé pour décrire ce sentiment de rejet et d’injustice face à un pouvoir qui exclut et ignore.

Mais voilà : tant que les rentiers resteront invisibles, tant qu’ils sauront manipuler les règles du jeu à leur avantage, les deux peuples continueront de se battre pour des causes secondaires, des changements cosmétiques, pendant que les vrais responsables du statu quo s’ enrichissent et confortent leur position. Ceux qui détiennent le pouvoir savent que la clé de la stabilité réside dans la dissociation entre les méritants et ceux qui savent garder la main sur les cordons de la bourse.

Un système qui se nourrit de l’illusion

En France comme en Algérie, la véritable question n’est pas qui mérite le pouvoir , mais qui sait comment l’obtenir et le conserver . Et, à ce jeu-là, ce ne sont pas les plus talentueux, mais ceux qui savent entretenir les bonnes relations, manipuler l’opinion et profiter des failles du système. Le pouvoir, finalement, se joue dans les coulisses, là où se rencontrent les rentiers du pouvoir, et là où ceux qui ne sont ni élus ni légitimes successeurs de tout gouverner.

Si l’on veut vraiment briser ce cercle vicieux, il va falloir plus qu’une simple réforme, plus que quelques promesses électorales. Il faudra déraciner ce système de rente, déloger ces rentiers du pouvoir et rétablir un véritable principe de justice sociale où le mérite serait enfin récompensé. Mais est-ce seulement possible quand l’ensemble du système repose sur la consolidation de leurs privilèges ? Les rentiers du pouvoir, eux, en sont convaincus : le statu quo n’a jamais été aussi rentable.

Cette chronique souligne les similitudes entre la France et l’Algérie dans leur gestion du pouvoir, en exposant l’hypocrisie d’un système qui favorise la rente plutôt que le mérite. Elle mêle cynisme et analyse sociale pour révéler les dynamiques cachées du pouvoir dans ces deux pays.

« Le pouvoir n’est pas un prix à gagner, mais un privilège à conserver, et ceux qui en bénéficient savent qu’il se nourrit de l’illusion du changement pour mieux étouffer l’espoir de ceux qui cherchent à le renverser. »

Cette citation met en lumière l’essence même des jeux de pouvoir, aussi bien en Algérie qu’en France : une élite qui manipule l’illusion du mérite et du progrès pour maintenir ses privilèges, tout en étouffant toute véritable alternative. Elle souligne les enjeux cachés derrière les réformes superficielles et les discours politiques, et la difficulté, voire l’impossibilité, de changer un système conçu pour favoriser ceux qui en détiennent les clés.

Dr A. Boumezrag

La militante tunisienne des droits humains Sihem Ben Sedrine est en danger !

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Sihem Ben Sedrine

Ancienne opposante emblématique au régime de Zine-el-Abidine Ben Ali, présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD) durant la période postrévolutionnaire chargée de mettre en place un processus de justice transitionnelle, personnalité reconnue en Tunisie et à l’international, Sihem Ben Sedrine est arbitrairement incarcérée depuis le 1er août 2024, sans aucun motif sérieux d’inculpation.

Devant la rapide détérioration de son état de santé, les autorités l’ont transférée le 25 janvier à l’hôpital de la Rabta, en service de réanimation. Toute visite, y compris de son époux et de ses enfants, lui est toutefois interdite, et le pouvoir continue de s’acharner contre elle. En effet, le 28 janvier, un juge d’instruction du pôle économique et financier a décidé de prolonger sa détention sans même l’en informer.

Aujourd’hui, Sihem Ben Sedrine est en danger. Nous, les amis de la Tunisie épris de justice et de liberté, tenons à lui manifester publiquement notre solidarité et notre soutien en réclamant aux autorités tunisiennes sa libération sans délai.

PREMIERS SIGNATAIRES

Daniel Aarão Reis, professeur à l’Université fédérale Fluminense, Niteroi, Rio de Janeiro, Brésil 

Ahmed Abbès, mathématicien, directeur de recherche au CNRS, Paris

Fouad Abdelmoumni, porte-parole de l’Instance marocaine de soutien aux détenus politiques (HIMAM), Maroc

Adel Abderezak, enseignant universitaire retraité, Algérie

Ziad Abdetaweb, militant des droits humains, Egypte

Gilbert Achcar, professeur émérite, SOAS, Université de Londres

Hakim Mohammed Addad, chargé de projet

Lahouari Addi, sociologue, Algérie

Alyssa Ahrabare, présidente de la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) 

Omar Ahrachene, universitaire, Maroc

Khadija Aïnani, militante des droits humains, membre du bureau d’Euromed Rights

Nadia Leïla Aïssaoui, sociologie, militante féministe, France

Najib Akesbi, universitaire, Maroc

Sanhadja Akhrouf, militante associative et féministe, Paris

Walid Alasmar, président d’honneur d’Euromed Rights

Ali Alaspli, Director Libya Crimes Watch

Camilla Albanese, Fondazione Pangea ETS

Zahra Ali, universitaire, Rutgers University, USA 

Tewfik Allal, militant associatif, Paris

Ignacio Álvarez-Ossorio Alvariño, Catedrático de Estudios Árabes e Islámicos de la UCM Codirector del UCM-Grupo de investigacion complutense sobre el Maghreb et Oriente Medi

Abdelhamid Amine, ancien président de la Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH)

Ghanima Ammour, poétesse, Algérie

Samia Ammour, militante féministe, Algérie

Salah Aoufi, retraité

Maryse Artiguelong, vice-présidente de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

Zouheir Asdor, président de l’institution « Oyoune » pour les droits humains, Maroc

Boualam Azahoum, militant de l’immigration marocaine en France

Mohand Aziri, journaliste, Algérie

Bertrand Badie, professeur émérite des universités à Sciences Po Paris

Yamina Baïr, journaliste, Algérie

Viviane Baladi, directrice de recherche au CNRS, retraitée

Brigitte Bardet-Allal, retraitée de l’enseignement, France

Malika Baraka, membre du PADA (Pour une Alternative démocratique en Algérie) 

Ahmed Barnoussi, président de Transparency Maroc

Alain Baron, syndicaliste télécoms à la retraite

Rachida Baroudi, groupe « Marocaines contre la détention politique »

Patrick Baudouin, avocat, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et président d’honneur de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

Jean-François Bayart, professeur à l’IHEID, Genève

Akram Belkaïd, journaliste

Abdelilah Benabdeslam, coordinateur du collectif marocain des instances des droits humains, Maroc

Amar Benamar, ancien président de l’Association médicale de réhabilitation des victimes de la violence et de la maltraitance, Maroc

Malika Benarab Attou, ancienne eurodéputée, France  

Madjid Benchikh, professeur émérite, ancien doyen de la Faculté de droit d’Alger

Sophie Ben Hamida, magistrate, membre du Syndicat de la magistrature, France

Nour-Eddine Benissad, ancien président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH)

Monia Ben Jemia, féministe, présidente d’Euromed Rights

Zaineb Ben Lagha, universitaire, maître de conférences, France

Saïd Benmerad, expert indépendant, Algérie

Naïma Benouakrim, féministe marocaine et défenseure des droits humains, Maroc

Ali Bensaad, géographe, Aix-en-Provence

Mahdi Berrached, journaliste, Algérie

Roland Biache, militant associatif et des droits de l’Homme, France  

Lionel Blackman, avocat, Director Uniting Lawyers for Human Rights around the World, Royaume-Uni

Rafaella Bolini, vice-présidente de ARCI, Italie

Rasmus Alenius Boserup, directeur d’Euromed Rights, Danemark  

Mostefa Bouchachi, avocat et ancien président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH)

Adel Boucherguine, président du comité de sauvegarde de la LADDH, France

Danièle Bouchoule, association « Elles aussi », France

Fatma Boufenik, maîtresse de conférences, militante féministe, Algérie

Alima Boumediene Thiery, avocate, porte-parole de l’association « Femmes plurielles » 

Omar Bouraba, président de l’association Liberté Algérie

William Bourdon, avocat au barreau de Paris

Rabia Bouzidi, défenseure des droits humains, Maroc

Ali Brahimi, juriste, ancien parlementaire, Algérie

Rony Brauman, médecin, essayiste, ancien président de Médecins sans frontières

Vincent Brengarth, avocat au barreau de Paris Sonja Brentjes, historienne des sciences, retraitée Robert Bret, ancien sénateur (Bouches-du-Rhône)Anne Briam, citoyenne, France Françoise Brié, présidente de WWVIF, France  

Rachida Broudi, groupe des « Marocaines contre la détention politique », Maroc

Michel Broué, mathématicien, professeur émérite, Université Paris-Cité et Institut universitaire de France

Ben Brower, historien, Université du Texas à Austin

Jean-Marc Bruneel, adhérent EELV-Les Ecologistes, France

Jacqueline Charretier, adhérent de la Ligue des droits de l’Homme, France

Kacem Chebab, Forum marocain vérité et justice (FMVJ)

Alice Cherki, psychanalyste, France

Philippe Chesneau, militant écologiste humaniste, France

Kaddour Chouicha, militant pour les droits de l’Homme et syndicaliste SESS (Syndicat des enseignants du supérieur solidaires), Algérie

Sofiane Chouiter, président du centre Justitia pour la protection des droits humains en Algérie, Montréal, Canada

Thérèse Clerc, Maison des femmes, France

Guy Cochennec, militant de la société civile alternative, France

Laurence Cohen, sénatrice (2011-2023), France 

Philippe Corcuff, professeur de science politique à Sciences Po Lyon

Monica Corrado, militante des droits humains (LDH), France

Patrice Coulon, militant des droits humains, France

Ahmed Dahmani, universitaire retraité, Algérie

Leyla Dakhli, chercheuse en histoire, Berlin

Jocelyne Dakhlia, historienne, anthropologue, EHESS, France

Kuhu Das, India Disability & Gender Rights Activists, Feminists, Inde

Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite à l’Université Paris-Cité

Lubna Dawany, avocate, présidente de l’Institut Sisterhood is Global, Amman, Jordanie

Brigitte de Jurquet, sympathisante de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), France

Stéphane Delorme, Union juive française pour la paix (UJFP), coordination Île-de-France

Xavier Demerliac, adhérent des Ecologistes, compositeur et musicien

Monique Dental, présidente fondatrice du réseau féministe « Ruptures »

Alexis Deswaef, avocat et vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), Belgique

Karima Dirèche, universitaire

Saïd Djaafer, journaliste, Algérie

Nacer Djabi, sociologue, Algérie

Yahia Djafri, enseignant à la retraite, Paris

Chafia Djemame, militante associative, Algérie

Nadir Djermoune, universitaire, architecte/urbaniste, Algérie

Stéphane Douailler, professeur émérite de philosophie de l’Université Paris-VIII Vincennes

Bernard Dreano, président du Centre d’études et d’intiatives de solidarité internationale (CEDETIM), France

Jean-Pierre Dubois, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH)

Nassera Dutour, présidente de la Fédération euro-méditerranéenne contre les disparitions forcées (FEMED), Algérie

Guillaume Duval, journaliste, France

Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix 2003, Iran

Dominique Eddé, écrivaine, Liban

Ivar Ekeland, ancien président de l’Université Paris-Dauphine

Hakima Elalaoui, défenseure des droits humains, Maroc 

Khaled Elbakari, militant des droits humains, Maroc

Ali El Baz, militant associatif, France /Maroc

Latifa El Bouhsini, universitaire et féministe, Maroc 

Belaïd Elbousky, président du Centre des droits humains en Amérique du Nord

Moataz El Fegiery, President of the Egyptian Human Rights Forum, Egypte

Ahmed Elhaij, ancien président de l’Association marocaine des droits Humains

Abderrazzak El Hannouchi, défenseur des droits humains, Maroc

Boukind Elhassan, médecin, président de l’Association médicale de réhabilitation des victimes de la violence et de la maltraitance, Maroc

Nacer El Idrissi, président de l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

Boubaker El Jamaï, universitaire, Maroc

Elmiloudi Elkabir, membre du bureau de l’Association marocaine des droits humains (AMDH)

Ihsane El Kadi, journaliste, Algérie

Tin Hinan El Kadi, universitaire, Algérie

Suzanne El Kenz, retraitée

Abdelkrim Elmanouzi, ancien président de l’Association médicale de réhabilitation des Rachid Elmanouzi, président de l’Association des parents et amis des disparus au Maroc

victimes de la violence et de la maltraitance, Maroc

Ali Elmoussaoui, de l’Association médicale de réhabilitation des victimes de la violence et de la maltraitance, Maroc

Didier Epsztajn, animateur du blog « Entre les lignes, entre les mots », France

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), France

Giulia Fabbiano, anthropologue, Aix-en-Provence

Mireille Fanon Mendes France, porte-parole de la Fondation Frantz-Fanon, France 

Ahmed Farag, AITAS, Egypte  

Patrick Farbiaz, membre de la Fondation Copernic, France

Raouf Farrah, chercheur et militant, Algérie

Didier Fassin, professeur, Institute for Advanced Study, Princeton

Jacques Fath, spécialiste des relations internationales, France

Guillemette Fessy, militante écologiste, France

Francesca Filippi, Pangea ETS, Italie

Christine Flori, citoyenne, Toulon (Var)

Sophie Fontenelle, membre de Varois pour la paix et la justice en Méditerranée 

Dominique Fougeyrollas, sociologue, France

Souad Frikech, militante des droits humains, Paris

Vincent Geisser, chercheur au CNRS, président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), France

Pierre George, altermondialiste, retraité, France

Jérôme Gleizes, vice-président du groupe Les écologistes au Conseil de Paris, conseiller de Paris du 20e arrondissement, président de l’Ecole des ingénieurs de la Ville de Paris

Catherine Goldstein, directrice de recherche au CNRS, France

Luz Gómez García, Catedrática de Estudios Árabes, Universidad Autónoma de Madrid 

Alain Gresh, journaliste

Ali Guenoun, historien, Paris

Michelle Guerci, militante féministe antiraciste, France

Abdellah Hammoudi, professeur émérite, Princeton University

Ayachi Hmida, journaliste et auteur, Algérie

Abdenour Haouati, retraité, Algérie

Michael Harris, professeur de mathématiques, Columbia University

Hend Hassassi, coordinatrice du projet Tae’thir, Réseau Euromed France (REF)

Mohamed Hennad, universitaire, Algérie

Béatrice Hibou, directrice de recherche au CNRS, CERI-Sciences Po

Ghazi Hidouci, ancien ministre de l’Économie, Algérie

Helena Hirata, directrice de recherche émérite au CNRS, France

Ali Ihaddadene, enseignant, Canada 

Mohammed Iouanoughene, journaliste, Algérie

Mohamed Jaïte, avocat au barreau de Paris

Abdelhak Kass, président du Forum vérité et justice, Maroc

Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris

Myriam Kendsi, artiste peintre, Algérie

Omar Kezouit, militant de la cause sociale et populaire, éco-socialiste, Paris

Assaf Kfoury, Mathematician and Professor of Computer Science, Boston University  

Tahar Khalfoune, juriste, Lyon

Rashid Khalidi, historien, professeur à l’Université Columbia, New York
Abdelmoumene Khelil, défenseur des droits humains, Algérie

Azadeh Kian, professeure de sociologie, université Paris-Cité

Hosni Kitouni, auteur, Algérie

Sihem Kouras, enseignante-chercheure, Algérie

Driss Ksikes, écrivain, Maroc

Abdellatif Laâbi, poète écrivain

Souad Labbize, autrice

Najia Labrim, de l’Association marocaines des femmes progressistes

Lazhari Labter, écrivain, Algérie

Kamel Lahbib, militant associatif, Maroc

Annie Lahmer, conseillère générale IDF, France

Jaafar Lakhdari, entrepreneur, Algérie

Simona Lanzoni, vice-présidente de Head of Fondazione Pangea ETS, Italie 

Nicole Lapierre, socio-anthropologue, directrice de recherche émérite au CNRS

Samir Larabi, journaliste, Algérie 

Michèle Leclerc-Olive, présidente du CORENS, IRIS-CNRS-EHESS

‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌‌Philippe Le Clerre, co-secrétaire de la commission Paix et désarmement EELV, France

Gilles Lemaire, écologiste, France

Renée Le Mignot, présidente honoraire du MRAP

Beatrice Lestic, secrétaire national de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) 

Michael Löwy, directeur de recherche émérite au CNRS, France

Iris Luarasi, Counselling Line for Women and Girls

Gérard Maarek, urbaniste, retraité, France 

Donald J. McLachlan (Joel Beinin), Professor of History and Professor of Middle East

Latifa Madani, journaliste, France  

Ahmed Mahiou, ancien doyen de la faculté de droit d’Alger

Ziad Majed, professeur universitaire, France/Liban

Gilles Manceron, historien, France

Marc Mangenot, économiste, militant associatif, France

Firoze Manji, Daraja Press, Kenya

Anne Marchand, sociologue, université Sorbonne-Paris Nord

Fadoua Maroub, présidente de l’Association des rencontres méditerranéennes du cinéma et des droits de l’Homme

Catherine Marquet, éditrice, France

Pascale Martin, ancienne députée, France 

Nadia Marzouki, professeure Sciences Po, Paris

Gustave Massiah, économiste, France

History, Emeritus, Stanford University

Marc Mercier, président d’honneur du Réseau Euromed France

Henri Merme, commission internationale Ensemble !

Daniel Mermet, journaliste à Là-bas si j’y suis

Umit Metin, coordinateur de l’association ACORTurquie, France

Nadia Meziane, animatrice de la revue « Lignes de crêtes », France

Hassan Moali, journaliste, Algérie

Viventa Monge Garcia, presidenta del Forum de politica féminista, Espagne

Maati Monjib, historien, Maroc

Claudine Monteil, Femmes Monde, France

Florence Montreynaud, historienne, association Encore féministes !, France

Patrick Mony, militant associatif, France

Aziz Mouats, auteur, Algérie

Mohamed Moubaraki, président d’honneur de Migration Santé, Maroc

Abdellah Mouseddad, secrétaire général de l’Observatoire marocain des prisons

Chantal Mouttet, citoyenne Le Pradet (Var, France)

Naïk M’Sili, directrice culturelle, Maroc

Mohamed Nechanch, ancien président de l’Organisation marocaine des droits de l’homme (OMDH)

Olivier Neveux, universitaire, France 

Laura Nuño Gómez, Presidenta de la Red Feminista de Derecho Constitucional y Profesora de Derecho Constitucional, Espagne

Naïma Ouahli, ancienne vice-présidente de l’AMDH et membre de sa commission consultative, Maroc

Hacen Ouali, journaliste, Algérie

Brahim Ouchelh, secrétaire général de l’Association de parents et amis de disparus au Maroc (APADAM)

Akli Ourad, ingénieur, Algérie

Aline Pailler journaliste, France

Hervé Paris, Altercarto

Evelyne Perrin, économiste, France  

Yves Pillant, consultant, France

Aïssa Rahmoune secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)

Roshdi Rashed, directeur de recherches émérite au CNRS

Vincent Rebérioux, vice-président de la Ligue des droits de l’Homme, France

Mahmoud Rechidi, secrétaire général du Parti socialiste des travailleurs (suspendu provisoirement d’activité), Algérie

Kahina Redjala, militante associative, Algérie

Rahim Rezigat, militant associatif, France

Aziz Rhali, président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH)

Denis Richard, militant des droits humains (LDH), France

Thibault Ritchy, porte-parole de Pour une écologie populaire et sociale (PEPS), France

Gérrard Rodriguez, cadre supérieur de santé à la retraite, bénévole à la Cimade, France 

Marguerite Rollinde, militante des droits humains, France

Joël Roman, philosophe, Paris

Bouchra Rouissi, avocate et défenseure des droits humains, Maroc

Christian Rubechi, militant des droits humains (LDH), France

Khadija Ryadi, Prix ONU des droits de l’Homme et présidente de la Coordination maghrébine des organisations des droits humains (CMODH), Maroc

Lana Sadeq, présidente de Forum Palestine Citoyenneté

Mohammed Sadkou, avocat, Maroc

Malik Salemkour, président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), France

Mounir Satouri, député européen Les Écologistes, France

François Sauteray, co-président du MRAP, France

Paola Scalcione,  Zona club Matera, Teacher 

Marc Schade-Poulsen, chercheur invité, Université de Roskilde

Joan W. Scott, professeure émérite, Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey 

Ali Sedjari, professeur des universités, Rabat, Maroc

Sid Ahmed Semiane, auteur et réalisateur, Algérie

Guillaume Sibertin-Blanc, professeur de philosophie, université Paris-VIII, Saint-Denis

Catherine Simon, journaliste

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, France

Hamouda Soubhi, président du Forum marocain des alternatives Sud (FMAS), Maroc

Saïd Sougty, président de l’Association de défense des Droits de l’Homme Au Maroc (ASDHOM)

Sara Soujar, defenseure des droits humains, Maroc

Krupa Sriram, Sampark, Inde

Simone Susskind, fondatrice de Actions in the Mediterranean, ancienne sénatrice fédérale et députée bruxelloise, Belgique

Taoufiq Tahani, universitaire, France

Bilquis Tahira, Shirakat-Partnership for Development, Pakistan 

Abdellah Taïa, écrivain, Maroc

Hocine Tandjaoui, écrivain

Saïd Tbel, membre du BC de l’AMDH chargé des relations internationales, Maroc

Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), France

Yassine Temlali, chercheur, Algérie

Benoît Teste, secrétaire national de la Fédération syndicale unitaire (FSU), France

Magaly Thill, consultante et experte genre, France 

Jean-Pierre Thorn, cinéaste, France

Enzo Traverso, historien

Dominique Tricaud, avocat

Christian Tutin, professeur émérite, Université de Paris-Est Créteil

Eleni Varikas, professeure émérite de science politiques à l’Université de Paris

Marie-Christine Vergiat, ancienne députée européenne, LDH

Patrice Vermeren, professeur émérite des universités, Université Paris-VIII

Claudine Vidal, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS

Bernard Wallon, consultant, France

Olivia Zémor, militante politique, coordinatrice de l’association Euro-Palestine, France

Abdallah Zniber, militant associatif de l’immigration

Valentine Zuber, directrice d’études à l’Ecole pratique des hautes études (PSL)

RDC : la tension diplomatique monte et le Rwanda accuse l’Afrique du Sud de «mentir»

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Armement récupéré

Pour le chef de l’État rwandais Paul Kagame, le président sud-africain Cyril Ramaphosa et des officiels sud-africains « tordent la réalité », « lancent des attaques délibérées » et « mentent ». Le président rwandais a haussé le ton face aux remarques de l’Afrique du Sud au sujet de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo, où le groupe armé M23 et leurs alliés des forces rwandaises ont pris position dans de nombreux quartiers de la ville de Goma.

Des remarques fortes de Paul Kagame, prononcées mercredi 29 janvier, après un sommet virtuel de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), organisé par le président kényan William Ruto depuis le Caire. Le président congolais Félix Tshisekedi n’y a pas participé.

Le chef de l’État rwandais a eu des mots particulièrement durs vis-à-vis du président sud-africain Cyril Ramaphosa et des officiels sud-africains, accusés de « tordre la réalité »« de lancer des attaques délibérées »et même de« mentir ».

Les présidents rwandais Paul Kagame et sud-africain Cyril Ramaphosa ont beau se parler deux fois au téléphone depuis le début de la semaine, les relations diplomatiques entre le Rwanda et l’Afrique du Sud semblent toujours aussi tendues.

Dans un tweet publié mercredi soir, Cyril Ramaphosa est notamment revenu sur la mort de 13 soldats sud-africains membres de la force régional d’Afrique australe (SAMIRDC) en RDC. Il attribue leur mort « à une escalade de la violence entre le groupe rebelle M23 et la milice des forces de défense rwandaises, engagées contre l’armée congolaise (FARDC) ».

La terminologie a exaspéré Paul Kagame : « Les forces de défenses rwandaises ne sont pas une milice, c’est une armée », a-t-il répondu sur X. Et de poursuivre : « Ce n’est pas le M23 qui a tué ces soldats sud-africains, mais les FARDC », nommant les forces.

Les forces sous mandat de la Sadec « n’ont pas leur place » en RDC

Le chef de l’État rwandais estime pour sa part que la force régionale d’Afrique Australe qui a été déployée fin 2023 pour appuyer l’armée congolaise dans l’est de la RDC ne peut pas être considérée comme « une force de maintien de la paix ». Selon lui, sa présence constitue « une menace » pour le Rwanda.

La SAMIDRC « n’est pas une force de maintien de la paix, et n’a pas sa place dans cette situation », a martelé M. Kagame dans un message publié sur X. « Elle a été autorisée par la Sadec en tant que force belligérante engagée dans des opérations de combat offensives pour aider le gouvernement de la RDC à lutter contre son propre peuple, en travaillant aux côtés de groupes armés génocidaires comme les FDLR qui ciblent le Rwanda », a-t-il ajouté.

Paul Kagame a démenti que Pretoria l’ait à cette occasion averti que de nouveaux affrontements dans la région seraient considérés comme une « déclaration de guerre », comme l’ont rapporté plusieurs médias. Mais il a prévenu : « si l’Afrique du Sud préfère la confrontation », le Rwanda peut réagir « à tout moment » en prenant en compte ce « contexte ».

Le président Cyril Ramaphosa avait déjà assuré que « la présence militaire de l’Afrique du Sud dans l’est de la RDC n’est pas une déclaration de guerre contre quelque pays que ce soit ».

La Sadec annonce un sommet extraordinaire vendredi

La Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadec) se réunira vendredi dans la capitale zimbabwéenne Harare pour un sommet extraordinaire sur la situation dans l’est de la République démocratique du Congo, a annoncé jeudi son secrétaire général.

Cette « réunion extraordinaire » vise à « discuter des questions relatives à l’est de la RDC », dont la situation est « préoccupante » après la prise ces derniers jours de Goma, principale ville de la région, par le groupe armé antigouvernemental M23 et les forces rwandaises, a indiqué Elias Magosi.

Peu de détails ont filtré jusque-là sur l’agenda de ce sommet. Le secrétaire exécutif de l’organisation, le Botswanais Elias Magosi est resté évasif, même s’il a admis que l’avenir de la mission de la force d’Afrique Australe (SAMIDRC) ferait l’objet de « délibérations ».

Plusieurs des soldats étrangers, d’Afrique du Sud et du Malawi, tués dans le Nord-Kivu la semaine passée, faisaient partie de la SAMIDRC stationnée près de Goma. Selon la presse sud-africaine, les événements des derniers jours pourraient précipiter un retrait de ces soldats, dont la situation actuelle reste floue. 

Dans l’est de la RDC, les activités commencent à reprendre à Goma, alors que le M23 a pris position dans la plupart des quartiers du chef-lieu du Nord-Kivu.

Sur la route principale Katindo-Ndosho, dans l’ouest de Goma, on pouvait voir ce jeudi des centaines d’habitants marcher. Des motos étaient également de sortie, plus nombreuses que la veille. Des bus de transport en commun aussi dans lesquels montent des passagers. Sur cet axe, quelques rares commerçants ont ouvert leurs boutiques. L’activité a aussi repris à la Grande Barrière. On pouvait voir aujourd’hui davantage de mouvements de voyageurs dans ce poste frontalier entre la RDC et le Rwanda.

Dans le centre-ville de Goma, en revanche, les magasins et les banques sont restés fermés. En début d’après-midi, l’électricité est revenue dans quelques quartiers de la ville. L’eau et l’internet, eux, restent toujours rares. 

Dans les rues de la capitale provinciale, les traces du conflit sont encore visibles. Des cartouches jonchent le sol à côté d’effets militaires, des vêtements et des véhicules abandonnés sur place. Des éléments du M23 sont visibles par petits groupes sur des ronds-points. Le groupe armé ont pris position dans la plupart des quartiers de la ville. Et ce jeudi, le M23 a par ailleurs tenu sa première conférence de presse dans un grand hôtel de Goma. Le groupe armé soutenu par le Rwanda a réaffirmé ses objectifs.

Avec RFI

Le tribunal administratif de Paris ordonne le réexamen de la demande de titre de séjour

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Tribunal administratif

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2024, devant le Tribunal administratif de Paris (6ème Section – 1ère Chambre), M. NJ demande au tribunal d’annuler la décision du préfet de police de Paris portant refus implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour; et à titre principal, d’enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer un titre de séjour mention « salarié » dans un délai d’un mois à partir du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

M. NJ soutient que la décision est insuffisamment motivée, méconnait les dispositions de l’article L.435-1 du code de de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, En dépit de la mise en demeure qui lui a été adressée le 7 novembre 2024, le préfet de police n’a produit aucune observation en défense avant la clôture de l’instruction.

M. NJ, ressortissant haïtien né le 13 décembre 1990, est entré en France le 14 juillet 2014, selon ses déclarations. Le 16 février 2023, il a sollicité un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l’article L 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Par la présente requête, M. NJ demande l’annulation de la décision implicite de rejet de titre de séjour prise par le préfet de police.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

D’une part, aux termes de l’article. R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l’administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». L’article R. 432-2 de ce code énonce que : « La décision implicite mentionnée à l’article R*432-1 naît au terme d’un délai de quatre mois ». D’autre part, aux termes de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration : « Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n’est pas illégale du seul fait qu’elle n’est pas assortie de cette motivation. Toutefois, à la demande de l’intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu’à l’expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ». 

Il est constant que le requérant a sollicité son admission exceptionnelle au séjour auprès du préfet de police par une demande enregistrée le 16 février 2023. Du silence gardé par le préfet de police pendant quatre mois est née une décision implicite de rejet le 16 juin 2023, pour laquelle le requérant a sollicité la communication des motifs par une lettre du 23 juillet 2024, reçue le 25 juillet 2024, qui est demeurée sans réponse. Dans ces circonstances, le moyen tiré du défaut de motivation doit être accueilli.

Il résulte de ce qui précède que le requérant est fondé à demander l’annulation de la décision par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un titre de séjour, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.

La décision par laquelle le préfet de police de Paris a implicitement rejeté la demande de titre de séjour de M. NJ est annulée.

Il a été enjoint au préfet de police de Paris, ou tout préfet territorialement compétent, de procéder au réexamen de la demande de M. NJ dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer dans l’attente de ce réexamen une autorisation provisoire de séjour.

Me Fayçal Megherbi, avocat

Référence : Jugement du 20 décembre 2024 de la 6ème Section – 1ère Chambre du tribunal administratif de Paris n°2420823/6-1