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mercredi 18 février 2026
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L’ancien président américain George Bush meurt à 94 ans

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L’ancien président américain George H. W. Bush, atteint de la maladie de Parkinson, est mort à l’âge de 94 ans.

L’ancien président des États-Unis George H. W. Bush est mort à l’âge de 94 ans, qui dirigea son pays de 1989 à 1993 durant la fin de la Guerre Froide, a annoncé tard vendredi soir son fils George W. Bush.

« Notre cher papa est mort ». « Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d’annoncer qu’après 94 années remarquables notre cher papa est mort », a déclaré George W. Bush dans un communiqué publié sur Twitter par un porte-parole de la famille. « George H.W. Bush était un homme doté d’une noblesse de caractère et le meilleur père qu’un fils ou une fille aurait pu souhaiter ».

L’actuel président américain Donald Trump a salué le « leadership inébranlable » de son prédécesseur, qui restera également dans l’Histoire pour avoir engagé les Etats-Unis dans la libération du Koweit, après l’invasion de ce pays par les troupes irakiennes de Saddam Hussein.

« Le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains », a réagi Trump. « A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains », a affirmé Donald Trump dans un communiqué transmis depuis Buenos Aires où il assiste au sommet du G20.

« L’Amérique a perdu un patriote et un humble serviteur », a assuré pour sa part Barack Obama, rendant hommage à son action qui a permis de « réduire le fléau des armes nucléaires et de former une vaste coalition internationale pour expulser un dictateur du Koweit ». Barack Obama a aussi estimé que la diplomatie de George W. H. Bush avait contribué « à mettre fin à la Guerre froide sans tirer un coup de feu ».

Le décès de l’ancien président américain survient quelques mois seulement après celui de son épouse Barbara, avec laquelle il est resté marié 73 années. Le couple a eu cinq enfants et 17 petits-enfants. Les détails sur les funérailles seront communiqués en temps voulu, a précisé le porte-parole de la famille Bush.

Battu par Clinton en 1992. Après avoir été pendant huit ans le vice-président de Ronald Reagan, George Bush était entré à la Maison-Blanche comme 41e président des Etats-Unis. Briguant un second mandat, il avait été nettement battu fin 1992 par le candidat démocrate Bill Clinton.

Europe1

 

Ouyahia incite les walis à utiliser la force publique pour “maintenir l’ordre »

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Ahmed Ouyahia, qui a brillé par son absence à l’ouverture mercredi 28 novembre de la rencontre Gouvernement-Walis, s’est bien rattrapé à la clôture. Après le message de Bouteflika à l’ouverture, le premier ministre n’a pas voulu paraître moins dur. Bien au contraire.

S’adressant aux commis de l’Etat, Ahmed Ouyahia a responsabilisé les walis dans la gestion des troubles à l’ordre public et les a exhorté à lutter contre le “désordre” par la “prévention mais aussi par la répression”.

Exhortant les walis à faire appel aux associations financées par l’argent public, Ahmed Ouyahia a rappelé que “l’Etat soutient un nombre incalculable d’associations locales qui doivent être mises à contribution dans la sensibilisation des citoyens contre les incidents et dérapages sur le terrain”.

Il les incitera, dans ce sillage, à ne pas hésiter à faire appel à la force publique pour “maintenir l’ordre”. Pour lui, l’application de la loi passe aussi par la réquisition “d’importantes forces de police et de gendarmerie parfaitement formées pour contenir toutes tentatives de semer le troubles dans les cités, dans les stades et sur la voie publique”.

Ahmed Ouyahia a également exhorté les walis à communiquer. Soulignant que la communication est une véritable “lacune” de la gouvernance en Algérie, le Premier ministre a affirmé que cette défaillance s’est “aggravée” avec le développement des réseaux sociaux.

Ahmed Ouyahia a incité, donc, les walis à “communiquer davantage”, à “utiliser les radios locales” et à utiliser aussi “la toile pour propager leur communication” et “lutter contre les rumeurs et les informations subversives”.

HuffPost Algérie

France : vers une interdiction de la fessée

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Mother Hitting Young Daughter

Les Français vont-ils révolutionner leurs pratiques éducatives ? La loi doit-elle défendre aux parents de donner des gifles, des tapes ou des fessées à leurs enfants ? Jeudi, l’Assemblée nationale s’est penchée sur le délicat sujet de l’interdiction des « violences éducatives ordinaires» dans le Code civil. Le texte de la députée Maud Petit (MoDem), qui a reçu l’appui du gouvernement, du groupe LaREM et d’autres élus de gauche, propose de signifier aux parents que l’autorité parentale s’exerce « sans violences physiques ou psychologiques ». L’exposé des motifs du texte cite pêlemêle les « châtiments corporels », les « secousses », les « tirages de cheveux » mais aussi les « moqueries, propos humiliants, cris, injures, menaces… ».

Cette proposition ne prévoit cependant aucune sanction à l’encontre des parents. Sur le plan pénal, les violences à l’encontre des enfants peuvent déjà être punies si elles sont jugées graves.
Les défenseurs de l’interdiction de la fessée mettent donc en avant un texte symbolique et pédagogique pour lutter contre l’idée qu’« une petite claque n’a jamais fait de mal ». Cette proposition a aussi pour objectif d’en finir avec le « droit de correction », hérité du XIXe siècle, et aujourd’hui encore reconnu par les tribunaux s’il est « proportionné». Le deuxième article de cette proposition prévoit enfin un état des lieux des « violences éducatives », préalable à une politique de sensibilisation et d’accompagnement des parents.

Si les défenseurs des bienfaits éducatifs de la fessée sont moins nombreux aujourd’hui qu’il y a quelques années, la question de la liberté éducative des parents reste polémique alors que 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives, selon un chiffre de la Fondation de France. Plusieurs députés LR et d’autres élus proches de l’extrême droite ont déposé des amendements de suppression sur le texte. Celui des députés LR Xavier Breton et Marc Le Fur pointe notamment « une ingérence de l’État qui s’immisce dans le comportement des familles » et critique un texte qui « supprime des moyens d’action en matière d’éducation ». Au Sénat, le président du groupe LR, Bruno Retailleau, dénonçait la semaine dernière une « folie réglementaire ». Également critiques, les AFC (Associations familiales catholiques) défendent la ligne « pas de violences éducatives mais pas d’interdiction dans la loi ». « Ce texte insinue que chaque parent est potentiellement violent. N’est-ce pas leur envoyer un message très négatif et propre à saper leur autorité ? interpelle Pascale Morinière, vice-présidente des AFC. Le “tout-interdiction” n’aide pas à être meilleur parent. Ne serait-il pas plus utile de leur envoyer un message de confiance et de les aider en leur proposant des outils éducatifs et des lieux d’aide à la parentalité ? » Olivier, un agriculteur des Yvelines, père de six enfants âgés de 4 à 19 ans, s’inquiète par exemple d’une « intrusion dans la gestion familiale ». « La maltraitance est bien entendu inacceptable et on peut tout à fait élever ses enfants sans châtiments corporels. Mais cette loi donne l’idée que l’on inverse le système d’autorité. Il ne faudrait pas que cela dérive vers une éducation où l’enfant est roi. ».

À l’inverse, Marie, cadre parisienne et mère de deux jeunes enfants, juge que « ceux qui défendent la “petite claque” ne se rendent pas compte que cela peut être extrêmement violent pour l’enfant. En plus, comme cela n’a aucun effet sur son comportement, il peut y avoir un risque d’escalade dans la violence ». « L’immense majorité des parents sont bienveillants. Mais si on ne pose pas un interdit strict, certains passent le cap de la maltraitance », estime également le médecin Gilles Lazimi, coordinateur des campagnes contre les violences éducatives ordinaires de la Fondation pour l’enfance et de Stop VEO. Une théorie que ne partage pas le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan. Ce dernier, redoute que cette loi vienne semer la confusion avec des situations de maltraitance infantile. « La violence n’est pas ordinaire. Il y a une contradiction dans les termes même de cette loi qui rend son propos totalement confus, s’agace-t-il. Nous n’avons déjà pas l’arsenal suffisant pour appliquer les lois sur la protection de l’enfance. Aujourd’hui, le tabou concerne la vraie violence. ».

Agnès Leclair

Source : Le Figaro

Le Yémen, l’enfer des enfants

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Le représentant de l’UNICEF pour le Moyen-Orient Geert Cappelaere s’est récemment rendu au Yémen. Sur place, il a pu constater à quel point l’avenir des enfants est atrophié par la guerre.

Après une mission au Yémen, Geert Cappelaere, le représentant de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique, est revenu bouleversé. Il a raconté avec ses propres mots ce qu’il a appris sur place et témoigne de ses échanges avec les enfants. La situation au Yémen est apocalyptique et il est nécessaire que nous agissions maintenant.

Un véritable enfer pour les enfants

« Je veux que l’on se souvienne d’Amal. Le corps amaigri d’Amal était la semaine dernière en couverture du New York Times et le monde entier a été choqué en le découvrant. Malheureusement, elle est morte le 1er novembre. Or, il se trouve qu’Amal n’est pas la seule enfant yéménite à connaître de telles souffrances. »

 

 

« Il n’y a pas qu’une seule Amal : il y en a des milliers comme elle. Au Yémen, près de 30 000 enfants meurent chaque année à cause de la malnutrition. Nous avons rencontré Adam, Abdulqudus, Sara, Randa et d’autres. À chaque fois que je dis leurs noms, l’image d’eux allongés sur un lit me vient très clairement à l’esprit. Certains étaient soutenus par leur famille. D’autres étaient seuls, sans personne pour les accompagner. »

« Le Yémen est devenu un véritable enfer pour les enfants. Ce n’est pas un enfer pour 50% à 60% des enfants. C’est un véritable enfer pour chaque garçon et chaque fille au Yémen. »

Le cercle vicieux de la malnutrition

« Au Yémen, la malnutrition est un cercle vicieux qui commence par toucher les mères. Plus d’un million de femmes enceintes ou qui allaitent ont de graves carences. Quand elles accouchent, ces femmes savent que leurs enfants auront un faible poids à la naissance. C’est comme cela que débute le cycle de la malnutrition. »

« Les quelque 50% d’enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition n’atteindront jamais leur plein potentiel intellectuel. C’est une mauvaise chose pour eux mais aussi pour le Yémen si on veut qu’un jour ce pays devienne un endroit où les enfants peuvent vivre. C’est donc sans surprise que nous le répétons : au Yémen, un enfant meurt toutes les 10 minutes d’une maladie qui aurait pu être évitée. »

L’eau potable, un bien hors de prix

« J’ai pu parler avec plusieurs familles qui bénéficient aujourd’hui de petites sommes d’argent que l’UNICEF leur envoie via le programme de transfert d’argent d’urgence. Ces familles représentent les 1,5 million de familles les plus pauvres et les plus vulnérables du pays.»

« Même l’eau potable, dont chaque enfant a besoin, n’est plus abordable pour de nombreuses familles. Le Yémen est un pays avec de très faibles ressources en eau. Dans de nombreuses régions, il faut la puiser dans des nappes très profondes. Donc nous avons besoin de massives pompes à eau.»

« Les enfants du Yémen y sont pris au piège. Pour eux, il n’y a pas d’échappatoire. Très peu ont quitté le pays. Ils sont piégés. C’est pour cela qu’il nous faut les aider. Au nom des enfants du Yémen, nous continuerons à le faire. »

« Pensez à Amal comme si elle était votre propre fille. »

Faites un don pour les enfants au Yémen.

UNICEF

 

Alger-Centre : des dizaines de jeunes manifestent dans la rue

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Plusieurs dizaines de jeunes ont manifesté ce jeudi 29 novembre 2018 dans les principales artères du centre de la capitale, a-t-on constaté. Il s’agit des habitants du quartier populaire, Ferhat Boussad, “ex-Meissonier” qui dénoncent la responsabilité et la passivité des autorités face à la disparition de quatre jeunes harragas cette semaine.

Les protestataires entonnaient des slogans et des chants de stades hostiles aux autorités, répétant en choeur “Meissonier chouhada” sur la rue Didouche Mourad.

Sur des banderoles fugitivement déployées par certains d’entre eux, ils citaient les prénoms des quatre harragas du quartier qui ont disparu au large du littoral algérien, dont les voisins et proches restent sans nouvelles à propos de leur situation.

Ils ont également dénoncé la responsabilité des autorités dans la propagation de ce phénomène à travers plusieurs villes côtières ces dernières années.

https://youtu.be/oQn5yp8YI90

https://youtu.be/WPiXg9wZsXA

https://youtu.be/SGCle4Ujwl8

Les manifestants, qui s’étaient rassemblés à Ferhat Boussad puis ont marché à travers la rue Khelifa Boukhalfa jusqu’à ce que les forces de l’ordre, notamment des civils visiblement surpris, les ont dispersés à partir de la place Audin.

Plusieurs participants à cette marche ont ainsi été interpellés, a-t-on également constaté.

 

Source : HuffPost Algérie

«L’Algérie vacille entre attentisme prudent et ambition irréaliste»

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Nadia Benalouache. Docteure en géographie économique, spécialiste de la transition énergétique bas-carbone au Maghreb à propos des énergies renouvelables

– Que pensez-vous de la stratégie énergétique algérienne, notamment dans le domaine des énergies renouvelables ? Et comparativement à nos voisins maghrébins ?

Il est difficile de parler pour l’Algérie de “stratégie énergétique”. Le contrôle de la demande domestique en énergie, ainsi que l’intensification des investissements pour la construction de capacités supplémentaires, y compris de gaz de schiste, constituent les axes principaux de cette stratégie, mais elle reste relativement floue et sa vision est «court-termiste». En effet, l’Algérie n’est pas dans la perspective de rompre avec sa dépendance aux hydrocarbures.

Pourtant, outre la perspective de l’épuisement de ces ressources, il existe bien un impératif climatique mondial (Accord de Paris), incitant à la baisse de la consommation en énergies fossiles, ainsi qu’un risque toujours présent de volatilité des cours de l’énergie, ayant d’ailleurs plongé le pays dans une récession économique en 2014. Ces éléments devraient donc amener les pouvoirs publics à penser une stratégie à plus long terme, surtout lorsque l’on sait qu’il existe une quasi-corrélation entre les revenus du pays et ceux de la rente énergétique.

Concernant le développement des énergies renouvelables, dont la capacité électrique installée représente en 2017 moins de 3 % du parc électrique national, leur exploitation répond davantage à une volonté de préservation des hydrocarbures. Sur ce plan, en effet, l’Algérie vacille entre attentisme prudent et ambition irréaliste.

Attentiste lorsqu’elle observe les autres pays afin de s’assurer de la maturité technologique des projets poursuivis, c’est notamment le cas avec le voisin marocain qui développe de grands projets solaires industriels, de technologie CSP notamment. Cette attitude s’explique aussi par le fait qu’en Algérie, le recours aux énergies renouvelables reste encore peu concurrentiel. Irréaliste lorsqu’on constate à quel point le Programme national des énergies renouvelables et de l’Efficacité énergétique (Pneree) est ambitieux.

Il vise en effet à installer une puissance d’origine renouvelable de 22 000 MWc (hors hydroélec.) d’ici 2030, alors qu’à ce jour la capacité électrique installée d’origine renouvelable est seulement de près de 380 MWc (hors hydroélec.). Je me souviens qu’après le lancement du Pneree en 2011, certains disaient de l’Algérie qu’elle avait les moyens de son ambition.

Depuis, le contre-choc pétrolier de 2014 a contrarié cet élan. De même que la révolution a amené la Tunisie à une révision de sa stratégie énergétique nationale (baisse notable des objectifs dans les énergies renouvelables), nous sommes en droit de questionner la concrétisation des projets algériens dans les délais annoncés.

Et ce, malgré les déclarations récentes du ministre de l’Energie et des Mines à l’occasion du Salon des énergies renouvelables qui s’est tenu à Oran du 15 au 17 octobre 2018, lequel a déclaré : «Nous allons les réaliser.» Il faut néanmoins saluer l’effort du pays dans la formulation d’objectifs chiffrés et dans la réalisation d’une capacité additionnelle de 343 MWc photovoltaïque depuis 2014.

– Il y a quelques années, de grands projets renouvelables ont été annoncés en grande pompe dans les médias, mais ils n’ont visiblement pas vu le jour. Qu’en est-il de ces projets ? Pourquoi cela n’a-t-il pas abouti ?

A la fin de la décennie 2000, des projets de dimension méditerranéenne, tels que Desertec, Medgrid ou encore le Plan solaire méditerranéen ont effectivement fait l’objet d’une forte et longue médiatisation. L’idée fascine : produire de l’électricité verte au sud de la Méditerranée et l’exporter vers l’Europe.

Finalement, le défi technique (l’intégration des énergies renouvelables et leur évacuation), financier (400 milliards de dollars à investir pour Desertec) et politique (la question israélienne) ont eu raison de ces projets. Mais cela tient aussi beaucoup à la conjoncture internationale et européenne : crise financière de 2008, baisse de la consommation électrique des pays européens (la demande n’existe plus), développement du gaz de schiste, etc.

En fait, la demande électrique croissante au sud de la Méditerranée a même fait émerger l’option inverse : exporter de l’électricité depuis les pays européens vers l’Afrique du Nord ! Il faut reconnaître néanmoins que malgré l’abandon provisoire de ces projets, ces derniers ont permis d’impulser une véritable dynamique au sud de la Méditerranée. Desertec devrait à ce sujet reprendre du service en Algérie.

– Quels obstacles, si obstacles il y a, entravent le développement des énergies renouvelables en Algérie ?

Ce qui me vient directement à l’esprit c’est l’influence (trop) importante des opérateurs publics sur le domaine de l’énergie. Dans le secteur de l’électricité notamment, Sonelgaz exerce un monopole de fait. Autrement dit, bien que la législation en vigueur permette une concurrence dans le secteur, en pratique le marché est monopolisé par le seul acteur, Sonelgaz, sur tous les segments, allant de la production à la distribution.

Or, la mise en œuvre du Pneree a été justement confiée à la Sonelgaz, qui devient donc le principal porteur des projets promus et joue le double rôle de juge et partie. Elle en a certes les moyens financiers et humains, mais il aurait été préférable de créer une entité indépendante afin d’éviter tout favoritisme et d’encourager la participation des acteurs privés, capitale pour la croissance des énergies renouvelables, selon de nombreuses études.

Dans les faits, comme elle en avait le pouvoir, Sonelgaz a exercé, en sa faveur, une influence considérable dans l’élaboration du cadre réglementaire et financier qui régit actuellement le secteur. Pour illustrer cette influence, je vais prendre l’exemple du système de garantie de rachat de l’électricité renouvelable mis en place par l’Algérie.

Dans ce système, Sonelgaz doit racheter à un prix fixé par décret l’électricité verte produite par le tiers. Cependant, le cadre impose au privé un seuil minimum de 100 MW pour les installations photovoltaïques et de 50 MW pour l’éolien. Cela contrarie fortement le développement de projets renouvelables de petite dimension (panneaux sur le toit par exemple), pourtant moins coûteux et à la portée de tous.

Sonelgaz craint pour son monopole et considère probablement ces projets comme peu rentables, car elle rachèterait de l’électricité à un prix supérieur au marché. Dernièrement, un autre monopole, et non des moindres, s’implique dans le développement des énergies renouvelables : Sonatrach, qui prévoit d’ici 2020 de participer à hauteur de 1300 MW à la concrétisation du Pneree.

Même si la production d’électricité n’est pas son corps de métier, Sonatrach a déjà eu une expérience dans le domaine, au travers de la société NEAL, aujourd’hui dissoute, qui a initié la centrale hybride solaire-gaz de Hassi R’mel (SPP1) et dont Sonatrach était le principal actionnaire. Une bataille entre monopoles semble se dessiner autour de l’enjeu des énergies renouvelables. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, si elle permet une émulation en faveur de leur développement !

D’autres obstacles se dressent indubitablement aux investisseurs et/ou porteurs de projets : règle 51/49 régissant l’investissement étranger, bureaucratie pesante, manque de transparence dans l’accès aux informations, probables pressions des multinationales pétrolières sur place, etc.

– Ces projets assurent-ils un développement local (emplois, transferts technologiques) ?

C’était là le grand enjeu des discussions qui ont animé les conférences autour des projets euro-méditerranéens cités plus haut. Pour les transferts technologiques, tout dépend du mode de contractualisation. Si l’on considère les installations renouvelables récemment mises en service en Algérie, on constate que le mode de contractualisation est celui dit clés en main.

Des contrats ont ainsi été conclus avec des entreprises étrangères comme les sociétés chinoises ou allemandes. Le problème est que ce type de contrat est peu favorable aux transferts de technologie.

Il peut certes y avoir des obligations de formation du personnel ou d’assistance technique, mais après réception il est rare de constater que l’un des partenaires locaux ou des sous-traitants réalise lui-même la centrale. D’ailleurs, le plus souvent la performance locale laisse à désirer, car le pays récepteur ne dispose justement pas des compétences nécessaires. Pour ce qui est de l’emploi, il est certain que ce type de projets est générateur d’emplois, directs comme indirects.

– Quelle approche proposez-vous aux pouvoirs publics algériens pour développer efficacement le secteur des énergies renouvelables ?

Je leur conseille d’abord de ne pas considérer uniquement le déterminant technico-économique lorsqu’il s’agit d’opérer des choix technologiques, de monter des projets et de sélectionner le constructeur ou le porteur de projet.

En effet, pour être long-termiste, efficace et juste, une approche doit être globale, systémique, c’est-à-dire qu’elle doit prendre en compte non seulement des aspects techniques et économiques, mais également sociaux et territoriaux. L’analyse des politiques, du cadre réglementaire et des acteurs en jeu suffit à comprendre si oui ou non l’approche adoptée est la bonne et surtout quels intérêts elle est censée servir…

Par ailleurs, il est plus que recommandé de faire la part belle aux acteurs privés qui souhaitent se positionner sur le créneau, notamment sur des projets de petite dimension, connectés ou non au réseau électrique. En effet, la «miniaturisation» des unités de production renouvelable a pour conséquence une multiplication des projets et par là même une croissance des énergies renouvelables dans le pays.

Mais l’Algérie n’a pas la culture du privé : si l’Etat n’a pas de mainmise directe, il n’a pas confiance. Pourtant, il faudrait éviter le recours systématique à des structures monopolistiques telles que Sonelgaz qui, aujourd’hui, sont le principal moteur des programmes de projets renouvelables nationaux (cas aussi de la STEG en Tunisie).

Enfin, compte tenu de son potentiel climatique et spatial et de ses dotations en hydrocarbures, l’Algérie peut faire la différence. Les solutions hybrides solaire-gaz ou solaire-diesel, entre autres, peuvent constituer une réelle alternative à moyen terme.

Cette hybridation permet de résoudre le problème de la rentabilité économique des projets ainsi que celui de l’intermittence des énergies renouvelables (le soleil ne brille que le jour), mais aussi de satisfaire à l’objectif de préservation des ressources en hydrocarbures et -dernier avantage et non le moindre- de ne pas froisser les lobbys du pétrole !

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/magazine/lalgerie-vacille-entre-attentisme-prudent-et-ambition-irrealiste-01-11-2018?fbclid=IwAR0KqXgyf9vc0AeRtwGJ6Hxdl4LWWquHhutGbonK4bY190jB9R1Yj6RXfs8

 

Par Omar Arbane
Source Journal El Watan

Québec : les enseignantes qui refuseront de retirer leurs voiles perdront leur emploi

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QUÉBEC – Pour le premier ministre François Legault, il n’est pas question d’appliquer une «clause grand-père» qui protégerait les droits acquis des employés de l’État en situation d’autorité et des enseignants qui porteraient des signes religieux.

Les employés récalcitrants sous la gouverne de la Coalition avenir Québec (CAQ) pourraient donc perdre leur emploi, si la loi sur la laïcité de l’État va de l’avant comme prévu l’année prochaine.

M. Legault a fait ces commentaires à la suite de la publication d’un sondage CROP mené pour Radio-Canada qui confirme qu’une grande majorité de Québécois est d’accord pour interdire les signes religieux pour les juges (72%), les policiers (71%), les gardiens de prison (67%) et pour les enseignants (65%).

Or, 49% des répondants sont favorables au congédiement des employés qui refuseraient de retirer leurs signes religieux. Seulement 35% d’entre eux souhaitent une «clause grand-père» pour protéger les acquis de ces employés.

«J’ai toujours dit que je serais à l’écoute de ce que veulent les Québécois. Là, je vois que les Québécois veulent pas mal ce que la CAQ a proposé», s’est réjoui le premier ministre Legault.

Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, estime qu’il est temps de mettre fin à une décennie de déchirements sur cette question depuis la publication du rapport Bouchard-Taylor.

La majorité parlementaire de la CAQ, à son avis, donnera les «coudées franches» au gouvernement pour faire avancer ce dossier.

«Alors il faut régler la situation. À partir du moment où les Québécois nous ont donné un appui majeur lors de la campagne électorale, on est légitimés d’aller de l’avant avec le projet de loi sur la laïcité», fait valoir M. Jolin-Barrette.

Des coups d’épée dans l’eau?

La CAQ risque tout de même de se heurter aux partis d’opposition dans ce domaine. Le Parti québécois (PQ) est d’accord avec la laïcité de l’État, mais a souhaité dans le passé une clause qui permettrait de garder les acquis des employés de l’État et des enseignants.

Manon Massé de Québec solidaire rappelle que le compromis Bouchard-Taylor n’incluait pas les enseignants et les éducateurs en service de garde. Elle souhaite également que la CAQ soit cohérente dans ses actions en retirant le crucifix de l’Assemblée nationale, par exemple.

Par Catherine Lévesque

Source : quebec.huffingtonpost.ca

Les lobbys et nos parlementaires

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Quel impact ont les lobbys sur les décisions de nos parlementaires et sur notre quotidien ? Plusieurs enquêtes usant du « big data » se sont efforcées de mettre ces influences en évidence

Tous les élus devraient déclarer leurs liens d’intérêts.

Sur la transparence du financement des partis.

Les élus doivent déclarer spontanément leur participation dans des conseils d’administration, des associations ou des fondations.

Il est attendu que les parlementaires s’expriment sur les thèmes auxquels ils sont sensibilisés. Mais, il ne doit pas y avoir d’interférence entre les devoirs du député, représentant du peuple, et les intérêts privés. Or, le cadre actuel dans le domaine des droits et devoirs des députés est clairement insuffisant.

Certains conseillers nationaux recourent ainsi généreusement aux motions pour favoriser des activités économiques dans lesquels ils sont impliqués. C’est entre autres le cas de l’agriculteur et de l’industrie.

La perception du contrôle parlementaire. Comment le rendre plus attractif ?

Si l’on se réfère à l’opinion commune, au moins, sur le parlement, on peut se poser légitimement la question de savoir si, le parlement ne fait pas du contrôle sans le savoir. Pour les Algériens, le parlement est d’abord l’institution qui vote la loi, même si, depuis quelque temps, une évidence s’est imposée à leurs yeux, à savoir qu’il n’est plus véritablement cette réalité statistique est souvent avancée.

Les observateurs avisés de la vie politique savent bien évidemment que la réalité n’est pas conforme à ce cliché. Si le gouvernement occupe une place très largement majoritaire dans l’initiative des lois, il ne s’agit pas forcément du meilleur baromètre pour mesurer la capacité législative du parlement. C’est une situation que l’on rencontre dans la plupart des grandes démocraties – y compris réputées plus parlementaires ,et cette observation statistique fait litière d’une réalité, à savoir que les parlementaires influencent beaucoup plus désormais les lois à travers l’exercice du droit d’amendement qu’à travers leur initiative originaire : si la proportion entre les projets et les propositions de loi, par rapport aux lois votées, a été relativement instable  si on analyse l’évolution  au cours des dernières années, c’est le nombre d’amendements déposés et retenus en définitive dans le texte de la loi qui a crû dans des proportions considérables. Certains, mais cela n’est pas tout à fait exact non plus, attribuent volontiers à cet accroissement des amendements la responsabilité directe de ce qu’ils dénoncent par ailleurs, à savoir l’inflation législative.

Une perception qui n’est pas toujours en rapport avec la réalité

La perception du contrôle parlementaire pour sa part est, pour l’instant du moins, très faible. Une étude réalisée à l’attention du président du Sénat, en 2008, et qui montrait l’ampleur que revêtaient désormais les actions de contrôle, concluait notamment à la nécessité de « mettre les résultats à la hauteur des efforts entrepris », notamment à travers une meilleure information [1][1] Rapport au président du Sénat sur « l’examen de la…

Cette faible perception du contrôle parlementaire trouve ses premières causes dans deux présupposés : le premier est que le pouvoir législatif disposerait d’une autonomie insuffisante par rapport à l’exécutif, du fait du système de la Ve République qui veut que la majorité parlementaire ait peu de liberté pour contrôler le gouvernement – en supposant qu’elle le souhaite – et que l’opposition est insuffisamment associée au système de décision. On trouve des traces de cet état d’esprit dans un rapport pourtant très favorable au parlement, celui de la commission présidée par M. Édouard Balladur.

Le deuxième présupposé est de nature historique et marquée par la portée singulière que l’histoire constitutionnelle française a attribuée au mot « contrôle ». Pour les Français, et même pour la doctrine, le contrôle parlementaire se résumerait principalement dans la capacité du parlement à mettre en cause la responsabilité du gouvernement.

Il s’agit bien entendu d’une réalité qui ne tient pas compte de l’introduction en France d’un système global de stabilité gouvernementale qui permet à notre pays d’obtenir, beaucoup par la Constitution et par la loi, un peu par les mœurs, ce que les autres pays obtiennent plus naturellement par un système bipartisan stable.

Cette notion imprègne tellement les esprits qu’elle vient d’être reprise par le Conseil constitutionnel lui-même dans sa décision sur le règlement de l’Assemblée nationale destinée à tirer les conséquences de l’entrée en vigueur de la révision constitutionnelle.

Le contrôle ne peut désigner que la mise en œuvre de l’article 49 de la Constitution. Toutes les autres procédures, dès lors qu’elles ne débouchent pas sur une sanction, doivent être considérées comme mettant en œuvre un pouvoir d’information du parlement et non pas de contrôle.

Si l’on peut comprendre qu’un certain purisme juridique et la crainte de voir réapparaître des procédures informelles de mise en cause de la responsabilité gouvernementale, tel qu’elles ont pu apparaître dans les républiques antérieures, et en particulier la IVe, puissent justifier de telles prises de position, elles ne sauraient être considérées comme résumant ce qu’est le contrôle parlementaire aujourd’hui.

Ce contrôle parlementaire est en fait beaucoup plus large et multiforme, et c’est ce qui constitue une première difficulté pour son appréhension. Si l’on devait se risquer à une définition, on pourrait le désigner comme « l’ensemble des moyens, juridiques ou non, mis en œuvre par les assemblées pour amener le gouvernement à s’expliquer sur les choix qu’il propose, l’adéquation des moyens affectés aux fins qu’il dit poursuivre, le mode d’emploi des fonds qui lui sont accordés par les assemblées, l’examen du fonctionnement des services publics qu’il dirige, les anomalies ou les dysfonctionnements dont ils peuvent être le théâtre et qui justifieraient des investigations particulières, les conditions dans lesquelles il met en œuvre la législation ».

Les modalités du contrôle

Derrière cette énumération, elle-même incomplète, peuvent ainsi être identifiés au moins cinq types de processus d’information qui conduisent, en fait, même en l’absence de sanctions juridiques, à un contrôle de l’action gouvernementale :

  • Le questionnement et les débats ;
  • L’analyse des projets de loi ;
  • Le contrôle budgétaire a posteriori ;
  • Les commissions d’enquête et les missions d’information ;
  • Le contrôle de l’application des lois.

Si le questionnement, qui peut sembler le moyen le plus naturel, paraît parfois se résoudre soit à la mise en exergue d’intérêts principalement locaux ou sectoriels (questions orales), soit à une forme d’échanges à la théâtralité avérée et parfois appréciée (questions au gouvernement), il constitue en fait un remède contre l’engourdissement de l’action gouvernementale au quotidien. Il pèse sur l’agenda des ministres et surtout sur le plan de charge de leurs collaborateurs. C’est à partir du processus de questionnement que se sont développées les multiples formes de débat qui émaillent désormais l’ordre du jour des assemblées et remplissent prioritairement la nouvelle semaine consacrée au contrôle.

L’analyse même des projets de loi, notamment de finances ou de financement de la Sécurité sociale, et les nombreuses auditions auxquelles elles donnent lieu, en attendant une véritable utilisation des études d’impact désormais obligatoires, constituent des sources inestimables d’information et autant d’obligations d’explication, souvent de véritables « tests » pour les membres du gouvernement. La désinvolture y est impitoyablement dénoncée, au point que la partie parlementaire de la vie ministérielle a crû de manière inversement proportionnelle à la perception que l’opinion peut en avoir : l’idée qu’un ministre pourrait ne pas déférer à la convocation d’un président de commission est devenue aujourd’hui quasi impensable.

Le contrôle budgétaire, qui s’appuie sur les pouvoirs propres des rapporteurs spéciaux des commissions des finances « sur pièces et sur place », sert de point d’appui à un contrôle d’exécution tout au long de l’année : le nombre de rapports ne cesse d’augmenter ; le contenu en devient de plus en plus technique et « pointu » ; il donne naissance à un dialogue fructueux avec la Cour des comptes et sert de cadre à des actions souvent partagées désormais entre majorité et opposition.

Organe emblématique et symbolique, la commission d’enquête ne représente plus l’arme ultime dont pouvaient rêver les parlementaires au moment de la mise en œuvre de la Ve République. Il est parfois tout aussi facile, sauf circonstance exceptionnelle, d’obtenir les renseignements demandés ou de dénoncer des abus par des voies moins solennelles, telles que les protéiformes missions d’information.

Le contrôle de l’application des lois enfin est une des voies sans doute les plus prometteuses pour peu qu’il devienne « une seconde nature » de l’action des commissions parlementaires ou des organes ad hoc que les assemblées pourraient mettre en place : il peut être statistique (vérification des suites réglementaires données aux dispositions législatives), qualitatif (pertinence et fidélité à l’intention des dispositions votées), ponctuel (coup de projecteur sur tel ou tel domaine), évaluatif (en attendant qu’un contenu concret et une méthodologie soient associés à la compétence constitutionnelle nouvelle d’« évaluation des politiques publiques »), rétroactif par l’impact qu’il peut avoir à son tour sur la qualité, l’adéquation aux besoins constatés et la rénovation de la législation.

Le contrôle est ainsi à son tour un moment reconnu dans le processus circulaire qui sous-tend le dialogue entre les législateurs et la société qui les a mandatés.

Décrire les différents processus de contrôle, même sommairement, donne en soi une explication majeure de la difficulté à le rendre perceptible par l’opinion : en fait de fonction parlementaire majeure, il s’agit d’un processus diffus et continu, qui n’emprunte pas le mode univoque et solennel de la législation.

Une fonction de contrôle plus concrète et plus visible

La question posée par l’affirmation constitutionnelle de la fonction parlementaire de contrôle est moins celle de son institution que la recherche des moyens nécessaires pour la rendre plus consciente pour les parlementaires, plus concrète et plus visible par nos concitoyens.

Dans un tel contexte, la révision constitutionnelle doit donc être remise à sa juste place : plutôt que de créer une nouvelle fonction, elle consacre une évolution qui n’est due qu’à la détermination des parlementaires eux-mêmes, majorité comme opposition.

Elle apporte cependant à l’exercice de cette fonction un certain nombre d’éclairages et de moyens qui peuvent aider à sa perception et qui doivent donc être pleinement inclus désormais dans la stratégie que chaque assemblée sera amenée à définir par les voies qu’elle choisira en toute autonomie.

La reconnaissance constitutionnelle d’une fonction de contrôle est en soi de nature à attirer l’attention sur son exercice ; elle l’est d’autant plus que la nouvelle rédaction de l’article 48 de la Constitution, en décidant qu’une semaine parlementaire sur quatre devrait être « réservée par priorité et dans l’ordre fixé par chaque assemblée au contrôle de l’action du gouvernement », constitue une invitation à porter au niveau de la séance publique des actions qui jusque-là y trouvaient peu de place.

La révision constitutionnelle introduit également dans le débat une notion nouvelle, en tout cas, à un tel niveau, celle d’évaluation des politiques publiques. Elle intervient ainsi dans un champ qui était très peu exploré, sauf, mais de manière balbutiante, au niveau de l’exécutif, et elle invite le parlement à définir le contenu de cette notion d’évaluation par rapport à la notion de contrôle elle-même. L’évaluation est-elle un visage du contrôle, est-elle une démarche différente et complémentaire ? Comment l’un et l’autre peuvent-ils s’articuler ?

À ce stade, aucune réponse certaine n’a encore été donnée. Le mot évaluation existait dans certaines lois, notamment celles qui avaient créé « les offices d’évaluation », dans les intitulés de certains services des assemblées parlementaires, mais sa liaison avec le contrôle était demeurée floue.

La révision oblige à poser la question au fond et à esquisser une distinction, d’ailleurs redoutable, si l’on prend en compte le rythme si particulier du temps parlementaire. Le contrôle est une notion politique et englobante qui renvoie à l’idée de sanction ou, au minimum, de fonction critique de l’action gouvernementale et administrative, laquelle implique souvent une réactivité à l’actualité.

L’évaluation évoque un temps plus long et appelle une méthodologie s’appuyant sur une forme d’expertise. C’est d’ailleurs ce que l’Assemblée nationale a bien compris puisqu’elle a considéré comme nécessaire de créer une nouvelle instance dite « comité d’évaluation et de contrôle » (cec), appelée à soutenir l’action des instances classiques telles que les commissions permanentes. Dans un domaine qui paraît éloigné de celui du contrôle, puisqu’il s’agit de la législation, la révision met également un nouvel outil entre les mains de la conférence des présidents, désormais constitutionnalisée : celle-ci reçoit la capacité de s’opposer à l’inscription d’un projet de loi dont l’étude d’impact lui paraîtrait insuffisante.

L’évaluation de la pertinence de l’étude d’impact est donc un champ nouveau susceptible de donner un premier contenu à l’évaluation parlementaire, c’est du reste également l’une des vocations affirmées du nouveau cec à l’Assemblée nationale.

Ces deux missions nouvelles de contrôle et d’évaluation du parlement ont également conduit les assemblées à veiller davantage à la lisibilité de leurs organes internes.

L’importance des commissions permanentes s’est trouvée confortée par la révision qui n’a que peu affecté leur nombre et a maintenu ce que certains appellent un « modèle français » d’élaboration de la loi. Toutes les tentatives qui auraient pu apparaître comme un dessaisissement de la capacité politique, non seulement de préparation de la loi, mais de contrôle des commissions permanentes, ont été écartées. Le cec n’est compétent, à l’Assemblée nationale, que pour les études dépassant la compétence d’une seule commission. Une tentative pour mettre en place au Sénat une structure de simple appui aux actions d’études et de contrôle par anticipation par rapport à la révision n’a pas abouti.

En revanche, les deux assemblées se sont accordées – fait digne d’être souligné – pour réduire le nombre des délégations créées par des lois successives et sans plan d’ensemble pour accroître leurs moyens d’information dans tel ou tel domaine particulier. Celles-ci sont désormais réduites à deux à l’Assemblée nationale (l’Office commun aux deux assemblées d’évaluation scientifique et technique et la Délégation aux droits des femmes, qui a son équivalent au Sénat) et à quatre au Palais du Luxembourg par la transformation de l’ancienne Délégation à la planification en Délégation à la prospective et de l’ancien Observatoire à la décentralisation, qui avait eu des difficultés à s’affirmer, en Délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation.

La révision a donc eu pour premier effet d’affirmer le caractère politique du contrôle et à en rendre plus lisibles les objectifs.

Le deuxième élément permettant d’accroître la perception de cette nouvelle compétence désormais consacrée est la prise de conscience de la nécessité d’une réflexion globale au sein de chaque assemblée susceptible, sinon de définir une stratégie collective de contrôle, au moins d’en esquisser les principaux axes.

L’Assemblée nationale a créé le cec qui peut y contribuer, le Sénat a mis l’accent, sans pour autant l’inscrire dans un texte, sur les possibilités de dialogue interne à sa conférence des présidents.

Les assemblées entendent ainsi remédier à l’une des difficultés principales pour bien faire connaître les actions de contrôle : le caractère pragmatique et diffus avec lequel les moyens et les formes nécessaires ont été définis. Chaque structure concevait son programme de façon autonome et il n’était pas rare que les auditions de telle mission d’information interne à une commission coïncident avec les travaux d’un groupe d’étude ou d’un rapporteur dans un autre, sans parler d’initiatives parallèles aux deux assemblées. Cette coïncidence est souvent apparue notamment entre les réflexions des rapporteurs spéciaux de la commission des finances et celles des rapporteurs pour avis sur le projet de loi de finances des autres commissions.

De la même manière, le rythme de parution des rapports ne faisait pas à proprement parler l’objet d’une programmation, et il était fréquent que toutes les structures de réflexion d’études ou de contrôle débouchent pratiquement au même moment, c’est-à-dire, à la fin de la session, aux environs du mois de juin. L’impact médiatique de chaque action s’en trouvait donc nécessairement réduit.

Une troisième question qui pouvait nuire à la perception du contrôle était sans doute aussi sa véritable absence de positionnement politique. On peut penser, en première analyse, qu’il est difficile à la majorité d’exercer la fonction de contrôle, et plus difficile à l’opposition de contribuer à l’action législative. Cette distinction est souvent faite et elle conduit la plupart du temps à penser que le contrôle est plutôt compatible avec la position d’opposant qu’avec la position de soutien du gouvernement.

Outre que cette conception repose davantage sur l’analyse du système parlementaire majoritaire tel qu’il fonctionne à l’Assemblée nationale, elle sous-estime deux autres réalités : la première est que le travail législatif, dans la phase intracommission avant la révision constitutionnelle, pouvait être le moment d’échanges très approfondis auxquels pouvaient contribuer aussi bien des membres de la majorité que de l’opposition. La seconde, comme il avait été possible de le constater à l’occasion de plusieurs travaux de contrôle, voire d’enquête, est que la nature du travail de contrôle se prêtait plus à une coopération entre personnalités de la majorité et de l’opposition que le travail législatif. C’est en matière de contrôle en effet que se sont constitué progressivement des « couples » de rapporteurs ou des « couples » président-rapporteur appartenant l’un à la majorité, l’autre à l’opposition. Le principe en est désormais consacré dans les règlements des deux assemblées. Cela est particulièrement net pour la composition des bureaux des commissions d’enquête elles aussi constitutionnalisées.

Cette reconnaissance du rôle de l’opposition au niveau de chaque instance est également évidente depuis l’instauration de droits spécifiques au profit des groupes d’opposition et minoritaires. L’existence d’un droit de tirage pour la création d’une instance temporaire de contrôle est désormais un des exemples de ces nouveaux droits (même si l’on doit, là encore, noter une différence entre l’Assemblée nationale et le Sénat).

Une fois ces questions de principe résolues ou au moins « mises sur la table », reste l’adaptation des procédures.

L’adaptation des procédures

Le contrôle parlementaire a souffert d’un défaut d’appréhension globale et d’une séparation excessivement étanche entre le rituel de la séance publique et le travail des commissions.

On ne peut nier que la procédure de questionnement en séance publique en fait partie, mais sa portée est fort différente du travail d’information et d’investigation réalisé au niveau de groupes plus restreints que sont les commissions permanentes ou non ou les divers organismes ad hoc créés par les assemblées ou les commissions permanentes elles-mêmes.

La révision constitutionnelle et la pratique invitent les assemblées à supprimer les solutions de continuité entre les deux exercices. Le contrôle qui se résume à la publication d’un rapport d’information, fût-il excellent, ne remplit pas totalement son but qui est de mettre à la disposition du public des éléments nouveaux d’information et de réflexion sur le fonctionnement de l’État en général.

Cette mise à disposition doit emprunter de manière organisée et systématique les différents canaux susceptibles d’atteindre le citoyen. Les assemblées ont su pour cela s’adapter à la nouvelle importance prise par les médias en se dotant d’outils qui se comparent avantageusement à ceux qui peuvent exister au niveau du secteur public et du secteur privé : relations de presse, divers processus d’éditorialisation pour rendre la matière parlementaire plus accessible, site Internet en perpétuelle évolution, chaînes parlementaires. Aux vidéos à la demande, blogs, forums ou autres opérations de « marketing civique » va s’ajouter la pénétration sur ce que l’on appelle les « grands réseaux sociaux ».

Le processus constitutionnel du contrôle ne peut cependant trouver sa pleine signification – et en ce sens le Conseil constitutionnel a raison – que s’il est conçu de manière à obtenir des effets tant politiques (explications) qu’administratifs (réformation des dysfonctionnements), voire législatifs (adaptation des textes en vigueur).

Dans ce contexte, le passage en séance publique auquel invite la révision constitutionnelle peut être porteur d’un profond changement dans les méthodes que les assemblées peuvent appliquer à ce type d’actions. Faire déboucher les travaux d’investigation en séance publique est un véritable défi, porteur très certainement de changements d’habitudes dans la pratique du débat parlementaire.

Le questionnement proprement dit doit s’adapter aux nouvelles habitudes générées par le développement de la société médiatique sans pour autant en partager les excès. L’histoire des assemblées sous la Ve République n’est d’ailleurs qu’une longue suite de recherche des formules les plus adaptées pour rendre le débat avec le gouvernement intéressant et compréhensible pour le téléspectateur ou l’internaute.

Les questions au gouvernement ne sont à cet égard qu’une étape. L’année 2009 a vu la naissance au Sénat et à l’Assemblée nationale d’un nouveau type de questionnement, celui des questions cribles sur un sujet déterminé (questions cribles thématiques). Fondé sur un échange plus rapide encore que les questions au gouvernement, et moins spectaculaire, il offre la possibilité d’une réplique au ministre.

Le processus de contrôle continu implique que les auteurs du travail d’investigation aient constamment présentes à l’esprit les suites concrètes susceptibles d’être données à leurs découvertes et à leurs réflexions.

L’action d’investigation devrait donc désormais, de façon quasi systématique, trouver un débouché en séance publique, soit pour préciser les conclusions à travers le dialogue non seulement avec le gouvernement, mais aussi avec les parlementaires qui n’ont pas participé à ces travaux, soit pour contraindre le gouvernement à s’expliquer devant la représentation nationale sur les constatations qui ont pu être faites.

La troisième piste peut consister dans un contrôle d’un nouveau type s’inspirant des anciennes questions orales avec débat, qui ont connu des fortunes diverses (elles avaient même un temps été supprimées à l’Assemblée nationale), et qui permettent de faire venir à l’ordre du jour un sujet sur un domaine particulier plus ou moins lié à l’actualité immédiate, sans qu’il soit nécessaire pour autant de mener de longues investigations préalables. C’est une des voies qu’ont suivie les assemblées depuis la révision constitutionnelle, et en tout cas le Sénat, et qui constitue un moyen commode de permettre à l’opposition d’inscrire un sujet portant sur un domaine de son choix à l’ordre du jour et de provoquer le débat (débat d’origine sénatoriale). L’expérience récente a d’ailleurs montré que, à travers ce type de démarche, il est possible, à partir d’un phénomène d’opinion ou d’un fait précis, de commencer à structurer une réaction collective, de faire apparaître la réalité et la complexité des problèmes posés et d’amorcer une régulation susceptible de déboucher au niveau législatif (garde à vue, service civique, protection de la vie privée, etc.). Au lieu d’attendre la réalisation des promesses gouvernementales quant au dépôt d’un futur projet de loi, ou une simple réaction des ministres compétents, cette nouvelle attitude d’esprit peut permettre aux parlementaires de prendre l’initiative au plus près du moment où la question se pose et/ou l’opinion publique réclame des explications ou des mesures. Le parlement peut ainsi acquérir le choix du moment et le choix des armes.

On peut espérer aussi que ces débats d’immédiateté puissent constituer des moyens de trouver d’autres voies que le simple dépôt d’un texte législatif qui, passé le moment d’annonce, viendra compléter les dispositions législatives inappliquées ou compliquer l’application des législations existantes.

Le parlement, vrai relais des préoccupations des citoyens

Ainsi la fenêtre de la semaine de contrôle peut-elle insensiblement transformer profondément les relations entre le parlement et le processus gouvernemental et faire du parlement ce que les citoyens souhaitent, à savoir un véritable relais de leurs préoccupations. Dans ce contexte, il y a fort à parier que les divergences entre la majorité et l’opposition pourront apparaître plus difficiles à structurer dans la mesure où les parlementaires, quelles que soient leurs appartenances, ne peuvent être insensibles aux mouvements ou autres faits d’opinion.

Une autre question très importante, qui se trouve posée par la mise en exergue de cette action de contrôle, est le sacro-saint partage entre le débat en séance publique et en commission. Les commentateurs de la révision ont eu un peu trop tendance à considérer qu’elle devait fondamentalement changer le rapport entre le temps de la commission et le temps de la séance publique. Les évolutions à cet égard seront, à l’évidence, longues à se manifester, et ce d’autant plus que le texte positif issu de la révision constitutionnelle ne l’annonce pas : s’il n’exclut pas la possibilité de légiférer en commission, il n’en fait nullement la norme. Donner à la commission la responsabilité d’élaborer le texte ne signifie pas qu’elle l’adopte définitivement. Le passage en séance publique garde, notamment pour l’opposition, toute sa valeur. Le bruit médiatique y est, malgré ses imperfections, supérieur. Il ne peut en aller autrement que si les règles de publicité des débats en commission sont adaptées tout en conservant le rôle de « creuset » de la position parlementaire que celle-ci doit demeurer.

En ce qui concerne le contrôle, il peut en aller, sans doute, différemment. Quels que soient les efforts faits, en effet, pour adapter le processus de contrôle aux contraintes de la séance publique, il est probable qu’il ne sera pas possible d’occuper les semaines de contrôle par des débats successifs, même sur des modes divers, tout au long de la session parlementaire. Il convient donc de rechercher un cadre d’expression qui autorise plus de souplesse tout en assurant la publicité nécessaire.

À cet égard, les assemblées ont sans doute à convaincre le gouvernement que le fait de ne pas multiplier les séances durant les semaines réservées prioritairement au contrôle ne signifie pas que l’hémicycle soit disponible pour les actions gouvernementales. Dans cet espace qui leur est réservé, les parlementaires doivent être libres de choisir la manière dont ils l’occupent : ce peut être en séance publique dans les hémicycles traditionnels, ce peut être aussi en séance publique dans des enceintes plus restreintes, plus adaptées à des procédures d’investigation, aux échanges de vues interactifs, aux tables rondes. Une fois l’espace de l’hémicycle sanctuarisé, l’actualité de la semaine peut être réservée à des travaux de commissions temporaires ou non, élargie aux parlementaires qui le souhaitent et susceptible d’être l’occasion de rencontres, non seulement avec le gouvernement, mais aussi avec les organisations ou associations représentatives de tel ou tel secteur, et – pourquoi pas – le public.

Le temps du contrôle pour le compte du citoyen, à qui il prête ses moyens et ses armes, peut aussi être le temps de l’écoute du citoyen, voire de sa participation, les trois étant, dans une démocratie majeure, difficilement dissociables.

Le fait de pouvoir disposer une semaine par mois d’un temps de contrôle va aussi nécessairement entraîner les assemblées à revoir le calendrier de leurs actions à cet égard.

Historiquement né de la nécessité pour le souverain de s’assurer du consentement de son ou ses peuples à l’impôt, le contrôle s’est niché et greffé autour du projet de loi de finances. Celui-ci constituait la seule fenêtre susceptible d’obliger le gouvernement à « rendre compte ». Il a servi de point d’appui à des débats multiples, mais qui, par leur caractère répétitif, ont perdu progressivement de leur efficacité. Désormais, plus de nécessité absolue de concentrer ces questionnements sur la période budgétaire financière ou sociale. On devine les immenses innovations qui deviennent possibles, surtout si l’on veut bien prendre en considération le fait que, par ailleurs, les relations entre les parlements nationaux et le processus d’élaboration des normes au niveau européen peuvent fournir des occasions permanentes d’expliciter et de porter à la connaissance du public les enjeux d’une législation commune à la fois surestimée et sous-estimée, car très largement encore ignorée.

En résumé, le champ du contrôle est aujourd’hui un champ d’innovation et d’expérimentation de nouvelles techniques de fonctionnement du parlement. Il est ainsi une invitation à une réflexion des assemblées sur elles-mêmes et sur les meilleures voies de leur propre efficacité. Elles sont donc invitées à imaginer de manière nécessairement collective en leur sein de véritables programmes annuels de contrôle, surtout si elles veulent pleinement bénéficier des ressources que la Constitution leur confirme à travers la consécration du rôle de la Cour des comptes et les réflexions en cours sur la constitution d’un grand organisme national d’audit.

Cette programmation implique aussi de prendre acte d’une différence de nature entre ce que l’on pourrait appeler le contrôle d’investigation long et le contrôle de réaction ou d’actualité. Le premier est le seul à pouvoir vraiment s’inscrire, au moins en partie, dans le cadre d’une évaluation, car il appelle une programmation discutée très en amont de manière collective. Le second participe davantage de l’essence de la vie politique et il doit pouvoir bénéficier d’espaces largement ouverts dans lesquels, en particulier l’opposition, les groupes minoritaires, mais aussi la majorité, peuvent trouver matière à s’exprimer. Le risque, pour le gouvernement, du contrôle parlementaire a en effet changé de nature. Il ne court plus, contrairement aux craintes implicites du Conseil constitutionnel, celui d’être renversé sur un vote de rencontre ou d’inadvertance. Le risque peut devenir une chance : celle d’apprendre du parlement tel ou tel dysfonctionnement de sa propre administration et de bénéficier de l’information parlementaire pour mieux exercer encore la fonction qui lui a été confiée à travers les élections.

L’épanouissement de la fonction de contrôle et d’évaluation se situe donc désormais dans un contexte fondamentalement différent de celui dans lequel elle a été conçue traditionnellement en France. Elle ne se résout pas à on ne sait quelle bataille entre le législatif et l’exécutif ni même l’opposition et la majorité. Elle est le lieu et le moment où les pouvoirs publics constitutionnels, en général, marquent leur capacité d’écoute par rapport à leurs mandants et inventent ensemble la pratique politique susceptible de rapprocher l’action de l’État et la demande de ceux qu’il administre.

Notes

Rapport au président du Sénat sur « l’examen de la fonction de contrôle au Sénat et les moyens de sa valorisation » par Gérard Miquel, questeur du Sénat, assisté de Georges-Éric Touchard, directeur du secrétariat général de la présidence.

Résumé

Français

En attribuant explicitement aux assemblées parlementaires le contrôle du gouvernement, la révision constitutionnelle consacre une évolution des procédures de contrôle développées à la seule initiative des parlementaires eux-mêmes. Elle les incite à des évolutions sensibles dans plusieurs directions : une réflexion interne collective sur la signification de cette fonction, son articulation avec celle d’évaluation des politiques publiques, la nécessaire programmation des actions auxquelles elle donne lieu, son affirmation comme compétence commune à l’opposition et à la majorité. Elle les invite aussi à en repenser les procédures pour les adapter au débat public, réduire la distance entre séance publique et commission, et se préoccuper de sa lisibilité et de son efficacité. En affirmant cette fonction, la révision oblige les assemblées à faire preuve d’imagination et à procéder à une transformation radicale de leurs pratiques : temps pour le compte du citoyen, à qui il prête ses moyens et ses armes, le temps du contrôle doit devenir celui de l’écoute du citoyen, voire de sa participation.

Samir Aboun

 

 

Bouteflika affiche son intention de briguer un 5e mandat

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Le président Abdelaziz Bouteflika compte rester au pouvoir, durant le prochain quinquennat. C’est en tout cas ce qui ressort d’un message lu en son nom par le secrétaire général de la présidence de la République, Habba Okbi, devant les walis réunis aujourd’hui mercredi à Alger.

« Certes, nous avons réalisé beaucoup de travail, notamment durant les deux dernières décennies où nous sommes parvenus à améliorer l’ensemble des indicateurs fondamentaux de développement. Néanmoins nous nous apprêtons, dans l’étape à venir, à nous aller vers un processus dont les enjeux  sont le défi de la qualité, l’efficacité économique et l’intégration du développement durable », a déclaré le SG de la présidence au nom de Abdelaziz Bouteflika.

Le chef de l’Etat, selon ce même message, a ajouté « nous continuerons nos efforts car nous sommes convaincus que nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère avec de nouvelles priorités et des orientations différentes… ».

Les formules  « l’étape à venir » et « nous continuerons »  laissent comprendre que le locataire d’El Mouradia, ou plutôt de la résidence de Zeralda, envisage de se représenter à l’élection présidentielle de 2019, en dépit de son état de santé. Cette option était affichée par les partis FLN et RND qui ne cessent d’appeler le président Bouteflika à « poursuivre son œuvre ».

Le chef de l’Etat, à en croire ce message lu en son nom par Haba Okbi, n’a pas manqué de fustiger ses détracteurs : « Les manœuvres politiciennes que nous observons à l’approche de chaque échéance cruciale pour le peuple algérien est la preuve tangible de ces intentions inavouées, qui s’éclipsent dès que notre valeureux peuple leur tourne le dos ».

La même source a ajouté, en s’adressant aux walis, « si certains réduisent les enjeux du présent et de l’avenir au changement et à la succession des responsables et des personnes, et entreprennent, pour des raisons obscures, de propager cette idée, vous savez, vous qui êtes sur le terrain, à relever au quotidien les défis sécuritaires et socio-économiques, que l’enjeu est beaucoup plus grand ».

Il faut signaler enfin qu’une large frange de l’opinion publique et de la classe politique algériennes considère que le président Bouteflika, malade depuis 2013, n’est plus en mesure d’inspirer des messages, et encore moins à diriger le pays.

Farouk Djouadi

Source : El Watan

Les frais de scolarité inaccessibles aux étudiants étrangers en France

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Campus France a apporté des précisions sur la hausse des frais de scolarité dans les universités françaises qui touchent les étudiants étrangers non européens. Ces frais sont de 2 770 euros pour une année en cycle de Licence ; 3 770 euros pour une année en cycle Master  et 3 770 euros pour une année en cycle de Doctorat, précise Campus France.

Pour les étudiants européens, pas de changement. Les frais de scolarité sont de 170 euros pour une année en cycle de Licence ; 243 euros pour une année en cycle de Master ;  601 euros pour une année de cursus en formation d’ingénieur dans un établissement sous tutelle du ministère en charge de l’enseignement supérieur et 380 euros pour une année de Doctorat, selon Campus France.

Sept catégories d’étudiants étrangers non européens ne sont pas concernés par la hausse des frais de scolarité parmi lesquels figurent ceux « déjà inscrits dans un cycle d’étude (Licence, Master ou Doctorat) et le poursuivant en 2019 ».

Source : TSA