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mardi 7 avril 2026
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« Gilets jaunes »: scènes de chaos à Paris

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Protestors stands in front of a fire of furnitures during a protest of Yellow vests (Gilets jaunes) against rising oil prices and living costs near the Arc of Triomphe on the Champs Elysees in Paris, on November 24, 2018. - Security forces in Paris fired tear gas and water cannon on November 24 to disperse protesters. Several thousand demonstrators, wearing high-visibility yellow jackets, had gathered on the avenue as part of protests which began on November 17, 2018. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

Après des échauffourées près des Champs-Elysées, des heurts s’étendaient samedi après-midi à plusieurs autres quartiers de Paris dans une grande confusion, en marge de la mobilisation des « gilets jaunes » qui rassemblait quelque 40.000 personnes à travers la France.

https://youtu.be/UztI8cXuhMk

En milieu d’après-midi, des manifestants parfois violents ont investi plusieurs rues et avenues du centre et nord-ouest de la capitale, incendiant parfois des mobiliers urbains, croisant le fer avec les forces de l’ordre et donnant parfois lieu à des scènes de guérilla urbaine, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Au début de cette troisième journée de mobilisation nationale, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait mis en cause « 1.500 perturbateurs » dans la capitale quand son secrétaire d’Etat Laurent Nunez en dénombrait deux fois plus.

Boulevard Haussmann, non loin des grands magasins, où quelque 300 manifestants étaient rassemblés, des personnes cagoulées ont pris à partie des pompiers venus éteindre des poubelles et véhicules incendiées, arrachaient des vélib’ et érigeaient des barricades de fortune.

« C’est la guerre », lâche, en pleurs Sélim, un salarié d’une galerie d’art pris dans les échauffourées.

Place de l’Opéra ou surtout rue de Rivoli, qui relie la place de la Bastille à la Concorde en passant par Le Louvre, des centaines de personnes étaient elles aussi rassemblées dans un climat de très grande tension, essuyant les tirs de gaz lacrymogènes des forces de l’ordre et refluant au gré des interventions des policiers.

Au total, 146 personnes avaient été interpellées à Paris en milieu d’après-midi soit davantage que lors de la précédente action dans la capitale le 24 novembre, selon le bilan officiel. 65 personnes ont été blessées, dont 11 parmi les forces de l’ordre.

– « De pire en pire » –

« Ca fait quinze jours qu’on essaye de se faire entendre et y a rien qui bouge. Il va falloir à un moment que Macron nous entende sinon ça va être de pire en pire », a déclaré Gaetan Kerr, 52 ans, agriculteur venu de l’Yonne, non loin des Champs-Elysées

C’est dans ce quartier, sur le rond-point de l’Étoile, que les premiers heurts de la journée ont éclaté vers 8H45 quand des manifestants ont, selon une source policière, tenté de forcer un barrage. Les forces de l’ordre ont alors répliqué par des tirs de lacrymogène.

Les échauffourées se sont d’abord concentrées autour de l’Arc de Triomphe et notamment près de la flamme du soldat inconnu où des manifestants ont entonné une Marseillaise. Un tag « les gilets jaunes triompheront » a été peint sur le monument.

« Au risque de paraître vieux jeu, je veux dire à quel point j’ai été choqué par la mise en cause de symboles qui sont des symboles de la France », a réagi le Premier ministre Edouard Philippe.

Après ces premiers heurts, les manifestants ont reflué vers d’autres quartiers et dans des avenues adjacentes, notamment la prestigieuse avenue Foch où un tractopelle a été incendié et une remorque de chantier renversée.

Sur l’avenue des Champs-Elysées, sécurisée depuis 6H00 du matin par un quadrillage policier très serré, la situation était plus calme et les manifestants craignaient que leur message soit éclipsé par les heurts, après les violences qui avaient déjà éclaté le 24 novembre.

« Nous sommes un mouvement pacifique, c’est juste que nous sommes désorganisés, c’est le foutoir car nous n’avons pas de leader », déplorait Dan Lodi, retraité de 68 ans. « Il y a toujours des abrutis venus pour se battre, mais ce n’est pas du tout représentatif. »

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a, elle aussi, déploré les violences, estimant que cela « discrédite un combat légitime qu’exprimaient beaucoup de +gilets jaunes+ ».

plusieurs figures de l’opposition ont accusé le gouvernement de mettre en scène ces violences pour discréditer le mouvement des « gilets jaunes ». Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a ainsi dénoncé un « incroyable acharnement » contre les manifestants estimant que le pouvoir cherche « un grave incident pour jouer sur la peur ».

Pour le porte-parole des Républicains (LR) Gilles Platret, « il est impératif » que l’exécutif « fasse un geste significatif en direction des justes réclamations des +gilets jaunes+ ».

– Incidents à Nantes –

Lancé il y a quinze jours hors de tout cadre politique ou syndical, le mouvement des « gilets jaunes » se poursuivait également en dehors de Paris, le plus souvent dans le calme. A la mi-journée, la mobilisation réunissait quelque 36.000 personnes sur l’ensemble de la France, dont 5.500 à Paris, selon les chiffres gouvernementaux. La première journée nationale, le 17 novembre, avait réuni 282.000 personnes, et la deuxième 106.000, dont 8.000 à Paris.

Plusieurs opérations de blocage et de filtrage étaient recensées notamment dans le Var au péage de Bandol sur l’A50 et dans les Bouches-du-Rhône aux barrières de péage de La Ciotat.

A Nantes, une cinquantaine de « gilets jaunes » ont fait irruption à deux reprises samedi matin sur le tarmac de l’aéroport de Nantes Atlantique tandis que de brèves échauffourées ont éclaté à Strasbourg.

Dans le sud-ouest, les « gilets jaunes » ont lancé des opérations « barrages filtrants » à Cahors (Lot), et dans 7 villes du Tarn. Sur l’autoroute A9, les manifestants ont ciblé le péage du Perthus, à la frontière entre la France et l’Espagne. A Toulouse, un face-à-face tendu opposait « gilets jaunes » et forces de l’ordre dans le centre ville.

« La taxe sur le diesel, c’est une goutte d’eau. Il y a trop d’inégalités, plus ça va plus on s’enfonce, nous et surtout nos enfants », a déclaré Chantal, 68 ans, retraitée du secteur public lors d’un rassemblement à Lyon.

Annie, 52 ans, ancienne employée d’usine au chômage, est venue pour son pour son fils de 17 ans qui voudrait trouver un apprentissage mais n’y arrive pas : « Entre ce qui est dit et la réalité, y a un fossé énorme ».

Malgré l’annonce par Emmanuel Macron de prochaines mesures pour répondre à la « colère légitime » des manifestants, le mouvement qui a essaimé hors de tout cadre syndical ou politique continue d’engranger des soutiens, dans les collectifs de banlieue comme à l’ultradroite.

Un « rassemblement des artistes » prévu devant l’Olympia à l’initiative de l’humoriste Gérald Dahan a en revanche tourné court.

AFP

Mystérieux appels à manifester à Alger

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De mystérieux appels à manifester, ce samedi, à Alger sont relayés sur les réseaux sociaux depuis hier vendredi. Les messages partagés par des anonymes appellent à se rassembler dans le quartier d’El Kettani à Bab El Oued, en début d’après-midi, pour « une marche pacifique ».

Un message vocal dont l’auteur et l’origine sont inconnues est largement partagé entre les jeunes. « C’est un message à tous les zawalis (démunis) qui subissent des injustices dans ce pays. Ce samedi, faisons une marche, après dhohr à El Kettani, contre le cinquième mandat. Nous sommes tous des jeunes, nos frères meurent en mer, soit nous arrangeons les choses soit nous les aggravons », dit le message.

Ces appels à manifester qui sont pourtant passés presque inaperçus semblent inquiéter les autorités. À plusieurs carrefours d’Alger-centre et ses environs, un déploiement inhabituel de policiers a été constaté ce matin. A la place Audin, par exemple, plusieurs fourgons de transport des policiers antiémeute sont stationnés.

Jeudi, des jeunes ont organisé une manifestation surprise  à Alger-centre. Le cortège formé de plusieurs dizaines de manifestants, dont une majorité de jeunes, est parti de la rue Khelifa Boukhalfa et est arrivé jusqu’à la place Audin après avoir parcouru la rue Didouche Mourad.

Par:  

Source : TSA

[+212] « Pousse-toi de là, salope »

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Trois femmes racontent les violences subies dans l’espace public.

« Je voudrais pouvoir sortir à pied dans les rues du Maroc sans avoir à craindre le regard des autres ».

La rubrique +212 est un espace de dialogue et d’échange, une fabrique d’idées. Elle rassemble un faisceau de regards sur le Maroc, formulés de l’extérieur vers l’intérieur par des plumes expatriées, exilées, émigrées, nomades, membres de la diaspora marocaine à l’étranger.

PARIS – Ces textes ont été écrits par des participantes de l’atelier d’écriture “Arbre à palabres”, organisé par #ZankaDialna à Paris, le 25 novembre dernier, dans le cadre de la campagne d’ONU Femmes contre les violences faites aux femmes. Chaque participante a mis à l’écrit un témoignage d’une expérience de violence dans l’espace public et une projection dans un espace public apaisé, sécurisé. Comme vous pourrez le lire ci-dessous, le troisième et dernier témoignage ne comporte pas de partie relative à l’exercice de projection, la jeune femme ayant préféré se concentrer sur son témoignage.

#ZankaDialna (la rue est à nous) est une initiative marocaine, artistique citoyenne, et spontanée dont l’objectif est de rendre aux femmes leur place dans l’espace public et de lutter contre les violences faites aux femmes, en utilisant l’art comme principal vecteur.

Bouchra*, 24 ans

“Je devais avoir douze ans au Maroc, à Mehdia, là où j’ai toujours vécu jusqu’à mes 17 ans. Je revenais de chez une amie en fin d’après-midi, je devais avoir marché au maximum dix minutes à pied, en passant par des rues que je connais, où en principe je devais me sentir en sécurité. Deux hommes m’ont sifflée et suivie sur quelques mètres en insistant. Je ne me souviens pas de ce qu’ils disaient mais je sentais le côté pervers de leur approche. J’avais peur, je me sentais en danger et impuissante. J’ai accéléré le pas et couru jusqu’à chez moi. Rentrée en larmes, en suffoquant, je suis directement allée dans les bras de ma mère. Mon père et mon oncle étaient là aussi. Après avoir expliqué ce qu’il m’était arrivé, ils m’ont emmenée avec eux, je leur ai montré les deux hommes qui étaient encore dans le coin. Ils se sont expliqué avec eux avec les poings. Et là, je me suis demandé si c’était comme ça que je pouvais éviter d’être embêtée dans la rue. En sachant me défendre physiquement? Pas autrement ? Et si j’en suis incapable, je ne sors pas de chez moi?”
*
“L’espace public idéal serait un espace public où je me sentirais constamment en sécurité, quelle que soit l’heure. Je voudrais pouvoir compter sur un étranger dans la rue si on m’agresse. Je voudrais que les rues soient éclairées partout le soir, ne pas avoir à regarder l’heure le soir avant de sortir de chez moi pour prendre le métro. Je voudrais que chaque homme me regarde avec respect même si je porte des talons haut et une jupe. Je ne voudrais me poser aucune question avant de m’habiller pour aller courir ou aller faire les courses au Maroc. Je voudrais pouvoir sortir à pied dans les rues du Maroc sans avoir à craindre le regard des autres: ni celui d’une femme qui estimerait que je ne suis pas assez couverte, ni celui d’un homme qui me juge également parce que je suis sortie en short et T-shirt en ville”.

Nada*, 28 ans

“C’est à l’âge de 13 ans que j’ai découvert l’effet de mes rondeurs de femme sur la gent masculine. Regards appuyés et compliments, remarques désobligeantes et attouchements, ou de simples sifflements qui sont devenus dérangeants et irritants. La première fois qu’un homme a touché mes parties génitales, c’était à 13 ans, alors que je jouais encore au ballon
et que bien que mon corps se soit transformé, mon âme, elle, était encore celle d’une enfant. Mes fesses ont été effleurées, touchées, attrapées, violentées, à 13 ans, 15 ans, 17 ans, et il y a quelques semaines, à 21 ans, sans que je n’aie rien demandé. À Paris, Casablanca et Marrakech, ils étaient enfants, adolescents et hommes adultes, j’étais en maillot, en jean, et en manteau, mais à aucun moment je n’ai été consentante et à chaque fois, j’ai été rongée par la colère, la honte et la culpabilité”.
*
“J’aimerais qu’un jour je puisse sortir sans craindre les hommes, leur hostilité ou leur admiration offensive, sans me soucier de ma tenue ou de ma démarche, sans sentir les regards, certes passifs mais très expressifs, qui me déshabillent et me font sentir mal à l’aise. J’aimerais qu’un jour je puisse me sentir humaine avant de me sentir comme un objet sexuel animé. J’aimerais pouvoir laisser ma fille sortir prendre l’air, sans penser qu’elle sera sexualisée, dérangée et sifflée par les jeunes garçons à peine pubères du quartier. Notre seul espoir est l’éducation. Éduquons nos fils, nos petits fils, et nos frères. Éduquons les générations à venir et apprenons-leur que la femme, avant toute attribution de rôle social, est un être humain, un individu, doté d’une raison et d’une âme, exactement comme son semblable masculin.”

Ilham*, 29 ans

“Pousse-toi de là, salope”

Paris, métro Anvers, avril 2014. J’ai 24, bientôt 25 ans, ma vie professionnelle a démarré depuis bientôt 2 ans. Et j’essaie de m’y faire, à ce nouveau rythme infernal, ce quotidien exigeant, cette nouvelle vie. Ce n’est pas tous les jours facile, et je rentre souvent le soir à la maison épuisée, irritée, un peu envie qu’on me laisse tranquille. Ce jour-là, il est 20 heures, je sors de la bouche de métro, prise dans le flot de parisiens pressés qui accélèrent le pas, jouent des coudes, se bousculent pressés, stressé, vous imposant la même cadence.
À peine sortie de terre, je m’engage dans cette grande allée bordée d’arbres où trainent parfois des groupes –souvent masculins– toujours en bande et désœuvrés. Je bouscule négligemment cet homme, sans le faire exprès, un peu fort mais rien de dramatique non plus et, un peu de mauvaise humeur, marmonne un vague “désolée” entre mes dents à la place de m’adoucir et de mon habituel “pardon” accompagné d’un grand sourire fraternel. Cet homme est plutôt jeune, la trentaine maximum, visage dur que je crois reconnaitre d’Afrique de l’Ouest, il a les yeux un peu fous. Je le remarque tout de suite. Brille dedans une lueur un peu malveillante, presque de haine pour le monde qui l’entoure. Il me rattrape par le bras et me ramène violemment à lui. “C’est quoi ton problème?”. Je le toise, courageuse et lui demande de ne pas me toucher en rajoutant: “Je ne t’ai pas vu, désolée”, “mais tu ne me touches pas stp”. Ses amis se rapprochent peu à peu et nous encerclent, j’entends ”ça va, laisse-là”. Mon rythme cardiaque s’accélère. Il ne m’a toujours pas lâché le bras. Je tente, dans un mouvement brusque, de me dégager, et là, avant que mon cerveau puisse analyser ce qu’il se passe, je suis à terre, entièrement exposée à eux, et il se met à me frapper avec ses pieds.
Je suis tétanisée. La peur est plus forte que la douleur. Je ne crie même pas. Je me souviens juste d’un énorme rush d’adrénaline qui monte dans mon corps pendant que je prends les coups. Je tente de me relever, comme un robot, en me protégeant tant bien que mal de lui. Ses yeux sont révulsés de rage. Je m’interroge intérieurement “qu’est-ce que je lui ai fait?”. Je réalise que ses amis l’entourent par la taille, dans une tentative de maitrise. Il se débat un peu et finit par lâcher en crachant sur le sol “vas-y, pousse-toi de là salope”. Nous sommes au beau milieu du passage, à 20 heures, partout autour de nous, des gens marchent dans la rue, parfois nous frôlent sur leur chemin. Certains regardent la scène, attendent un peu, hésitent. Aucun cependant ne s’arrête vraiment. Personne n’intervient.
C’est la chose dont je me souviendrai le plus des années plus tard quand je repense à ce moment. C’est aussi ce que je me martèlerai dans ma tête en rentrant chez moi ce soir-là, encore et encore, et qui m’obsèdera: “personne ne s’est arrêté pour toi, personne ne t’a aidée”. Les larmes qui montent sont si fortes, honte et colère mêlées me submergeant, qu’elles me brûlent les yeux. Je rentre chez moi tête baissée.
Sur une centaine de mètres, je me fais raccompagner par un de ses amis. Je n’ai même plus la force d’avoir peur. Très grand, 1m90, baraqué, look de videur de boîte de nuit, il se montre extrêmement gentil avec moi –sursaut de culpabilité, courtoisie ou humanité?– il me dit: “j’ai une sœur et une mère tu sais, c’est pas cool ce qu’il a fait”. Je suis dans un tel état de choc, je ne réalise pas vraiment qu’il me parle, je ne sais même pas les mots que je balbutie poliment en retour.
Et là, coup de théâtre ultime de cette pièce sordide, il me demande: “et sinon, t’as pas un 06?”

*Les prénoms ont été modifiés pour préserver l’anonymat des intéressées.

Jeune femme anonyme Citoyenne marocaine.

Source : huffpostmaghreb.com

L’ancien président américain George Bush meurt à 94 ans

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L’ancien président américain George H. W. Bush, atteint de la maladie de Parkinson, est mort à l’âge de 94 ans.

L’ancien président des États-Unis George H. W. Bush est mort à l’âge de 94 ans, qui dirigea son pays de 1989 à 1993 durant la fin de la Guerre Froide, a annoncé tard vendredi soir son fils George W. Bush.

« Notre cher papa est mort ». « Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d’annoncer qu’après 94 années remarquables notre cher papa est mort », a déclaré George W. Bush dans un communiqué publié sur Twitter par un porte-parole de la famille. « George H.W. Bush était un homme doté d’une noblesse de caractère et le meilleur père qu’un fils ou une fille aurait pu souhaiter ».

L’actuel président américain Donald Trump a salué le « leadership inébranlable » de son prédécesseur, qui restera également dans l’Histoire pour avoir engagé les Etats-Unis dans la libération du Koweit, après l’invasion de ce pays par les troupes irakiennes de Saddam Hussein.

« Le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains », a réagi Trump. « A travers son authenticité, son esprit et son engagement inébranlable en faveur de la foi, de la famille et de son pays, le président Bush a inspiré des générations de concitoyens américains », a affirmé Donald Trump dans un communiqué transmis depuis Buenos Aires où il assiste au sommet du G20.

« L’Amérique a perdu un patriote et un humble serviteur », a assuré pour sa part Barack Obama, rendant hommage à son action qui a permis de « réduire le fléau des armes nucléaires et de former une vaste coalition internationale pour expulser un dictateur du Koweit ». Barack Obama a aussi estimé que la diplomatie de George W. H. Bush avait contribué « à mettre fin à la Guerre froide sans tirer un coup de feu ».

Le décès de l’ancien président américain survient quelques mois seulement après celui de son épouse Barbara, avec laquelle il est resté marié 73 années. Le couple a eu cinq enfants et 17 petits-enfants. Les détails sur les funérailles seront communiqués en temps voulu, a précisé le porte-parole de la famille Bush.

Battu par Clinton en 1992. Après avoir été pendant huit ans le vice-président de Ronald Reagan, George Bush était entré à la Maison-Blanche comme 41e président des Etats-Unis. Briguant un second mandat, il avait été nettement battu fin 1992 par le candidat démocrate Bill Clinton.

Europe1

 

Ouyahia incite les walis à utiliser la force publique pour “maintenir l’ordre »

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Ahmed Ouyahia, qui a brillé par son absence à l’ouverture mercredi 28 novembre de la rencontre Gouvernement-Walis, s’est bien rattrapé à la clôture. Après le message de Bouteflika à l’ouverture, le premier ministre n’a pas voulu paraître moins dur. Bien au contraire.

S’adressant aux commis de l’Etat, Ahmed Ouyahia a responsabilisé les walis dans la gestion des troubles à l’ordre public et les a exhorté à lutter contre le “désordre” par la “prévention mais aussi par la répression”.

Exhortant les walis à faire appel aux associations financées par l’argent public, Ahmed Ouyahia a rappelé que “l’Etat soutient un nombre incalculable d’associations locales qui doivent être mises à contribution dans la sensibilisation des citoyens contre les incidents et dérapages sur le terrain”.

Il les incitera, dans ce sillage, à ne pas hésiter à faire appel à la force publique pour “maintenir l’ordre”. Pour lui, l’application de la loi passe aussi par la réquisition “d’importantes forces de police et de gendarmerie parfaitement formées pour contenir toutes tentatives de semer le troubles dans les cités, dans les stades et sur la voie publique”.

Ahmed Ouyahia a également exhorté les walis à communiquer. Soulignant que la communication est une véritable “lacune” de la gouvernance en Algérie, le Premier ministre a affirmé que cette défaillance s’est “aggravée” avec le développement des réseaux sociaux.

Ahmed Ouyahia a incité, donc, les walis à “communiquer davantage”, à “utiliser les radios locales” et à utiliser aussi “la toile pour propager leur communication” et “lutter contre les rumeurs et les informations subversives”.

HuffPost Algérie

France : vers une interdiction de la fessée

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Mother Hitting Young Daughter

Les Français vont-ils révolutionner leurs pratiques éducatives ? La loi doit-elle défendre aux parents de donner des gifles, des tapes ou des fessées à leurs enfants ? Jeudi, l’Assemblée nationale s’est penchée sur le délicat sujet de l’interdiction des « violences éducatives ordinaires» dans le Code civil. Le texte de la députée Maud Petit (MoDem), qui a reçu l’appui du gouvernement, du groupe LaREM et d’autres élus de gauche, propose de signifier aux parents que l’autorité parentale s’exerce « sans violences physiques ou psychologiques ». L’exposé des motifs du texte cite pêlemêle les « châtiments corporels », les « secousses », les « tirages de cheveux » mais aussi les « moqueries, propos humiliants, cris, injures, menaces… ».

Cette proposition ne prévoit cependant aucune sanction à l’encontre des parents. Sur le plan pénal, les violences à l’encontre des enfants peuvent déjà être punies si elles sont jugées graves.
Les défenseurs de l’interdiction de la fessée mettent donc en avant un texte symbolique et pédagogique pour lutter contre l’idée qu’« une petite claque n’a jamais fait de mal ». Cette proposition a aussi pour objectif d’en finir avec le « droit de correction », hérité du XIXe siècle, et aujourd’hui encore reconnu par les tribunaux s’il est « proportionné». Le deuxième article de cette proposition prévoit enfin un état des lieux des « violences éducatives », préalable à une politique de sensibilisation et d’accompagnement des parents.

Si les défenseurs des bienfaits éducatifs de la fessée sont moins nombreux aujourd’hui qu’il y a quelques années, la question de la liberté éducative des parents reste polémique alors que 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives, selon un chiffre de la Fondation de France. Plusieurs députés LR et d’autres élus proches de l’extrême droite ont déposé des amendements de suppression sur le texte. Celui des députés LR Xavier Breton et Marc Le Fur pointe notamment « une ingérence de l’État qui s’immisce dans le comportement des familles » et critique un texte qui « supprime des moyens d’action en matière d’éducation ». Au Sénat, le président du groupe LR, Bruno Retailleau, dénonçait la semaine dernière une « folie réglementaire ». Également critiques, les AFC (Associations familiales catholiques) défendent la ligne « pas de violences éducatives mais pas d’interdiction dans la loi ». « Ce texte insinue que chaque parent est potentiellement violent. N’est-ce pas leur envoyer un message très négatif et propre à saper leur autorité ? interpelle Pascale Morinière, vice-présidente des AFC. Le “tout-interdiction” n’aide pas à être meilleur parent. Ne serait-il pas plus utile de leur envoyer un message de confiance et de les aider en leur proposant des outils éducatifs et des lieux d’aide à la parentalité ? » Olivier, un agriculteur des Yvelines, père de six enfants âgés de 4 à 19 ans, s’inquiète par exemple d’une « intrusion dans la gestion familiale ». « La maltraitance est bien entendu inacceptable et on peut tout à fait élever ses enfants sans châtiments corporels. Mais cette loi donne l’idée que l’on inverse le système d’autorité. Il ne faudrait pas que cela dérive vers une éducation où l’enfant est roi. ».

À l’inverse, Marie, cadre parisienne et mère de deux jeunes enfants, juge que « ceux qui défendent la “petite claque” ne se rendent pas compte que cela peut être extrêmement violent pour l’enfant. En plus, comme cela n’a aucun effet sur son comportement, il peut y avoir un risque d’escalade dans la violence ». « L’immense majorité des parents sont bienveillants. Mais si on ne pose pas un interdit strict, certains passent le cap de la maltraitance », estime également le médecin Gilles Lazimi, coordinateur des campagnes contre les violences éducatives ordinaires de la Fondation pour l’enfance et de Stop VEO. Une théorie que ne partage pas le pédopsychiatre Pierre Lévy-Soussan. Ce dernier, redoute que cette loi vienne semer la confusion avec des situations de maltraitance infantile. « La violence n’est pas ordinaire. Il y a une contradiction dans les termes même de cette loi qui rend son propos totalement confus, s’agace-t-il. Nous n’avons déjà pas l’arsenal suffisant pour appliquer les lois sur la protection de l’enfance. Aujourd’hui, le tabou concerne la vraie violence. ».

Agnès Leclair

Source : Le Figaro

Le Yémen, l’enfer des enfants

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Le représentant de l’UNICEF pour le Moyen-Orient Geert Cappelaere s’est récemment rendu au Yémen. Sur place, il a pu constater à quel point l’avenir des enfants est atrophié par la guerre.

Après une mission au Yémen, Geert Cappelaere, le représentant de l’UNICEF pour le Moyen-Orient et l’Afrique, est revenu bouleversé. Il a raconté avec ses propres mots ce qu’il a appris sur place et témoigne de ses échanges avec les enfants. La situation au Yémen est apocalyptique et il est nécessaire que nous agissions maintenant.

Un véritable enfer pour les enfants

« Je veux que l’on se souvienne d’Amal. Le corps amaigri d’Amal était la semaine dernière en couverture du New York Times et le monde entier a été choqué en le découvrant. Malheureusement, elle est morte le 1er novembre. Or, il se trouve qu’Amal n’est pas la seule enfant yéménite à connaître de telles souffrances. »

 

 

« Il n’y a pas qu’une seule Amal : il y en a des milliers comme elle. Au Yémen, près de 30 000 enfants meurent chaque année à cause de la malnutrition. Nous avons rencontré Adam, Abdulqudus, Sara, Randa et d’autres. À chaque fois que je dis leurs noms, l’image d’eux allongés sur un lit me vient très clairement à l’esprit. Certains étaient soutenus par leur famille. D’autres étaient seuls, sans personne pour les accompagner. »

« Le Yémen est devenu un véritable enfer pour les enfants. Ce n’est pas un enfer pour 50% à 60% des enfants. C’est un véritable enfer pour chaque garçon et chaque fille au Yémen. »

Le cercle vicieux de la malnutrition

« Au Yémen, la malnutrition est un cercle vicieux qui commence par toucher les mères. Plus d’un million de femmes enceintes ou qui allaitent ont de graves carences. Quand elles accouchent, ces femmes savent que leurs enfants auront un faible poids à la naissance. C’est comme cela que débute le cycle de la malnutrition. »

« Les quelque 50% d’enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition n’atteindront jamais leur plein potentiel intellectuel. C’est une mauvaise chose pour eux mais aussi pour le Yémen si on veut qu’un jour ce pays devienne un endroit où les enfants peuvent vivre. C’est donc sans surprise que nous le répétons : au Yémen, un enfant meurt toutes les 10 minutes d’une maladie qui aurait pu être évitée. »

L’eau potable, un bien hors de prix

« J’ai pu parler avec plusieurs familles qui bénéficient aujourd’hui de petites sommes d’argent que l’UNICEF leur envoie via le programme de transfert d’argent d’urgence. Ces familles représentent les 1,5 million de familles les plus pauvres et les plus vulnérables du pays.»

« Même l’eau potable, dont chaque enfant a besoin, n’est plus abordable pour de nombreuses familles. Le Yémen est un pays avec de très faibles ressources en eau. Dans de nombreuses régions, il faut la puiser dans des nappes très profondes. Donc nous avons besoin de massives pompes à eau.»

« Les enfants du Yémen y sont pris au piège. Pour eux, il n’y a pas d’échappatoire. Très peu ont quitté le pays. Ils sont piégés. C’est pour cela qu’il nous faut les aider. Au nom des enfants du Yémen, nous continuerons à le faire. »

« Pensez à Amal comme si elle était votre propre fille. »

Faites un don pour les enfants au Yémen.

UNICEF

 

Alger-Centre : des dizaines de jeunes manifestent dans la rue

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Plusieurs dizaines de jeunes ont manifesté ce jeudi 29 novembre 2018 dans les principales artères du centre de la capitale, a-t-on constaté. Il s’agit des habitants du quartier populaire, Ferhat Boussad, “ex-Meissonier” qui dénoncent la responsabilité et la passivité des autorités face à la disparition de quatre jeunes harragas cette semaine.

Les protestataires entonnaient des slogans et des chants de stades hostiles aux autorités, répétant en choeur “Meissonier chouhada” sur la rue Didouche Mourad.

Sur des banderoles fugitivement déployées par certains d’entre eux, ils citaient les prénoms des quatre harragas du quartier qui ont disparu au large du littoral algérien, dont les voisins et proches restent sans nouvelles à propos de leur situation.

Ils ont également dénoncé la responsabilité des autorités dans la propagation de ce phénomène à travers plusieurs villes côtières ces dernières années.

https://youtu.be/oQn5yp8YI90

https://youtu.be/WPiXg9wZsXA

https://youtu.be/SGCle4Ujwl8

Les manifestants, qui s’étaient rassemblés à Ferhat Boussad puis ont marché à travers la rue Khelifa Boukhalfa jusqu’à ce que les forces de l’ordre, notamment des civils visiblement surpris, les ont dispersés à partir de la place Audin.

Plusieurs participants à cette marche ont ainsi été interpellés, a-t-on également constaté.

 

Source : HuffPost Algérie

«L’Algérie vacille entre attentisme prudent et ambition irréaliste»

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Nadia Benalouache. Docteure en géographie économique, spécialiste de la transition énergétique bas-carbone au Maghreb à propos des énergies renouvelables

– Que pensez-vous de la stratégie énergétique algérienne, notamment dans le domaine des énergies renouvelables ? Et comparativement à nos voisins maghrébins ?

Il est difficile de parler pour l’Algérie de “stratégie énergétique”. Le contrôle de la demande domestique en énergie, ainsi que l’intensification des investissements pour la construction de capacités supplémentaires, y compris de gaz de schiste, constituent les axes principaux de cette stratégie, mais elle reste relativement floue et sa vision est «court-termiste». En effet, l’Algérie n’est pas dans la perspective de rompre avec sa dépendance aux hydrocarbures.

Pourtant, outre la perspective de l’épuisement de ces ressources, il existe bien un impératif climatique mondial (Accord de Paris), incitant à la baisse de la consommation en énergies fossiles, ainsi qu’un risque toujours présent de volatilité des cours de l’énergie, ayant d’ailleurs plongé le pays dans une récession économique en 2014. Ces éléments devraient donc amener les pouvoirs publics à penser une stratégie à plus long terme, surtout lorsque l’on sait qu’il existe une quasi-corrélation entre les revenus du pays et ceux de la rente énergétique.

Concernant le développement des énergies renouvelables, dont la capacité électrique installée représente en 2017 moins de 3 % du parc électrique national, leur exploitation répond davantage à une volonté de préservation des hydrocarbures. Sur ce plan, en effet, l’Algérie vacille entre attentisme prudent et ambition irréaliste.

Attentiste lorsqu’elle observe les autres pays afin de s’assurer de la maturité technologique des projets poursuivis, c’est notamment le cas avec le voisin marocain qui développe de grands projets solaires industriels, de technologie CSP notamment. Cette attitude s’explique aussi par le fait qu’en Algérie, le recours aux énergies renouvelables reste encore peu concurrentiel. Irréaliste lorsqu’on constate à quel point le Programme national des énergies renouvelables et de l’Efficacité énergétique (Pneree) est ambitieux.

Il vise en effet à installer une puissance d’origine renouvelable de 22 000 MWc (hors hydroélec.) d’ici 2030, alors qu’à ce jour la capacité électrique installée d’origine renouvelable est seulement de près de 380 MWc (hors hydroélec.). Je me souviens qu’après le lancement du Pneree en 2011, certains disaient de l’Algérie qu’elle avait les moyens de son ambition.

Depuis, le contre-choc pétrolier de 2014 a contrarié cet élan. De même que la révolution a amené la Tunisie à une révision de sa stratégie énergétique nationale (baisse notable des objectifs dans les énergies renouvelables), nous sommes en droit de questionner la concrétisation des projets algériens dans les délais annoncés.

Et ce, malgré les déclarations récentes du ministre de l’Energie et des Mines à l’occasion du Salon des énergies renouvelables qui s’est tenu à Oran du 15 au 17 octobre 2018, lequel a déclaré : «Nous allons les réaliser.» Il faut néanmoins saluer l’effort du pays dans la formulation d’objectifs chiffrés et dans la réalisation d’une capacité additionnelle de 343 MWc photovoltaïque depuis 2014.

– Il y a quelques années, de grands projets renouvelables ont été annoncés en grande pompe dans les médias, mais ils n’ont visiblement pas vu le jour. Qu’en est-il de ces projets ? Pourquoi cela n’a-t-il pas abouti ?

A la fin de la décennie 2000, des projets de dimension méditerranéenne, tels que Desertec, Medgrid ou encore le Plan solaire méditerranéen ont effectivement fait l’objet d’une forte et longue médiatisation. L’idée fascine : produire de l’électricité verte au sud de la Méditerranée et l’exporter vers l’Europe.

Finalement, le défi technique (l’intégration des énergies renouvelables et leur évacuation), financier (400 milliards de dollars à investir pour Desertec) et politique (la question israélienne) ont eu raison de ces projets. Mais cela tient aussi beaucoup à la conjoncture internationale et européenne : crise financière de 2008, baisse de la consommation électrique des pays européens (la demande n’existe plus), développement du gaz de schiste, etc.

En fait, la demande électrique croissante au sud de la Méditerranée a même fait émerger l’option inverse : exporter de l’électricité depuis les pays européens vers l’Afrique du Nord ! Il faut reconnaître néanmoins que malgré l’abandon provisoire de ces projets, ces derniers ont permis d’impulser une véritable dynamique au sud de la Méditerranée. Desertec devrait à ce sujet reprendre du service en Algérie.

– Quels obstacles, si obstacles il y a, entravent le développement des énergies renouvelables en Algérie ?

Ce qui me vient directement à l’esprit c’est l’influence (trop) importante des opérateurs publics sur le domaine de l’énergie. Dans le secteur de l’électricité notamment, Sonelgaz exerce un monopole de fait. Autrement dit, bien que la législation en vigueur permette une concurrence dans le secteur, en pratique le marché est monopolisé par le seul acteur, Sonelgaz, sur tous les segments, allant de la production à la distribution.

Or, la mise en œuvre du Pneree a été justement confiée à la Sonelgaz, qui devient donc le principal porteur des projets promus et joue le double rôle de juge et partie. Elle en a certes les moyens financiers et humains, mais il aurait été préférable de créer une entité indépendante afin d’éviter tout favoritisme et d’encourager la participation des acteurs privés, capitale pour la croissance des énergies renouvelables, selon de nombreuses études.

Dans les faits, comme elle en avait le pouvoir, Sonelgaz a exercé, en sa faveur, une influence considérable dans l’élaboration du cadre réglementaire et financier qui régit actuellement le secteur. Pour illustrer cette influence, je vais prendre l’exemple du système de garantie de rachat de l’électricité renouvelable mis en place par l’Algérie.

Dans ce système, Sonelgaz doit racheter à un prix fixé par décret l’électricité verte produite par le tiers. Cependant, le cadre impose au privé un seuil minimum de 100 MW pour les installations photovoltaïques et de 50 MW pour l’éolien. Cela contrarie fortement le développement de projets renouvelables de petite dimension (panneaux sur le toit par exemple), pourtant moins coûteux et à la portée de tous.

Sonelgaz craint pour son monopole et considère probablement ces projets comme peu rentables, car elle rachèterait de l’électricité à un prix supérieur au marché. Dernièrement, un autre monopole, et non des moindres, s’implique dans le développement des énergies renouvelables : Sonatrach, qui prévoit d’ici 2020 de participer à hauteur de 1300 MW à la concrétisation du Pneree.

Même si la production d’électricité n’est pas son corps de métier, Sonatrach a déjà eu une expérience dans le domaine, au travers de la société NEAL, aujourd’hui dissoute, qui a initié la centrale hybride solaire-gaz de Hassi R’mel (SPP1) et dont Sonatrach était le principal actionnaire. Une bataille entre monopoles semble se dessiner autour de l’enjeu des énergies renouvelables. Ce n’est pas une mauvaise chose en soi, si elle permet une émulation en faveur de leur développement !

D’autres obstacles se dressent indubitablement aux investisseurs et/ou porteurs de projets : règle 51/49 régissant l’investissement étranger, bureaucratie pesante, manque de transparence dans l’accès aux informations, probables pressions des multinationales pétrolières sur place, etc.

– Ces projets assurent-ils un développement local (emplois, transferts technologiques) ?

C’était là le grand enjeu des discussions qui ont animé les conférences autour des projets euro-méditerranéens cités plus haut. Pour les transferts technologiques, tout dépend du mode de contractualisation. Si l’on considère les installations renouvelables récemment mises en service en Algérie, on constate que le mode de contractualisation est celui dit clés en main.

Des contrats ont ainsi été conclus avec des entreprises étrangères comme les sociétés chinoises ou allemandes. Le problème est que ce type de contrat est peu favorable aux transferts de technologie.

Il peut certes y avoir des obligations de formation du personnel ou d’assistance technique, mais après réception il est rare de constater que l’un des partenaires locaux ou des sous-traitants réalise lui-même la centrale. D’ailleurs, le plus souvent la performance locale laisse à désirer, car le pays récepteur ne dispose justement pas des compétences nécessaires. Pour ce qui est de l’emploi, il est certain que ce type de projets est générateur d’emplois, directs comme indirects.

– Quelle approche proposez-vous aux pouvoirs publics algériens pour développer efficacement le secteur des énergies renouvelables ?

Je leur conseille d’abord de ne pas considérer uniquement le déterminant technico-économique lorsqu’il s’agit d’opérer des choix technologiques, de monter des projets et de sélectionner le constructeur ou le porteur de projet.

En effet, pour être long-termiste, efficace et juste, une approche doit être globale, systémique, c’est-à-dire qu’elle doit prendre en compte non seulement des aspects techniques et économiques, mais également sociaux et territoriaux. L’analyse des politiques, du cadre réglementaire et des acteurs en jeu suffit à comprendre si oui ou non l’approche adoptée est la bonne et surtout quels intérêts elle est censée servir…

Par ailleurs, il est plus que recommandé de faire la part belle aux acteurs privés qui souhaitent se positionner sur le créneau, notamment sur des projets de petite dimension, connectés ou non au réseau électrique. En effet, la «miniaturisation» des unités de production renouvelable a pour conséquence une multiplication des projets et par là même une croissance des énergies renouvelables dans le pays.

Mais l’Algérie n’a pas la culture du privé : si l’Etat n’a pas de mainmise directe, il n’a pas confiance. Pourtant, il faudrait éviter le recours systématique à des structures monopolistiques telles que Sonelgaz qui, aujourd’hui, sont le principal moteur des programmes de projets renouvelables nationaux (cas aussi de la STEG en Tunisie).

Enfin, compte tenu de son potentiel climatique et spatial et de ses dotations en hydrocarbures, l’Algérie peut faire la différence. Les solutions hybrides solaire-gaz ou solaire-diesel, entre autres, peuvent constituer une réelle alternative à moyen terme.

Cette hybridation permet de résoudre le problème de la rentabilité économique des projets ainsi que celui de l’intermittence des énergies renouvelables (le soleil ne brille que le jour), mais aussi de satisfaire à l’objectif de préservation des ressources en hydrocarbures et -dernier avantage et non le moindre- de ne pas froisser les lobbys du pétrole !

https://www.elwatan.com/pages-hebdo/magazine/lalgerie-vacille-entre-attentisme-prudent-et-ambition-irrealiste-01-11-2018?fbclid=IwAR0KqXgyf9vc0AeRtwGJ6Hxdl4LWWquHhutGbonK4bY190jB9R1Yj6RXfs8

 

Par Omar Arbane
Source Journal El Watan

Québec : les enseignantes qui refuseront de retirer leurs voiles perdront leur emploi

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QUÉBEC – Pour le premier ministre François Legault, il n’est pas question d’appliquer une «clause grand-père» qui protégerait les droits acquis des employés de l’État en situation d’autorité et des enseignants qui porteraient des signes religieux.

Les employés récalcitrants sous la gouverne de la Coalition avenir Québec (CAQ) pourraient donc perdre leur emploi, si la loi sur la laïcité de l’État va de l’avant comme prévu l’année prochaine.

M. Legault a fait ces commentaires à la suite de la publication d’un sondage CROP mené pour Radio-Canada qui confirme qu’une grande majorité de Québécois est d’accord pour interdire les signes religieux pour les juges (72%), les policiers (71%), les gardiens de prison (67%) et pour les enseignants (65%).

Or, 49% des répondants sont favorables au congédiement des employés qui refuseraient de retirer leurs signes religieux. Seulement 35% d’entre eux souhaitent une «clause grand-père» pour protéger les acquis de ces employés.

«J’ai toujours dit que je serais à l’écoute de ce que veulent les Québécois. Là, je vois que les Québécois veulent pas mal ce que la CAQ a proposé», s’est réjoui le premier ministre Legault.

Le ministre de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion, Simon Jolin-Barrette, estime qu’il est temps de mettre fin à une décennie de déchirements sur cette question depuis la publication du rapport Bouchard-Taylor.

La majorité parlementaire de la CAQ, à son avis, donnera les «coudées franches» au gouvernement pour faire avancer ce dossier.

«Alors il faut régler la situation. À partir du moment où les Québécois nous ont donné un appui majeur lors de la campagne électorale, on est légitimés d’aller de l’avant avec le projet de loi sur la laïcité», fait valoir M. Jolin-Barrette.

Des coups d’épée dans l’eau?

La CAQ risque tout de même de se heurter aux partis d’opposition dans ce domaine. Le Parti québécois (PQ) est d’accord avec la laïcité de l’État, mais a souhaité dans le passé une clause qui permettrait de garder les acquis des employés de l’État et des enseignants.

Manon Massé de Québec solidaire rappelle que le compromis Bouchard-Taylor n’incluait pas les enseignants et les éducateurs en service de garde. Elle souhaite également que la CAQ soit cohérente dans ses actions en retirant le crucifix de l’Assemblée nationale, par exemple.

Par Catherine Lévesque

Source : quebec.huffingtonpost.ca