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mardi 7 avril 2026
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Tizi Ouzou : Pour tout déplacement, le maire doit demander une autorisation

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Le régime totalitaire et jacobin d’Alger qui s’accroche des mains et des pieds au pouvoir non pas pour servir le peuple qui a arraché sa liberté au prix du sang et des larmes, mais pour se servir des richesses qui reviennent de droit aux enfants légitimes de cette patrie.

Ce régime tyrannique n’installe pas les Walis et les chefs de Daïras pour servir les citoyens, leur faciliter le quotidien et leur garantir une vie digne et honorable et respecter leurs choix et moins encore pour soutenir les élus locaux et subvenir aux besoins de leurs communes, mais ces administrateurs désignés et parachutés d’en haut ne sont que l’image intégrale de l’État policier qui les a nommés.

C’est sur cette voie que le wali de Tizi Ouzou a marché en adressant une correspondance qui restreint même la liberté de déplacement de ces représentants du peuple à l’intérieur et à l’extérieur de la Wilaya.

Chaque fois qu’un maire veut se déplacer à l’intérieur de sa Wilaya, il doit solliciter un ordre de mission auprès du chef de la Daïra et s’il ose encore aller plus loin dans une autre Wilaya, c’est à Monsieur le Wali qu’il doit demander une autorisation.

Rien n’étonne d’un régime qui se prend pour roi et qui considère le peuple et ses élus comme ses sujets.

La correspondance ci-dessous reflète réellement le visage du pouvoir en place à travers ses administrateurs.

Ali Aït Djoudi 

 

Bientôt des bornes biométriques au niveau des services d’Etat civil

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TIPASA – Le directeur du Centre national des titres et documents sécurisés, auprès du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Hacène Boualem a annoncé, dimanche à Tipasa, l’équipement « prochain » des services d’Etat civil du pays, à l’aide de bornes biométriques destinées au retrait personnel des documents.

« A court terme, les services d’Etat civil seront équipés avec des bornes biométriques, qui permettront au citoyen de se faire délivrer ses documents, en utilisant sa carte d’identité, dans le cadre de la stratégie de modernisation de l’administration », a indiqué M Boualem, dans son intervention à une rencontre régionale sur le guichet électronique, ouverte par le wali Mohamed Bouchama.

Cet équipement a été conçu pour lire électroniquement les données de la CNIBE (carte nationale d’identité biométrique et électronique), a-t-il expliqué, soulignant la contribution attendue des nouveaux systèmes électroniques sécurisés dans la réduction du temps dévolu à l’a délivrance des documents, grâce notamment à la généralisation de l’exploitation des guichets électroniques.

Le guichet électronique, qui est entré en expérimentation, depuis une année, au niveau d’Alger, permet le traitement d’un dossier en seulement cinq minutes, contre 15 minutes, dans le passé, selon le responsable, qui a assuré, qu’il s’agit là « des normes mondiales, en vigueur ».

Il a ajouté, que la modernisation de l’administration, qui est « un pas important », avant la consécration du Gouvernement électronique, doit se faire progressivement suivant une vision bien étudiée, s’appuyant sur des bases scientifiques.

Hacen Boualem a, signalé à ce propos, le lancement programmé du permis de conduire biométrique à point, avant de la fin de l’année en cours, tandis que le projet du livret de famille biométrique « devrait être effectif en 2019, ou 2020, au plus tard ». La carte grise biométrique sera quant à elle effective en 2019, prévoit-il.

Il s’agira, également, selon le même responsable, de raccorder la totalité des communes à la base des données du ministère de l’Intérieur et du registre d’Etat civil, parallèlement à la révision de certaines lois et procédures, en sus de la formation des personnels des collectivités locales.

Depuis 2012, année du lancement du système biométrique, il a été procédé à la délivrance de 13 millions de passeports biométriques, et 12 millions de cartes d’identité biométriques, en plus d’autres documents désormais accessibles au niveau de n’importe quelle commune du pays pour le citoyen.

 

« La prochaine étape pour nous sera d’investir dans ‘l’identité numérique’ à travers l’Internet, et l’usage de la puce de la CNIBE », a encore fait savoir M. Boualem.

Auparavant, le responsable a assuré que les préparatifs du ministère de l’Intérieur, pour la généralisation du guichet électronique « sont quasis achevés (99%) ». « Il reste juste certaines erreurs à revoir, suite à la période d’expérimentation à Alger », a-t-il ajouté, précisant que la première étape de l’opération englobera 47 sièges de communes, avant sa généralisation au reste des communes du pays.

Dans son intervention à cette rencontre régionale, ayant vu la participation de sept wilayas, le wali a souligné l’importance du guichet  électronique dans la réduction de la masse des documents requise des citoyens pour la délivrance de leurs papiers, dont notamment le S12. Outre la réduction de la marge d’erreur dans les documents administratifs, la suppression de la saisie et un gain de temps considérable.

Cette 6ème rencontre du genre, après celles d’Oran, Constantine, Biskra, Laghouat et Boumerdes, a vu la participation des wilayas d’Ain Defla, Relizane, Chlef, Médéa, Blida et Illizi.

APS

L’avocat d’Abdou Semmar porte plainte contre le directeur d’Ennahar TV

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Abdou Semmar, éditeur du site d’informations Algérie Part, a été arrêté le 23 octobre dernier et placé en détention provisoire à la prison d’El Harrach, le 25 octobre dernier. Abdou Semmar, de son vrai nom Mohamed Abderrahmane Semmar est poursuivi pour diffamation par voie de diffusion, menaces et atteinte à la vie privée des gens, selon son avocat Me Zakaria Benlahreche.
Les deux plaignants dans l’affaire ne sont autres que Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar et le wali d’Alger Abdelkader Zoukh pour des articles que ce dernier aurait rédigé sur son site. Malheureusement, la chaîne de télévision Ennahar a diffusé en boucle, pendant la journée du jeudi 25 octobre, des informations diffamatoires et erronées à l’encontre d’Abdou Semmar et de Merouane Boudiab les impliquant, sans aucune preuve, dans des délits plus graves, à savoir faire partie d’un réseau d’escrocs et de maîtres chanteurs qui extorquent des fonds et les transfèrent à l’étranger. La chaîne, représentée par son directeur Anis Rahmani, l’un des plaignants dans l’affaire de diffamation dans laquelle est impliqué Abdou Semmar n’a pas hésité à diffuser des images les montrant menottés au tribunal ou encore en train d’être transférés en prison.
Ce média est allé plus loin en diffusant des éléments de l’enquête censée être confidentiels jusqu’à la comparution des deux détenus, le 8 novembre prochain, en salissant leur réputation et en violant le principe de la présomption de l’innocence qui voudrait que tout accusé est innocent jusqu’à preuve de sa condamnation.
C’est pour ces raisons que l’avocat d’Abdou Semmar a déposé plainte auprès du Procureur de la République après de la Cour d’Alger contre Mohamed Mokadem, alias Anis Rahmani, directeur du groupe Ennahar, pour acharnement médiatique et diffamation à l’encontre de son client.
L’attitude d’Ennahar en tant que média «est contraire à l’article 56 de la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par l’Algérie», a-t-il affirmé. «Abdou Semmar, Merouane Boudiab et Adnane Mellah sont innocents jusqu’à preuve du contraire et aucun média n’a le droit d’agir de la sorte en tentant d’influencer le déroulement du procès », a-t-il ajouté. Il est à rappeler que l’ONG Reporters sans frontières RSF a rédigé une lettre au Président de la République Abdelaziz Bouteflika pour lui demander d’intervenir « afin de libérer les trois journalistes poursuivis pour leur activité journalistique».

Par la rédaction d’Algérie Part. 

Le Qatar claque la porte de l’Opep

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L’émirat va quitter en janvier l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Il est surtout champion du gaz.

L’Opep, le cartel pétrolier essentiellement moyen-oriental, perd l’un de ses membres historiques. Le Qatar, qui a intégré l’Organisation des pays exportateurs de pétrole en 1961, soit un an après sa création, vient d’annoncer qu’il claquait la porte. L’émirat quittera ce cénacle de 15 pays membres, en janvier prochain. L’annonce a été faite lundi matin à Doha par le ministre de l’Énergie, Saad Al-Kaabi. Ce dernier, qui évoque une décision « difficile », a précisé que l’organisation en avait été informée au préalable.

Avec un territoire de 11 586 km2  et seulement 2,7 millions d’habitants, l’émirat est l’un des plus petits membres de l’Opep. Sa production de pétrole est aussi l’une des plus faibles : 600 000 barils/jour l’an dernier sur un total de 32,5 millions de barils pompés par l’ensemble des membres de l’Opep, soit moins de 2 %. Ses réserves de pétrole, réparties sur 8 champs onshore et offshore, sont 10 fois moins importantes que celles de l’Arabie Saoudite (25,24 milliards de barils contre 266,26 milliards pour Riyad). Au sein de l’Opep, son influence est donc limitée.

Embargo saoudien

Le Qatar est en revanche un puissant acteur du marché gazier. En 2017, selon les données de l’Opep, il produisait 163 millions de tonnes équivalent pétrole de gaz naturel, ce qui le plaçait au quatrième rang mondial derrière les États-Unis, la Russie et l’Iran. L’émirat est surtout le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) acheminé par bateau donc plus flexible que la vente par gazoducs. De 77 millions de tonnes par an, sa production doit être portée à 110 millions en 2024. Ce secteur a permis au Qatar de devenir l’un des pays les plus riches au monde et de transformer son économie.

La raison de son départ de l’Opep découle aussi de ses relations tendues avec ses voisins. Et pourtant, le cartel a résisté à la sanglante guerre Iran-Irak et à la rivalité Iran-Arabie. L’Arabie saoudite, poids lourd de l’organisation, impose au petit émirat voisin, depuis juin 2017, un embargo économique et diplomatique. Elle y a entraîné les Émirats Arabes Unis, Bahreïn et l’Égypte. Riyad, qui accuse Doha de financer des groupes terroristes et d’être trop proche de l’Iran, a fermé les liaisons terrestres, maritimes et aériennes. Selon plusieurs observateurs, la position du Qatar au sein de l’Opep devenait, dans ce contexte, difficilement tenable. Mais officiellement, le choix du Qatar n’a rien à voir avec ces tensions politiques. Il découle, selon Saad Al-Kaabi, d’une réflexion sur les moyens de renforcer son profil international et de préparer sa stratégie de long terme, fondée sur le gaz, utilisé pour produire de l’électricité, et sans doute promis à un avenir plus durable que l’or noir.

Avant son départ, le Qatar assistera à la réunion de l’Opep prévue à Vienne les 6 et 7 décembre. L’organisation, qui concentre plus de 40 % de la production de pétrole mondiale, devrait décider avec ses alliés, Russie en tête, de restreindre sa production pour enrayer l’actuelle baisse des cours du baril. En novembre, ils ont connu leur pire dégringolade en quatre ans.

Hayat Gazzane

Source : Le Figaro

Pourquoi Bouteflika peut dire “Tab Jnani mais je reste”

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Dans un entretien au journal El Watan, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT) se dit convaincue que la violente lettre adressée aux walis dénonçant des “prédateurs” et des “cellules dormantes” lue par le secrétaire général de la Présidence n’émane pas de Abdelaziz Bouteflika. La lettre, affirme-t-elle, “va dans le sens des orientations du Premier ministre. Elle ne ressemble en aucune manière au style du Président, ni dans le fond ni dans la forme”.

Plus loin dans l’entretien, elle affirme qu’il n’y aura pas, selon elle, de cinquième mandat de Bouteflika. “Comme je l’ai expliqué lors de ma dernière conférence de presse, à mon avis il n’y aura pas de 5e mandat. Il ne s’agit pas là d’une affirmation et encore moins d’un jugement, mais d’une lecture de ce qui se passe sur la scène politique.”

On peut choisir d’attendre deux ou trois mois pour voir si la “lecture” de Louisa Hanoune se vérifie mais ce serait trop facile. Le propos de la SG du parti des travailleurs est en “cohérence” avec l’appel à être reçu en audience par Bouteflika signé avec Zohra Drif et Khalida Toumi en novembre 2015. On met en doute la paternité de Bouteflika sur les politiques menées par le gouvernement sans pour autant aller jusqu’à douter totalement de ses capacités à gouverner.

Louisa Hanoune doute ouvertement d’un cinquième mandat, ce qui est en soi une évolution, mais elle fait étrangement référence à la fameuse déclaration de Bouteflika en 2012 (tab jnana) alors qu’il y a eu par la suite une présidentielle en 2014 et donc un quatrième mandat auquel elle ne s’est pas opposée, bien au contraire.

Comment Louisa, Zohra et Khalida se sont retrouvées “offline”

Les propos de Louisa Hanoune – et donc les positions du PT- traduisent surtout une incapacité -ou un refus – de prendre acte d’une évolution du système politique. Globalement, il s’agissait d’un système où des pôles de pouvoir collaborent, agissent de concert et, éventuellement, se neutralisent. C’était de manière schématique la présidence, l’état-major de l’armée et les services. Ce système des pôles de pouvoir a, d’emblée été attaqué par Bouteflika, qui a proclamé dès son arrivée aux affaires qu’il refusait d’être un “¾ de président”. Et il n’a eu de cesse à oeuvrer à casser ce système.

La première brèche a été le lâchage du général Mohamed Lamari par ses pairs en 2004. Il avait misé sur Ali Benflis entraînant derrière lui une partie du FLN et des journaux et il en a tiré la conclusion en démissionnant sans attendre d’être démis. Mais le vrai verrou a sauté avec la révision constitutionnelle de 2008 qui ouvrait la voie à la présidence à vie. Louisa Hanoune avait d’ailleurs soutenu avec ferveur cet amendement en assurant qu’il ne faut pas “ligoter un candidat qui a fait beaucoup de réalisations” et en assurant que la non-limitation des mandats était “un acquis” qu’il faut restituer.

En réalité, on donnait l’atout majeur à Bouteflika: le temps d’un monarque alors qui occupaient les postes dans les autres pôles étaient à la merci d’un décret de mise à la retraite. Et quand on a le temps – c’est à dire un mandat permanent -, on se donne le moyen d’attendre et de saisir les opportunités pour en finir avec cette organisation du pouvoir et en finir avec le ¾ de président.

Les historiens retiendront probablement la révision de 2008 et les impacts politiques de l’attaque de Tiguentourine en janvier 2013 comme des moments clés de cette mutation monarchique. Le 8 mai 2012 à Sétif, il annonçait que “l’heure de la retraite a sonné pour les anciens ne pouvant plus gérer les affaires du pays”. Et à ceux qui dans la salle scandaient, déjà, “Ouhda Rabia” (4ème mandat), il répliquait par un “3ach man 3ref kadro (longue vie à celui qui connaît ses limites). Et il y a bien eu un 4ème mandat avec, une fois de plus, Ali Benflis comme candidat-lièvre. Entre mai 2012 et l’élection présidentielle de 2014, il y a eu Tiguentourine et les changements à la tête des services et de l’armée. La configuration du système a changé et Bouteflika se retrouve avec un pouvoir quasi-absolu alors même que son état de santé déclinait.

Ces changements internes au régime couplés à la maladie de Bouteflika qui restreint considérablement ses contacts ont fait que Louisa Hanoune, Zohra Drif et Khalida Toumi et d’autres se sont retrouvés “offline” et réduits à demander audience dans une lettre publique. Il n’existe plus de contrepoids au sein du régime pour s’opposer à un cinquième mandat. Deux généraux à la retraite se sont exprimés sur le sujet avec des mots de bons sens mais aucune voix discordante n’est sortie de la part de ceux qui sont dans l’organigramme du régime.

Ghoul plus zélé que Ould Abbès

La dissolution des structures du FLN et la convocation d’un congrès extraordinaire crée les conditions pour un renouvellement de l’allégeance à Bouteflika. Il est remarquable qu’aucune voix ne se soit insurgée à propos de la manière brutale – et contraire aux statuts – avec laquelle le FLN est traité.

La lettre aux walis est effectivement d’une tonalité inhabituelle par sa virulence mais il est hautement improbable qu’elle ait été rédigée – et lue – sans l’aval du président Bouteflika. Cette lettre est en réalité une sommation au personnel du système de ne pas douter qu’il va “continuer” à diriger le pays. Ils ne doivent pas tenir le bâton par le milieu. S’y ajoute la paranoïa habituelle du pouvoir de désigner des ennemis, des “cellules dormantes” qui chercheraient à semer les troubles et à faire plonger le pays dans les violences.

Et c’est Amar Ghoul, sur un mode encore plus zélé que Djamel Ould Abbès, qui a fait l’explication du “texte” au walis en désignant d’anciens responsables “civils et militaires” comme les ennemis. Amar Ghoul, qui faisait partie des happy few qui jouaient au football avec l’ex-chef du DRS, le général Toufik, donne ainsi le “la” en le désignant implicitement comme le semeur de doutes. Ghoul incarne, jusqu’au grotesque, l’évolution d’un système où un personnel tenu ne fait même plus semblant de faire de la politique. Feu M’hamed Yazid parlait déjà de son vivant de “mokhazni” du régime…

Mohamed Saadoune

Source : huffpostmaghreb.com

Hachemi Naït Djoudi, l’infatigable militant

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Il y a 17 ans, le 29 novembre 2001, disparaissait notre camarade Hachemi Nait Djoudi, ancien Secrétaire général du FFS. Elhachimi était parmi ceux qui avaient rejoint le FFS dans les moments difficiles de la clandestinité, durant les années 1970. Il était aussi parmi ceux qui ont, inlassablement, lutté pour structurer le FFS aussi bien avant qu’après 1988 et à traduire dans l’action ses idéaux démocratiques. Il n’hésita à aucun moment à mettre en avant sa personne et à prendre tous les risques face aux menaces et aux difficultés qu’imposait le militantisme de l’époque. Son rôle fut déterminant dans la relance des activités du FFS au lendemain du 5 octobre 1988 et pour monter le dossier de légalisation de notre parti.

Entier dans ses engagements, il avait à maintes reprises manifesté son mécontentement au sujet du fonctionnement organique et des orientations politiques du parti. Il avait été jusqu’à prendre l’initiative, en 1990, de publier un Manifeste des militants du FFS et à rentrer en opposition frontale avec la direction de l’époque et à se retirer de toute responsabilité. Cette décision que je lui avais dit « improductive » pour le FFS marquera une rupture définitive avec les instances du parti.

Dans sa « solitude du coureur de fond » et meurtri par son éloignement du FFS, il avait fini par accepter sa nomination comme Ministre dans le gouvernement de Mohamed Boudiaf. Ce passage au sein du pouvoir ne dura que 4 ou 5 mois et il fut mis fin à ses fonctions dès le lendemain de l’assassinat du Président Boudiaf.

Militant actif de la revendication berbère et des droits de l’Homme, Hachemi Nait Djoudi qui fut membre fondateur de la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a été arrêté et connu la prison durant plusieurs mois, alors qu’il avait déjà été victime d’un grave accident cardiaque.

Docteur en médecine, diplômé de la Faculté de Médecine de Paris, Nait Djoudi a exercé dans les Hôpitaux de Paris avant de venir exercer en Algérie où il eut à subir de nombreuses entraves pour être affecté en milieu hospitalier.

Gravement affaibli par une cardiopathie, durant un séjour en France, Hachemi Nait Djoudi s’est éteint à l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris, le 29 novembre 2001. Il fut enterré quelques jours plus tard dans son village natal de Kabylie. Paix à son âme.

Mohamed Lahlou

FSA : « Mohamed Ben Salman n’est pas le bienvenu en Algérie »

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LONDON, ENGLAND - MARCH 07: Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman arrives for a meeting with British Prime Minister Theresa May (not pictured) in number 10 Downing Street on March 7, 2018 in London, England. Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman has made wide-ranging changes at home supporting a more liberal Islam. Whilst visiting the UK he will meet with several members of the Royal family and the Prime Minister. (Photo by Leon Neal/Getty Images)

Le régime wahhabite saoudien qui ne respecte ni les droits de l’homme et encore moins les droits de la femme, un régime qui muselle la presse, la liberté d’expression qui exécute chaque année des centaines de prisonniers qui pratique la flagellation pour de nombreuses infractions, ce régime totalitaire qui a déclaré une horrible guerre à son voisin le Yémen où meurent quotidiennement des dizaines d’enfants, de vieillards, d’hommes et de femmes, ce royaume tenu par une main de fer par Mohamed ben Salman.

C’est sous le règne de ce prince héritier que le Yémen est bombardé quotidiennement et que le journaliste Jamal Khashoggi est assassiné au consulat saoudien en Turquie. C’est la visite de ce dernier en Algérie programmée pour aujourd’hui dimanche et demain, lundi qui a fait réagir le Forum Social Algérien (FSA) qui a dénoncé dans la déclaration ci-dessous la venue de ce prince sur la terre qui était la Mecque des révolutionnaires.

La rédaction 

 

Texte de la déclaration

MBS n’est pas le bienvenu en Algérie 

« Le prince héritier Mohammad ben Salmane se présente comme un  » réformateur « , mais ses promesses sonnent creux alors que la répression se durcit contre les voix dissidentes dans le royaume et en dehors allant jusqu’à l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi ».

Depuis l’arrivée au pouvoir du prince héritier Mohammed ben Salmane, de nombreux militants de renom ont été arrêtés ou condamnés à de longues peines d’emprisonnement uniquement pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion. Les autorités prennent pour cible la communauté des défenseurs des droits humains, petite, mais active, et elles utilisent les lois antiterroristes et contre la cybercriminalité pour réprimer ses activités pacifiques qui visent à dénoncer et à combattre les violations des droits humains.

En début d’année, plusieurs défenseurs des droits des femmes de premier plan ont été arrêtés dans le cadre de la répression persistante exercée par les autorités saoudiennes contre la communauté des défenseurs des droits humains. Loujain al Hathloul, Iman al Nafjan et Aziza al Yousef sont toutes les trois détenues de façon arbitraire sans inculpation depuis le mois de mai. À la suite de leur arrestation, le gouvernement a lancé une campagne de dénigrement visant à les discréditer en les qualifiant de « traitres ». Elles risquent d’être jugées par un tribunal antiterroriste et condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement.

L’Arabie saoudite fait systématiquement partie des pays du monde qui procèdent au plus grand nombre d’exécutions. Des dizaines de personnes sont mises à mort chaque année, bien souvent par décapitation en public. Nous considérons que la peine capitale bafoue le droit à la vie et constitue le châtiment le plus cruel, le plus inhumain et le plus dégradant qui soit. De plus, alors qu’il n’a jamais été prouvé où que ce soit dans le monde que la peine capitale ait un effet dissuasif sur la criminalité, l’Arabie saoudite continue de condamner à mort des personnes et de les exécuter à l’issue de procès d’une flagrante iniquité. Depuis le début de l’année, l’Arabie saoudite a exécuté 108 personnes, près de la moitié d’entre elles pour des infractions liées aux stupéfiants.

Les tribunaux saoudiens continuent de prononcer des peines de flagellation pour de nombreuses infractions, souvent à l’issue de procès iniques. Raif Badawi a été condamné à 1 000 coups de fouet et à 10 ans d’emprisonnement uniquement parce qu’il tenait un blog. Certaines infractions sont punies d’une peine d’amputation ou d’amputation croisée, qui constituent toujours des actes de torture.

Les femmes et les jeunes filles sont en butte à une discrimination profondément enracinée en Arabie saoudite et sont juridiquement subordonnées aux hommes en ce qui concerne le mariage, le divorce, la garde des enfants et l’héritage, entre autres. Du fait du système de tutelle, une femme ne peut pas prendre de décisions : un homme de la famille décide de tout à sa place.

Les autorités saoudiennes prennent des sanctions, y compris par le biais des tribunaux, contre les militants pacifiques et les proches de victimes ou les victimes qui contactent des organisations indépendantes de défense des droits humains, comme Amnesty International, ou des diplomates et des journalistes étrangers.

Jamal Khashoggi s’est exilé en septembre 2017, alors qu’une vague d’arrestations déferlait sur les défenseurs des droits humains, les dignitaires religieux, les économistes, les blogueurs, et quasiment toute personne osant critiquer le pouvoir en place. S’il est renvoyé en Arabie saoudite, il sera en danger étant donné les procès manifestement iniques qui débouchent sur de lourdes peines d’emprisonnement ou la peine capitale.

Tout dissident est pris pour cible hors des frontières de l’Arabie saoudite. En mai 2017, le défenseur des droits humains Mohammed Al Otaibi a été arrêté à l’aéroport de Doha alors qu’il était en route pour la Norvège, qui lui avait accordé le statut de réfugié, et les autorités qatariennes l’ont expulsé vers l’Arabie saoudite. En janvier 2018, il a été condamné par le Tribunal pénal spécial à Riyadh à 14 ans de prison à la suite d’un procès profondément injuste.

La mort de Jamal Khashoggi à l’intérieur du consulat saoudien à Istanbul résulte d’un « meurtre sauvage ». Or, le meurtre de ce journaliste n’est que le dernier exemple en date d’une longue série de violations alourdissant le triste bilan du royaume en matière de droits humains.

« Le message adressé aux dissidents et détracteurs pacifiques est glaçant : ils ne sont pas en sécurité, même à l’étranger, et lorsqu’elles en ont la possibilité, les autorités s’en prennent à eux, un à un.

La communauté internationale doit rompre son silence assourdissant face à la répression de la liberté d’expression en Arabie saoudite et réclamer aux autorités saoudiennes des comptes immédiats sur l’assassinat de Jamal Khashoggi et prendre des sanctions pour montrer que personne n’est au-dessus de la loi même si on est prince, roi ou président. La justice internationale doit trancher et tous les pays du monde doivent trancher et dire non à la visite d’un dictateur criminel. Aucun peuple ne peut accepter de dresser le tapis rouge à un assassin et dictateur. Les manquements aux droits humains en Arabie saoudite font partie du système de gouvernance du pays. C’est ce système prédateur et barbare ainsi que ses ramifications dans les centaines de mouvements intégristes à travers le Monde qui sont à dénoncer. Nous savons ce que cela veut dire, nous qui avons vécu les atrocités de la décennie noire. Le génocide en cours au Yémen, les centaines d’enfants tués par les bombardements de l’aviation saoudienne mérite de notre part plus de compassion au nom du droit humain le plus élémentaire, le droit à la vie.

La littérature algérienne proclame : « la fatalité serait la reine des saloperies si elle ne cachait pas son jeu, le monde ne vaudrait le coup s’il ne le rendait pas ».

Nous proclamons à notre tour, loin de la sinistrose et du catastrophisme ambiant que, l’Algérie, pays hôte et refuge de révolutionnaires des causes justes tel que Patrice Lumumba, Yasser Arafat et Nelson Mandela, la liste est généreusement achalandée, et ne pourrait donner place au dictateur et criminel qu’est : Le prince héritier Mohammad ben Salmane.

L’opportunité historique se présente pour les pays du grand Maghreb, peuple et gouvernants de dire non à l’atteinte aux libertés fondamentales, expressions et opinions qui constituent une valeur cardinale.

Les pays qui se battent et s’entre-déchirent pour la possession des oasis et des puits de pétrole n’ont aucun avenir parmi les pays qui aspirent aux valeurs universelles de justice et de liberté.

Le sol algérien n’est pas un paillasson, lieu de résidence et de villégiature de despotes criminels. L’Algérie est la Mecque des révolutionnaires et non des dictateurs et criminels.

C’est pour toutes ces raisons que le FSA (Forum Social Algérien) lance un appel pour dire non à la visite du prince héritier Mohammad ben Salmane en Algérie, condamner l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi et réclamer justice.

Pour le FSA,

Le comité de coordination

 

Le Yémen, le synonyme du malheur

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A man carries Buthaina Muhammad Mansour, believed to be four or five, rescued from the site of a Saudi-led air strike that killed eight of her family members in Sanaa, Yemen August 25, 2017. REUTERS/Khaled Abdullah/File Photo SEARCH "STRIKE MANSOUR" FOR THIS STORY. SEARCH "WIDER IMAGE" FOR ALL STORIES. TPX IMAGES OF THE DAY

On appelait la région l’« Arabie Heureuse », l’Arabia Felix des Romains. Aujourd’hui, le Yémen est synonyme de malheur, de dévastation et de mort. Une tragédie s’y joue à huis clos, ou presque. Car si les conflits syrien et irakien attirent l’attention des Chancelleries comme celle des médias, le drame yéménite se déroule dans l’indifférence générale. Hors des radars.

Les images manquent, mais les chiffres disent le drame à leur froide manière. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont déjà trouvé la mort et l’on compte 3 millions de déplacés. Les victimes des conséquences indirectes des combats qu’il s’agisse de mal- nutrition ou de maladies sont légion. Selon une ONG, plus de 85 000 enfants seraient déjà morts dans le sillage des armes.

Cette guerre semble oubliée, pour deux raisons. L’extrême difficulté pour les journalistes de la couvrir, d’abord. Un reporter du Figaro a toutefois pu s’y rendre en juin, rapportant un témoignage poignant. Sa moindre importance « stratégique », ensuite. Pourtant, le conflit yéménite n’a rien de périphérique. S’y affrontent les deux grands rivaux du Moyen-Orient, l’Arabie saoudite et l’Iran. Un choc majeur, entre le pays phare du monde sunnite et le champion de l’islam chiite.

Y aura-t-il un effet Khashoggi ? Le macabre dépeçage du journaliste saoudien à Istanbul a mis Riyad sous pression. Sans lâcher son allié MBS, l’Administration Trump l’a sommé de calmer ses ardeurs guerrières et de chercher une sortie au conflit yéménite. Tout en sermonnant durement les rebelles houthistes soutenus par Téhéran, qui reste la bête noire de Washington. Les Européens ont aussi haussé le ton. Des pourparlers doivent s’ouvrir la semaine prochaine en Suède. Les belligérants semblent réaliser la difficulté d’une solution militaire. Mais la confiance manque terriblement. Si cette deuxième tentative de négociation échoue, la guerre risque de reprendre de plus belle. Et l’ombre recouvrira de nouveau le Sud meurtri de la péninsule arabique.

Arnaud de La Grange

Source : Le Figaro

 

 

 

Ben Salmane en visite officielle aujourd’hui et demain en Algérie

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Plutôt bien accueilli par les puissants du G20, MBS décide d’effectuer une visite de deux jours en Algérie.

Le Prince héritier, vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, entamera, à partir de demain dimanche, une visite officielle de deux jours en Algérie, à la tête d’une délégation de haut niveau, indique samedi un communiqué de la Présidence de la République.

De retour du sommet du G20, le prince héritier qui devait faire une escale de quelques heures à Alger, décide donc de transformer son escale algéroise en réelle visite d’Etat.

Le prince de 33 ans, qui signe son grand retour international après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à l’ambassade de son pays en Turquie, a été, plutôt bien accueilli par les puissants au G20. Échanges amicaux avec les présidents Russe et Chinois, bienveillance naturelle du président Américain et même une discussion cordiale avec le président Français.

Revigoré par cet accueil, MBS rejoue au chef de l’Etat et choisi l’Algérie pour entamer son retour “triomphal” sur la scène international.

La visite de MBS en Algérie, note le communiqué de la Présidence, s’inscrit dans “le cadre des relations fraternelles solides liant l’Algérie et le Royaume d’Arabie Saoudite”. Elle contribue, ajoute-t-on, à “la consolidation des relations privilégiées entre les deux pays et peuples frères et permettra de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale et de concrétiser des projets de partenariat et d’investissement, en ouvrant de nouvelles perspectives aux hommes d’affaires, en vue d’augmenter le volume d’échange commercial et d’élargir le partenariat économique entre les deux pays”.

Elle permettra également de “relancer les différents ateliers bilatéraux issus de la 13ème session de la réunion de la commission mixte algéro-saoudienne, tenue à Riyadh en avril dernier et qui a été sanctionnée par la signature de plusieurs accords de coopération”, note la même source.

“La visite de son Altesse royale, le Prince héritier saoudien sera l’opportunité d’examiner et d’échanger les points de vue sur les questions politiques et économiques arabes et internationales d’intérêt commun, et à leur tête la question palestinienne et les situations dans certains pays frères, outre les évolutions du marché pétrolier”, conclut le communiqué.

Des Algériens disent non à la visite de MBS

Cet “engouement” officiel n’est pas partagé par tous les Algériens. Des intellectuels algériens dont le journaliste H’mida Layachi, l’écrivain Kamel Daoud ou encore le Président de l’association des oulémas musulmans, Aberrezak Guessoum, ont lancé, ce samedi 1er décembre, un Manifeste pour dire “Non” à la visite en Algérie de Mohamed Ben Salmane.

Outre l’assassinat ignoble du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, les signataires de l’appel, rapporte le journal électronique TSA, dénoncent l’envoi de troupes au Yémen et le bombardement des populations désarmées. “C’est un autre exemple qui témoigne d’une conduite cruelle et anti-humaine”, soulignent les initiateurs du manifeste.

HuffPost Algérie

Ali Haddad attaque Issad Rebrab

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Depuis son dernier passage sur le plateau de  France 24 où il avait imputé, à raison, le blocage de ses nombreux projets en Algérie à une « main invisible », Issad Rebrab devient la cible préférée d’Ali Haddad qui multiplie contre lui les charges.

Samedi sur sa page Facebook, le chef du FCE en remet une louche, en reprochant au patron de CEVITAL sans jamais le citer  de « faire preuve  de déni de réalité quand les personnes concernées ont constitué leurs richesses en Algérie, grâce à un dispositif de promotion de l’investissement permettant à leurs entreprises  de réaliser  des niveaux de croissance  à deux chiffres, sans pareil au monde ».

Juste avant, le patron du FCE affirmait dans un autre post qu’il n’était  pas partisan  du « nihilisme de certains opérateurs économiques qui attribuent leurs réussites  et leurs succès systématiquement à leur sens aigu de l’entrepreneuriat et les échecs aux blocages qui proviendraient des pouvoirs publics ou même d’une +main invisible+ ».

 Par Nabil Semyane

Source : algerie1.com