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mercredi 18 février 2026
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Le café littéraire de Bejaïa dénonce et refuse le dictât de l’État

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Déclaration

Le café littéraire de Bejaïa soumis à l’autorisation du commandement de la gendarmerie.

Grave atteinte à nos droits et libertés

La bibliothèque principale de Bejaïa serait-elle à nouveau interdite au café littéraire de Bejaïa comme cela fut le cas au printemps dernier ? L’interrogation mérite d’être soulevée puisqu’on vient de nous signifier que notre demande d’organiser une série de conférences-débats animées par des écrivains et scientifiques algériens dans cet établissement est, tenez-vous bien, « soumise à l’autorisation du commandement de la gendarmerie de Bejaïa. » La nouvelle est totalement incroyable, hallucinante et plus que révoltante.

Non seulement nous refusons de nous plier à cette mesure inique, humiliante, mais nous entendons la dénoncer fortement et la combattrons jusqu’à sa suppression définitive. Car, de quel droit une institution militaire doit-elle chercher à autoriser ou non une conférence publique ? Un écrivain, un scientifique ou tout autre conférencier, ne devrait-il donc s’exprimer qu’avec l’assentiment direct des militaires ? Que sont-ils ces gendarmes pour se comporter comme s’ils ont un droit divin sur le reste des citoyens ?

Qu’on l’entende bien et une bonne fois pour toutes : le café littéraire ne quémandera aucune autorisation à quelque autorité que ce soit pour exercer le droit imprescriptible d’organiser son activité. Lui imposer une telle mesure serait une entrave à sa liberté de tenir ses conférences dans des établissements culturels publics, lesquels appartiennent non pas au pouvoir, mais aux citoyennes et aux citoyens de notre pays.

Tenter de nous enlever ces espaces de libre expression et de débat d’idées par la force de la baïonnette exprime une volonté bien claire de renforcer une dictature de plus en plus envahissante, de plus en plus arrogante. Aujourd’hui, bien plus qu’hier, peut-être moins que demain, le pouvoir et ses innombrables relais sont en train d’exercer un monopole quasi général sur l’action culturelle, quoique celle-ci souffre d’une terrible médiocrité, mais voulue et sciemment recherchée.

Quant à l’action culturelle exercée librement dans le but d’apporter une contribution notable à l’éveil des consciences, à la formation de l’esprit critique du citoyen et à son rapprochement avec le livre, celle-là, le pouvoir n’en veut pas et fait tout pour l’éclipser, sinon la faire disparaître à force de la réprimer.

Le café littéraire de Bejaïa ne se soumettra à aucune mesure coercitive ni aucune loi liberticide. Il entend protester dans les jours qui viennent pour dénoncer l’ostracisme qui l’oppresse à travers des actions publiques. À la force des baïonnettes, il entend opposer la force du droit.

                        Le café littéraire de Bejaïa

                         Le 25 décembre 2018

Le terrorisme entre diplomatie et diabolisation.

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De Gourdel à Louisa et Maren.

Le terrorisme entre diplomatie et diabolisation.

Peinture de Abdeslam Khamal en hommage à Louisa et Maren

Deux jeunes touristes scandinaves ont été massacrées dans le massif montagneux d’Imlil, près de Marrakech au Maroc. Les médias internationaux, notamment français, n’en ont pas « trop » parlé et pourtant il s’agit bien de terrorisme islamiste (celui même qui vient de frapper à Strasbourg et qui a frappé à Charlie et au Bataclan), de ressortissants européens et d’un pays voisin par la mer ! Les chancelleries occidentales ne souhaitent pas froisser « leur » ami le roi, ne pas faire fuir les investisseurs et les touristes et surtout faire croire que le terrorisme marocain est « berbère » et montagnard, exactement ce qu’a fait l’Algérie dans l’Azawad et essaye toujours de faire en Kabylie. L’exécution de l’alpiniste français Hervé Gourdel en 2014 en était un exemple.

Or, en réalité, le terrorisme islamiste qui sévit en Algérie, au Maroc, en Tunisie et depuis une dizaine d’années en France et en Europe est encouragé, fomenté, voire financé par les dictatures nord-africaines qui s’inspirent de l’arabo-islamisme pour se maintenir au pouvoir et dilapider les richesses. D’abord par l’école et les médias, par les mosquées et les imams ensuite par des infiltrations et manipulations en tout genre, comme ça été le cas avec l’exécution des moines de Tibhirine en 1996 à Médéa en Algérie, ce qui n’empêche pas les politiques européens de  » maintenir  » de bons rapports avec les dictatures sanguinaires du sud. À croire que Damas et Bagdad sont plus proches de Paris et qu’Alger et Rabat.

Tout cela au détriment des habitants autochtones de l’Afrique du Nord et surtout des victimes civiles des deux bords de la méditerranée,  » dommages collatéraux  » des relations diplomatiques fausses et d’opérations financières occultes !

Non, le terrorisme n’est pas berbère, n’est pas amazigh.Tamazgha, anciennement, Numidie est une terre de liberté, sa population autochtone est accueillante, ouverte et rebelle, elle le demeurera malgré les envahisseurs et les compromis de tout acabit.

Lehbib Mokdem

 

 

 

RSF appelle les autorités à mettre fin à l’acharnement judiciaire contre Adelène Mellah

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Le journaliste et directeur de sites d’information Adlène Mellah a été condamné à un an de prison ferme pour “attroupement illégal”. Reporters sans frontières dénonce l’acharnement judiciaire dont le journaliste est victime depuis plusieurs mois.

La sentence est tombée dans la soirée du 25 décembre 2018. Arrêté quinze jours plus tôt, alors qu’il participait devant le théâtre national à Alger à une manifestation de soutien au chanteur Reda City 16, le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair PresseAdlène Mellah, a été condamné à un an de prison ferme pour “attroupement illégal”.  Le Parquet avait requis trois ans de prison à son encontre.

RSF appelle les autorités algériennes à mettre fin à l’acharnement  judiciaire dont est victime Adlène Mellah depuis des mois, déclare Souhaieb Khayati directeur du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières. Rien dans la loi n’interdit à un journaliste de manifester. Cette condamnation inique et ubuesque n’a aucun sens. RSF demande l’abandon des charges et la libération du journaliste dans les plus brefs délais”.

Les avocats du journaliste ont fait appel, l’audience a été fixée pour la mi-janvier. Adlène Mellah est aussi appelé à comparaître à partir du 7 février 2019 dans le cadre d’une autre affaire. Le journaliste avait été arrêté une première fois en octobre dernier et poursuivi pour «menace et chantage de divulgation d’informations attentatoires pour l’obtention de fonds», «atteinte à la vie privée» et «transmission de communications téléphoniques et de discussions privées et confidentielles» ainsi que «enregistrements et photos pris dans des lieux privés, gardés et mis à la portée du public sans autorisation ni consentement du concerné». Le journaliste était en liberté conditionnelle depuis le 22 novembre lorsqu’il a été de nouveau arrêté, le 9 décembre dernier sur le parvis du théâtre national.

L’Algérie est située à la 136e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de la presse 2018 de RSF.

 

RSF

 

Le procès en appel des étudiant de Bouira s’ouvre aujourd’hui

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Le procès en appel des 17 étudiants de l’université de Bouira est programmé pour aujourd’hui, 27 décembre 2018, au tribunal de Bouira, après avoir été condamnés à des peines allant d’un an à deux ans de prison par la première instance judiciaire.

Ils ont été poursuivis suite aux manifestations de décembre 2017, revendiquant la reconnaissance effective de la culture et de la langue amazighe.

 

Source : Algérie-Direct

Le cauchemar des Kurdes de Syrie

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Discriminés par Damas, attaqués par la Turquie… abandonnés par Trump

Discriminés pendant des décennies par Damas, les Kurdes de Syrie ont su tirer profit du chaos du conflit syrien pour établir une autonomie de facto dans les territoires qu’ils contrôlent.

Discriminés

Installés surtout dans le nord de la Syrie, les Kurdes, essentiellement sunnites avec des minorités non musulmanes et des formations politiques souvent laïques, représentent 15% de la population syrienne selon les estimations.

Ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression de la part du régime du parti Baas au pouvoir, et n’ont cessé de réclamer la reconnaissance de leurs droits culturels et politiques.

Neutres

Dès le début du conflit déclenché en 2011 par la répression sanglante d’une révolte pacifique par les troupes du président Bachar al-Assad, le régime fait un geste envers les Kurdes pour éviter qu’ils ne rejoignent la rébellion.

Bachar al-Assad naturalise 300.000 Kurdes « apatrides » après un demi-siècle d’attente et de protestations. Ces Kurdes de Syrie s’étaient vus retirer leur nationalité à la suite d’un recensement controversé en 1962.

Les Kurdes de Syrie tentent alors de rester à l’écart du conflit. Ils adoptent une position « neutre » envers le pouvoir et la rébellion, essayant d’empêcher les rebelles de pénétrer dans leurs régions pour éviter des représailles du régime.

A la mi-2012, les forces gouvernementales quittent des positions dans le nord et l’est, qui sont reprises par les Kurdes. Ce retrait est de nouveau perçu comme une manière d’encourager les Kurdes à ne pas s’allier aux rebelles.

Autonomes

En novembre 2013, le Parti de l’union démocratique (PYD), dont les Unités de protection du peuple (YPG) sont le bras armé, proclame une semi-autonomie de la région.

En mars 2016, les territoires semi-autonomes annoncent la création d’une « région fédérale », le Rojava, composée de trois cantons, Afrin, dans la province d’Alep (nord) ; Jaziré, qui correspond à la province de Hassaké (nord-est) ; et l’Euphrate sur une partie des provinces d’Alep et de Raqqa, dans lequel se trouve la ville de Kobane.

Cette initiative s’apparente à une autonomie de facto et les Kurdes vont s’attirer l’inimitié des forces de l’opposition, en plus de l’hostilité de la Turquie voisine, qui voit d’un mauvais œil la création d’une seconde région autonome kurde à sa frontière, alors qu’elle se livre elle-même à une vaste opération contre le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

En décembre 2016, ils se dotent d’un « contrat social », une Constitution pour la « région fédérale ». En 2017, les habitants des régions kurdes élisent leurs conseils municipaux.

Fer de lance contre Daech

Dès 2014, la branche armée du PYD a été l’une des principales forces combattant le groupe Etat islamique (EI) avec l’appui aérien de la coalition conduite par les Etats-Unis.

Début 2015, les forces kurdes soutenues par les frappes de la coalition chassent l’EI de Kobané, à la frontière turque, après plus de quatre mois de violents combats.

En octobre 2017, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, chassent l’EI de son fief de Raqqa après des mois de combats.

Ennemis jurés de la Turquie

Le 14 janvier 2018, la coalition menée par Washington annonce œuvrer à la création d’une « force » frontalière de 30.000 hommes dans le nord de la Syrie, notamment constituée de membres des FDS, dominées par les YPG.

Or, la Turquie considère les YPG comme l’extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation kurde qui livre une guérilla contre Ankara depuis 1984 et qui est considérée comme une organisation terroriste.

La Turquie avait d’ailleurs déjà lancé une offensive dans le nord de la Syrie en août 2016 pour repousser à la fois l’EI et l’expansion territoriale des milices kurdes.

Le 20 janvier, la Turquie lance une offensive terrestre et aérienne baptisée « Rameau d’olivier » contre les YPG dans la région d’Afrin. Le 25 janvier, face à la puissance turque, le canton kurde d’Afrin a tenté d’obtenir l’aide de Damas à intervenir contre l’aviation d’Ankara.

Las, Damas exigerait en échange un redéploiement de l’armée syrienne dans la région et le retour des institutions étatiques du régime, des mesures qui sonneraient le glas du pouvoir kurde à Afrin.

Abandonnés par Trump

la dernière décision du président américain de quitter totalement la Syrie laissera les Kurde à la merci du régime d’Erdogan.

 

Source : L’OBS

La panique du régime algérien

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Le politologue Mohamed Hennad analyse la situation avant le premier tour de la présidentielle algérienne, alors que se profile une cinquième candidature d’Abdelaziz Bouteflika.

 

A quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle algérienne, le politologue Mohamed Hennad, professeur de sciences politiques à l’université d’Alger, décrypte les derniers soubresauts de la vie politique du pays, alors qu’une cinquième candidature d’Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est toujours envisagée pour le 19 avril.

Après de nombreux appels à un cinquième mandat du président Bouteflika, on entend ces derniers jours des appels à une « continuité » du pouvoir, des rumeurs de prolongation du quatrième mandat… Qu’en pensez-vous ? La présidentielle pourrait-elle être reportée ?

Pour le moment, ce ne sont que des rumeurs. Je pense donc qu’il est inutile de s’y attarder ! Les appels à un cinquième mandat sont d’une tout autre nature.

En fait, ils n’émanent que de ceux dont le rôle est de jouer les thuriféraires, guidés par le duo fatal FLN-RND [les deux partis au pouvoir, NDLR]. Ceux-là mêmes qui ont soutenu le viol de la Constitution en 2008 pour faire sauter le verrou des deux mandats. Ceux-là mêmes qui seraient heureux si leur idole pouvait continuer sa présidence le temps que durera sa vie parce qu’ils en profitent bien !

Cependant, ces appels incessants pourraient également traduire une certaine difficulté à trouver un successeur au très malade président Bouteflika, difficulté elle-même largement due au vide que le président a voulu créer autour de lui pendant toute cette période à la tête de l’Etat. Et c’est ce vide qui donne l’impression, aujourd’hui, d’une certaine panique chez les obligés du régime.

Qui plus est, il me semble que le système est dans une impasse totale, sinon il aurait fait miroiter un peu ce qu’il compte faire. Car la situation est vraiment critique : le président Bouteflika est tellement mal en point qu’on risque de ne plus le revoir, même pour la signature de la loi des finances 2019 très prochainement. En même temps, la population ne cesse de déclamer haut et fort sa haine et son mépris envers le système. Alors qu’un « cinquième » mandat devient impossible, le système préfère probablement attendre l’issue naturelle dont il compte exploiter une certaine sympathie qu’il mettra à contribution pour placer – encore une fois – son « candidat du consensus ».

Pourquoi aucun autre nom n’émerge aujourd’hui pour se présenter à la prochaine présidentielle ?

C’est justement à cause du vide que je viens de mentionner. Les forces politiques du pays semblent sidérées par trois éléments : d’abord, le défi que le pouvoir s’est permis de lancer à tout le monde, en 2008, en supprimant l’article de la Constitution limitant le nombre de mandats présidentiels à deux pour permettre au président de briguer un troisième mandat ; ensuite, l’inutilité de toute candidature puisque la victoire du « candidat du pouvoir » est assurée d’avance ; enfin, non seulement le fait que le président soit maintenu malgré son incapacité physique totale évidente, mais aussi ces appels que continuent de lancer les partis du pouvoir et le syndicat domestique (UGTA) pour que M. Bouteflika brigue un cinquième mandat. Ainsi, l’opposition, échaudée, se dit : « Laissez-les faire, on voit bien qu’ils vont se casser la gueule » !

La dernière sortie d’Abdelaziz Bouteflika le montre à nouveau très affaibli. Cet état de santé n’influe donc pas sur une possible nouvelle candidature ?

Ce fut une scène humainement insoutenable : le président, visiblement très mal en point, ne tenant sur son fauteuil roulant qu’à l’aide d’une sangle ! Les images ont fait le tour du monde et, malheureusement, égayé quelques plateaux de télévision à l’étranger. Entre-temps, le pays continue de perdre un temps précieux !

On va jusqu’à parler de guerre des clans dans les hautes sphères du pouvoir dès qu’on évoque une éventuelle succession ? De quoi parle-t-on ?

« Guerre des clans » ! De mon point de vue, ces propos expriment moins une réalité politique algérienne qu’une tournure journalistique. Bien sûr, il y a des clans dans tous les régimes politiques, sans pour autant bloquer le pays ou l’exposer à des risques. Chez nous, il me semble que les gens se perdent plutôt en conjectures. En Algérie, les clans ont beau se multiplier, ils obéiront toujours à un même centre, plus ou moins collégial, dont ils sont les obligés. En fait, un peu comme dans un harem ! Enfin, à force de parler de clans, on risque de nous soupçonner de soutenir tel ou tel, alors qu’ils sont tous pareils du point de vue de l’éthique politique.

Mais alors comment expliquer le remplacement, il y a quelques semaines, du président de l’Assemblée nationale ?

Ce qui s’est passé à l’APN [Assemblée populaire nationale, NDLR] – Parlement croupion – pourrait bien être une simple bagarre en interne qui a trouvé sa solution en dehors de l’Hémicycle. En même temps, la saga a bien montré que le respect de la notion de « séparation des pouvoirs » chez nous n’est toujours pas à l’ordre du jour !

Un mouvement contre le cinquième mandat de Bouteflika, Mouwatana (« Citoyenneté »), s’est exprimé. Que représente-t-il ?

Ce mouvement regroupe des personnalités de l’opposition et de la société civile. Comme son nom l’indique, il milite pour un système politique citoyen, respectueux d’une pratique politique saine et efficiente. Mouwatana rappelle le mouvement Barakat de 2014, sauf que celui-ci – comme son nom l’indiquait également (« Ça suffit ») – s’opposait surtout au quatrième mandat. Aujourd’hui, ce mouvement n’est donc plus seulement en opposition mais essaie de faire en sorte que la prochaine élection présidentielle soit le prélude à un nouvel ordre national.

Propos recueillis par Céline Lussato

Source : L’OBS

L’Elysée embarrassé par les voyages d’affaires d’Alexandre Benalla au Tchad

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« Vous voyez, je suis venu ! » A peine arrivé à l’aéroport de N’Djamena, samedi 22 décembre, Emmanuel Macron s’est enfermé avec son homologue, Idriss Déby, pour un premier tête-à-tête. Au menu des échanges : la force Barkhane qui lutte contre les groupes terroristes armés au Sahel, l’éducation, la santé, les femmes, les subventions françaises, mais aussi… Alexandre Benalla, aujourd’hui mis en examen pour « violences volontaires », « port prohibé et sans droit d’insignes réglementés par l’autorité publique » et « recel d’images issues d’un système de vidéoprotection ».

Démis de ses fonctions par l’Elysée en juillet, après que la présidence a d’abord caché les violences exercées le 1er-Mai par son collaborateur, place de la Contrescarpe à Paris, l’ancien adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron s’est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N’Djamena, ont confirmé au Monde des sources concordantes.

L’une d’elle précise qu’il « est venu accompagné d’une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par Carte bleue », dont le séjour à l’Hôtel Hilton, dans la capitale tchadienne, avant de repartir le 4 décembre par un avion de ligne. Selon La lettre du continent du 12 décembre, M. Benalla aurait rencontré le frère du président tchadien, Oumar Déby, qui pilote la direction générale de la réserve stratégique (DGRS) tchadienne.

« Emmanuel Macron a tenu à faire savoir samedi à Idriss Déby que cette personne n’était en aucun cas un intermédiaire officieux ou officiel, nous indique l’Elysée. Seuls le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le conseiller diplomatique du président, Philippe Etienne, et Franck Paris, son conseiller Afrique, peuvent se prévaloir du chef de l’Etat » sur le terrain africain. La présidence rappelle que, depuis son élection, M. Macron « veut absolument rompre avec la République des intermédiaires, notamment en Afrique ».

« Plus aucun contact »

Depuis qu’il a été contraint de quitter l’Elysée, Alexandre Benalla semble s’être lancé dans les affaires internationales. L’ex-conseiller a ainsi rencontré plusieurs fois l’intermédiaire Alexandre Djouhri à Londres, ville où l’homme d’affaires franco-algérien a été interpellé en janvier et attend sa décision d’extradition vers la France.

Ces nouvelles activités gênent-elles le président ? Le 6 novembre, sur Europe 1, M. Macron réclamait de « l’indulgence » pour son conseiller. A N’Djamena, l’Elysée a tenu à faire savoir que la présidence n’entretenait « plus aucun contact » avec lui et indique qu’« une enquête interne est en cours » pour établir si M. Benalla a pu « profiter de son titre » pour ses propres intérêts.

En juillet, Le Monde avait rapporté que le 14 mars 2017, alors qu’il travaillait pour la sécurité du candidat d’En marche !, M. Benalla assurait aussi la protection du cheikh irakien Jamal Al-Dhari lors de ses séjours parisiens.

Source : le monde

Imlil : Le Maroc doit lutter contre l’idéologie wahhabite dans son école

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Le meurtre de deux touristes scandinaves à Imlil la semaine dernière est un acte odieux qui devrait interpeller tous les Marocains et donner lieu un débat sérieux sur les raisons profondes qui poussent certains Marocains à basculer dans le radicalisme et le culte de la violence.

Les deux scandinaves victimes de l’islamisme au Maroc

Le choc et l’émoi que ce meurtre a causés partout dans le pays ont poussé des millions de Marocains à condamner ce meurtre contraire à la nature tolérante, pacifique et hospitalière du Maroc et à exprimer leur solidarité à l’égard des familles des deux victimes.

Éviter l’auto-flagellation

Les Marocains ont fait preuve d’empathie envers les familles des victimes et démontré une nouvelle fois qu’ils sont épris de paix et que leur pays a toujours été et restera un pays accueillant et hospitalier, et qu’ils ne peuvent en aucun cas accepter la perpétration de ce genre de crime.

Cela étant dit, il faudrait savoir raison garder, ne pas se laisser emporter par ses émotions au point de s’auto-flageller ni présenter des excuses collectives aux Danois et aux Norvégiens pour ce qui s’est passé.

De la même manière que les Norvégiens n’étaient pas censés s’excuser pour l’attaque de 2011 perpétrée par un membre de l’extrême droite qui a tué 85 innocents, le peuple marocain n’a rien à se reprocher pour le meurtre d’Imlil et ne devrait pas s’en excuser.

Les suspects sont des brebis galeuses qui ne peuvent en aucun cas représenter l’ensemble du peuple marocain. Comme d’autres peuples, les Marocains cherchent à mener une vie décente, vivre dans la paix, la stabilité et la sécurité, avoir accès à un système d’éducation et un système de santé de qualité et offrir de bonnes perspectives d’avenir à leurs enfants.

Certes les suspects ont commis un acte de terrorisme et prêté allégeance à ISIS. Mais leur acte ne reflète ni leur piété, ni une connaissance approfondie de l’islam. Ils ne visent pas non plus à défendre les intérêts ou les revendications de leur communauté. Les suspects sont tout simplement aveuglés par la haine et le ressentiment et déterminés à se retourner contre leur société. Ils font partie d’une petite minorité en perte de repères qui prône un discours de haine et de violence qui devrait être combattu par tous les moyens possibles.

S’attaquer aux causes profondes du terrorisme

Au lieu de prendre des raccourcis et de placer le débat autour de la religion ou de plaider pour une réforme de la religion ou pour la fermeture des conseils locaux des Oulémas, comme certains ont pu le faire, nous rendrions un service à notre pays et à notre société en nous attaquant aux causes profondes du terrorisme, lesquelles sont plutôt économiques et sociales. Tout compte fait, l’allégeance à l’Etat islamique est devenu un prétexte et un cri de ralliement pour les laissés-pour-compte qui vivent dans la marginalité et la précarité sans aucune perspective d’améliorer leurs conditions de vie.

Certes depuis les attentats de Casablanca en 2003, le gouvernement marocain a adopté une approche pluridimensionnelle pour lutter contre l’extrémisme. Le renforcement de l’appareil sécuritaire, du contrôle des frontières, de l’autorité de l’État sur la sphère religieuse, ainsi que le lancement des projets de lutte contre la pauvreté ont permis au Maroc de devenir un des leaders mondiaux dans la lutte contre le terrorisme et de figurer parmi les pays les plus sûrs au monde.

Cependant, les stratégies du gouvernement n’ont pas permis d’améliorer la vie des habitants des zones défavorisées, ni d’immuniser les Marocains contre l’endoctrinement par des groupes extrémistes.

Bien que les efforts du gouvernement soient louables, ils ont eu tendance à se concentrer sur certaines régions du pays aux dépens des autres. Il semble que les responsables marocains soient toujours guidés par la dialectique du Maroc “utile” et du Maroc “inutile”, héritée de l’époque coloniale lorsque la France favorisait certaines régions et en négligeait d’autres.

Certains ont tendance à croire que tant que certaines grandes villes se développent et que des milliards de dirhams sont investis dans de grands projets structurels, le pays est sur le droit chemin de la sécurité, le progrès et la prospérité.

Ce qu’ils semblent ignorer, c’est que le Maroc ne se limite pas aux grandes agglomérations urbaines que sont Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, mais qu’il faut aussi accorder une plus grande attention aux zones rurales et aux autres régions du pays. Alors que des millions de Marocains bénéficient des projets à grande échelle lancés par le Maroc au cours des deux dernières décennies, des millions d’autres n’en bénéficient pas et estiment que leur gouvernement les a délaissés.

Réformer un système éducatif défaillant

Par ailleurs, le Maroc paie le prix de l’échec retentissant de plusieurs tentatives de réformer le système éducatif et de dispenser un enseignement de qualité à toutes les couches sociales, notamment les couches défavorisées. En dépit des réformes qui ont été mises en œuvre et des centaines de milliards de dirhams qui ont été dilapidés, le système éducatif marocain se situe au dernier rang du classement mondial et dans le monde arabe.

Il est temps que les responsables du pays se rendent à l’évidence qu’on ne peut construire une société saine, productive et épanouie sans investir dans le capital humain, plus particulièrement dans l’éducation. On a beau construire des projets structurants étincelants, des salles de cinéma ultramodernes, des stades dernière génération ou le gratte-ciel le plus haut d’Afrique, si on n’investit pas dans le capital humain et on ne garantit pas l’égalité des chances à tous les Marocains, quelles que soient leurs régions et leurs affiliations familiales, il est juste question de temps avant que le château de cartes ne s’effondre.

L’éducation est la clé de voûte de toute société. Quand le système éducatif échoue dans sa mission de garantir l’égalité des chances et d’offrir aux gens l’espoir d’un avenir meilleur et d’être des membres productifs de la société, les couches défavorisées n’ont plus que le désespoir, l’analphabétisme et l’ignorance, un terreau propice à l’endoctrinement et la radicalisation.

Toute personne qui vit dans l’analphabétisme, la marginalité et la précarité et estime que sa société l’a abandonnée est susceptible de devenir une proie facile pour les groupes terroristes.

Combattre le wahhabisme

Plus important encore, le gouvernement devrait redoubler d’efforts pour lutter contre l’idéologie wahhabite qui a imprégné notre culture et notre discours public au cours des trois dernières décennies. Des millions de Marocains ont vu comment cette idéologie, défendue à coup de pétrodollars saoudiens, a bouleversé et affecté la culture de tolérance et d’ouverture au monde qui les a rendus fiers de leur pays.

Nos aînés ne reconnaissent plus la société dans laquelle nous vivons. En raison de leur exposition aux chaînes de télévision et de radio financées par l’Arabie saoudite, de plus en plus de Marocains sont devenus plus réceptifs aux idées obscurantistes, moins tolérants envers les autres et ont adopté des coutumes qui sont étrangères à la culture marocaine.

C’est cette lecture bornée et extrémiste de la religion promue par le wahhabisme qui fournit aux criminels radicalisés des prétextes idoines pour commettre leurs attaques terroristes au nom de l’islam.

Garantir l’égalité des chances à tous les Marocains, assurer une répartition plus équitable des richesses du pays, engager une véritable réforme du système éducatif et lutter contre le wahhabisme sont les conditions sine qua non pour se prémunir contre l’idéologie radicale et construire une société guidée par les valeurs de tolérance, la transparence et le respect des autres, sans distinction de culture ou de conviction religieuse.

 

Samir Bennis 

Conseiller politique et diplomatique basé à Washington, rédacteur en chef de Morocco World News

 

Source : huffpostmaghreb

Le journaliste Adlène Mellah condamné à un an de prison ferme

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Le journaliste Adlène Mellah a été condamné aujourd’hui, mardi par le tribunal de Bab El Oued (Alger) à une peine d’un an de prison ferme assortie d’une amende de 100 000 dinars, pour «attroupement non autorisé» et «désobéissance et outrage à des officiers dans l’exercice de leur fonction».

Le juge a condamné, dans la même affaire, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Benekrouches  à 4 mois de prison ferme et une amende de 50 000 dinars chacun.

Le parquet avait requis, lors du procès qui s’est déroulé le 18 décembre dernier, 3 ans de prison ferme contre chacun des trois prévenus.

Pour rappel, Adlène Mellah, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Benekrouches ont été poursuivis en justice dans le sillage du rassemblement organisé le 8 décembre dernier devant le TNA (Alger), pour réclamer la libération du rappeur Réda City16.

 

Source : El Watan

La Russie réagit à la lettre adressée par Saïf al-Islam Kadhafi à Vladimir Poutine

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Saïf al-Islam Kadhafi, qui ne cache pas son intention de diriger la Libye, aurait adressé une lettre à Vladimir Poutine. Pour la diplomatie russe, aucun des acteurs politiques libyens ne doit être exclu du processus politique national.

«Notre position est que personne ne doit être isolé et exclu d’un rôle politique constructif», a déclaré ce 24 décembre à l’agence Ria Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov, alors qu’il commentait une information rapportée quelques jours plus tôt par Bloomberg. Selon l’agence, un représentant de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ex-dirigeant libyen, aurait transmis au responsable russe une lettre rédigée par celui-là et destinée à Vladimir Poutine.

Dans cette lettre, le fils de Mouammar Kadhafi aurait exposé au président russe sa feuille de route pour sortir le pays de la crise et demandé un soutien politique, alors qu’il prétend à la présidence libyenne. L’agence américaine a par ailleurs affirmé que des diplomates russes s’étaient entretenus avec lui par liaison vidéo, peu après sa libération en juin 2017.

«Saïf al-Islam Kadhafi a le soutien de certaines tribus en Libye et cela devrait être inclus dans le processus politique», a également déclaré Mikhaïl Bogdanov.

Saïf al-Islam Kadhafi avait annoncé le 19 mars, par le biais de l’un de ses porte-paroles, Aymen Bourass, depuis Tunis, sa candidature à la prochaine présidentielle sous la bannière du Front populaire pour la libération de la Libye (FPLL). Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, Saïf al-Islam Kadhafi avait été libéré dans le cadre d’une amnistie générale proclamée par le Parlement installé à Tobrouk (reconnu par la communauté internationale), après avoir été détenu près de six ans par la brigade Abou Bakr al-Sadiq, l’un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten, au nord-ouest de la Libye. Depuis, il se serait réfugié dans la capitale tunisienne, selon plusieurs médias. Il n’est pas apparu en public depuis juin 2017.

Prévue initialement le 10 décembre 2018, l’élection présidentielle libyenne devrait se tenir au printemps 2019 après la tenue d’une conférence nationale en début d’année censée mettre fin à une période transition troublée par les crises politique et sécuritaire depuis l’intervention militaire de l’OTAN en 2011.

Source : RT France