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mercredi 18 février 2026
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Le groupe BENX décroche le premier prix au festival de la chanson Amazigh

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Le groupe BENX de Timezrit a remporté, hier, le premier prix de la 10e édition du Festival national de la musique et de la chanson amazighe, qui s’est déroulée, du 10 au 13 janvier, dans la ville de Tamanrasset.

Abdellah Kennouche, l’un des membres de ce groupe, créé en 2013, se dit content d’avoir honoré la wilaya de Bejaia en remportant le premier prix de ce festival. « La concurrence était rude. Il y avait la participation de plusieurs groupes, venus de différents coins du pays. Notre groupe était le seul représentant de la wilaya de Bejaia. Et le fait que les organisateurs du festival ont choisi de dédier cette 10e édition au grand chanteur Bédjaoui, Djamel Allam, nous a beaucoup motivés pour arracher la première place et honorer ainsi, à notre façon, cette grande figure de la musique algérienne. Les membres du jury nous ont choisis et nous sommes très contents d’avoir réussi à honorer la wilaya de Bejaia et la Kabylie en général, d’autant plus que cette édition coïncide avec la célébration de la fête de Yennayer », a déclaré le batteur du groupe BENX à Soummam Express.

La victoire du groupe BENX n’est pas le fruit du hasard, mais elle est le résultat d’une détermination et une persévérance inébranlables de ses membres. « Nous sommes arrivés au festival à la dernière minute et nous avons failli ne pas y participer à cause d’un malentendu avec les organisateurs. Ils nous ont promis, au début, de prendre en charge nos billets d’avion, avant de changer d’avis. Alors, nous étions dans l’obligation de partir avec nos propres moyens. Fort heureusement que nos sacrifices n’ont pas été vains. Nous sommes à la fois heureux et fiers de ce prix, qui est le fruit d’un dur travail et d’une grande résistance face aux obstacles et au manque de moyens. Au nom de mes camarades, je tiens à remercier infiniment notre public, nos familles et amis, qui nous ont soutenus et encouragés.

Notre reconnaissance va particulièrement à Cheikh Farid M’sili, qui nous a énormément aidés, en mettant à notre disposition une salle et son matériel pour les répétitions », a témoigné notre interlocuteur. Pour ceux qui ne connaissent pas le groupe BENX, il a été créé par quatre (04) jeunes artistes de Timezrit amoureux de la musique. Il s’agit d’Abdellah Kennouche (batteur), Kati Abdou (percussionniste), Benaddad Yakoub (guitariste) et Bachir Saadouni (vocaliste). Ce groupe chante essentiellement en kabyle, mais il interprète aussi des chansons en langues arabe, français et anglais. Sa musique se distingue par des rythmes aux multiples sonorités, dont le berbero-celtique, reggae et gnawa. « Nous nous inspirons de toutes les musiques du monde et des différentes musiques populaires algériennes », nous a confiés Abdellah Kennouche.

A noter que depuis sa naissance, le groupe BENX a remporté plusieurs prix à l’échelle nationale, dont le 1er prix du festival de la chanson kabyle, en novembre passé à Akbou, et le 1er prix du festival de la chanson amazighe organisé en 2014, à Bejaia. En outre, cette troupe musicale a obtenu la 2ème place au festival de la chanson kabyle de 2016, qui s’est déroulé dans la capitale des Hammadites. Le groupe BENX était également finaliste dans un concours de musique de la chaine 3, en 2013. Il a aussi participé à un festival à Oum El Bouagui en 2017, et à un concert en Tunisie, plus exactement à Djerba, à la suite d’une invitation de la part d’une association locale. Quant à ses futurs projets, ce groupe veut réaliser un clip à son single intitulé Avernous, qu’il vient juste d’enregistrer.

Oualid Assali

Source : Soummam Express

Tamazight officielle dites-vous ?

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Je vais encore vous infliger mon avis, certes discutable, sur l’officialisation de Tamazight.

Tout d’abord, je réfute qu’elle soit octroyée, car elle a été arrachée par des décennies de luttes et de sacrifices.

Ensuite je considère qu’il ne suffit pas d’apposer une signature présidentielle au bas d’un texte de loi pour rendre effective cette officialisation.

Il reste à la rendre visible et fonctionnelle dans le paysage socio-administratif.

Tant que les documents officiels tels la Carte nationale d’identité, le passeport, les billets de banque, le timbre, etc. ne comportent pas une dénomination et des informations en caractères Amazighs … j’aurais des doutes sur la volonté politique de l’application effective de la loi.

Ce n’est pas la folklorisation de Yennayer qui redonnerait au pays et à son peuple leur identité réelle longtemps occultée.

Il est en outre indispensable pour la connaissance du récit national que la genèse de l’Histoire du pays intègre les programmes scolaires et que naturellement Tamazight soit enseignée dans toutes les écoles de la république.

C’est juste un vœu en cette période de Yennayer qu’il faut éviter de folkloriser.

 

Saïd Yahia Chérif 

 

Les députés britanniques rejettent massivement l’accord de Brexit

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L’opposition travailliste a présenté une motion de censure contre le gouvernement de Theresa May, après que l’accord négocié par celle-ci pour quitter l’Union européenne a été rejeté par la chambre des Communes.

Les députés britanniques ont massivement rejeté le 15 janvier l’accord sur le Brexit négocié par le Premier ministre conservateur Theresa May avec Bruxelles, dans un vote crucial pour l’avenir du Royaume-Uni, à deux mois et demi de la date prévue de sa sortie de l’Union européenne (UE).

La chambre des Communes a refusé l’accord de divorce par 432 voix, 202 s’étant prononcé pour, malgré une ultime mise en garde de Theresa May contre «l’incertitude» engendrée par ce rejet.

«La chambre a parlé et ce gouvernement écoutera», a-t-elle déclaré immédiatement après le vote, proposant des discussions entre partis pour déterminer la voie à suivre.

Le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn a quant à lui présenté une motion de censure contre le gouvernement conservateur.

«J’ai introduit une motion de censure contre ce gouvernement», a expliqué le travailliste, qualifiant de défaite «catastrophique» pour le gouvernement le résultat du vote.

Cette défaite par 230 voix est la plus importante essuyée par un gouvernement britannique depuis les années 1920.

Inquiétudes à Bruxelles

Réagissant au vote, le président de la commission Européenne Jean-Claude Juncker a appelé dans un communiqué le Royaume-Uni à «clarifier ses intentions dès que possible», craignant une sortie du Royaume-Uni de l’UE sans accord. «Le temps est presque écoulé», a-t-il ajouté.

De son côté le président du Conseil européen Donald Tusk s’est interrogé sur une «solution positive» après le rejet de l’accord. «Si un accord est impossible, et que personne ne veut un non-accord, alors qui aura finalement le courage de dire quelle est la seule solution positive ?», a-t-il déclaré dans un tweet.

Si son gouvernement survit à la motion de censure, Theresa May a jusqu’au 21 janvier pour proposer un «Plan B» aux parlementaires britanniques.

Le 24 juin 2016, les citoyens britanniques ont voté par référendum à 51,9 % pour le Brexit. La date limite au delà de laquelle le pays devra avoir quitté l’UE est toujours fixée au 29 mars 2019.

Source : RT France

La jeune Saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun est arrivée au Canada

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Rahaf Mohammed al-Qunun arrives at Toronto Pearson International Airport in Toronto, Ontario, Canada January 12, 2019. REUTERS/Carlos Osorio

Lors d’un premier entretien télévisé, Rahaf Mohammed al-Qunun, accueillie au Canada après avoir fui sa famille saoudienne, a expliqué vouloir étudier l’anglais.

C’est pour échapper à sa condition d' »esclave » et à la violence physique que lui infligeaient selon elle sa mère et son frère, que la jeune Rahaf Mohammed al-Qunun a fui l’Arabie saoudite, a-t-elle raconté lundi, deux jours après avoir trouvé refuge au Canada.

« J’allais disparaître ». La jeune Saoudienne de 18 ans, barricadée pendant plusieurs jours dans une chambre d’hôtel de Bangkok et armée de son seul téléphone portable, avait suscité une mobilisation internationale via Twitter en dénonçant les pressions psychologiques et physiques que sa famille lui infligeait selon elle. Le Canada lui avait finalement accordé l’asile et depuis samedi, la jeune fille a débuté une nouvelle vie à Toronto. « Ma plus grande peur était que si (mes parents) me retrouvaient, j’allais disparaître », a-t-elle déclaré en arabe à la télévision publique anglophone CBC lors de sa première interview depuis son arrivée au Canada, disant avoir envisagé le suicide pour échapper à l’emprise familiale.

« J’ai déjà été enfermée pendant six mois parce que je m’étais coupé les cheveux », a-t-elle déclaré, racontant avoir régulièrement subi « la violence corporelle » de son frère et de sa mère. « Nous, les femmes saoudiennes, nous sommes traitées comme des esclaves », a-t-elle résumé. Depuis son arrivée dans la métropole canadienne, elle dit avoir reçu une lettre de sa famille qui lui a annoncé notamment qu’elle la reniait. Pour cette raison, elle demande désormais à être appelée seulement Rahaf Mohammed, et souhaite supprimer son nom de famille al-Qunun.

Le bonheur d’être accueillie au Canada. « Beaucoup de gens me détestent, qu’ils soient de ma famille ou d’Arabie saoudite en général », a ajouté la jeune femme, la voix coupée par l’émotion. Maintenant au Canada, où elle est prise en charge par une ONG, elle désire étudier l’anglais et trouver un emploi. Jusqu’à présent, « je sentais que je ne pouvais pas accomplir mes rêves tant que j’habitais en Arabie saoudite », a-t-elle ajouté, redisant son bonheur d’avoir été accueillie au Canada. »J’ai eu l’impression de renaître, notamment quand j’ai ressenti tout cet amour et cet accueil », a-t-elle commenté. « Dites aux Canadiens que je les aime ».

L’Arabie saoudite est l’un des pays du monde les plus restrictifs pour les droits des femmes. Elles sont notamment soumises à la tutelle d’un homme (père, mari ou autre) qui exerce sur elles une autorité arbitraire et prend à leur place les décisions importantes.

Source : Europe 1

La page Facebook du président Bouteflika laissée à l’abandon

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Des commentaires insultants et des propos vulgaires n’ont pas été supprimés de la page officielle du président de la République.

Au moment où les chefs d’Etats du monde entier font des réseaux sociaux leur moyen de communication privilégié, la page officielle du président de la République, Abdelaziz Bouteflika sur le réseau social facebook se trouve dans un état lamentable.

Créée dans le sillage de la campagne électorale pour les présidentielles d’avril 2014, la page en question est complètement abandonnée par ses administrateurs. Sa dernière mise à jour remonte au lendemain de l’annonce des résultats des élections présidentielles d’avril 2014. Autrement dit, elle n’a pas été actualisée depuis près de 5 ans. Ainsi, rien n’indique qu’elle appartient à un président de la République.

Certifiée par la direction de facebook en tant que page officielle du chef de l’Etat algérien, la page en question est tout simplement délaissée. Ni actualisation, ni modération des commentaires, ni rappel à l’ordre pour les fans qui postent des commentaires inappropriés.

Dans d’autres pays, les pages et les comptes des chefs d’Etat et des Premiers ministres servent de véritables vitrines et sont gérées par des équipes de modérateurs et d’administrateurs 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Des insultes et de la vulgarité non supprimées

Ce qui est étonnant en ce qui concerne la page du président de la République c’est le fait que les commentaires insultants et les propos vulgaires n’aient pas été supprimés. En effet, des milliers de commentaires dont bon nombre sont des insultes sont visibles à toute personne qui consulte cette page. Même les supporters de l’équipe irakienne de football les « Forces Aériennes » ont pris la page du président pour cible après le retrait de leur équipe du match contre l’USMA d’Alger le 9 septembre dernier, pour dénoncer les slogans glorifiant l’ancien président irakien Sadam Hussein, scandés par les supporters de l’USMA d’Alger. Ils ont posté des dizaines de commentaires hostiles à l’USMA, à l’Algérie et touchant même à la mémoire et à la dignité de nos valeureux chouhadas.

Une page qui ne cesse de perdre des fans

La page du président Bouteflika comptait en janvier 2017 un million de fans, plus exactement 1 051 004 fans. Ce chiffre est tombé à 997 452 fans en janvier 2019. Ce recule qui coïncide avec la montée en flèche de nombre de comptes facebook ouverts par les Algériens sur le plus important réseau social au monde témoigne de l’abandon de la page.

PAR Younes Saâdi 

Source : Maghreb Emergent

41 djihadistes condamnés à la peine de mort

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Un tribunal de première instance de Tunis a prononcé le 11 janvier la peine de mort à l’encontre de 41 djihadistes impliqués dans un attentat perpétré en 2014 contre des militaires dans une zone située non loin de la frontière algérienne.

41 djihadistes, affiliés au groupe terroriste Etat islamique, ont été condamnés le 11 janvier à la peine de mort en Tunisie pour leur participation à une attaque qui avait fait 15 morts parmi les forces de sécurité en juillet 2014 à la frontière avec l’Algérie, selon le porte-parole du pôle anti-terroriste Sofiene Sliti. La peine capitale fait l’objet d’un moratoire depuis 1991 en Tunisie : de telles peines continuent à être prononcées mais pas exécutées.

Le 16 juillet 2014, 15 militaires avaient été tués dans un assaut terroriste sur le mont Chaambi, dans une zone de la région de Kasserine (centre-ouest) qui reste un repaire pour les combattants extrémistes. Le ministère de la Défense avait alors rapporté que 40 à 60 terroristes armés de mitrailleuses et de lance-roquettes avaient ouvert le feu à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan, sur des soldats dans la région de Henchir El-Talla. Cinq soldats avaient été tués par balles, neuf autres dans l’incendie de leur tente après les tirs, et un quinzième était décédé plus tard. Un deuil national de trois jours avait été proclamé à la suite de cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire de l’armée tunisienne.

Après sa révolution de 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de civils et de touristes étrangers. Même si la situation sécuritaire s’est nettement améliorée, des groupes djihadistes subsistent notamment à la frontière algérienne et le pays reste sous état d’urgence depuis l’attentat suicide commis en plein Tunis contre la sécurité présidentielle (12 agents tués), en novembre 2015.

 

Source : RT France

Officialisation de l’amazigh, les deux projets de loi seront votés simultanément

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Les deux projets de loi organiques relatifs au caractère officiel de l’amazigh et au Conseil national des langues et de la culture marocaine, « liés », seront adoptés « simultanément » durant l’actuelle session parlementaire. Un sous-comité de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication de la chambre basse a été formé pour accélérer l’étude des propositions d’amendements des deux textes juridiques.

Transmis à la Commission parlementaire de l’enseignement, de la culture et de la communication en octobre 2016, les deux projets de loi organiques, prévus par l’article 5 de la Constitution de 2011, y sont toujours.
Dans un contexte de célébration du nouvel an amazigh et de revendications relatives à la consécration du 12 janvier en fête nationale, le débat sur le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh est relancé.
Si le président de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication Mohamed Malal a annoncé, lors d’une réunion tenue mardi 8 janvier à la Chambre des représentants, que la date limite de dépôt des amendements sur le projet de loi organique relatif au Conseil national des langues et de la culture marocaine a été fixée au 18 janvier 2019, il n’avait pas fait référence à la loi sur le caractère officiel de l’amazigh.
M. Mallal s’est expliqué: « La date limite de dépôt des amendements sur le projet de loi organique relatif au caractère officiel de l’amazigh a été fixée auparavant et est maintenant dépassé. Actuellement, nous rassemblons toutes les propositions d’amendements sur la loi relative au Conseil national des langues dont la date limite de dépôt est fixée au 18 janvier, pour ensuite discuter et voter les deux textes simultanément. »
Notre interlocuteur n’a pas hésite à revenir sur le retard de l’approbation des deux lois organiques devant être adoptées avant septembre 2016, il pointe du doigt le gouvernement précédent.
« Il faut rendre responsable le gouvernement précédent qui a déposé très tardivement les deux lois auprès du Parlement, en priorisant les lois sur les collectivités territoriales. N’oublions pas qu’il  y a eu six mois de blocage gouvernemental », poursuit-il.
Le débat autour des deux textes juridiques s’est élargi dans le cadre des discussions autour de la loi-cadre sur l’enseignement. Dans la même réunion de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication tenue le 8 janvier, des députés ont revendiqué l’approbation des lois organiques sur l’officialisation de l’amazigh et sur le conseil national des langues avant l’adoption de cette loi-cadre.
Dans la même lignée, Mohamed Malal a précisé qu’il juge « plus logique de faire passer les deux lois organiques avant la loi-cadre sur l’enseignement ».
Par Meryem Aassid
Source : MÉDIAS 24

Trump menace la Turquie si elle s’en prend aux Kurdes

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Donald Trump a fait savoir via son compte Twitter que son pays détruirait économiquement la Turquie si Ankara ne désarmait pas face aux milices kurdes après le retrait américain. En retour, Ankara a affirmé qu’elle continuerait le combat.

Le président américain Donald Trump a menacé le 14 janvier la Turquie d’une catastrophe économique, en cas d’attaque contre les Kurdes après le prochain retrait des troupes américaines de Syrie, tout en appelant les Kurdes à ne pas «provoquer» Ankara.

« Nous dévasterons économiquement la Turquie si elle s’en prend aux Kurdes »

Les Etats-Unis vont «dévaster la Turquie économiquement si elle attaque les Kurdes», a tweeté le locataire de la Maison Blanche, qui appelle également à la création d’une «zone de sécurité» de 30 kilomètres, sans plus de précisions sur sa localisation ou sur son financement : «Nous entamons le retrait longtemps attendu de Syrie en frappant durement le petit califat territorial restant de l’EI, en plusieurs directions. Nous attaquerons de nouveau à partir d’une base existante s’il se reformait. Nous dévasterons économiquement la Turquie si elle s’en prend aux Kurdes.»

« Stop aux GUERRES SANS FIN »

Néanmoins, Washington demande aux Kurdes de «ne pas provoquer la Turquie» : «De même, nous ne voulons pas que les Kurdes provoquent la Turquie. La Russie, l’Iran et la Syrie ont été les plus grands bénéficiaires de la politique américaine de long terme de destruction du groupe Etat islamique en Syrie – des ennemis naturels. Nous en bénéficions aussi mais il est temps maintenant de faire rentrer nos troupes à la maison. Stop aux GUERRES SANS FIN.».

Ces déclarations interviennent alors que le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo effectue une tournée au Moyen-Orient. Une visite destinée à rassurer ses alliés alors que la tension est montée entre les Etats-Unis et la Turquie au sujet du sort des milices kurdes de Syrie soutenues par les Etats-Unis.

Mike Pompeo a cherché à rassurer les alliés kurdes, assurant pouvoir garantir leur protection malgré le retrait, annoncé par Donald Trump en décembre 2018, des soldats américains déployés en Syrie.

La principale milice kurde de Syrie, les Unités de protection du peuple (YPG), est en effet menacée par une possible offensive de la Turquie, pays voisin de la Syrie. Ankara qualifie les YPG de «terroristes» leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984. Et elle ne cache pas son intention de lancer une offensive contre eux pour éviter la formation, à ses portes, d’un embryon d’Etat kurde susceptible de raviver le séparatisme des Kurdes de Turquie.

Depuis, les YPG ont «invité» le gouvernement syrien à revenir dans les régions d’où les troupes des Etats-Unis se sont retirées, et en particulier aux abords de Manbij. Partant, l’armée syrienne a été déployée dans la ville.

La Turquie affirme qu’elle continuera de combattre

La Turquie a répondu à Donald Trump le 14 janvier et a fait savoir qu’elle continuerait de combattre les YPG, faisant fi des avertissements du président américain.

Répondant directement au tweet du président américain, le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a déclaré : «Monsieur Donald Trump, les terroristes ne peuvent pas être vos partenaires et alliés […] Il n’y a aucune différence entre l’EI […] et les YPG. Nous continuerons de les combattre tous.».

Source : RT France

Algérie : arrestations et détentions de personnalités se multiplient

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Journalistes, artistes, footballeurs, depuis quelques mois, de nombreuses personnalités sont arrêtées, mises en détention provisoire, jugées, libérées ou non. Le 25 décembre, un journaliste a été condamné à un an de prison ferme pour «attroupement».

Le 25 décembre, la justice algérienne a condamné à un an de prison ferme un journaliste algérien reconnu coupable d’«attroupement». Adlene Mellah, rédacteur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse, a été arrêté le 9 décembre dans la capitale algérienne lors d’une manifestation de soutien au chanteur Reda City 16, lui-même en détention depuis octobre.

Ce jour-là, présent comme des dizaines de personnes devant le théâtre national, Adlène Mellah a été arrêté et accusé «d’attroupement», d’«incitation à un attroupement non armé», d’«outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions» et de «rébellion». «Adlène savait qu’ils lui en voulaient», assure un de ses proches, Saïd Boudour, journaliste et militant des droits de l’homme.

Lors d’une audience qualifiée de «surréaliste» par les nombreux journalistes présents le 18 décembre, plusieurs dizaines d’avocats s’étaient déplacés de nombreuses régions du pays pour défendre le journaliste. La trentaine d’avocats qui le représentent ont quitté la salle d’audience car la juge du tribunal, «n’a pas cessé de les interrompre durant les plaidoiries», selon Noureddine Benissad, l’un des avocats.

Le procureur avait requis trois ans de prison ferme mais le délit d’«outrage» n’a pas été retenu par le tribunal lors de l’énoncé du verdict. Adlène Mellah a fait appel de la condamnation mais reste derrière les barreaux en attendant le nouveau délibéré. Il a depuis entamé une grève de la faim et son état de santé est préoccupant, selon le Huffpost Maghreb.

«Je suis choqué de voir des citoyens algériens accusés d’attroupement non autorisé en 2018 alors que le droit de manifester est garanti par la Constitution», a déploré Noureddine Benissad.

Adlène Mellah devra également comparaître le 7 février dans le cadre d’une autre affaire dans laquelle il est accusé de «chantage», «atteinte à la vie privée» et «diffamation», selon ses avocats. Avec ses co-accusés (le journaliste comparait avec le photographe Abdelaziz Laadjel et l’artiste Adbdelhafid Nekrouche), Adlène Mellah est l’objet d’une plainte déposée par Anis Rahmani, patron d’Ennahar, groupe médiatique privé algérien et proche de certains cercles du pouvoir, Abdelkader Zoukh, wali (préfet) d’Alger, et Abderrahmane Benhamadi, PDG du conglomérat algérien d’électronique et électroménager Condor.

Toutes les manifestations sont interdites dans la capitale algérienne depuis 2001, officiellement pour des raisons sécuritaires, ce que déplore le mouvement d’opposition Mouwatana qui tente régulièrement de manifester à Alger.

«Une situation de fin de règne»

Le cas d’Adlène Mellah est loin d’être isolé. Ces derniers mois se sont enchaînées de manière inquiétante des interpellations aux allures arbitraires et des procès expéditifs visant des journalistes, des artistes, des sportifs et des anonymes.

Ces événements ont lieu alors que les élections présidentielles en Algérie se tiendront en avril 2019. Malgré une annonce officielle, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, qui briguerait un cinquième mandat, demeure incertaine.

Mustapha Benfodil, journaliste et écrivain algérien, considère que le pays est «dans une situation de fin de règne, où l’Etat est en déliquescence». Selon lui, il y a en Algérie une opacité du pouvoir et des affaires assez inquiétante. «Comment Anis Rahmani qui est le patron d’un média, peut avoir autant de pouvoir sur les procureurs et l’appareil judiciaire ?», s’interroge le journaliste.

L’argument, souvent invoqué par les cercles proches du pouvoir, de l’importance de la stabilité du pays ne semble pas convaincre Mustapha Benfodil. «Ceux qui font planer la crainte de voir se reproduire chez nous le scénario libyen ou le scénario syrien n’ont pas l’air d’avoir l’Algérie comme priorité. Ils ont tout simplement peur pour leur business», dénonce-t-il, pointant des procédés qui font sombrer le pays dans le «chaos».

Les journalistes opposants dans le viseur ?

Le 19 décembre, Abdelkrim Zeghilèche, directeur d’une webradio basée à Constantine, dans l’est du pays, et également coordinateur du mouvement d’opposition Mouwatana, a été remis en liberté conditionnelle après avoir été maintenu en détention provisoire près de deux mois, poursuivi entre autres pour «outrage à fonctionnaire». Il est surtout accusé d’«offense au président de la République» pour des publications partagées sur Facebook, selon Abdelghani Badi, son avocat interrogé par l’AFP et qui affirme : «C’est une affaire politique, on lui reproche ses activités politiques». Il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

Le 8 novembre, les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, du site Algérie Part ont été libérés après deux semaines d’emprisonnement. Arrêtés le 23 octobre, ils étaient accusés de «menaces, insultes et atteinte à la vie privée». Le procureur avait requis une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 dinars. Les plaignants dans cette affaire sont  encore une fois le wali (préfet) d’Alger Abdelkader Zoukh et le directeur d’Ennahar TV, Anis Rahmani.

Depuis, Merouane Boudiab a quitté le pays et s’est réfugié en France, disant ne plus se sentir en sécurité en Algérie. «Nous sommes victimes d’une lutte de clans au sommet du pouvoir», a déclaré Abdou Semmar à l’antenne de Radio M, webradio algérienne.

Saïd Chitour, journaliste et fixeur de la presse anglo-saxonne en Algérie, a été remis en liberté le 11 novembre, après plus de 16 mois de détention. Il était détenu préventivement pour une accusation «d’intelligence avec partie étrangère» que le tribunal n’a finalement pas retenue. Il avait été accusé d’avoir remis des documents confidentiels à des diplomates étrangers «dans le but de nuire à la sûreté nationale».

Les multiples affaires visant des journalistes ne correspondent pas, c’est peu de le dire, au discours officiel des autorités algériennes. En effet, le 22 octobre, à l’occasion de la journée nationale de la presse, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait rappelé aux journalistes qu’ils étaient sous la protection de l’Etat et de la loi, les exhortant donc à «souligner les insuffisances existant à travers [leur] vaste pays ou les dérives enregistrées ici et là», qualifiant de «précieuse» leur contribution au «redressement de la situation et au renforcement de l’Etat de droit».

En mai, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le président algérien avait déjà exhorté les journalistes à «jouer un rôle de contrôle et de gardien vigilant pour relever toutes les insuffisances affectant nos affaires publiques».

L’affaire de «Kamel le boucher»

Saïd Boudour, journaliste, notamment pour Algérie Part, membre du syndicat des éditeurs de la presse électronique SAEPE, et militant des droits de l’homme, a été arrêté à Oran début juin et libéré à Alger trois jours plus tard. Il a raconté à RT France comment il avait été, selon ses propres mots, «enlevé».

Le 1er juin, en sortant d’une réunion de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) à Oran, Saïd Boudour était attendu selon lui par 20 à 25 agents de la sécurité civile qui l’ont embarqué «d’une manière brutale», d’abord vers la sûreté de la wilaya (préfecture) d’Oran, puis transféré vers Alger. «J’ai fait 450 kilomètres menotté, on ne m’a rien expliqué», assure-t-il. «On m’a juste dit : « Quand tu arriveras à Alger, tu sauras »», poursuit-il. «Le véhicule dans lequel j’ai été emmené jusqu’à Alger roulait à 180km/h. On a fait un accident à mi-chemin. Heureusement, l’airbag s’est déclenché et personne n’a été blessé», rapporte-t-il encore.

Le journaliste et militant a ensuite passé trois jours à Alger dans les bureaux de la lutte contre la cybercriminalité. Là, il affirme avoir été interrogé «jour et nuit» sur toutes les questions sur lesquelles il travaillait, et notamment sur une affaire de cocaïne. La saisie, le 29 mai, de 701 kilogrammes de cocaïne à bord d’un bateau dans le port de la ville d’Oran, censé transporter de la viande rouge importée du Brésil pour le compte de Kamel Chikhi, surnommé «Kamel le boucher» avait en effet déclenché des limogeages en série en Algérie. Dans cette affaire, des dizaines de fonctionnaires et des magistrats ont été mis en cause jusqu’au limogeage, le 26 juin, du chef de la police, Abdelghani Hamel, et à l’inculpation le 14 octobre devant le tribunal militaire de cinq ex-généraux. Dans cette affaire, «des noms étaient cachés», selon Saïd Boudour. «On m’a demandé mes sources», raconte-t-il.

Les policiers l’auraient également interrogé au sujet de la couverture des questions migratoires. Des ONG reprochent régulièrement à l’Algérie de mal traiter les migrants subsahariens expulsés. «On m’a accusé de salir l’image de l’Algérie à l’échelle internationale et on m’a demandé si j’avais des relations avec des pays étrangers et certaines personnalités», confie Saïd Boudour. 14 avocats se sont portés bénévoles pour défendre le journaliste et militant lorsqu’ils ont eu vent de son arrestation. Il a finalement été libéré le 3 juin et nommé comme témoin dans cette affaire qui est toujours chez le juge d’instruction depuis sept mois.

Anis Rahmani VS Amir DZ

Outre les journalistes, Fodil Dob, un ancien footballeur de Ligue 1, des acteurs dont le très populaire Kamel Bouakaz, et le rappeur Mister AB sont passés par la case prison sans que le motif de leur incarcération ne soit clarifié. Toutes ces personnalités ont en commun d’avoir contrarié le puissant Anis Rahmani, PDG d’Ennahar. Ce magnat des médias leur reproche de soutenir, voire d’être les sources d’information, d’Amir DZ, un blogueur très influent sur les réseaux sociaux. Réfugié en Europe, la page Facebook de ce dernier, avant d’être supprimée récemment, réunissait plus de 2,5 millions d’abonnés. Dans la plupart de ses publications, Amir DZ accusait Anis Rahmani d’être un traître à son pays, et révélait de nombreuses informations qui, visiblement, dérangeaient ce dernier. «Toute personne susceptible d’être en lien avec le blogueur est jetée en prison» sur dénonciation d’Anis Rahmani aux forces de l’ordre, laissait entendre Bouzid Ichalalène, rédacteur en chef du média en ligne algérien Inter-lignes, interviewé par L’Obs.

Le 15 décembre, Abdou Semmar, Merouane Boudiab, Mister AB, Kamel Bouakaz et Fodil Dob ont signé une déclaration commune dans laquelle ils annoncent se constituer en collectif pour entamer une procédure judiciaire contre la chaîne Ennahar.

Les signataires de la déclaration accusent Ennahar TV de les avoir dépeints «comme des criminels dangereux composant un réseau mafieux» et violant ainsi leur présomption d’innocence. Des allégations qu’ils estiment «fausses», car «toutes ces personnalités ont été libérées par la justice car les délits pour lesquels elles ont été poursuivies sont mineurs et ne justifient nullement leur incarcération».

Il y a tout juste deux ans, le 11 décembre 2016, le journaliste Mohamed Tamalt était décédé en détention, au terme d’une longue grève de la faim, consécutive à son arrestation en juin de la même année pour offense au président Bouteflika.

Un climat tendu avait aussi régné à la veille de l’élection présidentielle de 2014. Un mouvement nommé Barakat («ça suffit», en français) s’était alors mobilisé pour empêcher un quatrième mandat de Bouteflika. La police avait procédé à des interpellations répétées de citoyens ayant pris part aux rassemblements de ce mouvement.

Meriem Laribi

Source : RT France

À quoi joue le recteur de l’université de Batna ? 

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Pour qui roule-t-il exactement ?  Veut-il porter atteinte à la volonté nationale de fêter Yennayer 2969 dans la liberté et la joie ?

En interdisant la conférence de Nacer Djabi à l’université de Batna, il vient de commettre un grave dépassement, une atteinte intolérable à la liberté d’expression, entachant, au passage, la célébration de Yennayer qui a redonné aux Algériennes et Algériens la joie de vivre.

Interdire à un professeur de communiquer dans l’enceinte d’une ‘université est un acte d’une gravité inégalable.

Dois-je rappeler que la dernière rencontre du groupe d’étude sur « Tamzight en Afrique du Nord », dirigé par Nacer Djabi, s’est tenue à l’université de Bouzarea ?

C’est dire toute l’absurdité et le non-sens de la décision prise par le recteur de l’université de Batna qui veut se distinguer, en ce Yennayer 2969, par un acte de répression contre Tamazight.

D’ailleurs, peut-on accorder un quelconque crédit à l’argument de ce responsable au sujet de l’interdiction lorsque nous savons que la même conférence s’est tenue hier 12 janvier à la maison de la culture de Batna, dans le cadre du programme de l’association « Tamazgha Forum Aures » présidée par El Hadi Bouras.

Il est clair qu’il y a des forces incrustées dans le pouvoir qui veulent déstabiliser l’État algérien et faire échec à toute réconciliation du peuple avec son histoire ; et ce recteur et ses commendataires émargent avec les dix doigts.

Face à acte irresponsable que je dénonce avec force, chacun doit assumer ses responsabilités.

Les militants de Tamzight, de la démocratie, de la liberté, de l’algérianité doivent rester vigilants et mobilisés.

Brahim Tazaghart