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mercredi 18 février 2026
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Questionnements sur la composante de l’académie algérienne de langue amazighe

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L’académie algérienne de langue amazighe est directement affiliée à la présidence comme le Haut Conseil Islamique, le Haut Conseil de la Langue arabe et le Haut-Commissariat à l’Amazighité (dont on ne connaît pas la nouvelle mission en présence de cette académie).

Techniquement l’Académie algérienne de langue amazighe reçoit son budget du gouvernement. Son président est nommé par décret présidentiel, mais jouit d’une indépendance scientifique.

Il s’agit de Dr Mohamed Djellaoui, professeur de linguistique et spécialiste de la langue amazighe et doyen de la Faculté des lettres et des langues à l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira. Il a été nommé pour une période de 4 ans.

Le décret publié dans le journal officiel répertorie les 40 membres de l’académie, dont je ne connais que quelques noms que sont :

Abdelaziz Berkai, Zahir Meksem, Moussa Imarazene et Abderazak Douarari.

Les autres noms sont inconnus. Il s’agit de :

Salah Bayou, Malek Boudjellal, Djoudi Merdaci, Djamel Nahali, Abdelkrim Aoufi, Saïd Hadef, Samia Dahmani, Hassina Kherdouci, Sadek Balla, Lamri Benguessima, Ouardia Yarmache, Karima Aouchiche, Moussa Aïbas, Sonia Bekal, Nacéra Sahir, Ali Taouinat, Rachid Fekaï, Lounis Oukaci, Khadidja Nezzal, Hocine Ameziane, Tafkik Amouden, Tahar Ahad, Salem Oukari, Ali Karzika, Ahmed Ramdani, Yahia Benyahia, Mustapha Hamouda, Bachir Bouhania, Mohamed Tahrichi, Ali Karaz, Leïla Benaïcha, Mohamed Rahal, Mohemed El Hadi Boutarene, Kamel Khaldi, Mustapha Ould Youcef, Lydia Kerkouche

mis à part le nom de Kamel Khaldi, chef du département d’anglais à l’université des lettres et langues d’Alger, donc rien à avoir avec Tamazight, je vous invite à faire une recherche Google pour voir la difficulté à trouver le profil de ces membres ou ce qu’ils font exactement.

Par exemple Mohamed Rahal est-il ce jeune réalisateur de films ? Leïla Benaïcha, la dramaturge ? Mustapha Hamouda, le neveu du maquisard Si El Houas ? Yahia Benyahia, ophtalmologue à Ain Temouchent ?

C’est pour dire le non sérieux dans le choix des membres de cette académie. J’imagine que le président Mohamed Djellaoui a choisi lui-même quelques collaborateurs comme Zahir Meksem, Abdelaziz Berkai et Moussa Imarazene, mais tout indique que les autres lui sont imposés d’en haut. Sinon pourquoi ne figurent pas dans cette liste :

– Des noms très connus dans le domaine de la recherche en Tamazight comme Salim Chaker, Kamal Nait Zerrad, Ramdane Achab, Muhand Tilmatine, …

– Des noms au long parcours militant, professionnel ou académique comme Hend Sadi, Mouloud Lounaouci, Abdenour Abdesslam, Iddir Ahmed Zaid, Mokrane Chemime, Mustapha ben khemmou, Malika Ahmed Zaid, Amar Zentar, …

– Des enseignants et chercheurs en langue amazighe connus dans le milieu universitaire actuel en Kabylie comme Kamel Bouamara, Allaoua Rabhi, Said Chemakh, Salim Lounissi, Mohand Akli Salhi, …

– Des pratiquants de la langue ou des militants associatifs qui ont fait leurs preuves dans l’enseignement de Tamazight surtout à Oran et Alger comme Hamid Oubagha, Djamel Benaouf, Bessai Houari, Youcef Achouri, Smail Abdenbi, Omar Mouffok, …

– Auteurs de lexiques ou dictionnaire comme Mohamed Zakaria Benramdane, Idres Abdelhafidh, Madi Rabah, ….

– Des enseignants et des inspecteurs académiques prolifiques comme Zidane Yacine, Yahia Bellil, Abdel Malek Meniche, …

– Des écrivains et des critiques littéraires connus comme Nasserdine Aït Ouali, Salem Zenia, Mohand Ait Ighil, Amar Mezdad, Malek Houd, Brahim Tazaghart, Aumer Ulamara, Lynda Koudache, Abdenbi Ramdane, …

Pourquoi ?

  1. Est-ce que ces personnalités académiques, militantes et littéraires ont été approchées et ont refusé par la suite ?
  2. Sinon la politique des quotas selon les variantes amazighes, l’équilibre régional et linguistique, la proximité avec le pouvoir et l’acceptation de l’arabisme n’ont-ils pas pris le dessus sur les critères de compétence, d’expérience et de lutte ?

En tous les cas toutes ces remarques ont été plus ou moins soulevées ou prédites lors du débat TQ5 avec nos invités sur le thème de l’académie de Tamazight.

En conclusion, tout indique que ceux qui ont douté de la bonne foi du pouvoir algérien à faire les choses correctement ont raison. L’académie de Tamazight connaîtra donc le même sort que l’officialisation de Tamazight, il y’a 3 ans déjà.

Il reste maintenant aux Kabyles (et les autres peuples amazighs aussi) de tirer les conclusions et se prendre en charge seuls. Ils doivent continuer leur lutte jusqu’à ce que « la réappropriation totale de leur destin » suivra.

L’espoir est vraiment permis quand je vois l’énorme travail fait par la nouvelle génération « digitale » ou numérique des jeunes kabyles qui font :

– De merveilleuses choses avec les nouvelles technologies d’information de plus en plus kabylisées.

– Les outils de localisation des logiciels de toutes sortes en langue kabyle.

– Une production littéraire de plus en plus florissante.

– Des productions cinématographiques et audiovisuelles kabyles malgré l’absence de l’État.

– Un engouement grandissant en termes d’articles de presse ou de postes Facebook en langue kabyle et en grand nombre.

Tous ces efforts consentis, pourtant sans grands moyens financiers, prépareront un avenir florissant à nos enfants et arrière-petits-enfants qui auront leurs propres institutions étatiques entièrement fonctionnelles avec leur langue maternelle, le kabyle, et non pas avec celles des étrangers.

Racid At Ali uQasi

 

Bonne année 2969 à tous les Algériens

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Assegwass ameggaz a tous les Algériens.


Que yennayer 2969 soit celui de la fin de toutes les exclusions.

L’Histoire reste constamment en éveil tant que toutes les vérités n’ont pas été, l’une après l’autre, mises à la lumière. Il est ainsi d’une réalité que notre histoire dissimule et dont les racines remontent au mouvement national libérateur, la question berbère. Cette question identitaire des Algériennes et des Algériens a été étouffée, dévoyée et souvent diabolisée par les différents acteurs de la vie politique algérienne que ce soit dans les années 40 ou postindépendance. Les amalgames et les raccourcis sont toujours empruntés par les détenteurs d’un pouvoir aussi petit soit-il, pour noyer comme à l’accoutumée, cette revendication légitime, pacifique, qui à terme, sera le catalyseur d’une démocratisation de l’Algérie et partant, de tout le Maghreb des peuples.

Déjà, à l’indépendance, le spectre du « berbérisme » et du « séparatisme » a été nourri par les « nouveaux révolutionnaires » gardiens du temple vide des « thawabits ». La dimension amazigh est bannie. Dans les manuels scolaires, aucune référence n’est faite aux ancêtres Massinissa, Jughurta, Juba, Lakahina…

Aujourd’hui que Tamazighth est reconnue au forceps comme langue nationale et officielle par un pouvoir illégitime, et que Yennayer est décrété fête nationale et journée chômée et payée, les Algériennes et les Algériens doivent faire une halte salutaire et se poser les questions pertinentes ; peut-on toujours faire semblant de ne pas voir ce qui est évident ? Peut-on continuer à nier l’essence même de la nation algérienne sous de faux-fuyants et de faux prétextes ? Peut-on continuer la « théâtralisation du leurre » en faisant semblant d’introduire quelques réformettes à l’école en guise de semblant de reconnaissance ? Peut-on, enfin évoquer une Nation sans l’identifier, sans être fiers du creuset civilisationnel qui la berce ?

La réalité Amazigh de l’Algérie est là ; elle nous interpelle depuis la nuit des temps. Elle est là à travers les écrits et les ouvrages d’éminents écrivains (Ibn Kheldoun in l’histoire des Berbères, Mouloud Maameri…).  Elle est là à travers les noms des villes et villages (Tablat, Relizane, Tlemcen, Tamezguida…). Elle est là à travers les noms des montagnes (Adrar, Idjabrren…). Elle est là à travers les vestiges archéologiques…

Elle est là à travers le parler algérien, les mœurs et coutumes de chaque famille, de chaque village avec un système de gouvernance harmonieux, juste et équilibré. Elle est là à travers le caractère frondeur de chacun d’entre nous. Elle est là à travers le sens de la rhétorique (fierté et nif…). Elle est là à travers le respect du droit de la personne humaine et la promotion de la femme qui a sa place dans la société (Antinea Ou Tinhinane ou celle qui a dit ; Kahina ; Fathma N’soumer…).

Elle est là à travers l’esprit de solidarité et le sens de l’hospitalité. Elle est là à travers la grandeur d’âme et la simplicité de l’Algérien… Enfin, elle est là avec tout ce qui est nécessaire pour justifier l’existence d’une Nation qui l’identifie des autres Nations. La culture Amazigh est le référentiel même qui rassemble et unit les peuples de l’Afrique du Nord (ou du Maghreb) et « la culture, c’est tout ce qui reste quand on a tout oublié ».

L’Amazighité est un facteur d’union de la Nation algérienne. Elle constitue le socle de l’Algérie, le noyau dur, le prolongement identitaire de nous-mêmes aux côtés de l’islamité et de l’arabité, autres facteurs d’union. Sa négation serait la négation de nous-mêmes, de la Nation algérienne.

À la veille de la commémoration de yennayer 2969, il est important de réaffirmer que le combat pacifique et la lutte continuera pour le changement du système en place, la démocratie et la construction de l’état de droit.

Dr Lakhdar AMOKRANE, Premier secrétaire de Jil Jadid

 

L’Académie amazigh : elle vient de naître et un de ses membres la quitte déjà !

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– Elle Vient de Naitre , et un de ses membres la Quitte Déjà !!
– Qui est le Professeur Abderrezak Dourari ?
A peine installée, l’académie algérienne de la langue amazighe voit un de ses membres claquer sa porte. Il s’agit de Abderrazak Dourari, professeur en sciences du langage et directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de tamazight (CNPLET) affilié au ministère de l’Éducation nationale. Est-il mécontent du fait qu’il n’a pas été désigné comme président de cette académie?
Dans son communiqué, Pr. Abderrazak Dourari explique que le choix du président obéit à une logique politique qui relève légalement de la responsabilité du gouvernement conformément à la loi organique portant création de l’académie et devait donc être en adéquation avec une certaine cohérence d’ensemble.
Si je comprends bien Pr. Abderrazak Dourari n’est pas d’accord avec la composante l’académie. Il se trouve que 6 mois auparavant et devant les responsables de l’État, il a déclaré qu’il ne s’inscrivait pas du tout dans cette cohérence projetée.  Deux questions s’imposent :
1. Pourquoi donc ces responsables ont mis son nom dans cette liste de 40 membres sans avoir eu son aval au préalable?
2. Ces responsables de l’État ont-ils eu son aval sous condition qu’il présiderait cette académie et à la dernière minute ils l’ont changé en prenant Pr. Djellaoui Mohamed à la place?
En tous les cas voici une occasion qui m’est offerte pour livrer ce que je pense de Pr. Abderrazak Dourari. Je voulais le faire bien longtemps avant, mais le temps a fait défaut.
La première fois que j’ai pris connaissance de l’existence d’un professeur de linguistique du nom de Abderrazak Dourari, un kabyle d’Alger, c’était en septembre 2003. Dans la foulée du mouvement kabyle des Archs, et afin de calmer les esprits kabyles qui bouillonnaient encore, le conseil des ministres de Bouteflika a approuvé le projet de décret exécutif portant création d’un Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET).
La création du CNPLET rappelle une nature propre au régime algérien : le bricolage. En effet, à chaque fois qu’il est confronté à une crise identitaire (en jouant au cache-cache avec les kabyles), il accouche d’un commissariat, d’un centre, d’une académie, d’une TV, d’un jour férié pour Yennayer, d’un statut de langue nationale et ensuite officielle pour tamazight. Voici à titre de rappel quelques évènements:
– Commissariat à l’amazighité et enseignement de tamazight est le fruit de la Crise du Cartable 1994 qui a donné naissance au HCA (1995).
– Statut de langue nationale pour Tamazight est le fuit du Printemps noir de 2001 (petite réforme de la constitution en 2002).
– Centre pour l’Enseignement de Tamazight est le fruit du mouvement kabyle des Archs qui persistait encore dans ses revendications (2003).
– Télévision amazighe TV4 est la conséquence du boycott des partis kabyles suite au forcing de l’inconstitutionnel 3ème mandat de Bouteflika (2009).
– Statut de langue officielle pour Tamazight suite à la peur de la dynamique MAK qui devient de plus en plus populaire en Kabylie (2016).
– Yennayer jour férié, fruit des manifestations des élèves kabyles pour la promotion de Tamazight en réponse aux provocations de la député Naima Salhi (Déc. 2017).
– Académie de Tamazight suite, entre autres, aux manifestations des élèves kabyles qui boycottent la langue Arabe (Oct. 2018).
Pour revenir au Pr. Abderrazak Dourari, c’est lui qui a été désigné en décembre 2003 par Bouteflika pour diriger le Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET). La mission qui lui a été octroyée est celle de réaliser toute la recherche ou les études nécessaires sur Tamazight et ses variétés linguistiques en tenant compte de la didactique, la linguistique et la pédagogie. Le but est d’assurer son intégration dans les écoles, la promouvoir et la généraliser.
Seize (16) ans plus tard, rien n’a été fait par Pr. Abderrazak Dourari. Je dirais même qu’il s’est rendu complice de non-assistance aux enfants kabyles en danger (De même pour les autres enfants chawis, mozabites,…) . Car il sait mieux que quiconque, de par ses recherches, que le background linguistique de l’enfant kabyle (amazigh) n’est pas pris en compte dans la scolarité au sein du système éducatif algérien ou toutes les matières lui sont dispensées en langue étrangère, l’arabe, qui n’est pas sa langue maternelle.
Pour illustrer mieux un tel DANGER accepté volontairement ou involontairement par l’élite kabyle, prenant l’exemple d’un petit enfant kabyle du nom d’Aksel. Jusqu’à 6 ans, Aksel a de tout temps parlé en langue kabyle avec sa voisine Nana-s Wiza, institutrice à l’école du village. Arrivé à l’âge de scolarité au primaire, Aksel se trouve dans une classe avec comme enseignante Nana-s Wiza qui lui parle en Arabe pour lui enseigner les rudiments de l’ÉCRITURE (Lkitaba), la LECTURE (Lqiraa) et le CALCUL (Lḥisab). Imaginons le choc, le traumatisme et la torture psychologique que subit Aksel chaque jour en voyant sa tante lui parler en Arabe alors qu’à la maison c’est en Kabyle. A contrario, la joie de vivre et d’apprendre aurait été perceptible chez Aksel si les rudiments de l’ÉCRITURE (Tira), la LECTURE (Taɣuri) et le CALCUL (Asiḍen) seraient livrés en langue kabyle. Chose très faisable au passage.
Dans ses recommandations Pr. Abderrazak Dourari propose «l’INTRODUCTION PROGRESSIVE» de l’enfant algérien à la langue de l’école algérienne (l’arabe de l’orient), par le biais de «sa langue maternelle» qui est l’arabe algérien ou les variétés de tamazight selon les régions.
Mais c’est de l’inconscience scientifique ou pire encore de la complicité avec le régime algérien alors qu’il sait que, pour reprendre ses écrits, les sciences comme la Neurologie, la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), la Psychologie Cognitive, la Pédagogie Constructiviste et plusieurs approches didactiques (cognitive et communicative) insistent sur la capitalisation des savoirs acquis en LANGUE MATERNELLE afin de mieux fonder les savoirs acquis à l’école.
Pourtant Pr. Abderrazak Dourari a rappelé que le rapport de l’UNESCO sur l’éducation plurilingue insiste sur la nécessité et les vertus de l’enseignement en LANGUE MATERNELLE. Cet enseignement, quand dispensé en langue kabyle par exemple, permet une CONTINUITÉ dans l’apprentissage du monde par l’enfant kabyle. Par exemple la continuité du rythme de vie en kabyle entre Aksel en Nana-s Wiza de la maison à l’école et vice-versa. Ceci a aussi l’avantage de réduire les coûts d’apprentissage en augmentant les chances de succès objectifs et subjectifs.
Pr. Abderrazak Dourari, 16 ans qu’il dirige le Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight, il n’a sifflé aucune recommandation, pour ne pas dire CONTRAINDRE sa ministre de l’Éducation, Mme Benghebrit, à ce qu’au moins en Kabylie les matières scolaires soient dispensés en langue kabyle en recrutant le personnel enseignant nécessaire. Les milliers de chômeurs qui sortiraient chaque année des universités en Kabylie (licenciés en Tamazight, mathématiques, physique, électronique, informatique, …) seraient de potentiels employés dans le milieu éducatif pour assurer une telle tâche. Seize (16) années auraient été largement suffisantes pour former le personnel enseignant pour la Kabylie.
Depuis plus de 10 ans que je ne cessais d’alerter sur ce DANGER qui dure en Kabylie. Je touche le mot dans chaque café littéraire que j’ai donné à Ighil Ali, Iberbachen, At Yahia Moussa, Bouzeguene, Aweqas, Tizi Ouzou, Tifrit, Tigzirt, Bordj BouArreridj (université), Bouira (Université), Bejaia (Université), … Certaines conférences m’ont été interdites par des chefs de daïras ou des walis dont celle de Ti3winin en décembre 2015, le premier café littéraire interdit, parce que je touchais le vrai BOUBOU, à savoir la nécessité pour la Kabylie de se doter de son propre système éducatif (et audiovisuel) pour sauvegarder notre héritage linguistique et nos valeurs.
Qui mieux que Pr. Abderrazak Dourari pour souligner ce DANGER en tant que scientifique spécialiste du domaine et ainsi pour contraindre son ministère à dispenser d’un enseignement exclusivement en langue maternelle. Ne serait-ce qu’en Kabylie pour commencer puisque plus prête à prendre le défi comme toujours.
Certains diront qu’en étant bien rémunéré et au risque de perdre son poste de directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight, Pr. Abderrazak Dourari ne pourrait pas le faire. Il est donc à l’image de ces députés kabyles qui sont allés en décembre passé pour plaider auprès de la patronne du Pr. Abderrazak Dourari, Mme Benghebrit, sur la nécessité et l’urgence d’affecter de nouvelles enveloppes financières pour la réhabilitation de certains établissements du secteur de l’éducation en Kabylie. Alors que la vraie URGENCE est celle de délivrer un enseignement en LANGUE MATERNELLE, le kabyle.
Ceci pour dire que si les scientifiques comme Pr. Abderrazak Dourari ont peur de perdre des privilèges, les politiciens comme les députés kabyles ont aussi peur de soulever les vrais problèmes qui concernent les kabyles, et si l’élite kabyle est inapte à faire bouger les pions, que reste-il à faire donc en Algérie sinon assister à la mort certaine de notre âme. C’est là ou l’indépendance de la Kabylie prend tout son sens pour la sauver.
Racid At Ali uQasi

Miss Algérie 2019 répond à ses détracteurs (vidéo)

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Les nombreuses attaques racistes subies par Khadidja Benhamou, couronnée la semaine dernière Miss Algérie 2019, n’ont pas affectée la jeune fille d’Adrar. « Oui j’ai eu des critiques, j’ai lu certaines. Je leur dis qu’ils doivent me connaître avant de me juger », a-t-elle lancé à l’adresse de ses détracteurs, ce mardi, lors de l’émission TSA Direct.

« Il n’y a pas de différence entre les couleurs de peau et il ne faut pas juger une personne avant de la connaître », a-t-elle répondu à ces critiques, souvent violentes.

Source : TSA

Adlène Mellah n’arrive plus à marcher ni à se tenir debout

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Chaque jour, des nouvelles sinistres nous parviennent de la prison d’El-Harrach à propos de l’état de santé du journaliste Adlène Mellah. Notre confrère n’arrive plus à marcher ni à se tenir debout, a révélé ce lundi son avocat Hassan Brahmi qui lui a rendu visite à la prison d’El-Harrach. 

« J’ai eu le cœur brisé lorsque j’ai vu Adlène aujourd’hui. Personne n’a le droit d’affirmer qu’il s’agit de comédie ! J’invite le Procureur Général de la Cour d’Alger à se déplacer en personne pour aller le voir à la prison d’El-Harrach afin qu’il ait l’occasion de vérifier de visu les conséquences désastreuses de l’emprisonnement et de la grève de la faim sur l’état de santé d’Adlène Mellah », dénonce vigoureusement Hassan Brahmi qui tire la sonnette et appelle les autorités judiciaires à assumer leur responsabilité dans ce qui est en train d’endurer Adlène Mellah, le directeur du média en ligne Dzaïrpresse.

Il est à souligner, par ailleurs, que la Cour d’Alger n’a toujours pas programmé la date du procès en appel d’Adlène Mellah. « Le tribunal de Bab El-Oued n’a même pas encore transféré le dossier d’Adlène à la Cour d’Alger », s’indigne Hassan Brahmi. D’après ce dernier, les avocats composant le collectif de défense du jeune journaliste algérien vont réclamer son transfert vers les urgences de l’hôpital le plus proche dans les plus brefs délais. « Nous craignons le pire pour sa vie », s’alarme enfin la même source.

Source : Algérie Part

 

Gaïd Salah met (encore) en garde les généraux retraités

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Le Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire (ANP), Gaïd Salah, a une fois de plus mis en garde les généraux à la retraite. En visite dans la 2e Région Militaire, à Oran, il a dénoncé les “ambitions démesurées de certains individus” à l’approche des élections présidentielles, qui “s’arrogent le droit de parler au nom de l’institution militaire”.

Selon un communiqué du ministère de la Défense, Gaïd Salah a “tenu à rappeler voire attirer l’attention sur cette importante question où certains individus et parties mus par des ambitions démesurées et animés par des intentions sournoises ont pris l’habitude, à l’approche de l’échéance électorale présidentielle, de tenter de préjuger, sans véracité, des prises de positions de l’institution militaire vis-à-vis des élections présidentielles”.

Selon lui, ces “individus”, sans les nommer, “s’arrogent, même, le droit de parler en son nom par tous les moyens, notamment les médias.

Le Chef d’Etat-Major a rajouté que ces mêmes “individus font prévaloir leurs intérêts personnels étriqués et leurs ambitions démesurées qui n’est, absolument, pas en rapport avec leurs véritables capacités sur plus d’un plan. Ces individus optent, désormais et sans scrupule, pour cette démarche en paroles et en actes, en faisant fi de toutes les traditions et les bonnes valeurs desquelles est imprégné l’Algérien correct et qui sont adoptées par le peuple algérien pour devenir parmi ses spécificités qui le singularisent d’autrui”.

Le même communiqué du MDN poursuit que Gaïd Salah a également dénoncé “l’ambition qui émane de certaines mentalités vaincues par leur égoïsme et leur ingratitude envers la prestigieuse institution qui les a accueillis, a vu grandir et a formés à l’intérieur et à l’extérieur du pays”.

“Ils ont exercé, tout au long de leur carrière professionnelle, dans de simples fonctions qui ne leur permettent pas de songer ou d’aspirer à avoir meilleur que cela. De surcroit, ces individus se sont permis de s’autoproclamer porte-parole de l’institution militaire et d’être asservis à des parties qui n’accordent aucune considération aux intérêts suprêmes de l’Armée Nationale Populaire, sachant que porter atteinte à l’Armée de n’importe quelle façon possible, constitue, assurément, un tort contre l’Algérie et son peuple”, poursuit-il.

Il s’agit de la troisième mise en garde du ministère de la Défense contre les généraux et anciens officiers. Le MDN avait publié un appel à l’ordre fin décembre pour sommer les anciens officiers de cesser de publier leurs opinions sur la situation politique du pays dans les colonnes des journaux.

Quelques jours plus tard, un éditorial de la revue “El Djeich” qualifiait les militaires qui interpellaient le haut commandement de l’armée d’“esprits aigris” à la “solde de cercles occultes”.

Le Chef d’Etat Major a une fois de plus menacé de poursuites contre ces anciens officiers. “Nous soulignons que la réglementation juridique sert toujours de contrôleur et de gardien contre tout agissement ou dépassement, et elle protégera les intérêts de l’Armée Nationale Populaire et de l’Algérie. Sur ce, cette réglementation juridique doit rester en vigueur et à travers laquelle notre institution se réserve le droit de faire appliquer à l’encontre de ces individus, les mesures légales appropriées”, conclut le communiqué du MDN.

 

Source : HuffPost Algérie

Le rappeur K2rhym et la famille Ben Ali

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Très peu de photos de l’ex-président déchu ont fuité depuis son départ en Arabie Saoudite après la révolution.

 

Le rappeur K2rhym, dont l’annonce du mariage avec Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président déchu avait fait grand bruit, a publié une photo sur son compte Instagram en compagnie de ce dernier et de sa femme Leila Trabelsi.

Depuis sa fuite vers l’Arabie Saoudite en janvier 2011, rares sont les photos et les informations sur la vie de l’ancien dictateur.

Dans le message accompagnant la photo, K2rhym commente: “La famille…là où la vie commence et l’amour ne finit jamais”.

Sur les réseaux sociaux, c’est bien sûr l’effervescence.

Hamdi Bel Abria@bel_abria

بن علي فمو طاح 😂😂

“Ben Ali a été sorti par Facebook, et il nous est revenu sur Instagram. La famille: Là où la corruption commence et l’argent ne finit jamais”

Au mois de décembre dernier, le sulfureux rappeur tunisien avaient annoncé son histoire d’amour avec Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président déchu. Il avait partagé de nombreuses photos sur les réseaux sociaux annonçant un mariage à venir, ce qui avait enflammé la toile.

En fuite en Arabie Saoudite depuis le 14 janvier 2011, Zine El Abidine Ben Ali n’a fait depuis aucune sortie médiatique et reste très discret. Son avocat avait récemment annoncé qu’un livre était en préparation.

 

Mohamed Djellaoui désigné président de l’académie de tamazight

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C’est donc Mohamed Djellaoui, doyen à la faculté de lettres et langues de l’université Mohand Oulhadj de Bouira qui a été nommé Président de l’Académie algérienne de langue amazighe.

Mohamed Djellaoui a été nommé fin décembre pour un mandat de quatre ans, conformément à la Loi organique relative à cette académie, révèle alg24.

Le nom de Salem Chaker était cité et souhaité par de nombreux linguistes. Celui de Mohand Arezki Haddadou, décédé récemment était aussi sur toutes les lèvres. C’est dire que le choix du nom du président de cette institution était très attendu par les militants et les spécialistes de tamazight. Car, estiment-ils, il reflètera la volonté du pouvoir politique de promouvoir ou pas cette culture.

« Défenseur de l’option des caractères latins pour Tamazight, Pr. Mohamed Djellaoui a beaucoup travaillé sur la poésie kabyle dont celle chantée. Il a mené une recherche très poussée sur l’œuvre poétique de Lounis Ait Menguellet. Travail qu’il a édité sous le titre: « Image poétique dans l’œuvre de Lounis Aït Menguellet. Du patrimoine à l’innovation » (Éditions Les Pages Bleues) », écrit le militant Rachid At Ali Kaci dans un post sur son mur.

Source : Le Matin d’Algérie 

Le producteur Youcef Goucem s’immole au siège de Dzair TV

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Le producteur Youcef Goucem, originaire de Tizi Ouzou, à la tête de la société de production GoFilm, s’est immolé aujourd’hui, Lundi, au siège de la chainede télévision Dzair TV. Le producteur se trouve actuellement en salle de réanimation dans un hôpital à Douera.

« Il n’arrêtait pas de réclamer son argent depuis des mois, mais les responsables de la chaines se foutaient de lui » nous confie une source proche du producteur qui précise que « l’affaire concerne un programme télé diffusé sur la chaine de télévision du « milliardaire » et « homme d’affaire » Ali Haddad, et qui (Groupe Media Haddad) connait ces derniers temps, une séries de scandales avec les non-paiements de salariés ».

ENQUÊTE OUVERTE

Un témoin de la scène raconte que « Youcef est sorti très énervé du bureau du directeur fraichement installé Abrous Outoudert et s’est précipité vers la salle d’eau avant de ressortir mouillé de produit inflammable (probablement essence), auquel il a mis feu  » précise notre source qui a assuré « que sans l’intervention des agents et du personnel qui était sur place, il serait entièrement brûlé ».

« Nous avons immédiatement alerté les pompiers qui sont arrivés très rapidement pour évacuer Youcef vers l’hôpital de Douera » conclut notre source.  Les services de sécurité qui se sont déplacés sur place ont « ouvert une enquête pour déterminer les causes de cet incident » nous confie une source sécuritaire.

ENTV

Des proches du producteur nous ont assuré qu’il est connu pour son sérieux et professionnalisme dans le milieu, et en ce moment, il traverse une période très difficile suite à une série de problèmes financiers accumulés à cause « du non paiement des produits par les chaines de télévision », précisant que « même la télévision nationale ENTV et Numidia TV n’ont pas encore payé les travaux réalisés par le producteur ».

Plusieurs sous-traitant, techniciens et salariés du producteur ne sont pas payés jusqu’aujourd’hui, raconte son entourage.

Bouzid Ichalalene

Source : inter-lignes.com

«L’armée, un acteur majeur mais qui doit composer avec de nouveaux acteurs»

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A seulement quelques semaines de l’élection présidentielle, le pays est dans un brouillard politique inédit. Qu’est-ce qui a conduit à cette situation ?

Il s’agit d’une séquence inédite où tous les acteurs se neutralisent mutuellement pour maintenir un statu quo rentable et moins coûteux. Une situation qui n’est pas le fruit du hasard, mais répondant à une conception étroite de l’exercice du pouvoir autoritaire et vertical. Le Président et son entourage sont à la manœuvre depuis la première investiture pour créer une nouvelle configuration conforme aux souhaits du Président.

Nous sommes désormais face à une classe politique divisée et sans envergure et une institution militaire ayant à sa tête une élite qui n’est pas convaincue de la nécessité du changement. Un changement dont les contours ne sont pas maîtrisés, d’autant plus que ses intérêts ne sont pas remis en cause par le pouvoir politique. Voilà comment nous nous sommes installés dans une situation figée, dominée par l’illusion de l’action.

L’armée, bon gré mal gré, se retrouve au centre du «débat», sollicitée par certains et interpellée par d’autres. Quel est son rôle dans le jeu politique algérien ?

Cette question souligne son paradoxe. L’armée est intervenue pour mettre fin à un «processus démocratique», afin de sauver la démocratie. 28 ans après, les mêmes sollicitations sont en cours. Recourir à l’armée pour la sauvegarde de la Constitution est une régression. Ce n’est plus la démocratie – inexistante – qui est menacée, mais le socle de la nation : sa Constitution. L’attente d’une hypothétique intervention de l’armée témoigne de la déliquescence, qui ronge les institutions, et est un aveu d’échec de la classe politique. L’armée est sollicitée parce qu’elle avait déjà investi le champ politique. Elle a donc marqué le paysage politique algérien depuis 1991.

Sa force réside dans sa discipline, sa cohésion et probablement dans sa vocation professionnelle. Sa distance lui procure cette image d’un acteur fort, compétent et impartial. A l’instar de la société, l’armée est traversée par tous les courants et les orientations en vogue. Un élément suffisant pour rappeler qu’un militaire n’est pas formé pour répondre à des doléances politiques ou s’improviser médiateur.

Comment l’armée s’est-elle retrouvée au cœur du pouvoir ?

A la complexité d’un système politique algérien et de ses mécanismes de décision, s’ajoute l’opacité de la hiérarchie militaire, perçue comme le seul grand décideur. Au-delà des fantasmes autour de cette institution, une réalité subsiste : la primauté du militaire sur le politique. Pendant la Guerre de Libération, l’émancipation du politique a échoué face à une élite militaire déterminée à façonner le parti et même les institutions du jeune Etat indépendant. L’assassinat de l’icône de la légitimité politique Abane Ramdane, en 1957, a sonné le glas d’une vie politique autour d’idées et de projets. Depuis, l’armée s’identifie à l’histoire, la lutte et l’avenir de l’Algérie.

Le Président est l’expression d’un équilibre fragile des acteurs au pouvoir. L’omniprésence militaire depuis l’indépendance a cultivé une culture de l’abandon, instauré un dirigisme à tous les niveaux et une concentration des pouvoirs qui a asséché le paysage politique. Aujourd’hui, l’armée est devenue acteur majeur mais elle doit composer avec de nouveaux acteurs, sans légitimité aucune.

Comment interprétez-vous la réaction virulente du MDN contre le général-major à la retraite Ali Ghederi ?

Il s’agit d’un rappel à l’ordre très attendu de la part d’un état-major soucieux de tenir les troupes. L’institution militaire a bâti sa force sur les principes de la discipline et la discrétion, particulièrement durant cette période de grandes incertitudes où il n’est pas permis de douter de son image et de son leadership. D’autant plus que les remarques émises proviennent d’un officier supérieur qui connaît parfaitement les rouages de l’institution. Mais la démarche du général-major Ghederi traduit bien l’impasse de la situation politique algérienne. C’est un général qui fait appel à un autre général. L’actualité politique tourne autour des propos d’un général à la retraite et les partis politiques sont réduits à les commenter. Ali Ghederi est désormais un homme politique en devenir.

Par Hacen Ouali

Source journal El Watan