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jeudi 9 avril 2026
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Algérie : arrestations et détentions de personnalités se multiplient

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Journalistes, artistes, footballeurs, depuis quelques mois, de nombreuses personnalités sont arrêtées, mises en détention provisoire, jugées, libérées ou non. Le 25 décembre, un journaliste a été condamné à un an de prison ferme pour «attroupement».

Le 25 décembre, la justice algérienne a condamné à un an de prison ferme un journaliste algérien reconnu coupable d’«attroupement». Adlene Mellah, rédacteur des sites d’information Algérie Direct et Dzair Presse, a été arrêté le 9 décembre dans la capitale algérienne lors d’une manifestation de soutien au chanteur Reda City 16, lui-même en détention depuis octobre.

Ce jour-là, présent comme des dizaines de personnes devant le théâtre national, Adlène Mellah a été arrêté et accusé «d’attroupement», d’«incitation à un attroupement non armé», d’«outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions» et de «rébellion». «Adlène savait qu’ils lui en voulaient», assure un de ses proches, Saïd Boudour, journaliste et militant des droits de l’homme.

Lors d’une audience qualifiée de «surréaliste» par les nombreux journalistes présents le 18 décembre, plusieurs dizaines d’avocats s’étaient déplacés de nombreuses régions du pays pour défendre le journaliste. La trentaine d’avocats qui le représentent ont quitté la salle d’audience car la juge du tribunal, «n’a pas cessé de les interrompre durant les plaidoiries», selon Noureddine Benissad, l’un des avocats.

Le procureur avait requis trois ans de prison ferme mais le délit d’«outrage» n’a pas été retenu par le tribunal lors de l’énoncé du verdict. Adlène Mellah a fait appel de la condamnation mais reste derrière les barreaux en attendant le nouveau délibéré. Il a depuis entamé une grève de la faim et son état de santé est préoccupant, selon le Huffpost Maghreb.

«Je suis choqué de voir des citoyens algériens accusés d’attroupement non autorisé en 2018 alors que le droit de manifester est garanti par la Constitution», a déploré Noureddine Benissad.

Adlène Mellah devra également comparaître le 7 février dans le cadre d’une autre affaire dans laquelle il est accusé de «chantage», «atteinte à la vie privée» et «diffamation», selon ses avocats. Avec ses co-accusés (le journaliste comparait avec le photographe Abdelaziz Laadjel et l’artiste Adbdelhafid Nekrouche), Adlène Mellah est l’objet d’une plainte déposée par Anis Rahmani, patron d’Ennahar, groupe médiatique privé algérien et proche de certains cercles du pouvoir, Abdelkader Zoukh, wali (préfet) d’Alger, et Abderrahmane Benhamadi, PDG du conglomérat algérien d’électronique et électroménager Condor.

Toutes les manifestations sont interdites dans la capitale algérienne depuis 2001, officiellement pour des raisons sécuritaires, ce que déplore le mouvement d’opposition Mouwatana qui tente régulièrement de manifester à Alger.

«Une situation de fin de règne»

Le cas d’Adlène Mellah est loin d’être isolé. Ces derniers mois se sont enchaînées de manière inquiétante des interpellations aux allures arbitraires et des procès expéditifs visant des journalistes, des artistes, des sportifs et des anonymes.

Ces événements ont lieu alors que les élections présidentielles en Algérie se tiendront en avril 2019. Malgré une annonce officielle, la candidature d’Abdelaziz Bouteflika, qui briguerait un cinquième mandat, demeure incertaine.

Mustapha Benfodil, journaliste et écrivain algérien, considère que le pays est «dans une situation de fin de règne, où l’Etat est en déliquescence». Selon lui, il y a en Algérie une opacité du pouvoir et des affaires assez inquiétante. «Comment Anis Rahmani qui est le patron d’un média, peut avoir autant de pouvoir sur les procureurs et l’appareil judiciaire ?», s’interroge le journaliste.

L’argument, souvent invoqué par les cercles proches du pouvoir, de l’importance de la stabilité du pays ne semble pas convaincre Mustapha Benfodil. «Ceux qui font planer la crainte de voir se reproduire chez nous le scénario libyen ou le scénario syrien n’ont pas l’air d’avoir l’Algérie comme priorité. Ils ont tout simplement peur pour leur business», dénonce-t-il, pointant des procédés qui font sombrer le pays dans le «chaos».

Les journalistes opposants dans le viseur ?

Le 19 décembre, Abdelkrim Zeghilèche, directeur d’une webradio basée à Constantine, dans l’est du pays, et également coordinateur du mouvement d’opposition Mouwatana, a été remis en liberté conditionnelle après avoir été maintenu en détention provisoire près de deux mois, poursuivi entre autres pour «outrage à fonctionnaire». Il est surtout accusé d’«offense au président de la République» pour des publications partagées sur Facebook, selon Abdelghani Badi, son avocat interrogé par l’AFP et qui affirme : «C’est une affaire politique, on lui reproche ses activités politiques». Il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

Le 8 novembre, les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, du site Algérie Part ont été libérés après deux semaines d’emprisonnement. Arrêtés le 23 octobre, ils étaient accusés de «menaces, insultes et atteinte à la vie privée». Le procureur avait requis une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 dinars. Les plaignants dans cette affaire sont  encore une fois le wali (préfet) d’Alger Abdelkader Zoukh et le directeur d’Ennahar TV, Anis Rahmani.

Depuis, Merouane Boudiab a quitté le pays et s’est réfugié en France, disant ne plus se sentir en sécurité en Algérie. «Nous sommes victimes d’une lutte de clans au sommet du pouvoir», a déclaré Abdou Semmar à l’antenne de Radio M, webradio algérienne.

Saïd Chitour, journaliste et fixeur de la presse anglo-saxonne en Algérie, a été remis en liberté le 11 novembre, après plus de 16 mois de détention. Il était détenu préventivement pour une accusation «d’intelligence avec partie étrangère» que le tribunal n’a finalement pas retenue. Il avait été accusé d’avoir remis des documents confidentiels à des diplomates étrangers «dans le but de nuire à la sûreté nationale».

Les multiples affaires visant des journalistes ne correspondent pas, c’est peu de le dire, au discours officiel des autorités algériennes. En effet, le 22 octobre, à l’occasion de la journée nationale de la presse, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait rappelé aux journalistes qu’ils étaient sous la protection de l’Etat et de la loi, les exhortant donc à «souligner les insuffisances existant à travers [leur] vaste pays ou les dérives enregistrées ici et là», qualifiant de «précieuse» leur contribution au «redressement de la situation et au renforcement de l’Etat de droit».

En mai, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, le président algérien avait déjà exhorté les journalistes à «jouer un rôle de contrôle et de gardien vigilant pour relever toutes les insuffisances affectant nos affaires publiques».

L’affaire de «Kamel le boucher»

Saïd Boudour, journaliste, notamment pour Algérie Part, membre du syndicat des éditeurs de la presse électronique SAEPE, et militant des droits de l’homme, a été arrêté à Oran début juin et libéré à Alger trois jours plus tard. Il a raconté à RT France comment il avait été, selon ses propres mots, «enlevé».

Le 1er juin, en sortant d’une réunion de la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) à Oran, Saïd Boudour était attendu selon lui par 20 à 25 agents de la sécurité civile qui l’ont embarqué «d’une manière brutale», d’abord vers la sûreté de la wilaya (préfecture) d’Oran, puis transféré vers Alger. «J’ai fait 450 kilomètres menotté, on ne m’a rien expliqué», assure-t-il. «On m’a juste dit : « Quand tu arriveras à Alger, tu sauras »», poursuit-il. «Le véhicule dans lequel j’ai été emmené jusqu’à Alger roulait à 180km/h. On a fait un accident à mi-chemin. Heureusement, l’airbag s’est déclenché et personne n’a été blessé», rapporte-t-il encore.

Le journaliste et militant a ensuite passé trois jours à Alger dans les bureaux de la lutte contre la cybercriminalité. Là, il affirme avoir été interrogé «jour et nuit» sur toutes les questions sur lesquelles il travaillait, et notamment sur une affaire de cocaïne. La saisie, le 29 mai, de 701 kilogrammes de cocaïne à bord d’un bateau dans le port de la ville d’Oran, censé transporter de la viande rouge importée du Brésil pour le compte de Kamel Chikhi, surnommé «Kamel le boucher» avait en effet déclenché des limogeages en série en Algérie. Dans cette affaire, des dizaines de fonctionnaires et des magistrats ont été mis en cause jusqu’au limogeage, le 26 juin, du chef de la police, Abdelghani Hamel, et à l’inculpation le 14 octobre devant le tribunal militaire de cinq ex-généraux. Dans cette affaire, «des noms étaient cachés», selon Saïd Boudour. «On m’a demandé mes sources», raconte-t-il.

Les policiers l’auraient également interrogé au sujet de la couverture des questions migratoires. Des ONG reprochent régulièrement à l’Algérie de mal traiter les migrants subsahariens expulsés. «On m’a accusé de salir l’image de l’Algérie à l’échelle internationale et on m’a demandé si j’avais des relations avec des pays étrangers et certaines personnalités», confie Saïd Boudour. 14 avocats se sont portés bénévoles pour défendre le journaliste et militant lorsqu’ils ont eu vent de son arrestation. Il a finalement été libéré le 3 juin et nommé comme témoin dans cette affaire qui est toujours chez le juge d’instruction depuis sept mois.

Anis Rahmani VS Amir DZ

Outre les journalistes, Fodil Dob, un ancien footballeur de Ligue 1, des acteurs dont le très populaire Kamel Bouakaz, et le rappeur Mister AB sont passés par la case prison sans que le motif de leur incarcération ne soit clarifié. Toutes ces personnalités ont en commun d’avoir contrarié le puissant Anis Rahmani, PDG d’Ennahar. Ce magnat des médias leur reproche de soutenir, voire d’être les sources d’information, d’Amir DZ, un blogueur très influent sur les réseaux sociaux. Réfugié en Europe, la page Facebook de ce dernier, avant d’être supprimée récemment, réunissait plus de 2,5 millions d’abonnés. Dans la plupart de ses publications, Amir DZ accusait Anis Rahmani d’être un traître à son pays, et révélait de nombreuses informations qui, visiblement, dérangeaient ce dernier. «Toute personne susceptible d’être en lien avec le blogueur est jetée en prison» sur dénonciation d’Anis Rahmani aux forces de l’ordre, laissait entendre Bouzid Ichalalène, rédacteur en chef du média en ligne algérien Inter-lignes, interviewé par L’Obs.

Le 15 décembre, Abdou Semmar, Merouane Boudiab, Mister AB, Kamel Bouakaz et Fodil Dob ont signé une déclaration commune dans laquelle ils annoncent se constituer en collectif pour entamer une procédure judiciaire contre la chaîne Ennahar.

Les signataires de la déclaration accusent Ennahar TV de les avoir dépeints «comme des criminels dangereux composant un réseau mafieux» et violant ainsi leur présomption d’innocence. Des allégations qu’ils estiment «fausses», car «toutes ces personnalités ont été libérées par la justice car les délits pour lesquels elles ont été poursuivies sont mineurs et ne justifient nullement leur incarcération».

Il y a tout juste deux ans, le 11 décembre 2016, le journaliste Mohamed Tamalt était décédé en détention, au terme d’une longue grève de la faim, consécutive à son arrestation en juin de la même année pour offense au président Bouteflika.

Un climat tendu avait aussi régné à la veille de l’élection présidentielle de 2014. Un mouvement nommé Barakat («ça suffit», en français) s’était alors mobilisé pour empêcher un quatrième mandat de Bouteflika. La police avait procédé à des interpellations répétées de citoyens ayant pris part aux rassemblements de ce mouvement.

Meriem Laribi

Source : RT France

À quoi joue le recteur de l’université de Batna ? 

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Pour qui roule-t-il exactement ?  Veut-il porter atteinte à la volonté nationale de fêter Yennayer 2969 dans la liberté et la joie ?

En interdisant la conférence de Nacer Djabi à l’université de Batna, il vient de commettre un grave dépassement, une atteinte intolérable à la liberté d’expression, entachant, au passage, la célébration de Yennayer qui a redonné aux Algériennes et Algériens la joie de vivre.

Interdire à un professeur de communiquer dans l’enceinte d’une ‘université est un acte d’une gravité inégalable.

Dois-je rappeler que la dernière rencontre du groupe d’étude sur « Tamzight en Afrique du Nord », dirigé par Nacer Djabi, s’est tenue à l’université de Bouzarea ?

C’est dire toute l’absurdité et le non-sens de la décision prise par le recteur de l’université de Batna qui veut se distinguer, en ce Yennayer 2969, par un acte de répression contre Tamazight.

D’ailleurs, peut-on accorder un quelconque crédit à l’argument de ce responsable au sujet de l’interdiction lorsque nous savons que la même conférence s’est tenue hier 12 janvier à la maison de la culture de Batna, dans le cadre du programme de l’association « Tamazgha Forum Aures » présidée par El Hadi Bouras.

Il est clair qu’il y a des forces incrustées dans le pouvoir qui veulent déstabiliser l’État algérien et faire échec à toute réconciliation du peuple avec son histoire ; et ce recteur et ses commendataires émargent avec les dix doigts.

Face à acte irresponsable que je dénonce avec force, chacun doit assumer ses responsabilités.

Les militants de Tamzight, de la démocratie, de la liberté, de l’algérianité doivent rester vigilants et mobilisés.

Brahim Tazaghart

 

Questionnements sur la composante de l’académie algérienne de langue amazighe

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L’académie algérienne de langue amazighe est directement affiliée à la présidence comme le Haut Conseil Islamique, le Haut Conseil de la Langue arabe et le Haut-Commissariat à l’Amazighité (dont on ne connaît pas la nouvelle mission en présence de cette académie).

Techniquement l’Académie algérienne de langue amazighe reçoit son budget du gouvernement. Son président est nommé par décret présidentiel, mais jouit d’une indépendance scientifique.

Il s’agit de Dr Mohamed Djellaoui, professeur de linguistique et spécialiste de la langue amazighe et doyen de la Faculté des lettres et des langues à l’Université Akli Mohand Oulhadj de Bouira. Il a été nommé pour une période de 4 ans.

Le décret publié dans le journal officiel répertorie les 40 membres de l’académie, dont je ne connais que quelques noms que sont :

Abdelaziz Berkai, Zahir Meksem, Moussa Imarazene et Abderazak Douarari.

Les autres noms sont inconnus. Il s’agit de :

Salah Bayou, Malek Boudjellal, Djoudi Merdaci, Djamel Nahali, Abdelkrim Aoufi, Saïd Hadef, Samia Dahmani, Hassina Kherdouci, Sadek Balla, Lamri Benguessima, Ouardia Yarmache, Karima Aouchiche, Moussa Aïbas, Sonia Bekal, Nacéra Sahir, Ali Taouinat, Rachid Fekaï, Lounis Oukaci, Khadidja Nezzal, Hocine Ameziane, Tafkik Amouden, Tahar Ahad, Salem Oukari, Ali Karzika, Ahmed Ramdani, Yahia Benyahia, Mustapha Hamouda, Bachir Bouhania, Mohamed Tahrichi, Ali Karaz, Leïla Benaïcha, Mohamed Rahal, Mohemed El Hadi Boutarene, Kamel Khaldi, Mustapha Ould Youcef, Lydia Kerkouche

mis à part le nom de Kamel Khaldi, chef du département d’anglais à l’université des lettres et langues d’Alger, donc rien à avoir avec Tamazight, je vous invite à faire une recherche Google pour voir la difficulté à trouver le profil de ces membres ou ce qu’ils font exactement.

Par exemple Mohamed Rahal est-il ce jeune réalisateur de films ? Leïla Benaïcha, la dramaturge ? Mustapha Hamouda, le neveu du maquisard Si El Houas ? Yahia Benyahia, ophtalmologue à Ain Temouchent ?

C’est pour dire le non sérieux dans le choix des membres de cette académie. J’imagine que le président Mohamed Djellaoui a choisi lui-même quelques collaborateurs comme Zahir Meksem, Abdelaziz Berkai et Moussa Imarazene, mais tout indique que les autres lui sont imposés d’en haut. Sinon pourquoi ne figurent pas dans cette liste :

– Des noms très connus dans le domaine de la recherche en Tamazight comme Salim Chaker, Kamal Nait Zerrad, Ramdane Achab, Muhand Tilmatine, …

– Des noms au long parcours militant, professionnel ou académique comme Hend Sadi, Mouloud Lounaouci, Abdenour Abdesslam, Iddir Ahmed Zaid, Mokrane Chemime, Mustapha ben khemmou, Malika Ahmed Zaid, Amar Zentar, …

– Des enseignants et chercheurs en langue amazighe connus dans le milieu universitaire actuel en Kabylie comme Kamel Bouamara, Allaoua Rabhi, Said Chemakh, Salim Lounissi, Mohand Akli Salhi, …

– Des pratiquants de la langue ou des militants associatifs qui ont fait leurs preuves dans l’enseignement de Tamazight surtout à Oran et Alger comme Hamid Oubagha, Djamel Benaouf, Bessai Houari, Youcef Achouri, Smail Abdenbi, Omar Mouffok, …

– Auteurs de lexiques ou dictionnaire comme Mohamed Zakaria Benramdane, Idres Abdelhafidh, Madi Rabah, ….

– Des enseignants et des inspecteurs académiques prolifiques comme Zidane Yacine, Yahia Bellil, Abdel Malek Meniche, …

– Des écrivains et des critiques littéraires connus comme Nasserdine Aït Ouali, Salem Zenia, Mohand Ait Ighil, Amar Mezdad, Malek Houd, Brahim Tazaghart, Aumer Ulamara, Lynda Koudache, Abdenbi Ramdane, …

Pourquoi ?

  1. Est-ce que ces personnalités académiques, militantes et littéraires ont été approchées et ont refusé par la suite ?
  2. Sinon la politique des quotas selon les variantes amazighes, l’équilibre régional et linguistique, la proximité avec le pouvoir et l’acceptation de l’arabisme n’ont-ils pas pris le dessus sur les critères de compétence, d’expérience et de lutte ?

En tous les cas toutes ces remarques ont été plus ou moins soulevées ou prédites lors du débat TQ5 avec nos invités sur le thème de l’académie de Tamazight.

En conclusion, tout indique que ceux qui ont douté de la bonne foi du pouvoir algérien à faire les choses correctement ont raison. L’académie de Tamazight connaîtra donc le même sort que l’officialisation de Tamazight, il y’a 3 ans déjà.

Il reste maintenant aux Kabyles (et les autres peuples amazighs aussi) de tirer les conclusions et se prendre en charge seuls. Ils doivent continuer leur lutte jusqu’à ce que « la réappropriation totale de leur destin » suivra.

L’espoir est vraiment permis quand je vois l’énorme travail fait par la nouvelle génération « digitale » ou numérique des jeunes kabyles qui font :

– De merveilleuses choses avec les nouvelles technologies d’information de plus en plus kabylisées.

– Les outils de localisation des logiciels de toutes sortes en langue kabyle.

– Une production littéraire de plus en plus florissante.

– Des productions cinématographiques et audiovisuelles kabyles malgré l’absence de l’État.

– Un engouement grandissant en termes d’articles de presse ou de postes Facebook en langue kabyle et en grand nombre.

Tous ces efforts consentis, pourtant sans grands moyens financiers, prépareront un avenir florissant à nos enfants et arrière-petits-enfants qui auront leurs propres institutions étatiques entièrement fonctionnelles avec leur langue maternelle, le kabyle, et non pas avec celles des étrangers.

Racid At Ali uQasi

 

Bonne année 2969 à tous les Algériens

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Assegwass ameggaz a tous les Algériens.


Que yennayer 2969 soit celui de la fin de toutes les exclusions.

L’Histoire reste constamment en éveil tant que toutes les vérités n’ont pas été, l’une après l’autre, mises à la lumière. Il est ainsi d’une réalité que notre histoire dissimule et dont les racines remontent au mouvement national libérateur, la question berbère. Cette question identitaire des Algériennes et des Algériens a été étouffée, dévoyée et souvent diabolisée par les différents acteurs de la vie politique algérienne que ce soit dans les années 40 ou postindépendance. Les amalgames et les raccourcis sont toujours empruntés par les détenteurs d’un pouvoir aussi petit soit-il, pour noyer comme à l’accoutumée, cette revendication légitime, pacifique, qui à terme, sera le catalyseur d’une démocratisation de l’Algérie et partant, de tout le Maghreb des peuples.

Déjà, à l’indépendance, le spectre du « berbérisme » et du « séparatisme » a été nourri par les « nouveaux révolutionnaires » gardiens du temple vide des « thawabits ». La dimension amazigh est bannie. Dans les manuels scolaires, aucune référence n’est faite aux ancêtres Massinissa, Jughurta, Juba, Lakahina…

Aujourd’hui que Tamazighth est reconnue au forceps comme langue nationale et officielle par un pouvoir illégitime, et que Yennayer est décrété fête nationale et journée chômée et payée, les Algériennes et les Algériens doivent faire une halte salutaire et se poser les questions pertinentes ; peut-on toujours faire semblant de ne pas voir ce qui est évident ? Peut-on continuer à nier l’essence même de la nation algérienne sous de faux-fuyants et de faux prétextes ? Peut-on continuer la « théâtralisation du leurre » en faisant semblant d’introduire quelques réformettes à l’école en guise de semblant de reconnaissance ? Peut-on, enfin évoquer une Nation sans l’identifier, sans être fiers du creuset civilisationnel qui la berce ?

La réalité Amazigh de l’Algérie est là ; elle nous interpelle depuis la nuit des temps. Elle est là à travers les écrits et les ouvrages d’éminents écrivains (Ibn Kheldoun in l’histoire des Berbères, Mouloud Maameri…).  Elle est là à travers les noms des villes et villages (Tablat, Relizane, Tlemcen, Tamezguida…). Elle est là à travers les noms des montagnes (Adrar, Idjabrren…). Elle est là à travers les vestiges archéologiques…

Elle est là à travers le parler algérien, les mœurs et coutumes de chaque famille, de chaque village avec un système de gouvernance harmonieux, juste et équilibré. Elle est là à travers le caractère frondeur de chacun d’entre nous. Elle est là à travers le sens de la rhétorique (fierté et nif…). Elle est là à travers le respect du droit de la personne humaine et la promotion de la femme qui a sa place dans la société (Antinea Ou Tinhinane ou celle qui a dit ; Kahina ; Fathma N’soumer…).

Elle est là à travers l’esprit de solidarité et le sens de l’hospitalité. Elle est là à travers la grandeur d’âme et la simplicité de l’Algérien… Enfin, elle est là avec tout ce qui est nécessaire pour justifier l’existence d’une Nation qui l’identifie des autres Nations. La culture Amazigh est le référentiel même qui rassemble et unit les peuples de l’Afrique du Nord (ou du Maghreb) et « la culture, c’est tout ce qui reste quand on a tout oublié ».

L’Amazighité est un facteur d’union de la Nation algérienne. Elle constitue le socle de l’Algérie, le noyau dur, le prolongement identitaire de nous-mêmes aux côtés de l’islamité et de l’arabité, autres facteurs d’union. Sa négation serait la négation de nous-mêmes, de la Nation algérienne.

À la veille de la commémoration de yennayer 2969, il est important de réaffirmer que le combat pacifique et la lutte continuera pour le changement du système en place, la démocratie et la construction de l’état de droit.

Dr Lakhdar AMOKRANE, Premier secrétaire de Jil Jadid

 

L’Académie amazigh : elle vient de naître et un de ses membres la quitte déjà !

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– Elle Vient de Naitre , et un de ses membres la Quitte Déjà !!
– Qui est le Professeur Abderrezak Dourari ?
A peine installée, l’académie algérienne de la langue amazighe voit un de ses membres claquer sa porte. Il s’agit de Abderrazak Dourari, professeur en sciences du langage et directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de tamazight (CNPLET) affilié au ministère de l’Éducation nationale. Est-il mécontent du fait qu’il n’a pas été désigné comme président de cette académie?
Dans son communiqué, Pr. Abderrazak Dourari explique que le choix du président obéit à une logique politique qui relève légalement de la responsabilité du gouvernement conformément à la loi organique portant création de l’académie et devait donc être en adéquation avec une certaine cohérence d’ensemble.
Si je comprends bien Pr. Abderrazak Dourari n’est pas d’accord avec la composante l’académie. Il se trouve que 6 mois auparavant et devant les responsables de l’État, il a déclaré qu’il ne s’inscrivait pas du tout dans cette cohérence projetée.  Deux questions s’imposent :
1. Pourquoi donc ces responsables ont mis son nom dans cette liste de 40 membres sans avoir eu son aval au préalable?
2. Ces responsables de l’État ont-ils eu son aval sous condition qu’il présiderait cette académie et à la dernière minute ils l’ont changé en prenant Pr. Djellaoui Mohamed à la place?
En tous les cas voici une occasion qui m’est offerte pour livrer ce que je pense de Pr. Abderrazak Dourari. Je voulais le faire bien longtemps avant, mais le temps a fait défaut.
La première fois que j’ai pris connaissance de l’existence d’un professeur de linguistique du nom de Abderrazak Dourari, un kabyle d’Alger, c’était en septembre 2003. Dans la foulée du mouvement kabyle des Archs, et afin de calmer les esprits kabyles qui bouillonnaient encore, le conseil des ministres de Bouteflika a approuvé le projet de décret exécutif portant création d’un Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET).
La création du CNPLET rappelle une nature propre au régime algérien : le bricolage. En effet, à chaque fois qu’il est confronté à une crise identitaire (en jouant au cache-cache avec les kabyles), il accouche d’un commissariat, d’un centre, d’une académie, d’une TV, d’un jour férié pour Yennayer, d’un statut de langue nationale et ensuite officielle pour tamazight. Voici à titre de rappel quelques évènements:
– Commissariat à l’amazighité et enseignement de tamazight est le fruit de la Crise du Cartable 1994 qui a donné naissance au HCA (1995).
– Statut de langue nationale pour Tamazight est le fuit du Printemps noir de 2001 (petite réforme de la constitution en 2002).
– Centre pour l’Enseignement de Tamazight est le fruit du mouvement kabyle des Archs qui persistait encore dans ses revendications (2003).
– Télévision amazighe TV4 est la conséquence du boycott des partis kabyles suite au forcing de l’inconstitutionnel 3ème mandat de Bouteflika (2009).
– Statut de langue officielle pour Tamazight suite à la peur de la dynamique MAK qui devient de plus en plus populaire en Kabylie (2016).
– Yennayer jour férié, fruit des manifestations des élèves kabyles pour la promotion de Tamazight en réponse aux provocations de la député Naima Salhi (Déc. 2017).
– Académie de Tamazight suite, entre autres, aux manifestations des élèves kabyles qui boycottent la langue Arabe (Oct. 2018).
Pour revenir au Pr. Abderrazak Dourari, c’est lui qui a été désigné en décembre 2003 par Bouteflika pour diriger le Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight (CNPLET). La mission qui lui a été octroyée est celle de réaliser toute la recherche ou les études nécessaires sur Tamazight et ses variétés linguistiques en tenant compte de la didactique, la linguistique et la pédagogie. Le but est d’assurer son intégration dans les écoles, la promouvoir et la généraliser.
Seize (16) ans plus tard, rien n’a été fait par Pr. Abderrazak Dourari. Je dirais même qu’il s’est rendu complice de non-assistance aux enfants kabyles en danger (De même pour les autres enfants chawis, mozabites,…) . Car il sait mieux que quiconque, de par ses recherches, que le background linguistique de l’enfant kabyle (amazigh) n’est pas pris en compte dans la scolarité au sein du système éducatif algérien ou toutes les matières lui sont dispensées en langue étrangère, l’arabe, qui n’est pas sa langue maternelle.
Pour illustrer mieux un tel DANGER accepté volontairement ou involontairement par l’élite kabyle, prenant l’exemple d’un petit enfant kabyle du nom d’Aksel. Jusqu’à 6 ans, Aksel a de tout temps parlé en langue kabyle avec sa voisine Nana-s Wiza, institutrice à l’école du village. Arrivé à l’âge de scolarité au primaire, Aksel se trouve dans une classe avec comme enseignante Nana-s Wiza qui lui parle en Arabe pour lui enseigner les rudiments de l’ÉCRITURE (Lkitaba), la LECTURE (Lqiraa) et le CALCUL (Lḥisab). Imaginons le choc, le traumatisme et la torture psychologique que subit Aksel chaque jour en voyant sa tante lui parler en Arabe alors qu’à la maison c’est en Kabyle. A contrario, la joie de vivre et d’apprendre aurait été perceptible chez Aksel si les rudiments de l’ÉCRITURE (Tira), la LECTURE (Taɣuri) et le CALCUL (Asiḍen) seraient livrés en langue kabyle. Chose très faisable au passage.
Dans ses recommandations Pr. Abderrazak Dourari propose «l’INTRODUCTION PROGRESSIVE» de l’enfant algérien à la langue de l’école algérienne (l’arabe de l’orient), par le biais de «sa langue maternelle» qui est l’arabe algérien ou les variétés de tamazight selon les régions.
Mais c’est de l’inconscience scientifique ou pire encore de la complicité avec le régime algérien alors qu’il sait que, pour reprendre ses écrits, les sciences comme la Neurologie, la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), la Psychologie Cognitive, la Pédagogie Constructiviste et plusieurs approches didactiques (cognitive et communicative) insistent sur la capitalisation des savoirs acquis en LANGUE MATERNELLE afin de mieux fonder les savoirs acquis à l’école.
Pourtant Pr. Abderrazak Dourari a rappelé que le rapport de l’UNESCO sur l’éducation plurilingue insiste sur la nécessité et les vertus de l’enseignement en LANGUE MATERNELLE. Cet enseignement, quand dispensé en langue kabyle par exemple, permet une CONTINUITÉ dans l’apprentissage du monde par l’enfant kabyle. Par exemple la continuité du rythme de vie en kabyle entre Aksel en Nana-s Wiza de la maison à l’école et vice-versa. Ceci a aussi l’avantage de réduire les coûts d’apprentissage en augmentant les chances de succès objectifs et subjectifs.
Pr. Abderrazak Dourari, 16 ans qu’il dirige le Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight, il n’a sifflé aucune recommandation, pour ne pas dire CONTRAINDRE sa ministre de l’Éducation, Mme Benghebrit, à ce qu’au moins en Kabylie les matières scolaires soient dispensés en langue kabyle en recrutant le personnel enseignant nécessaire. Les milliers de chômeurs qui sortiraient chaque année des universités en Kabylie (licenciés en Tamazight, mathématiques, physique, électronique, informatique, …) seraient de potentiels employés dans le milieu éducatif pour assurer une telle tâche. Seize (16) années auraient été largement suffisantes pour former le personnel enseignant pour la Kabylie.
Depuis plus de 10 ans que je ne cessais d’alerter sur ce DANGER qui dure en Kabylie. Je touche le mot dans chaque café littéraire que j’ai donné à Ighil Ali, Iberbachen, At Yahia Moussa, Bouzeguene, Aweqas, Tizi Ouzou, Tifrit, Tigzirt, Bordj BouArreridj (université), Bouira (Université), Bejaia (Université), … Certaines conférences m’ont été interdites par des chefs de daïras ou des walis dont celle de Ti3winin en décembre 2015, le premier café littéraire interdit, parce que je touchais le vrai BOUBOU, à savoir la nécessité pour la Kabylie de se doter de son propre système éducatif (et audiovisuel) pour sauvegarder notre héritage linguistique et nos valeurs.
Qui mieux que Pr. Abderrazak Dourari pour souligner ce DANGER en tant que scientifique spécialiste du domaine et ainsi pour contraindre son ministère à dispenser d’un enseignement exclusivement en langue maternelle. Ne serait-ce qu’en Kabylie pour commencer puisque plus prête à prendre le défi comme toujours.
Certains diront qu’en étant bien rémunéré et au risque de perdre son poste de directeur du Centre National Pédagogique et Linguistique pour l’Enseignement de Tamazight, Pr. Abderrazak Dourari ne pourrait pas le faire. Il est donc à l’image de ces députés kabyles qui sont allés en décembre passé pour plaider auprès de la patronne du Pr. Abderrazak Dourari, Mme Benghebrit, sur la nécessité et l’urgence d’affecter de nouvelles enveloppes financières pour la réhabilitation de certains établissements du secteur de l’éducation en Kabylie. Alors que la vraie URGENCE est celle de délivrer un enseignement en LANGUE MATERNELLE, le kabyle.
Ceci pour dire que si les scientifiques comme Pr. Abderrazak Dourari ont peur de perdre des privilèges, les politiciens comme les députés kabyles ont aussi peur de soulever les vrais problèmes qui concernent les kabyles, et si l’élite kabyle est inapte à faire bouger les pions, que reste-il à faire donc en Algérie sinon assister à la mort certaine de notre âme. C’est là ou l’indépendance de la Kabylie prend tout son sens pour la sauver.
Racid At Ali uQasi

Miss Algérie 2019 répond à ses détracteurs (vidéo)

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Les nombreuses attaques racistes subies par Khadidja Benhamou, couronnée la semaine dernière Miss Algérie 2019, n’ont pas affectée la jeune fille d’Adrar. « Oui j’ai eu des critiques, j’ai lu certaines. Je leur dis qu’ils doivent me connaître avant de me juger », a-t-elle lancé à l’adresse de ses détracteurs, ce mardi, lors de l’émission TSA Direct.

« Il n’y a pas de différence entre les couleurs de peau et il ne faut pas juger une personne avant de la connaître », a-t-elle répondu à ces critiques, souvent violentes.

Source : TSA

Adlène Mellah n’arrive plus à marcher ni à se tenir debout

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Chaque jour, des nouvelles sinistres nous parviennent de la prison d’El-Harrach à propos de l’état de santé du journaliste Adlène Mellah. Notre confrère n’arrive plus à marcher ni à se tenir debout, a révélé ce lundi son avocat Hassan Brahmi qui lui a rendu visite à la prison d’El-Harrach. 

« J’ai eu le cœur brisé lorsque j’ai vu Adlène aujourd’hui. Personne n’a le droit d’affirmer qu’il s’agit de comédie ! J’invite le Procureur Général de la Cour d’Alger à se déplacer en personne pour aller le voir à la prison d’El-Harrach afin qu’il ait l’occasion de vérifier de visu les conséquences désastreuses de l’emprisonnement et de la grève de la faim sur l’état de santé d’Adlène Mellah », dénonce vigoureusement Hassan Brahmi qui tire la sonnette et appelle les autorités judiciaires à assumer leur responsabilité dans ce qui est en train d’endurer Adlène Mellah, le directeur du média en ligne Dzaïrpresse.

Il est à souligner, par ailleurs, que la Cour d’Alger n’a toujours pas programmé la date du procès en appel d’Adlène Mellah. « Le tribunal de Bab El-Oued n’a même pas encore transféré le dossier d’Adlène à la Cour d’Alger », s’indigne Hassan Brahmi. D’après ce dernier, les avocats composant le collectif de défense du jeune journaliste algérien vont réclamer son transfert vers les urgences de l’hôpital le plus proche dans les plus brefs délais. « Nous craignons le pire pour sa vie », s’alarme enfin la même source.

Source : Algérie Part

 

Gaïd Salah met (encore) en garde les généraux retraités

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Le Vice-Ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-Major de l’Armée Nationale Populaire (ANP), Gaïd Salah, a une fois de plus mis en garde les généraux à la retraite. En visite dans la 2e Région Militaire, à Oran, il a dénoncé les “ambitions démesurées de certains individus” à l’approche des élections présidentielles, qui “s’arrogent le droit de parler au nom de l’institution militaire”.

Selon un communiqué du ministère de la Défense, Gaïd Salah a “tenu à rappeler voire attirer l’attention sur cette importante question où certains individus et parties mus par des ambitions démesurées et animés par des intentions sournoises ont pris l’habitude, à l’approche de l’échéance électorale présidentielle, de tenter de préjuger, sans véracité, des prises de positions de l’institution militaire vis-à-vis des élections présidentielles”.

Selon lui, ces “individus”, sans les nommer, “s’arrogent, même, le droit de parler en son nom par tous les moyens, notamment les médias.

Le Chef d’Etat-Major a rajouté que ces mêmes “individus font prévaloir leurs intérêts personnels étriqués et leurs ambitions démesurées qui n’est, absolument, pas en rapport avec leurs véritables capacités sur plus d’un plan. Ces individus optent, désormais et sans scrupule, pour cette démarche en paroles et en actes, en faisant fi de toutes les traditions et les bonnes valeurs desquelles est imprégné l’Algérien correct et qui sont adoptées par le peuple algérien pour devenir parmi ses spécificités qui le singularisent d’autrui”.

Le même communiqué du MDN poursuit que Gaïd Salah a également dénoncé “l’ambition qui émane de certaines mentalités vaincues par leur égoïsme et leur ingratitude envers la prestigieuse institution qui les a accueillis, a vu grandir et a formés à l’intérieur et à l’extérieur du pays”.

“Ils ont exercé, tout au long de leur carrière professionnelle, dans de simples fonctions qui ne leur permettent pas de songer ou d’aspirer à avoir meilleur que cela. De surcroit, ces individus se sont permis de s’autoproclamer porte-parole de l’institution militaire et d’être asservis à des parties qui n’accordent aucune considération aux intérêts suprêmes de l’Armée Nationale Populaire, sachant que porter atteinte à l’Armée de n’importe quelle façon possible, constitue, assurément, un tort contre l’Algérie et son peuple”, poursuit-il.

Il s’agit de la troisième mise en garde du ministère de la Défense contre les généraux et anciens officiers. Le MDN avait publié un appel à l’ordre fin décembre pour sommer les anciens officiers de cesser de publier leurs opinions sur la situation politique du pays dans les colonnes des journaux.

Quelques jours plus tard, un éditorial de la revue “El Djeich” qualifiait les militaires qui interpellaient le haut commandement de l’armée d’“esprits aigris” à la “solde de cercles occultes”.

Le Chef d’Etat Major a une fois de plus menacé de poursuites contre ces anciens officiers. “Nous soulignons que la réglementation juridique sert toujours de contrôleur et de gardien contre tout agissement ou dépassement, et elle protégera les intérêts de l’Armée Nationale Populaire et de l’Algérie. Sur ce, cette réglementation juridique doit rester en vigueur et à travers laquelle notre institution se réserve le droit de faire appliquer à l’encontre de ces individus, les mesures légales appropriées”, conclut le communiqué du MDN.

 

Source : HuffPost Algérie

Le rappeur K2rhym et la famille Ben Ali

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Très peu de photos de l’ex-président déchu ont fuité depuis son départ en Arabie Saoudite après la révolution.

 

Le rappeur K2rhym, dont l’annonce du mariage avec Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président déchu avait fait grand bruit, a publié une photo sur son compte Instagram en compagnie de ce dernier et de sa femme Leila Trabelsi.

Depuis sa fuite vers l’Arabie Saoudite en janvier 2011, rares sont les photos et les informations sur la vie de l’ancien dictateur.

Dans le message accompagnant la photo, K2rhym commente: “La famille…là où la vie commence et l’amour ne finit jamais”.

Sur les réseaux sociaux, c’est bien sûr l’effervescence.

Hamdi Bel Abria@bel_abria

بن علي فمو طاح 😂😂

“Ben Ali a été sorti par Facebook, et il nous est revenu sur Instagram. La famille: Là où la corruption commence et l’argent ne finit jamais”

Au mois de décembre dernier, le sulfureux rappeur tunisien avaient annoncé son histoire d’amour avec Nesrine Ben Ali, fille de l’ex-président déchu. Il avait partagé de nombreuses photos sur les réseaux sociaux annonçant un mariage à venir, ce qui avait enflammé la toile.

En fuite en Arabie Saoudite depuis le 14 janvier 2011, Zine El Abidine Ben Ali n’a fait depuis aucune sortie médiatique et reste très discret. Son avocat avait récemment annoncé qu’un livre était en préparation.

 

Mohamed Djellaoui désigné président de l’académie de tamazight

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C’est donc Mohamed Djellaoui, doyen à la faculté de lettres et langues de l’université Mohand Oulhadj de Bouira qui a été nommé Président de l’Académie algérienne de langue amazighe.

Mohamed Djellaoui a été nommé fin décembre pour un mandat de quatre ans, conformément à la Loi organique relative à cette académie, révèle alg24.

Le nom de Salem Chaker était cité et souhaité par de nombreux linguistes. Celui de Mohand Arezki Haddadou, décédé récemment était aussi sur toutes les lèvres. C’est dire que le choix du nom du président de cette institution était très attendu par les militants et les spécialistes de tamazight. Car, estiment-ils, il reflètera la volonté du pouvoir politique de promouvoir ou pas cette culture.

« Défenseur de l’option des caractères latins pour Tamazight, Pr. Mohamed Djellaoui a beaucoup travaillé sur la poésie kabyle dont celle chantée. Il a mené une recherche très poussée sur l’œuvre poétique de Lounis Ait Menguellet. Travail qu’il a édité sous le titre: « Image poétique dans l’œuvre de Lounis Aït Menguellet. Du patrimoine à l’innovation » (Éditions Les Pages Bleues) », écrit le militant Rachid At Ali Kaci dans un post sur son mur.

Source : Le Matin d’Algérie