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jeudi 19 février 2026
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FFS immigration appelle à l’instauration d’un État démocratique

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C’est dans une déclaration virulente que la section FFS France Nord accuse le régime algérien de tous les maux que vit le pays sur tous les plans.

Cette section du plus vieux parti d’opposition de l’Algérie indépendante n’a pas mâché ses mots en qualifiant le pouvoir en place de corrompu et d’incapable de gérer le pays et de le conduire vers le progrès et la prospérité.

Cette déclaration du front des forces socialistes s’alarme sur la situation de peuple algérien qui aspire à l’instar de tous les peuples du monde à la liberté, à la démocratie et à la dignité, mais le régime d’Alger qui ne se préoccupe que de ses intérêts reste sourd aux appels de détresse des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des artistes et de tout un peuple.

Le FFS immigration termine son appel à l’instauration d’un État démocratique qui respectera les droits de l’homme, la liberté d’expression et demande à toute bonne volonté à le rejoindre pour la construction d’un consensus national autour de principes et valeurs suivants :

  • Ni État policier ni république intégriste,
  • Pour une assemblée constituante issue du suffrage universel,
  • Pour un état de Droit,
  • Pour l’institutionnalisation effective de la langue tamazight, patrimoine de l’ensemble des Algériennes et des Algériens.

La rédaction

Le texte de la rédaction :

 

Mouwatana met en garde le pouvoir

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Comme les partis qui se disent de l’opposition sont en longue hibernation sans aucune réaction aux sales coups du pouvoir en place pour contourner sa propre constitution à son profit et violer ses propres lois afin de ne laisser aucun espoir à cette jeunesse qui se jette à la mer, à cette élite qui déserte le pays et aux simples citoyens qui vivent du jour au jour sans attendre aux horizons la moindre lueur.

C’est dans ce climat de mains liées et de bouche cousue que le mouvement Mouwatana fait de son mieux pour dénoncer les coups tordus du régime en place tantôt dans la rue et tantôt par déclarations.

Cette fois aussi ce mouvement réunit le vingt de ce mois exprime sa satisfaction de l’échec de la tentative de prolonger le mandat de Bouteflika et la tenue de l’élection présidentielle le 18 avril 2019.

la déclaration signée par Sofiane Djilali met en garde le pouvoir en place sur le risque que peut engendre la tentative d’imposer le président actuel pour un 5e mandat.

Elle espère aussi que les candidats potentiels aux prochaines élections présidentielles refuseront de crédibiliser par leur présence le scrutin qui ne sera nullement différent de ses précédents.

La rédaction 

Le texte de la déclaration :

 

 

 

Merzoug Touati / La Cour suprême annule le jugement et renvoie l’affaire devant une autre juridiction

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La Cour suprême a annulé jugement prononcé contre Touati Merzoug et qui a retenu contre lui une peine de prison de sept ans. La Cour suprême a décidé de renvoyer l’affaire devant une autre juridiction, pour que le jeune blogueur soit « jugé conformément à la loi ».

« La Cour suprême a annulé le jugement rendu, le 21 juin 2018, par le tribunal criminel d’appel pré la cour de Bejaia, contre Touati Merzoug, et a renvoyé l’affaire ainsi que les parties devant une autre juridiction pour qu’il soit jugés conformément à la loi », a écrit Salah Dabouz, avocat et militant des droits de l’homme dans un post Facebook.

Touati Merzoug a été reconnu coupable par le tribunal criminel de cassation de Bejaia, pour les chefs d’accusation d’«incitation à attroupement armé, incitation à rébellion contre l’autorité de l’État et pour le renversement du régime et pour intelligence avec l’étranger à l’effet de nuire aux intérêts du pays».

Le jeune blogueur avait été interpellé, en janvier 2017, suite à des publications sur son blog www.elhogra.com ainsi que sur Facebook,  dans le sillage des événements survenus à Béjaïa en protestation contre la loi de finances 2017».

Son blog entretenait une ligne très agressive à l’encontre du pouvoir. La dernière vidéo qu’il avait mise en ligne sur ce blog, contenait une interview d’un diplomate israélien interrogé sur l’existence éventuelle de relations entre son pays et l’Algérie. Et si Israël était responsable des troubles qui secouaient la région (l’Algérie et son voisinage immédiat) à l’époque.

 

Source : Algérie Focus

Mokrane Aït Larbi soutient la candidature du général-major Ghediri

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À moins de 24H de l’annonce officielle  de sa candidatureà l’élection présidentielle du 18 avril prochain, le Général-Major à la retraite Ali Ghediri, a obtenu le soutien de l’avocat de renom, militant des droits humains et homme politique algérien,  Mokrane Ait Larbi.

Celui-ci vient d’annoncer publiquement son soutien  à la candidature de M. Ali Ghediri et a décidé même de participer activement à sa campagne électorale.

« Après plusieurs échanges avec M. Ali GHEDIRI sur les grandes lignes de son projet, j’ai décidé d’apporter mon soutien à sa candidature, et de participer activement à sa campagne électorale », a écrit l’ancien cadre du RCD dans un communiqué rendu public ce dimanche 20 janvier 2019.

Dans un climat « d’angoisse, de tension et d’incertitude sur l’avenir immédiat du pays, cette candidature, à contre-courant des codes du système, ouvre le jeu politique et impose une redistribution des cartes par le recours à la volonté populaire comme unique source de légitimité », soutient l’avocat.

« Si les conditions d’un scrutin loyal, transparent et régulier sont, pour l’instant, loin d’être réunies, la conjoncture impose de sortir des luttes d’appareils, des confrontations claniques et des débats entre initiés, pour impliquer le citoyen dans les choix qui engagent son avenir et celui de ses enfants », ajoute-t-il.

« C’est par la seule voie démocratique et pacifique, que le pays pourra éviter le fait accompli des coups de force autoritaires, et les dérives aventurières qui risquent d’engendrer des conséquences tragiques », conclut-il.

PAR LYNDA ABBOU

Source : Maghreb Emergent

Le courage du Canada face à l’Arabie saoudite

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REFILE - CORRECTING TYPO & ADDING INFORMATION Rahaf Mohammed al-Qunun (C) accompanied by Canadian Minister of Foreign Affairs Chrystia Freeland (R) and Saba Abbas, general counsellor of COSTI refugee service agency, arrives at Toronto Pearson International Airport in Toronto, Ontario, Canada January 12, 2019. REUTERS/Carlos Osorio

Le gouvernement de Justin Trudeau ne craint pas défier le régime saoudien, notamment sur la question du droit des femmes.

Rahaf al-Qunun accueillie à Toronto, le 12 janvier, par la ministre canadienne des Affaires étrangères

Lorsque la Saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun se barricade au début de ce mois dans une chambre d’hôtel de l’aéroport de Bangkok, elle n’imagine pas que son appel à l’aide, lancé sur les réseaux sociaux, va déclencher une tempête aussi bien diplomatique que médiatique. Agée de 18 ans, elle s’insurge en effet contre la tutelle toujours imposée en Arabie saoudite aux femmes même adultes. Sa demande d’asile, jugée recevable par le haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR), est rejetée par l’Australie, dont le gouvernement conservateur campe sur une ligne très dure par rapport à l’immigration moyen-orientale. Elle est en revanche acceptée par le Canada, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se déplaçant symboliquement à l’aéroport de Toronto pour y accueillir la jeune réfugiée.

LE CANADA DEJA DANS LA LIGNE DE MIRE DE RIYAD

Ce geste courageux d’Ottawa n’est pas une première: en août 2018, la ministre Freeland s’était inquiétée de l’arrestation de la féministe saoudienne Samar Badawi et avait appelé sur Twitter à sa libération, ainsi qu’à celle de son frère Raif Badawi, un bloggeur emprisonné depuis 2012 pour « insulte à l’Islam » (condamné à dix ans de détention et à mille coups de fouet, Badawi est régulièrement bastonné depuis 2015). L’Arabie saoudite, soutenue sans réserve par les Emirats arabes unis, avait dénoncé une « ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures » et avait qualifié la déclaration de Freeland de « diktat ». Non seulement l’ambassadeur canadien avait été aussitôt expulsé de Riyad, mais de très importants investissements saoudiens avaient été gelés au Canada, sur fond de sanctions multiformes, dont le rappel de milliers d’étudiants saoudiens inscrits dans les universités canadiennes.

Mohammed Ben Salman, le prince héritier d’Arabie et le véritable « homme fort » du pays, voulait à l’évidence faire un exemple en réagissant aussi brutalement à une simple déclaration de la cheffe de la diplomatie canadienne. Lui qui se posait en « réformateur » du royaume wahhabite, voire en « libérateur » des femmes saoudiennes, à qui il venait d’accorder le droit de conduire, entendait bien tuer dans l’oeuf toute velléité occidentale de contester une image aussi avantageuse. Le sinistre feuilleton de l’affaire Khashoggi a depuis jeté à bas le mythe d’un Mohammed Ben Salman « réformateur », révélant la violence implacable de la répression menée sous son égide contre la dissidence saoudienne. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, bien isolé lors de la crise avec Riyad en août 2018, pouvait légitimement être crédité d’une lucidité et d’un courage salutaires face au régime saoudien.

PRINCIPES DIPLOMATIQUES ET VENTES D’ARMES

A bien des égards, Trudeau se grandit sur le dossier saoudien de la comparaison avec Donald Trump: celui-ci justifie la complaisance envers Mohammed Ben Salman au nom de mirifiques contrats, alors que celui-là assume le franc-parler de son gouvernement sur les dossiers de droits de l’homme, tout en poursuivant sa relation avec l’Arabie en matière d’armements. Le Premier ministre canadien vient ainsi de rappeler son engagement à obtenir la libération de Raif Badawi, soulignant qu’il avait personnellement évoqué ce cas aussi bien avec Mohammed Ben Salman qu’avec son père, le roi Salman d’Arabie. Mais le même Trudeau continue d’honorer le contrat de près de dix milliards d’euros, conclu en 2014 par son prédécesseur, sur la livraison de blindés légers à l’Arabie. Ce contrat, le plus important de l’histoire de l’industrie de défense canadienne, s’accompagne d’un programme de coopération sur une décennie. Et c’est l’Arabie saoudite qui n’en respecte pas les obligations, avec déjà plus d’un milliard d’euros d’arriérés de paiement.

Le Canada revendique par ailleurs une « vision féministe » de sa politique étrangère, énoncée en ces termes par la ministre Freeland: « les Canadiens sont plus en sécurité et plus prospères lorsqu’une plus grande part du monde partage leurs valeurs; parmi ces valeurs figurent la promotion du droit des femmes et des filles ». Les tenants d’une realpolitik foncièrement conservatrice ne peuvent que s’opposer à une affirmation aussi claire de principes voués à être appliqués sur tous les continents. Ottawa n’a d’ailleurs pas reculé lorsque la défense de tels principes pouvait lui attirer les foudres de l’Arabie et ses représailles économiques. L’appel à la libération de Samar Badawi et l’asile accordé à Rahaf Mohammed al-Qunun s’inscrivent ainsi dans le cadre d’une vision du monde, que l’on peut critiquer ou approuver, mais qui a le mérite de la cohérence. La preuve est ainsi apportée que les démocraties occidentales ne sont pas condamnées à la complaisance active ou passive envers les pétromonarchies.

Telle n’est pas la moindre des leçons du bras de fer en cours entre Riyad et Ottawa.

 

Source : Le Monde

 

Création prochaine d’un orchestre symphonique amazigh

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TIZI-OUZOU – Un orchestre symphonique amazigh sera créé « prochainement », a indiqué samedi à Tizi-Ouzou, le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi.

Nous avons décidé entre autres projets qui contribuent à la promotion de la culture amazigh de créer un orchestre symphonique qui se chargera de reprendre, sous forme philarmonique, les œuvres des grands artistes amazigh », a souligné, M. Mihoubi en inspectant certains projets de son secteur dans la wilaya.

Cet orchestre sera conduit par le maestro Amine Kouider, directeur de l’Orchestre symphonique national, et composé essentiellement de musiciens de la région qui connaissent déjà ces œuvres.

Citant plusieurs figures de la chanson amazigh ayant « une notoriété mondiale », à l’instar de Slimane Azem, Nouara, Akli Yahiatène, Matoub Lounes, Idir, Taleb Rabah et Lounis Ait Menguellet, le ministre a considéré que leurs œuvres gagneraient d’avantage à être « traduite en symphonies ».

En outre, et s’agissant des projets de création d’un conservatoire de musique et d’un Opéra dans la wilaya, le ministre a assuré que ces projets sont « gelés et non annulés ». « Il y a certains projets qui sont gelés mais non pas annulés et qui seront réalisés dès que les moyens financiers le permettent » a-t-il indiqué, à ce propos.

APS

Un général dans la course présidentielle

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Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle d’avril 2019

Le général-major à la retraite se lance dans la course à la présidentielle, un « défi majeur » selon lui.

La général-major à la retraite Ali Ghediri a annoncé samedi 19 janvier sa candidature à la présidentielle d’avril 2019.

“J’ai décidé de relever le défi en me portant candidat à l’élection présidentielle d’avril 2019”, a annoncé M. Ghediri dans une déclaration envoyée au HuffPost Algérie.

Dans le document, et face à un constat qu’il qualifie de “amer”, qui “menace l’existence et la cohésion nationales”, Ali Ghediri considère que “la résignation n’est pas une fatalité en soi. Un sursaut salutaire est possible”.

Après plusieurs interventions dans la presse ces dernières semaines, Ali Ghediri a été sévèrement critiqué à plusieurs reprises par le ministère de la Défense nationale, et à sa tête le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaid Salah.

“Je ne pense pas que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah puisse permettre à qui que ce soit de violer d’une manière aussi outrageuse la Constitution”, a notamment déclaré M. Ghediri dans un entretien accordé à El Watan. 

Ses interpellations n’ont pas été du gout du vice-ministre de la Défense. Dans un violent communiqué et sans citer Ali Ghediri, le MDN l’a menacé de poursuites judiciaires, invoquant le devoir de réserve auxquels sont astreints les officiers supérieurs à la retraite.

“Défi majeur”

Ali Ghediri semble conscient de la difficulté de la tâche et qualifie sa candidature de “défi majeur” qui ne peut se réaliser sans “l’adhésion et l’implication du peuple”.

“Il consiste en une remise en cause, sans tabou, de l’ordre établi, tant les conditions actuelles sont des plus complexes et des plus périlleuses pour la nation. Il s’inscrit, pour sa réalisation, dans le cadre d’un projet novateur, qui s’articule autour d’un objectif : la rupture sans reniement”.

Il explique ce choix des mots: La rupture, “un mot fort”, fait peur à ce qu’il qualifie de “minorité” qui s’accommode du système et “oeuvre pour le perpétuer”. Elle fait peur aussi, affirme-t-il, à une majorité écrasante qui appelle au changement mais en redoute les retombées”.

“A cette majorité, je dis que, ce dont ils doivent avoir légitimement peur, ce sont les maux générés par ce système qui poussent nos enfants à fuir leur pays et qui empêchent ce peuple d’y vivre sereinement dans le confort et le bien-être et de profiter pleinement des richesses qu’il est potentiellement en mesure de leur offrir”, explique encore le général-major à la retraite.

 

 “Deuxième République”

Une rupture qu’il envisage “sans reniement des valeurs de novembre”, tempère-t-il en considérant que la déviance de ces valeurs les a ternies.

“Nous en ferons le socle éternel de la Deuxième République que nous nous promettons d’édifier, pour mettre définitivement l’Algérie en phase avec ce que je pense être sa destinée”, explique encore M. Ghediri.

La “Deuxième République” est le cœur de son projet politique, affirme-t-il: “Nous la rebâtirons sur la base d’une réelle refondation démocratique et d’une totale reconfiguration institutionnelle”.

Revenant sur sa longue carrière militaire (42 ans) qui a pris fin en 2015 par une retraite à sa demande, Ali Ghediri la qualifie de “construction personnelle, sur la base de convictions personnelles profondes”.

L’armée nationale populaire est “le terreau qui a raffermi, en mon for intérieur, l’amour de la Patrie et le sens du devoir envers la nation. Durant ma carrière militaire, j’ai vécu de mon salaire comme unique source de revenus, comme, présentement, je vis de ma seule pension de retraite et, j’en tire orgueil et satisfaction”, ajoute-t-il.

Par Hamdi Baala

Source : HuffPost Algérie

 

Les portes du cirque sont ouvertes

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De tout temps, quand les peuples étaient mécontents, pour les distraire il y avait les jeux du cirque. Nos politiques s’en souviennent et avant les élections nos partis de toutes obédiences, réunissent à tour de rôle, autour de la piste, tous les acteurs et spectateurs pour les « enfumer » en utilisant leurs meilleurs slogans, c’est-à-dire ceux qui n’engagent à rien. Tout le monde est maintenant présent, le spectacle peut commencer !

Généralement dans ce cirque, les chameaux ouvrent le spectacle, auquel sont attelées les caravanes partisanes, qui marchent lentement en parallèle. De temps en temps, ils se crachent au visage, c’est normal, c’est dans la nature des chameaux ! Malgré cela, les caravanes ne changent pas de trajectoire. Peut-être pensent-elles à la prochaine oasis, au chômage, à la compétitivité des entreprises, aux retraites, à l’avenir des jeunes, à l’insécurité. Non, ce n’est qu’un mirage, les caravanes passent et les chiens continuent d’aboyer. Vient ensuite le tour du matador, avant l’entrée du taureau dans l’arène. Le taureau, c’est la grosse bête, le peuple démocratiquement souverain, l’entreprise qui trépigne, qu’on aiguillonne et qui saigne de partout. On va maintenant l’attaquer à l’arme blanche avant qu’elle ne soit totalement sans défense. Avant la mise à mort, le matador exhibe ses feintes favorites qui permettent de détourner le taureau qui charge sur un tissu rouge. Il existe certes d’autres feintes, mais ne parlons pas des demi-feintes, de demi-vérités, du quasi-mensonge, de la presque promesse et des loyautés de caméléon. La vraie feinte en politique, c’est quand on se donne la peine de tisser une cape à la grandeur de l’arène, quand le leurre est tellement gros, tellement mobile, que le matador disparaît. Ensuite vient le tour des frégates, ces oiseaux qui fréquentent la côte pacifique et qui sont passés maîtres incontestés de la navigation aérienne. À côté, un pélican un peu pataud, tant il sait la supériorité des frégates pour le vol à l’esbroufe, regarde affolé monsieur frégate faire des tonneaux autour de lui, lui barrer la route, le déstabiliser au besoin de l’aile, jusqu’à ce que le pélican laisse échapper sa proie, que madame frégate s’empresse de capter en chute libre. On peut se demander jusqu’où peut aller la manipulation ! Talleyrand, le prince des diplomates, roi de l’esbroufe, a sauvé la France après la défaite de Napoléon, en bluffant toute l’Europe. Un grand homme certes, mais aussi comme disait Napoléon « une main dans un bas de soie ». Nous avons aussi nos Talleyrand en politique, probablement pour certains, la soie en moins!

Tout à coup, les spectateurs se crispent à l’entrée sur scène d’une repoussante créature sortie tout droit de la légende où Hercule avait eu bien du mal à venir à bout de l’hydre de Lerne, créature en forme de pieuvre qui au lieu de tentacules, était pourvue de multiples têtes, dont chacune, lorsqu’on la tranchait, donnait naissance à deux nouvelles têtes. Il lui avait fallu les couper toutes d’un coup pour éviter leur multiplication. Doit-on couper toutes les têtes pour éviter la multiplication des mandats, les gamineries, les ego, la consanguinité et l’irresponsabilité ?

Mais à quoi servent toutes ces clowneries, ces « représentants du peuple » qui viennent faire leur tour de piste et s’exprimer pendant des heures, tandis que les otaries de services claquent des nageoires ou font des bruits en arrière-plan ? À attirer l’attention des médias ? Mais quand tous les bouffons font les mêmes pirouettes, il faut autre chose pour river les spectateurs à leur chaise. La démocratie actuelle est le triomphe de l’ambiguïté. Tous les chefs se battent autour de débats inutiles, de pitreries qui font la une de certains médias pendant que les vrais problèmes restent sans solutions. C’est un cirque politique où en grande partie il n’y a que des clowns et des jongleurs, mais peu de héros. Dans ce cirque, ce sont les balles perdues qui abattent les adversaires et les victimes ne seront hélas que rarement sauvées.

Nos politiques ne véhiculent aucun projet de société, ne se différencient par aucune prise de décision et n’ont pas de grands desseins pour l’avenir. Toujours attirés par les sirènes électorales et leurs intérêts personnels, ils n’ont plus la crédibilité nécessaire pour susciter l’enthousiasme qui permettrait de réaliser de vrais changements. Quand le Roi nous envoyait guerroyer, parce que tel était son bon plaisir, il ne prétendait pas gérer un état de droit, il ne prétendait pas respecter une charte des droits et libertés : il était Roi de droit divin. Jusqu’où ira l’arrogance de cette élite qui nous encadre au nom de la loi, mais n’obéit à cette Loi que quand elle lui donne raison ?

Il fut un temps où un homme public digne de ce nom avait des principes, des idées, un idéal bien à lui qui en faisait un être unique. Une personnalité réelle avec laquelle on pouvait être ou ne pas être d’accord, mais dont on pouvait s’attendre à ce qu’elle occupe une place fixe sur l’échiquier. Le politicien était une référence, un pilier autour duquel s’organisait le jeu des opinions. La baisse de qualité des politiciens se reflète sur la démocratie et a pour conséquence la répudiation de toutes les promesses, la corruption, les scandales en chaîne, conduisant à un rejet global de la classe politique par les citoyens. Mais aussi, parce qu’il leur manque la compétence pour gouverner, de même que la spécificité et la crédibilité essentielles à l’implantation de changements sociaux majeurs. Le processus démocratique devient un exercice de manipulation de l’information à des fins électorales.

Il faudrait revoir notre système actuel qui n’oblige pas un politicien à tenir ses promesses. Un politicien peut dire n’importe quoi avant et faire n’importe quoi après une élection. Ce qui a été dit n’a pas valeur de contrat, un mandat en blanc pour faire n’importe quoi ce n’est plus de la démocratie ! C’est ainsi que la démocratie telle que nous la connaissons a atteint son niveau d’incompétence et ne réussit plus à faire prévaloir les intérêts de la majorité.

La chose publique ne suscite plus de grandes passions et tend à être occupée de plus en plus par des individus opportunistes, ambitieux, moins compétents et moins honnêtes. On souhaite qu’une arrivée de gens de bonne volonté, compétents, dignes de confiance et faisant vue d’altruisme apparaisse à l’horizon. On regarde pourtant tous les jours, mais on ne voit pour l’instant rien venir !

 

S. Ath Moussa

 

L’élection présidentielle fixée au 18 avril 2019

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L’élection présidentielle en Algérie se déroulera le 18 avril, a indiqué vendredi la présidence de la République. A 81 ans, Abdelaziz Bouteflika pourrait se présenter pour un cinquième mandat.

La prochaine élection présidentielle en Algérie se déroulera le 18 avril, a annoncé vendredi la présidence de la République, citée par l’agence de presse d’Etat Algérie Presse Services (APS).

Un cinquième mandat pour Bouteflika ? Le mandat du président Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l’Algérie depuis 1999, expire le 28 avril. Son camp l’appelle depuis plusieurs mois à se représenter pour un cinquième mandat, mais Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, n’a pour l’heure pas fait part de ses intentions.

Le « président de la République a pris ce jour (vendredi), un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour l’élection présidentielle qui se déroulera le jeudi 18 avril 2019 », indique le communiqué de la présidence, cité par l’APS.
Selon la loi, les candidats éventuels ont désormais 45 jours à partir de la publication du décret, soit jusqu’au 4 mars, pour déposer leur dossier auprès du Conseil constitutionnel.

Aucun candidat majeur déclaré. L’incertitude autour d’une nouvelle candidature du chef de l’Etat, diminué par les séquelles d’un AVC dont il a été victime en 2013, a monopolisé ces derniers mois le débat politique en Algérie. Aucun candidat d’importance n’a pour l’heure annoncé son intention de se présenter. Pour la précédente présidentielle en 2014, Abdelaziz Bouteflika avait déposé sa candidature dans les ultimes jours avant l’expiration du délai.

Source : Europe 1

Mouloud Hamrouche, l’homme mystérieux

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Le chef de file des réformateurs a cultivé l’image d’un homme politique intègre, lucide et consciencieux s’élevant au-dessus de la mêlée. C’est l’homme auquel peut rêver une opposition dispersée et sans leadership, mais aussi les faiseurs de roi en quête d’un personnage charismatique capable de cristalliser les affects des foules. Un pareil candidat aurait pu tirer d’affaires des décideurs réduits à sponsoriser un homme mourant et inaudible et dont les apparitions sporadiques n’ont de cesse de provoquer la compassion des Algériens.

Au reste, le nom de Hamrouche est régulièrement évoqué dans la presse. Certains titres qui se sont spécialisés dans les comptes rendus de réunions secrètes qui auraient réunies telles éminences grises du pouvoir algérien (qu’eux seuls savent où elles se déroulent), glissent souvent le nom de l’ancien chef de gouvernement parmi les hommes qui disposerait au sein du sérail de l’appui nécessaire pour se faire introniser à la tête de l’État. Des écrits qui ont l’air de suppliques insistent sur le caractère « consensuel » du personnage, tout en soulignant l’intérêt qu’une telle candidature peut apporter à l’Algérie.

Enfin, selon le quotidien El Watan du 9 janvier dernier une pétition « initiée par un groupe de citoyens pour une Algérie lucide» a été lancée « en faveur de la candidature de Mouloud Hamrouche » à la présidentielle de 2019. La tribune que l’ancien chef de gouvernement vient de publier dans le même journal, semble donc être une mise au point au regard de la gravité de la situation et des événements politiques récents impliquant la violation des lois et de la constitution du pays. Loin d’être une offre de service, comme d’aucuns l’ont laissé entendre, la contribution de Hamrouche dissèque avec doigté la genèse et le développement du système politique algérien en mettant à nu ses faux-semblants et ses mirages.

Ceux qui attendaient qu’il annonce sa candidature ou qu’il propose une offre de service, sont déçus de cette réponse donnée sous forme d’un exercice intellectuel et réflexif sur le parcours politique de l’Algérie. Mouloud Hamrouche a souhaité ainsi montrer qu’il n’était pas homme à se laisser prendre à des arrangements occultes et inavouables. Sa contribution est une gifle pour les tenants du pouvoir qui espéraient recruter un nouveau président potiche. Hamrouche n’y pose pas ses conditions mais constate l’impossibilité d’évolution dans un jeu fermé. Au demeurant, ce n’est pas dans les mœurs des hommes politiques algériens de rédiger des contributions pour se faire élire à la tête de l’État. La meilleure manière d’y parvenir a été toujours d’observer le silence. Hormis Mohamed Boudiaf qui avait écrit le livre Où va l’Algérie ? à l’époque où il était opposant ; aucune personnalité qui a eu à diriger l’Algérie, ne s’était évertuée (encore qu’il faille qu’elle en soit intellectuellement apte) à livrer sous forme d’un écrit réfléchi, sa vision de la politique et de la conduite des affaires de l’État.

 

Mouloud Hamrouche, chef de l’État ?

Sous la sobriété des phrases court une ironie toute discrète. C’est l’existence même de l’Etat algérien que l’ex-chef de gouvernement sous Chadli interroge. Il affirme d’emblée que « Beaucoup n’avaient jamais noté et d’autres, […] avaient simplement oublié que la Proclamation de Novembre 1954 avait posé comme objectif la restauration de l’Etat national souverain comme finalité du combat libérateur et comme garantie de l’indépendance nationale ». La suite de la contribution est la confirmation de ce diagnostic de départ. En tous les cas, le discours qu’y tient Hamrouche est à même de donner le tournis à tout potentiel candidat à la magistrature suprême. Après le rappel de l’oubli des principes pour lesquels le peuple algérien avait milité pour son indépendance, le contributeur n’hésite pas à dresser le parallèle entre l’Etat actuel et la Régence ottomane d’Alger qui s’était faite connaître par la corruption et les activités de piraterie en Méditerranée. Le contributeur estime que l’Etat algérien moderne a hérité des « fragilités de la gouvernance » de l’Etat des Pacha et des Dey. Un Etat qu’il qualifie de « national » quand bien même il fut « dirigé par des étrangers à cause d’une pauvreté dans le leadership national et d’un manque d’évolutions positives et subtiles».

En outre, Hamrouche fera beaucoup référence au modèle de l’Etat-nation européen qu’il appelle « westphalien » en référence à la région allemande de Westphalie où furent conclus les traités qui, en 1648 avaient mis fin sur le Vieux continent à diverses guerres de religion. Ces traités qui devaient remodeler la carte de l’Europe en la morcelant en plusieurs dizaines de petits Etats, établissaient le principe de l’égalité et de l’inviolabilité de la souveraineté nationale, ainsi que celui de non-ingérence dans les affaires d’autrui. Aux yeux de Hamrouche, les Algériens qui avaient lancé le FLN, ambitionnaient de construire un Etat de ce type, lequel est fondé sur le « triptyque : population, territoire et volonté nationale souveraine ».  C’est sur cette articulation entre les trois éléments que le contributeur semble vouloir attirer l’attention. Selon lui l’Etat westphalien a pour vocation de « mettre un terme aux conflits et aux violences communautaires cycliques en interne, rompre avec la continuelle composition et recomposition des populations, des territoires et des modifications des frontières ».  Une allusion au spectre du séparatisme, aux déplacements des populations durant la guerre civile et au fait que le territoire algérien comporte aujourd’hui des zones non sécurisées signalées du reste par nombre de chancelleries dans le monde.

 

Quid de l’armée ?

Que peut nous dire un ancien chef de gouvernement dont le mandat a été écourté par l’intervention de l’armée lors de la grève du FIS de juin 1991 ?

Pour Hamrouche, l’armée est « une sphère de l’Etat dont elle est la colonne vertébrale ». Le mot « armée » qui apparaît dans le texte 19 fois et l’acronyme ANP, 2 fois, témoignent de l’importance qu’accorde l’auteur de la contribution à cette institution de la République. Mais en évoquant la crise de l’été 1962, l’ancien chef de gouvernement lui reproche son implication dans le « système de pouvoir ». « Des expériences et des études, écrit Hamrouche, y compris dans de vieux pays structurés socialement et démocratiquement, où l’armée avait servi de base un temps pour gouverner, ont démontré que cela nuit à sa mission et à sa finalité ». Il faut donc lire que le présent s’explique par le passé. Hamrouche n’évoque pas la maladie de Bouteflika, mais fera allusion aux conséquences qui en découlent. A l’ombre de l’Etat national, écrit-il « aucun pouvoir et/ou aucune fonction d’autorité d’Etat ne s’exerce dans l’anonymat, sans habilitation, sans autorisation, sans vérification et sans contrôle a priori et a posteriori ».

 

La citoyenneté

En somme, le procédé littéraire utilisé souvent par le contributeur consiste en l’énumération de vérités générales dont il faut comprendre qu’elles ont été bafouées sous la latitude algérienne.  Ainsi on notera que « Le pouvoir et son exercice relèvent d’un gouvernement soumis à contrôle »  et aussi que « le droit de vote et l’acte de voter […] bénéficient de ces mêmes garanties de sécurité et de protection de l’Etat ». Hamrouche  conclura sa contribution ainsi : « Que nos failles, nos erreurs, douleurs et malheurs d’hier, que nos errances post-libération et que nos violences et crises du pouvoir nous aident à tirer le maximum d’enseignements pour le parachèvement de la mise en place de l’Etat national. L’instauration d’une gouvernance fondée sur un exercice institutionnalisé des pouvoirs séparés, la garantie de l’existence des contre-pouvoirs, des contrôles et des voies de recours ». Le pouvoir est donc renvoyé à sa vacuité profonde et à la momie qu’il a érigée en symbole.

Par: Larbi Graïne