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jeudi 9 avril 2026
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Adlène Mellah est libre avec 6 mois de prison avec sursis

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Le journaliste et éditeur de presse, Adlène Mellah, est enfin libre. Il a été condamné en appel à 6 mois de prison avec sursis par la Cour d’Alger pour “attroupement non armé”. Il a été acquitté pour le second chef d’accusation, “outrage à corps constitué”, a-t-on appris auprès de Me. Noureddine Benissad, un de ses avocats.

Le Procureur de la république avait requis la confirmation de la condamnation d’un an de prison ferme.

Ce n’est qu’à 20H30 que le juge d’instruction a rendu son verdict, à la suite d’une audience pour le moins pénible pour l’accusé. Adlène Mellah, qui observe une grève de la faim depuis début janvier, a fini par s’évanouir en début de soirée, nécessitant même l’intervention d’un médecin à la salle.

Plus tôt dans la journée, durant l’audience, les avocats de la défense ont soulevé plusieurs violations de la procédure pénale, des vices de formes notamment, contestés par le Procureur.

Durant leur plaidoirie, ils ont souligné que l’identité de l’officier de police ayant fait l’objet de la seconde accusation contre Adlène Mellah, c’est-à-dire “outrage à corps constitué”, n’a pas été révélé dans le dossier de l’affaire. L’identité du plaignant est ainsi inconnue, ont-ils fait savoir.

Les avocats de la défense ont également affirmé que les horaires des interrogatoires et de la visite médicale du journaliste manquaient dans le dossier de l’affaire.

Le Procureur de la république a contesté ces vices, répliquant que l’identité de l’officier de police ne figurait pas dans le compte-rendu “par inadvertance”. Des aveux que les avocats de la défense ont qualifié de “dangereux”, exigeant leur transcription dans le compte-rendu.

Le même magistrat a fait savoir que la réquisition du wali d’Alger, sur la base de laquelle le journaliste a été arrêté et qui a été déposée dans le dossier de cette affaire, était “invalide”. Me. Noureddine Benissaad a ainsi rappelé que cette réquisition datait des sit-ins des médecins résidents.

Le Procureur a fait savoir que ce document ne devait pas être dans ce dossier. Une autre “inadvertance.

’éditeur de presse Adlène Mellah a été condamné le 25 décembre 2018 à un an de prison ferme par le tribunal de Bab El Oued, pour “incitation à attroupement non armé, insubordination et outrage à fonctionnaire”.

Ses deux collègues, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Benekrouche avaient écopé pour leur part d’une peine de quatre mois de prison ferme.

Le 19 décembre dernier, le procureur du tribunal de Bab el Oued avait requis trois ans de prison ferme contre le prévenu, directeur du site d’information Dzair Presse, accusé “d’attroupement” et de “rébellion” lors d’une manifestation.

Adlène Mellah, éditeur du site Dzair presse, a été arrêté le 9 décembre près du théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger, lorsqu’il participait à un rassemblement de soutien au chanteur Reda City 16, en détention depuis octobre dernier.

Le collectif d’avocats qui défendait le prévenu qui s’était retiré pour non réunion de conditions équitables de la tenue d’un procès, avait décidé d’introduire une procédure de cassation.

Plusieurs associations et organisations pour les droits de l’Homme, dont Amnesty International et Reporters sans frontières, avaient appelé à l’annulation de sa condamnation et à sa libération.

 

Source : HuffPost Algérie

Présidentielle en Algérie : déjà 32 prétendants à la candidature

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En Algérie, la date des élections a été annoncée vendredi 18 janvier, et depuis déjà 32 personnes se sont présentées au ministère de l’Intérieur pour annoncer leur intention d’être candidates. Parmi elles, Ali Benflis, l’ancien chef de gouvernement, qui a fait partie de l’opposition ces cinq dernières années. Mais aussi des nouveaux venus comme Ali Ghediri, un général major à la retraite.

Ali Benflis avait obtenu 12% des voix en 2014 et dénoncé la fraude pendant les élections. Il souhaite de nouveau être candidat pour cette présidentielle.

Comme lui, 32 personnes, dont 23 indépendants et 9 partis politiques, avaient commencé les formalités auprès du ministère de l’Intérieur ce lundi soir. Parmi eux, il y a des figures que l’on a vues dans les élections précédentes, comme Ali Fawzi Rebaïne qui est candidat pour la 4e fois et qui avait obtenu 1% des voix il y a 5 ans.

Mais il y a aussi des nouveaux venus, comme Ali Ghediri, un général major à la retraite de 65 ans. L’opinion publique l’a découvert au mois de décembre lorsque dans une tribune il attaquait ceux qui soutenaient l’option d’un 5e mandat. Une prise de parole qui avait provoqué la colère du chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah.

Mais pour tous, les premières formalités ne suffisent pas. Il faut réunir les parrainages et leur dossier doit être validé par le Conseil constitutionnel. En 2014, finalement, seules 6 personnes avaient pu être candidates au premier tour dont le président Abdelaziz Bouteflika.

FFS immigration appelle à l’instauration d’un État démocratique

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C’est dans une déclaration virulente que la section FFS France Nord accuse le régime algérien de tous les maux que vit le pays sur tous les plans.

Cette section du plus vieux parti d’opposition de l’Algérie indépendante n’a pas mâché ses mots en qualifiant le pouvoir en place de corrompu et d’incapable de gérer le pays et de le conduire vers le progrès et la prospérité.

Cette déclaration du front des forces socialistes s’alarme sur la situation de peuple algérien qui aspire à l’instar de tous les peuples du monde à la liberté, à la démocratie et à la dignité, mais le régime d’Alger qui ne se préoccupe que de ses intérêts reste sourd aux appels de détresse des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des artistes et de tout un peuple.

Le FFS immigration termine son appel à l’instauration d’un État démocratique qui respectera les droits de l’homme, la liberté d’expression et demande à toute bonne volonté à le rejoindre pour la construction d’un consensus national autour de principes et valeurs suivants :

  • Ni État policier ni république intégriste,
  • Pour une assemblée constituante issue du suffrage universel,
  • Pour un état de Droit,
  • Pour l’institutionnalisation effective de la langue tamazight, patrimoine de l’ensemble des Algériennes et des Algériens.

La rédaction

Le texte de la rédaction :

 

Mouwatana met en garde le pouvoir

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Comme les partis qui se disent de l’opposition sont en longue hibernation sans aucune réaction aux sales coups du pouvoir en place pour contourner sa propre constitution à son profit et violer ses propres lois afin de ne laisser aucun espoir à cette jeunesse qui se jette à la mer, à cette élite qui déserte le pays et aux simples citoyens qui vivent du jour au jour sans attendre aux horizons la moindre lueur.

C’est dans ce climat de mains liées et de bouche cousue que le mouvement Mouwatana fait de son mieux pour dénoncer les coups tordus du régime en place tantôt dans la rue et tantôt par déclarations.

Cette fois aussi ce mouvement réunit le vingt de ce mois exprime sa satisfaction de l’échec de la tentative de prolonger le mandat de Bouteflika et la tenue de l’élection présidentielle le 18 avril 2019.

la déclaration signée par Sofiane Djilali met en garde le pouvoir en place sur le risque que peut engendre la tentative d’imposer le président actuel pour un 5e mandat.

Elle espère aussi que les candidats potentiels aux prochaines élections présidentielles refuseront de crédibiliser par leur présence le scrutin qui ne sera nullement différent de ses précédents.

La rédaction 

Le texte de la déclaration :

 

 

 

Merzoug Touati / La Cour suprême annule le jugement et renvoie l’affaire devant une autre juridiction

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La Cour suprême a annulé jugement prononcé contre Touati Merzoug et qui a retenu contre lui une peine de prison de sept ans. La Cour suprême a décidé de renvoyer l’affaire devant une autre juridiction, pour que le jeune blogueur soit « jugé conformément à la loi ».

« La Cour suprême a annulé le jugement rendu, le 21 juin 2018, par le tribunal criminel d’appel pré la cour de Bejaia, contre Touati Merzoug, et a renvoyé l’affaire ainsi que les parties devant une autre juridiction pour qu’il soit jugés conformément à la loi », a écrit Salah Dabouz, avocat et militant des droits de l’homme dans un post Facebook.

Touati Merzoug a été reconnu coupable par le tribunal criminel de cassation de Bejaia, pour les chefs d’accusation d’«incitation à attroupement armé, incitation à rébellion contre l’autorité de l’État et pour le renversement du régime et pour intelligence avec l’étranger à l’effet de nuire aux intérêts du pays».

Le jeune blogueur avait été interpellé, en janvier 2017, suite à des publications sur son blog www.elhogra.com ainsi que sur Facebook,  dans le sillage des événements survenus à Béjaïa en protestation contre la loi de finances 2017».

Son blog entretenait une ligne très agressive à l’encontre du pouvoir. La dernière vidéo qu’il avait mise en ligne sur ce blog, contenait une interview d’un diplomate israélien interrogé sur l’existence éventuelle de relations entre son pays et l’Algérie. Et si Israël était responsable des troubles qui secouaient la région (l’Algérie et son voisinage immédiat) à l’époque.

 

Source : Algérie Focus

Mokrane Aït Larbi soutient la candidature du général-major Ghediri

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À moins de 24H de l’annonce officielle  de sa candidatureà l’élection présidentielle du 18 avril prochain, le Général-Major à la retraite Ali Ghediri, a obtenu le soutien de l’avocat de renom, militant des droits humains et homme politique algérien,  Mokrane Ait Larbi.

Celui-ci vient d’annoncer publiquement son soutien  à la candidature de M. Ali Ghediri et a décidé même de participer activement à sa campagne électorale.

« Après plusieurs échanges avec M. Ali GHEDIRI sur les grandes lignes de son projet, j’ai décidé d’apporter mon soutien à sa candidature, et de participer activement à sa campagne électorale », a écrit l’ancien cadre du RCD dans un communiqué rendu public ce dimanche 20 janvier 2019.

Dans un climat « d’angoisse, de tension et d’incertitude sur l’avenir immédiat du pays, cette candidature, à contre-courant des codes du système, ouvre le jeu politique et impose une redistribution des cartes par le recours à la volonté populaire comme unique source de légitimité », soutient l’avocat.

« Si les conditions d’un scrutin loyal, transparent et régulier sont, pour l’instant, loin d’être réunies, la conjoncture impose de sortir des luttes d’appareils, des confrontations claniques et des débats entre initiés, pour impliquer le citoyen dans les choix qui engagent son avenir et celui de ses enfants », ajoute-t-il.

« C’est par la seule voie démocratique et pacifique, que le pays pourra éviter le fait accompli des coups de force autoritaires, et les dérives aventurières qui risquent d’engendrer des conséquences tragiques », conclut-il.

PAR LYNDA ABBOU

Source : Maghreb Emergent

Le courage du Canada face à l’Arabie saoudite

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REFILE - CORRECTING TYPO & ADDING INFORMATION Rahaf Mohammed al-Qunun (C) accompanied by Canadian Minister of Foreign Affairs Chrystia Freeland (R) and Saba Abbas, general counsellor of COSTI refugee service agency, arrives at Toronto Pearson International Airport in Toronto, Ontario, Canada January 12, 2019. REUTERS/Carlos Osorio

Le gouvernement de Justin Trudeau ne craint pas défier le régime saoudien, notamment sur la question du droit des femmes.

Rahaf al-Qunun accueillie à Toronto, le 12 janvier, par la ministre canadienne des Affaires étrangères

Lorsque la Saoudienne Rahaf Mohammed al-Qunun se barricade au début de ce mois dans une chambre d’hôtel de l’aéroport de Bangkok, elle n’imagine pas que son appel à l’aide, lancé sur les réseaux sociaux, va déclencher une tempête aussi bien diplomatique que médiatique. Agée de 18 ans, elle s’insurge en effet contre la tutelle toujours imposée en Arabie saoudite aux femmes même adultes. Sa demande d’asile, jugée recevable par le haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (UNHCR), est rejetée par l’Australie, dont le gouvernement conservateur campe sur une ligne très dure par rapport à l’immigration moyen-orientale. Elle est en revanche acceptée par le Canada, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, se déplaçant symboliquement à l’aéroport de Toronto pour y accueillir la jeune réfugiée.

LE CANADA DEJA DANS LA LIGNE DE MIRE DE RIYAD

Ce geste courageux d’Ottawa n’est pas une première: en août 2018, la ministre Freeland s’était inquiétée de l’arrestation de la féministe saoudienne Samar Badawi et avait appelé sur Twitter à sa libération, ainsi qu’à celle de son frère Raif Badawi, un bloggeur emprisonné depuis 2012 pour « insulte à l’Islam » (condamné à dix ans de détention et à mille coups de fouet, Badawi est régulièrement bastonné depuis 2015). L’Arabie saoudite, soutenue sans réserve par les Emirats arabes unis, avait dénoncé une « ingérence inacceptable dans ses affaires intérieures » et avait qualifié la déclaration de Freeland de « diktat ». Non seulement l’ambassadeur canadien avait été aussitôt expulsé de Riyad, mais de très importants investissements saoudiens avaient été gelés au Canada, sur fond de sanctions multiformes, dont le rappel de milliers d’étudiants saoudiens inscrits dans les universités canadiennes.

Mohammed Ben Salman, le prince héritier d’Arabie et le véritable « homme fort » du pays, voulait à l’évidence faire un exemple en réagissant aussi brutalement à une simple déclaration de la cheffe de la diplomatie canadienne. Lui qui se posait en « réformateur » du royaume wahhabite, voire en « libérateur » des femmes saoudiennes, à qui il venait d’accorder le droit de conduire, entendait bien tuer dans l’oeuf toute velléité occidentale de contester une image aussi avantageuse. Le sinistre feuilleton de l’affaire Khashoggi a depuis jeté à bas le mythe d’un Mohammed Ben Salman « réformateur », révélant la violence implacable de la répression menée sous son égide contre la dissidence saoudienne. Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, bien isolé lors de la crise avec Riyad en août 2018, pouvait légitimement être crédité d’une lucidité et d’un courage salutaires face au régime saoudien.

PRINCIPES DIPLOMATIQUES ET VENTES D’ARMES

A bien des égards, Trudeau se grandit sur le dossier saoudien de la comparaison avec Donald Trump: celui-ci justifie la complaisance envers Mohammed Ben Salman au nom de mirifiques contrats, alors que celui-là assume le franc-parler de son gouvernement sur les dossiers de droits de l’homme, tout en poursuivant sa relation avec l’Arabie en matière d’armements. Le Premier ministre canadien vient ainsi de rappeler son engagement à obtenir la libération de Raif Badawi, soulignant qu’il avait personnellement évoqué ce cas aussi bien avec Mohammed Ben Salman qu’avec son père, le roi Salman d’Arabie. Mais le même Trudeau continue d’honorer le contrat de près de dix milliards d’euros, conclu en 2014 par son prédécesseur, sur la livraison de blindés légers à l’Arabie. Ce contrat, le plus important de l’histoire de l’industrie de défense canadienne, s’accompagne d’un programme de coopération sur une décennie. Et c’est l’Arabie saoudite qui n’en respecte pas les obligations, avec déjà plus d’un milliard d’euros d’arriérés de paiement.

Le Canada revendique par ailleurs une « vision féministe » de sa politique étrangère, énoncée en ces termes par la ministre Freeland: « les Canadiens sont plus en sécurité et plus prospères lorsqu’une plus grande part du monde partage leurs valeurs; parmi ces valeurs figurent la promotion du droit des femmes et des filles ». Les tenants d’une realpolitik foncièrement conservatrice ne peuvent que s’opposer à une affirmation aussi claire de principes voués à être appliqués sur tous les continents. Ottawa n’a d’ailleurs pas reculé lorsque la défense de tels principes pouvait lui attirer les foudres de l’Arabie et ses représailles économiques. L’appel à la libération de Samar Badawi et l’asile accordé à Rahaf Mohammed al-Qunun s’inscrivent ainsi dans le cadre d’une vision du monde, que l’on peut critiquer ou approuver, mais qui a le mérite de la cohérence. La preuve est ainsi apportée que les démocraties occidentales ne sont pas condamnées à la complaisance active ou passive envers les pétromonarchies.

Telle n’est pas la moindre des leçons du bras de fer en cours entre Riyad et Ottawa.

 

Source : Le Monde

 

Création prochaine d’un orchestre symphonique amazigh

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TIZI-OUZOU – Un orchestre symphonique amazigh sera créé « prochainement », a indiqué samedi à Tizi-Ouzou, le ministre de la culture, Azzedine Mihoubi.

Nous avons décidé entre autres projets qui contribuent à la promotion de la culture amazigh de créer un orchestre symphonique qui se chargera de reprendre, sous forme philarmonique, les œuvres des grands artistes amazigh », a souligné, M. Mihoubi en inspectant certains projets de son secteur dans la wilaya.

Cet orchestre sera conduit par le maestro Amine Kouider, directeur de l’Orchestre symphonique national, et composé essentiellement de musiciens de la région qui connaissent déjà ces œuvres.

Citant plusieurs figures de la chanson amazigh ayant « une notoriété mondiale », à l’instar de Slimane Azem, Nouara, Akli Yahiatène, Matoub Lounes, Idir, Taleb Rabah et Lounis Ait Menguellet, le ministre a considéré que leurs œuvres gagneraient d’avantage à être « traduite en symphonies ».

En outre, et s’agissant des projets de création d’un conservatoire de musique et d’un Opéra dans la wilaya, le ministre a assuré que ces projets sont « gelés et non annulés ». « Il y a certains projets qui sont gelés mais non pas annulés et qui seront réalisés dès que les moyens financiers le permettent » a-t-il indiqué, à ce propos.

APS

Un général dans la course présidentielle

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Ali Ghediri annonce sa candidature à la présidentielle d’avril 2019

Le général-major à la retraite se lance dans la course à la présidentielle, un « défi majeur » selon lui.

La général-major à la retraite Ali Ghediri a annoncé samedi 19 janvier sa candidature à la présidentielle d’avril 2019.

“J’ai décidé de relever le défi en me portant candidat à l’élection présidentielle d’avril 2019”, a annoncé M. Ghediri dans une déclaration envoyée au HuffPost Algérie.

Dans le document, et face à un constat qu’il qualifie de “amer”, qui “menace l’existence et la cohésion nationales”, Ali Ghediri considère que “la résignation n’est pas une fatalité en soi. Un sursaut salutaire est possible”.

Après plusieurs interventions dans la presse ces dernières semaines, Ali Ghediri a été sévèrement critiqué à plusieurs reprises par le ministère de la Défense nationale, et à sa tête le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaid Salah.

“Je ne pense pas que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah puisse permettre à qui que ce soit de violer d’une manière aussi outrageuse la Constitution”, a notamment déclaré M. Ghediri dans un entretien accordé à El Watan. 

Ses interpellations n’ont pas été du gout du vice-ministre de la Défense. Dans un violent communiqué et sans citer Ali Ghediri, le MDN l’a menacé de poursuites judiciaires, invoquant le devoir de réserve auxquels sont astreints les officiers supérieurs à la retraite.

“Défi majeur”

Ali Ghediri semble conscient de la difficulté de la tâche et qualifie sa candidature de “défi majeur” qui ne peut se réaliser sans “l’adhésion et l’implication du peuple”.

“Il consiste en une remise en cause, sans tabou, de l’ordre établi, tant les conditions actuelles sont des plus complexes et des plus périlleuses pour la nation. Il s’inscrit, pour sa réalisation, dans le cadre d’un projet novateur, qui s’articule autour d’un objectif : la rupture sans reniement”.

Il explique ce choix des mots: La rupture, “un mot fort”, fait peur à ce qu’il qualifie de “minorité” qui s’accommode du système et “oeuvre pour le perpétuer”. Elle fait peur aussi, affirme-t-il, à une majorité écrasante qui appelle au changement mais en redoute les retombées”.

“A cette majorité, je dis que, ce dont ils doivent avoir légitimement peur, ce sont les maux générés par ce système qui poussent nos enfants à fuir leur pays et qui empêchent ce peuple d’y vivre sereinement dans le confort et le bien-être et de profiter pleinement des richesses qu’il est potentiellement en mesure de leur offrir”, explique encore le général-major à la retraite.

 

 “Deuxième République”

Une rupture qu’il envisage “sans reniement des valeurs de novembre”, tempère-t-il en considérant que la déviance de ces valeurs les a ternies.

“Nous en ferons le socle éternel de la Deuxième République que nous nous promettons d’édifier, pour mettre définitivement l’Algérie en phase avec ce que je pense être sa destinée”, explique encore M. Ghediri.

La “Deuxième République” est le cœur de son projet politique, affirme-t-il: “Nous la rebâtirons sur la base d’une réelle refondation démocratique et d’une totale reconfiguration institutionnelle”.

Revenant sur sa longue carrière militaire (42 ans) qui a pris fin en 2015 par une retraite à sa demande, Ali Ghediri la qualifie de “construction personnelle, sur la base de convictions personnelles profondes”.

L’armée nationale populaire est “le terreau qui a raffermi, en mon for intérieur, l’amour de la Patrie et le sens du devoir envers la nation. Durant ma carrière militaire, j’ai vécu de mon salaire comme unique source de revenus, comme, présentement, je vis de ma seule pension de retraite et, j’en tire orgueil et satisfaction”, ajoute-t-il.

Par Hamdi Baala

Source : HuffPost Algérie

 

Les portes du cirque sont ouvertes

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De tout temps, quand les peuples étaient mécontents, pour les distraire il y avait les jeux du cirque. Nos politiques s’en souviennent et avant les élections nos partis de toutes obédiences, réunissent à tour de rôle, autour de la piste, tous les acteurs et spectateurs pour les « enfumer » en utilisant leurs meilleurs slogans, c’est-à-dire ceux qui n’engagent à rien. Tout le monde est maintenant présent, le spectacle peut commencer !

Généralement dans ce cirque, les chameaux ouvrent le spectacle, auquel sont attelées les caravanes partisanes, qui marchent lentement en parallèle. De temps en temps, ils se crachent au visage, c’est normal, c’est dans la nature des chameaux ! Malgré cela, les caravanes ne changent pas de trajectoire. Peut-être pensent-elles à la prochaine oasis, au chômage, à la compétitivité des entreprises, aux retraites, à l’avenir des jeunes, à l’insécurité. Non, ce n’est qu’un mirage, les caravanes passent et les chiens continuent d’aboyer. Vient ensuite le tour du matador, avant l’entrée du taureau dans l’arène. Le taureau, c’est la grosse bête, le peuple démocratiquement souverain, l’entreprise qui trépigne, qu’on aiguillonne et qui saigne de partout. On va maintenant l’attaquer à l’arme blanche avant qu’elle ne soit totalement sans défense. Avant la mise à mort, le matador exhibe ses feintes favorites qui permettent de détourner le taureau qui charge sur un tissu rouge. Il existe certes d’autres feintes, mais ne parlons pas des demi-feintes, de demi-vérités, du quasi-mensonge, de la presque promesse et des loyautés de caméléon. La vraie feinte en politique, c’est quand on se donne la peine de tisser une cape à la grandeur de l’arène, quand le leurre est tellement gros, tellement mobile, que le matador disparaît. Ensuite vient le tour des frégates, ces oiseaux qui fréquentent la côte pacifique et qui sont passés maîtres incontestés de la navigation aérienne. À côté, un pélican un peu pataud, tant il sait la supériorité des frégates pour le vol à l’esbroufe, regarde affolé monsieur frégate faire des tonneaux autour de lui, lui barrer la route, le déstabiliser au besoin de l’aile, jusqu’à ce que le pélican laisse échapper sa proie, que madame frégate s’empresse de capter en chute libre. On peut se demander jusqu’où peut aller la manipulation ! Talleyrand, le prince des diplomates, roi de l’esbroufe, a sauvé la France après la défaite de Napoléon, en bluffant toute l’Europe. Un grand homme certes, mais aussi comme disait Napoléon « une main dans un bas de soie ». Nous avons aussi nos Talleyrand en politique, probablement pour certains, la soie en moins!

Tout à coup, les spectateurs se crispent à l’entrée sur scène d’une repoussante créature sortie tout droit de la légende où Hercule avait eu bien du mal à venir à bout de l’hydre de Lerne, créature en forme de pieuvre qui au lieu de tentacules, était pourvue de multiples têtes, dont chacune, lorsqu’on la tranchait, donnait naissance à deux nouvelles têtes. Il lui avait fallu les couper toutes d’un coup pour éviter leur multiplication. Doit-on couper toutes les têtes pour éviter la multiplication des mandats, les gamineries, les ego, la consanguinité et l’irresponsabilité ?

Mais à quoi servent toutes ces clowneries, ces « représentants du peuple » qui viennent faire leur tour de piste et s’exprimer pendant des heures, tandis que les otaries de services claquent des nageoires ou font des bruits en arrière-plan ? À attirer l’attention des médias ? Mais quand tous les bouffons font les mêmes pirouettes, il faut autre chose pour river les spectateurs à leur chaise. La démocratie actuelle est le triomphe de l’ambiguïté. Tous les chefs se battent autour de débats inutiles, de pitreries qui font la une de certains médias pendant que les vrais problèmes restent sans solutions. C’est un cirque politique où en grande partie il n’y a que des clowns et des jongleurs, mais peu de héros. Dans ce cirque, ce sont les balles perdues qui abattent les adversaires et les victimes ne seront hélas que rarement sauvées.

Nos politiques ne véhiculent aucun projet de société, ne se différencient par aucune prise de décision et n’ont pas de grands desseins pour l’avenir. Toujours attirés par les sirènes électorales et leurs intérêts personnels, ils n’ont plus la crédibilité nécessaire pour susciter l’enthousiasme qui permettrait de réaliser de vrais changements. Quand le Roi nous envoyait guerroyer, parce que tel était son bon plaisir, il ne prétendait pas gérer un état de droit, il ne prétendait pas respecter une charte des droits et libertés : il était Roi de droit divin. Jusqu’où ira l’arrogance de cette élite qui nous encadre au nom de la loi, mais n’obéit à cette Loi que quand elle lui donne raison ?

Il fut un temps où un homme public digne de ce nom avait des principes, des idées, un idéal bien à lui qui en faisait un être unique. Une personnalité réelle avec laquelle on pouvait être ou ne pas être d’accord, mais dont on pouvait s’attendre à ce qu’elle occupe une place fixe sur l’échiquier. Le politicien était une référence, un pilier autour duquel s’organisait le jeu des opinions. La baisse de qualité des politiciens se reflète sur la démocratie et a pour conséquence la répudiation de toutes les promesses, la corruption, les scandales en chaîne, conduisant à un rejet global de la classe politique par les citoyens. Mais aussi, parce qu’il leur manque la compétence pour gouverner, de même que la spécificité et la crédibilité essentielles à l’implantation de changements sociaux majeurs. Le processus démocratique devient un exercice de manipulation de l’information à des fins électorales.

Il faudrait revoir notre système actuel qui n’oblige pas un politicien à tenir ses promesses. Un politicien peut dire n’importe quoi avant et faire n’importe quoi après une élection. Ce qui a été dit n’a pas valeur de contrat, un mandat en blanc pour faire n’importe quoi ce n’est plus de la démocratie ! C’est ainsi que la démocratie telle que nous la connaissons a atteint son niveau d’incompétence et ne réussit plus à faire prévaloir les intérêts de la majorité.

La chose publique ne suscite plus de grandes passions et tend à être occupée de plus en plus par des individus opportunistes, ambitieux, moins compétents et moins honnêtes. On souhaite qu’une arrivée de gens de bonne volonté, compétents, dignes de confiance et faisant vue d’altruisme apparaisse à l’horizon. On regarde pourtant tous les jours, mais on ne voit pour l’instant rien venir !

 

S. Ath Moussa