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jeudi 19 février 2026
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Anis Rahmani, ce « larbin du système » raconté par Mohamed Sifaoui

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Le journaliste et écrivain Mohamed Sifaoui a dédié une analyse particulièrement intéressante au phénomène Anis Rahmani, le patron d’Ennahar TV. Dans son ouvrage qui sortira bientôt en librairie : « Ou va l’Algérie ? » Et les conséquences pour la France. 

 

Dans un entretien exclusif accordé à Algérie Part, Mohamed Sifaoui raconte les dessous de l’ascension d’Anis Rahmani. Il dévoile aussi les fondements du fonctionnement de cette machine de propagande qui s’appelle Ennahar TV. Mohamed Sifaoui va jusqu’à révéler que le controversé Anis Rahmani, ciblé par plusieurs plaintes déposées par les journalistes d’Algérie Part, se cache en ce moment derrière le chef d’Etat-Major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah, son nouveau protecteur. Une protection qui ne lui suffit pas pour ressentir de la quiétude puisqu’il envisage de s’installer bientôt en France.

https://www.facebook.com/algeriepart/videos/316505968979660/?t=17

 

Source : Algérie Part

Tchétchénie : « La famille a le devoir moral envers la société de tuer l’homosexuel »

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La journaliste Anaïs Llobet raconte dans son roman « Des hommes couleurs de ciel » la chasse à l’homosexuel vécue par un Tchétchène. Au micro de Nikos Aliagas vendredi, elle rappelle que l’homosexualité est un crime puni de mort en Tchétchénie.

INTERVIEWEn Tchétchénie, l’homosexualité est un crime puni de mort. Les personnes homosexuelles sont persécutées, torturées et contraintes de s’exiler. La journaliste Anaïs Llobet raconte la fuite de l’un d’entre eux dans son roman Des hommes couleur de ciel, publié aux éditions de l’Observatoire. Au micro de Nikos Aliagas vendredi, elle raconte le quotidien de ces hommes.

Quand un homosexuel est un criminel. Ces deux derniers mois, quarante homosexuels ont été arrêtés et deux sont morts. À 22 ans, Arthur a quitté la Tchétchénie où il était menacé. Si on déclare son homosexualité dans ce pays, « on vous tue », répond le jeune homme au micro d’Hugo Clément sur le site Konbini. Son propre père l’a menacé de le tuer pour cette raison. « C’est impossible d’aller voir la police et de dire ‘Je suis gay, protégez moi.’ Parce qu’ils peuvent écrire un document en disant que tu es un criminel. »

« Homosexuel », un mot qui n’existe pas. Dans Des hommes couleur de ciel, Anaïs Llobet explore la trajectoire de deux frères tchétchènes, Oumar et Kirem. Le premier est homosexuel, « une identité impossible puisque l’homosexualité est passible de mort en Tchétchénie. C’est puni par la loi des clans, des familles », rappelle l’écrivaine. « Si l’homosexualité est su, la famille a le devoir moral envers la société de tuer la personne homosexuelle. C’est un grand tabou. C’est même un mot qui n’existe pas. » Pour désigner ces personnes, les tchétchènes utilisent l’expression « les hommes couleur du ciel », titre du roman d’Anaïs Llobet.

« La mort ou l’exil ». Peu d’option s’offrent aux homosexuels : « l’exil, la mort ou de vivre caché à jamais en ayant une femme et quelques aventures homosexuelles », décrit-elle. Parmi les personnes que l’écrivaine remercie apparaissent de nombreuses initiales, celle de ses amis homosexuels obligés de vivre cachés. L’un d’entre eux a fui son pays douze ans plus tôt, il est en permanence en danger « notamment si sa famille l’apprend ». « Je partage son quotidien, ses angoisses, il vit dans la peur. »

 

Source : Europe 1

 

 

Possibilité d’une suppression de visas entre l’Algérie et la Russie

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, s’est dit, jeudi à Alger, « prêt » à examiner avec son homologue algérien la possibilité d’une suppression de visas pour les détenteurs de passeports ordinaires.

« Nous sommes prêts à examiner cette question avec nos amis algériens », a-t-il répondu à une journaliste russe qui l’interrogeait sur cette éventualité lors d’une conférence de presse commune avec son homologue algérien, Abdelkader Messahel.

« Nous sommes pour la création de conditions favorables pour nos citoyens et ceux des pays partenaires », a-t-il encore soutenu à l’issue d’entretiens avec le chef de la diplomatie algérienne.

En février 2018, les deux ministres ont signé, à Moscou, un accord sur la suppression de visa pour les détenteurs de passeports diplomatiques et de services en vue de « faciliter les échanges de délégations entre les deux pays ».

Interrogé sur la possibilité d’organiser, dans un avenir proche, une rencontre au sommet entre les deux pays, le ministre a assuré que « les contacts vont se poursuivre à tous les niveaux », soulignant que le « calendrier précis » sera « établi au fur et à mesure ».

« Sûrement après l’élection présidentielle qui se tiendra prochainement en Algérie », a-t-il ajouté à ce sujet. Le chef de la diplomatie russe est arrivé mercredi soir à Alger pour une visite de deux jours, à l’invitation de son homologue algérien, Abdelkader Messahel.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du dialogue politique régulier et de la concertation permanente entre les deux pays instaurés depuis la signature de la déclaration commune sur le Partenariat stratégique entre l’Algérie et la Russie en 2001.

La visite du ministre russe des Affaires étrangères se situe dans un contexte de développement continu du dialogue politique et de la coopération en les deux pays, et intervient également à la veille de la 9ème session de la Commission mixte économique algéro-russe.

APS

Lettre à « maître » Mokrane Aït Larbi

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Lettre à « maître » Mokrane Aït Larbi

Le droit ne peut pas plier.

 

Il est des histoires politiques où des populations sont soumises par la violence à une dictature. De Jules César à Napoléon, de Staline à Pinochet et de Saddam à Bouteflika, la force brute était l’apanage des oligarques que seuls les religieux ont toujours soutenus, mais les scientifiques, les philosophes et surtout les juristes ont été souvent du côté du réprimé, du côté du peuple et de la justice à défaut d’être à l’avant-garde de révolutions contre les tyrannies.

Or, en Algérie, et c’est de l’actualité puisqu’Alger reste une des dernières citadelles du népotisme bureaucratique et de dictature militaire absurde, des journalistes aguerris, des militants dévoués et des artistes reconnus se liguent en soutenant, toute honte bue, un régime mafieux et une oligarchie impitoyable contre une population démunie et une jeunesse désarçonnée et perdue.

Nous ne parlons pas de ces faux journalistes émergés dans la médiocrité ambiante ni de ces politiciens de pacotille biberonnés à la sève de l’autoritarisme rentier et encore moins de ces opposants fomentés qui courent à la mangeoire à la première cloche. Non, nous sommes ébahis face un positionnement pour le moins incompréhensible d’une personnalité au long parcours militant et à l’engagement avéré en faveur du droit. C’est d’une grande figure de la lutte contre l’injustice étatique et un des principaux initiateurs du combat pour les droits de l’homme et l’identité qu’il s’agit, du célèbre avocat Mokrane Aït Larbi en l’occurrence.

Cher maître ! Il est de votre droit absolu de soutenir un général algérien en retrait, mais pas à la retraite, puisqu’à peine retiré de l’armée, l’anonyme général Ghediri revient en « sauveur de la république » pour briguer la présidence. « Sauveur » certainement il l’est comme l’ont été ses collègues « janvieristes » qui ont plongé l’Algérie dans un tourbillon de violence et de contre violence d’une terrible guerre et dont les blessures et les séquelles auront marqué à jamais l’histoire contemporaine ainsi que les générations futures. D’ailleurs les deux décennies de léthargie et de corruption instaurée par le régime Bouteflika ne sont que la conséquence directe de la fameuse décennie noire où 200 000 personnes ont sauvagement perdu la vie et des milliers d’autres déplacées.

Cher maître ! Oui, comme vous êtes un homme de droit, vous avez tout à fait le droit en tant que personne et en tant que citoyen de soutenir qui vous voulez et de porter la parole de qui vous souhaitez sauf que vous n’êtes pas une personne simplement ni un citoyen ordinairement. Vous êtes d’abord et avant tout un militant des droits de l’homme, ensuite un avocat populaire et les citoyens simples vous connaissent grâce à ces deux dernières caractéristiques. Par conséquent, votre position politique ne serait ni simple ni ordinaire. Votre position pèse et vous devriez en prendre compte.

Cher maître ! Vous conviendrez avec moi que pour prétendre à prendre la tête et le destin d’un pays, vous êtes censé avoir un capital pour reprendre le sociologue Pierre Bourdieu, un capital politique, comme c’est le cas dans les démocraties libérales européennes, ou financier comme c’est le cas aux USA. Les seuls pays où une junte militaire a pris le pouvoir sont parmi le monde dit arabe, les dictatures latines et la Russie de Poutine. Où situez-vous l’Algérie ? La Tunisie voisine, après une révolution de jasmin est en voie d’instaurer un modèle libéral unique dans l’hémisphère sud avec une démocratie participative, une législation égalitaire et une économie productive grâce à l’engagement de son élite intellectuelle, la volonté de sa jeunesse et la lutte de ses travailleurs.

D’où sort le général que vous soutenez ? Il est quand même intéressant de voir que sa candidature a pris de l’ampleur juste après votre annonce publique et, selon votre déclaration,  » suite à des échanges  » comme si la légitimité manquante au général-candidat ne devrait émaner ni d’un capital intellectuel ou militant ni d’une puissance financière affairiste, mais d’un crédit populaire accordée pour un notable avocat avec un parcours d’opposant avéré.

Pourquoi, étant donné votre engouement à la chose politique et surtout à ce soutien brusque et bruyant, vous ne vous présentez pas vous-même à cette joute électorale qui n’inspire depuis longtemps que dégoût et désaffection au sein des populations ? Pourquoi accorder un crédit à une élection discréditée ? Pourquoi légitimer un pouvoir et un personnel illégitimes ? Pourquoi rajouter de la confusion à la confusion ?

Au-delà des qualités morales dont peut se prévaloir le soldat-candidat, il est reconnu que tous les soldats ne sont pas tous idiots et encore moins tous corrompus, mais la question dépasse l’ordre moral et éthique. C’est une question éminemment politique d’où la nécessité de vous interpeller à propos de votre choix.

Dans quelle école militaire était le général-candidat quand la troupe soldatesque de Ben Bella incendiait les montagnes et violait les femmes kabyles lors de l’assaut militaire contre la rébellion du FFS en 1963 ? 413 anciens maquisards de la Wilaya 3 contre le colonialisme ont été achevés au lendemain de l’indépendance alors que l’armée des frontières se distribuait les postes et les honneurs.

Où était le soldat Ghediri quand les chars de Chadli Bendjedid circulaient dans les rues de Tizi-Ouzou pour sécuriser les policiers qui violaient les franchises universitaires et arrêter des étudiants pour les embastiller. 24 militants ont été condamnés à la peine capitale pour avoir protesté contre l’interdiction d’une conférence sur la poésie kabyle ancienne. Beaucoup ont été vos amis chers maîtres. Le soldat Ghediri, on ne sait pas où il était. Bis repetita en 1985 quand vous, cher maître, sous la houlette de l’inénarrable Ali Yahia Abdenour et vos camarades, avez créé la première ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme. Vous étiez condamnés pour « atteinte à la sûreté de l’État » et croupissiez dans les geôles de Lambèse et de Berrouaghia. Cela, on le sait, mais on ne sait rien du soldat Ghediri que vous voulez porter aujourd’hui à la magistrature suprême.

Nous savons aussi que quelque temps après la tentative de créer un parti démocratique, vous avez claqué la porte avec fracas. Récemment encore, vous avez affirmé dans une interview que les lecteurs peuvent consulter sur YouTube que votre démission était due au financement occulte que vous ne cautionniez pas et à la décision politique qui « venait d’ailleurs ». Vous avez dénoncé les mêmes pratiques quand vous avez claqué la porte du Sénat algérien au sein duquel vous étiez « désigné » dans le tiers présidentiel. Cela aussi on le sait de vous, mais rien de votre poulain d’aujourd’hui.

Dans les années de feu et de sang démarrées avec l’interruption du processus électoral, la junte militaire tenait le pouvoir d’une main de fer pour « préserver la république ». Des journalistes assassinés, des militants disparus à jamais et des femmes éventrées. Où était le général que vous parrainez aujourd’hui ? Il était dans quel service ? Car pour être général, il doit y avoir au moins une carrière et un service rendu !

On a appris, suite à la candidature loufoque de Ali Ghediri que maître Mokrane Aït Larbi soutient, que le général était chef de personnel au sein du ministère de la Défense. Il est facile à deviner qu’il était au cœur même des promotions et des déchéances tous azimuts qui ont rythmé les 4 quinquinas de Bouteflika. Question, ne faisait-il pas partie des maîtres d’œuvre à défaut d’être un pion ou un exécutant ? Et dans ce cas-là précis, maître Aït Larbi, votre soutien n’en est pas un, mais simplement une caution à un jeu ficelé d’avance, mais que vous contribuez à faire avaler. Les militaires algériens ont toujours gouverné et su garder le pouvoir, ils n’ont nullement besoin de vous ni de votre implication pour la besogne, mais ils resteront à la marge de l’histoire, l’histoire avec un grand H, celle qui s’écrit par le courage politique et les grandes luttes pour la liberté. Ce sont les militaires qui disent  » À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » ce qui est loin d’être votre cas.

À défaut de vous présenter vous-même, craignant certainement que  » l’étiquette kabyle  » vous desserve dans les jeux claniques au sommet, pourquoi vous ne soutenez pas une véritable candidature opposante qui ne vient pas du sérail algérien ni de l’institution militaire qui le porte ? Pourquoi vous ne soutenez pas, quitte à la susciter, une candidature ou une mouvance jeune et audacieuse comme c’est le cas à travers le monde moderne ? Au final, vous aurez peut-être perdu l’élection, mais vous aurez gagné l’histoire et ravivé l’espoir. Dans le cas où Ali Ghediri renverserait la table, comme vous semblez le suggérer, et gagnerait miraculeusement la présidence, vous serez le premier avocat de l’histoire à placer un général en président.

Cher maître ! Sommes-nous condamnés à être des éternels seconds ? Sommes-nous condamnés à être gouvernés par nos bourreaux ? Sommes-nous inaptes à prendre notre destin en main et de le rattacher toujours à « l’autre » ? Sommes-nous condamnés à taire notre soif de démocratie, de liberté et d’authenticité en attendant qu’elles nous soient « accordées « ? Quelle leçon êtes-vous en train de donner à cette jeunesse qui vous respecte, mais pour laquelle vous montrez le mauvais chemin ?  Vous savez certainement, cher maître, que « la justice ne peut pas attendre pas et le droit ne peut pas plier » (proverbe malgache).

Dans tous les cas de figure et dans l’absolu, oui cher maître, vous avez le droit de soutenir un général, mais vous n’avez pas le droit de nous interdire de nous interroger, de poser des questions sur le parcours de nos  » anciens « , de nos aînés et de nos pères spirituels et surtout sur leurs péripéties en fin de parcours. Vous avez le droit de conforter une supercherie, de cautionner un simulacre, mais vous n’avez pas le droit de nous berner. Vous avez le droit de finir votre carrière, nous avons le droit de vouloir continuer le combat que vous avez initié ensemble ou séparément.  « Si vous avez la force, il nous reste le droit », disait Victor Hugo dans Cromwell.

Mes respects, maître !

 

Ahviv Mekdam.

 

Le musée Matoub Lounes sera réalisée à proximité de sa maison

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Les effets personnels du défunt chanteur et poète Matoub Lounes (1956/1998) sont un legs a la communauté et leur place est au musée qui sera créé et dédié à sa mémoire, a indiqué mardi à Tizi-Ouzou la présidente de la Fondation qui porte son nom.

Malika Matoub, également sœur de Lounes, qui a animé une conférence à la maison de la culture Mouloud Mammeri à l’occasion de la célébration de l’anniversaire du « Rebelle », né le 24 janvier 1956 à Tourirt Moussa (Beni Douala), a souligné que le projet d’un musée vise à préserver la mémoire et l’œuvre de Lounes Matoub.

« Ses effet personnels, dont ses instruments de musique, sa voiture où il a été assassiné le 25 juin 1998 par un groupe terroriste, ses vêtements et autres effets personnels, y seront conservés car ils appartiennent à la mémoire collective », a-t-elle relevé.

« Le legs ne peut en aucun cas faire l’objet d’un quelconque partage dans le cadre de l’héritage au risque de le voir au fil des générations se disperser entre héritiers et se perdre », a-t-elle insisté, rappelant que son frère disait lui-même dans une de ses chanson « mon bien appartiendra à la communauté ».

L’intervenante, qui a présenté le bilan de 20 ans d’existence de la fondation Matoub Lounes, a cité, entre autres grands projets menés par cette structure, parallèlement aux démarches pour la réouverture du dossier de l’assassinat de son frère, celui de la réalisation d’un musée privé qui sera géré par la fondation et dont l’autorisation de sa création a été accordée par la Présidence de la République. La gestion de ce musée qui appartient à la fondation sera totalement assuré par la fondation.

Cette structure, une bâtisse de 350 m2 sur quatre niveau qui sera réalisée à proximité de la maison de Lounes, sur un site qui est séparé de cette habitation par une piste, « permettra de garantir une meilleure conservation des biens de Lounes pour les transmettre aux générations futurs », a-t-elle expliqué.

Actuellement, la fondation poursuit ses démarches auprès de services concernés pour obtenir la cession du terrain qui appartient au secteur de l’éducation, l’étude de réalisation de ce projet confié à un bureau d’étude choisi par la fondation et a des experts du ministère de la Culture qui apportent leur concours pour que la structure soit réalisée selon les normes qui régissent les musées, est presque achevée, et il ne reste que quelques réserves à lever pour passer au volet génie civile, a indiqué, Medrouk Nourredine, membre de la fondation présent à cette conférence qui a fait savoir que l’étude du sol sera entamée la semaine prochaine.

Abordant les futurs projets de la fondation, Malika Matoub a annoncé la création d’une école de musique. « Des prospections de terrain pouvant recevoir cette école sont en cours et nous sommes en discussion avec la commune d’Ath Aissi, pour voire la possibilité de l’implanter dans cette localité », a-t-elle dit.

Elle également révélé la création, à partir de l’année prochaine, d’une bourse Matoub Lounes au profit des universitaires pour encourager les recherches académiques sur l’œuvre du rebelle, a-t-elle expliqué. Sur un autre volet, Malika Matoub a dénoncé certains éditeurs, contre qui la fondation est en justice pour avoir « triché sur les droits d’auteurs » et les manipulations qui ciblent les actions de la Fondation.

APS

Intempéries: plusieurs routes nationales et de wilaya coupées à la circulation

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Vingt-deux (22) routes nationales et 26 routes de wilaya ont été bloquées en raison des intempéries ayant touché 14 wilayas du Centre et de l’Est du pays, a indiqué, jeudi, un communiqué des services de la Gendarmerie nationale (GN).

Les services de la GN ont fait état, dans une note d’information, du blocage du trafic au niveau de 26 routes de wilaya dans Tizi-Ouzou, Bouira, Boumerdes, Béjaia, Mila, El Tarf, Guelma, Tébessa, Khenchla, Souk-Ahras, Constantine, Batna, Jijel et Sétif en raison des fortes chutes de neiges.

Les services de l’Office national de météorologie (ONM) ont indiqué, mercredi, dans un bulletin météorologique spécial (BMS) que des chutes de neige affecteront les reliefs du Centre et de l’Est dépassant les 700 mètres d’altitude à partir de jeudi jusqu’au vendredi, ajoutant que l’épaisseur prévue atteindra ou dépassera localement 10 à 15cm.

APS

Présidentielle en Algérie : « Carnaval fi dachra »

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Outre les déclarations d’intention de sérieux prétendants, comme l’ex-chef de gouvernement Ali Benflis ou le général Ali Ghediri, l’opération de retrait des formulaires de candidature à l’élection présidentielle du 18 avril tourne depuis quelques jours au grand cirque, avec des déclarations toutes plus farfelues les unes que les autres.

 

À peine le corps électoral convoqué pour le scrutin présidentiel du jeudi 18 avril, le siège du ministère de l’Intérieur devient une ruche pour les prétendants qui viennent retirer les formulaires de souscription individuelle. Mardi 22 janvier, ce département avait enregistré pas moins de 61 lettres d’intention de candidature – onze émanant de responsables de partis politiques agréés, cinquante de postulants indépendants. Et nul doute que ce chiffre connaîtra une hausse substantielle dans les prochains jours.

Le retrait des formulaires d’inscription est le prélude d’un long parcours du combattant pour la collecte des parrainages. Selon la loi électorale, le candidat doit recueillir les signatures de 600 élus répartis dans 25 wilayas (départements), ou bien 60 000 signatures d’électeurs recueillies à travers au moins 25 départements, avec un nombre minimal de signatures exigées pour chacune des wilayas qui ne saurait être inférieur à 1 500.

Les prétendants doivent déposer, au plus tard le 5 mars, leurs dossiers complets devant le Conseil constitutionnel. C’est à cette dernière institution qu’il revient de valider ou d’invalider les candidatures à l’élection présidentielle – en 2014, sur les 12 aspirants à la candidature, le Conseil n’en avait retenu que six.

En attendant, l’opération de retrait des formulaires tourne au grand cirque. Propos décousus, déclarations saugrenues, promesses farfelues, engagements risibles, formules indigentes… les prétendants se lancent dans un concours qui ressemble davantage au bêtisier de fin d’année qu’à une élection à la magistrature suprême. Sur les réseaux sociaux, les Algériens sont partagés entre rire, moquerie, consternation et affliction, devant ce spectacle qui leur rappelle le téléfilm « Carnaval fi dachra (Carnaval dans le douar) », une satire politique sur les promesses électorales d’un candidat à une marie d’un village du pays profond. Florilège.

NB : les traductions ont été assurées par l’auteur de ces lignes.

• Assira Nassira : « Mon niveau est moyen »

« Comptant sur Dieu le Tout-puissant, je suis venue déposer ma candidature. Ne vous étonnez pas, mon niveau est moyen. Mais j’ai l’habitude de travailler indirectement avec les politiques. Il y a des choses avec lesquelles il faut s’adresser au peuple. Mon programme ? J’aime le peuple et le pays et rien d’autre ne m’intéresse. Je suis avec le démuni. Comptons sur Dieu et plus tard on en parlera. »

https://youtu.be/5NLXnkdjdSo

 

• Salah Karmache : « Je ne mange que des steaks »

« Mon programme est la construction de l’État et le développement des réformes pour le peuple. Ahmed Ouyahia ? Celui qui est contre moi, je serai contre lui direct. Celui qui me ferme la porte, je lui fermerai les portes (…) Je ne mange que des steaks. Que des steaks. Président de l’Algérie, tu manges des steaks. Avec l’aide de Dieu, on fera confiance au peuple et le peuple nous fera confiance. Je serai élu avec 100 % des voix. »

 

• Mustapha Moula : « Améliorer un méta-processeur vide »

« J’ai constaté que je suis capable d’assumer des responsabilités, et la réussite viendra d’abord de Dieu, ensuite du peuple algérien. Ma candidature est le fruit d’un effort soutenu dans le domaine de l’informatique et le développement des programmes et la tentative d’améliorer un processeur et un méta-processeur vide. (…) Nous allons exploiter ce que nous avons, et en même temps développer l’industrie. J’ai déjà commencé à fabriquer un avion naturel avec des ailes en terre. (…) Nous devons être des leaders de l’informatique. Y a pas que les Américains qui sont leaders de l’informatique. Nous allons avoir un poids dans ce monde. Mon programme ? Je suis moi-même le programme. »

https://www.facebook.com/elbilad/videos/1179486928875923/?t=1

 

• Ayache Hefaïfa : « Je suis parmi les dix premiers »

« Mon programme est, en premier et dernier lieu, la continuité de l’État. J’ai fait des changements dans mon programme de candidat en 2009 et en 2014. Il y a des changements parce qu’entre le troisième et le quatrième mandat, il y a un cinquième mandat. Maintenant, le changement est d’améliorer la société algérienne pour que le citoyen ait confiance. Il ne faut pas qu’il voit Hefaïfa comme un commerçant, mais comment Hefaïfa peut transmettre des messages. Je ne peux pas vous dire une chose, mais ce que je peux vous dire est que je suis classé parmi les dix premiers candidats. »

https://www.facebook.com/elbilad/videos/2327643660814038/?t=3

 

• Chafik Senhadji : « Donner une démocratie stratégique »

« Notre équipe a préparé un programme pour libérer les énergies, dénoncer l’exclusion, intégrer toutes les catégories dans l’innovation pour donner une démocratie stratégique et intelligente. »

 

Un Français d’origine algérienne recherché par Interpol arrêté au Maroc

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Un ressortissant algérien, disposant également de la nationalité française, a été arrêté mardi par la police à l’aéroport Mohammed V de Casablanca.

L’homme est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis via Interpol par les autorités françaises. On l’accuse de « financement du terrorisme, constitution d’une bande criminelle et apologie d’actes de terrorisme », indique le ministère de l’Intérieur Marocain dans un communiqué.

« Le mis en cause, 36 ans, a été appréhendé à son arrivée à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca en provenance de l’Algérie », lit-on dans ce communiqué diffusé par le ministère précisant que « le prévenu a été soumis aux procédures d’arrestation après que l’opération de pointage a révélé qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international des autorités judiciaires françaises depuis le 22 avril 2016 ».

Placé en garde à vue, l’homme dont l’identité n’a pas été révélée, sera extradé vers la France, fait savoir la même source, ajoutant en avoir informé les autorités françaises.

 

Source : bladi.net

Adlène Mellah est libre avec 6 mois de prison avec sursis

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Le journaliste et éditeur de presse, Adlène Mellah, est enfin libre. Il a été condamné en appel à 6 mois de prison avec sursis par la Cour d’Alger pour “attroupement non armé”. Il a été acquitté pour le second chef d’accusation, “outrage à corps constitué”, a-t-on appris auprès de Me. Noureddine Benissad, un de ses avocats.

Le Procureur de la république avait requis la confirmation de la condamnation d’un an de prison ferme.

Ce n’est qu’à 20H30 que le juge d’instruction a rendu son verdict, à la suite d’une audience pour le moins pénible pour l’accusé. Adlène Mellah, qui observe une grève de la faim depuis début janvier, a fini par s’évanouir en début de soirée, nécessitant même l’intervention d’un médecin à la salle.

Plus tôt dans la journée, durant l’audience, les avocats de la défense ont soulevé plusieurs violations de la procédure pénale, des vices de formes notamment, contestés par le Procureur.

Durant leur plaidoirie, ils ont souligné que l’identité de l’officier de police ayant fait l’objet de la seconde accusation contre Adlène Mellah, c’est-à-dire “outrage à corps constitué”, n’a pas été révélé dans le dossier de l’affaire. L’identité du plaignant est ainsi inconnue, ont-ils fait savoir.

Les avocats de la défense ont également affirmé que les horaires des interrogatoires et de la visite médicale du journaliste manquaient dans le dossier de l’affaire.

Le Procureur de la république a contesté ces vices, répliquant que l’identité de l’officier de police ne figurait pas dans le compte-rendu “par inadvertance”. Des aveux que les avocats de la défense ont qualifié de “dangereux”, exigeant leur transcription dans le compte-rendu.

Le même magistrat a fait savoir que la réquisition du wali d’Alger, sur la base de laquelle le journaliste a été arrêté et qui a été déposée dans le dossier de cette affaire, était “invalide”. Me. Noureddine Benissaad a ainsi rappelé que cette réquisition datait des sit-ins des médecins résidents.

Le Procureur a fait savoir que ce document ne devait pas être dans ce dossier. Une autre “inadvertance.

’éditeur de presse Adlène Mellah a été condamné le 25 décembre 2018 à un an de prison ferme par le tribunal de Bab El Oued, pour “incitation à attroupement non armé, insubordination et outrage à fonctionnaire”.

Ses deux collègues, Abdelaziz Laadjal et Abdelhafid Benekrouche avaient écopé pour leur part d’une peine de quatre mois de prison ferme.

Le 19 décembre dernier, le procureur du tribunal de Bab el Oued avait requis trois ans de prison ferme contre le prévenu, directeur du site d’information Dzair Presse, accusé “d’attroupement” et de “rébellion” lors d’une manifestation.

Adlène Mellah, éditeur du site Dzair presse, a été arrêté le 9 décembre près du théâtre national Mahieddine Bachtarzi à Alger, lorsqu’il participait à un rassemblement de soutien au chanteur Reda City 16, en détention depuis octobre dernier.

Le collectif d’avocats qui défendait le prévenu qui s’était retiré pour non réunion de conditions équitables de la tenue d’un procès, avait décidé d’introduire une procédure de cassation.

Plusieurs associations et organisations pour les droits de l’Homme, dont Amnesty International et Reporters sans frontières, avaient appelé à l’annulation de sa condamnation et à sa libération.

 

Source : HuffPost Algérie

Présidentielle en Algérie : déjà 32 prétendants à la candidature

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En Algérie, la date des élections a été annoncée vendredi 18 janvier, et depuis déjà 32 personnes se sont présentées au ministère de l’Intérieur pour annoncer leur intention d’être candidates. Parmi elles, Ali Benflis, l’ancien chef de gouvernement, qui a fait partie de l’opposition ces cinq dernières années. Mais aussi des nouveaux venus comme Ali Ghediri, un général major à la retraite.

Ali Benflis avait obtenu 12% des voix en 2014 et dénoncé la fraude pendant les élections. Il souhaite de nouveau être candidat pour cette présidentielle.

Comme lui, 32 personnes, dont 23 indépendants et 9 partis politiques, avaient commencé les formalités auprès du ministère de l’Intérieur ce lundi soir. Parmi eux, il y a des figures que l’on a vues dans les élections précédentes, comme Ali Fawzi Rebaïne qui est candidat pour la 4e fois et qui avait obtenu 1% des voix il y a 5 ans.

Mais il y a aussi des nouveaux venus, comme Ali Ghediri, un général major à la retraite de 65 ans. L’opinion publique l’a découvert au mois de décembre lorsque dans une tribune il attaquait ceux qui soutenaient l’option d’un 5e mandat. Une prise de parole qui avait provoqué la colère du chef d’état-major, Ahmed Gaid Salah.

Mais pour tous, les premières formalités ne suffisent pas. Il faut réunir les parrainages et leur dossier doit être validé par le Conseil constitutionnel. En 2014, finalement, seules 6 personnes avaient pu être candidates au premier tour dont le président Abdelaziz Bouteflika.