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samedi 21 février 2026
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Cinéma : « Le Dernier Amour », film de Benoït Jacquot

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J’ai trouvé Vincent Lindon parfait dans ce rôle d’un Casanova vieillissant, d’un Don Juan qui a perdu la superbe de sa jeunesse. Il a parfaitement su interpréter le libertin de l’époque des Lumières, avec sa nonchalance caractéristique, qui ne manque pas d’une certaine virile élégance… Et voici le «tombeur»… qui tombe, pour la première fois, vraiment amoureux.

Jusqu’à connaître, enfin, les affres du manque non assouvi…et à se laisser piéger par ce sentiment, de lui inconnu, de l’amour vrai… qui le mène au bord du suicide. Car cette fois, ce n’est plus lui qui mène le jeu, c’est elle ! Et la rouée se révèle cruelle. Comme à la lecture de ses «Mémoires», ce premier déboire de sa vie le rend finalement profondément humain.

Humaine aussi est son amie vénitienne, qui lui ressemble tant par son genre de vie ; humaine par les choix qu’elle assume, par l’amitié qui perdure entre eux deux. C’est eux deux qui ont le beau rôle. Et la jeune «innocente» qui mériterait les foudres du Commandeur. Plaisir d’un beau film intelligent et sensible, dans des décors et costumes d’une Angleterre à la Gainsborough…

Par Mireille LIATARD 

La Cinquième mascarade, le nouveau roman de Youcef Zirem

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Youcef Zirem vient une nouvelle fois enrichir la littérature francophone avec son nouveau roman, la cinquième mascarade,  chez Fauves Éditions. Nous pouvons dire que c’est un livre qui tombe à pic quand on voit les événements heureux qui se déroulent en Algérie qui sont porteurs d’espoir.

La cinquième mascarade est un roman qui émerveille par sa force et interpelle le cœur et l’esprit par sa lucidité. On retrouve des personnages qui se débattent dans les soucis de la vie de tous les jours, dans une société inégalitaire où même l’amour semble interdit.

Un livre poignant, un hymne à la liberté, à l’espoir dans cette époque trouble de toutes les déchirures, où la lumière peine à percer les ténèbres imposées par l’absurde et le non-sens. Un roman qui dépeint les illusions et les désillusions d’une jeunesse blessée de l’Algérie de l’indépendance à nos jours. Face à l’une des plus féroces dictatures au monde, la résistance est toujours là, l’amour aussi, la soif de liberté hante tous les esprits, ce qui laisse entrevoir un avenir qui peut être meilleur.

La folie et la déraison tentent de faire plier les cœurs et les esprits sans toutefois y parvenir. Le lecteur s’identifie parfois aux personnages et se sent proche de Sabrina, Malika, Khaled, Farid que nous n’avons pas envie de quitter tant nous sommes touchés par leur quête d’idéal et de justice.

L’histoire qui bien que romanesque paraît si réelle. Au fur et à mesure qu’on avance et qu’on tourne les pages on découvre le soleil sauvegardé au fond des cœurs qui donne l’énergie vitale pour œuvrer dans la bonne direction mais aussi la lutte pour effacer les atmosphères funèbres qui empoisonnent le quotidien.

Un peuple qui semble usé par les années noires d’obscurantisme où l’impensable, la démesure,  nourrissent la terreur qui façonne le quotidien d’un pays livré aux hyènes où les valeurs sont déchiquetées.

On évolue avec les protagonistes entre espoir et désespoir. Mais malgré les impasses et les jours sombres, les yeux ne se tournent plus vers la terre à la recherche d’un tombeau, mais vers le ciel pour un renouveau, les corps usés courbés se redressent, comme pour renaître.

Sabrina, Malika, Khaled, Farid ont appris par la force des choses à apprivoiser la souffrance et à vivre avec les blessures. Mais les cicatrices sont là pour nous rappeler afin de chasser l’oubli et l’impunité.

Celui qui se souvient par où il est passé saura où il va. Même par temps couvert et les hivers, il faut être lucide à tout prix pour ne pas sombrer. Les loups qui tiennent le pouvoir méprisent le peuple au point de le laisser dans la misère plus bas que terre.

A la détresse morale s’ajoute l’injustice sociale qui touche surtout les plus faibles. La dictature a instauré la terreur et l’infamie.

Les protagonistes réussissent malgré tout à tenir le cap à l’image d’une jeunesse sacrifiée mais toujours debout.

Youcef Zirem réussit avec art et magie un élan salvateur pour transfigurer les souffrances de tout un pays, dans un style limpide poétique et épuré qui nous rappelle les plus grands écrivains comme William Faulkner, Émile Zola, Mouloud Feraoun ou Albert Camus,  où le verbe est porté, élevé, mis à nu pour ne dire que l’essentiel loin du superflus pour ne saisir que le vraisemblable, la vérité.

Youcef Zirem malgré un style qui à première vue peut paraître des plus libres par sa fluidité applique au roman une rigueur quasi-scientifique pour peindre comme le peintre une fresque psychologique d’une société malade où les inégalités sociales sont criardes, où les maux sont multiples.

Youcef Zirem sait que le salut n’est pas dans la fuite lâche mais dans la résistance et la lutte pour se libérer des chaînes de la dictature qui érige l’oppression et la barbarie. IL sait que La vie l’emporte toujours et qu’un sursaut philosophique salvateur est toujours possible. L’injustice doit être combattue.

Dans une société algérienne qui semble vouée au malheur depuis l’indépendance, l’esprit lucide doit dépasser l’échec pour ne plus se plier. Youcef Zirem interroge et s’interroge, décryptant par l’expérience humaine les conflits et les comportements qu’impose un système injuste, pour démystifier le réel parfois étouffant.

La cinquième mascarade nous apprend que malgré les incertitudes, l’espérance d’un avenir meilleur peut jaillir au bout du tortueux chemin. Youcef ZIREM à travers ses personnages réussit à faire passer le message que le combat pour la dignité, la démocratie, n’est jamais perdu.

Par Brahim SACI

Bouteflika a été hospitalisé sous un pseudonyme

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Genève Aux HUG, le dossier du président porte un faux nom et une fausse date de naissance: celle du jour de l’indépendance de l’Algérie.

Abdelaziz Bouteflika était hospitalisé aux HUG sous un pseudonyme et sous une fausse date de naissance, selon une note de suivi du corps médical que nous avons pu consulter. Elle indique que le président algérien s’appelle Abdelmadjid Aissa et qu’il est né le 5 juillet 1938, ce qui lui aurait donné 80 ans (or il a en eu 82 le 2 mars).

Le 5 juillet? Une date de circonstance puisque c’est le jour l’indépendance de l’ancienne colonie française, fêté chaque année depuis 1962. Entre fanfares et feux d’artifice, chaque ville et chaque village du pays prend part aux célébrations ce jour-là.

Infection respiratoire

La note de suivi des HUG fait état d’une infection respiratoire, d’origine pulmonaire, qui nécessite la pose d’une ventilation non invasive (VNI), autrement dit d’un masque pour améliorer l’oxygénation du patient. Le document évoque une séance de VNI de plus de deux heures, sur demande de l’équipe soignante du patient. Abdelaziz Bouteflika est venu à Genève avec quatre médecins algériens (dont un cardiologue, un anesthésiste et un interniste), qui font office d’interprètes qui parlent souvent à sa place car le président est atteint d’aphasie.

Au début de mars, «24heures» indiquait que son état de santé précaire nécessitait des soins constants. Abdelaziz Bouteflika présentait de hauts risques de faire des fausses routes, c’est-à-dire que des aliments peuvent être dirigés vers ses voies respiratoires, ce qui peut entraîner une infection pulmonaire.

Le président a été hospitalisé deux semaines durant aux HUG, du 24 février au 10 mars. Alors qu’il était dans un état critique, une déclaration en son nom, lue à la télévision publique algérienne, a confirmé sa candidature pour la présidentielle du 18 avril. Dans un communiqué quelques jours plus tard, le président s’est engagé à retirer sa candidature mais il a fait repousser la date de l’élection.

Affaire classée

La justice genevoise a entre-temps classé la requête de mise sous curatelle du président algérien. Le Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant (TPAE) indique dans un courrier du 19 mars que «vu le départ du territoire de l’intéressé (ndlr: Abdelaziz Bouteflika a quitté la Suisse le 10 mars), la saisine de notre autorité n’a plus d’objet». Le TPAE précise qu’une telle requête peut être conclue seulement si elle émane de proches de la famille, au sens de l’article 35 du Code civil.

Au début de mars, une ressortissante algérienne en Suisse avait déposé une requête de mise sous curatelle d’Abdelaziz Bouteflika. «Tout porte à croire que sa garde rapprochée usurpe l’identité du président Bouteflika, profite de son état de santé déficient pour le manipuler et le représenter sans son consentement», avait écrit son avocate genevoise, Saskia Ditisheim, présidente d’Avocats Sans Frontières Suisse, dans sa requête.

En Algérie, les manifestations ne faiblissent pas depuis la mi-février. La rue protestait initialement contre la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat. Elle s’oppose désormais au maintien au pouvoir du président et de ses proches.

 

Source 24Heures
Par Richard Etienne

Constitution algérienne : ce que dit l’article 102

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ALGER- L’article 102 de la Constitution cité par le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), comme renfermant la solution de sortie de la crise politique que traverse l’Algérie, détaille les procédures suivant l’établissement de l’empêchement qui rend impossible l’exercice par le président de la République de ses missions.

L’article 102 stipule que lorsque le président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses missions, « le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous les moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ».

Dans ce contexte, le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres et charge de l’intérim du Chef de l’État, pour une période maximale de quarante cinq (45 jours), le Président du Conseil de la Nation.

En cas de continuation de l’empêchement à l’expiration du délai de quarante cinq (45) jours, il est procédé à une déclaration de vacance par démission de plein droit.

En cas de démission ou de décès du président de la République, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit et constate la vacance définitive de la Présidence de la République.

Le Président du Conseil de la Nation assume la charge de Chef de l’État pour une durée de quatre-vingt-dix (90) jours au maximum, au cours de laquelle des élections présidentielles sont organisées, sachant que le Chef de l’État, ainsi désigné, ne peut pas être candidat à la Présidence de la République.

L’article suscité évoque également qu’en cas de conjonction de la démission ou du décès du Président de la République et de la vacance de la résidence du Conseil de la Nation, pour quelle que cause que ce soit, le président du Conseil constitutionnel assume la charge de Chef de l’État.

Dans ce même contexte, l’article 104 de la Constitution évoque, également, certains aspects liés au cas d’empêchement, à savoir que le Gouvernement en fonction au moment de l’empêchement, du décès ou de la démission du président de la République, ne peut être démis ou remanié jusqu’à l’entrée en fonction du nouveau Président de la République.

Le même article affirme également que durant les périodes prévues aux articles 102 et 103 de la Constitution, il ne peut être fait application des dispositions relatives aux pouvoirs et prérogatives conférés au Président de la République.

Ces dispositions concernent le « droit de grâce, la remise ou la commutation de peine, et la saisine du peuple sur toute question d’importance nationale, par voie de référendum », comme stipulé dans les alinéas 7 et 8 de l’article 91 de la Constitution.

Ces dispositions concernent aussi, la nomination des membres du Gouvernement (article 93). Il ne sera également pas question de légiférer, comme stipulé dans l’article 142, en cas de vacance de l’Assemblée populaire (APN) ou durant les vacances parlementaires, ni de décider de la dissolution de l’APN ou de l’organisation des élections législatives anticipées (article 147).

Les dispositions concernent, en outre, l’acceptation de la démission du Gouvernement et la révision constitutionnelle.

Durant ladite période, les dispositions ne pouvant être appliquées comprennent le droit de promulguer directement la loi portant révision constitutionnelle sans la soumettre à référendum populaire si elle obtient les trois-quarts (3/4) des voix des membres des deux chambres du Parlement.

Selon l’article (211), les trois-quarts (3/4) des membres des deux chambres du Parlement réunis ensemble, peuvent proposer une révision constitutionnelle et la présenter au Président de la République qui peut la soumettre à référendum, si son approbation est obtenue, elle est promulguée. Cet article sera également inapplicable durant cette période, au même titre que les articles 105, 107, 108, 109 et 111.

L’article 105 stipule que « le Président de la République décrète l’état d’urgence et l’état de siège pour une durée déterminée et prend toutes les mesures nécessaires au rétablissement de la situation »

Selon l’article 107 « Lorsque le pays est menacé d’un péril imminent dans ses institutions, dans son indépendance ou dans son intégrité territoriale, le Président de la République décrète l’état d’exception ».

Le Président de la République décrète, selon l’article 108, la mobilisation générale en Conseil des ministres. L’article 109 prévoit que président de la République peut déclarer la guerre en cas d’agression effective ou imminente. Il signe, selon l’article 111, les accords d’armistice et les traités de paix.

A cette occasion, M. Walid Lagoune, Professeur en droit commun à l’Université Alger 1, a mis l’accent sur la nécessaire activation de l’article 102 de la Constitution « avant qu’il soit trop tard », et ce « pour pouvoir retourner à la logique constitutionnelle », soulignant que la Constitution comprenait toutes les solutions nécessaires pour remédier à la situation actuelle.

Il a mis en garde contre le maintien du statut quo qui pourrait mener, à la date de l’expiration de l’actuel mandat présidentiel (28 avril), à un « vide constitutionnel ».

Arès avoir insisté sur l’impératif respect de la Constitution, M. Lagoune a rappelé que « la conjoncture actuelle est due à la décision du président de la République portant report des élections ».

Dans le même contexte, M. Lagoune a souligné l’impératif de respecter la volonté populaire sans laquelle aucun compromis ne saurait être trouvé.

 

La rédaction par APS

Algérie : le PT retire ses députés de l’APN

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Premier ministre Abdelmalek sellal avec louiza hanoun chéf de parti travailleur (PT)

Le Parti des travailleurs (PT) retire ses députés de l’Assemblée populaire nationale (APN). La décision a été prise hier, par son bureau politique et annoncée aujourd’hui par un communiqué.

« Le bureau politique du parti des travailleurs a décidé hier mardi 26 mars, la démission du groupe parlementaire du parti de l’APN », lit-on dans le communiqué.

Le parti justifie sa démarche par la nécessité d’aller vers une Assemblée constituante et d’écouter la voix du peuple qui réclame le départ de tout le système.

Sur un autre registre, le PT s’oppose à la proposition du chef de l’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah relative à l’application de l’article 102 de la Constitution pour mettre fin à la crise politique qui secoue le pays depuis plus d’un mois. Le PT évoque « une immixtion dangereuse du militaire », dans le politique et une démarche porteuse de tous les dangers.

« La déclaration du chef d’Etat-major diffusée hier à partir d’Ouargla apparait comme dirigée contre la volonté de l’écrasante majorité du peuple de chasser un système corrompu et décomposé et disposer d’elle-même. C’est une immixtion dangereuse du militaire dans le politique », indique le communiqué.

Il ajoute : « l’application de l’article 102 implique le maintien du gouvernement actuel et les deux chambres du parlement dont l’écrasante majorité du peuple réclame le départ car non légitimes. Elle vise donc le sauvetage du système et sa continuité. Et l’application de l’article 102 est porteuse de tous les risques pour la nation, pour sa souveraineté et son intégrité ouvrant la voie aux ingérences étrangères tant rejetées par les millions de manifestants ».

Dans son document, le PT indique la « constitutionnalisation de ce qui s’apparente à un coup de force, constituerait une dérive sans précédent qui menacerait les fondements mêmes de l’Etat et la sécurité nationale, une menace contre la paix recouvrée ».

Pour la formation de Louiza Hanoune, l’écrasante majorité du peuple a donné un contenu démocratique, économique et social au changement de système et de régime en place auquel elle aspire. « Du point de vue de la démocratie cela signifie soit la démission ou le départ du président de la république à la fin de son mandat. Cela signifie le départ de toutes les institutions au service de ce système à commencer par le parlement et le gouvernement afin que le peuple exerce sa pleine souveraineté », estime la même source.

Pour le parti des travailleurs, la seule issue positive, à même de préserver la nation du chaos réside dans le respect de la volonté de la majorité du peuple d’exercer sa pleine souveraineté. « Pour le PT, la voie du salut passe par la convocation de l’assemblée constituante nationale souveraine ».

 

Source Maghreb Émergent
Par Younes Saâdi

Révélation WikiLeaks : Lamamra l’homme de main des lobbys américains

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Un câble de la célèbre ONG de Julian Assange, WikiLeaks a publié des informations classée « Top secret » autour du type de rapports qu’entretenait, l’actuel vice-Premier ministre algérien, Ramtane Lamamra avec les Etats-Unis d’Amérique à l’époque où il était en poste au MAE .

Rapportées par le quotidien arabophone Al-Khabar dans l’édition du mercredi 20 mars, ces révélations interviennent à un moment où en plein mouvement pour le changement, l’opinion publique algérienne, s’interroge sur la signification réelle des déplacements qu’effectue M. Lamamra en direction de capitales occidentales.

Ces révélations sont faites sur la base d’un entretien téléphonique le 1er août 2005, entre l’ex-ministre des AE algérien avec l’ambassadeur des Etats-Unis à Alger de l’époque, Richard Erdman.

Deux dossiers essentiellement y ont été abordés entre les deux diplomates selon WikiLeaks, celui économique et le second militaire.

L’ambassadeur US, selon la même source avait fait état à Lamamra du souhait de son pays que l’Algérie quitte le « giron » français, ce qu’a approuvé le ministre algérien allant jusqu’à avouer qu’il aimerait voir les « symboles américains » en Algérie, et qu’il avait même tenté de faire entrer dans le pays la fameuse marque américaine Mc Donald, mais sans y parvenir…

S’agissant du dossier des hydrocarbures, au moment où Chakib Khalil faisait adopter sa très controversée loi sur les Hydrocarbures (19 mars 2005), Lamamra, à l’adresse de Richard Erdman a tenu à rassurer son pays quant au fait que les sociétés pétrolières américaines n’ont pas besoin de facilitations diplomatiques pour exercer en Algérie, lui rappelant sa rencontre avec l’ex-vice ministre américain de l’époque Dick Cheney, mais non moins patron de la société pétrolière, Halliburton, qui active en Algérie.

La révélation la plus intéressante concerne ce qui a été dit entre les deux diplomates concernant le dossier de la « coopération » militaire entre les deux pays. M. Erdman, sur ce sujet, a exhorté M. Lamamra de démarcher auprès des responsables militaires et politiques du pays pour faire signer à l’Algérie l’accord militaire dit «Status of Forces Agreement» (SOFA) qui autorise la présence des forces américaines sur le sol des pays contractants !

Une perspective (qui équivaut à une profonde entorse à la doctrine militaire et diplomatique de l’Algérie), qui selon Richard Erdman avait été proposée à l’autre ministre des AE algérien, M. Bedjaoui, et que celui-ci aurait répondu que l’accord nécessitait, au préalable de profonds changement dans législation algérienne…Par rapport à cette question de l’Accord SOFA, Lamara avait répondu qu’il en « fera son affaire » lui promettant d’en toucher un mot aux hauts responsables de l’ANP.

 

Source Algérie Monde Infos
Par Hakim. O.

Le gros général, la momie et la politique !

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C’est quand même incroyable ce qui se passe en Algérie, même George Orwell ne pouvait imaginer un scénario pareil.

Un Général de l’armée, par défaut, et vice ministre de la défense, par nécessité, s’incline et s’applaventrit devant un cadavre, pire, une momie au sens pharaonique du terme, et d’un seul coup il se rebiffe !

Il y a quelques jours, le gros général de l’armée algérienne, et qui n’a jamais fait de guerre si ce n’est celle de réprimer « ses » citoyens, menaçait ces mêmes citoyens sortis dans la rue par millions pour s’opposer à un énième mandat d’un putschiste au pouvoir depuis 1962 ! Bouteflika au pouvoir a l’âge de l’Algérie indépendante.

Le gros général qui ne sait même pas lire un communiqué qu’on lui a rédigé dans la précipitation est devenu le chef d’un parti politique qui haranguait ses militants (ses militaires) en treillis pour menacer la population rebelle et dicter sa volonté de maintenir un cadavre au fauteuil de président.

Miracle algérien, c’est ce même gros général qui demande aujourd’hui (à qui en fait ? ) d’appliquer une loi de la constitution-brouillon algérienne et de démettre « son » chef pour raison de santé.

Le gros général oublie au passage qu’il était au service du cadavre depuis 7 ans, que ce cadavre à violé cette même constitution plusieurs fois pour rester au pouvoir et surtout que cette constitution lui demande de ne pas se mêler de la politique. En réalité, le gros général ne respecte ni le peuple ni la constitution, il exécute juste des volontés qui sont plus fortes et cette fois -ci c’est l’oncle Sam qui a ordonné de se mettre au couchez-vous.
Un vent de panique s’empare de la grande muette devenue bavarde.

Par Ahviv Mekdam

Riposte internationale avertit : L’armée commet un énième coup d’Etat

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Après un mois de révolution, de contestation et de soulèvement d’un peuple qui exige le départ de tout le régime corrompu et illégitime afin de fonder une nouvelle république , dans une nouvelle ère politique, voilà que le chef de l’État-Major de l’armée qui se rappelle de l’article 102 d’une constitution maintes fois violée.

L’application de l’article 102 de la constitution, un mois avant la fin du mandat du président sortant Bouteflika n’est que mépris à l’intelligence du peuple algérien, c’est une réponse tardive et en décalage avec l’aspiration populaire.

– Faut-il rappeler que cet article a été de tout le temps rejeté par les tenants du pouvoir depuis plus de 5 ans alors que l’opposition réclame son application en vain.

Cet acte du Chef militaire n’est qu’un énième coup d’État contre les institutions de l’État à l’instar des précédents , et contre le peuple algérien. Le régime fondé sur la manœuvre, la fraude, la corruption et la violence ne peut mener une transition, comme ce fut le cas en 1989, pour reprendre le contrôle de la rue et de la société civile. Il ne peut reprendre les institutions d’une main de fer, comme il l’a toujours fait. Le peuple ne demande pas seulement le départ du président mais il exige un changement radical du système politique corrompu et corrupteur , et aller vers une transition et une assemblée constituante.

– La situation politique est tellement grave pour qu’un personnel politico-militaire rejeté puisse la résoudre. Nous suivons la situation avec sérieux et gravité car le régime a manifesté son intention de renverser la volonté du peuple comme il a l’habitude de procéder à chaque rendez-vous historique où le peuple manifeste sa volonté de sortir du carcan.

– Riposte internationale, et l’ensemble de ses membres, avertissent le régime et le tiennent pour responsable de tout glissement vers la violence ou l’insécurité résultant de ses décisions irresponsables.

– Paris le 27 mars 2019 .

Pour le Bureau/le Président ,

Ali Aït Djoudi

Source Le Matin d’Algérie

Algérie : le conseil constitutionnel valide la vacance du poste de Président de la République

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À la suite de l’appel du chef d’État-major des armées Ahmed Gaïd Salah d’appliquer l’article 102 de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’est réuni en urgence et a statué à l’unanimité sur la vacance du poste de Président de la République. Ils ont informé le Parlement du constat de la vacance du poste de Président de la République, selon la chaîne de télévision Dzaïr TV.

La démarche de destitution du Président de la République s’accélère ainsi, en attendant la réunion des deux chambres parlementaires qui devront entériner la décision a la majorité de deux tiers afin que le constat devienne officiel et le poste vacant.

Dans le cas de la confirmation de la vacance par les deux chambres, Abdelkader Bensalah, président du Sénat sera président par intérim et aura la tache de préparer des élections présidentielles dans les trois mois qui suivent son installation.

 

Source ObservAlgérie

Sonatrach : le jeu trouble de la direction de la compagnie !

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Hormis l’affaire du gel d’un important contrat avec Exxon Mobil, Sonatrach ne semble,  pas manquer de nouveaux partenaires. D’après El Watan, la direction de la compagnie nationale de production des hydrocarbures a signé ces dernières semaines des contrats à la pelle avec des clients locaux et étrangers.

Selon les mêmes sources, ces contrats se chiffreraient même à plusieurs centaines de millions de dollars. Les observateurs s’interrogent d’ailleurs pourquoi tous ces contrats sont signés à un rythme aussi soutenu alors que rien ne presse.

L’un des derniers contrats en date conclu par la Sonatrach concerne le développement du champ gazier de Aïn Tsila, localité située dans le périmètre d’Isarene, à 160 km au nord-ouest de la wilaya d’Illizi. Ce projet, d’un montant de 123 milliards DA et qui doit être livré au bout de 42 mois, sera mené par le groupement Isarene et Petrofac International (UAE) LLC. Une fois réalisé, il devrait, selon Sonatrach, permettre la récupération de 64 milliards de m3 de gaz, avec une production journalière de 10,3 millions de m3 de gaz de vente, 11 500 barils de condensat et 17 000 barils de GPL sur un plateau de 14 ans.

 

Source Algérie360